André Mbata: « C’est nous les intellectuels qui avons ‘tué’ notre pays »

Professeur de droit public à l’université de Kinshasa et dans plusieurs universités africaines, André Mbata Mangu séjourne en Belgique. En marge d’un point de presse qu’il a animé, lundi 28 mai, à Bruxelles, avec deux autres universitaires en l’occurrence docteur Denis Mukwege et le professeur Alphonse Maïndo, il a accordé une interview à Congo Indépendant.

Quel est le but de la conférence de presse à laquelle vous venez de participer?

Je crois que cette conférence de presse se situe dans la suite des conférences que nous sommes en train d’organiser à travers le pays. Nous avons organisé au mois d’août dernier une conférence des universitaires congolais à Kinshasa. Après la capitale, nous avons été à Bukavu, Kisangani et Lubumbashi.

A chacune de ces réunions, vous avez mis l’accent sur la responsabilité des intellectuels congolais. Pourquoi?

Le thème c’est: « La nation est en péril! La nation se meurt et nous sommes responsables ».

C’est un diagnostic…

Quand le pays se meurt, nous devons nous assumer. Nous devons faire quelque chose pour que le pays se redresse.

Que faudrait-il faire concrètement?

La plupart de gens n’ont pas conscience de la situation. C’est pourquoi nous estimons qu’une prise de conscience est fondamentale. Les gens ne sont pas conscients de l’état dans lequel se trouve notre pays. Les gens ne sont pas conscients par exemple que le Congo-Kinshasa dispose d’un budget de quatre milliards de dollars. La Tanzanie et le Rwanda, eux, ont respectivement un budget de 53 et 20 milliards $. Les gens ne sont pas au courant. Il faut que les gens comprennent et prennent conscience que le pays est totalement en crise. Il est en péril. Chacun de nous doit s’assumer dans sa sphère d’action. Les intellectuels en tête. Pourquoi d’abord les intellectuels? Nous devons dire: « Trop, c’est trop! ». Nous devons envisager la manière dans laquelle nous devons reconstruire notre pays.

Pourquoi insistez-vous particulièrement sur les intellectuels?

La raison est simple: on dit que ce sont les intellectuels qui ont « tué » le pays. On entend dire en lingala: « ba-intellectuels ndé babomi mboka ». Qui ont « fabriqué » la dictature de Mobutu? Ce sont les intellectuels!

Ce discours est loin d’être nouveau!

Le discours n’est pas nouveau mais personne ne l’a entendu. Les gens n’entendent pas et ne le comprennent pas. Le phénomène est banalisé. Les choses ne pourront changer que lorsque ce message sera compris et que les gens commenceront à agir. Les choses ne changeront que lorsque les gens auront compris. Nous devons changer la manière dont nous enseignons dans nos universités. Vous le savez autant que moi que le niveau de l’enseignement est très bas. Aucune université congolaise ne figure dans le « hit-parade » de 200 premières universités en Afrique. L’économie nationale est en pleine stagnation. On dit que nous sommes responsables. Si nous sommes corrompus, on doit y mettre fin. Nous devons mettre fin au système de corruption. Si nous contribuons à la capture de l’Etat et qu’on dit que nous sommes des « prostitués politiques », nous mettons fin à notre position politique.

Que répondez-vous à ceux qui disent que l’homme congolais parle beaucoup mais agit peu voire pas du tout?

Ceux qui tiennent ce genre de propos n’ont pas totalement raison. Est-ce que nous parlons beaucoup? Nous parlons beaucoup en disant quoi? Pendant que nous disons qu’il faut respecter l’ordre constitutionnel, on voit un individu qui n’a même pas le niveau requis à qui il est accordé un grand intérêt par tous les médias.

Faites-vous allusion au juriste Jean-Cyrus Mirindi qui soutient que « Joseph Kabila » n’a accompli à ce jour qu’un seul mandat suite à la modification de certains articles de la Constitution en janvier 2011?

Je n’ai cité personne. Si c’est celui-là, c’est notre étudiant.

Il y a un document audio en circulation dans les réseaux sociaux. On y reconnait la voix de Mirindi qui rend compte de sa « campagne en faveur d’un nouveau mandat » à un « cacique » de la majorité présidentielle. Des observateurs disent avoir reconnu le timbre vocal de Jean Mbuyu Luyongola, le conseiller spécial en matière de Sécurité. Qu’en dites-vous?

Je ne peux pas certifier l’authenticité de cette communication téléphonique. Une chose paraît sûre: l’homme a été mandaté. Il est au service du pouvoir et rentre dans la catégorie de tous ces diplômés que j’appelle les « tambourinaires du pouvoir ». Le plus énervant est qu’on fasse passer pour un constitutionnaliste quelqu’un qui ne connait pas le droit constitutionnel. Il est professeur dans quelle université? Il est chef des travaux dans quelle université? C’est le lieu de répondre en termes clairs que les dispositions constitutionnelles n’appellent aucun commentaire. Le mandat du chef de l’Etat actuel a expiré le 19 décembre 2016. Même sur le plan de la forme, quelle argumentation on peut recevoir aujourd’hui? Tous les arguments de la majorité « entre la révision de la constitution et l’inanition de la constitution » c’est terminé depuis 2016. Avez-vous vu  le professeur Evariste Boshab intervenir dans ce débat? Nullement! C’est parce qu’il ne croit pas sur ce qui se raconte. Les grands noms de la majorité présidentielle se taisent parce qu’ils savent que la thèse défendue par cet homme ne tient pas la route.

Revenons un peu à la « transition citoyenne » qui a été évoquée au cours de la conférence de presse. Par quel mécanisme pourrait-on imposer ce régime au regard des rapports de force?

Nous sommes des citoyens congolais. Je vous dis que la voie est celle-là. C’est l’affaire de tous les Congolais. J’espère que les Congolais ne vont pas choisir la servitude.

Vous le savez bien qu’aucune révolution n’a été menée par tout un peuple. C’est toujours un « noyau » qui montre le chemin…

Par quel mécanisme pourrait-on imposer cette transition dites-vous? C’est l’article 64. Le peuple a imposé des choses en Tunisie. Parmi ceux qui s’opposent à la transition citoyenne, on compte plusieurs gouvernements étrangers.

