Appel à la révolution industrielle en RDC

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

Congolaises et Congolais, jeunes filles et jeunes garçons, habitants des villages, villes et cités en RDC: voici un appel urgent qui vous est adressé pour que vous puissiez réaliser par vous-mêmes pour vous-mêmes ce que vous avez toujours désiré et attendu, mais qui n’arrive jamais. Depuis l’indépendance de la RDC, il y a de cela plus de cinquante ans, vous avez désiré et attendu voir dans vos villages, villes et cités des bonnes routes, des bons chemins de fer, des bonnes écoles et universités pour vos enfants, des bonnes cliniques et bons hôpitaux et centres de santé, des bons boulots, etc., mais vous le savez tous, par expérience de vie, que toutes ces choses que vous désirez voir chez vous pour vivre une vie décente n’arrivent jamais. Et vous vivotez dans la pauvreté et la misère.

Mais vous n’avez pas à attendre. Vous pouvez réaliser ces choses par vous-mêmes pour vous-mêmes dans vos villages, villes et cités, et vous serez très fiers de vous-mêmes. Vous pouvez réaliser tout cela à travers ce que j’appelle pensée-action. Pensée-action, c’est d’abord éveiller son propre cœur et sa propre conscience aux possibilités autour de soi et aux choses qu’on peut faire différemment pour améliorer ses propres conditions de vie; c’est ensuite éveiller les autres (ses membres de famille et ses amis) afin de constater les possibilités, les voies et moyens disponibles pour faire des choses différemment, seul ou en petits groupes, pour améliorer les conditions de vie dans lesquelles on vit. C’est enfin devenir créateur des foyers de pensée-action dans son village, son quartier, sa cité, sa ville, etc., pour animer les autres à s’engager dans pensée-action, s’éveiller et réveiller les leurs, devenir créateurs des unités de production, et ainsi propager les idées et techniques de pensée-action pour que chacun puisse améliorer les conditions de sa vie par ses propres imaginations créatrices et par les travaux de ses propres mains, afin de vivre dignement et arrêter de quémander, d’attendre que les dirigeants politiques fassent des choses à notre place, ou attendre des aides humanitaires des Nations Unies ou des organisations non gouvernementales internationales, etc. Pensée-action conduit donc à la dignité et à la fierté de faire des choses par soi-même pour soi-même.

L’objectif ultime de pensée-action c’est que vous, les habitants des villages, villes et cités en RDC, chacun individuellement ou en petit groupes, que vous arriviez tous à créer des unités de production pour fabriquer par vous-mêmes pour vous-mêmes les choses que vous consommez et utilisez quotidiennement. Ce sont souvent des petites choses qui peuvent être fabriquées sur place par vous-mêmes; mais vous n’avez jamais pensé que vous pouvez fabriquer ces choses sur place parce que vous avez toujours reçu ces choses comme dons, ou achetez ces choses sur le marché, alors vous attendez que ces choses vous arrivent pour que vous puissiez ou bien les recevoir, ou bien les acheter sur le marché comme ça a toujours été fait. Mais pensée-action vous fait penser et dire à vous-mêmes: « comment puis-je, comment pouvons-nous fabriquer ces choses sur place par nous-mêmes pour nous-mêmes? »

Pensez un peu chers frères et sœurs bien-aimés: comment les gens de votre village, de votre quartier, de votre ville, ou de votre cité ne peuvent-ils pas essayer de fabriquer des lattes, des craies, des objets classiques, ou monter des simples vélos (bicyclettes), ou fabriquer des assiettes, des ustensiles de la cuisine, ou des ballons de football, ou toutes ces autres petites choses que vous tous utilisez quotidiennement ? Vous achetez ces petites choses sur le marché, et vous constatez que ces petites choses sont produites ou fabriquées en Chine, en Allemagne, au Canada, aux USA, en France, en Italie, etc.; et elles sont fabriquées à base des matières premières qui viennent de chez vous. L’unique et la simple raison pour laquelle vous ne fabriquez pas ces choses sur place c’est l’habitude que vous avez acquise et conservée depuis très longtemps de ne jamais penser à essayer de faire ces choses sur place par vous-mêmes.

