ANR: Fallait-il interpeller Israël Mutombo?

Interpellé le jeudi 15 avril par des agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Israël Mutombo, mieux connu sous le sobriquet de « Sango » (prêtre), animateur de l’émission à succès « Bosolo na Politik », a été auditionné et relâché. En cause, son « coup de gueule » de la veille dans lequel il a apostrophé la classe dirigeante notamment sur les « conditions » des militaires envoyés au front. L’interpellation de ce confrère devrait être analysée sous un double éclairage: à charge et à décharge.

« Ne faites pas de moi un dictateur ». Cette phrase a été prononcée, fin juin 2019, par le président Felix Tshisekedi Tshilombo. Il répondait aux journalistes de RFI sur une question relative au sort qu’il entendait réserver aux personnalités du régime de « Joseph Kabila » suspectées de corruption. Pour lui, il revient aux « instances judiciaires » à s’en charger et non au chef de l’Etat.

« Israël Mutombo est aux arrêts à l’ANR! ». Cette nouvelle a fait, jeudi 15 avril, l’effet d’un coup de tonnerre. Et pour cause, « Israël » s’est taillé une place de choix sur l’échiquier médiatique congolais en général et kinois en particulier. La ligne éditoriale de son média semble tenir en onze mots: dénoncer les dysfonctionnements qui affectent les trois pouvoirs d’Etat. Rien de plus normal dans la mesure où la presse est, par définition, un contre-pouvoir.

Au fil du temps, l’émission « Bosolo na politik » est perçue comme un « chien de garde » de la démocratie et de la bonne gouvernance, pour les uns. Pour d’autres, l’animateur se prend pour un « justicier » au point de confondre quelquefois le métier de journaliste à celui de « propagandiste ». Une situation devenue « banale » dans le monde médiatique congolais.

Que reproche-t-on à « Sango », comme l’appellent souvent ses invités? Lors de l’émission « Bosolo na politik » du mercredi 14 avril, ce confrère a poussé un « coup de gueule » au ton réquisitorial à l’égard des autorités civiles et militaires. Sans omettre les membres des cabinets politiques.

Léon Nembalemba dit « Papa Molière »

En gros, Mutombo reproche aux autorités militaro-politiques de manquer de cohérence. A titre d’exemple, il épingle le couvre-feu décrété dans le cadre des mesures sanitaires contre le Covid-19. Pour lui, cette mesure est appliquée de manière sélective. Sévère à l’égard du citoyen lambda pendant que la classe dirigeante, elle, « fait la fête » jusque tard le soir. L’animateur promet de mener une « contre-campagne » contre les « postulants » aux élections de 2023. « On tue à Beni et à Butembo. Vous vous comportez comme si de rien n’était. Vous paradez à Kinshasa pendant qu’on découpe les gens », tonne-t-il. Et de poursuivre: « Vous êtes ministre, directeur de cabinet d’un ministre ou conseiller du chef de l’Etat ou général. Vous ne vous gênez pas de clamer que le pays évolue. Honte à vous! »

UN JOURNALISTE N’EST PAS UN PROPAGANDISTE

Mutombo a manifestement « dérapé » lorsqu’il a évoqué les conditions des militaires envoyés au front à l’Est. « Avons-nous une armée? Le militaire vit dans une situation difficile avec 20$ de prime de combat. Allez en enfer, race de vipères ». Ceux qui avaient suivi l’émission de mercredi n’ont pas été surpris en apprenant l’interpellation de « Sango ». Une précision: le journaliste n’a pas été brutalisé ni envoyé en prison. Il n’a pas non plus été mis au cachot. Selon diverses sources, il a passé cinq heures dans les locaux de l’ANR avant d’être auditionné et relâché. Une situation inimaginable à l’époque de « Joseph Kabila ». L’avènement de « Fatshi » à la tête de l’Etat a insufflé une incontestable « ambiance libérale » au pays. La liberté d’expression fait désormais partie de l’environnement quotidien des Kinois.

Fallait-il interpellé l’animateur de « Bosolo ne politik »? Oui et non. Commençons par le dernier cas de figure. En interpellant, de manière spectaculaire, le journaliste Israël Mutombo près de cinq mois après la chanteuse Elisabeth Tshala Muana – pour d’autres raisons -, l’ANR a fait preuve de maladresse. Une maladresse de nature à donner de Felix Tshisekedi l’image qu’il redoutait dans l’interview précitée. Par l’absurde, l’ANR semble donner raison à « Israël » dans la mesure où la liberté d’expression est un combat mené notamment contre le despotisme. « Il ne faut pas que le délit de presse étouffe la liberté de presse », a déclaré, jeudi, Léon Nembalemba dit « Papa Molière » sur MM-TV. « On ne doit pas interpeller un journaliste pour ses opinions ».

