Affaire Lwamba Bindu: L’étrange silence du Fcc/Pprd

Près de cinq jours après l’annonce de la démission, démentie puis confirmée, du Président de la Cour constitutionnelle, la mouvance kabiliste dite « Front commun pour le Congo » (Fcc) a donné sa langue au chat. Emmanuel Ramazani Shadary et ses collègues se taisent dans toutes les langues nationales. Pourquoi? Qui a forcé Benoît Lwamba Bindu à rendre le tablier alors que son mandat expire en avril 2021? Pourquoi a-t-il envoyé sa lettre de démission avant de se rétracter? Des questions sans réponses. Le mutisme du Fcc/Pprd surprend. Et pourtant. Lwamba n’est pas n’importe qui. Depuis le 26 janvier 2001, il fait partie des personnalités Luba du Katanga ayant « parrainé » les premiers pas de « Joseph Kabila » au pouvoir. Devrait-on parler de « syndrome du Kleenex »?

Des juges de la Cour constitutionnelle lors d’une audience

C’est désormais officiel: le Président de la Cour constitutionnelle (qui est de droit Président du Conseil supérieur de la magistrature) a remis sa démission. Le président Felix Tshisekedi Tshilombo a réceptionné, lundi 13 juillet, le « procès-verbal de prise d’acte » établi par les membres de cette haute cour.

Au nom du chef de l’Etat, le directeur de cabinet ad intérim, Désiré-Cashmir Kolongele Eberange a, dans une lettre, datée du mardi 14 juillet, accusé réception dudit « PV ». Il a, par la suite, rendu un hommage convenu au Président démissionnaire de cette juridiction en le félicitant. Sans omettre de le remercier pour les « services rendus ».

Le même mardi 14 juillet, Paul-Crispîn Kakhozi Bin Bulongo s’est fendu d’un communiqué. Bien que portant le titre d’ambassadeur, ce dernier assume depuis 2016 les fonctions de chargé d’affaires a.i. de l’ambassade du Congo-Kinshasa à Bruxelles. Une situation inédite. C’est un autre débat.

En bon juriste, le président Lwamba, en séjour médical en Belgique, avait pris soin de faire légaliser sa signature apposée sur la lettre datée du 10 juillet qu’il adressait aux autres membres de cette juridiction. Objet: démentir sa démission.

Un détail: dès le premier paragraphe dudit communiqué du 30, rue Marie de Bourgogne, Lwamba Bindu est désigné comme suit: « l’ancien Président de la Cour constitutionnelle… ». La messe est dite dans cette représentation diplomatique tenue pourtant par un « kabiliste ». C’est le cas à tous les postes. Pas le moindre signe d’aigreur ou de regret. « L’ambassade tient à porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que ce document n’a aucune valeur juridique et ne peut aucunement engager sa responsabilité », peut-on lire.

A en croire l’ambassadeur-chargé d’affaires a.i Kakhozi Bin Bulongo, l’ambassade à Bruxelles « a été induite en erreur ». Tiens! Tiens! Par qui? Qui d’autre sinon « l’ancien président » Lwamba! Selon ce diplomate, celui-ci « avait déjà officiellement démissionné d’une part, et d’autre part il apporte un démenti ». Une attitude que l’ambassade considère comme de la « diversion » dont le but serait de « semer le trouble dans le bon fonctionnement des institutions (…) tant souhaité ». Des propos plus politiques que diplomatiques. La légalisation de la signature querellée est déclaré « nulle et de nul effet ». Ainsi a décidé Kakhozi.

Rappelons que lundi 13 juillet, on apprenait que les « services » avaient mené une « opération spéciale » dans les installations de la Cour constitutionnelle. Des « agents » se seraient introduits notamment dans le bureau du président Lwamba. Selon des sources, ils recherchaient le « sceau » de cette institution. Une telle action est-elle légale? « L’Agence nationale de renseignement peut mener des opérations de ce genre de manière autonome dès qu’elle a connaissance d’une menace qui plane sur la sécurité nationale », estime un expert joint à Kinshasa.