Certains partis politiques congolais s’y opposent également…

Effectivement! Dieu merci, d’autres commencent à y croire parce qu’il n’y aura pas élection. Il y en a qui disent: « S’il n’y a pas élection, nous allons soutenir la transition sans Kabila ». Ils sont de plus en plus nombreux à y croire. Quand le peuple décide, personne ne peut se mettre en travers pour assurer un semblant d’organisation. Lorsque le Tunisien Mohamed Bouazizi, harcelé par des policiers, s’était immolé avec du pétrole cela a conduit au départ du dictateur. Ce n’était jamais programmé.

Etes-vous en train de dire que l’avènement de l’alternance démocratique au Congo-Kinshasa serait tributaire d’un événement futur et incertain?

Je veux dire que le peuple doit se mettre debout et continuer la lutte. Nous n’avons pas encore suffisamment lutté. Nous ne nous sommes pas suffisamment mis debout. J’ai toujours dit que nous devons cesser d’être un peuple de « pleurnicheurs ». Des gens qui se lamentent à longueur de journée que c’est tel ou tel autre pays qui nous malmène. Ma réponse est: non! Nous devons être un peuple qui lutte. Y avait-il un plan qui a permis l’éradication de l’apartheid? Que dire de la colonisation? Il y avait un meeting de Kasa Vubu à Dendale. La suite est connue. Quand le peuple se met en lutte, c’est lui qui se détermine.

D’aucuns pourraient vous rétorquer que comparaison n’est pas raison…

Comparaison n’est sans doute pas raison, mais l’histoire nous apprend que les libérations des peuples – qu’il s’agisse de l’apartheid ou de la révolution en Tunisie, ou de notre lutte de l’indépendance -, n’ont jamais été précédées par une programmation A+B. Il n’ y a pas de mathématiques ici. Ce qui est certain ce que le peuple doit s’engager. Le peuple doit contribuer à lutter. Je sais que vous n’êtes pas satisfait. C’est une question qui revient souvent. Nous ne pouvons rien programmer. Il faut que les gens s’assument et tiennent le même discours. Il faut par exemple que l’église catholique qui a dit que « le pays va mal » soit correcte avec elle-même.

Ce n’est pas le cas?

Je n’ai pas l’impression. Comment peut-on parler de « médiocres » tout en demandant à ceux-ci d’appliquer l’Accord du 31 décembre 2016? Peut-on attendre de Satan une carte d’entrée au paradis?

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

22 réflexions au sujet de « André Mbata: « C’est nous les intellectuels qui avons ‘tué’ notre pays » »

  1. Rien qu’a observer les elucubrations inbues de Haute Trahison des pretendus intellectuels et legalistes dont Minaku, Mova, Lumanu, Boshabu, Thambwe, Mende et autres dechets-MP et ex-Mobutistes, Prof Mbata a amplement raison

  2. Chers Compatriotes,
    Bien dit, « c’est nous les intellectuels », j’aurais cependant souhaité qu’il parle de « diplômés d’université » plutôt que « d’intellectuels ». Mais ceci est-il une découverte ? Le plus important pour l’instant n’est pas de nous donner le mécanisme qui a conduit le pays à cette situation que nous déplorons tous. A mon avis, le plus important est: « comment nous en sortir maintenant, tous ensemble, sans tomber dans l’erreur qui consisterait à mettre à la tête du pays un groupe de terroristes d’Etat ». C’est ainsi que personnellement, je propose une transition sans tous ceux qui sont maintenant au pouvoir et ceux qui nous font croire qu’ils sont opposants et qu’ils se battent plus pour le pays que pour leur propre intérêt. Dans cette vision, seule l’archevêque catholique « Le Cardinal Monsengwo » mérite qu’on lui fasse confiance et qu’il travaille avec le « Pasteur Ekofo » pour recruter les technocrates qui devront remettre au point les institutions du pays en commençant par « l’Armée, les services, l’administration…, la CENI devra être un organe dépolitisé, géré par les personnes compétentes. A la fin de la transition, ce pouvoir de transition, avec la CENI (nouvelle version) devront organiser les élections à tous les niveaux. Vu la situation actuelle du pays, organiser les élections c’est exposer le pays à des risques de rester pour plus longtemps sous tutelle de l’ONU comme il l’est maintenant n’en déplaise à ceux qui veulent caresser l’illusion qu’ils ont un pays et qu’ils le gèrent. Un pays sans monnaie, sans armée (Kabarebe aurait dit que cette armée congolaise est incapable de tuer un rat), sans service de renseignement au service du pays…n’est qu’une Jungle. La loi, est celle de celui qui a une arme lui prêtée par ceux qui traitent avec lui pour aussi piller l’unique richesse encore exploitable: les mines. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. « Comment nous en sortir maintenant, tous ensemble, sans tomber dans l’erreur qui consisterait à mettre à la tête du pays un groupe de terroristes d’Etat ».
      On ne peut le faire que par étapes, compatriote Elili. Les voici:
      1° Convaincre nos compatriotes piégés par l’Afdl de se réconcilier avec notre population venant occuper pacifiquement leurs résidences pour les protéger de la tentation de se rendre au service de l’Occupation tutsie;
      2° Dépouiller ainsi l’occupant étranger de la collaboration congolaise qui entretient son pouvoir;
      3° Porter alors au pouvoir de transition les animateurs consensuels comme ceux proposés par Elili.
      On ne peut pas installer un pouvoir de transition sans avoir paralyser celui d’occupation.
      C’est pour franchir les étapes 1° et 2° que les Forces de Progrès de la RDC proposent à tout notre peuple dépourvu d’armes de s’approprier la Résistance Pacifique dont la stratégie publique est détaillée dans le Vade Mecum du Congolais.
      VADE MECUM DU CONGOLAIS:
      LA RÉSISTANCE PACIFIQUE POUR LA FIN DE L’OCCUPATION DU CONGO,
      CE QUE RETIENNENT LES PROTAGONISTES :

