Amen!

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Ça y est, la Cour constitutionnelle ou la « Tour de Pise » congolaise a confirmé Félix Tshisekedi Tshilombo « Président élu ». Conformément au deal que ce dernier a conclu avec le plus grand perdant de l’élection présidentielle, à savoir le despote Joseph Kabila à travers son dauphin Emmanuel Shadary. Comme le stipule l’article 168 de la Constitution éminemment boiteuse du pays, cette décision n’est susceptible d’aucun recours et est immédiatement exécutoire. Le véritable vainqueur de l’élection, Martin Fayulu, a beau crier au scandale, les jeux sont désormais faits. Tel est le destin des peuples aux élites sans boussole en termes de gouvernance et aux hommes politiques inconséquents.

Sans boussole et inconséquent, le vainqueur de la présidentielle Martin Fayulu l’est à l’instar de l’ensemble des élites intellectuelles et politiques congolaises. En effet, toute compétition repose sur deux bases: des règles du jeu impersonnelles et la présence d’un arbitre impartial pour les faire respecter. En se lançant dans la course au pouvoir dans le contexte de la démocratie de façade, Fayulu et les autres candidats savaient que le despote était la loi faite homme. Il pouvait à tout moment violer impunément les règles du jeu. Tout au long du processus électoral, Joseph Kabila ne s’est pas privé de le démontrer. Après l’enrôlement des électeurs, le fichier électoral a traduit plus sa volonté personnelle que la réalité et cela dans l’unique but de tripatouillage. Il a également violé, toujours impunément, le caractère inclusif du processus électoral en empêchant un rival politique, Moïse Katumbi, de déposer sa candidature. Parmi les chanceux, certains seront écartés de la course non pas par la force des règles mais une fois de plus par la volonté, toujours non sanctionnée, du despote. Une fois la course enclenchée, un candidat, Martin Fayulu, fut ouvertement empêché par les moyens mêmes de l’Etat de battre campagne. Contrairement à l’esprit et à la lettre des règles du jeu et conformément à la volonté une fois de plus inchâtiée du despote. Cerise sur le gâteau pour ce dernier, une fois le vainqueur de l’élection connu, le despote devint un faiseur des rois à la place du peuple en négociant avec l’un des perdants pour conserver tous les leviers du pouvoir. Aujourd’hui que la « Tour de Pise » a dit le dernier mot qui reste en réalité celui du despote, Martin Fayulu et les autres membres de notre « crasse politique » ne doivent s’en prendre qu’à leur propre inconséquence.

Né avec une cuillère d’or dans la bouche en sa qualité de fils d’un homme politique dans une république bananière, le successeur du despote Joseph Kabila, Félix Tshisekedi Tshilombo, ne s’est pas distingué comme d’autres fils à papa de la nomenklatura mobutiste. Adepte de la loi du moindre effort, il a préféré l’école buissonnière et la dolce farniente à la dureté des études. Plutôt que de décrocher des diplômes, il lui a été plus simple d’en fabriquer des faux et de s’en attribuer. Tel est le profil du cinquième président de la république que le despote Joseph kabila vient d’imposer au peuple congolais qui, il faut le rappeler, a le malheur d’avoir des élites sans boussole en matière de gouvernance.

La première responsabilité du gâchis tragique auquel le village planétaire entier vient d’assister à travers la plus grande élection jamais bâclée en Afrique subsaharienne n’incombe pas aux deux premiers heureux bénéficiaires que sont les tricheurs récidivistes Joseph Kabila et Félix Tshisekedi Tshilombo. Le Congo-Kinshasa, nous l’avons déjà souligné à plusieurs reprises, est avant tout victime de ses élites intellectuelles et politiques qui, face à la gouvernance nationale, ne disposent d’aucune boussole. Comme l’a si bien noté Baudouin Amba Wetshi dans son article « Election présidentielle du 30/12/2018: Nouveau rebondissement! » (16 janvier 2019), « sous d’autres cieux, l’élection se déroule dans une ambiance festive. Bon enfant. Les citoyens sont détendus voire souriants au moment de glisser leur bulletin dans l’urne. Engagée sur le tard dans la voie démocratique, l’Afrique subsaharienne – à quelques exceptions près -, fait bande à part. Ici, chaque consultation électorale prend l’allure d’une pré-guerre civile avant, pendant et après le vote. Des vies humaines sont broyées dans un duel dont le but reste le contrôle de l’appareil d’Etat, les privilèges et les ressources qui s’y rattachent ».

Partout au monde, quand une activité humaine donne des résultats aussi consternants, les élites, qu’elles soient intellectuelles ou politiques, ont l’obligation ou le devoir de se pencher dessus afin de rectifier le tir. Mais au Congo-Kinshasa, cela fait près de six décennies que les élites restent impuissantes face à la mauvaise gouvernance endémique. Parmi les vingt et un candidats à la dernière élection présidentielle, par exemple, aucun leader ou formation politique mais alors aucun n’a remis en cause le schéma démocratique dans lequel le pays s’est engagé depuis les élections de 2006, pour ne pas parler du lancement officiel du processus de démocratisation le 24 avril 1990. Telle est la source de misère du peuple congolais qui souffre le martyre depuis de longues décennies.

L’ascension de Félix Tshisekedi Tshilombo dans le contexte ci-dessus ramène l’Etat congolais à la case départ que fut l’arrivée au pouvoir de l’AFDL. Le national tribalisme étant le moteur du pouvoir en Afrique subsaharienne, la nation a alors assisté impuissante à la montée en puissance des membres des deux ethnies: des Luba-Kat avec Laurent-Désiré Kabila comme porte-étendard et des Tutsi du Congo et d’ailleurs, surtout rwandais, sous la conduite de Paul Kagame. Ce qui devait arriver arriva. Une guerre d’hégémonie eut lieu au sommet de l’Etat. Les Luba-Kat et d’autres Katangais remportèrent une bataille: l’expulsion des Tutsi. Devenus des chouchous de l’Occident, ces derniers finirent par gagner la guerre à travers l’arrivée au pouvoir d’un des leurs en la personne de Joseph Kabila.

