Affaire Bemba: Me Kilolo exhorte la procureure Bensouda à démissionner

Réagissant à l’acquittement de Jean-Pierre Bemba Gombe, vendredi 8 juin, par la chambre d’appel de la Cour pénale internationale, l’avocat Aimé Kilolo-Musamba, membre de la toute première équipe de défense du président du MLC avec maître Nkwebe Liriss, estime que « la décence la plus élémentaire » exige que la procureure près la CPI Fatou Bensouda dépose sa démission. Et ce pour avoir non seulement trompé des milliers des victimes centrafricaines durant dix ans mais aussi fait dépenser à cette juridiction internationale plus de 100 millions d’euros pour rien. Pour lui, il est possible que le président du MLC obtienne la « liberté provisoire » dès ce mardi 12 juin. Entretien.

Soixante-douze heures après l’annonce de l’acquittement de l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba Gombo, 55 ans, les commentaires continuent à aller dans tous les sens. Les adeptes du « conspirationnisme » avancent la thèse d’un « nouveau complot » occidental en vue de peser sur les prochaines échéances politiques au Congo-Kinshasa. « Ceux qui avaient fait Kabila roi en 2006 face à Bemba, ont changé de fusil d’épaule… », ricanait un confrère kinois joint au téléphone.

Arrêté le 24 mai 2008 – sur base d’un mandat d’arrêt express délivré par Luis Moreno-Ocampo, alors procureur – et transféré au mois de juillet à la prison de Scheveningen à La Haye, Bemba aura attendu dix années avant de connaître son sort.

On rappelle que l’acte d’accusation transmis à la CPI par la Cour de cassation de la RCA présentait l’ancien président Ange-Félix Patassé comme étant l’accusé principal. Jean-Pierre Bemba, le général Ferdinand Bombayake, le Tchadien Abdoulaye Miskine et le gendarme français Paul Barril figuraient également sur ce document. « Dès le départ, la défense a dénoncé le fait que Patassé et son tombeur François Bozizé n’aient pas été appelé à la barre en tant qu’accusés ou témoins », dit Kilolo.

« UN DOSSIER VIDE »

Membre de la toute première équipe de défense du président du MLC (Mouvement de libération du Congo), l’avocat Aimé Kilolo-Musamba se trouvait vendredi 8 juin au siège de la CPI. Comme des dizaines de Congolais présents, il retenait son souffle. Lorsqu’il a entendu le mot « acquitté », le juriste dit avoir éprouvé « un sentiment de devoir accompli ». Il explique: « Depuis l’aube de ce procès, nous n’avons pas cessé de clamer l’innocence de Jean-Pierre Bemba pour la simple raison que les éléments de preuve n’étaient pas réunis à suffisance ».

D’après lui, il était impossible pour la CPI de mener une enquête « assez impartialité » en Centrafrique du fait que le pouvoir avait changé de mains. Et que le nouvel homme fort du pays n’était autre que le général François Bozizé qui venait de renverser Ange-Félix Patassé avec le concours des miliciens venus notamment du Tchad. Bozizé est lui-même partie dans le conflit armé qui a fait l’objet du procès devant la CPI.

« Nous étions les premiers à clamer que le dossier d’accusation était vide », souligne Kilolo qui dit avoir acquis la certitude de cette « vacuité » lorsqu’il s’est agi de demander la remise en liberté de l’accusé. La défense a pu à cette occasion prendre connaissance des charges retenues contre son client. « Il n’y avait absolument rien dans le dossier », martèle-t-il.

Selon lui, le procureur Moreno-Ocampo n’a commencé à « monter » un dossier d’accusation que bien après le transfert de Bemba à La Haye. « C’est ainsi que les juges de la Chambre d’appel ont dit qu’ils écartaient les éléments de preuve qui ne se trouvaient pas dans l’acte d’accusation initial », fait-il remarquer.

Pourquoi cette décision judiciaire intervient-elle en 2018 alors que depuis 2009, la Cour avait estimé que l’accusé Bemba Gombo n’était pas personnellement impliqué? « C’est finalement le tribunal de l’Histoire qui donnera la réponse à cette question », glisse-t-il.

Pour Kilolo, le Bureau du procureur n’a visé qu’une seule personne « pour répondre à un agenda de politique internationale ». Selon cet agenda, poursuit-il, il ne fallait pas accabler les nouvelles autorités centrafricaines issues coup d’Etat de Bozizé.

« AGENDAS ETRANGERS »

Aimé Kilolo-Musamba craint que l’acquittement de Bemba ait été motivé par des « agendas étrangers » en rapport avec la situation au Congo-Kinshasa. Il dit suivre avec attention les récentes prises de position de la France, du Rwanda et de l’Angola sur le processus électoral au Congo-Kinshasa. « Il est temps que les Congolais cessent d’attendre que d’autres nations viennent résoudre leurs problèmes internes », tonne-t-il.

L’avocat n’a pas trouvé des mots assez durs pour fustiger le zèle avec lequel les « services » belges avaient exécuté le mandat d’arrêt lancé en 2008, contre Bemba, par le procureur Moreno-Ocampo « alors même que le dossier d’accusation était vide ». Il a, par ailleurs, « regretté » le rôle joué par la France dans les événements survenus à Bangui à travers FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), RFI et AFP.

Ce mardi 12 juin 2018, l’opinion congolaise aura les oreilles tendues vers La Haye. La CPI doit statuer sur la demande de « libération provisoire » du « chairman ». Pour lui, il est possible que le président du MLC obtienne la « liberté provisoire » dès ce mardi 12 juin. Va-t-il conseiller à ce dernier de rentrer au pays? « C’est une décision que lui seul pourra prendre ». Le juriste précise néanmoins que tout Congolais a le droit d’aller dans son pays.

Certains milieux considèrent l’acquittement de Bemba comme un « fiasco » pour la CPI. Pour « Aimé », le moment est venu pour le successeur du procureur Luis Moreno Ocampo en l’occurrence la Gambienne Fatou Bensouda de tirer toutes les conséquences de cet « échec »: « La décence la plus élémentaire exige que Mme Bensouda dépose sa démission. Elle n’a plus désormais sa place au Bureau du procureur de la CPI. Et ce pour avoir trompé des milliers des victimes centrafricaines. En outre cette juridiction internationale a dépensé plus de 100 millions d’euros dans le procès Jean-Pierre Bemba. Pour rien ».