      I- TOUT NOTRE PEUPLE, NOS PARENTS ET NOS ENFANTS RETIENNENT QUE :
      1- Les étudiants identifiés dans les hautes écoles ainsi que les lycéens finalistes majeurs, sont constitués en groupes de 50, selon leurs sections et leurs communes de résidences.
      2- Ces groupes communiquent à la coordination le nom et le domicile connu d’un responsable politique ciblé dans leur quartier pour une répartition complète des responsables politiques depuis 2001 jusqu’à ce jour : Membres du Cabinet de la Présidence, Directeurs principaux de la Sécurité, Ministres, Directeurs de cabinets des ministres, Sénateurs, Parlementaires, Gouverneurs de la Banque Nationale , Gouverneurs de Province, Directeurs Généraux des Entreprises publiques et des Offices Nationaux, Directeurs de Douane et de Contribution, Généraux de l’armée, Commissaires principaux de la police nationale….
      3- Le jeudi, 21 décembre 2017 à 7h00, pour protéger leurs hôtes de la tentation de se rendre au service de l’occupation du Congo, les étudiants s’installent en toute convivialité, sans méfiance, sans menace, sans suspicion, au domicile des responsables politiques qui servent le pouvoir imposé à notre peuple au mépris des dispositions constitutionnelles.
      4- Pendant toute la durée de la Résistance, ils préparent leur collation sur le stock des vivres non périssables préalablement constitué par le Responsable Politique protégé.
      5- Ces étudiants résistants poursuivront leur formation, dans des conditions d’excellence, à charge du trésor public du Congo ainsi libéré par l’engagement de leur vie.
      6- Tous les autres patriotes non reconnus comme étudiants se rendront dans les Places Communales de la Résistance déjà publiées dans le Mode d’Emploi pour la ville de Kinshasa. Ils s’enregistrent, sans nom, dans un fichier d’identification anonyme disponible dans chacune des Places Communales de la Résistance (PCR).

      7- Dans les Places Communales de la Résistance, comme aux Postes de Résistance situés chez les responsables politiques, la permanence est assurée par les patriotes résistants, jours et nuits, comme sur les lieux de deuil jusqu’à la fin de l’occupation.
      8- Cette permanence n’est pas faite des chahuts révolutionnaires. Elle est plutôt animée d’activités suivantes :
      – Enregistrement des résistants,
      – Conférences-débats sur les sujets concernant l’amélioration des conditions de vie de notre peuple au Congo libéré. Ceci est une opportunité inespérée de faire connaître le leadership de ceux qui se seront fait enregistrer à la coordination.
      – Assainissement de la Place Communale de la Résistance, – Tenue d’un Catering pour la collation des résistants,
      – Projection des vidéos
      9- Les Forces de Progrès sont constituées de tout congolais, sans discrimination de son appartenance politique, religieuse, sociale, régionale, linguistique, ou autre, mais tout congolais qui comprend la nécessité de mettre fin à l’occupation du Congo, par le moyen de la paix et non par le sang, parce qu’il est habité par les valeurs de patriote, d’humaniste, de démocrate, et d’écologiste.
      10- Le Leadership National Congolais des Forces de Progrès se renforce chaque jour de nouveaux cadres qui se montrent créatifs, non passifs, non distracteurs et non démobilisateurs devant la souffrance de notre peuple.
      11- Ce Leadership est connu des acteurs politiques qui font parler d’eux au sein de notre population. Ceux, d’entre eux, qui aiment notre pays l’ont approché, sachant qu’il est l’interlocuteur connu des partenaires par qui passent les décisions relatives à la situation du Congo.

      II- LE POUVOIR D’OCCUPATION RETIENT QUE :
      1- Les congolais sont en résistance contre toute activité politique et militaire d’occupation. Ils le manifestent en protégeant les responsables politiques congolais à leurs résidences.
      2- Cette Résistance n’est pas violente. Elle a été validée par la Monusco lors de sa conférence hebdomadaire du 08/11/2017.
      3- Ni les policiers, ni les militaires à son service pour imposer, hors des prescrits constitutionnels, son autorité sur notre peuple, ne pourront accéder aux lieux des manifestations pacifiques parce que la Monusco s’y opposera.
      4- Le salut de celui qui tient notre peuple en otage passera par demander à la Monusco d’assurer son exfiltration pour éviter la colère des congolais.
      5- S’en prendre à la Monusco alors qu’elle exerce son mandat, déclenchera l’intervention des pays qui comprennent la pertinence de la Résistance congolaise.

      III- LES RESPONSABLES POLITIQUES DE L’OCCUPATION RETIENNENT QUE :
      1- Le peuple congolais a pris en mains son destin, dans la paix et sous la protection de la Monusco qui assume son mandat.
      2- Il est vain de s’accrocher au service d’un pouvoir illégal dont la fin est scellée grâce au mandat international de protection confié à la Monusco.
      3- Ils ont tout à gagner en se soumettant à la protection bienveillante des compatriotes avec qui, un avenir sécurisé est permis au Congo.
      4- Ils constitueront le stock minimal des vivres non périssables pour la collation des étudiants résistants.
      5- Ce stock minimal est fait de :
      20 sacs de 50 Kg de bon riz, 10 sacs de 50 Kg de haricots, 2 tonneaux d’huile végétale fraîche, 2 sacs de 10Kg de sel, 2 stères de bois de tout feu, 100 Kg de paquets de café moulu, 200 Kg de sucre, 1000 litres de boissons soft, 100 piles de gobelets et 100 piles d’assiettes en plastique, 5 grandes marmites de 20 litres, 3 tonneaux en plastiques de 200 litres pour la réserve d’eau.
      6- Ils se sépareront de toute autre forme de protection violente venant du pouvoir d’occupation.
      7- En repoussant la protection offerte par leurs compatriotes étudiants, ils auront opté pour la nationalité rwandaise.

      IV- LES MILITAIRES ET POLICIERS RETIENNENT QUE :
      1- Dans les rangs des FARDC et de la Police, ils ne servent pas selon le serment de leur sang pour la patrie. Ils doivent se démobiliser.
      2- Les FARDC et la Police sont des forces pour massacrer les congolais
      3- Les contingents alliés internationaux de la MONUSCO restent la seule force qui porte le mandat de protection des civils entrés en Résistance Pacifique contre l’occupation du pays.