Le deal entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila va se traduire par le remplacement des Luba-Kat par des Luba-Kasaïens. Deux options s’offrent devant le nouveau président de la république. Il peut se complaire de la victoire de l’hégémonie tutsi en vigueur depuis l’arrivée au pouvoir de Joseph Kabila, en laissant à ce dernier le contrôle de l’effectivité du pouvoir. Pour le nouveau président, cela présenterait l’avantage de s’enrichir paisiblement à son tour sur le dos du peuple. Il peut aussi chercher à s’émanciper de la camisole de force du piège tendu par l’hégémonie tutsi; ce qui constitue un exercice périlleux pouvant conduire à sa déchéance politique voire même à son élimination physique.

Si Félix Tshisekedi jouit de la reconnaissance internationale en dépit de la énième comédie électorale qui vient de se jouer sous le ciel congolais, ce qui est fort probable, ses chances de gouverner réellement seront certes très minces, mais cela ne signifie pas qu’il soit impossible de mitiger les nuisances de Joseph Kabila et l’hégémonie qu’il incarne. Pour ce faire, Tshisekedi n’aurait d’autre choix que de ratisser large dans la composition de son premier gouvernement; une entreprise difficile compte tenu des la culture de la « crasse politique » congolaise et des plaies ouvertes par l’accord avorté de la candidature commune de l’opposition signé à Genève et surtout par le hold-up électoral en sa faveur. Il devrait également brader l’économie congolaise pour espérer un certain soutient des puissants de ce monde. Dans les deux cas de figure, Félix Tshisekedi est mal parti. Et le peuple ne manquera pas de payer un lourd tribut à ce mauvais départ. Pendant que les ténors du véritable vainqueur de cette comédie électorale, l’hégémonie tutsi incarnée par Joseph Kabila, se frotteront les mains, prenant les Congolais dans leur ensemble pour des êtres inferieurs venus au monde pour être éternellement dominés même par d’autres ex-peuples colonisés.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

24 thoughts on “Amen!

  1. Cher Tipo-tipo,je sais pourquoi j’ai préféré ce nom.Merci pour votre analyse.Je tâcherai de suivre de près pour voir si jamais vos prédilections ,auront droit de prophétie.

  2. Le despote Kabila est la « loi faite homme ».
    Pourquoi il s’est permis cela? Parce qu’il sait que la classe politique congolaise est vénale,versatile et irresponsable.Il la tient en laisse. Il tient 3 armes des destruction massive:les billets et les postes pour l’élite et le kalachnikov contre le peuple. Devant ces armes,le peuple congolais tremble comme les feuilles sous l’ouragan.

    En 2006,Kabila refuse le débat avec son challenger Bemba ,entre les deux tour de la présidentielle. Kamerhe lui trouve une excuse et personne ne bronche.A la veille des élections de 2011,il supprime le 2è tour à la présidentielle;au parlement on applaudit. Le peuple reste indifférent.

    En 2018,bien que Kabila ne soit pas candidat,il mène seul les opérations et l’opposition l’accompagne.Il écarte les observateurs internationaux non africains. Il invente la machine à voter,le fichier électoral est vicié. Il accorde les moyens colossaux de l’Etat à son dauphin.Il en accorde aussi à son autre vrai dauphin tapis dans l’opposition.Tout le monde sait cela. L’opposition dénonce. Kabila reste imperturbable. Droit dans ses bottes.

    FCC,CENI,Cour Constitutionnelle,sont les créations de Kabila. Les membres de ses institutions lui obéissent à l’oeil et au doigt. L’opposition acquise au changement est la seule croire à la sincérité des ces messieurs et dames,corrompus. Kabila roule la classe politique et le peuple congolais dans la farine. Personne ne bronche. Fayulu et la CENCO sont restés les seuls à crier dans le désert pour réclamer la vérité des urnes..Une frange de la diaspora gesticule à des milliers de kilomètres.Sans effet. Le peuple congolais n’est pas le peuple burkinabè. Le peuple congolais n’est pas le peuple kenyan. Le peuple congolais n’est pas le peuple français avec ses gilets jaunes.
    Maintenant le peuple a dit avec notre compatriote Mayoyo: Ame! Alleluia! Nkolo azwa lokumu!

    Kabila lui a volé sa victoire en 2006,en 2011,en 2018.Est-ce le voleur Kabila qui a tort? Ou bien c’est le peuple lui-même qui est naïf?
    La démocratie,dont les congolais parle tout le temps,c’est pas notre truc.Notre mentalité est incompatible avec ce système politique,qui est à la base de la réussite des pays occidentaux que nous envions à mort. On a vu des congolais au pays et de la diaspora se réjouir toutes dents dehors du hod up électoral. Ce qui devait faire notre honte.
    Félix n’est pas dans une situation délicate.Du tout.C’est un choix qu’il a fait. Le FCC n’est nullement indigné de son élection.Au contraire. Et lui-même n’a cessé de louer Kabila. Il l’a fait au siège de son parti,à Limete. Sur les cendres des ses combattants brûlés vifs au même endroit. Il n’a même eu une pensée pour eux dans ses premiers mots de président élu.Certainement pour ne pas choquer celui qui les tués et à qui il doit son ascension.au sommet de l’Etat.
    Il y a une similitude entre nos deux présidents. Ils sont tous les deux les fils de grand quelqu’un. Ils ont un cursus scolaire compliqué(pour ne pas dire à la limite nul.Leur parcours professionnel inconnu. Leur vrai premier emploi:chef de l’Etat.L’ un nous a enfoncés dans un trou noir. L’autre va t-t-il nous en sortir?
    TOZOZILA.

