Affaire Minembwe (suite et fin?): Ruberwa dit « sa part de vérité »

Après son interview accordée, à chaud, jeudi 8 octobre, au média « ReliefWeb », le ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles, Azarias Ruberwa, 56 ans, s’est entretenu, mardi 13, avec des journalistes kinois. En langage judiciaire, on dira que « l’accusé » a plaidé non-coupable sur l’ensemble du processus d’élévation de Minembwe en « commune rurale ». Il en est de même de l’événement qui a servi de détonateur en l’occurrence l’installation du « bourgmestre » le 28 septembre dernier. C’est par « pure coïncidence » que lui et les autres officiels se sont trouvés sur le lieu. Dans sa « contre-attaque » censé le rendre plus blanc que blanc, « Azarias » a omis un détail essentiel. Il s’agit de l’arrêté interministériel qu’il avait signé, en date du 30 mai 2018, avec son collègue d’alors en charge de l’Intérieur, Henri Mova. Calme, pondéré, élevant rarement la voix, l’interviewé est apparu néanmoins meurtri. Ce qui ne l’a pas empêché de faire passer plusieurs messages. C’est sa part de vérité. Sera-t-il entendu? C’est à voir.

Pas de démission à l’ordre du jour. Dès le lendemain de l’annonce de la cérémonie d’installation du bourgmestre de la « commune rurale » de Minembwe, le 28 septembre dernier, des voix se sont élevées à l’intérieur comme à l’extérieur du Congo-Kinshasa pour exiger la démission du ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles. Les mots « tricherie », « forfaiture », « balkanisation », « infiltration », « occupation » n’ont cessé de fuser sur les réseaux sociaux.

Au cours du point de presse qu’il a animé, mardi 13 octobre, Azarias Ruberwa a indiqué qu’il a été reçu, la veille, par le président Felix Tshisekedi. De quoi ont-ils parlé? Il s’est gardé de répondre à cette question tout en glissant que sa démission n’est pas à l’ordre du jour. « Ma démission n’est pas à l’ordre du jour. J’aurai démissionné si j’avais commis une faute. Je ne peux pas démissionner pour faire plaisir aux gens qui expriment une haine viscérale juste parce qu’il s’agit de Ruberwa ».

Le Palais du peuple, siège du Parlement congolais

A en croire Ruberwa, il n’y est pour rien dans tout ce qui se raconte autour de l’érection de Minembwe en « commune rurale ». Et ce depuis les décrets successifs des Premiers ministres Adolphe Muzito, Augustin Matata et Bruno Tshibala jusqu’à la lettre du gouverneur de la province du Kivu notifiant à Gady Mukiza sa nomination au poste de bourgmestre et le procès-verbal de son installation établi par le ministre de l’Intérieur Lwabanji Lwasi Ngabo. « J’étais en mission de sécurité à l’Est avec le ministre de la Défense. J’avais un ordre de mission signé par le Premier ministre. Au fil des conversations, des voix se sont élevées pour demander pourquoi on ne procédait pas à l’installation du bourgmestre de Minembwe qui est en fonction depuis trois ans. C’est par pure coïncidence que nous sommes retrouvés à Minembwe », dit-il.

Pas de convocation formelle à l’Assemblée nationale. Début octobre, le député national Muhindo Nzangi, élu de Butembo, au Nord-Kivu, avait initié une interpellation du ministre Ruberwa. La question fut évoquée lors de la plénière du 8 octobre à la satisfaction générale. Il revient au Bureau de la chambre basse d’adresser une « invitation formelle » au ministre de la Décentralisation. « Je n’ai pas encore reçu une invitation formelle de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’interpellation initiée par ce député national », a-t-il fait observer.

Le constat est là: la présidente de l’Assemblée nationale n’a pas encore jugé utile d’écrire au gouvernement à ce sujet. Il faut dire que Ruberwa n’est pas n’importe qui. Il ferait partie des « conseilleurs officieux » de l’ex-Président congolais.

Cadre de la mouvance kabiliste, Jeanine Mabunda a, sans doute, compris que le débat sera houleux sur ce dossier. Elle a, sans doute, compris également que les discussions risqueraient de se muer en un procès en règle contre le régime AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre) et les dix-huit années de la présidence de « Joseph Kabila ». Celui-ci et Ruberwa sont de « purs produits » de l’AFDL. Compte tenu de toutes ces considérations, Mabunda attend, sans doute, le « feu vert » en provenance de la Ferme de Kingakati où réside l’ex-raïs.

Affaire Minembwe, un montage? « Azarias », lui, n’a pas pu s’empêcher de relever une sorte d’union sacrée inattendue qui est apparue entre les différentes tendances politiques congolaises autour de l’affaire Minembwe. Et ce de Cach à la mouvance kabiliste dite Fcc en passant par Lamuka, Il s’est étonné de voir « des gens qui ne se parlaient plus du tout faire cause commune ».