Pensée-action que je vous amène vous dit ceci: Congolaises et Congolais, jeunes filles et jeunes garçons, habitants des villages, villes et cités, vous êtes talentueux, vous êtes intelligents, et vous n’êtes inférieurs à personne sur cette planète. Je l’ai déjà dit à maintes reprises et je le répète ici. Si moi, votre fils et votre sang, mon intelligence est celle que vous m’avez donnée à ma naissance, donc c’est votre intelligence qui est en moi, et avec cette intelligence en moi qui est d’ailleurs vôtre, je forme des jeunes ingénieurs Américains qui deviennent des innovateurs et des entrepreneurs. Cela veut dire qu’avec votre intelligence, vous pouvez réaliser des innovations et des productions semblables à celles que les Américains réalisent, voire même plus. Mais, l’erreur que vous commettez est votre propre attitude consciente et inconsciente de penser que vous n’êtes pas capables de fabriquer par vous-mêmes ces simples choses que vous consommez et utilisez chaque jour. Vous ne pensez même pas essayer, essayer seulement, de fabriquer par vous-mêmes ces choses que vous utilisées. Ensuite, vous vous lamentez et attendez que les dirigeants politiques arrangent les choses et fassent des choses pour vous, qu’ils vous donnent le développement. Ça fait quand même plus de cinquante ans, depuis l’indépendance, que vous ne voyez pas les dirigeants politiques venir régulièrement dans vos villages, villes et cités pour converser avec vous et vous demander par exemple: « qu’est-ce que nous, vos dirigeants politiques, pouvons faire pour vous? », ou encore vous demander « comment pouvons-nous travailler avec vous, ensemble, pour vous aider à fabriquer par vous-mêmes des choses dont vous avez besoin? » Non. Vous ne voyez pas vos dirigeants politiques régulièrement venir causer avec vous dans ce sens. Alors, vous-mêmes vous devriez déjà reconnaître, et je crois que vous le reconnaissez bien, que vos dirigeants politiques depuis l’indépendance ne sont pas là pour faire des choses que vous désirez ardemment voir se réalisées dans vos villages, villes et cités.

Vous devez reconnaître cette vérité, et vous dire: « ne comptons plus sur nos dirigeants politiques. Si l’un ou l’autre nous vient en aide, tant mieux. Mais nous devons penser sur comment créer des unités de production par nous-mêmes pour fabriquer des choses pour nous-mêmes ». Voilà le chemin de la révolution industrielle auquel je vous appelle, chers bien-aimés Congolaises et Congolais, jeunes filles et jeunes garçons, habitants des villages, villes et cités. Embrassez pensée-action. Avec pense-action, chacun individuellement ou en petit groupe, vous allez penser, réfléchir, et faire la liste des choses simples que vous voyez que vous pouvez facilement fabriquer sur place. Et vous commencez, par essai-erreur, à fabriquer ces choses sur place. Si ça marche, vous améliorez la façon et la qualité de la production, et vous devenez fabricant et producteur de telle ou telle autre chose. Vous vendez ce que vous produisez; votre unité de production grandit; vous engagez les gens autour de vous (connaissances, amis, frères et sœurs) à travailler avec vous pour être payés par le fruit de ce travail. Ainsi vous devenez entrepreneur. Si ça ne marche pas, vous passez à une autre pensée, une autre idée qui est sur votre liste, et vous réfléchissez et concevez ce que vous devez faire pour essayer de fabriquer telle autre chose, et ainsi de suite. C’est ça pensée-action. C’est ça le développement. C’est ça ce à quoi je vous invite et fais appel.

Il n’y a pas des investisseurs qui donnent l’argent aux Américains pour investir en Amérique, qui donnent l’argent aux Canadiens, aux Chinois, aux Européens, aux Australiens, etc., pour investir chez eux. Non. Ce sont leurs filles et fils qui réfléchissent (pensée-action), et par essai-erreur, créent des unités de production dans leurs villages, villes et cités, et ils deviennent des investisseurs pour les uns les autres dans leurs propres pays.