    1. Non, kolomabele. Contrairement à ce que vous affirmez, Mayoyo n’a pas dit « Amen ! » avec le peuple. Mayoyo constate que les jeux sont faits. Dès lors, Martin Fayulu, le vainqueur de l’élection, s’agite inutilement. Il y a une différence de taille entre ces deux affirmations.

  3. C’est vraiment regrettable pour KOLOMABELE de considérer le peuple congolais comme un peuple incapable, amorphe et irresponsable. Que non, cher frère.
    Les gilets jaunes dont tu parles en France, le peuple Burkinabe, le peuple kenyan font-ils face aux militaires armés qui les tirent dessus avec autant des morts?? Et malgré ces morts, les congolais n’ont pas baissé les bras, ils ont continué à lutter « mains nues ». Vous etiez où pour leur fournir des armes dont ils avaient tant besoin pour se défendre? Le peuple a gagné des victoires mains nues SVP. Et arrêtez de l’insulter chaque jour.

    Je suis en RDC et je suis vraiment indigné de lire à chaque fois comment on minimise le peuple congolais à longueur de journée. C’est vrai le peuple congolais est différent des autres peuples, mais il ne demeure pas moins digne dans sa lutte.

    Sa victoire lui a été volé, nous le savons. Mais aidons Félix, qui n’a pas été elu certes, à rouler le Tutsi Power. C’est faisable, si nous congolais l’accompagnons et l’aidons dans cette tâche.

    Nous devons récupérer notre pays par petits pas, car nous n’aurons le soutien de personne dans le monde. Il y a trop d’intérêt en RDC et les puissances d’argent ne permettront jamais un changement brusque qui leur échappe. Fayulu étant dur et carré ne pouvait arriver au pouvoir au risque de gêner les grands de ce monde avec leurs multinationales. C’est simple à comprendre. Agissons comme les chinois, par petits pas, en aidant Félix à rester du côté du peuple.

    1. Très bonne réplique, cher Leke. Ce n’est pas parce que la lutte du peuple congolais n’a pas encore atteint son objectif qu’il faut le prendre pour un peuple amorphe. Ce peuple compte bien de morts dans sa lutte pour la dignité. Cela est un fait. Par ailleurs, pendant combien d’années les Burkinabe et les Tunisiens, pour ne citer que ces deux exemples, ont plié sous le joug de la dictature avant de se libérer pour aujourd’hui constater amers que leurs révoltes n’aient pas apporté des changements significatifs dans leurs vécus quotidiens ?

    2. @ cher compatriote Leke:

      Voila la « Voix de la Raison » et la replique qu’il faut aux tonneaux-vides assis devant leur ecran a Bruxelles, Paris, Johannesbourg ou Montreal, en train de donner de lecons de democratie a notre Peuple et surtout a ceux qui se battent sur place en RDC pour l’avenement de l’Etat de Droit cher a notre compatriote feu-Etienne Tshisekedi.

      L’accession de Felix T. a la Magistrature supreme – bien qu’imparfaite – n’est que le debut d’un long processus de liberation de notre cher Pays de l’emprise de la vaste kleptocratie-sanguinaire que pilotent les frangins Jo, Zoe et Jaynet « Kabila » et leurs majordomes Kalev Mutondo, Mwilanya Nehemie et Caissiers Dan Gertler et Albert Yuma.

  4. A plusieurs occasions sur ce site, j’ai dit que l’un des plus grands problèmes du Congo, c’est sa classe politique, la plus imbécile de la Terre, que je considère plus comme une association de malfaiteurs qu’aitre chose!

    Quoi d’étonnant dès lors? On peut tout dire de Kabila mais qu’aurait-il pu faire s’il avait eu en face de lui des responsables politiques mûrs, bien au fait des intérêts de leur pays et prêts à les défendre même au prix de plusieurs privations matérielles et morales?

    Au contraire, il a en face de lui des prostitués sans foi ni loi ayant leur cerveau dans leur ventre et en dessous de la ceinture. Rien à espérer de ceux-là!

    1. C’est hélas cela la politique alimentaire, cher Bolulu Nkoy. Nos politiciens savent où se trouve l’intérêt du peuple. Mais face à l’argent, ils se mettent à plat ventre. Comme vient de le faire Felix Tshisekedi aujourd’hui. Pourtant, il avait condamné le débauchage de Bruno Tshibala au nom de la morale politique.

  5. Amen ou Ainsi soit-il… ! La Tutsisation du Kongo par « cohabitation pacifique » est en marche… « Papa Étienne yakotala Félix ateki mboka ». Après les dictateurs Africains militairement élus, le Kongo occupé ou RDC (Rép à démocratiser) a un fake 5è président sans attributs du pouvoir ni imperium militairement nommé par un imposteur…

    Tout vrai Kongolais de souche pur sang qui participera à cette iniquité politico-démocratique rocambolesque que les Occupants Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais ont installée au Kongo attirera le malheur sur lui, sa famille et sa progéniture jusqu’à la dixième génération…

    Que les Belges viennent récupérer leur filleul imposteur alias Kabila et son dauphin nommé Président « étiquette ». Quand Lumumba a tenu ces paroles « L’histoire du Kongo ne s’écrira ni à Bruxelles, ni à Paris, ni à Washington mais au Kongo » qu’utilise abusivement le Belge « André Flahaut » notre « Héros National » fut liquidé par les impérialistes. Les fake 4è et 5è présidents seront bannis de notre histoire… Sic

    « Tokomesana » comme disent les mauvaises langues « fanatiques aveugles inconscients congénitaux » qui narguent le Peuple Kongo Souverain Primaire. Le fake 5è président militairement nommé par un fake 4è président imposteur usurpateur d’identité Kongolaise aura uniquement ses thuriféraires pour l’aider à réaliser son projet de balkanisation du Kongo en vain…