Le consul romain Ponce Pilate qui lave ses mains

C’est ici que Ruberwa a adopté la posture d’un évangéliste. Un évangéliste quelque peu présomptueux au point de comparer sa situation avec celle ayant précédé la crucifixion de Jésus. Selon « Pasteur Azarias », l’unanimisme ambiant qui règne au sein du monde politique congolais lui rappelle « le roi Erode et Pilate qui sont devenus amis après avoir été des ennemis ». Il assimile les réseaux sociaux à la « foule » qui exigeaient la mise à mort du Christ. « Pilate a lavé ses mains pour faire plaisir à la foule alors qu’il savait que Jésus était innocent », assena-t-il. Et de s’interroger: « Et si Ruberwa disait la vérité? Et si cette affaire n’était qu’un montage des gens qui en veulent à sa personne? »

On a compris. Le ministre de la Décentralisation est assidu des réseaux sociaux. Il est meurtri par les attaques contre sa personne mais aussi les soupçons selon lesquels sa présence à la tête de ce département procédait d’un « agenda caché ». Et de rappeler le rôle qu’il « a joué » pour la « réunification » du pays en sa qualité de vice-président de la République chargé de la Politique, défense et sécurité.

Promouvoir la réconciliation et la tolérance. Tout au long de cette interview, le ministre Ruberwa a affiché la mine d’une « victime innocente ». L’homme feint d’oublier les récents affrontements sur les hauts plateaux d’Intombwe entre les autochtones fuliro, bembe, nyindu contre des milices « banyamulenge » commandées notamment par un certain Michel Rukunda, alias colonel Makanika, un déserteur des FARDC.

Ruberwa feint également d’oublier que les Congolais n’appartenant pas à la « communauté banyamulenge » ont encore des plaies psychologiques non-cicatrisées. Des plaies découlant des agressions commises sur leur sol par des troupes venues notamment du Rwanda. Sans omettre ces Banyarwanda dits « banyamulenge » qui avaient pris les armes en 1996-1997 sous prétexte de reconquérir leur « citoyenneté zaïroise ». Il y a des griefs de part et d’autre.

Passant tous ces contentieux par pertes et profits, « Azarias » s’est cru qualifié pour lancer un appel. Il s’agit, selon lui, de « combattre l’idéologie de l’intolérance ». Pour lui, « la réconciliation constitue un besoin réel et fondamental ».

Dans son plaidoyer, le ministre Ruberwa a éludé – sciemment? – cet arrêté interministériel daté du 30 mai 2018 qu’il aurait signé avec le ministre de l’Intérieur d’alors, Henri Mova Sakanyi. C’était en exécution du décret du Premier ministre Bruno Tshibala daté… du 30 mai 2018 autorisant la poursuite du processus d’installation de la « commune rurale » de Minembwe.

 

Baudouin Amba Wetshi

37 thoughts on “Affaire Minembwe (suite et fin?): Ruberwa dit « sa part de vérité »

  1. Il me semble que vous epargnez Azarias en omettant de rappeler qu’il est le géniteur où mieux l’initiateur-instigateur de la création du bébé éprouvette mort-né « territoire-commune rurale Minembwe « . En connaisseur aguerri de l’histoire politique du Congo, est-ce par oubli avez-vous laissé de côté le détail, pas de moindre, de la première ėrection d’un territoire à Minembwe par le réfugié rwandais Azarias devenu chef rebelle du RCD-Goma et administrateur, armes à mains, d’une portion du territoire sur les terres congolaises du Kivu ?

  2. Cher BAW,
    Ruberwa est clair dans ses propos : il a été reçu par Félix Tshilombo la veille de sa descente sur Minembwe. Ailleurs il dira qu’il n’a rien fait à l’insu du chef des Bena Mpuka. Kamerhéon avait fait les mêmes déclarations avant Ruberwa, comme quoi il ne faisait rien à l’insu de son chef, le président nommé. Alors les Congolais doivent comprendre qu’il y a un seul homme qui se moque d’eux, c’est Tshilombo Tshivube. Celui-ci souffle le chaud et le froid au gré de ses intérêts, l’intérêt supérieur de la nation il n’en a cure!

    1. Un peu de respect pour le President Mr Kum! Fatshi est le President de tous les Congolais; il est le President de tous ceux qui l’ont elu et de tous ceux qui ne l’ont pas elu, y compris ceux qui pensent qu’il a ete nomme. Il n’est pas seulement le chef de Bena Mpuka. Etre en desaccord avec lui ne vous donne pas le droit de lui manquer du respect! Sans rancune!

  3. Monsieur Ruberwa a « omis » beaucoup de choses au cours de son entretien avec la presse . Questions : pourquoi vos confrères ne lui ont-ils pas posé les questions relatives à ces omissions que vous avez judicieusement relevées dans votre article ? C’est là où l’on touche au point sensible : non maîtrise du sujet?incompétence ?superficialité? souci de préserver ses chances de bénéficier du « coupage « ? Tout cela à la fois ? Les journalistes congolais sont certes courageux , volontaristes , mais ils sont desservis par la précarité qui les fait trop dépendre des interviewés . Au détriment de la qualité du travail .