En RDC, c’est depuis l’indépendance, plus de cinquante ans que vos dirigeants politiques courent derrière les investisseurs Occidentaux et maintenant Chinois aussi, et les amènent à investir en RDC. Quel en est le résultat? Est-ce que la RDC est développée grâce aux investisseurs? Est-ce que les investisseurs vous ont conscientisés, mobilisés, motivés et appuyés afin que vous puissiez vous prendre en charge, afin que vous puissiez créer des unités de production par vous-mêmes, éliminer le chômage et la pauvreté, et vivre avec dignité? Non. Avec pensée-action, je viens vous faire voir la vérité de ce que vous êtes et pouvez devenir: vous êtes des talentueux, des grands artistes, des intelligents, des gens capables de faire tout par vous-mêmes pour vous-mêmes. Vous, personnellement, qui lisez ce message, vous êtes capable de pensée-action; les jeunes autour de vous en sont capables; les intellectuels que vous connaissez en sont capables; les habitants de votre village, votre quartier, votre ville, votre cité, votre province, en sont capables. Si vous désirez vraiment voir le bien triompher sur le mal, si vous désirez vraiment voir le changement commencer en vous et autour de vous, vous devez vous impliquez et vous engagez dans pensée-action, et vous verrez la transformation merveilleuse qui aura lieu en vous et autour de vous. Ça va prendre un peu de temps, mais rien de merveilleux ne se réalise sans prendre du temps. C’est seulement les vols et les détournements qui se réalisent très rapidement, et souvent en cachette.

L’objectif de pensée-action, c’est de conduire les gens, comme vous, individuellement ou en petits groupes, à créer des unités de production, des petites entreprises, afin de fabriquer sur place par vous-mêmes, par vos imaginations et créativités, et par les moyens qui sont disponibles autour de vous, sans avoir à quémander ou à faire des courbettes chez des investisseurs, partenaires, bienfaiteurs, etc. C’est urgent de faire quelque chose. On ne peut plus attendre. Attendre qui d’autre, attendre quoi d’autre, et attendre jusqu’à quand? C’est maintenant que vous devez réfléchir pour d’abord réveiller, aiguiser et renforcer votre propre conscience, volonté et détermination de réussir par pensée-action, et ensuite réveiller la conscience des jeunes et des gens qui sont autour de vous à réussir par pensée-action.

Pensée-action c’est le chemin de la révolution industrielle. Pensée-action, c’est réfléchir sur un problème social ou économique, générer des idées pêle-mêle, rassembler toutes ces idées, concevoir comment les mettre en pratique une par une et par essai-erreur, dans un ordre de ce qu’on peut réaliser plus facilement avec espoir de réussir. Les idées qui marchent sont conservées et perfectionnées, tandis que les idées qui ne marchent pas sont abandonnées. Ainsi chacun individuellement, ou chaque foyer ou petit groupe de pensée-action, va acquérir l’habitude de penser continuellement sur comment créer des unités de production pour fabriquer des choses sur place avec les moyens disponibles sans aucune aide de l’extérieur afin d’éliminer le chômage et la pauvreté, et vivre dignement avec fierté de pourvoir par soi-même pour soi-même et sa famille.

A titre d’illustration: regardez les habits et les chaussures, les montres, chaînettes, tout ce que les gens portent ; regardez les nourritures que les gens mangent, les boissons qu’ils consomment, les savons qu’ils utilisent, les parfums, les ordinateurs, les cahiers, papiers, stylos, crayons, etc. Pensez aussi aux choses comme ballons de football, téléphones, instruments de musiques (guitares), instruments médicaux, etc. Pensez aussi aux bicyclettes, aux motocyclettes, aux véhicules, aux radios, aux panneaux solaires, aux batteries, aux tôles, aux clous, aux lames rasoirs, aux boutons, aux aiguilles, aux marmites, aux assiettes, aux cuillères et fourchettes, aux lits et matelas, etc. Pensez et osez dresser la liste de tout ce que vous consommez, tout ce qui est sur vous et autour de vous, et posez-vous la question suivante: « parmi toutes ces choses, qu’est-ce que nous produisons sur place ici dans notre village, quartier, cité, ville, province? Nos jeunes gens et les habitants de notre village, quartier, cité, ville, province, ont-ils des petites unités de production et des entreprises pour fabriquer ces choses que nous consommons chaque jour? »

Vous remarquerez très vite que peut-être vous-même aussi, mais surement les jeunes gens et les gens autour de vous, les habitants de votre village, quartier, cité, ville, province, etc., personne n’a créé une unité de production pour fabriquer ces choses sur place. Ces choses si elles sont fabriquées sur place, ce sont les Chinois, les Indiens, les Libanais, les Pakistanais, etc., qui le fabriquent en faisant travailler les Congolaises et Congolais pendant des heures et des heures de labeur pour être payés très peu, un salaire du ventre, et les propriétaires en tirent des gros profits. Mais vous Congolaises et Congolais, vous pouvez aussi réaliser et fabriquer ces mêmes choses par vous-mêmes. Et pourquoi ne le faites-vous pas?