 

B.A.W.

37 réflexions au sujet de « Affaire Bemba: Me Kilolo exhorte la procureure Bensouda à démissionner »

  1. La CPI n’a pas échoué dans le dossier Bemba. Elle a pleinement joué son rôle qui est celui d’instrument aux mains des puissants de ce monde. Il ne faut surtout pas que les Congolais perdent de vue qu’avant l’annonce de l’acquittement le 8 juin dernier, il y a eu, le 25 mai, une lettre d’Herman Cohen agissant au nom de sa société « Cohen and Woods International (CWI) » et demandant à la CPI de libérer Jean-Pierre Bemba. Quand on lit cette lettre et quand on connait tant soit peu la marche du monde, il n’y a nul doute que les Etats-Unis sont derrière l’acquittement de Bemba. Me Kilolo voit juste quand il tonne qu’« il est temps que les Congolais cessent d’attendre que d’autres nations viennent résoudre leurs problèmes internes ». Malheureusement, d’autres continueront à penser notre société pour nous tant que nous ne serons pas en mesure de concevoir et de mettre en place un ordre politique susceptible de minimiser les immixtions occidentales dans nos affaires internes. A l’instar de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et le Cheval de Troie rwandais, le prochain président congolais sera choisi par d’autres que nous-mêmes même quand ces autres réussissent à créer dans nos esprits l’impression que nous sommes maitres de notre destin. Lisez la lettre de Cohen, rédigée après qu’il ait reçu Felix Tshisekedi et Moïse Katumbi. En cas d’élection normale, ces deux leaders, qui ont dans leurs lits respectifs une rwandaise pour le premier et une burundaise pour le second, ne feront pas le poids face à Bemba qui bénéficierait, en plus de son bagou, de la sympathie naturelle due aux victimes. Ainsi va la vie des peuples aux élites sans stratégie pour contrer ou minimiser l’ampleur des immixtions des puissants même dans le choix de leurs dirigeants.

    1. Cher Mayoyo,

      Vous avez raison de convoquer les raisons profondes qui ont justifié les décisions à la CPI mais vous avez tort de vouloir qu’on les brandisse en public comme officielles. En politique et particulièrement dans le domaine diplomatique il y’a l’officiel qu’on présente publiquement et il y’a dans l’ombre, l’officieux qu’on tait volontiers en public.
      Ici l’officiel ce sont tous les arguments qui invalident la forme et le fond des condamnations arrêtées en première instance, la non preuve d’une culpabilité directe du ‘chef’ et la non-prise en compte de toutes les autres circonstances atténuantes ; l’officieux ce sont les raisons cachées derrière cette décision, la volonté de mise à l’écart d’un allié (‘JK’) en lui mettant dans les pattes un de ses adversaires les plus coriaces (Bemba)…
      En effet on voit mal par exemple un ancien avocat de Bemba appeler officiellement à la démission de la Procureure en l’accusant d’avoir sciemment faussé le procès sous l’instigation des puissances mondiales, plutôt qu’il n’a fait en arguant que l’acquittement de Bemba est un camouflet cinglant, un désaveu argumenté de la ligne d’accusation tenue jusque-là par la Cour, il se ferait aussitôt condamné pour grave diffamation et bien plus…
      En ce sens, la CPI en tant que Cour a bel et bien échoué de continuer à nous vendre dans le dossier Bemba ses condamnations de 1ère instance ; je suis sûr que les premiers juges doivent l’avoir bien amère aujourd’hui, c’est dire…
      Et ce genre d’imposition transitant par tous ces organes internationaux ne s’abat pas seulement hélas sur les peuples aux élites sans stratégie contre les puissants, ce sont dans ce cas ces derniers qui sont encore trop puissants à fixer les agendas de plusieurs de ces institutions internationales…

      1. Cher Nono,

        Votre remarque serait à sa place si j’avais soutenu que ce que j’affirme est la version officielle des faits. Or, tel n’est pas le cas. Je souligne le dessous des cartes ayant conduit à l’acquittement de Jean-Pierre Bemba. Cela va sans dire que la version officielle est celle qui émane de la CPI. Par ailleurs, contrairement à ce que vous affirmez, ce qui est officieux peut être rendu public. Et c’est justement le cas de la lettre d’Herman Cohen rendue publique par ce dernier lui-même. Concernant la version officielle, on ne peut pas dire que la CPI a échoué. Quand une institution prévoit une instance de rappel et que celle-ci fonctionne, cela signifie que l’institution fonctionne. Quand je parle des peuples aux élites sans stratégie contre les immixtions des puissants, je renvoie à la sortie de Jean-Pierre Bemba de prison sans doute dans le secret espoir, pour ces puissants, de le voir succéder à Joseph Kabila, contexte politique actuel oblige. Il est évident qu’une telle entreprise est plus facile pour les puissants parce que le système politique mis en place au Congo-Kinshasa permet à tout Congolais répondant aux critères d’éligibilité fixés par la loi électorale d’être candidat à l’élection présidentielle. Cette entreprise ne serait pas aussi facile si la loi électorale prévoyait des primaires obligatoires. Nous savons comment les puissants de ce monde se jouent de nous, mais nous ne faisons rien pour protéger notre système politique afin de minimiser l’ampleur des immixtions extérieures.

