Amistad: le sort des Congolais est entre les mains des Congolais

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

Le 4 Juillet 1776, les Etats-Unis d’Amérique (USA) qui étaient une colonie de la Grande Bretagne avaient déclaré leur indépendance, rompu la relation coloniale avec la Grande Bretagne, et élu leur premier président au nom de George Washington. C’est lui qui était le général de la jeune armée américaine qui avait vaillamment combattu et vaincu la toute puissante armée de la britannique pour enfin conquérir l’indépendance. Vers la fin du deuxième mandat présidentiel de George Washington, la majorité écrasante des Américains l’ont supplié pour qu’il demeure président à vie, afin que seulement après sa mort puisse commencer la pratique de deux mandats à la présidence des USA. Mais George Washington avait répondu que les présidents qui vont venir après lui serviront très bien le peuple américain ou même mieux que lui, et qu’il n’était ni nécessaire ni irremplaçable. Ainsi, à la fin de son deuxième mandat, il passa le pouvoir à un autre président élu qui répondait au nom de John Adams. Après John Adams sont venus les présidents Thomas Jefferson, James Madison, James Monroe, et John Quincy Adams qui était le sixième président américain de 1825 à 1829. Retenons le nom du président John Quincy Adams pour notre histoire.

L’histoire de l’Amistad a commencé en Février 1839, lorsque les esclavagistes portugais ont capturé des centaines d’Africains du territoire de Mende, l’actuelle Sierra Leone, et les ont transportés et vendus à Cuba qui était alors une colonie espagnole. En 1839, déjà les Etats-Unis d’Amérique avaient officiellement aboli l’esclavage – officiellement parce qu’il y avait des Américains propriétaires des plantations qui continuaient avec impunité à pratiquer l’esclavage.

Lorsque les Portugais esclavagistes sont arrivés avec leur marchandise à Cuba, Messieurs Pedro Montes et Jose Ruiz ont acheté 53 de ces captifs/esclaves Africains: 49 hommes adultes et 4 enfants, dont 3 étaient des filles. Le 28 Juin 1839, Messieurs Montes et Ruiz ont embarqué leurs 53 esclaves africains dans leur bateau Amistad (« amitié », en espagnol) pour aller les déposer dans l’ile Puerto Principe (aujourd’hui Camagüey) pour travailler dans leurs plantations.

Durant ce voyage de plusieurs jours en bateau avec les esclaves enchaînés et entassés dans des conditions inhumaines, le bateau avait aussi à son bord les deux propriétaires de plantation (Montes et Ruiz) et leur capitaine du bateau (tous les trois étaient des Espagnols), ainsi que leur cuisinier qui était un Nègre. Plusieurs jours après le début du voyage, l’un des esclaves Africains du nom de Sengbe Pieh, également connu sous le nom de Joseph Cinque, avait réussi à se libérer ainsi qu’à libérer ses camarades captifs de leurs chaines dans la nuit. Armés de couteaux, et dans une bataille sanglante contre les trois Espagnols et leur cuisinier qui étaient tous munis des armes à feu, les esclaves africains ont réussi à tuer le capitaine et le cuisinier, ils ont maîtrisé et enchaîné Messieurs Montes et Ruiz, et les Africains ont pris le contrôle du bateau Amistad.

Malheureusement, les Africains ne savaient ni lire ni écrire, ne comprenaient absolument rien de la boussole, et rien de la navigation par bateau de ce genre. Que faut-il faire? Ne sachant quoi faire, les Africains ont délié Messieurs Montes et Ruiz qu’ils ont ordonné de retourner le navire en Afrique. Comme vous pouvez déjà le soupçonner, Messieurs Montes et Ruiz qui expliquaient aux Africains comment le navire se dirigeait vers l’Afrique, ont simplement manœuvré le bateau à travers les Caraïbes pour accoster aux États-Unis d’Amérique, où Messieurs Montes et Ruiz espéraient trouver du renfort chez les Américains pour récupérer la situation. C’était le 26 août 1839 lorsque les officiers de la marine américaine ont saisi l’Amistad, remis les Africains dans les chaînes avant de les escorter enchaînés dans l’Etat de Connecticut, où ils étaient accusés par Messieurs Montes et Ruiz de meurtre et de piraterie. Les Africains furent casés en prison à New Haven pour être traduits en justice.