Eh bien, le problème est que vous n’avez jamais pensé sérieusement fabriquer vous-mêmes ces choses. Les gens que vous connaissez, les gens autour de vous, les gens de votre village, ville et cité n’ont jamais pensé sérieusement fabriquer ces choses par eux-mêmes. Et si jamais l’idée de produire ces choses vient en tête, alors tout de suite les prétextes commencent: on se dit qu’il faut des machines pour faire ces choses, qu’il faut des investisseurs pour faire ces choses, qu’il faut des fonds pour faire ces choses, qu’il faut des partenaires pour faire ces choses. Et toutes ces excuses finissent par calmer vos consciences d’être faible et fainéant, désirant plutôt recevoir sans rien faire, désirant plutôt être consommateur pur et se plaindre que les dirigeants politiques ne font rien. Oui, vos dirigeants politiques ne font rien pour vous, vous le savez tous très bien, et le monde entier le sais très bien. Mais qu’est-ce que vous, vous faites pour vous-mêmes?

Avec pensée-action, vous cessez de vous lamenter; vous cessez de compter sur les investisseurs; vous cessez de compter sur des partenaires, des dons, des assistances. Avec pensée-action, vous reconnaissez vos talents et croyez que vous pouvez faire des choses par vous-mêmes pour vous-mêmes. Avec pensée-action, vous vous mettez à penser sur ce que vous pouvez faire par vous-mêmes pour vous-mêmes. Et la question que vous vous posez devient: comment fait-on ces choses? Où pouvons-nous trouver d’information sur comment fabriquer ces choses? Eh bien, sachez qu’il y a presque tout dans l’internet sur comment beaucoup des choses sont fabriquées, et même des YouTube qui montrent comment on fabrique des choses. Vous qui naviguez l’internet, vous devenez la lumière pour les autres qui sont dans des villages et ne savent rien de l’internet. Vous qui naviguez l’internet, lancez-vous dans des recherches en ligne sur comment on fabrique telle ou telle autre chose, pour arriver à fabriquer sur place la chose en question. C’est cela le développement. Et d’un coup, vous allez être surpris de voir que vous-même, vous fabriquez des choses sur place. Vous serez heureux d’avoir montré aux gens de votre village comment fabriquer telle ou telle chose sur place. Et d’un coup, des unités de production vont naître; des entreprises vont naître; et tout cela par essai-erreur, et sans investisseur, sans partenaire, sans fond de quelqu’un, sans don de quelqu’un; car pensée-action ouvre les yeux à voir les moyens disponibles chez vous, en vous et autour de vous, afin d’utiliser cela pour fabriquer ces choses par vous-mêmes pour vous-mêmes. Vous aurez aussi remarqué que je n’ai pas mentionné vos écoles et universités comme endroits où vous pouvez aller pour savoir comment on fabrique des choses, car elles ne le sont pas. Vos écoles et universités doivent, elles aussi, s’engager dans pensée-action pour devenir transformatrices et lieux de savoir-faire; mais elles ne sont pas encore là. Ce qui est un manquement à leurs missions et raisons d’être. Cet appel leur est aussi adressé d’urgence.