    Le Peuple Souverain Primaire gagne toujours ! Celui du Kongo est certes lent comme l’éléphant mais imprévisible comme l’ouragan. Il l’a prouvé le 04 Janvier 1959. Malgré le coup de pouce de Tshilombo-Pétain qui collabore avec eux, qui efface tous les crimes de Kanambe alias Kabila sans l’aval du Peuple Souverain Primaire mais de sa Base fanatisée, les Nomades Occupants Tutsi Power sont en sursis sur notre Terre…

    Les vrais Combattants Résistants tel que Yakutumba du bastion de la Résistance (Fizi-Baraka) n’ont plus le temps à perdre pour convaincre des fanatiques aveugles d’une secte politique dirigée par le collabo traître Tshilombo-Pétain qui rentre dans l’histoire du Kongo comme un soldat Résistant tombé entre les mains des Occupants sans être fusillé puisqu’il collabore…

    Les néo Tshilombistes qui croient que le fake 5e président militairement nommé par le fake 4e président imposteur usurpateur d’identité Kongolaise fera des miracles s’ils ne sont pas malades, ce sont des sorciers conscients. Limogera-t-il Sylvano Kasongo qui est la continuité de la Kabilie-Kanambie ? Souvenons-nous de la morale qu’il faisait à Tshilombo-Pétain lors de la marche des Chrétiens réprimée dans le sang il y a juste un an où Dechade Kapangala et Rossy Mukendi perdirent leurs vies. Les Occupants Tutsi Nilotiques agissent déjà, se cachent, s’arc-boutent derrière Tshilombo qui portera tous les fardeaux des massacres à venir des Kongolais… Participer à une telle entreprise macabre est très dangereux surtout pour les païens sans protection divine… Sic

    Les 450 tribus du KONGO ne se haïssent pas. Ce n’est pas notre culture ni nos us et coutumes. Les nomades Occupants ont contaminé quelques illuminés fanatiques aveugles de la côterie tribale Kabeya Kamwanga versus Mupompa. Réclamer la vérité des urnes ou dénoncer le mensonge n’est pas du tribalisme qui est le jumeau ou le terreau du régionalisme…

    Les fake 4e et 5e présidents seront rayés de l’histoire du Kongo, l’un est un imposteur Tutsi Nilotique Rwandais, l’autre un Bantou Kongolais nommé par un usurpateur d’identité Kongolaise. Le Kongo n’a connu que 3 Présidents : Kasa-Vubu, Mobutu, Mzee Kabila. La prophétie de Kimbangu du 4e Présidium Bâtisseur Nemrod/Nimrod du Kongo est en cours….

    Vive la Résistance ! Vive l’Article 64 ! Vive le soulèvement populaire pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par les Tutsi Power. La luta continua, la victoria e certa. Ingeta

  6. Chers Compatriotes,
    Je remercie personnellement MBTT pour son article qui est plus une réflexion qui part des prémisses qui, bien que formellement juste, laissent une place à un inconnu que ni lui, ni nous ne pouvons affirmer avec certitude. La comparaison actuelle avec la situation du Mzee, n’est pas une comparaison qu’il est le seul à formuler. Plusieurs personnes bien observatrices l’ont déjà formulée. Mais l’inconnu vient du fait que le Mzee n’était pas le résultat d’une élection organisée par les Ougandais et les Rwandais sur le territoire congolais. Un deuxième élément, le Mzee a été amené par ces deux pays, avec leurs armées, leurs techniciens et leur logistique. Ici, Félix est sur son territoire national, a la possibilité de bénéficier des soutiens de ses compatriotes. Cet élément peut constituer un facteur de toutes les possibilités de produire l’inattendue. Il faudra toutefois que l’élu proclamé par la CENI et confirmé par la Cour Constitutionnel a un grand défi: de mettre tous les Congolais ensemble. Et pour cela, il pourrait s’inspirer de Nelson Mandela. Il pourrait alors, imaginer avec son équipe des solutions originales pour pouvoir tous les Congolais, avec leurs particularités ensemble afin de redresser le pays. Dans ce contexte, ceux qui ne pourront pas suivre, ils pourront être mis hors d’état de nuire. Le vainqueur non proclamé, qui n’a pas convaincu la cour… doit-il continuer à s’agiter et à mettre le pays à feu et à sang uniquement parce qu’on lui a dit que c’est lui qui a gagné les élections ? Vouloir sa victoire à tout prix, au prix du sang des êtres humains, est-il un acte Narcissique, Patriotique ou Une obéissance à un groupe de lobby qui pousse dans le dos ? Ceci est une question à laquelle je n’ai pas de réponse. Le peuple a plus que souffert pour que l’on prolonge encore ses souffrances sans garantir la fin de la prolongation, ni le résultat du mandat que l’on pourrait acquérir par la guerre en allant contre les institutions dans lesquelles l’on a voulu soi-même s’inscrire. C’est ainsi que le partage ce que MBTT écrit : « Mayoyo constate que les jeux sont faits. Dès lors, Martin Fayulu, le vainqueur de l’élection, s’agite inutilement ». Et au président proclamé de montrer, par la suite, sa capacité de sortir des prévisions que nous avons tous formulées en pensant qu’il est lui-même « Otage et dans une situation plus dangereuse ». Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Quand vous rejetez la comparaison entre la situation de Laurent-Désiré Kabila hier et celle de Felix Tshisekedi aujourd’hui en notant que « Mzee n’était pas le résultat d’une élection organisée par les Ougandais et les Rwandais sur le territoire congolais [et que] Félix est sur son territoire national, a la possibilité de bénéficier des soutiens de ses compatriotes », oubliez-vous que Felix n’a pas été élu par les Congolais et que Mzee se trouvait également sur son territoire national quand il avait été défénestré ? Là où je suis d’accord avec vous, c’est que Fayulu s’agite pour rien. Car les carottes sont déjà cuites. Cela dit, pour quelqu’un qui vous suit dans ce site depuis longtemps comme moi, il est tout de même étrange de constater que vous ne condamner pas un seul instant la trahison de Felix Tshisekedi. Vous lui trouvez même des circonstances atténuantes. La « victoire » de Tshisekedi nous évite le bain de sang. Devons-nous déduire de votre attitude que vous êtes un de ces Demulu qui jubilent tout simplement parce qu’un frère est arrivé au pouvoir ? Par ailleurs, comment voulez-vous qu’on réponde à vos questions si celles-ci ne visent qu’à discréditer sans raison un homme. Martin Fayulu se bat pour obtenir la vérité des urnes congolaises. Il ne mène pas un combat dicté par quelque lobby que ce soit comme vous l’insinuez. Au fait, pour le Muluba que vous êtes sans doute, on va aux élections pour élire ses dirigeants en toute transparence ou pour choisir des dirigeants qui éviteraient le bain de sang à un peuple ? De moi, vous n’épousez que le réalisme sans la révolte et l’indignation.