Malheureusement pour Messieurs Montes et Ruiz, et heureusement pour les Africains, l’Amérique avait déjà aboli l’esclavage, et la pratique était illégale quoi que courante en Amérique. Messieurs Montes et Ruiz, soutenus financièrement par le gouvernement d’Espagne, avaient engagé de très bons avocats, et réclamaient qu’on leur remette les esclaves africains qu’ils avaient achetés et selon eux étaient leur propriété privée. C’est alors qu’un groupe des Américains ordinaires qui militaient pour l’abolition de l’esclave dans toutes les colonies du monde, groupe dirigé par Monsieur Lewis Tappan, Révérend Joshua Leavitt et Révérend Siméon Jocelyn, ce groupe a fait des campagnes auprès des Américains de bonne volonté, recueilli des fonds pour la défense légale des Africains au tribunal. Premièrement, le groupe a engagé l’ancien président Américain, le sixième président Américain John Quincy Adams, comme l’Avocat de défense des Africains captifs. Deuxièmement, le groupe a parcouru toute l’Amérique à la recherche de quelqu’un qui parlait la langue Mende des Africains (Sierra Leone), et ils ont finalement trouvé un locuteur Mende qui pouvait interpréter pour les Africains, leur permettant ainsi de raconter leur propre histoire dans leur propre langue pour la première fois.

En écoutant l’histoire des Africains telle que racontée par Sengbe Pieh, également connu sous le nom de Joseph Cinque, le juge du tribunal de district américain de Hartford, en Janvier 1840, avait décidé que les Africains n’étaient pas des esclaves des Espagnols, mais qu’ils avaient été illégalement capturés et devaient être libérés et renvoyés en Afrique. Messieurs Montes et Ruiz, avec tout l’agent et les bons Avocats qu’ils avaient, ils ont fait appel à la « Circuit Court » (Cour d’Appel). Après avoir entendu les parties, la « Circuit Court » a confirmé la décision de la juridiction inférieure. Messieurs Montes et Ruiz ont fait appel à la Cour suprême de Justice des USA. Lors de défense devant cette haute juridiction, l’ancien président et avocat John Quincy Adams a soutenu que le cœur de l’affaire était la volonté des États-Unis de défendre les idéaux sur lesquels l’Amérique était fondée, à savoir la Déclaration d’indépendance qui dit que chaque homme a droit à la vie et à la liberté, un droit inaliénable. Et l’ancien président de conclure: « Je ne demande rien de plus au nom de ces malheureux Africains, que cette Déclaration » qui est la nôtre, et pour laquelle nous avons versé du sang et perdu des vies.

Le 9 mars 1841, la Cour suprême a statué 7-1 pour confirmer les décisions des tribunaux inférieurs en faveur des Africains de l’Amistad. Le juge Joseph Story a rendu l’opinion de la majorité, écrivant que « il ne nous semble pas y avoir de raison de douter que ces Nègres doivent être considérés comme libres ». Finalement, malgré leur argent et richesse, Messieurs Montes et Ruiz avaient perdu devant toutes les instances légales des USA, et ils étaient rentrés à Cuba sans esclaves et sans bateau qui fut confisqué par la marine Américaine.