Des membres du Fcc procèdent à la signature de leur charte qui élève « Kabila » au rang de « gourou » d’une secte

Depuis près de cinq jours, la démission de Benoît Lwamba ne suscite ni joie, ni colère au sein du Fcc/Pprd. Bizarre. Les « durs de durs » du clan kabiliste sont plongés dans une sorte d’aphasie. Où est passé le tronitruant Emmanuel Ramazani Shadary qui tenait des propos guerriers du genre « personne ne peut nous intimider », au plus fort de l’interpellation de Célestin Tunda? Où est passé Néhémie Mwilanya, le coordonnateur? Et si Benoît Lwamba était victime du « syndrome du Kleenex »?

LE « SYNDROME DU KLEENEX »

La marque « Kleenex » est entrée dans le vocabulaire populaire. Elle est devenue synonyme du mouchoir en papier qu’on jette après usage.

Né le 19 juillet 1945, Benoît Lwamba Bindu a fait ses premiers pas dans la magistrature en 1970. Après la « prise du pouvoir » par l’Afdl (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre),  il rejoint le Mzee Kabila avec lequel ils partagent les mêmes origines tribales.

Le 26 janvier 2001, Mzee décède dans des conditions non-élucidées jusqu’à ce jour. Il est remplacé par un quasi-illustre inconnu nommé « Joseph Kabila ». Décidés à pérenniser le pouvoir d’Etat détenu par des Luba du Katanga, Lwamba, alors « simple » président à la Cour suprême de justice, et le procureur général de la République de l’époque, Luhonge Kabinda Ngoy, vont « parrainer« , tels des mafieux, le nouveau chef de l’Etat au parcours personnel nébuleux.

Sans avoir mené la moindre enquête de moralité, les deux hauts magistrats mentionnent noir sur blanc, dans le procès-verbal d’investiture, qu’il n’existe à l’égard du remplaçant de Mzee « aucun antécédent judiciaire » et « aucune cause d’empêchement à accéder et à exercer » les fonctions de chef de l’Etat. Né en Tanzanie où il a, par ailleurs, fait le service militaire, l’homme a foulé le sol du pays qui s’appelait encore le Zaïre à plus de 25 ans. Quel est son passé? Mystère!

En juin 2003, Lwamba est promu premier président de la Cour suprême de Justice. Douze années plus tard, soit en 2015, le voilà nommé à la tête de la toute nouvelle Cour constitutionnelle. Celle-ci est non seulement le juge pénal du Président de la république et du Premier ministre mais aussi du contentieux des élections présidentielles et législatives. Un poste stratégique.

Benoit Lwamba Bindu

« Kabila » dont le second mandat expirait le 19 décembre 2016, a fait appel à Lwamba – qui était déjà à la retraite – sans doute pour lui permettre de briguer un « troisième mandat ». Les pressions internes et externes ont rendu cette mission impossible. On peut gager que le sort de (l’ancien) Président de la Cour constitutionnelle a été scellé en avril dernier lorsqu’il opposa une fin de non-recevoir à la demande de Célestin Tunda Ya Kasende, alors ministre de la Justice, de le visiter afin d’avoir « une franche discussion sur les affaires judiciaires en cours ». Les dossiers judiciaires en cours suscitent la peur et l’effroi au sein de la mouvance kabiliste

Devenu « inutile » dans le « combat » pour la promotion des intérêts politiques de l’ex-raïs à l’horizon 2023, Benoît Lwamba pourrait grossir la longue liste de ces hommes ayant servi de « marchepied » à l’OVNI politique nommé « Joseph Kabila ». Ces hommes ont été victimes de ce qu’on pourrait appeler le « syndrome du Kleenex ». L’ex-raïs s’est servi d’eux avant de les « jeter » après usage. On pourrait citer notamment: Augustin Katumba Mwanke, Jeannot Mwenze Kongolo, Eddy Kapend Irung, Dominique Sakombi-Inongo, Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi, Moïse Katumbi Chapwe, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Charles Mwando Nsimba, Jean-Claude Muyambo Kyassa. La liste n’est pas exhaustive.

On ne peut que comprendre la « discrétion » qui entoure le départ de l’actuel Président de la Cour constitutionnelle au sein du Fcc/Pprd. « Il serait bien dommage que le Président Felix Tshisekedi ne profite du vide créer par ce départ pour mettre fin à l’hégémonie du Fcc au sein de cette Cour », analyse un juriste.