  7. Cher Mayoyo,

    Bel exercice de décryptage de la nomination plutôt que de l’élection de FT comme notre nouveau PR à part que vous ne pouvez vous empêcher de revenir sur votre marotte, des élites sans boussole et de plus inconséquentes…

    1° À propos vous oubliez vite que les règles n’ont jamais empêché les despotes d’exister où qu’ils se trouvent ; leur parade c’est justement de les violer comme vous le soulignez vous-même s’agissant de notre petit rais venu d’ailleurs comme dit l’autre. Alors dire que la première responsabilité de notre gâchis électoral incombe à nos élites intellectuelles et politiques qui ne disposeraient d’aucune boussole et non aux despotes et politiciens tricheurs, est pour le moins caricatural sinon excessif. De plus, des intellectuels, vous en êtes, ont produit des modèles mieux adaptés à nos sociétés mais dans notre jungle ceux-ci n’ont pas encore eu l’opportunité d’être expérimentés.
    Là-dessus ce qui m’intéresse davantage c’est de savoir dans quelle mesure votre affirmation selon laquelle aucun leader n’a songé le moins du monde a remettre en question notre système, est fondée. Avez-vous eu le loisir d’examiner les programmes des candidats et des partis tant je m’imagine mal même dans les contextes fiévreux de nos scrutins qu’aucun n’est ébauché si pas un modèle bien construit, une esquisse institutionnelle qui tente de corriger ce qui existe et a échoué ? Ainsi donc pour moi sans écarter cette solution, la priorité est ailleurs : par exemple qu’il y’ait moins de despotisme et davantage du sens de respect des règles dans la tête des Africains, cela s’apprend, s’assimile et pas seulement par la seule crainte du gendarme.

    2° Je me suis égaré quelque peu m’attardant sur notre vieux désaccord alors que je voulais d’abord évoquer votre perspective d’un bouleversement d’alliances tribales : avec l’intronisation de FT les baluba du Kasai prendraient la place des balubakat au sommet du pouvoir à cote des rwandais et rwandophones tutsi. Je ne sais dans quelle mesure votre scénario est réalisable tant je me dis que les balubakat ne vont pas quitter la scène aussi facilement. Il y’aura tout au moins un mariage à trois, tutsi, balubakat, baluba/kasai et cela me désole rien qu’en y pensant comme je l’ai dit ailleurs car non seulement pour moi les tutsi sont des envahisseurs étrangers indésirables mais aussi je me dis qu’il est peut-être temps qu’on arrive à mieux civiliser ce que vous appelez le national tribalislme de l’Afrique noire.

    3° Quant au sort personnel ou ethnique de Tshilombo et des Luba/Kas, honnêtement cela ne m’occupe qu’à travers le bénéfice possible de leur mandat pour le pays : je ne serais heureux que si le pays y gagne, quels que soient leurs destins personnels ou communautaires.
    Sinon pour moi, notre plus grand malheur aujourd’hui est la mainmise sur le pays du clan Kabila et malheureusement je crains qu’il ne lâchera que quand il y sera forcé.
    Et nous n’y sommes pas encore surtout que la CI qui recherche ses intérêts ne va pas s’encombrer d’une défense particulière et ‘coûteuse’ du peuple Congolais aussi longtemps qu’elle continuera à avoir sa part quel que soit l’homme à la tête de notre pays. C’est encore pire pour nous si l’on y met Chinois et Russes qui ne sont rien d’autres que nos nouveaux colons.
    Avec le temps Tshilombo maitrisera peut-etre mieux son affaire mais je ne crois pas qu’il ait jamais vraiment gain de cause dans la constitution d’un gouvernement à sa guise avec ses sympathisants aux postes essentiels, ni ne pourra bénéficier d’un appui substantiel de la part des multinationales qui l’autonomise davantage.
    Je suis donc d’accord avec vous : le peuple a fait une mauvaise affaire avec l’arrivée de FT dans ces conditions.