L’ANR était-elle fondée d’interpeller Israël Mutombo? La tentation est grande de répondre par l’affirmative.  Selon des sources, notre confrère aurait été interrogé spécialement sur la « prime de 20 $ » qui serait accordée aux soldats envoyés au front. Il s’agit d’un sujet sensible qui touche à la sécurité nationale. Le rôle de la Sûreté nationale consiste essentiellement à « surveiller » les « menaces » qui planent sur les institutions.

On le voit, le journaliste Mutombo n’a pas été interpellé pour avoir dit la vérité. Encore moins pour avoir houspillé la classe dirigeante. En réalité, son « coup de gueule » présentait, sous certains aspects, le relief d’une « propagande ». L’article 23 de la Constitution reconnait à tout citoyen congolais le « droit à la liberté d’expression ». Et ce « sous réserve du respect de la loi, de l’ordre et des bonnes mœurs ». La déontologie régissant le monde de la presse interdit au journaliste de « confondre » son métier « avec celui du publicitaire ou de propagandiste ». La presse congolaise doit balayer devant sa porte…

 

Baudouin Amba Wetshi

22 Commentaires on “ANR: Fallait-il interpeller Israël Mutombo?

  1. Cher Amba Wetshi,
    J’apprécis toujours vôtre super boulot et expérience journalistique. Vous faites la fierté des journalistes. Je signale en passant que: vous êtes suffisamment outillé en la matière !
    Les journalistes sensationnels corrompus par cout des billets de banque, ternis l’image de la presse. D’emblé je salue l’état de droit prôné par béton. Mutombo a été enttendu juste pour donné la lumière à l’affaire (20$) qu’il a vociféré, et était à l’aise et dans ses droits. Mais qu’il ne confond pas son boulot au propagandiste, sinon la justice est au déssus de tous.

  2. C’est sûr que maintenant avec la mise en place de ce gouverne-et-ment des [mb]Warriors, fortement rwandisé, l’avenir semble être très sombre pour notre peuple. En quoi Israël Mutombo est-il condamnable s’il n’a fait que dire plus haut ce que tout le monde dit plus bas, et qui traduit exactement la réalité du terrain ?

    1. eKUM
      relisez le texte de BAW et surtout le dernier paragraphe. Bien lire vous épargnera des questions légères !

  3. La question fondamentale qu’il faut poser est celle de savoir: qui est ( un bon) journaliste et qui l’est pas au Congo ? Il faut être vraiment de mauvaise foi pour ne pas reconnaître un réel changement depuis l’accession de Tshisekedi au pouvoir. D’ailleurs, BAW l’a rappelé à juste titre. Le hic aujourd’hui, c’est l’usage que le congolais font de cette liberté retrouvée; on ne devient pas journaliste parce qu’on peut facilement acheter un micro, une caméra et Parler couramment le lingala, il faut une formation une déontologie. Mutombo qui se dit « Sango » ( confusion de genre ) a trouvé une rente de situation dans cette profession, alors il mélange tout, il fait de la prédication, de la propagande sous prétexte de dénoncer les dérives qui caractérisent l’environnement socio-politique du pays, les pseudos journalistes se permettent de jeter en pâture et clouer au pilori n’importe qui et n’importe quoi. C’est devenu une espèce de jungle. Il y a des sujet qui méritent d’être traités avec délicatesse. Brocarder les inciviques qui ternissent l’image du pays, ne pose aucun problème, mais parler avec autant de légèreté des questions de sécurité relève de l’irresponsabilité et de l’inconscience. Bref, fallait-il Arrêter Mutombo ? Comme BAW, je dirai oui et non, dans un système démocratique, toutes les opinions sont autorisées, mais la loi fixe les limites tandis que la conscience de chacun est un gage de bonne conduite dans une société organisée. Les responsables de cette corporation ont intérêt à remettre de l’ordre rapidement, si non….