 

Baudouin Amba Wetshi

19 thoughts on “Affaire Lwamba Bindu: L’étrange silence du Fcc/Pprd

  1. Monsieur Benoît Lwamba Bindu est Muhemba et non Mulubakat comme vous l’affirmez dans votre article, soit de la tribu Hemba du territoire de Kongolo dans l’actuelle Province du Tanganyka. C’est la deuxième fois dans vos écrits que cette erreur se glisse. Donc, prière de rectifier la chose et vous pouvez vous renseigner pour confirmer

  2. L’omniprésence de la secte « Fcc/Pprd » dans la conduite des affaires du pays est ce qui doit le plus interpeler les Congolais.
    Dans l’entre-temps le « président » protocolaire lui a un seul souci: reprendre rapidement ses voyages vers les lieux de plaisance, loin de son allié très encombrant, le fils de Christopher Kanambe, qui n’a cessé de hanter ses nuits.

    1. Trouve sur les réseaux sociaux
      Un autre son de cloche
      Avant la tempête, les Congolais qui ont un minimum de diligence comme Benoit Lwamba Bindu, ancien Président de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature prennent de plus en plus leur distance physique et sociale avec l’autorité morale du régime criminel de l’afdl au Congo devenu FCC le dénommé Joseph Kabila :
      La Centrale Intelligence Agency (CIA) et les services des renseignements civils et militaires occidentaux qui opèrent en République Démocratique du Congo répliquent avec succès les méthodes de travail qu’ils avaient expérimentées dans l’entourage du dictateur Mobutu Sese Seko pour isoler diplomatiquement et politiquement cette fois-ci le dénommé Joseph Kabila né Hypolite Kanambe Kazemberere !
      En effet, pour faire partir le dictateur Mobutu Sese Seko, les services des renseignements civils et militaires occidentaux notamment la CIA américaine avait persuadé l’entourage du dictateur de prendre leur distance avec lui à travers SEM Daniel Simpson, ambassadeur des USA qui coordonnait l’opération sur le terrain à Kinshasa !
      C’est ainsi que le Général Donatien Mayele fût recruté par la CIA pour persuader les militaires de la machine à tuer la Division Spéciale Présidentielle (DSP) à pouvoir abandonner leurs timonier en rase campagne contre quelques billets des dollars.
      La débandade fût totale puisque le grabataire Ngbanda Zamba ya Kotumba qui remue maintenant ciel et terre dans son exil au Togo et les enfants délinquants du Maréchal Mobutu Sese Seko notamment le dénommé Saddam Hussein et la cohorte des généraux des pacotilles ngbandis traversèrent nuitamment le majestueux fleuve Congo à l’entrée de la soldatesque du régime criminel de l’afdl au Congo dans la ville province de Kinshasa !
      L’histoire se répète encore :
      D’après plusieurs indiscrétions de services des renseignements civils et militaires ainsi que des ambassades qui sont accréditées en République Démocratique du Congo, plusieurs dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo adhèrent au plan de l’isolement politique de leur autorité morale le dénommé Joseph Kabila né Hypolite Kanambe Kazemberere au nom de la raison d’état.
      I. Benoît Lwamba Bindu, Président de la Cour Constitutionnelle face à la raison d’état, il lache le dénommé Joseph Kabila :
      Avant de démissionner de la présidence de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, Benoît Lwamba Bindu avait sollicité les garanties de SEM Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l’État.
      C’est à sa demande qu’il a été reçu par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.
      Alors que le nom de Benoît Lwamba Bindu est inscrit en gras sur la liste des sanctions aussi bien de l’Union Européenne que celle des États-unis d’Amérique comme faisant partie des dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo qui sont déclarés « Persona Non Grata » et interdit d’entrer et de séjourner au sein des 27 États membres de l’Union Européenne les USA et le Canada.
      Benoît Lwamba Bindu l’ex-Président de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature avait obtenu un visa d’entrée et de séjour en Belgique à la première demande sans aucune difficulté alors que l’exMaison Schengen est officiellement fermé jusqu’a nouvel ordre à cause de la pandémie du Covid-19 !
      II. SEM Félix Antoine Tshisekedi a du intervenir personnellement pour obtenir le visa d’entrée et de séjour de Benoît Lwamba Bindu auprès des autorités belges :
      La raison de sa santé a été invoquée pour faciliter l’obtention du visa d’entrée et de séjour de Benoît Lwamba Bindu en Belgique toutes affaires cessantes.