    1. Cher Nono,
      Quand vous écrivez que « les règles n’ont jamais empêché les despotes d’exister où qu’ils se trouvent », vous oubliez que là où il y a un despote, les règles ne sont qu’un chiffon de papier et le despote la règle faite homme. Le problème, c’est que nous n’avons pas lancé un processus de démocratisation pour avoir un despote. Le fait d’avoir un despote signifie que le processus de démocratisation était mal parti. Je le dis et le répète depuis le discours du Président Mobutu du 24 avril 1990. J’ai suivi avec attention les discours des candidats à l’élection présidentielle. Je peux affirmer qu’aucun d’entre eux n’a remis en cause le schéma démocratique actuel. Vous devez me contredire en citant l’exemple d’un seul candidat qui l’aurait fait. Je ne partage pas votre vœu de « voir moins de despotisme et davantage du sens de respect des règles dans la tête des Africains ». Ce qu’il nous faut, c’est un système politique qui favorise tout cela. Au fait, y a-t-il « moins de despotisme et davantage du sens de respect des règles » dans votre tête à vous ? Puisque vous dites que cela s’apprend, où et comment l’avez-vous appris ? Comment pouvez-vous en être sûr dès l’instant où vous n’avez pas encore exercé le pouvoir ? Hier, Felix Tshisekedi condamnait Bruno Tshibala qui n’avait aucun sens du respect des textes en se faisant débauché par le despote. Où en sommes-nous aujourd’hui ? D’ailleurs, le problème n’est pas le manque de sens de respect des textes. Le problème, c’est de violer les textes en toute impunité. Tournant vers ce que vous considérez comme un mariage à trois, Tutsi, Baluba-Kat et Baluba-Kas, vous devriez savoir que ceux qui détiennent les leviers du pouvoir sont les Tutsi. Les Baluba-Kat étaient là pour continuer à faire croire que Joseph Kabila était un des leurs ; ce qui est vrai dans une certaine mesure (Adoption). Sans leviers de pouvoir, Baluba-Kat et Baluba-Kas peuvent être valsés aisément. La grande force des Tutsi, c’est qu’ils restent tapis dans l’ombre, laissant aux Congolais authentiques comme les Mende et autres Atundu la sale besogne consistant a défendre un régime vomi par le peuple. Pour le reste, le sort de Felix Tshisekedi, je suis d’accord avec vous.

      1. Cher Monsieur Mayoyo,
        Les Balubakat ont réussi à modifier le code minier en faveur du Katanga d’abord et ensuite du Congo. (Je ne suis pas mulubakat. Kinshasa est mon village mais je vis et travaille en Belgique) .Pour votre information, la Banque mondiale avait prévu la liquidation totale de la Gécamines en 2016. C’est la nomination de Monsieur Yuma en 2011 à la Gécamines qui a arrêté ce plan machiavélique. Les Balubakat continuent à se battre pour isoler davantage Kabila de Tutsi. J’ai effectué un voyage de recherche inductive au Katanga de juillet à Août 2018.Je sais de quoi je parle. C’est regrettable que vous soyez plus dans des déductions absurdes voire dans l’absurdie. Vous faites franchement du « paris-hebdo ». Ce n’est pas digne d’un scientifique.

      2. Kiekiekieeeeeee !
        Toujours la même remarque de ma part, Cher Mayoyo, aussi longtemps que vous ne m’apporterez pas de réponse convaincante mais cette dernière n’existe pas parce que vous voyez dans chaque critique un rejet de fond de votre projet alors que ma revendication concerne d’abord sa méthodologie, un niveau qui lui manque et qui fait que depuis le temps que vous le promouvez il est peu compris et difficile à être pris en considération.
        Tenez lorsqu’ici vous dîtes qu’un processus exige des règles et un arbitre, moi je vous dis que le propre du despote c’est justement de se passer des règles qu’il rencontre et de se substituer en juge suprême. Il viole allegrement les règles, ce ne sont donc pas elles qui vont l’empêcher d’agir en despiote, à imposer son arbitraire mais autre chose. C’est là où je demande de prendre en compte dans votre projet la dimension temps pour le mettre en place, les conditions (l’opportunité) de son application et surtout les hommes qui doivent l’appliquer et le faire appliquer. Vous nous assenez comme à lui tout seul l’Alpha et l’Omega de tout changement, ce qu’il sera difficilement s’il n’est accompagné de tous ses adjuvants.

        Ailleurs, je vous dis simplement que les lubakat bien installés au sommet du pouvoir autour de ‘JK’ à côté des tutsi rwandophones ou rwandais n’evacueront pa aussi facilement au profit des balubakas. Voila pourquoi je vois au mieux un couple à trois, les tutsi piliers du régime, les balukat et les balubakas. Et au pire ces derniers seraient des conjoints secondaires, importants seulement selon les enjeux et les moments, pourvu qu’ils aient leur part de la mangeoire.

      3. PS – ADDENDUM
        « …C’est là où je demande de prendre en compte dans votre projet la dimension temps pour le mettre en place, les conditions (l’opportunité) de son application et surtout les hommes qui doivent l’appliquer et le faire appliquer. VOUS NE POUVEZ EN EFFET CONTINUER DE NIER OU REFUSER DE VOIR LA QUESTION DU « NON-RESPECT DES REGLES » QUI SE POSE DANS LE CAS D’UN DESPOTE COMME DANS LE COURS DES ECHECS SUCCESSIFS DE NOS GOUVERNANCES. D’OU VIENT-IL, COMMENT Y FAIRE FACE ? Vous nous assenez comme à lui tout seul (le noubeau modele) l’Alpha et l’Omega de tout changement, ce qu’il sera difficilement s’il n’est accompagné de tous ses adjuvants. … »

  8. L’article est brillant, clair et bien pensé. Les commentaires aussi, pour la plupart. La seule chose qui me chagrine, c’est cette résignation qui semble habiter tous ceux qui parlent de la RDC, comme si il n’y a plus rien à faire, la messe est dite, circulez. Tous ceux qui parlent ici sont des intellectuels et apparemment ils sont l’anti-thèse de ceux qu’ils dénoncent, seulement ils ne font aucune proposition, ils constatent leur incapacité et se disent à quoi bon?

    La grande faiblesse des intellectuels congolais et même africains, c’est de donner l’impression que la solution à leur problème viendra d’ailleurs. Ils ne sont pas finalement différents des masses africaines qui implorent Dieu à longueur des journées pour régler leurs problèmes. Il y a une vraie démission de l’élite congolaise. Savez-vous qu’en RDC, le dernier petit musicien (disons chanteur) recruté par Werrason devient en un mois plus populaire et plus médiatisé que les professeurs émérites de l’Unikin ? En Europe c’est la même chose. Allez sur You-tube et dites moi combien d’intellectuels congolais y postent des messages.