        1. Lorsque vous reprochez aux Congolais de faire le constat d’une CPI qui a échoué alors qu’elle a pleinement joué son rôle d’instrument aux mains des puissants, vous les embrouillez en chevauchant sur deux niveaux : la réalité officielle d’un procès qui a objectivement désavoué le premier et l’officieux d’une CPI à la solde des puissants…
          Ne nous perdons donc pas dans un débat académique mal à propos ni dans un profilage sophistiqué à la Sherlock Holmes car la situation est bien plus claire pour un chacun. D’un côté l’officiel visible de tous d’une Cour qui a mis en accusation Bemba et un procès en première instance qui a conduit les Juges à abonder dans son sens en le condamnant lourdement à 18 ans. Et de l’autre, en appel la Cour a même alourdi ses réquisitions mais les Juges l’ont désavouée totalement en acquittant Bemba : contrairement au premier procès, celui-ci n’a pu prouvé selon eux sa responsabilité dans les atrocités commises par ses troupes en Centrafrique et de plus a reconnu maintes autres circonstances atténuantes au bénéfice de Bemba…
          Le moins que l’on puisse retenir avec ce verdict c’est que la Cour a officiellement échoué à condamner l’accusé Bemba qu’il a entre-temps emprisonné pendant 10 longues années et c’est un camouflet cinglant envers Bensouda sa Procureure, envers l’acte d’accusation qui a toujours été le sien même en appel et cela quels que soient les dessous officieux. Et la Procureure et son équipe en appel ne sont pas les seuls à pleurer leur échec, les Juges de 1ère instance doivent aujourd’hui regretter amèrement leur travail qui a été ainsi lourdement sanctionné. Et pas en l’air mais sur base d’un argumentaire qui a tenu le temps de tout un procès !
          Voilà pourquoi je récuse votre remarque facile contre ceux qui proclament clairement l’échec de la CPI, cela n’empêche qu’ils prennent en compte les dessous de son fonctionnement…

          1. PS
            A noter, cher Mayoyo, que l’explication taxée par certains comme Braeckman de ‘conspirationniste’ qui selon vous n’est pas assez comprise par les Congolais, est en fait la plus partagée chez ces derniers. En effet, une très large majorité des Congolais semble convaincue qu’en 2008, ‘JK’ a « vendu » aux Occidentaux son adversaire devenu « ennemi » Bemba et en 2018 c’est le contraire, le même Occident lui met dans les pattes son vieil ennemi qu’il sort exprès de prison…

          2. PPS
            Une autre façon, paradoxale ou parallèle, d’illustrer à qui en douterait encore l’échec de la CPI dans le dossier Bemba, c’est de l’expliquer à partir de la ligne d’accusation que celle-ci avait adoptée. C’est justement parce que l’accusation fut bâtie sur un postulat politique qui au nom d’une stabilité du Congo que Moreno avait reçu instruction de la hiérarchie (les puissances occidentales) de poursuivre Bemba afin de faire le ménage dans le marigot Congolais en en débarrassant l’impétrant de trop Bemba, face à leur nouveau poulain alors fraîchement élu par leurs grâces…
            Qu’aujourd’hui le malheureux perdant de 2006-8 devienne le gagnant signe au-delà de l’évolution des relations Occident/Congo de ‘JK’ les errements propres d’une Cour qui a accepté sa totale inféodation aux puissants ; les personnalités de Ocampo et de Bensouda, ses Procureurs n’y sont pas pour rien, d’autres à leur place auraient peut-être infléchi son fonctionnement… L’avenir nous en dira peut-être plus…

    2. Cher Monsieur Mayoyo,
      C’est incompréhensible de vouloir opposer au moment où le Congo a besoin de tous ses fils. C’est aussi irrévérencieux de ne pas respecter les épouses des autres. C’est purement amoral. Il n’est pas interdit à un congolais d’épouser une rwandaise, une burundaise , une ougandaise ou une brésilienne. Nous sommes tous africains. L’amour ne devrait pas souffrir de barrière. Respectons donc les intimités ou les choix des autres.
      Par ailleurs, Mbemba est aussi un pion des américains. N’oublions pas qu’il fut avec Museveni et Kagame. Nous sommes pour l’occident quand il nous soutient mais lorsqu’on est puni pour telle ou telle autre imprudence, nous nous révoltons comme des gamins. C’est simplement psychiatrique. L’occident qui nous soutient n’a jamais interdit à nos leaders de faire promouvoir une classe moyenne : des enseignants bien rémunérés, des juges protégés, des avocats qui défendent les droits , des officiers et sous-officiers militaires dignes d’une armée républicaine, la publicité des comptes publics, la vraie séparation des pouvoirs….. Mbemba a commis beaucoup de fautes. J’ose croire qu’il s’est réellement repenti pour ne plus commettre les mêmes bévues. Les gens ne sont pas trop bêtes pour oublier. (Je vous renvoie à votre cahier sur le retour d’un voyage au Congo profond où vous décriviez le pillage des forces du MLC dans la région de l’Equateur).
      En mon sens , s’il y a élection réellement libre et transparente, il y aura beaucoup de surprises et vous referez comme d’habitude vos analyses.

      1. @Armand

        Etes-vous au courant de ce que font les tutsi au Congo ?

        Etes-vous au courant du lien qui unit les tutsi de par le monde ?

        Comme vous, je considère que tout un chacun est libre de se choisir la femme qu’il veut. Mais concédez quand même que c’est extrêmement troublant de constater que les épouses de Katumbi et Tshisekedi ont des liens avec le Burundi et le Rwanda.

        Très franchement, je ne vois pas où Monsieur Mayoyo se montre irrévérencieux envers les épouses de Katumbi et Tshisekedi.

        De Gaule ne serait jamais rentré de Londres à Paris avec une femme allemande. Vous êtes plus qu’intelligent pour comprendre pourquoi.

        1. Renseignez-vous au plus près : à ma connaissance l’épouse de FT Tshilombo n’est pas rwandaise mais mushi du Sud Kivu (Walungu/Ngweshe) donc Congolaise…

          1. Cher Nono, éviter de défendre l’indéfendable car la femme de Félix n’est pas mushi ni du Sud kivu encore moins de Walungu.Quand Mayoyo dit que Félix et Katumbi ont des femmes rwandaise et burundaise cela n’est pas un secret et cela est vrai.Moi qui vous parle suis mushi du Sud kivu et du territoire de Walungu que vous avez cité.Voilà la vérité!