  4. Contrairement à l’aspect famélique que présente la Rdc sur le plan économique, social et sécuritaire, le pays connaît une réelle révolution dans le domaine des médias. Audiovisuel, particulièrement. Au Rdc, foisonnent des « chaînes de tv », des youtubeurs, bloggers audiovisuels… Boostés par la révolution – numérique – des Kongomani de tous horizons, de tous métiers, se sont découvert des qualités de journaliste. Il suffit d’un micro, d’une caméra, voire d’un smartphone pour émettre infos, infox, opinions personnelles et injures. YouTube, Facebook et surtout la très recherchée TNT ont ouvert la voie à un nouveau genre de journalisme. Sans détourné jeu des mots, à un « journalisme authentique  » ! On devient journaliste en un tournemain, revendiquant la liberté de presse. Sans en connaître les règles. On abuse des libertés d’expression et d’opinion garanties par la Constitution. Il est fréquent d’entendre les interviewers admonester leurs interlocuteurs: « C’est moi qui pose les questions ! » Comme si le journaliste n’avait que ça comme job. Il appert, à l’analyse des interviews, que les « journalistes  » ne savent pas que cet exercice a pour but de rechercher les informations et non d’embarrasser l’interlocuteur. Celui-ci, béatement, se fait souvent complice sa propre torture. Fréquemment et comme si c’était normal, des « journalistes » distribuent à qui mieux mieux, conseils, blâmes, bons et mauvais points. L’UNPC en collaboration avec les écoles de formation des journalistes devraient instaurer des séances de mise à jour en matière de déontologie, de traitement de l’info, de l’importance du travail du desk, du découpage des images avant diffusion. Brutes, les images contiennent tjrs des « bruits optiques et sonores « . Tout journaliste doit savoir que sa liberté s’arrête lorsque celle d’autrui commence. Le respect de la vie privée est une exigence au même titre que la recherche de la vérité. Sur ce dernier point, la sécurité du pays est une donnée sensible qui appelle, de la part du journaliste, le sens de la responsabilité. Particulièrement, en temps de guerre.

  5. Cher BAW, permettez-moi de m’inscrire en faux contre votre analyse. En quoi la dénonciation de la modicité de la prime perçue par les militaires au front porte t-elle atteinte à la sécurité nationale ou constitue t-elle un acte de propagande? Qui ne voit pas la misère noire dans laquelle croupissent les militaires Congolais? Allez faire un tour dans les camps militaires du pays pour vous en rendre compte. Depuis Mobutu, en passant par les Kabila, la situation n’évolue pas. Et les gens doivent continuer à se taire? L’ANR a montré une fois de plus son inutilité. Au lieu d’investir l’Est du pays pour ne serait-ce qu’infiltrer les groupes rebelles qui sèment la désolation parmi nos populations, l’ANR se contente de traquer ceux qui pointent du doigt les défaillances de la Tshilombie. Je me souviens encore des propos insultants tenus par le Général James Kabarabhe contre les FARDC, je le cite: » …Comment pouvez vous envoyer des troupes en opération en leur donnant seulement une poignée de haricots secs … sans eau, sans sel, sans riz, sans casserole ni bois de feu… ! Et de conclure: les FARDC ne sont même pas capables de tuer un rat! ». Voilà ce que disait J. Kabarabhe. La misère de nos militaires est connue de tous. Il faut donc cesser avec cette hypocrisie qui consiste à dire que dénoncer cette misère équivaut à porter atteinte à la sécurité nationale ou à démoraliser les troupes au front. Au contraire, il faut hausser le ton et dénoncer encore et encore les injustices sociales en RDC qui perdurent et qui minent le mieux être collectif. Quelle combativité peut-on attendre de la part d’un militaire qui est conscient du sort injuste qui lui est réservé, ainsi qu’à sa famille? De son vivant, il n’arrive même pas à prendre soin de sa famille. Une fois mort sur le front, qui s’occupera de sa progéniture? Certainement qu’elle va se retrouver dans la rue. Moi je souhaite vivement qu’il y ait encore d’autres Israël Mutombo pour empêcher que Tshilombo et ses thuriféraires ne continuent de bouffer en silence. Car c’est de cela qu’il s’agit. A l’instar de Mobutu et de kabila, Tshilombo veut aussi jouir des délices du pouvoir en toute tranquillité, lui et sa cour. Et pendant que lui se la coule douce, le pays se meurt.

    1. Très belle réflexion. Vraiment BAW a tapé a côté dans son analyse. Qu’il aille à Bunia au front et aux différents camps militaires militaires qui palper cette réalité déjà dénoncée par d’autres citoyens épris d’esprit d’équité.

    2. Chester, un hors-sujet ya munene !
      Voici la phrase qui vous expose et vous détruit :
      « l’ANR se contente de traquer ceux qui pointent du doigt les défaillances de la Tshilombie »
      1. L’ANR ne se contente pas. Vous ne connaissez pas toute l’étendue de son action.
      2. Traquer, un verbe falsificateur ici. Le texte de BAW et les propos de Mutombo lui-même montrent clairement qu’il n’a pas été traqué.
      3. Les défaillances de la Tshilombie : Est-ce que ces soldats avaient une « prime » avant ?
      Pour le reste, c’est un tissu de divagations d’un frustré.