  4. Il est temps de faire une pause et de se poser des bonnes questions. 1) Tous les Rwandophones ayant vécu et vivant au Congo sont-ils labellisés « Banyamulenge  » ? 2) Est-il juridiquement possible de retirer la nationalité à un groupe d’êtres humains, un droit reconnu par deux Constitutions: la Loi fondamentale de 1960 et la Constitution de Luluabourg ? Faute d’État civil organisé, la majorité des Kongomani n’ont pas d’existence légale : non déclarés à la naissance, vivant sans document d’identité et terminant leur vie congolaise incognito légalement. L’installation des services de l’État dans les Hauts plateaux du Sud-Kivu est nécessité pour les habitants. Toutes ethnies confondues. Ceci est valable pour de nombreux coins de la République, sans présence de l’État. Sans service d’État civil.

    1. @Jean-Marie Mabiti
      Voici quelques elements de reponse a vos deux questions en sus de mes deux articles “Les Tutsis congolais: une assertion mensongere” et “la nationalite d’origine: une escroquerie legitimee par une elite “intellectuelle” congolaise” publies respectivement en 2017 et 2019.
      Premierement. Tous les rwandophones ne sont pas identifies sous le vocable frauduleux de “Banyamulenge” prononce pour la toute premiere fois en 1976 par Gisaro Muhoza, un rwandophone nomme “Commissaire du people” durant la deuxieme republique (Zaire a l’epoque). Mulenge est une localite (haut plateau) dans la chefferie de Bafuliro, territoire d’Uvira au Sud-Kivu.
      Deuxiement. Votre question sur la nationalite n’est pas bien formulee. La loi fondamentale du 18 mai 1960 n’a pas aborde la question de la nationalite. La Constitution de Luluabourg du 1er aout 1964 est celle qui introduisait pour la toute premiere, a l’article 6, la legislation sur la nationalite congolaise basee uniquement sur une notion sociologique (la tribu et non l’ethnie ou groupes ethniques). Autrement dit, vous etes Congolais (la seule nationalite qui existait) etant donne qu’un de vos kokos a ete ou est member de la tribu “Suku”, par exemple, laquelle est repertoriee ou etablie a l’interieur du territoire congolais dans ses limites du 18 octobre 1908. A ce niveau, la nationalite est individuelle! Meme la legislation du 18 septembre 1965 (une loi organique) prevoyait une naturalisation individuelle. Cependant, le rwandophone Bisengimana Rwema induit l’ancien “roi” du Zaire Mobutu Sese Seko en erreur avec la premiere naturalisation collective des originaires du Ruanda-Urundi avec la loi 71-020 du 26 mars 1971, pour l’abroger par la suite avec une autre naturalisation collective avec la loi 72-002 du 5 janvier 1972 et, enfin, sur recommendation du Comite central a l’epoque, abrogeant cette derniere par la loi 81-002 du 29 juin 1981 en introduisant entre autres le principe du “caractere strictement individuelle de la demande de la notionationalite zairoise“.
      Irene Kamanzi, interviewee par “Congoindependant” repond d’ailleurs aussi correctement a votre deuxieme question en mentionnant: “Autant on ne peut pas conquerir la nationalite pour un groupe, autant un groupe ne peut pas perdre la nationalite”.
      Un dernier point. Une nuance: une nationalite accordee est un privilege et non un droit tandis qu’une nationalite reconnue est un droit. Dans ce cas precis des Banyarwandas ou rwandophones, y compris ceux qui se reclament d’un groupe ethnique imaginaire, il s’agit donc d’une naturalisation sur hypothese que la procedure a ete respectee, bien entendu. Cependant, cette naturalisation est accompagnee des droits. Etant donne qu’il s’agit d’un privilege, cette nationalite peut etre retiree en cas de fraude ou toute autre violation de la loi!
      Salut, ndeko!

    2. @Jean-Marie Mabiti
      PS. Ne perdez pas de vue que Paul Kagame a tout gache pour tous ces Banyarwanda avec la Consitution rwandaise du 4 juin 2003. Etant donne que cette Constitution stipule a l’article 7 que « la nationalite rwandaise d’origine ne peut etre retiree » et qu’elle reconnait aussi la double nationalite, tous les Banyrwanda naturalises congolais ont d’office perdu la nationalite congolaise! Tous! Imaginez-vous alors le danger d’introuduire la double nationalite au Congo-Kinshasa!

  5. Le processus d’installation de cette commune rurale Minembwe est entaché de ruse. Étonnamment, l’ancien ministre de l’intérieur Mova ayant permis la poursuite du processus se tait dans toutes les langues, l’ancien premier ministre Tshibala de même. Je pense que dans ce camp, ils ont pris la résolution de ne pas ouvrir la boîte de pandore.

  6. Un ministre d’Etat qui polémique publiquement avec son président. Sur une question aussi essentielle que l’organisation de la territoriale. C’est d’une absurdité sans nom. A l’aune de cette imposture rwandaise au pays et ses accompagnants congolais.
    Soni !!!