Cette histoire a des leçons importantes pour les Congolais et les Africains, mais nous en soulignons simplement trois:

  1. Congolais et Africains: vous devez vous approprier et maîtriser la science et la technologie pour lire des boussoles par vous-mêmes et naviguer par vous-mêmes, sinon vous serez toujours déjoués comme ce fut le cas des Africains de l’Amistad. Jusqu’aujourd’hui, vous, Congolais et Africains, vous continuez à vous tourner vers les autres pour vous naviguer dans l’exploration et l’exploitation de vos matières premières, dans la construction de vos infrastructures de base, la constructions de vos bâtiments administratifs, vos universités, vos hôpitaux, vos stades, etc. Comme ce fut le cas des Africains de l’Amistad, les autres qui sont souvent des exploiteurs et convoiteurs ou même ennemis voilés ne vous conduiront jamais là où vous voulez aller. En d’autres termes, vous devez naviguer vous-mêmes pour arriver à votre destination, pour réaliser la prospérité. Vous devez apprendre et maîtriser la technologie pour explorer, exploiter et transformer vous-mêmes vos matières premières, construire et maintenir vous-mêmes vos routes, vos chemins de fer, vos aéroports et ports, vos bâtiments administratifs, vos hôpitaux et cliniques, vos universités, vos stades, etc. Autrement, vous serez toujours conduits là où vous serez enchaînés et emprisonnés dans des guerres, dans la pauvreté et la misère. Ouvrez vos yeux, et vous ne manquerez pas de voir la vérité en face de vous. Et qu’est-ce que cette vérité vous dit? Et que pouvez-vous faire par vous-même pour vous-même afin de vivre avec dignité?
  2. La présidence de la République n’est pas et ne devrait pas être la fin de la carrière et de la vie. La vie continue après la présidence. Le sixième président Américain John Quincy Adams a continué sa vie après la présidence, il a continué à pratiquer son métier d’avocat, grâce auquel les Africains captifs ont trouvé défense et liberté. Où sont les anciens présidents et chefs d’Etat Congolais pour animer des conférences dans des instituts supérieurs et universitaires du pays afin de mobiliser et motiver les jeunes à développer leurs talents, à maîtriser les sciences et technologies pour transformer la RD Congo et faire de ce pays le moteur du développement de l’Afrique?
  3. Les Américains ordinaires souvent font des choses extraordinaires en dépit des imperfections de la Nation américaine. Et ce sont ces Américains ordinaires qui font la puissance extraordinaire de l’Amérique en altruisme, en philanthropie, en sciences et en technologies. Combien des Congolais accumulent des millions de dollars qu’ils entassent dans leurs comptes bancaires ou dans des propriétés immobilières à l’étranger pendant que des milliers ou des millions des gens dans leurs villages, villes et cités croupissent dans la pauvreté et misère sous leurs yeux d’indifférence et d’insouciance? Pendant plus d’un demi-siècle d’indépendance du Congo, où sont les traces de ces millionnaires congolais? Vous qui avez de l’argent, et vous qui êtes au pouvoir en RD Congo, vous avez deux options devant vous: vivre comme Messieurs Montes et Ruiz, et rassurez-vous que le jour de vérité et de jugement viendra quand vous allez perdre vos bateaux, vos plantations, vos comptes bancaires et propriétés entassés à l’étranger, et vous allez fuir ou disparaître dans votre Cuba comme des fantômes sans trace. Ou alors, vous pouvez choisir de vivre comme le sixième président Américain John Quincy Adams, en investissant vos avoirs et vos moyens sur place en RD Congo pour créer d’emplois pour les jeunes, pour défendre votre peuple, et leur donne liberté et vie.

 