  6. Monsieur Amba, vous voulez nous dire que les affirmations de Sango sur la situation des militaires sur le front à l’Est de notre pays est un beau mensonge.
    Que devrait-il faire à votre avis ? Ne rien dire ou le dire ? Les politiques congolais nous ont habitué à beaucoup d’irresponsabilité, à la simple jouissance. D’accord avec vous que le journaliste n’est ni un propagandiste ou un publicitaire. Le congolais en général est allergique à la vérité. Selon moi, les vieilles habitudes du temps de Mobutu jusqu’à Fatshi ont encore la peau dure.
    Pas plus tard, il y’a quelques jours j’ai suivi aux informations les militaires belges réclamer leurs soldes dans un pays où nous savons tous que l’administration publique est bien huilée. Seraient-ils des surhommes ? En le faisant, ont ils mis en danger la sécurité nationale ?

  7. Je reconnais néanmoins que beaucoup de journalistes congolais prennent leur aise avec la déontologie. Vivement les états généraux de la presse pour évacuer tous ces moutons noirs.

  8. L’ ANR peut-elle nous dire où se trouve Kalev aujourd’hui ?
    L’ ANR peut-elle nous confirmer que les 55 ou 56 ou 57 warriors sont tous des congolais ?
    L’ ANR peut-elle nous dire si Gédéon est toujours à Lubumbashi ?
    L’ ANR peut-elle nous rappeler sa mission réelle ?

  9. Une fois n’est pas coûtume, dit-on. Aujourd’hui, je ne suis pas d’accord avec BAW; je suis même presque déçu. Je ne suis pas journaliste, et je ne sais malheureusement pas grand chose de cette noble profession.
    1. De la déontologie
    Il est reproché à Israel Mutombo, dit Sango, de n’avoir pas respecté la déontologie journalistique en dénonçant les massacres de l’est. Mais j’imagine que les concépteurs de cette déontologie ne savaient pas qu’un jour apparaitrait un pays-abattoir, où l’on massacrerait des millions des personnes dans l’indifférence totale aussi bien des autorités du pays en question que de la communauté internationale.
    Les concepteurs de cette déontologie ne pouvaient pas non plus prévoir qu’un jour la presse officielle d’un pays quelconque tairaient dans toutes les langues les carnages répétitifs des populations, préférant des futilités, la pub. des bierres et jouer de la musique.
    La déontologie journalistique devrait donc s’appliquer, à mon avis, toutes choses restant égales par ailleurs. C’est-à-dire, dans les pays qui fonctionnent normalement. Or la RDC comme telle est un état complétement failli. C’est une coquille vide, sans substance, un tombeau blanchi, un état-monstre chapeauté par diverses marionettes redevables aux puissances étrangères régionales et internationales d’où elles (ces marionettes) tirent leur légitimité.
    Kulutu BAW., je crois que du moment que les FAITS (et l’ampleur des faits) SE VERIFIENT, on ne peut plus parler de propagande. Israel Mutombo n’a pas commis d’acte de propagande. Omoni ndoki, belela, dit-on chez nous. C’est le silence au contraire qui devrait être vu comme comme de la « non-assistance aux personnes en danger ». Israel Mutombo a juste utilisé l’instrument en sa possession pour tenter de « réveiller » tambours battants les autorités compétentes, si tant est qu’il en existe dans ce pays maudit. Cet instrument, c’est son émission, c’est sa voix, c’est son nom. Est-ce cela de la propagande? Loin de là.
    Terminons par le terme « coup de gueule ». Les mindele aiment employer ce terme parlant seulement des faits sans importance vitale, des faits divers!!! C’est-à-dire, si quelqu’un exprimait sa colère à la télé en rapport par ex. à la Shoa, ou à daesh, personne ne parlerait, à mon avis, de « coup de gueule ». C’est une affaire sérieuse. Idem avec les massacres dans l’est de la RDC. Le Sango a bel et bien tiré une sonnette d’alarme, qui vaut bien plus qu’un simple « coup de gueule ».
    En conclusion, quelqu’un qui dénonce de manière crédible les massacres qui se perpètrent dans la partie est du pays dans l’indifférnce générale ainsi que les conditions sociales des soldats engagés aux combats (20$/mois) n’effectue ni un coup de gueule, ni une sortie médiatique de propagande. Voyons-y plutôt un cri de détresse d’un citoyen congolais traumatisé.