  7. L’érection de Minembwe en commune est une mascarade, dès le départ. C’est l’oeuvre de ces gens, semble-t-il, arrivés au Congo avant Jésus-Christ et qui veulent -à tout prix, se fabriquer un espace de vie autonome. Le Professeur Djoli nous l’a très bien expliqué.
    Ce ministre était en mission de sécurité à l’Est avec le ministre de la Défense. Un ministre de la décentralisation en mission de…sécurité ? Et où était le ministre de l’intérieur ? Absent, en voyage avec le président ?
    Oyo mboka ya ndenge nini ?

  8. # Ruberwa a dit « sa part de vérité » ? Personnellement j’aurais dit : Ruberwa présente « sa défense » car ses propos ne sont pas tout à fait une vérité mais (un montage !) des faits dont il veut nous convaincre. La vérité aurait été non pas qu’il joue simplement la posture de victime dans ce dont on l’accuse mais quil ait le courage de nous révéler ce qu’il défend dans l’érection de Minembwe comme ‘commune rurale’. Nous savons tous que ce projet vient de loin, depuis 1998, inspiré et planifié avec Kagame et passé entre-temps par des décisions ministérielles, provinciales et locales auxquelles Ruberwa a participé sinon a initiées (par exemple arrêté interministériel du 30 mai 2018). Vous l’avez dit mais
    laisser croire qu’il passait par Minembwe par hasard ou dans le seul cadre d’une caravane de la paix, vous comprenez bien,
    ne va convaincre personne.
    # Entendons-nous bien,
    Ruberwa comme tout leader communautaire a le droit de défendre les siens et Il est justement suggéré ici que les deux principaux protagonistes dans cette affaire, l’dministration centrale qui se place en interlocutrice comme les Banyamulenge ont chacun leur responsabilité. Dans chaque camp il ne manque pas de calculs politiciens, d’amateurisme et d’atres agendas cachés mais rien de cela n’effacera signitivicament un passé de méfaits et crimes que les immigrés Banyamulenge ont causés aux Congolais et au pays avec en plus le concours des belligérants venus de l’etranger voisin.
    # A l’issue de son entrevue avec le président, Ruberwa nous dit que sa démission n’est pas à l’ordre du jour parce qu’aucune faute ne lui a été reconnue et il avait un ordre de mission valide en rapport avec la sécurité. BAW en renchérit que Ruberwa dirait peut-être la vérité et cette affaire ne serait qu’un montage des gens qui en veulent à sa personne. Ruberwa du coup devenu le Christ innocent(?) et ses adversaires dont Tshisekedi des Pilates qui l’ont laissé crucifier à cause de la pression populaire.
    Malheureusement, ai-je dit, les Congolais ont bien assisté et subi les méfaits de Rubewa et de sa communauté Banyamulenge qui ne sont pas aussi innocents que le Christ, ils sont depuis longtemps un bras armé de la stratégie de conquête du Rwanda de Kagame et se servent de tous les stratagèmes politiques, juridiques, administratifs pour passer sous les radars. Si beaucoup d’entre-nous sommes d’accord de  combattre l’idéologie de l’intolérance, hélas une reconcilation durable ne peut reposer que sur la verite et la justice, nous en sommes loin. Autant d’équivoques dans le plaidoyer de Ruberwa, une vérité présumée qui nécessite, oh combien, examen.

  9. PS
    L’insécurité endémique de l’Est du pays, on ne s’en rend pas toujours compte, est une puissante épine qui handicape le fonctionnement efficace de notre pays et le cas de Minembwe est un exemple de ces obstacles, une grave division du pays en sus. Une des causes essentielles c’est l’ingérence du Rwanda de Kagame
    et les rwandophones du Congo transformés en ses
    infiltrés malicieux et actifs dans nos affaires.
    On peut facilement crier à combattre le Rwanda de Kagame avec nos moyens pas
    toujours bien au point aujourd’hui, on peut chercher
    à composer avec lui un peu n’importe comment comme le fait Tshisekedi mais est-ce si naïf et si impossible de couper le pont entre les rwandophones du Congo et le Rwanda, sources de beaucoup de coups fatals dans notre pays ?
    Voilà une proposition difficile à avaler et à mettre en pratique mais peut-être pas inutile à concevoir pour en finir avec les drames interminables de Beni, Djugu…

  10. @jo bongos, encore une fois, que nous soyons banyarwandas du nord kivu ou banyamulenges du sud kivu, comme tous les autres congolais, nous ne demandons a personne la permission de rester chez nous au congo.demandez a vos amis interhamwes qui tuent et violent les populations du kivu ou les ont menés leurs actions tentant a éradiquer tous les tutsis de la planete.si notre presence sur notre sol du congo vous derange, venez nous déloger , on vera bien ce qui ce passera. rien d autre …

    1. @kalisa
      kiekiekie…
      Rengaine connue. Archi-connue. Changez de disque. Vous allez le rayer. Ce serait bien dommage.
      Je ne suis pas certain que ce sont les interhamwes, seulement, qui tuent et violent les populations du Kivu. Les femmes réparées par le Dr Mukwege nous ont raconté beaucoup de choses. Elles savent très bien qui sont les sauvages qui les violent et les tuent.
      Avez-vous lu le livre : Lies of the Tutsi in Eastern Congo/Zaïre : A case study, par John Kapapi ?
      Je ne vous le recommande pas parce que je sais déjà que vous allez me dire que l’auteur est un interhamwe.
      A propos, depuis que vous contrôlez le Congo ( Ngomino = Nous y sommes, nous y restons ), vous n’avez toujours pas éradiquer ces interhamwes ? C’est incompréhensible…
      Rejoignez-vous le combat de Dr Mukwege pour l’instauration d’un tribunal pénal international pour la RDC ?