      V- LA MONUSCO RETIENT QUE :
      1- Elle est créée par la Résolution 1925 (2010) du Conseil de Sécurité qui lui donne le mandat de protéger et sécuriser les populations civiles menacées par tout pouvoir non constitutionnel et hors-la-loi.
      2- Elle a réaffirmé son attachement à ce mandat, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une Résistance Pacifique telle que planifiée par les Forces de Progrès, au cours de sa conférence hebdomadaire du 08/11/2017.
      3- Tous les congolais désarmés par le programme DDR, tel qu’imposé par le paragraphe 1 et 9 de la Résolution 1896 (2009), se sont remis à la vie civile.
      4- Tout celui que l’on rencontre sur la voie publique en armes et en tenue de militaire ou de policier constitue une menace pour la sécurité des Résistants Pacifiques congolais.
      5- Dans ces conditions, protéger les civils revient à :
      – Stopper tout mouvement d’armes en direction des civils.
      – Interdire l’accès aux dépôts et caches d’armes
      – Interdire toute intrusion d’armes sur le territoire du Congo
      – Affecter par roulement un peloton de son contingent à chaque Place Communale de la Résistance pour éviter les intrus.
      6- Ne pas protéger les résistants pacifiques, peut pousser les congolais à s’en prendre, sans armes, à la présence de la Monusco dans notre pays.

      VI- LES GRANDS DISTRIBUTEURS DES VIVRES NON PÉRISSABLES RETIENNENT QUE :
      1- Sur la demande des Forces de Progrès, ils doivent évaluer fidèlement leurs stocks.
      2- Par attachement au bien-être du consommateur qui assure la prospérité de leurs entreprises, ils accepteront la réquisition, à charge du trésor public, de leurs stocks au profit de la Résistance Pacifique.
      3- Ils perdront le droit de poursuivre leur entreprise au Congo libéré s’ils s’opposent à la réquisition des vivres.

      VII- LA COORDINATION DE LA RÉSISTANCE RETIENT QUE :
      1- Elle est constituée des activistes opérant dans les mouvements citoyens et des cadres patriotes provenant des organisations civiles et religieuses.
      2- Elle doit gérer les Postes et Places Communales de la Résistance
      3- Elle s’occupe :
      – de la communication entre les protagonistes de la Résistance,
      – de la documentation et de l’archivage des travaux de la Résistance, – de la logistique,
      – des programmes et des orientations de la Résistance,
      – et surtout de l’évaluation de son évolution.

      VIII- LES PARTENAIRES DU MONDE LIBRE RETIENNENT QUE :
      1- Le Congo a choisi la voie de la paix pour s’affranchir du pouvoir d’occupation qui opprime et massacre son peuple.
      2- Le droit international doit sauvegarder cette paix comme elle est sauvegardée dans tous les pays qui n’ont pas d’armée nationale.
      3- Ils ont un INTERLOCUTEUR CONGOLAIS représenté par le Leadership National Congolais des Forces de Progrès.

      IX. LES CONGOLAIS FORTUNÉS RETIENNENT QUE :
      1- C’est l’occasion de faire valoir leur contribution à la Résistance pour réduire les charges fiscales qui pèsent sur leurs avoirs. La logistique de la Résistance en a besoin et compte sur eux.

      CONCLUSION :
      La Résistance Pacifique est la voie de la paix qui compte pour mettre fin à l’occupation du pays.
      Elle découle d’une analyse des situations qui reconnaît notre faiblesse dans le manque d’armes entre les mains des patriotes et notre force dans la conscience patriotique qui a gagné tout notre peuple. Elle redoute la menace de la cruauté du pouvoir hors-la-loi, et s’approprie l’opportunité du mandat porté par la Monusco de protéger les civils menacés dans leurs droits constitutionnels.
      Elle étale en public sa stratégie afin de donner à chacun la possibilité de réagir de manière conséquente, en connaissance de cause.
      Elle prend en compte la paupérisation de la population et se déroule à charge du trésor public.
      Elle peut évoluer dans le sens où l’obligeraient les circonstances inhérentes au comportement des protagonistes, mais toujours pour réussir ; alors que ceux qui caressent le soulèvement populaire, ne se préoccupent pas des désastreuses conséquences de pareille option.
      La Résistance Pacifique n’envoie pas notre peuple vers l’inconnu qui est le domaine de la peur. Cette Résistance a le courage d’inviter tous les congolais à informer et à engager tous ceux qui leur sont chers, sans crainte du pire. C’est à ce prix que nous mériterons de l’héritage reçu de l’Éternel.
      Que vive la République démocratique du Congo.
      Fait à Bruxelles, le 16 décembre 2017,
      Pour la Dynamique Nationale des Forces de Progrès
      Dr Flori Kalonji Yamilamba, rapporteur
      E-mail : fykalonji@hotmail.com

    2. @ Elili,
      Salue! Si vous avez foi dans ce que vous dites, ne comptez pas sur le prof qui entreprend une autre démarche. A l’instar des intellos Israéliens et Palestiniens, démarrez une autre voie, réunissez des gens dont certains intervenants de ce site CIC, dressez un cahier de charges (mémo) qui comprendra quelques unes des vos idées ci-dessus, recueillez des signatures au pays et à l’étranger, déposez le mémo auprès de l’ONU et dans les ambassades de pays occidentaux et BRICS, continuez le lobby

  3. IL N’ Y A JAMAIS UNE VIE NORMALE APRES LA PRESIDENCE CARACTERISEE PAR UNE IMPOSTURE PRIMEE D’UN POSTE DE SENATEUR A VIE MAIS IL Y A L’ARRESTATION, LA PRISON, LA POTENCE, LA GUILLOTINE POUR L’IMPOSTEUR CHEVAL DE TROIE DU RWANDA AU KONGO ALIAS JOSEPH KABILA TUTSI RWANDAIS…

    « C’est nous les intellectuels qui avons ‘tué’ notre pays »… Sieur Constitutionnaliste André Mbata compris, fervent défenseur de la Constitution de Liège taillée sur pièce pour l’imposteur usurpateur d’identité Kongolaise Kanambe alias Joseph Kabila, l’interviewé toute honte bue continue de nier l’occupation de la RDC (Rép Démocrature du Congo-Kinshasa) selon le Droit Public International, ouvertement infiltrée, occupée par les Tutsi-Power et les Blancs Aryens Indo-européens de ONU-Monusco avec un contigent de 15 armées étrangères sur le sol Kong
    Nulle part aille une classe politico-intellectuelle-artistico-religieuse a été aussi complice du malheur de son propre peuple d’une manière aussi ingrate, c’est à se demander si tous ceux qui prétendent être intellectuels au Kongo mesure l’ampleur du désastre du moins ceux et celles qui cautionnent la bêtise démocratique qui sévit en RDC…

    C’est confirmé, au Kongo il y a plusieurs diplômés des vrais et des faux mais peu d’intellectuels chevronnés. Au contact de la gestion de la cité, investis d’un pouvoir, bon nombre d’entre=eux (ces intellectuels de la science sans conscience n’est que ruine de l’âme) perdent le latin et perdent le nord…

    La luta continua, la victoria e certa pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par les Tutsi Power. INGETA

  4. D’accord pour le diagnostique qui est posé,mais,le mal n’est pas bien nommé.Comme le dit Elili plus haut,c’est le DIPLOME Congolais et non pas l’INTELLECTUEL Congolais qui a tué le pays.Ils sont diplomés?OUI.Ils sont intéllectuel?NONNNNNN_

  5. Tout ceci rejoint ce que nous avons dénoncé de l’élite » du Kongo central qui est en décalage total des aspirations du peuple kongo !