En conclusion, je vous lance cet appel urgent, vous qui lisez ce message, vous les jeunes filles et jeunes garçons, vous les habitants des villages, villes et cités: embarquez-vous sur le chemin de la révolution industrielle; initiez pensée-action dans votre maison, dans votre quartier, dans votre village, dans votre ville, dans votre cité. Commencez cela immédiatement et urgemment. Si vous avez déjà une unité de production, pensée-action vous aidera à voir les voies et moyens autour de vous, des possibilités que vous ne voyiez pas avant, qui vont vous permettre d’agrandir votre unité de production ou même de créer d’autres unités de production. Si vous n’avez pas une unité de production, pensée-action vous permettra de voir des nombreuses options qui vous sont disponibles pour créer une unité de production, options que vous ne voyiez pas avant. Dans tous les cas, devenez agent de transformation pour le mieux à travers pensée-action, et ne gardez surtout pas pensée-action pour vous seul; partagez cela avec les autres et prenez votre temps pour initier les autres à pensée-action, et dites-leur de partager pensée-action avec d’autres personnes (amis et membres de familles) et comme ça vos yeux vont s’ouvrir et vous allez changer et améliorer les conditions de vos vies par vous-mêmes. Car lorsqu’on s’engage dans pensée-action on n’est pas égoïste et on accepte pas de l’égoïsme, on n’est pas jaloux ni envieux et on n’accepte pas de jalousie, on ne se vente pas et on ne se gonfle pas dans l’orgueil parce qu’on a réussi et on est plus que les autres, non; quand on s’engage dans pensée-action, on cherche à ce que les autres aussi réussissent et vivent dans la dignité comme soi-même, on n’est pas injuste et on rejette l’injustice même lorsque cela peut profiter; quand on s’engage dans pensée-action, on ne cherche pas à faire du mal à l’autre ou à maintenir l’autre comme inférieur ou dans la misère pour qu’on soit le seul à réussir et à vivre bien et à avoir les honneurs aux yeux des autres, non; quand on s’engage dans pensée-action, on prend plutôt son temps pour éclairer les autres, pour leur expliquer comment ils peuvent eux aussi s’engager dans pensée-action et créer des unités de production; avec pensée-action, on explique aux autres qu’on peut ensemble s’organiser pour exporter les choses que chacun fabrique dans les villes, les provinces et les nations voisines afin de gagner plus d’argent pour vivre dans la dignité. Quand on s’engage dans pensée-action, on fait tout avec amour et patience, car il y a plus de joie à réussir ensemble, à vivre tous dans la dignité, qu’à réussir tout seul par des moyens malhonnêtes pendant que les autres croupissent dans la misère. C’est donc entre vos mains de faire la différence.

 

Tongele N. Tongele, Ph.D.
Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA
tongele@cua.edu

4 thoughts on “Appel à la révolution industrielle en RDC

  1. Prof Tongele,
    Encore une fois bravo pour votre énième essai didactique et citoyen à l’adresse de nos populations et de leurs dirigeants ! Pour moi contrairement à certains que je lis ici ce genre de discours a sa place dans nos actes civiques et même politiques.
    Néanmoins un conseil : vous n’êtes pas sans savoir qu’il n’y a qu’un pourcentage infime de nos populations qui a accès à vos productions sur le Net et encore moins de celui qui va se donner le temps de consulter une prose didactique, alors il vous faut ménager un cadre qui puisse permettre qu’elle atteigne certains et c’est d’abord nos dirigeants à tous les niveaux.
    Alors, svp, arrangez-vous pour adresser le recueil de vos productions et les suivantes, si vous ne l’avez fait jusque-là, directement au PR, au PM, aux Présidents de l’AN et du Sénat, aux staffs des différents partis politiques et des organisations de la société civile, à nos gouverneurs de provinces, et aux différents élus nationaux et provinciaux dont vous auriez les adresses…
    Faites-vous un secrétaire de tous ces destinataires pour ce faire et vous rendrez service à votre travail et à notre pays !
    Merci !