    2. @Kalisa
      Ah bon! Kingoloforce! Vous n’avez jamais ete « Congolais d’origine » car Vous ne possedez aucune terre! Et vous n’etes pas Congolais a cause de la betise de Paul Kagame avec l’article 7 de la Constitution rwandaise de 2003! Qu’on vous le dise en kinyarwanda?

  11. @kalisa
    Autre chose : que pensez-vous de cette superbe proposition de Noël Tshiani de nommer Azarias Ruberwa, ambassadeur du Congo au Rwanda ?
    N’est-ce pas là une bonne idée, hein ?
    Allez, s.v.p, ne me dites pas que Tshiani est un interhamwe.

  12. AH CES TUSHIS CHAMPIONS DU MONDE TTE CATEGORIE EN MENSONGE ET ILS SE CROIENT PLUS FORTS.
    IL FAUT LES DECHOIR DE LA NATIONALITE CONGOLAISE ET LES VIRER DU CONGO.
    PIERRE PEAN LES CONNAISSAIENT FORT BIEN .
    BOZONGA EPA BINO KOLIA BA RACINES .
    QUEL DOMMAGE HOMME CONGOLAIS PAS CONSTANT ET NON CONGRUENT.

  13. La gravité de cette situation est que :
    Depuis l’époque coloniale, en passant par la période de l’indépendance et, jusqu’à ce jour du 28 septembre 2020, en la personne du bourgmestre, est nommé et établi un fonctionnaire de l’État (Mr. GAZ MUKIZA) qui se réclame d’un groupe ethnique jamais enregistré en RDC(Z).
    Pour notre part, le fait de cette  » Première historique  » (quoiqu’elles en disent) donne amplement un sens à la présence, à cette cérémonie, de toutes ces personnalités nationales et étrangères de haut rang.

  14. @ Kalisa,
    Vous avez tout dit a ces nullards et poltrons haineux. Qu’ils osent venir deloger les Congolais Tutsis de leur pays et on vera la suite.

    1. @Laurent Pilipili
      Plus nullard que vous n’existe pas. Votre arrogance et votre réthorique vous trahissent. Etes-vous congolais ou congolais tutsi ?
      Pour votre information, au Congo, il n’ya pas de congolais hutu, pas de congolais twa, pas de congolais muluba, pas de congolais mongo, pas de congolais muyaka. Il n’y a que des congolais.
      Vous avez un vrai problème. Mais personne ne vous interdit de rêver débout et de mentir la bouche ouverte.
      Quand vous parlez de  » on verra la suite  », à quoi pensez-vous ? Qu’est-ce que vous allez faire que vous n’avez pas déjà fait ? Violer de vieilles femmes sans défense? Les enterrer vivantes ? Massacrer des enfants ? Je présume que vous avez été à l’école et vous avez appris l’arithmétique. Une simple question : combien êtes-vous et combien sont les autres ?
      Au fait, c’est quoi votre langue ? Moi, je parle kimbala et vous ?

      1. @ Bongos
        De grace, trouve-toi un emploi plus utile que tes vomissements haineux quotidiens sur CIC. En fait tu re-confirmes notre grand mepris pout ton espece.

    2. @Laurent Pilipili ,
      Vous avez fêté en chantant  » Minembwe commune…Minembwe commune  ». Il me semble que vous avez oublié de chanter votre Mwami.
      Au fait, c’est qui votre Mwami ?

      1. @Jo Bongos,
        Ndeko, bomba mayele na yo po na baye Ekolo y’a yo Congo, kosilisa yango epayi ya baniangalakata pe ba bolole wana te.

  15. @Laurent Pilipili ,
    Vous seriez incapable de me montrer un propos haineux dans mes posts. Quand vous n’avez rien à dire, vous ne savez que traiter vos contradicteurs de haineux, de haine. On connait la chanson. Vous avez oublié  » interhamwe  »,  » fdlr  »,  » anti-luba  »…
    Pourquoi ne répondez-vous pas à mes questions ?
    Puisque Jésus est arrivé au Congo après vous, qui était ou est votre Mwami ? Quelle est votre langue ? Où sont vos terres ?
    Sachez aussi qu’être méprisé par des tueurs parce qu’on leur balance la vérité en face est un honneur, une jouissance.
    Question emploi, je peux vous garantir que vous ne faites pas le poids.

  16. @jos Bongos,
    Un antisemite Notoire , Anti tutsi , petit meme tes aieux ont echoue toi tu ne peux pas , perte du temps sur internet , je te dis que L’Israel nexiste pas par amour de ses pays voisins, petit Interahamwe tu vas subir le sort comme celui de votre semblable mai mai combattant dans l ombre , il serait tombe dans les hauts plateau , la on ne badine pas , toi qui ecris n importe quoi sur internet , tu devais retenir cette lecon, tu oublie que ces juifs de la region , certains avaient quitte uvira a pied jusqu a kinshasa??? je dis bien a pied , continuer tu verras un jour .