  6. Professeur Mbata,

    Avec tout le respect dû à votre production intellectuelle, permettez que je vous dise ceci :

    1. Le vrai thème, c’est la soumission et la collaboration des intellectuels.
    2. Le fait de ne pas citer nommément le pouvoir rwandais comme étant la cause principale du cancer congolais est à mes yeux un signe de lâcheté. Pourquoi se cacher toujours derrière cette même rengaine de ‘’ Des gens qui se lamentent à longueur de journée que c’est tel ou tel autre pays qui nous malmène ‘’ ?

    Oui, bien sûr que nous sommes tous responsables. Nous sommes tous indignes. Nous sommes tous lâches. Autrement, un petit pays insignifiant n’aurait jamais pu nous coloniser en corrompant vos camarades et collègues professeurs des universités avec des sommes dérisoires à l’aune de la dignité et de l’honneur. Dire et redire que tel ou tel autre pays nous malmène ne signifie pas qu’on cache nos tares, nos responsabilités. Ne pas le dire comme vous faites là renforce l’arrogance des occupants qui s’en trouvent excusés. Voulez-vous vraiment que je vous explique comment un pauvre pays comme le Rwanda arrive à mobiliser un tel budget de 20 milliards $?

    Mais que dire, que penser de vous autres  » intellectuels  » ? Peut-être oser dire que tous les intellectuels congolais auto-griffés n’en sont pas. Ou plus du tout. Cela ne date pas d’hier.

    Si vous, les ‘’intellectuels’’, le CIC, les mouvements citoyens et quelques clowns de l’opposition, vous prenez le courage de dire clairement au peuple que ses malheurs viennent de l’occupation rwandaise, ce peuple vous suivra plus facilement que si vous continuez à lui radoter les oreilles avec vos machins d’état de droit, de démocratie conflictuelle ou consensuelle, des élections ou d’autres carabistouilles qui… sonnent bien.

    Vous parlez de servitude. Mais qui asservit qui ? Mais bon sang Professeur Mbata, dites-le clairement. De quoi, de qui avez-vous peur ?

    Notre seul remède cathartique est de se dire que nous, le peuple, allons vous pendre un jour au stade Rossy Mukendi Tshimanga. Vous, les intellectuels qui avez  » tué ce pays  » . Tenez-le pour dit !

  7. Le professeur Mbata a raison quand il martèle que dans le contexte actuel, seule une insurrection populaire libèrerait l’homme congolais de l’esclavagisme actuel incarné par Joseph Kabila. Les énormes pouvoirs que notre Constitution a accordés au président de la république ont fait de Joseph Kabila un nouvel intouchable ou indéboulonnable par les mécanismes pourtant prévus par la Constitution. Devenu immensément riche, il peut aujourd’hui se permettre d’acheter des consciences à l’intérieur et surtout à l’extérieur du pays pour soutenir l’insoutenable, c’est-à-dire son auto maintien au pouvoir. Mais après qu’un peuple se soit soulevé contre ses despotes, il faut reconstruire ou redresser le pays. Que faudrait-il faire concrètement alors ? Je constate, hélas, que le professeur Mbata ne répond pas à cette question précise pourtant clairement posée par son interlocuteur. C’est aussi cela notre responsabilité à nous intellectuels congolais.

  8. Erratum…
    Le CIC (le CIC, Congo indépendant. com n’étant pour rien ), lire : Le CLC ( comité laïc de coordination )

  9. Le budget annuel du Rwanda est de 2,5 milliards de dollars. N’exagérons rien !!!

    Prof MBATA confond budget et PIB ?
    Il est vrai que sans le coltan congolais le budget du Rwanda ne vaut rien.

  10. Cher Bongos,
    Permettez cette petite réminiscence.Le Congo fut d’abord sous le contrôle de Savimbi dans sa partie Ouest sous Mobutu (agent de la Cia et président de la république à vie). En 1991, les milices de Savimbi ( des étrangers parlant une langue bizarre), nous tiraient en balles réelles alors que nous manifestions pour l’ouverture de la conférence nationale souveraine. Nous avions perdu certains de nos amis et le sang congolais coula à flot ce jour là. En 1994, les soldats Hutu Rwandais envahirent le Grand Kivu et y installèrent leur Etat Major général vers Goma pour reconquérir le pouvoir à Kigali sous l’instigation de Mobutu (ami d’Habyarimana : Monsieur Ngbanda en sait quelque chose). En 1997 c’est le tour des Tutshi d’envahir le Congo sous plusieurs prétextes. Les Tutshi ougandais et rwandais se sont même battus sur nos sols à Kisangani. Le mal est profond. Il date des années 60: occupation du Congo par la CIA sous Mobutu d’abord , sous Museveni et ensuite sous Kagame. Maintenant , ça risquerait d’être l’Angola. J’estime que les intellectuels congolais ne manquent pas de stratégie et tactique pour un début de libération. Mais , il y a aussi la spontanéité d’un soulèvement populaire. Et, du fait de cette prise de conscience , personne n’arrêtera le vent de l’histoire. « Le Congo ne sera pas toujours faible »: dixit  » le Pasteur Ekofo ».

  11. Cher Mayoyo,
    L’on pourrait un jour revenir par exemple au système institutionnel du type parlementaire avec un président inaugurant juste les « chrysanthèmes » ou à un autre système que d’aucuns mettraient en œuvre. Mais, si l’éthique et la déontologie n’intègrent pas les corps des métiers, on reviendrait aux mêmes jérémiades.