Par Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA
tongele@cua.edu

5 thoughts on “Amistad: le sort des Congolais est entre les mains des Congolais

  1. certainement Prof, nous vivons dans un pays où les gens :
    1) Les politiciens, les administratifs, les gouvernés et que sais-je encore, entrèrent volontairement la vérité pour des intérêts égoïstes et sanglants, qui certes se révèlent un poison très toxique au processus du développement de notre pays, nos communautés, villages, villes. bref, partout où nous vivons. pour vous paraphraser Prof, depuis la RD Congo a obtenue son indépendance, elle évolue seulement avec des discours diplomatiques virtuels. personne n’a jamais et je pense que ne pensera jamais à ce genre de réflexion. pourquoi je le dis, parce que les congolais en général et les politiciens en particulier sont spécialistes en mensonge, car depuis des années que par exemple dans des médias (radio okapi, RTNC etc) où ils nous font impression de la bonne volonté de ceci et cela pour le changement de ce pays, mais envain. à mon avis si tous ces dialogues chantés à la longueur de la journée étaient mis en pratique, la RD Congo ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui sur tous les plans de la vie sociale. nous comprenons aujourd’hui que les gens partent en politique pour s’enrichir et étouffer les autres par leur occupation stratégique de pouvoir.
    Aucun politicien, ancien ou nouveau n’a jamais fait des conférences de presses pour parler de son expérience enfin de guider les autres ou d’éveiller la conscience de la population pour sa prise en charge, cependant ceux derniers multiplient de stratégies de vols, biens et les voies de pauvres populations.
    2) La population, le peuple, les vieux, les jeunes, les hommes et femmes, pensent que la manne continuera à tomber comme ce fut les cas pour le peuple israël dans le désert en sortant de l’esclavage de l’Égypte. mais non à. notre temps.
    je commence avec les vieux dans des communautés, villes et villages qui autre fois avaient des possibilités capables de faire avancé nos milieux sur tous les plans, mais hélas étaient dans le sommeil de la distraction, où parfois n’ont rien laissé comme traces réelles témoignant leurs leadership, pouvant servir d’exemples aux générations futurs, ce qui fait que la chaîne continue avec laquelle les maillons ne change pas.
    3) Pour nous jeunes, espoirs de demain, quelle lecture faisons-nous de tous ces événements ? est-ce il faut croiser les bras ? la réponse est non et non. nous devons changer notre pays, milieu, communauté, village et ville en servant des expériences négatives tirer des vieux, pour corriger les erreurs du passé.
    Prof nous sommes ravis de cet article, car celui-ci est vraiment révélateur de beaucoup de vérités.