    1. @Vieux Mopape ,
       » Un antisemite Notoire , Anti tutsi , petit meme tes aieux ont echoue toi tu ne peux pas… » Vraiment ? C’est du grand n’importe quoi ! Boni bilobela boye ? Kaka po na tuni question ? C’est qui combattant dans l’ombre ? Bobomi ye ? Vous n’allez pas tuer tout le monde papa…
      Répondez aux questions qu’on vous pose. On discute entre congolais, n’est-ce pas ? Je ne suis pas antisemite, encore moins anti tutsi. Je suis, j’espère comme vous, contre tous ceux qui tuent les congolais.

    2. MM Mopape, Kalisa et consorts,
      Montrez-vous plus reconnaissants envers les Congolais au lieu de l’arrogance et l’oubli rapide du passé. Regardez sur le documentaire belge les beaux souvenirs de vos parents et grand-parents de leur vie réglée où les Belges de la Croix Rouge avaient prévu tout dans leurs camps de Masisi, Rutshuru, Walikale et d’ailleurs. Vous bombez le torse aujourd’hui en disant que vous etes chez vous au Kivu et vous dénoncez les Interhamwe alors que ce sont vos frères du Rwanda pas des Congolais. Nous n’étions pas à Kigali et sur vos autres collines en 1994. Attention, certaines choses se payent sur terre. Vous parlez d’une histoire des Juifs que vous ne semblez pas connaître, savez-vous par quels affres ils sont passés dans leur histoire depuis des siècles, tués et déportés et qui vous dit que cela ne reviendra pas s’ils continuent à se voir plus puissants que la terre entière ? Songez à votre descendance !

  17. @ La rédaction du CIC,
    J’ai compris que ce forum était destiné à la réflexion sur les sujets qui concernent notre pays, la RDC. Au delà de ce que peuvent être nos divergences et points de vue, il est inadmissible que des énergumènes qui ne se cachent même pas de montrer qu’ils défendent une cause bien spécifique, homogène de caractère ethiniciste viennent ici proférer des menaces touchant à l’intégrité physique des intervenants. J’invite tous les autres intervenants d’en prendre conscience et de dire NON à ces tentatives d’intimidation des représentants d’un groupe ethnique à chaque fois qu’on apporte une contradiction à leurs discours. J’invite les intervenants qui pensent comme moi à solidariser dans ma démarche de demander à la rédaction de CIC de mettre en garde ces arrogants extrémistes ethniques ou de les dénoncer à la police belge. Cher BAW, la rédaction de CIC peut facilement identifier le numéro de série de l’ordinateur de chaque intervenant. Et ces menaces sont facilement traçables.

    1. Cher BAW,
      Pour l’amour de la mère-patrie, si possible, que la rédaction de CIC fasse quelque chose pour contrer toute action malfaisante de ces mécréants.
      Le peuple congolais vous en saura gré.