  12. Cher Mwana ya Mokolo Lopango,
    C’est vrai , le budget du Rwanda est de 2.5 milliards de dollars. Mais là on compare deux entités qui n’ont pas une commune mesure. Il faudra prendre en considération les indicateurs de mesure pro-réduction de la pauvreté tels que : le pouvoir d’achat par tête d’habitant(gouvernance économique), le niveau d’éducation , la sécurité, la justice citoyenne(gouvernance politique et liberté), la santé……A titre de comparaison par exemple avec un petit pays comme la Belgique (80 fois plus petit que le Congo) , le budget belge est de plus de 100 milliards d’euros.

  13. Je publiais ce qui suit il y a plus de 5 ans!

    Wednesday, January 9, 2013
    Les intellectuels congolais sont des vrais ennemis du peuple!
    Par Chryso Tambu, publié le 9 janvier 2013

    « Congo, mboka ya bato ya mayele, mboka ba boti ngai ». « Le Congo est un pays des intellectuels, mon pays natal ». Telle est la traduction en français de ces paroles qui font partie d’une composition de la grande star de la musique congolaise moderne, Tabu Ley alias Seigneur Rochereau, et qui reflétaient durant la deuxième moitié des années 60 sa fierté ressentie pour les intellectuels du Congo-Kinshasa lesquels constituaient l’espoir de ce grand pays au coeur de l’Afrique. Malheureusement, cet artiste de renommée internationale avec une voix de suprano est aujourd’hui affaibli par l’âge et la maladie. Mais s’il avait encore la force de tenir un micro, il n’exécuterait certainement pas cette chanson car il a été très déçu. Les intellectuels congolais ont plus qu’échoué. Ils ont trahi le peuple.

    Parmi ces intellectuels, on retrouve aujourd’hui d’une part les acteurs politiques ou les politiciens et de l’autre les lobbyistes de facto dont la plupart des hommes de lettres qui mènent une propagande assenée pour leurs « clients politiciens » par les différents médias sociaux sur internet. Tous tentent de tromper la vigilance du peuple congolais. Gonflés d’orgeuil pharisaïque, ils trouvent toujours des prétextes pour leurs initiatives et s’estiment être plus intelligents que le reste de la population.

    L’écrivain et journaliste français Georges Suffert avait une fois écrit au sujet de l’intelligence considérée comme « le plus grand péché des intellectuels » que « …C’est en son nom que beaucoup succombent et plongent dans l’intellectualisme, se faisant une raison de la négation de celle-ci, refusant de regarder les évidences en face et faisant semblant de se méprendre sur la force de l’intuition comme fondement de la science ». Et les intellectuels congolais ne sont pas épargnés. Mais, apparemment, ils ont lu tous les livres, journaux, magazines et documents, sauf le livre « Qui a tué Mzee Kabila » de Jean Marteau Moni-Mambu paru en 2010, le journal « Le Soir » du 2 juin 2006, le magazine « Jeune Afrique » numéro 323 du 15 janvier 2001, les cables diplomatiques confidentiels et « top secrets » du gouvernement américain (cfr. les articles « Joseph Kabila nous a été imposé » et « Joseph Kabila, un rwando-Tanzanien à la tête de la République démocratique du Congo » publiés dans ce même blog) ou la Constitution de la Tanzanie en matière de service militaire obligatoire – tous des éléments qui permettent d’établir avec certitude la nationalité étrangère de Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila » – dont ils n’ignorent pourtant pas leur existence.

    Incidemment et juste au cas où ces intellectuels congolais iraient jusqu’à nier d’avoir une intelligence qui est en fait la faculté de connaitre ou de comprendre, pourraient-ils aussi oser prétendre ne pas avoir non plus l’intuition? Car, apparemment, ils étaient tous dans le coma lorsque le libérateur-marionnette Mzee Laurent Désiré Kabila avait pris le courage d’initier la chasse aux « sorciers rwandais », causant ainsi le départ en catimini du territoire congolais des ressortissants rwandais qui occupaient des postes officiels et stratégiques à tous échelons du gouvernement et de l’administration publique, dont James Kabarebe, l’actuel ministre rwandais de la Défense, identifié alors comme « Congolais » et chef d’Etat major de l’armée nationale congolaise. Mais il est aussi possible que ces intellectuels soient tous sourds et n’aient jamais entendu le peuple congolais entonner durant les rassemblements populaires et la « campagne électorale » de 2011, à chaque fois que le « sphinx de Limete » ou « Ya Tshi-Tshi » apparaissait en public, la cantique « Zongisa ye na Rwanda » laquelle faisait clairement allusion au renvoi de l’imposteur-colon « Joseph Kabila » vers ses origines.

    Cependant, à entendre José Makila – un autre politicien cabotin d’une opposition fantôme et un député sélectionné et nommé comme tous ses collègues par la Commission électorale nationale « indépendante » (CENI) – au cours d’une interview avec Willy Makolo dans l’émission Vérité-Vérité diffusée sur internet le 30 juillet 2012, affirmer l’infiltration de l’armée nationale congolaise par des éléments rwandais et la présence au sein des institutions de la « République » d’autres ressortissants rwandais qui sont revenus à la charge après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, la « double nationalité » de certains de ses collègues (sans avoir l’audace de citer leurs noms) ainsi que la complicité de « Joseph Kabila » et un autre criminel rwandais, le général de l’armée nationale congolaise, Bosco Ntaganda qui est d’ailleurs recherché par la cour pénale internationale, ou lorsqu’on lit les écrits des hommes de lettres sur internet, il n’y a aucun doute que ces intellectuels congolais ont toutes leurs facultés qui leur permettent de conclure que celui qui dirige le Congo-Kinshasa par défi doit être du même plumage que ses complices rwandais. Mais craignant l’imposteur-colon et motivés par une gratification personnelle, ou alors étant donné que plusieurs d’entre eux sont détenteurs de passeports étrangers (ils se sont donc disqualifiés), tous refusent d’appeler le chien par son nom. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, étant pris dans ce piège, ils parlent plutôt de « trahison » au lieu de « complicité » en ce qui concerne « Joseph Kabila », reconnaissant ainsi implicitement à ce kadogo rwandais la « nationalité congolaise ».