        2. Très cher Bongos,
          Il y a trop d’amalgames dans ces affaires. Nono vient de vous donner la réponse. Cher Bongos , tous les allemands n’étaient pas d’accord avec Hitler comme tous les rwandais ne sont pas d’accord avec Kagamé. Il en y a même qui croupissent en prison et d’autres ont été assassinés en Afrique du Sud. Pour votre information, l »épouse de Felix a travaillé(ou travaille) comme infirmière à Bruxelles. Elle n’est pas rwandaise.
          Bien à vous Bongos

          1. Très cher Armand,
            Je remercie Nono pour l’information sur la nationalité de l’épouse de Felix Tshisekedi. Je prends donc acte qu’elle est congolaise et non rwandaise comme le voudrait la rumeur.
            Je suis sincèrement désolé si j’ai pu froissé quelqu’un en utilisant cette info erronée sur la nationalité de Mme Tshisekedi. Je présente, ici, toutes mes excuses.
            Bien à vous Armand, chez vous.

          2. Compatriote Roger Murhuza,

            Pas la peine d’engager une polémique avec vous, je me vois mal en effet défendre l’indéfendable comme vous me l’accusez surtout que ça tombe bien, non seulement vous êtes mushi de Walungu mais de plus vous êtes sur place. La personne la mieux indiquée pour éclairer cette affaire à condition que vous consentiez à vérifier davantage vos informations sans seulement vous précipiter à confirmer l’identité ‘rwandaise’ de l’épouse de FT Tshilombo en n’ayant pas fait toutes les investigations… Personnellement, cher ami, je n’ai aucune raison ni aucun intérêt à préférer une version plus qu’une autre (j’aurais préféré des épouses non-rwandaises à nos leaders politiques en ces temps où ce pays représente un réel ennemi mais je n’en fais pas pour autant un ‘casus belli’ exclusif), je cherche la vérité… Alors puis-je insister sans verser dans un déballage privé de mes sources que d’après mes maigres info, la femme de Tshilombo est bel est bien de Ngweshe donc mushi Congolaise ?
            Merci, cher ami, de faire des vérifications supplémentaires et revenir nous donner votre version finale…

      2. Cher Armand,

        Pensez-vous réellement que je ne sais pas qu’« il n’est pas interdit à un Congolais d’épouser une Rwandaise, une Burundaise , une Ougandaise ou une Brésilienne » ? Mon problème ne se situe pas à ce niveau-là. Dans le contexte politique de l’après Laurent-Désiré Kabila, marquée par la vassalisation du Congo par le Rwanda avec la bénédiction des puissants de ce monde, imaginez un seul instant un candidat parcourant le Congo pour battre campagne afin de devenir président de la république et cela aux cotes d’une épouse rwandaise ou burundaise. Dois-je vous faire un dessin sur le rejet d’un tel candidat ? Est-ce manquer de respect à l’intimité des uns et des autres que de souligner une telle évidence ? A votre avis, pourquoi pensez-vous que Joseph Kabila, Cheval de Troie rwandais, a jeté son dévolu sur une Congolaise authentique et choisi une Tutsi comme « Deuxième Bureau » ?

        1. Cher Mayoyo,
          Je vous prie de vérifier l’identité de l’épouse de Felix avant de verser dans des déclarations très peu fiables. La femme de Felix est Mushi du Kivu. Elle n’est donc pas rwandaise. Par ailleurs, la vassalisation du Congo date de l’époque de Bisengimana (directeur de cabinet du PF MPR) et Rwakabuba (chargé de discipliner nos frères congolais au comité central du MPR).La plupart de nos dirigeants avaient déjà à l’époque des femmes rwandaises. Questions : le contexte a-t-il réellement changé? Le départ n’était-il pas déjà faussé?Je pense que nous vivons les conséquences des actes passés. Il nous faudra un très bon cadre pour assainir nos moeurs avant de prétendre à une quelconque organisation des élections. Cette tâche doit revenir à la société civile. Les politiciens devraient attendre une ou deux années de transition pour battre campagne avec leurs épouses respectives.(bien sûr). D’ailleurs, parmi eux il y a des monogames, polygames non déclarés, polygames déclarés , divorcés , célibataires ; avec des femmes étrangères, congolaises , metisses……..Il reviendra alors au souverain primaire de choisir. Bien à vous et bonne compréhension.

      1. ~ Lettre de Herman Cohen à la CPI – Bemba
        = https://afrique.lalibre.be/app/uploads/2018/05/Cohen-Bemba.pdf
        ~ « Libérez Bemba, la RDC a besoin de lui »
        = https://afrique.lalibre.be/19709/liberez-bemba-la-rdc-a-besoin-de-lui/

  2. ACQUITTEMENT DE JP BEMBA: If faut faire une lecture très prudente de cet acquittement (libération). En effet, il intervient juste quelques mois avant la fameuse élection du 23/12/18 (si elle aura lieu). Et il intervient aussi après les passages (suspects) de Joao & Kagame en France/Belgique. Que mijote encore cet occident qui “n’a pas d’amis mais qui n’a que des intérêts”??? Toutefois le peuple RD Congolais n’est plus naïf, il est devenu mature. MABELE EZA YA BISO! ATANDELE!!!!

  3. Par contre à notre humble avis connaissant presque parfaitement le monde visible et invisible qui agit en concomitance, en intelligence avec les hordes de Satan le Chérubin jadis oint, son modus operandi est facile à décoder, excessivement téléguidé, si le Peuple Kongo Souverain Primaire prend garde, il peut le défaire car le Véritable Dieu Tout-Puissant parle tantôt d’une manière tantôt d’une autre (Job 33:14)… Cette libération de Bemba est une volonté permissive du Divin Créateur le Véritable Dieu Nzambe Tata qui a entendu les pleurs et gémissements de son Peuple qui ploie sous un joug étranger, dirigé par un imposteur Tutsi Rwandais (Deutéronome 17:15), ce que l’Unique Créateur Souverain Redoutable a proscrit…

    Ainsi l’heure est venue pour les VRAIS Kongolais de jouer carte sur table (pas celle de la mangeoire dressée par les inienzi Tutsi Nilotique mais celle que nos aïeux ont dressée dans les verts pâturages du Kongo pour leurs descendants que nous sommes) car ce monde en déliquescence est sous la botte du diable (1 Jean 5:19 *Nous savons que nous sommes du Véritable Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin*) qu’on se le dise, vouloir ou pas le destin heureux ou tragique du Kongo est lié à celui de ceux et celles qui nous veulent du mal sinon sans sagesse, sans intelligence ni science ni stratégie à court, à moyen et à long terme, nos mamans, papas, vieux et vielles, bébés, enfants, jeunes Kongolais souffriront éternellement…