    Pour tout le monde, c’est consommé. Attendons 5 autres années, en sachant que Kabila qui a promis de revenir pourrait changer la constitution entretemps et et nous jouer d’autres tours. ARRÊTEZ MESSIEURS, CE PAYS VOUS APPARTIENT, SECOUEZ VOUS ET TROUVEZ DES SOLUTIONS MAINTENANT, PAS DEMAIN, PAS DANS CINQ ANS. LE PROFESSEUR JEAN BELE A ESSAYÉ, CE N’ST PAS FACILE MAIS IL A LE MÉRITE DE TENTER. IL FAUT L’APPUYER ET LE RENFORCER. C’EST COMME CELA QUE ÇA MARCHE PARTOUT AILLEURS.

    1. Cher Thomara B,
      Je pense que vous êtes nouveau dans ce site. Depuis le lancement officiel du deuxième processus de démocratisation de notre pays par le Président Mobutu le 24 avril 1990, je crie dans le désert où que j’aille que la voie de démocratie que nous suivons mène tout droit au despotisme et non à la démocratie. Mieux, en guise de solution, j’ai conçu un modèle alternatif. Pour vous donner une idée, voici ce qui est écrit à la page de couverture de mon livre “L’Ajustement politique africain. Pour une démocratie endogène au Congo-Kinshasa » (Paris, L’Harmattan, Montréal, L’Harmattan Inc, 1999) :
      « Le destin de l’Afrique se joue dans un cercle vicieux. Après la démocratie des années 60, on est passé à l’autocratie, au nom de l’Unité nationale et du Développement, avant de retourner à la démocratie des années 90, qui s’efface de nouveau au profit de l’autocratie. Le résultat est consternant. Où est la faute ?
      Selon l’auteur, la cause principale de l’effondrement africain généralisé est à rechercher dans la démission des élites locales devant les tares du modèle politique hérité de la colonisation. Depuis les indépendances, les élites africaines ne sont pas parvenues à identifier le problème majeur posé par l’Etat en Afrique. Celui-ci, né du despotisme européen exacerbé par le colonialisme, a aplati toutes les « différences » et contradictions inhérentes à la juxtaposition de populations en les soumettant à une centralisation forcée exogène. Les identités communautaires ou régionalistes ont été ignorées (voire instrumentalisées quand nécessaire) mais elles ont survécu et prospèrent en temps d’incertitudes.
      L’Afrique souffre de ses structures politiques issues d’Etats-Nations quasiment inexistants sur le continent ! Tout processus d’émancipation de cette camisole de force passe par un ajustement politique indispensable qui prenne en compte tous les niveaux des sociétés africaines et notamment la « tribu », l’ « ethnie » ou la région. Le citoyen africain peut à la fois être loyal à son foyer culturel et à son pays territorial. Et un modèle politique démocratique est possible en Afrique”.
      Des intellectuels qui ne crient pas pour crier mais qui proposent des solutions, cela existe en Afrique.

      1. Cher Tipo-Tipo,

        Je vous remercie d’abord de l’intérêt que vous avez porté à mon commentaire. Ces échanges sont utiles et pour moi, très constructifs. Vous avez raison quand vous dites qu’il y a en Afrique et en RDC des intellectuels qui proposent des solutions. J’en ai moi-même cité un, le professeur Jean Bele, et il y en a beaucoup d’autres, y compris vous-même sans doute.

        Je n’ai pas eu la chance de lire votre livre, ce dont je m’excuse, mais le petit résumé que vous m’en faites me paraît très intéressant. Mon propos, c’est que les bonnes idées vous partagez dans vos publications doivent s’inscrire dans un projet global de conquête du pouvoir, ce qui donnera l’occasion de les expérimenter, sinon, elles ne serviront pas à grand chose. Mon propos, c’est que tous les intellectuels qui voient la déliquescence de notre pays quittent le rôle de simple observateur et entrent dans l’action pour prendre le pouvoir et lui donner l’orientation qu’ils croient bénéfique pour son développement.

        Désolé si ma remarque vous a heurté mais je souhaite que nous travaillions tous à l’élaboration d’un projet commun de conquête du pouvoir au lieu de laisser ce rôle à des gens dont nous mesurons les limites.

  9. Cher Mayoyo,
    La faiblesse de vos écrits c’est de procéder souvent par l’approche déductive en versant sur des « a priori ». Il y a pourtant l’approche inductive consistant en l’obtention d’entrevues avec les acteurs centraux de la scène politique congolaise avant de se lancer dans des déclarations du genre: … Martin Fayulu ne se bat pas pour un deal… » alors qu’il y a eu un deal avec les acteurs du Forum économique à Genève en plus du deal avec Moïse et JP Bemba pour occuper la primature. D’ailleurs, peut-on faire de la politique dans un monde internationalisé sans « deal « avec les acteurs les plus prééminents? Il n’y a pas un seul pays au monde où le politicien peut s’hasarder sur la jungle de la politique sans deal. La politique c’est à la fois « Machiavel et Kafka ». C’est le plus malin qui l’emporte peu importe les procédures. Quid du deal Vladimir Putine-Trump aux USA, le MR et la NVA en Belgique, Emanuel Macron et la finance internationale? Felix doit l’avoir appris des échecs répétitifs de son père. Ancien cadre de « Mobill oïl », Fayulu a au moins bénéficié du soutien des occidentaux à cause justement des deals sur le code minier. Ceci n’est qu’un secret de « polichinelle ». Au demeurant, ma préoccupation présente est que l’on avance dans la gouvernance économique : la révision du code minier n’est qu’une première étape. Les avancées dans la gouvernance politique sont aussi là: Kabila n’a pas réussi à se représenter ni à imposer son dauphin. Plein succès à l’actuel président de la RDC Felix Tshisekedi. Les occidentaux vont avec leurs doutes, l’accompagner . Qui l’aurait cru? Je me souviens de beaucoup d’intervenants sur ce site (dont Mayoyo ou Bongos) qui ne voyaient que Shadary président. Les congolais sont donc à féliciter.