  18. NONO
    – Vous avez raison que Ruberwa joue la posture de victime au lieu d´exposer ce qu’il défend dans l’érection de Minembwe comme ‘commune rurale’.
    – „Nous savons tous que ce projet vient de loin, depuis 1998…“ : Vous prenez inutilement le risque de fixer 1998 comme le début de ce projet.
    – „… rien de cela n’effacera signitivicament un passé de méfaits et crimes que les immigrés Banyamulenge ont causés aux Congolais et au pays“ : Avec la complicité et l´implication avérées des Congolais. Il faut éviter le simplisme.
    – „… les Congolais ont bien assisté et subi les méfaits de Rubewa et de sa communauté Banyamulenge qui ne sont pas aussi innocents que le Christ…“ : Avec de telles généralisations, vous favorisez vous-même le jeu de la victimisation au lieu de contribuer à la solution du problème.
    Sur le même sujet, vous avez aussi étalé des contradictions et tenté de falsifier les faits (cf. La partie 1 de l´article de BAW).
    1. „toutes ses satisfaites promesses ont accouché d’une souris“ : Promesses, oui. Satisfaites ? Non, vous falsifiez. Aucun délai n´a d´ailleurs été donné pour mettre un terme à ces tueries organisées (par des voisins et des Congolais).
    2. „Des discours et encore des discours“ : Faux. Nono oublie qu´il venait d´écrire que Félix a déclenché quelques jours plus tard une « OPÉRATION MILITAIRE DE GRANDE ENVERGURE ». 
    3. „une poignée qui l’a hué à sa descente d’avion à Goma“ : Que vaut cette poignée comparée à la masse qui l´a accueilli ? C´est comme si vous auriez tant souhaité un rejet de Félix.
    4. „Jusque quand Tshisekedi … va-t-il prendre des problèmes aussi sérieux à la légère et avec une certaine lâcheté ?“ : Jusqu à ce que vous sortirez de votre bulle dans laquelle vous pratiquez une sorte d´inceste avec vos co-débiteurs de mêmes ragots pris pour des critiques rationnelles. Légèreté, Lâcheté, c´est plus affirmé (encore vite affirmé) que prouvé. Et quand on vous demande d´argumenter, vous criez au djaleloisme. Prétexte. Échappatoire. Votre légèreté et lâcheté sont évoquées au point 11.
    5. „C’est l’impression qu’il nous a donné“ : Il ne vous donne pas cette prétendue prétention. Vous aviez déjà votre jugement dès le début de son mandat. Vous vous évertuez – maladroitement d´ailleurs – à collecter des justifications.
    6. „Mgr. Muyengo… a vertement critiqué l’irresponsabilité du Chef de l’État“ :  Muyengo ne s´est jamais embarrassé d´aller manger et boire chez ces leaders (kabilistes) du Kivu qui exercent une influence négative dans la région. C´est bien qu´il se réveille (quoique tardivement), mais qu´il soit courageux, cohérent et non sélectif.
    7. „Les Congolais reprochent à celui-ci son inaction“: LES Congolais l´ont confié à Nono comme leur porte-parole ? Ceux qui soutiennent l´action de Félix ne sont-ils pas des Congolais ? Diongo, Diomi, Bombole, Bosembe, Kadiombo, de nombreux parents et jeunes… ne sont pas de Congolais ?
    8. „Personne ne pense renvoyer ces derniers au Rwanda“ : Personne ? Avez-vous suivi toutes les vidéos des Congolais dans le monde ? 
    9. „« Le mourir pour la paix à l´Est » dont Tshisekedi nous a fait le serment ! À lui d´agir maintenant…“ : Nono, trop d´incohérences ! Vous avez précédemment écrit en majuscule d´ailleurs que Félix a déclenché une opération militaire de grande envergure. N´est-ce pas une action ? C´est qu´il fait avec la Justice, les inspecteurs… n´est-ce pas une action ? Votre rhétorique cache mal un manque d´honnêteté manifeste.
    10. „jusque-là il célébrait naïvement une cohabitation harmonieuse avec des gens“: Célébrer naïvement ? Non. Il mentionne toujours que c´est une situation inhabituelle, une expérience nouvelle, les frictions sont normales. Par ailleurs, ses nominations dans l´armée et la Justice ont attristé et le FCC et vous-même NONO. C´était bien curieux de vous voir vous plaindre autant que le Fcc, alors que vous avez souvent présenté Kabila comme le „mal absolu“. Contradiction. Naïveté et mauvaise foi de Nono ?
    11. „Une stratégie éprouvée de mise en scène froide, de mensonges et d’intoxications qu’il faut sciemment et méthodiquement éventrer“ : Voilà Nono qui se met à claironner ce que Félix savait déjà. Nono, vous avez applaudi le malencontreux va-t´en guerre MUZITO et condamné la déclaration de Félix sur les Banyamulenge à Londres, alors que ce dernier refusait ainsi clairement de jouer le jeu de la victimisation qui fait partie de cette „stratégie éprouvée“. Vous voilà en train de reprendre sa compréhension de la situation, mais sans le réhabiliter. Félix dit A, alors que Nono dit B. Puis Nono se met à dire le A de Félix (sans le voir ou l´avouer). Dans les deux cas, lui, il est sage, mais Félix naïf (alors que Félix est mieux ‘renseigné’ que Nono et sait pertinemment bien que la guerre de l´AFDL avait commencé – sous un prétexte ‘efficace’ – comme la guerre des Banyamulenge). Koseka !
    12. „exploit et les voilà capables de relever le défi d’une longue occupation basée d’abord sur la ruse et le mensonge“ : En parlant d´exploit, vous semblez maintenant avoir pris conscience de l´ampleur de la crise. À quoi servait-il de commencer votre post par des jugemens intempestifs et peu réfléchis du genre „a couché d´une souris“.
    13. „c’est peut-être la première fois que j’applaudis“: Pas besoin de vos applaudissements. Il vous est demandé de raisonner en bon intellectuel c.-à-d. avec RIGUEUR. Inutile de faire des légèretés, des bilobaloba pour revenir avec un autre discours en guise de rattrapage.
    Par ailleurs, Félix ne doit pas tout faire à votre place. Il crée plutôt l´espace pour que vous AGISSIEZ.