      Benoît Lwamba Bindu, Président de la Cour Constitutionnelle avait peur des deux situations suivantes :
      – D’une part, au cas où il démissionnait brusquement en étant à Kinshasa de ne pas percevoir ses indemnités de sortie et les arriérés des salaires, comme c’est fût dans le cas de ses trois autres collègues hauts magistrats qui étaient affectés à la Cour Constitutionnelle et qui avaient été contraints à la démission sans solde par les dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo, il s’agit bien entendu du professeur Jean Louis Esambo et du professeur Eugène Banyaku Lwape !
      – D’autre part, Benoît Lwamba Bindu redoutait
      d’être éliminé physiquement par les sbires du régime criminel de l’afdl au Congo s’il les abandonnait son poste sans un préavis.
      Toujours est-il que les services des renseignements civils et militaires des pays amis qui sont à la manoeuvre et « In fine », SEM Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l’Etat, avaient marqué en dernier ressort son accord lors du tête-tête qu’il avait accordé à Benoît Lwamba Bindu pour le rassurer.
      C’est ainsi que Benoît Lwamba Bindu avait souhaité d’abord de quitter le pays pour ne pouvoir démissionner que durant son séjour en Belgique.
      Le désormais « ex-Président » de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature, avait sollicité et obtenu le soutien diplomatique de SEM Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l’Etat pour ce déplacement en Europe en vue d’accéder aux soins appropriés.
      SEM Félix Antoine Tshisekedi sans hésiter avait accédé à toutes les demandes que firent Benoît Lwamba Bindu.
      Avant de partir en Belgique, Benoît Lwamba Bindu fût reçu en audience par SEM Félix Antoine Tshisekedi, Chef de l’État, qui lui avait promis non seulement tout son soutien mais aussi sa protection ainsi que celle des États amis du bloc occidental !
      Après s’être assuré de toutes les assurances politiques, diplomatiques et sécuritaires, Benoît Lwamba Bindu déposa sa lettre de démission à la Présidence de la Cour Constitutionnelle et du Conseil Supérieur de la Magistrature au mois de juin dernier.
      C’est ainsi donc que les 7 Juges membres de la Cour Constitutionnelle on pu se réunir en audience pour prendre acte de la démission de Benoît Lwamba Bindu à la Présidence de cette haute Cour de justice de la République Démocratique du Congo et du Conseil Supérieur de la Magistrature.
      Le procès verbal de la démission de Benoît Lwamba Bindu vient d’être officiellement déposé au Cabinet du Chef de l’Etat qui pourra procéder sous peu, à son remplacement.
      Pris de panique, les dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo avaient commencés à exercer les pressions sur le Directeur de cabinet du Président de la Cour Constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu en le faisant produire un faux document en vue de démentir sa démission.
      Cette tentative éhontée qui rappelle à la mémoire collective Congolaise les turpitudes qui avaient couronnées la démission en cascade du turiferaire Célestin Tunda Ya Kasenda du fauteuil de Ministre de la Justice et Garde des Sceaux ont étaient déjouées.
      L’ex-Président de la Cour Constitutionnelle Sieur Benoît Lwamba Bindu qui séjourne tranquillement dans un pavillon cossu du Royaume de Belgique entrain de boire du thé au lait avec des biscuits secs de la Flandre sous protection de la Police fédérale belge avait demandé aux services des renseignements notamment l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) d’aller vite retirer son cachet officiel et ses papiers entêtes dans son bureau à la Cour Constitutionnelle pour arrêter toute tentative de falsification d’autres documents officiels de la part des sbires du régime criminel de l’afdl au Congo !
      Se sentant isolé, les dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo avaient sollicités nuitamment les services d’un avocat-conseil local pour s’improviser sans qualité ni titre « Conseil » du Président Benoît Lwamba Bindu.
      Selon les indiscrétions des services des renseignements civils et militaires des pays amis qui opèrent discrètement à Kinshasa, plusieurs dirigeants du régime criminel de l’afdl au Congo sont entrain de prendre leur distance physique et sociale avec l’autorité morale du régime criminel de l’afdl au Congo devenu FCC et ce conglomérat des aventuriers, amoral et sans foi ni loi.
      Ainsi donc est entrain de s’écrire la fin de l’accident de l’histoire politique du régime criminel de l’afdl au Congo.
      Bismark