  10. Ndeko Mayoyo,

    Ce combat n’est pas celui de Fayulu. C’est le combat entre le peuple congolais et les occupants. Notre facilité et rapidité à accepter le fait accompli poussent nos ennemis à augmenter la dose d’humiliation car nous sommes vus comme un peuple peu tenace.

    Vous qualifiez le combat actuel de Fayulu d’inutile après l’arrêt de la Honte cour de justice (cour constitutionnelle) alors qu’il est dans l’obligation de persévérer même si cela semble compliqué. Ne me dites surtout pas que vous vous attendiez à autre chose de la part de cette cour.

    Pour une fois que nous avons les preuves du vol, si ça passe comme une lettre à la poste, c’est grave. Nous avons plus de 4 millions de déplacés devenus réfugiés dans leur propre pays et vivants comme des chiens dans l’indifférence générale, nos bébés, sœurs, et mamans sont violés par millions sans grande réaction de notre part… je ne parle même pas de nos millions de morts (série en cours à Yumbi) qui sont inscrits dans la rubrique des chiens écrasés. Qu’est-ce qu’il nous faut de plus pour nous révolter ?

    Ce qui se passe là n’est pas le combat de Fayulu. Nous devons tous prendre la mesure de la gravité de la situation. Il est curieux d’entendre le même refrain sans réflexion approfondie: nous voulons la paix, nous voulons éviter un bain de sang… mais qui menace la paix en RDC et pourquoi ?

    En acceptant toute sorte d’humiliation depuis 20 ans, avons-nous eu la paix, avons-nous évité le bain de sang ? Que nenni ! En s’alliant avec le fcc et alias Kabila FT va-t-il résoudre le problème d’occupation ? Rien n’est moins sûr.

    Si JOKA revient dans 5 ans pour s’autoproclamer Président quel que soit le vote du peuple, devons-nous encore accepter en disant Amen pour éviter un bain de sang ou parce que toute protestation deviendrait inutile après un arrêt de cour machin ?

  11. Chers Compatriote,
    Je remercie notre ami MBTT pour sa réaction suite à mes précédents propos. Il me dit là où il est d’accord avec moi concernant la comparaison qu’il établit entre la situation actuelle du président proclamé vainqueur par la CENI et le président « Laurent Désiré Kabila ». Mais je lui restitue ce que j’ai écrit en réaction de l’article : « …rend hommage au président Kabila ». Voici ce que j’écris et je pense que MBTT l’a lu mais probablement il ne l’a pas considéré pour ne pas le retenir :  » Voilà une situation qui devait en interpeller plus d’un. Le président élu « Tshisekedi Fils », collaborateur de Kamerhe ! Quel duo ! Quelle est sa vraie marge de manoeuvre ? Ceci me rappelle l’histoire du « Mzee ». Si ceux qui dansent maintenant ne prennent pas le temps de réfléchir à la manière de gérer cette présidence « cadeau empoisonné », nous aurons encore à déplorer un assassinat d’un chef d’Etat Congolais. Toutes ces formalités protocolaires ne sont pas une preuve du vrai climat autour du président élu, ni de l’unité de ceux qui se considèrent comme alliés ». Je pense que ce que notre compatriote a relevé, et même pense que je serai en discordance avec lui se retrouve résumé ici. Quand il dit qu’il ne trouve nulle part où je condamne l’attitude de Félix, il me fait sourire. Il existe plus de tournures par lesquelles j’exprime cela. Il n’a qu’à me lire attentivement. Quand il dit de moi que je suis un des baluba qui…, je lui dis non. Je ne suis pas moluba de tribu. Si je disais de lui qu’il est Mumbunda, alors qu’il est Yansi, je commettrait une maladresse énorme en ce qui concerne son identité d’origine. Je ne suis pas moluba. Evoquer l’effusion de sang, est évoquer ce que beaucoup d’analystes et observateurs avaient déjà prévu. C’est pourquoi, les américains avaient déjà envoyé un contingent en Centre Afrique. Les Belges avaient déjà prié leurs ressortissants dont la présence au Congo n’était pas nécessaire de quitter le pays. C’est dire qu’il y avait quelque chose de redoutable. Nous ne sommes pas tombés dans cette situation, alors que Dieu soit loué. Mais vous avez vu comment je qualifie ce mandat de président issu de ces élections. Nous n’avons pas encore vu la prestation de serment et la passation de pouvoir. Ceci est une étape que le pays n’a jamais franchi. Nous ne l’avons pas encore vue, et nous ne savons pas où nous allons. Raison pour laquelle, je plaide pour une réconciliation nationale afin de mettre tous les Congolais ensemble. Car, nous sommes piégés avec ces résultats de ces élections, ensuite, nous ne savons pas comment ce président va fonctionner. L’erreur ici, c’est de dire nos prévisions sans les nuancer, de telle sorte que l’on arrive à des conclusions qui ne sont prouvées par aucun fait. Nous devons rester unis, non pas parce que les jeux sont faits, ce qui serait une attitude de résignation pure et simple parce que l’on n’a rien d’autre à faire, mais pour ensemble chercher des voies et moyens pour le redressement du Congo. Si nous entretenons nos frustrations, nous n’allons pas exploiter nos atouts pour le redressement du pays, et cela serait bien dommage. Que Dieu nous vienne en aide.

  12. Chers Compatriotes,
    J’ajoute ceci au cas où notre MBTT qui me suit aurait oublié. Je n’étais pas pour ces élections maintenant. Je défendais une transition sans Kabila et présidée par le Cardinal Monsengwo. Car, j’avais peur que l’on aboutisse à des situations qui ressemblent à ce qui vient de se passer. Le Cardinal Monsengwo est-il Moluba ? Je sais qu’il est Musakata. Contredisez-moi. Si nous qui écrivons restons encore enfermés dans des frustrations et préjugés, mais bon sang, d’où nous viendra le redressement du Congo ? Que Dieu nous vienne en aide.

Comments are closed.