    Sous l’égide du leadership individuel ou collectif ! Le moment est propice pour que le Kongo avec son nouvel homme fort soit-il homme providentiel qui sera soit intronisé par les Nephilim Blancs Aryens Indo-européens ou élu par les vrais Kongolais noirs de peau d’Afrique Ancestrale, c’est selon, doivent jouer carte sur table, initier un partenariat gagnant-gagnant (0-20-75-25, 50-50, 40-60, 45-55) franc et honnête face aux descendants des initiateurs de la Conférence de Berlin de 1885 pour partitionner l’Afrique afin de soulager tant soit peu la misère incommensurable qui sévit en RDC (Rép Démocrature du Congo-Kinshasa)… C’est le chemin sûr étroit pour accéder à la liberté…

    Plusieurs citoyens natifs Kongolais de la Diaspora et de l’intérieur du pays approchent lentement mais sûrement vers la retraite, ce combat a assez duré, cette lutte a fait des dégâts collatéraux immenses, nos remontrances, nos desiratas, nos souhaits extrêmes, nos vœux les plus pieux risquent de rester lettre morte, des illusions d’optique si l’on utilise pas le tact, la sagesse, l’intelligence pour vaincre nos ennemis extérieurs et intérieurs…

    L’arrestation de Jean-Pierre Bemba fut et est politique; le schéma initial emprunté par le Peuple Kongo Souverain Primaire en 2006 en élisant *Igwe* Muana Mboka a été mis en déroute, rempli d’embûches, d’écceuils par les Occupants Tutsi Power sous-traitants des impérialistes commanditaires de cette guerre de basse intensité (1996-2018) faisant des millions des morts Kongolais en yant malheureusement comme alliés nos propres frères et sœurs collabos exécutants la classe politique Kongolaise corrompue, pourrie, toxique…

    Cette classe politique Kongolaise corrompue incompétente consciente a foiré, le 3è larron est en route soit-il mi-ange mi-démon, l’heure est venue de mettre en place une synergie patriotique nationale pour concrétiser les nombreux projets de modernisation au Kongo en attente car c’est du pur cynisme humain que 12 ans après les mêmes acteurs plénipotentiaires oligarques haineux tapis dans les bureaux climatisés aux USA à Washington, à Bruxelles, Paris qui jouent aux pyromanes et pompiers reviennent à la charge en libérant Jean-Pierre Bemba Gombo injustement arrêté sachant que la religiosité imbecilisante, le fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental, intellectuel, moral, spirituel auront raison du cerveau formaté des Kongolais…

    Soyons pro-actifs, anticipons cette ème cabale faite contre le Kongo et les Kongolais en jouant franc jeu, le boum électronique permettra à notre Peuple de manger à leur faim quelque soit la route que nos futurs dirigeants prendront pour moderniser le pays Kongo rénové sinon Pasi na Pasi, Mikayi na Mikayi, Milelo na Milelo…

    *AIMEZ LA JUSTICE, vous qui gouvernez la terre, ayez sur le Véritable Dieu des pensées droites, cherchez-Le avec un cœur simple, car il se laisse trouver par ceux qui ne le mettent pas à l’épreuve, IL se manifeste à ceux qui ne refusent pas de croire en Lui. Les pensées tortueuses éloignent du Véritable Dieu, et Sa puissance confond les insensés qui la provoquent. Car la Sagesse ne peut entrer dans une âme qui veut le mal, ni habiter dans un corps asservi au péché. Le Véritable Esprit saint, éducateur des hommes, fuit l’hypocrisie, il se détourne des projets sans intelligence, quand survient l’injustice, il la confond* (Livre de la Sagesse)…

    La luta continua, la victoria e certa pour stopper net la Tutsisation du Kongo. Ingeta

    1. Sous l’égide du leadership individuel ou collectif ! Le moment est propice pour que le Kongo avec son nouvel homme fort soit-il homme providentiel qui sera soit intronisé par les Nephilim Blancs Aryens Indo-européens ou élu par les vrais Kongolais noirs de peau d’Afrique Ancestrale, c’est selon, doivent jouer carte sur table, initier un partenariat gagnant-gagnant (80-20-75-25, 50-50, 40-60, 45-55) franc et honnête face aux descendants des initiateurs de la Conférence de Berlin de 1885 pour partitionner l’Afrique afin de soulager tant soit peu la misère incommensurable qui sévit en RDC (Rép Démocrature du Congo-Kinshasa)… C’est le chemin sûr étroit pour accéder à la liberté…

  4. On n’a pas pu prouver la responsabilité de JP Bemba. Il était donc impossible de le condamner. Pour l’ignare en droit que je suis, le droit a été respecté, en appel. Fort heureusement.

    Les gens comme moi attendaient de la CPI le meilleur rempart contre l’impunité dont jouissent certaines dictatures, en Afrique comme ailleurs dans le monde. Or, depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome, 2002, la CPI ne ressemble plus à une institution judiciaire. Elle est fortement politisée. De là, on peut questionner son indépendance et son impartialité qui garantissent pourtant toute justice digne de ce nom.

    Dans le cas Bemba, on peut raisonnablement suspecter que l’objectif était d’ordre politique, à savoir éloigner quelqu’un qui pouvait gêner un plan préétabli en RDC. D’ailleurs, ses différents conseils n’ont cessé d’affirmer que ce dossier était vide. Ils viennent d’être entendus. On ne peut que s’en réjouir.

    J’espère que la justice lui laisse la possibilité de se retourner en…justice contre tous ceux qui ont monté ce dossier diabolique lui privant sa liberté pendant dix ans.

  5. L’idée génuine de la Cour Pénale Internationale n’est pas de servir d' »instrument au service des puissants de ce monde ». Le Tribunal Pénal International dont découle la Cour Pénale Internationale part de la Résolution 177(II) de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1947. Dans le cadre de l’humanisation du Droit International et de reconnaissance des droits humanitaires individuels et des peuples, le Tribunal Pénal International focalise sur la dimension passive de la subjectivité internationale de l’individu. De là le fondement des Tribunaux de Nuremberg et de Tokyo. Le Tribunal Pénal pour Rwanda et pour la Yougoslavie abondent dans le même sens. De là, si Monsieur Kagame s’est vu son pays Bénéficier d’un tribunal pénal international, par son incitation, financement et participation au génocide congolais,son issue se trouve prédestinée à ce même CPI, y compris pour ses acolytes Kanambe, Kabarebe et consorts.