  3. Comment voudriez-vous qu’un étranger qui occupe votre pays vous considère si jamais vous lui servez de suppôt pendant qu’il massacre vos propres frères et soeurs ?
    Des Luamba Bindu, il y en a plein au Congo aujourd’hui. Ce sont des Vichy-médiocres. Ils ne sont pas victimes du  »syndrome du Kleenex ». Ce sont des kleenex. Ils ne méritent aucune considération, aucun respect. Doit-on regretter un kleenex ?

    1. Cher BAW,
      # Je ne suis pas aussi sûr que vous sur tout ce que vous affirmez sur Lwamba ? Pendant que le PR, Garant des institutions et de ses vérités officielles met fin au doute sur sa démission, il semble subsister encore sinon des doutes au moins des éclaircissements à apporter ici et là…
      # Pourquoi le FCC se tait-il ? Eh bien simplement parce que jusque-là il n’a pu contrôler de bout en bout le processus de démission comme il l’aurait voulu, du coup il prend son temps pour concocter un récit qui lui convienne ? Est-il en même temps à la base de cette démission ? Assurément parce que jadis très fidèle à ‘JK’ et à un très haut niveau, Lwamba commençait à trouver des raisons de s’en éloigner et a ainsi obligé le FCC de chercher au moins à l’écarter de ce poste importantissime. Lwamba se serait-il rétracté en envoyant un démenti après sa lettre de demission ? Difficile de donner une réponse ferme, d’autant que pour le vérifier la puissante ANR s’est permise une descente sur les locaux de la CC. Avec quel resultat, apparemment on n’a pas condamné le directeur de cabinet qu’on avait soupçonné d’usage de faux. Qu’en retient-on alors à la fin sinon qu’il n’est pas impossible que
      Lwamba lui-même ait démissionné puis apporté son démenti mais pourquoi donc ? Voilà les doutes sur la conclusion sans explication qui semble cacher des choses qu’on ne peut ou ne veut nous dire ; attendons donc la suite…
      # Pour l’heure, il n’y a plus à trop redire, le président vient de confirmer la démission et rend même un hommage (via son dircab) au Président démissionnaire. Officiellement il n’en sera donc plus autre chose. Mais sans s’epuiser à gloser sur un Lwamba devenu « inutile » pour ‘JK’, qui sait il peut toujours le reutiliser pour d’autres missions, il est plutôt plus utile de partir du fait qu’un ‘JK’ préoccupé par son avenir ou sa survie nous intéresse ici moins pour démasquer ses entrées dans le dossier de la démission de Lwamba. La priorité serait de voir comment le vide laissé par cette démission peut servir au pays et au nouveau Président à effacer progressivement l’influence de l’ancien régime.
      # L’occasion aussi pour moi de rappeler que personnellement « soutenir » Tshisekedi ne signifie pas « l’aimer » comme je le lis ici et là mais simplement devant les circonstances face à un ‘JK’ pour le coup que je déteste comme le ‘mal absolu’ pour notre pays, chercher à rendre possiblement son mandat utile à la sauvegarde du pays. C’est aussi pragmatique sans perdre ses valeurs et ses convictions…

      1. Oui, cher Nono. Soutenir Tshisekedi, c’est du pragmatisme… depuis qu’il est reconnu comme chef de l’Etat congolais. La priorité du pays doit être de le soutenir afin qu’il devienne suffisamment fort pour défenestrer Joseph Kabila une bonne fois pour toutes. Si Tshisekedi échoue à mener à bien cette mission, on ne retiendra de lui que sa trahison.