    1. Cher Biologiste médical WENGBA TOLOBYE,
      Vos remarques sont émouvantes et pertinentes. Quand j’écris, c’est toujours pour proposer des solutions concrètes pour déclencher la révolution manufacturière et économique en RDC, un pays qui a déjà en fait tous les atouts pour réaliser cette révolution. Vos remarques identifient exactement les obstacles au déclenchement de la révolution manufacturière et économique en RDC, et ces obstacles sont les hommes et femmes qui ont géré et gèrent le pays depuis son accession à l’indépendance : ils sont médiocres. Voici ce que je peux ajouter sur les trois catégories des gens mentionnés dans vos remarques pour remédier à la situation du pays, et le résultat positif sera immédiat :
      1) Les politiciens et les administrateurs des institutions nationales : Premièrement, l’ancien président de la RDC doit, a l’instar du sixième président Américain John Quincy Adams, réintégrer avec joie et enthousiasme la vie privée. L’ancien président de la RDC doit donc abandonner la responsabilité d’être autorité morale d’un parti ou d’une plateforme politique, cesser d’inviter chez lui des ministres ou parlementaires d’un parti ou d’une plateforme politique pour parler de la gestion du pays. L’ancien président de la RDC doit plutôt aller visiter régulièrement des écoles, des instituts d’enseignement supérieur et universitaire, pour motiver les jeunes à développer leurs talents, devenir entrepreneurs et se préparer à assumer le rôle des leaders du pays. Comme l’ancien président Américain John Quincy Adams, l’ancien président de la RDC doit enlever de sa tête toute politique, et servir le pays autrement en tant que personnalité privée, avec tous les honneurs d’ancien président. Ainsi, l’ancien président de la RDC peut être recruté pour des conférences motivationnelles qui donneront espoir et vie à la jeunesse. En outre, ceux et celles qui ont été des ministres et gestionnaires des affaires de l’Etat pendant le régime de l’ancien président doivent faire de même ; à savoir, quitter la politique pour embrasser la vie privée, œuvrer dans des organisations internationales, œuvrer comme des professeurs, créer des entreprises, et préparer la nouvelle génération des leaders en faisant des conférences dans des écoles et universités. A partir de leurs vies privées, le résultat des actions de l’ancien président de la RDC et ses anciens dignitaires sur la société Congolaise sera positivement fantastique. Si l’ancien président et ses compagnons doutent de ce que je leur suggère ici, je les invite, je les défis de mettre en pratique ma suggestion, et l’expérience dira que oui, le professeur avait raison, car eux-mêmes se réjouiront de leur nouvelle vie détendue, avec des honneurs et sans tracasseries. Tous les anciens présidents Américains vivent une vie détendue, heureuse et avec des honneurs. L’ancien président de la RDC devrait être à mesure de jouir de la même qualité de vie comme ses homologues Américains s’il cesse de se mêler dans la politique courante du pays, et se concentre à voyager, visiter, faire des conférences comme font ses homologues Américains.
      A propos des politiciens actuels qui sont à la tête des institutions nationales et des entreprises publiques : il s’agit de vous, Monsieur le Président de la République, premier ministre, ministres, gouverneurs, parlementaires, etc. Vous allez réaliser le miracle économique en RDC dans un délai très bref si vous vous mettez immédiatement à parcourir les villages, villes et cités, pour rencontrer les populations, les jeunes, les étudiants et leurs professeurs et leurs enseignants, rencontrer les entrepreneurs, afin de converser avec eux sur ce qui marche et ce qui ne marche pas, et intégrer les suggestions qui viendront de ces rencontres dans les programmes de développement. Ici aussi, j’invite et je défie le Président de la République, le premier ministre et les ministres, les gouverneurs, parlementaires, etc., de mettre ma suggestion en pratique, car leur joie sera grande de voir un résultat positivement fantastique. Quiconque douterait de ma suggestion peut tester cela, car seule l’expérimentation établie la véracité ou non-véracité d’une suggestion, d’une hypothèse, d’une idée.
      2) La population, le peuple, les vieux, les jeunes, les hommes et femmes : il s’agit ici de vous, les habitants des villages, villes et cités ; vous devez savoir que les dirigeants sont à votre service. Premièrement, vous devez changer d’attitude et cesser avec la mentalité d’aller vous courber devant les dirigeants politiques et mendier pour des miettes de survie. Deuxièmement, vous devez plutôt exiger par des manifestions, des marches, et des protestations pacifiques que les dirigeants puissent vous écouter, et vous expliquer en détails les programmes de développement qu’ils ont mis sur pieds, et comment ces programmes vont vous stimuler dans vos villages, villes et cités à créer des unités de production par vous-mêmes pour vous-mêmes. Les dirigeants ne sont pas des dieux et ne feront pas des miracles économiques pour vous sans vos idées et vos exigences. C’est tellement vrai que vous vivez dans la pauvreté et la misère depuis l’accession du pays à l’indépendance pendant que les dirigeants s’enrichissent sur votre dos, sans rien faire de miracle économique pour vous. Continuez donc à vous soumettre, à vous taire, et à prétendre que “nos chefs et dirigeants sont nos papas et vont prendre soin de nous…” Non. Les dirigeants politiques ne sont pas vos papas, et ils n’ont jamais pris soin de vous. Vous et vos familles vivez dans la pauvreté et la misère, mais eux, les dirigeants politiques et leurs familles vivent bien. Troisièmement, vous les policiers et agents de l’ordre, avec vos commandants et généraux, votre obligation civique est de protéger les populations ; vous ne devez donc pas arbitrairement interdire des marches pacifiques des populations, mais plutôt encadrer les populations pendant ces marches pour que leurs voix et messages soient entendus par les autorités politiques. Car c’est pour le bon fonctionnement du pays, et c’est aussi pour votre bien, que les populations font ces marches et réclamations afin que la gestion du pays soit transparente et efficace.
      3) Les jeunes : vous n’êtes pas seulement l’espoir de demain, non ; vous êtes des agents de changement. Vous devez préparer votre mental et votre conscience à rejeter le style de vie médiocre mais très tentant que vous voyez autour de vous, un style de vie de corruption, détournement et mégestion, un style de vie de luxe avec des biens mal acquis, des richesses accumulées malhonnêtement, car vous serez tentés de faire la même chose une fois arrivés au pouvoir, surtout lorsque vous arrivez au pouvoir pauvres comme ceux qui ont géré et gèrent ce pays depuis son indépendance. La tentation pour vous sera de vous enrichir vite malhonnêtement comme les autres. C’est ce qui est fait jusqu’aujourd’hui, et c’est ce qui a ruiné et continue à ruiner le pays, et vous en êtes des victimes. Donc vous, vous devez vous joindre aux populations des villages, villes et cités pour exiger aux dirigeants la gestion transparente des affaires publiques. Ainsi, lorsque votre tour arrive de gérer le pays, vous ne répéterez pas la médiocrité de vos prédécesseurs.