  10. @ Chester.
    Vous avez raison sur toute la ligne. Que veut on cacher aux rwandais et/ou aux autres qui savent tout de nous? Ne sont-ils plus nos freres? Israel Mutombo a ete au nord et au sud kivu, il maitrise bien la situation de misere de nos militaires. Ayons le courage de savoir nous taire devant la souffrance des familles de nos soldats au lieu d’amener les gens sur le terrain de la securite, des sujets sensibles et d’autres bla bla bla… C’est de la poudre aux yeux! Qui ne sait pas a kin que les boites des nuits et casinos sont ouverts toutes les nuits jusqu’a l’aube en depit du couvre-feu? Est ce le pauvre mec de kinsenso qui est le client dans ces boites? Non, soyons serieux. C’est quand il y aura des nombreux Israel Mutombo que les lignes vont commencer a bouger. Quand Israel Mutombo accompagnait le candidat Felix pendant la campagne presidentielle, il etait un tres bon journaliste! Maintenant qu’il se met a denoncer les incompetences et l’amateurisme de ceux qui sont au pouvoir, il devient un homme a abattre. Toyokaka mpe soni, ko? L’armee congolaise qui est bien infiltree n’a rien a cacher. Ceux qui disent la verite a Felix l’aident par rapport a ceux qui veulent l’accompagner dans le mensonge. Pour Israel Mutombo, avant sa convocation = apres sa convocation. Il va continuer a denoncer.

    1. eRAZ
      Pour qu’il y ait de nombreux Israel Mutombo, vous devez le rejoindre sur le terrain au lieu de jouer au ‘rezitant courageux’ dans les réseaux sociaux.

  11. @ « L’ANR a-t-il eu raison d’interpeller Israël Mutombo » comme il l’a été, conduit aussi spectaculairement et officiellement pour être auditionné dans ses Services comme quasiment un vulgaire malpropre ? Heureusement il a été relâché après une demi-journée !
    BAW a pris son courage, sa science et son experience pour répondre que oui et non. Désolé, je ne comprends pas et refute sa réponse. Oui, dit-il, parce qu’il aurait ébruité un sujet en rapport avec la sureté de l’Etat en révélant l’indigence de la prime de 20£ alloués mensuellement aux soldats au front et ajoute que cela relèverait de la propagande. Ah bon, quand bien même conviendrait-on que toute vérité n’est pas bonne à dire en quoi souligner les conditions de vie misérables de nos soldats que tout le monde connaît constituerait-il une atteinte à la sécurité nationale de la part d’un « journaliste » et ne représenterait qu’une propagande personnelle ou au service de quelque commanditaire caché ? En quoi apostropher la classe dirigeante sur leur indifférence des conditions des militaires au front devrait-il être assimilé à un crime de lèse-majesté national ? Me voilà abasourdi !
    @ La ligne éditoriale de l’émission ‘Bosolo na politik’ de Mutombo est connue, validée et légale : dénoncer sans œillères les dysfonctionnements dans nos institutions. C’est ce qu’il a fait, le lui reprocher reviendrait ni plus ni moins qu’un délit de presse, un déni de la libre expression, d’opinion; est-ce là l’Etat de droit démocratique que promeut notre nouveau PR ? J’entends ici et là qu’on ne peut s’improviser journaliste sans formation, sans déontologie mais si Mutombo est reconnu (carte de presse ?) comme tel c’est qu’on les lui reconnait et moi je ne vois pas la loi qu’il aurait enfreinte ici et ailleurs dans ses émissions lorsqu’il fonde ses émissions sur des constats documentés à travers ses reportages dans le pays. A charge et à décharge, recommande notre estimé BAW mais quoi exactement à charge ? Tous les Congolais devraient-ils se taire dans toutes les langues et sur tous les thèmes pour n’effaroucher aucun pouvoir ? Voulons-nous continuer avec les mêmes habitudes de l’inefficacité de nos armées et les tueries interminables de nos frères et sœurs de l’Est, ou plutôt un changement y compris dans notre armée ? Je ne comprends pas cette relativisation génocidaire qui serait devenue la religion de l’ANR, ne rien dire de la trahison de nos autorités civiles et militaires qui fait prospérer les groupes armés. « Vous paradez à Kinshasa pendant qu’on égorge les nôtres à l’Est et vous ne vous gênez pas de clamer que le pays évolue. Honte à vous! » Quel délit à dire cela, où est la propagande ?
    @ La misère de nos militaires est connue de tous et l’éradiquer c’est d’abord le divulguer et encore divulguer pour Congolais en prennent et poussent ceux qui sont payés pour administrer le pays ainsi pointés du doigt y mettent enfin fin.
    La question du bon ou mauvais journaliste ne se posera utilement que lorsqu’on aura bien légifère sur le cadre permis pour exercer : si Israël Mutombo y est en règle il avait tout le droit de dire ce qu’il a dit, beaucoup Congolais attendent qu’il leur révèle ce que d’autres leur cachent…