    1. @Procongo
      Un autre son de cloche trouvé dans les réseaux sociaux. Cette approche, analyse serait elle valable comme stratégie pour régler la situation à minenbwe, that is the question.
      “Le microcosme politique congolais est dominé depuis quelques semaines par la problématique des Banyamulenge avec comme épiphénomène la bourde d’Azarias Ruberwa à Minembwe.
      La communauté internationale, depuis la Shoah, vit avec un sentiment de culpabilité par rapport aux minorités. Le massacre des albanais au Kosovo, la persécution des ouïghours en Chine, et plus près de nous, le génocide des tutsis au Rwanda ont fait que le monde se range toujours du côté des minorités. Et la force des minorités, c’est la victimisation.
      Souvenons-nous que la guerre de l’AFDL avait comme premier prétexte la persécution des Banyamulenge.
      Le fait pour certains compatriotes de crier haut et fort que les Banyamulenge ne sont pas congolais joue en leur faveur. Ce sont des vidéos qu’ils brandissent auprès de leur lobbying pour prouver qu’ils sont persécutés, dénués de toute nationalité. Si ces attaques persistent et passent le cap du verbe, ne nous étonnons pas que l’on dépêche des troupes pour les protéger, et à terme leur octroyer une terre où ils vivront en “sécurité”. C’est ce qui s’est passé dans le cas du Kosovo.
      L’histoire est didactique, sinon devrait l’être.
      Que préconisent tous ceux qui crient que les Banyamulenge ne sont pas congolais? Les ramener tous au Rwanda? Ce dernier n’ouvrira jamais ses frontières. Et la Communauté Internationale ne l’acceptera jamais.
      Solution: Recencer toute la population, Banyamulenge y compris. Car la génération actuelle est née au Congo. Il y a sûrement des infiltrés, il faudra les identifier. Les dissoudre dans la population en empêchant, par des voies légales toute forme de communautarisme à outrance dans toutes contrées ou ils sont établis ( Minembwe, Fizi, Walungu, etc).
      Les Banyamulenge sont des congolais à part entière. N’en déplaisent à certains. Ils sont détenteurs des passeports congolais, ils peuvent postuler à tous les échelons, y compris la magistrature suprême. Aller dans le sens contraire, c’est jouer le jeu des tireurs de ficelle qui, tapis dans les ténèbres, veulent balkaniser le Congo. Or le Congo est un et indivisible.
      Let us be smarter”
      Tout simplement un autre son de cloche dans les réseaux sociaux.

  19. OÙ EST LA FAMEUSE HAINE DES CONGOLAIS À L’ENDROIT DES BANYAMULENGE, COMMENT S’EXPRIME-T-ELLE ???
    # Avec parfois une légèreté déconcertante, certains Congolais pourtant intellectuels reconnus convoquent la haine des Banyarwanda par les Congolais pour expliquer l’agitation autour de l’affaire Minembwe. Leur demander comment s’exprime cette haine serait la moindre des revendications. Jusque-là
    personne d’entre eux n’a eu la présence d’esprit de répondre à cette question qui s’impose d’elle-même sauf à surfer sur les escarmouches et la guerre qui se deroulent à Minembwe. Imaginez-vous qu’il y’a quelques journalistes et investigateurs qui ont posé directement la question aux ayants-droits : « avez-vous MM les représentants des Bembe, Fuliro, Nyindo, Rega… de la haine envers les Banyamulenge et pourquoi ? »
    Écoutez leurs réponses qui valent le détour et envoient promener du coup certaines prétendues bonnes consciences et têtes pensantes parmi nos Concitoyens censeurs :
    # 1 – Nous nous défendons légitimement contre leurs agressions et c’est ça la haine ? Avez-vous entendu l’un d’entre-nous demander de les renvoyer au Rwanda ?
    2 – « Ça fait des décennies que nous vivons avec les Tutsis dans notre territoire. Nous les avons accueillis, nous les avons encadrés comme il se doit. Comme étrangers. Ils ont pu acquérir la nationalité, on n’a pas fait de problème. Aujourd’hui, pour quelle raison on va les chasser ? Depuis le début nous venons en réaction à un comportement inapproprié des hôtes.
    3 – « Les motivations, les mobiles qui sous-tendent la création de la commune de Minembwe sont connues. Ça n’a pas commencé aujourd’hui. En 1999, quand ils avaient toute la force, quand ils avaient le pouvoir, ils avaient déjà créé un territoire là-bas contre la volonté des Babembe. Ce territoire a été supprimé, pourquoi ? Parce que ça ne va pas. Nous avons des Congolais en France. Il y en a qui ont acquis la nationalité, ils sont nombreux. Est-ce qu’ils ont jamais demandé une terre en France ? Non, ça n’existe pas. Et le jour où ils vont demander une terre en France, la France va les expulser. »
    4- « Nous sommes excédés par l’attention portée aux Banyamulenge quand les crimes commis depuis la première guerre du Congo par certains de leurs officiers sont toujours restés impunis. »
    5- Les autochtones exigent la dissolution de la commune de Minembwe comme préalable à la fin de guerre : les Banyamulenge sont d’immigration trop récente pour pouvoir revendiquer une commune
    6- Ils pointent le fait que le RCD – rébellion soutenue par le Rwanda et dont la principale figure et actuel ministre de la Décentralisation, Azarias Ruberwa, est munyamulenge – avait déjà sous sa coupe voulu faire de Minembwe un territoire.
    # Je ne veux pas me lancer à récolter les avis des Banyamulenge sur ce qu’ils pensent de leurs voisins et de la guerre qu’ils imposent à tous pour faire reconnaître leur statut des Congolais et leur droit à une terre pour eux seuls, ça serait du racolage indigne de moi. Seul celui qui n’a pas encore compris que le noeud du problème de Minembwe c’est une terre qui ne se donne pas en plus d’une nationalité qu’on leur a donnée. Le reste c’est un risque à troubler indéfiniment l’eau qui dort…

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