  2. Ce bref rappel de l’histoire et la conclusion qui en sont tirés doivent nous interpeller y compris à notre petit niveau et dans la vie quotidienne.
    Question : que faisons-nous du pouvoir (intellectuel, professionnel, économique et la notoriété qui en résulte) qui est le nôtre vis-à-vis des faibles, des employés, des parents, de la communauté et, à plus forte raison, de la Nation et de l’Afrique ?
    J’invite chacun à y réfléchir.

  3. Excellent article ! ANCÊTRES INITIÉS ET NON-INITIÉS… L’histoire d’Amistad prouve que l’Afrique Ancestrale « Berceau de l’Humanité » [Adam francisé=Moto et Ève=Muto sont nos Ancêtres Patriarches et Matriarches Noirs] était tombée durant la période de nos ancêtres non-initiés [facilement déportés, tués, esclavagisés par l’homme Blanc Aryen Indo-européen] qui ne savaient plus lire et écrire dans une noirceur médiévale après une époque faste, grandiose de nos Ancêtres Noirs initiés où les descendants de Caïn=[Pôngisè en Sawa ancien l’ancêtre du Lingala] à Nod=Munangadu [hors Jardin d’Éden mi-astral=Monda] étaient des génies avec une technologie poussée, extraordinaire qui revient aujourd’hui car il n’y a rien de nouveau sous le soleil dit l’Ecclésiaste… L’ESCLAVAGE EN ÉGYPTE (Misraim) FÛT INEXISTANT. CANAAN (Niger ou Nègre, Negroide) FILS DE CHAM FÛT DÉPORTÉ 500 ANS EN AMÉRIQUE NON LES FAUX JUIFS (UNE SYNAGOGUE DE SATAN LE CHÉRUBIN JADIS OINT [Apocalypse=Bebisedi 3:9 « Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent « Juifs ou Hébreux » et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. »… Sous forme de boutade le Pharaon Blanc de l’Égypte Arabisée nommé Anouar El-Sadate déclara en pleine guerre de Kippour « Les Hébreux sont sortis noirs de l’Afrique et sont devenus Blancs en Palestine », la Bible falsifiée parle de l’exode des Juifs (appellation non biblique) mais ce sont les Noirs Hébreux descendants de Heber, aïeul de Abraham [Sango], de Cham=Bowinda [qui eût comme fils Cush=Mundo=Ethiopie, Misraim=Égypte, Put=Libye, Canaan=Afrique Negroide dit Niger=Nègre Fils de Noé=Wumse Tous des Noirs] qui subiront durant 500 ans l’esclavage en Amérique… Il est écrit dans Deutéronome (Byala) 28 : 47-53 « Pour n’avoir pas, au milieu de l’abondance de toutes choses, servi le Véritable Dieu Tout-Puissant, avec joie et de bon cœur. Tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et de la disette de toutes choses, tes ennemis que le Véritable Dieu permettra, te mettront un joug de fer sur ton cou, jusqu’à ce qu’ils t’aient détruit. Le Véritable Dieu permettra à partir de loin, des extrémités de la terre, qu’une nation se fonde sur toi d’un vol d’aigle, une nation dont tu n’entendras point la langue. Une nation au visage farouche, et qui n’aura ni respect pour le vieillard ni pitié pour l’enfant.
    Elle mangera le fruit de tes troupeaux et le fruit de ton sol, jusqu’à ce que tu sois détruit; elle ne te laissera ni blé, ni moût, ni huile, ni portées de ton gros et de ton menu bétail, jusqu’à ce qu’elle t’ait fait périr.
    Elle t’assiégera dans toutes tes portes, jusqu’à ce que tes murailles tombent, ces hautes et fortes murailles sur lesquelles tu auras placé ta confiance dans toute l’étendue de ton pays; elle t’assiégera dans toutes tes portes, dans tout le pays que le Véritable Dieu, Nzambi ya Mpungu Tulendo te donne. Au milieu de l’angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi (l’esclavagiste), tu mangeras le fruit de tes entrailles, la chair de tes fils et de tes filles que le Véritable Dieu t’aura donnés »…