    1. Cher Nono,
      Merci de tout cœur pour vos contributions sur CongoIndependant (CIC) et en particulier merci pour votre conseil ci-dessus. En fait votre conseil rencontre ma préoccupation primaire de comment faire pour atteindre les habitants des villages, villes et cités en RDC avec des idées et pensées qui les mobiliseraient à se découvrir, à découvrir ce dont ils sont capables, à découvrir leurs talents, et à utiliser ces talents pour créer des unités de production par eux-mêmes pour eux-mêmes afin de vivre dignement et honorablement. Il n’y a rien de pire dans la vie d’un être humain que de vivre en deçà de sa propre dignité, en deçà de ce dont il est capable. Un tel être humain ne vit pas mais vivote ; un tel être humain est comparable à un animal qui n’épargne ni ne projette son futur ou le futur de sa progéniture pour un meilleur avenir, mais plutôt survit du lever au coucher du soleil, en quête de comment trouver de quoi manger et boire, et se retrouve ainsi emprisonné dans un cycle vicieux et animalesque de survie quotidienne. Comme vous pouvez le remarquez, comment le style de vie des habitants des villages, villes et cités en RDC, (habitants) qui n’épargnent ni ne projettent leur futur ou le futur de leur progéniture pour un meilleur avenir, en quoi leur style de vie est différent du style de vie des animaux ? C’est vraiment écœurant. Et on ne peut ne pas se demander comment est-il possible que dans un pays qui a des gouverneurs, des députés, des sénateurs, des ministres et un président, comment comprendre que tous ces leaders sont là, parlent, disent qu’ils servent le peuple, mais ce qu’ils font pour permettre aux populations de découvrir et utiliser leurs talents pour améliorer leurs conditions de vie est imperceptible ! Tandis que ce qui est perceptible et évident, c’est plutôt le contraire : la pauvreté et la misère en abondance, partout. On ne peut ne pas non plus voir, dans un tel contexte, que la question à laquelle chacun doit et devra répondre ici-bas et/ou après la mort, c’est celle de savoir ce que tu as fait quand tu étais président de la République, premier ministre, ministre, gouverneur, général d’armée, intellectuel, professeur, artiste, etc., qu’est-ce que tu as fait pour mobiliser et appuyer les habitants du Congo en otage dans leur propre pays, à se libérer du cycle vicieux de vie animalesque, misérable et dérisoire ? Je dors et me réveille avec cette question en tête. Mais je suis aussi convaincu que dans l’histoire de l’humanité, c’est toujours à un moment donné qu’un petit groupe de personnes qui rejettent la passivité décident de penser, de dire et de faire ce qui est nécessaire pour éveiller la conscience des masses, afin que les masses puissent constater la réalité et potentialité de leur énergie indomptable, déployer cette énergie confisquée par les méchants afin de se libérer des oppresseurs, de la pauvreté et de la misère. En ce qui concerne la RDC, je suis convaincu que ce moment de l’histoire c’est maintenant, et ce petit groupe de personnes c’est nous, c’est notre génération, c’est nous tous qui échangeons d’idées sur CIC et avons en cœur le triste sort du Congo, ainsi que tous ceux-là et celles-là qui ont cette même préoccupation que nous. C’est dans ce sens que j’ai toujours encouragé et invité des gens qui lisent mes écrits et trouvent cela intéressant de faire parvenir ces écrits aux dames et monsieurs en charge des affaires de l’Etat en RDC qu’ils connaissent, et qui peuvent utiliser ces idées pour motiver les habitants de la RDC à se prendre en charge.
      Cher Nono, votre conseil est de première nécessité pour la réalisation de ce pour lequel je suis préoccupé, ce pour lequel nous sommes tous préoccupés, à savoir la libération des Congolais par les Congolais pour une vie de dignité et de prospérité. Je relance donc l’appel aux lecteurs de CIC de partager cet article sur la révolution industrielle en RDC avec leurs membres de famille, amis et connaissances et s’ils le peuvent, ce qui serait merveilleux, qu’ils partagent cet article avec la présidence, la primature, et l’assemblée nationale en RDC. Moi aussi, de mon côté, je tenterai de faire autant. Ne dit-on pas que l’union fait la force ? Encore une fois merci de tout cœur.

  2. Chers Compatriotes,
    Le professeur Tongele est un jeune homme plein de dynamisme et d’énergie qui, visiblement aime son pays. Mais je crains que l’on ne croit que ces deux atouts suffisent pour qu’il réalise lui-même et seul, ce qu’il propose. L’intervention de Nono, est une intervention pertinente, mais il n’appartient au professeur seul de répondre à cette préoccupation. Celle-ci nous concerne tous qui aimons ce pays et qui voudront bien que les choses changent. Car, la révolution industrielle n’est pas une affaire de la foule, c’est d’abord une affaire de ceux qui peuvent commencer à mettre au point des infrastructures appropriées à cette finalité: une équipe pluridisciplinaire, aux compétences multiples. Cela demande plusieurs compétences que le professeur ne peut pas avoir lui tout seul. Ceux qui sont fréquents en ligne, qui ont lu les réflexions de ce professeur, peuvent peut-être chercher à le joindre pour des discussions plus approfondies et techniques. Les Congolais seraient-ils bientôt capables de travailler en équipe sans que le fantôme du tribalisme les hante ? Ce qui se passe dans les universités congolaises ne me permet pas de répondre par l’affirmative. Dès que l’on aura atteint ce niveau, le développement de ce pays ne sera qu’une affaire de quelques années. Que Dieu nous vienne en aide.

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