    Il sied de mentionner que l’essentiel ou le souhait pour tous ces cabotins de l’opposition fantôme est que cette stratégie aboutisse au même résultat, c’est à dire au départ de « Joseph Kabila ». Peut-être que « the end always justifies the means ». Mais l’ironie est que même cette fameuse « procédure d’une mise en accusation » contre l’imposteur-colon tarde à venir jusqu’à ce jour.

    Une parenthèse. Si tous ces politiciens étaient sérieux et patriotiques, ils auraient initié une désobéissance civile. Ne peuvent-ils pas s’inspirer de l’expérience des juristes pakistanais qui ont réussi à chasser du pouvoir le général-dictateur Pervez Musharaf? N’est-il vraiment pas possible de s’organiser et de paralyser toute l’administration publique en refusant simplement de se rendre au travail? Malheureusement, ces cabotins et les hommes de lettres qui les soutiennent réclament plutôt un dialogue inter-congolais (une sorte de Sun City bis) qui ne va absolument rien résoudre sauf légitimer de nouveau un étranger au pouvoir.

    Les intellectuels congolais n’ont aucun sens du nationalism ou patriotisme. L’amour du prochain et la compassion n’étant, pour eux, qu’une réalité et une vocation propre aux « hommes de Dieu » ou l’église, la notion d’unité, d’Etat de droit ou même de postérité ne sont que des mythes. Et ils souscrivent à l’individualisme, l’égoïsme et l’opportunisme.

    Une autre parenthèse. Dans son article « M23 Quitte Goma. Et après? du 5 décembre 2012, l’homme de Vital Kamhere, le professeur Bamba-di-Lelo prétend que « …Kabila [Joseph] rend ridicule à la face du monde les intellectuels du Congo ainsi que toutes les institutions de l’Etat… ». Une telle déclaration de la part d’un intellectuel, aussi sérieuse soit-elle, est naïve et irresponsable. Car les intellectuels congolais ont eux même choisi en toute liberté de cautionner la fraude avec l’usage de faux commis par « Joseph Kabila ». Ce dernier a été plus malin que tous ces individus qui ont été aliénés par une éducation occidentale. Mais un homme éduqué (qui connait mieux donc), « moto ya mayele » – un intellectuel – ne se plaint pas de sa situation. Un intellectuel change sa situation afin qu’elle s’adapte à son désir. Et, encore une fois, les juristes pakistanais servent de meilleur exemple.

    Hélas! Les intellectuels congolais sont plutôt des idiots!

    chryso45@hotmail.com

  14. UNE PARASYNTHÈSE OSÉE EN UNE TENTATIVE DE RÉFLEXION A PARTIR DE CERTAINS COMMENTAIRES RÉPÉTITIFS SUR LE RWANDA !?!

    Je crains en effet que s’agissant du Rwanda , notre premier ennemi, la tête de pont de l’occupation de notre pays, nous y allions beaucoup dans le subjectif, l’émotif : criminel et pilleur chez nous, tantôt nous refusons de voir ou minimisons ses forces, tantôt à la moindre alerte nous le voyons déjà au déclin de sa puissance ponctuelle… Alors qu’objectivement les tutsi rwandais ont bel et bien appris de leurs années d’exil et d’exclusion jusqu’à faire des hommes leur première richesse, la source la plus sûre de leurs accumulations plutôt que des richesses matérielles endogènes dont ils sont dépourvus ; alors qu’objectivement le régime rwandais continue, malgré ses crimes et nos protestations bien peu audibles, d’engranger des succès, on le voit bien depuis le début de l’année…
    En même temps comme j’ai aujourd’hui coutume de le souligner, je nous y reproche de n’avoir été capables de vendre efficacement au monde le (contre)génocide et le pillage par le Rwanda dont nous sommes victimes . Bien sûr cela a été largement possible qu’avec un Rwanda tutsi hégémonique qui a bénéficié de la mauvaise conscience l’Occident née du génocide de 1994 et le laisse ainsi impuni quoi qu’il fasse et grâce aussi à un Cheval de Troie installé chez nous et des consciences complices achetées chez les nôtres…

    Alors pour moi, après avoir trahi (‘JK’ jusqu’à preuve du contraire reste hélas le PR reconnu de tous) en retirant la plainte contre le Rwanda à la CIJ, après avoir été incapables d’obtenir un TPI ad hoc qui aurait instruit les catastrophes dont le Congo a été victime et continue d’ être victime de la part et via le Rwanda, nous aurions dû, nous devrions doubler d’ingéniosité et de courage pour faire reconnaître au monde d’une façon ou d’une autre tous ces crimes de génocide, contre l’humanité, de guerre et d’agression documentés et documentables face à une CI qui ne voit aujourd’hui en Kagame qu’un modèle de réussite en Afrique…
    Pour moi, notre déni d’impuissance, d’un côté nous empêche de cibler nos efforts là où nous nous montrons faibles et de l’autre frise un zeste d’ignorance (crasse) de l’histoire : qui ignore que celle-ci est faite de rapports de force où le plus fort en impose au plus faible et fait de ses alliés des protégés…
    Pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, le Rwanda est devenu (et peut-être pour plus longtemps que nous le croyons) l’une de ses enclaves protégées de l’Occident et ressemble en ce domaine à maints égards à Israël, la « terre sainte », le « peuple élu » qui après des pérégrinations séculaires mériterait aujourd’hui toutes les attentions et permissions, selon un certain monde civilisé…
    Regardez cet Israël dit démocratique mais à qui on pardonne d’ignorer les clauses internationales répétées de l’ONU et de ses organes, jusqu’à pratiquer dans la région et partout un terrorisme d’Etat dont il reste impuni (voyez-vous un autre pays du monde canarder d’autorité à sa frontière 60 victimes civiles étrangères sans qu’on soit en état de guerre et aucune voix occidentale le condamner vigoureusement et efficacement ?)…
    Voyons aujourd’hui le Rwanda face à nous à l’aune d’Israël face aux Palestiniens et face au monde et vous verrez l’immense labeur qu’il nous reste à abattre en commençant, disais-je, par reconnaître ses forces et nos faiblesses (et vice versa)… Bref, un Kagame dictateur chéri de l’Occident (un peu comme un Israël tout puissant !) et ce que cela nécessite comme ruse,comme stratégie intelligente de notre part pour tenter de lui résister ! De là élargir et contextualiser la résistance en tenant compte des nos nouveaux alliés objectifs(?) tels la France et l’Angola, le Rwanda aussi ?
    J’y reviendrai sans doute et referme pour l’heure ma parenthèse de réflexion !