    À propos de la créativité et de la connaissance interdite, il est prouvé que mis dans un environnement propice, l’Africain Noir excelle, le nombre des savants et inventeurs noirs descendants d’esclaves en Amérique le prouve, la liste non exhaustive se trouve sur le Net… Actuellement les sectes ésotériques, les langues et les religions révélées importées en Afrique Ancestrale permettent aux envahisseurs Impérialistes néocolonialistes « néo esclavagistes » Nephilim Blancs Aryens Indo-européens par l’entremise de l’actuelle classe politique RDCienne en particulier et Africaine en général [telle que Kagame, Museveni, Kanambe alias Kabila] asservissent les Noirs Africains et Kongolais… Bref pour avoir servi et adoré d’autres dieux muets [Moloch, Baal Peor, Belzébuth] non connus de nos Ancêtres Noirs initiés, il est encore écrit Deutéronome (Byala) 28 : 28-29 « Le Véritable Dieu te frappera de délire, d’aveuglement, d’égarement d’esprit, et tu tâtonneras en plein midi comme l’aveugle dans l’obscurité, tu n’auras point de succès dans tes entreprises, et tu seras tous les jours opprimé, dépouillé, et il n’y aura personne pour venir à ton secours »… Nos ancêtres de Amistad ne savaient ni lire et écrire, c’est la preuve que sans une vraie SPIRITUALITÉ l’homme ou l’humain devient dépourvu de toutes ses facultés évolutives, privé de toutes ses facultés intellectuelles, mentales, psychiques, de créativité et d’ingéniosité comme l’est aujourd’hui la classe politique RDCienne corrompue médiocre inconsciente congénitale toutes tendances confondues qui accompagne bêtement les Nomades Occupants Banyarwanda qui tue leur Peuple depuis 1996… Jusqu’à quand… Vive les Maï Maï ANPK (Armée Nationale du Peuple Kongo)… INGETA

    1. C’est toujours très intéressant de lire les publications de professeur Tongele. Son dernier article,  »Amistad: Le sort des congolais entre les mains des congolais » est encore très profond dans la mesure où nous pensons souvent que notre sort dépend de l’extérieur, la communauté internationale., comme nous aimons bien le dire ainsi. Ceci pourrait s’expliquer par le système paternaliste Belge.. le congolais pense qu’il ne peut pas réussir sans financement , sans l’appui de l’extérieur. Cette dépendance est une chaîne qui attache. Pour nous en sortir, nous devons réfléchir à la manière de  »pensée action » qui ,petit à petit commence à réveiller certains d’entre nous. On peut également ajouter une deuxième chaîne, la peur permanente qui nous habite, et qui fait de nous des poltrons. Le congolais est incapable de braver les menaces, la répression etc. Pour revendiquer ses droits. Il est maintenant temps de briser les chaines qui nous attachent et c’est
      ce que le professeur nous propose à travers ses nombreuses publications qui, il faut le souligner, portent des fruits par- ci, par -là. De mon point de vue, il est temps que nos compatriotes comprennent sue’il est temps de passer de la réflexion théorique à la réflexion pragmatique.

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