    1. PS
      @ Moins anecdotique au-delà donc de l’évènement qui semble avoir marqué la population kinoise qui suit assidûment le chroniqueur sur son émission « Bosolo na politik » (=la vérité en (de la) politique) on peut poser la question de savoir CE QU’IL NOUS APPREND DE LA « TSHISEKEDIE » EN PLACE ???
      L’Union sacrée de la Nation de Tshisekedi a remplacé la coalition Cach/Fcc où son prédécesseur était resté en force malgré la fameuse passation du pouvoir pacifique à l’issue des élections de décembre 2018. Fini aujourd’hui le blocage qu’il pourfendait, Tshisekedi a les mains libres pour appliquer son programme ; est-ce dire que c’est lui qui insuffle cette frilosité de l’Anr à se précipiter sur tout ce qui bouge, sur tout ce qui bouscule le train-train connu où l’on voudrait tout contenir au carreau ?
      @ Nous répondions que selon nous l’Anr n’était pas fondée à interpeller Israël Mutombo qui ne disait que la vérité simplement parce que les Services ont trouvé dans ses propos des menaces sur la sureté de l’Etat et une propagande tierce ; du moins dans les conditions spectaculaires où elle l’a fait. Nous nous demandons ici si cette interprétation de faits ne tient pas d’abord d’une tshisekedie frileuse en raison de son déficit de confiance dans un contexte politique d’attente des résultats qui ne viennent pas. Pour nous le chroniqueur n’a fait que son travail, eût-il effrayé le pouvoir, c’est donc à Tshisekedi et ses équipes de se regarder et à la limite fixer clairement ses usages légaux et pratiques s’agissant de la presse qui elle aussi aura à balayer devant sa porte, à éviter pourquoi pas de faire de la propagande comme le lui suggère BAW.
      @ Le pouvoir de Tshisekedi a donc davantage à s’interroger, à s’organiser ! Où l’on découvre ce curieux clin d’œil à une « extravagance (in)constitutionnelle » initiée sans honte par un membre pas inconnu de l’Udps, un certain Wakwenda, président de la Convention démocratique de l’UDPS qui propose de ne compter les cinq ans de présidence de Tshisekedi non depuis le 24 janvier 2019 jour de son investiture officielle mais à partir de celle du nouveau PM nommé : l’UDPS, qui à juste titre a tant critiqué ‘JK’ pour s’être arrogé deux années de présidence de plus que ce que prévoyait son mandat, veut faire de même en faveur de son leader. La naissance officielle de la « tshisekedie » après la « kabilie » : les deux premières années Tshisekedi tout en étant Chef de l’Etat officiel avait dû partager le pouvoir avec son prédécesseur. Et voilà le courageux Wakwenda à ne pas s’encombrer de la réalité d’un deal délibéré entre Tshisekedi et ‘JK’ et aujourd’hui d’une nouvelle majorité résultant des migrations marchandées des anciens membres du Fcc à l’Union sacrée. Une reprise malheureuse de la gouvernance honnie d’avant !
      Et sur le terrain, non seulement faute d’avoir leur part de gâteau national au gouvernement des députés de l’Union sacrée lancent une fronde mais aussi on observe un certain désenchantement dans le pays, fruit des frustrations de la population face aux retards des résultats de la « tshisekedie », devenue ainsi frileuse à interpeller le premier mécontent comme Israël Mutombo…

    2. NONO
      vous falsifiez tout avec des mots que ni l’ANR ni BAW n’utilisent.
      Exemples :
      1. « En quoi apostropher la classe dirigeante » : Si c’est le cas, il n’y a alors aucun mal à écouter le prétendu ‘apostropheur’ sur ce qu’il sait.
      2. « … sur leur indifférence des conditions des militaires au front » : L’indifférence est une grave accusation. Raison de plus d’être interrogé/écouté.
      3. « La ligne éditoriale de l’émission ‘Bosolo na politik’ de Mutombo est connue, validée et légale » : Est-ce une excuse ou une dispense ? L’ANR aussi a sa ligne de travail validée et légale. Pourquoi, elle, elle ne devra pas la suivre ? Le journaliste n’est pas un SUPER CITOYEN. Il doit savoir répondre de ses actes. C’est aussi cela l’État de droit. Ce que vous manquez de voir (on peut deviner pourquoi), c’est l’humanisation de l’ANR, promise et promue par Félix. Même Israel Mutombo en était content à son retour.