    La saisie de la CPI se fait par les Etats participants, le Conseil de Sécurité des Nations Unies et le Procureur. Celui-ci peut agir « mutu propio » ou à pétition d’un Etat participant ou du Conseil de Sécurité des Nations Unies. La question d’Etat en délabrement qu’est devenu nôtre est une autre question correlée au fait d’être le grand fournisseur de la CPI, et conjuguée surtout à l’imbroglio soutenu d’une occupation étrangère.

    En tout état de cause, si Monsieur Bemba se trouve libéré demain, il n’est pas exempt de répondre du grave délit de trahison au niveau des juridictions internes d’un Congo réellement indépendant et « impurius » d’occupation tutsie. En effet, ce Monsieur s’est allíé avec l’étranger (rwando-ougandais) pour soi-disant combattre la dictature de Laurent-Désiré Kabila, et allant en contre de ses propres principes et actes par la suite, c’est encore lui qui a scellé des accords de trahison avec Kanambe, produit direct de ses parrains de guerre. Tout ceci, pour un sordide poste de premier ministre (cfr accord de Matadi). Une haute trahison qui a coûté des millions de vies congolaises.

    Sidéré et effaré je me trouve quand j’entends les compatriotes congolais dire qu’ls saluent la prochaine libération de ce traitre dont ils espèrent que les dix ans en prison ont assagi. Monsieur Bemba doit payer internement au Congo autant que son ami Kanambe doit payer internationalement.

    1. @Mamale

      Quand je vous lis, je trouve un sens à vos propos. Quand je regarde l’état lamentable dans lequel l’occupation rwandaise a plongé le peuple congolais, je me dis qu’un Bemba est un plus pour résoudre le cas rwandais. Coalisé avec un Sindika Dokolo, là, ce serait carrément un rêve. Mais c’est mon rêve personnel, que je ne souhaite partager qu’avec Jean-Pierre Bemba, mwana ngwaka et Sindika Dokolo, le fils du feu gentleman farmer Augustin Dokolo. Quand on sait que les deux sont plus que des amis, il y a de quoi continuer à rêver. Non ?

      1. > ENTRE LES INSTITUTIONS ET LES HOMMES « FORTS », QUE CHOISIR ?

        Quelque soit l´ampleur de l´occupation rwandaise, ce que la RDC a le plus besoin n´est pas le nom d´un homme ou d´une femme.
        Il ya une étrange perception, fausse perception de la « liberation d´un pays par un homme »… Fausse perception inspirée par les théories d´Apareco qui a fait de De Gaule un « liberateur » de France, comme si les militaires américains et britaniques qui ont fait la guerre contre Hitler en France étaient sous les ordres d´un « général » De Gaule.
        La RDC a besoin des institutions fortes, stables et démocratiques. C´est dans le cadre d´une démocratie stable et solide que l´occupation rwandaise ou angolaise va cesser d´être possible au Congo.
        Nous devons depasser cette perception des hommes « forts » en luttant pour obtenir des institutions démocratiques fortes….

        1. Peut-être pas de confusion inutile, de simplification expéditive !
          « Choisir entre les ‘hommes forts’ et les ‘institutions fortes’ » cher à Obama, en fait le défit de toute démocratie réussie, de toute gouvernance efficace, ne peut représenter une alternative offerte pour la durée à une société ! Il renvoie à l’impératif d’un système de gouvernance qui repose sur ses valeurs et charpentes et non sur les exploits de quelques personnes, exceptionnelles soient-elles, à la tête du pays…
          Ce qui se comprend aisément : une gouvernance ne réussirait point si elle était une entreprise ex-nihilo, imposée de l’extérieur à une société qui lui est étrangère ; elle ne peut réussir qu’à partir d’un contrat social qui embauche toute une société, sa population et ses spécificités sociales, culturelles, économiques, physiques…
          En définitive donc il n’y a pas au mieux à ‘choisir entre hommes forts et institutions fortes’, ces dernières sont toujours le produit d’un peuple gagnant, les hommes forts étant au mieux exceptionnels, de passage pour au besoin recadrer une société, au début d’une étape mais jamais pour garantir par eux-mêmes, par leur présence un modèle de gouvernance pour la durée mais par les institutions qu’ils auront à tout hasard inspirées ou transcrites !

      2. Il est permis à tout le monde de rêver. Pour ma part, plus que ŕêver, j’ai la pleine conviction que le Congo a vocation de renaître de ses cendres. Pourquoi le dis-je? Parce que j’ai jaugé notre puissance d’union malgré nos différence, d’une part, et parce que je connais bien la propension de haute capacité intellectuelle des congolais qui, dotés des universités de la trempe de ceux d’Europe par exemple, produiraient des savants. Je sais ce que je dis.

        Mais ceci dit, nous devons d’être pragmatiques et le plus humble possible. Vous avez bien dits que le pays est laissé à un niveau tellement lamentable qu’il faut un corps de personnes bien préparées et désintéréssées et qui ne soient animées que du souci de remettre le pays sur les rails et jeter les bases de son futur.

        Dans cette entreprise, comment puis-je faire confiance pour cette labeur à une personne qui, sachant bien que Kanambe est étranger, a accepté de concourrir aux élections avec lui, lui a concédé les suprêmes fonctions de chef de l’Etat,…C’est noir ou blanc. Le pays est vaste et les opportunités sont ouvertes à tous les compatriotes dans divers domaines. De grâce ne dévaluons pas la fonction de chef de l’Etat.

        Je connais très peu votre Dokolo. Mais ses débuts aux côtés de l’italo-zambien surnommé Katumbi et de l’atalaku des tutsis Tshilombo ne m’ont pas fourni des raisons de lui accorder ma confiance. Dois-je peut-être mieux m’informer sur lui.