  15. Chers Compatriotes,
    Je vous soumets ici une réaction qui me fait chaud au coeur. Car, elle montre qu’une idée peut être émise par un compatriote et continuer par un autre qui peut la préciser et la rendre pratiquable. La réaction de notre compatriote Flori Kalonji Yamilamba est une illustration parfaite d’une bonne compréhension de l’idée avancée par un compatriote, idée qu’il a comprise et qu’il fait sienne et qu’il rend pratiquable. Je viens de lire aussi avec stupéfaction la réaction de notre ami MBTT à l’endroit du professeur Mbata. Il partage l’idée du professeur, mais il demande au professeur comme cela peut être mise en pratique. Cette question revient souvent chez MBTT qui comme un tourne disque lisant un vinyle au sillon gratté ne revient que sur le même rythme. Si MBTT a compris l’idée du professeur Mbata et qu’il la partage, comment ne peut-il pas proposer une mise en pratique d’une telle idée. Je suis ici aussi surpris de voir que quelqu’un qui n’a jamais présenté une thèse de doctorat se mette à juger un professeur d’université en matière de réflexion. Je suis désolé. MBTT fait preuve d’un blocage mentale incompréhensible pour quelqu’un qui a écrit un livre (un Evangile), et qui s’auto proclame saint (je ne sais pas quel est sa procédure de canonisation, quelle est son Eglise et qui sont ses adeptes), et il applique aux autres un principe qu’il ne s’applique pas à lui-même. Un constat troublant, il écrit un livre (Evangile), présente une proposition de solution et conclut que pratiquement les choses marcheront comme cela fonctionne dans son imagination et ses constructions intellectuelles. Mais quelle illusion. J’ose croire qu’il aura le temps de revoir un peu ses vraies capacités d’ouverture. La reconstruction du pays est une oeuvre gigantesque qui exigera un travail d’équipe. Dans les grandes usines, les grandes réalisations se font à partir des bureaux des concepteurs qui collaborent avec ceux qui sont sous leurs ordres et avec qui ils discutent. Il en va de même de la gestion du pays et ici, nous avons un défi: la reconstruction du pays. Le départ de l’imposteur n’est qu’une étape. Mais nous avons un grand handicap : le tribalisme. Voilà notre premier ennemi contre nous-mêmes. Quand on accorde une promotion à un incompétent tout simplement parce qu’il est de mon clan, village, tribu, province…, on est loin de la sortie de l’auberge. Que Dieu nous vienne en aide.

  16. Malgré l’affirmation, Monsieur ne s’incrit pas dans ce groupe. Pour lui, « Ce sont les autres ».

    On reconnaît la qualité d’un arbre par ses fruits. Monsieur avoue ici que le gesticulateur qui défendait il y a peu un certain troixiéme mandat du tutsis rwandais Kanambe est son étudiant. Grand courage a t-il de s’autosaborder en public.

    Monsieur Mbata semble insinuer une régénération de cette caste « d’ntellectuels dont lui, de l’interieur, ce qui n’est pas le cas. Tous ces individus dont lui, doivent absolument être retirés de la sphère politique. Inadmissible même il est de plus qu’ils aillent se régénérer dans la future opposition post occupation rwandaise.

    C’est en effet sous eux qu’un pouvoir discrétionnel a été gratuitement concédé à Kanambe, lui reconnaissant par exemple le même poids de désignation des magitras de la prétendue Court Constitutionnelle que tout le Parlement réuni en congrès, c’est sous leur barbe que le pays a été administrativement dépécée en povinettes selon le voeu des tutsis ,et sans considération aucune des populations elles-mêmes, propagande en faveur d’une certaine Constitucion, …

  17. Notre compatriote André Mbata a eu le mérite de faire ce constat vraiment amer: « C’est nous les intellectuels qui avons tué notre pays ».
    L’élite politique et intellectuelle congolaise est une honte, pour le pays.Un intellectuel a la responsabilité de tirer sa société vers le haut. C’est à elle d’éclairer sa communauté.C’est pas le cas pour nos intellectuels.
    Un aveugle ne peut pas conduire un autre aveugle. Les deux vont se retrouver dans un trou. Nos savants nous ont mené pendant ces six décennies dans un trou noir. Nous ne savons même pas comment et quand nous allons nous en tirer.
    Science sans conscience est une ruine de la nation congolaise. Il avait été dit que la Belgique avait accordé l’indépendance au Congo, dans la précipitation. Sans préparation des cadres pour la gestion du pays. C’était vrai. Lumumba lui-même disait que les belges, en quittant le Congo, avait laissé plus des prêtres que des magistrats, des médecins, des ingénieurs… C’était pas faux. L’école supérieure la plus répandue au Congo Belge était le grand séminaire pour la formation des curés.
    On s’était quand même rattrapé; Des nombreux jeunes congolais ont été formés dans les universités au pays et à l’étranger. S’ils ont eu un savoir faire, leur savoir-être a été nul; alors nuls. Les résultats est là, implacable sous nos yeux: un pays en ruine.
    Sous d’autres cieux, notre débâcle actuelle devait être l’objet d’un débat passionné et d’études dans nos universités et autres grandes écoles du pays. Ce travail est fait par les étrangers( experts des l’ONU et autres organisations non gouvernementales).Dernièrement, les profs de l’UNIKIN ont fait une grave de 6 semaines pour réclamer la revalorisation de leurs salaires.Ils ont eu gain de cause.
    Vont- ils abandonner ces pratiques avilissantes qui consistent à coter les étudiants s’ils ont payer leurs syllabus, pour les filles en change de leur charme et les garçons à coup des billets verts? Vont-ils arrêter le népotisme(les enfants d’abord),le tribalisme, le régionalisme.
    Nos savants ne semblent pas s’indigner du fait que nos universités soient invisibles en Afrique. Ils n’envisagent même pas se battre pour faire mieux. Ils donnent l’impression de se complaire dans la médiocrité ambiante. Aussi longtemps que notre élite intellectuelle continuera à soutenir les yeux les médiocres, les cancres qui nous dirigent, le Congo ne valoir un penny.

    1. @kolomabele,

      Très bien dit !

      Nous ne cessons de pointer du doigt le rôle central de l’homme Congo dans la situation qui prévaut dans ce pays.

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