  12. En plus de tout ce qui est dit, il apparaît clairement que le sieur Israël Mutombo se prépare pour les élections de 2023 pour se faire élire député national et siéger au Parlement à l’instar des Zacharie Bababaswé, Basile Olongo, Léon Nembalemba, Eliezer Ntambwe, Daniel Safu et Mike Mukebaye. Oui, en RDC chance eloko pamba. Tous sont passés par là. C’est affligeant de voir que les services de sécurité et de l’ordre (ANR et la Police) lui apporte de l’eau au Moulin. Que ce soit Israël Mutombo, Peter Tsiani et les autres, ils vivent des chantages, des dénonciations parfois non justifiées juste pour pousser les personnes citées à les recontacter pour se faire payer. C’est fort dommage alors que le pays a besoin des vrais fins limiers pour enquêter, décortiquer, analyser et dénoncer l’incompétence, la corruption, l’immoralité des politiciens congolais. Dans cette affaire, il s’agit de l’opportunisme doublé du propagandisme de mauvais goût. Notre pays n’a pas de chance.

    1. @Mwana-Lac
      Vous avez tout à fait raison de dénoncer les agendas cachés de certains journalistes comme Mutombo et pourquoi pas les contenus approximatifs de leurs révélations, mais n’exagérez-vous pas en réduisant tout à n’y voir que ça, des chantages et dénonciations non justifiées ? Pour moi, malgré tous ces impairs Israël Mutombo a bel et bien dénoncé des dysfonctionnements et des délits réels que commettent les animateurs de nos institutions, le reste peut être aussi rangé dans les mauvaises habitudes qui sont hélas les nôtres dans ce pays qu’il utilise comme tout le monde…

  13. Bonjour cher ami BAW. Moi aussi, je ne partage pas votre conclusion cette fois-ci. Je pense que dans l’interpellation d’Israël Mutombo par l’ANR, le sujet qui touche à la sécurité nationale n’est pas la dénonciation par ce dernier de la prime de 20 $ que touchent les soldats congolais envoyés au front de l’Est mais la modicité de cette prime, surtout quand on pense à tous les millions de dollars qui sont détournés, souvent en toute impunité, par les hauts commis de l’Etat. Le Grand Corps Malade Congo a besoin de plusieurs Israël Mutombo pour faire bouger les lignes, dans la mesure où leurs informations seraient crédibles. Certes, l’article 23 de la Constitution reconnait à tout citoyen congolais le « droit à la liberté d’expression ». Et ce « sous réserve du respect de la loi, de l’ordre et des bonnes mœurs ». Dans le cas présent, le respect de la loi, de l’ordre et des bonnes mœurs n’interdit nullement aux Congolais, qu’ils soient journalistes ou non, de dénoncer les conditions de vie des Congolais en général et de leurs soldats en particulier. Cher Israël Mutombo, je vous suis souvent. Vous êtes sur la bonne voie. Gardez le cap !