        1. Cher Mamale,
          Vous avez raison de dire que  » nous devons d’être pragmatiques et le plus humble possible  ». Je suis absolument d’accord avec vous.
          De mon point de vue, en restant pragmatique et humble, j’ai la conviction que Jean-Pierre Bemba peut contribuer à résoudre la crise congolaise. Je suis intimement convaincu qu’une coalition Bemba-Dokolo, dans une perspective politique, peut réaliser quelque chose de grand pour la réparation du Congo. Mais ce n’est qu’une conviction personnelle.
          C’est dans également dans un même esprit pragmatique que je ne condamne pas Feu Etienne Tshisekedi et les autres candidats de 2011. C’est toujours dans ce même esprit que je ne condamne pas tous les électeurs congolais qui sont allés voter en 2006 et 2011. Convenez avec moi, cher Mamale, qu’on pourrait leur reprocher ce que vous reprochez à Bemba.
          A propos de Dokolo dont je ne suis pas le porte-parole ou quoique ce soit, je vous invite simplement à analyser son engagement, sans partie pris, avec les Congolais DEBOUT. Vous feriez mieux de vous informer sur lui et sur son mouvement ( je n’en suis même pas membre ). Vous trouverez qu’il y a matière à lui faire confiance. J’en suis certain.

          1. Mon frère Jo Bongos,

            La responsabilité d’un supposé leader politique d’accepter et de favoriser l’accès d’un étranger à la magistrature suprême en allant résolument perdre des élections, n’est pas équiparable à celle du peuple qui n’a qu’accordé une manifestation fiduciaire audit leader. Veuillez comprendre que même par une abstention généralisée à ces élection, le peuple ne pouvait pas défaire un pacte de trahison conclu en amont entre ces personnes à qui vous voulez accorder un pardon infini, et les tutsis.

            Au poste de Présidence de la République, ce ne sont pas les muscles qui comptent, mais plutôt le cerveau. Le tout fraîchement libéré de prison n’offre pas à mes yeux les garanties d’avoir beaucoup de cerveau, ou s’il en a un, de l’utiliser avec efficience.

            Quant à Dokolo, je vais m’y informer suivant vos indications. D’emblée, l’on peut apprécier que le monsieur veut commettre l’erreur d’aller vite au résultat, ce qui n’est nullement une garantie sur le long terme. En effet, il croirait mieux faire en courtisant une certaine militance d’un parti inévitablement en décadence par les scandales de corruption. Là n’est pas la meilleure stratégie bien entendu. Plutôt que de stratégies corporatives d’alliances (ici entre partis), c’est plutôt des stratégies basées sur les ressources internes (ressources based view) qui intéressent. Se faisant fort à l’interne, monsieur peut graduellement gagner des quotes-parts de marché, usant la terminologie du marketing, sur l’étendue du territoire national.

            Toutefois, comme je l’ai dit, c’est du cerveau qu’il faut pour occuper des postes de responsabilités dont celui de la présidence de la République. Le critère ne doit nullement être celui d’être fils de Bemba Saolona, de Tshisekedi, … Le Congo ne doit pas se convertir en une République héréditaire. Si vous Jo Bongos vous vous sentez avoir du cerveau et titulaire des valeurs morales, droit vous avez de vous faire élire à la Magistrature suprême de l’Etat.

            Parlant du non sérieux ou du manque de préparation des congolais, figurez-vous que pendant qu’on se trouve dans la « liesse » de la libération de Bemba, il vient de se passer quelque chose de très grave, et personne n’en parle: la signature des accords sur les frontièes entre Kabarebe en représentation du Rwanda et Mova, représentant lui, le Congo. Qui de ceux qui sont en train d’exporter des points de presse et interview peut nous éclairer sur la nature de ces accords secrets?

    2. Cher mamale,

      Personne n’a fait de commentaire sur ce que vous appelez « l’idée génuine de la Cour Pénale Internationale ». Il ne s’agit pas de ce que doit être la CPI mais de ce qu’elle est. Lisez très bien la raison officielle de l’acquittement de Jean-Pierre Bemba. La CPI ne dispose d’aucune preuve que c’est Bemba qui donnait des ordres a ses miliciens. Cette raison est aussi valable dans le cas de Laurent Gbagbo. Les puissants de ce monde étant en lune de miel avec le successeur de ce dernier, pensez-vous qu’il sera acquitté comme Bemba ? Au fait, quand Herman Cohen écrit à la CPI pour demander la libération de Bemba alors que dans son propre pays des noirs croupissent en prison tout en clamant leur innocence, avez-vous déjà entendu Cohen demander leur libération ? Pourquoi le fait-il dans le cas Bemba ? Si jamais Bemba succédait au Cheval de Troie rwandais, pensez-vous qu’il n’y aurait pas de retour d’ascenseur à Cohen ?

      1. Mon frère Mayoyo,

        Bonjour,

        Ma charge de travail de ce jour ne me permet pas d’échanger aísément avec vous. je n’ai pas lu les fondements de droit de la libération de Monsieur Bemba.Qu’à cela ne tienne, et comme je l’ai avancé en mon dialogue avec notre frère Jo Bongos, il appartient à nous congolais de faire front pour n’accepter aucune nouvelle imposition à la tête de notre pays.

        D’autre part, nous congolais ne devrions pas convertir notre pays en un espace de liberté pour certaines personnes comme le cas de ce Bemba, d’expérimenter son incompétence et immaturité. Le Congo n’est pas la propriété d’une famille, et encore moins d’une personne. Nous sommes plus de 80 millions dont vous même personnellement. Pourquoi pas vous par exemple, à la tête du Pays? De quelle préparation intellectuelle et morale ce Bemba dispose t-il pour revenir de droit absolu à la présidence du pays? Est-ce suivant la logique de République héréditaire que ce monsieur, pour être le fils de Bemba Saolona doit absolument être au plus haut poste de la République?

  6. > LES ENSEIGNEMENTS D´UN PROCES ?