      2. PS
        # A propos de cette affaire Lwamba si la prise d’acte officielle(?) de sa démission par le président clôture les supputations, deux points continuent de me tourmenter :
        # 1. Nous sommes habitués à l’arbitraire du Fcc mais c’est pour autant que nous devons écarter du côté de Tshisekedi tout acte un tant soi peut malin pour se frayer son chemin ? Il y’a cette perquisition de l’ANR opaque, aurtait-elle eu lieu sans aval présidentiel, que recherchait-elle ? Si c’est pour tenter d’inculper son directeur de cabinet suspect du faux démenti, le fait que celui-ci n’a pas été touché prouverait son innocence ? Alors peut-on écarter que Lwamba est l’auteur de ce démenti qu’il aurait fait pour dérouter d’un côté et de l’autre ?
        2. L’avocat de Lwamba opté pour une fausse demission et pense que c’est du côté de Tshisekedi qu’on ferait un « coup de force » pour prendre le dessus sur le Parlement dominé par le Fcc. Ce n’est pas l’habitude de la maison et l’avocat ne manque pas d’être kabiliste mais pourquoi Tshisekedi dont on dit qu’il a entendu le vœu de Lwamba de démissionner n’en profterait pas ?
        # Autant de questions aujourd’hui en l’air et sans réponses mais nous ne pouvons les écarter définitivement, elles peuvent revenir en boomerang d’ici que Tshisekedi nomme un remplaçant ou au moment de le designer…

      3. NONO
        « « soutenir » Tshisekedi ne signifie pas « l’aimer » comme je le lis ici et là » :
        NON, NONO. Rentrez lire ce qui est dit là-bas. Il n´est nullement dit que soutenir Tshisekedi = l´aimer ; ça, c´est le résultat de votre manie d´altérer la pensée des autres.
        Pour le reste, c´est bien devenir pragmatique. Maintenant, vous pouvez mieux comprendre que les pragmatiques ne sont pas nécessairement des fanatiques primaires.

  4. L’histoire alambiquée et rocambolesque de la fausse-vraie démission du vieux Lwamba est devenue pathétique dans les milieux politico-judiciaire du Congo. On a du mal à démêler l’écheveaux de cette saga dont les congolais raffolent. Quand au perroquet Chadary, rien d’étonnant, depuis le renvoie du Ntunda du ministère de la justice, il a compris que  » ye meyi  » ne détient plus la signature contrairement à ses baves de l’autre jour devant ses sbires du PPRD. Quoi qu’on en dise, la roue a tourné, ils n y a que les aveugles qui ne veulent pas voir.

    1. Cher l’œil du cyclone,
      N’allez pas si vite en besogne. La roue n’a pas encore tourné. Elle a amorcé le mouvement pour pouvoir tourner. Il se raconte même que les démissions de Ntunda et Lwanba résultent d’un troc entre Kabila et Tshisekedi. Une seule chose est certaine. Notre peuple veut que la roue tourne. Et vite !

  5. C´est une bonne chose que les « dossiers judiciaires en cours suscitent la peur et l’effroi au sein de la mouvance kabiliste ». Quant à LWAMBA, il ne subit pas que les pressions du Fcc, mais aussi des Américains qui l´ont sanctionné. Dommage que la question ‘comment est-il sorti du Congo ?’ ne soit pas abordée.

    1. @Kabon,
      Nous on s’en fout.
      Un vrai Muhemba, vrai des vrais, n’aurait pas pu, pour des intérêts égoïstes, trahir son pays en metant à mal l’intérêt supérieur de celui-ci, par le fait qu’il ait servi fidèlement un nuisible OVNI venu d’on ne sait où!

  6. Le seul constat à faire c’est que mr Félix Tshisekedi a une occasion de prendre le contrôle de cette cour et ainsi se rassurer de l’avenir dans son combat contre le Fcc si non nous aurons que nos yeux pour pleurer en continuant à observer les agissements des ténors du Fcc qui sont toujours orgueilleux.

    1. @ Roger
      Oui, mais le « molasson » Felix a-t-il le courage de l’Angolais Lourenceao pour se saisir de cette occasion en or et terrasser Kabila et sa bande?

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