  14. ET VOUS LA PAUVRE KONGOLAIS OU KONGORAIS!
    REGARDEZ CE PETIT MALIN, HEIN!
    AUJOURD’HUI, VOUS POINTEZ LES AUTRES DE  » REZITANT OU REZISTANT COURAGEUX  » ALORS QU’IL Y A 3 OU 4 ANS VOUS ETIEZ UN FAROUCHE TALIBAN CONTRE LE REGIME DE KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA AVEC L’HYMNE PREFERE DE VOTRE PARTI  » ZONGISA YE NA RWANDA « . OKOMI SCLEROSE TO BONI?
    PRIME PERCUE PAR DES MILITAIRES LESQUELS ENVOYES AU FRONT COMME CHAIR A CANON, MERITENT EN TOUTE HONNETE UNE PRIME DIGNE DE CE NOM POUR UEBERLEBENDERN UND LEBENDE FAMILIEN, DAS IST DIE LOGIK = UNE PRIME DIGNE DE CE NOM DOIT ETRE VERSE POUR LES SURVIVANTS ET FAMILLES VIVANTES, C’EST BIEN LA LOGIQUE, N’EST-CE PAS?
    20 US DOLLARS CELA EST INSUFFISANT, C’EST COMME CRACHER SUR LES TOMBES DE SOLDATS DISPARUS.
    AVIEZ OUBLIE LE FAMEUX MEMO DES PROPOSITIONS DE L’UDPS POUR L’APRES KABILA, DOCUMENT ELABORE PAR JEAN-MARC KABUND , SG DE L’UDPS EN 2017?
    ETIEZ-VOUS RESISTANT OU REZITANT, HEIN?
    JE VAIS VOUS RACONTER UNE SALE ET AFFREUSE HISTOIRE QUE CHACUN DE NOUS CONNAIT BIEN PAR COEUR POUR L’AVOIR APPRIS SUR LE BANC DE L’ECOLE.
    IL S’AGIT DU CRIMINEL ET MENTEUR PAUL JOSEPH GOBBELS.
    PAUL JOSEPH GOEBBELS ETAIT UN HOMME POLITIQUE NAZI ALLEMAND ET MINISTRE DU REICH DE LA PROPAGANDE DE L’ALLEMAGNE NAZIE DE 1933 – 1945. UN DE PLUS PROCHES ET HOMME DEVOUE D’ADOLF HITLER. IL ETAIT CONNU POUR SES COMPETENCES EN MATIERE DE PRISE DE PAROLE EN PUBLIC, UN HARANGUEUR ET ORATEUR DE TALENT. DE MEME, IL ETAIT TRES CONNU POUR SES COMPETENCES EN MATIERE DE PRISE DE PAROLE EN PUBLIC ET SON ANTISEMITISME VIRULENT ET SES OPINIONS PUBLIQUEMENT EXPRIMEES.
    IL A PRECONISE UNE DISCRIMINATION ET L’EXTERMINATION DES PAISIBLES JUIFS PENDANT L’HOLOCAUSTE.
    HOMME INFLUENT ET BIEN ECOUTE DE FUEHRER ADOLPH HITLER, IL COMMENCA A FAIRE PRESSION SUR SON CHEF HITLER POUR QU’IL INTRODUISE DES MESURES POUR DECLANCHER UNE GUERRE TOTALE.
    HOMME INFLUENT ET HOMME BIEN ECOUTE D’ADOLPH HITLER, PAUL JOSEPH GOEBBELS AVAIT POUR TACHE DE PIEGER LES MILITAIRES DE HAUT RANG ET POLITICIENS QUI ETAIENT CONTRE LE POUVOIR HITLERIEN. LA NUIT TOMBANTE,IL FREQUENTAIT LES POLITICIENS ET OFFICIERS SUPERIEURS EN DISANT DE MAUVAIS CONTRE LA POLITIQUE HEGEMONIQUE D’HITLER.
    LES NAIFS ETAIENT DANS LES FILETS DE GOEBBELS LEQUEL CE DERNIER TRANSMETTAIT LA LISTE DES POLITICIENS ET MILITAIRES ANTAGONISTES AU REGIME HITLERIEN A LA GESTAPO.
    IL MENTAIT COMME IL RESPIRAIT, EN DISANT DE CHOSES IMAGINAIRES CONTRE LES JUIFS, LES PRENANT COMME DES BOUC-EMISSAIRES DE L’ECONOMIE ALLEMANDE.
    POUR LES POLITICIENS ET OFFICIERS SUPERIEURS, IL VENTAIT DES CHIMERES EN LEUR DISAN, C’EST INACCEPTABLE QUE LE FUEHRER HITLER ENVOI DES SOLDATS MOURIR AU FRONT, EN LEUR PRIVANT DE LA NOURRITURE, DES ARMEMES APPROPIEES POUR GAGNER LA GUERRE…C’ETAIT UN APPAS, ATTRAPE, PIEGE TENDUE.
    GROSSO-MODO, UN BON CONSEIL A MES COMPATRIOTES, FAITES TRES ATTENTION DE DIRE HAUT ET FORT CEUX QUE D’AUTRES PENSENT PLUS BAS DANS UN ETAT DE NON DROIT CAR CELA POURRAIT VOUS COUTER LA VIE, N’OUBLIEZ SURTOUT PAS D’ETRE UN MOUTON DE PANURGE, CAR UN Mr. X LACHE SA BOMBE, FAIT SON ESSAI TANDISQUE LE NAIF L’APPLAUDIT.
    BITTE, SEIEN SIE NICHT PANURGE HAMMEL = NE SOYONS PAS OU NE DEVENONS PAS DES MOUTONS DE PANURGE DANS UN PAYS DE NON ETAT DE DROIT.
    DO NOT BECOME A REAL LEMMING OR DO NOT BE A TRUE SHEEP FOLLOWING THE LEAD OF HIS FRIENDS OR WRONG LEADERS = NE DEVENEZ PAS OU NE SOYEZ PAS UN MOUTON DE PANURGE OU NE SUIT PAS LE MOUVEMENT DE SES AMIS ET FAUX LEADERS.
    VOILA MA NOBLE CONTRIBUTION AUX COMPATRIOTES QUI LUTTENT POUR LA LIBERATION DE LEUR CHER PAYS AUX MAINS DES ENNEMIS DU KONGO.
    JE M’ARRETE ICI.
    PLEASE, RESPECT MY WAY OF THINKING AS I RESPECT YOURS TOO.
    DAS IST NICHT EINFACH KONGO ZU REGIEREN, WA? = CE N’EST PAS FACILE DE DIRIGER LE KONGO, N’EST-CE PAS?
    PLEASE, BE GENTLEMAN, NO STUPID COMMENTS ARE NEEDED HERE. YOU HAVE THE CHOICE. READ OR NOT READ. THAT’S THE SIMPLE WAY FOR ANYONE, OK!

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