    1 > NEUTRALITE

    Quelque soit celui qui va gagner les élections au mois de decembre ( ou l´an prochain), il a le devoir de proposer au Parlement d´inscrire dans la constitution du Congo l´interdiction pour l´armée de la RDC d´intervenir dans les guerres des TOUS les pays voisins.
    La chute de Mobutu et les dix ans en prison de Bemba sont des réferences historiques importantes pour la memoire collective congolaise. Si Mobutu s´est retrouvé dans une guerre rwandaise qui n´avait rien á avoir avec le Zaire, Bemba en souhaitant sauver la « démocratie » en RCA s´est aussi retrouvé dans une guerre de la FranceAfrique avec toutes les conséquences pour sa liberté.
    Le cas de Mobutu est pire parce que cette intervention militaire au Rwanda a eu un impact horrible au Congo depuis 20 ans. Des millions des congolais ont payés avec leur vie cette erreur de Mobutu qui était (aussi) au service de la FranceAfrique.
    Si dans notre constitution, il est strictement interdit d´aller resoudre les conflits des pays voisins, une neutralité active va mettre notre pays et ses ressources humaines et naturelles á l´abris.

    > 2. CONFERENCCE DE BERLIN, UNE AUTRE LECTURE ?

    N´est-il pas temps que les congolais puissent faire une autre lecture de la « Conférence de Berlin »? Il est temps de prendre place á la « table » où se decide les affaires du Congo.
    Nous saluons cette perception, cette lucidité des hommes politiques et de la societé civile au Congo qui voyagent de temps en temps aux USA.
    Il est temps de se decider, il est temps de faire un « choix » comme plusieurs pays de la planète l´ont fait en faisant des USA leur « protecteur ». Quand vous lisez ceci, le site OPEX360 annonce la decision de la Norvège de demander aux USA d´avoir une présence militaire permanente sur son territoire. Il ya quelque temps, c´était la Pologne qui faisait la même demande.
    Le choix lucide des congolais serait de demander (aussi) une présence militaire permanente des USA sur notre territoire… comme gage de la démocratie et d´une stabilité á long terme.

    Nous connaissons cette étrange interpretation du « nationalisme » dont les congolais se voilent la face en refusant de lire les conséquences de cette fameuse nationalisme.
    Le speech de Lumumba n´a pas fait avancer la cause des congolais ni stabiliser la démocratie au Congo.
    La Norvège, la Pologne, la Corée du Sud, l´Irak ou la Colombie qui ont acceptées une présence militaire des USA sur leur territoires ne sont pas moins « natonalistes » que ceux des congolais qui vont rejetter cette option stratégique.

    1. Dommage qu’il y’ait encore des Congolais trop naïfs ou pas assez lucides qui croient encore que le Rwanda « occupe » aujourd’hui notre pays de son propre chef et par ses propres moyens ou parce que Mobutu lui aurait cherché noise !
      La forme de tutelle impérialiste (américaine) que subit aujourd’hui notre pays n’est pas que le mauvais fruit de nos faiblesses mais d’abord un plan réfléchi sereinement par les Yankees et Cie, le Rwanda avec son régime plutôt malin n’en est que le prolongement proxy, l’illustration régionale…
      C’est seulement à partir de la conscience aiguë de ces vérités que notre résistance et notre reconstruction sont possibles jamais sur la base d’une Amérique et d’un Occident généreux qu’ils ne sont pas ! 9 fois sur 10 leurs intérêts sont contraires aux nôtres, c’est la triste vérité…
      Le ‘nationalisme’ n’est pas une tare mais la ressource utile à laquelle un pays fait appel, doit faire appel lorsqu’il est agressé. Cela a été de façon aiguë le cas pour notre Congo ces dernières années…

      1. Cher Nono,
        N’est-ce pas, de Léopold II a JKK, le Congo n’a connu que des proxies américains? Le prochain y échappera-t-il pas? Qu’en dites-vous?

  7. Chers cousins,

    Juste pour votre information. Il y a un précèdent en matière de sortie de prison orchestrée par les Etats-Unis en vue de catapulter un Africain au sommet de son Etat. Au Liberia, Charles Taylor, qui avait soutenu le coup d’Etat du 12 avril 1980 mené par Samuel Doe, avait été nommé au poste de Directeur Général de l’Agence des services généraux (GSA), un poste qui l’avait laissé en charge des achats pour le gouvernement libérien. Limogé en mai 1983 pour avoir détourné environ 1.000.000 $ placés dans un compte bancaire américain, il avait fui vers les États-Unis, mais avait été arrêté le 21 mai 1984 par deux vice-maréchaux américains à Somerville (Massachusetts) pour un mandat d’extradition. Le 15 septembre 1985, il s’était évadé de prison, « avec l’aide de la CIA », dira-t-il plus tard, pour se retrouver d’abord à la tête d’une rébellion au Liberia puis au sommet de l’Etat.

  8. Bonjour cher compatriote Mayoyo! Mes rémerciements tout d’abord pour m’avoir fait parvenir votre livre.Je voudrais aussi rappeler à mr Armand que nous du Sud Kivu nous savons qui est congolais et qui ne l’est pas et lui dire qu’il faut être aveugle pour épouser une rwandaise et esperer le vote des congolais particulièrement les sud kivutiens qui ont subi les grandes atrocités de l’armée rwandaise.Je note en passant que mr Armand est un grand defenseur mais aussi fanatique de mr Félix en scrutant bien ses réactions.Je pense que le fils à papa « mr Félix » doit réflechir beaucoup par rapport à sa situation qui risque d’être un grand handicap

    1. UNE AUTRE APPROCHE ?

      Les futurs parlementaires devraient assurer la protection autrement avec des lois intelligentes.

      > Par exemple, une loi votée au Parlement qui va interdire toute présence des refugiés ou des demandeurs d´asile dans certaines provinces de la RDC.
      Ni l´ONU, ni l´UA ni surtout l´HCR ne peuvent y transferer des refugiés ou des demandeurs d´asile.
      Le « grand » Kivu devrait-être la province pilote pour l´application de cette loi.

      > Ici en Occident, il existe dans plusieurs pays des zones sécuritaires où les étrangers ne peuvent jamai sejourner, trouver du travail ou résider.
      Nous devons nous inspirer de ces lois restrictives.. Avec cette loi, la question des FDLR ou ADF sera reglée une fois pour toute: pas des réfugiés au Kivu ou dans toutes provinces sensibles du Congo !

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