Appel a une transition aux élections sans Kabila et les politiciens

S.N. Sangmpam

Dans ce papier, je fais appel à une transition politique sans le régime de Kabila et les politiciens. Je propose que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, l’archevêque Catholique de Kinshasa, assume le leadership du Collège de la Transition qui doit être formé à cette fin.

Le 16 décembre 2016, le deuxième mandat présidentiel de Joseph Kabila avait expiré. Constitutionnellement, il n’était plus président de la République Démocratique du Congo. Pourtant Kabila s’est entêté et a résisté à tous les appels pour son départ. Il s’en est suivi une impasse presque totale entre l’opposition politique et le régime de Kabila. Pour faire sortir les deux parties de l’impasse, l’Eglise Catholique avait réussi à façonner un accord pour faire sortir le pays de la crise politique. Dénommé « l’Accord de la Saint Sylvestre », l’accord était signé le 31 Décembre 2016. Il prévoyait une période de transition avant la tenue des élections à la fin de 2017. Après avoir multiplié des stratagèmes pour torpiller l’accord, le régime Kabila a été finalement forcé par les pressions nationales et internationales d’accepter la tenue des élections le 23 décembre 2018.

En conséquence, depuis un temps maintenant une euphorie électorale s’est emparée des Congolais. Kabila et ses acolytes mobilisent et soudoient les populations pour les forcer à voter pour Kabila ou un de ses alliés. Ils ont formé une plateforme électorale qui regroupe beaucoup de « partis politiques » qui font partie de la pseudo « majorité présidentielle ». De sa part, l’opposition se mobilise et tente de former des alliances politiques à des fins purement électoralistes. Elle cherche à unifier ses forces pour présenter un front commun contre Kabila et ses alliés. La communauté internationale, dont les ténors sont les USA, la France, la Belgique, le Nations Unies et les pays Africains tels que l’Angola, le Botswana, l’Afrique du Sud et le Rwanda, s’y est mêlée. Tous misent sur l’Accord de la Saint Sylvestre et les élections du 23 décembre 2018.

Il ne fait aucun doute qu’en ce moment de leur histoire politique les Congolais ont besoin, peut-être plus que tout autre peuple au monde, des élections. Celles-ci devront leur permettre de finalement résoudre leur crise politique et de s’atteler à la formidable tâche de reconstruire un pays complètement détruit par le régime de Mobutu avant et celui de Kabila après. Cependant, il y a de nombreux signes avant-coureurs qui augurent des conséquences désastreuses si on n’y fait attention.

Interrogé à plusieurs reprises, Kabila n’a jamais dit clairement qu’il n’entend pas briguer un troisième mandat tel que stipulé par la constitution du Congo. Le refus de se prononcer sur ce sujet constitutionnel important n’a aucun autre but que d’exprimer (sans le dire) son désir de rester au pouvoir comme le font ses compères dans des pays voisins. Même s’il s’effaçait au profit d’un membre de sa coalition politique ou « dauphin », rien ne changerait. Au pouvoir depuis 17 ans, Kabila a accumulé par la prédation des moyens matériels, financiers et répressifs formidables qui lui permettront d’user de la triche, violence, et corruption pour remporter des élections pour son figurant de dauphin. Les moyens déployés pour la triche électorale systématique incluent un fichier électoral falsifié et la machine à voter pas fiable. Celle-ci est contestée même par la Corée du Sud où la machine a été fabriquée. La volonté avouée de Kabila et de ses acolytes de se maintenir au pouvoir par tous les moyens s’exprime par les inaugurations ce dernier temps des « travaux publics » bidon et sans lendemain par le truchement desquels les membres du régime Kabila pillent les richesses des Congolais. Les inaugurations visent à faire croire aux populations sévèrement paupérisées que Kabila mérite leurs votes puisqu’il est, comme le clament sans honte ses acolytes, indispensable pour le développement du Congo. Pourtant l’incontournable vérité est que le régime de Kabila a failli dans tous les domaines. Le dévouement au mensonge, à la violence, et a la tricherie par le régime de Kabila pour garder le pouvoir est un indice prédictible pour les conséquences désastreuses qui découleront des élections telles que proposées en ce moment.

L’opposition n’inspire pas confiance non plus. Elle est un assemblage d’ambitieux personnages dont l’apprentissage dans l’art de la prédation a eu lieu chez Mobutu ou chez Kabila. Tout en reconnaissant les qualités et la probité d’une petite minorité entre eux, il n’est pas exagéré d’affirmer que la grande majorité de ces opposants ne vise que l’acquisition du pouvoir politique qui leur permettra de piller le pays au détriment des masses hyper paupérisées du Congo. Ils ne font preuve ni d’organisation ni de compétence. Et encore moins d’un esprit de dévouement au Congo et aux Congolais. L’euphorie populaire en faveur de certains ténors de cette opposition cache, malheureusement, leur complicité destructrice avec les régimes prédateurs de Mobutu et Kabila. Ils feront la même chose une fois au pouvoir. Katumbi, Kamhere, Muzito, Tshisekedi, Bemba et autres ne sont pas les sauveurs du Congo. Organiser les élections n’en fera pas des prophètes attendus. Et ceci sera ainsi même s’ils gagnaient des élections en faisant front commun contre Kabila et en présentant un candidat unique pour les élections présidentielles.

Il y a trois raisons à cela. Premièrement, comme déjà dit, cette opposition accuse un net déficit en organisation, compétence et surtout en dévouement aux Congolais comme un peuple uni. Deuxièmement, elle est bien rodée dans l’art de la prédation. Et troisièmement, il y a le fait qu’une fois victorieuse aux élections, l’opposition affrontera la dure réalité d’un pays détruit dans tous les domaines par les régimes Mobutu et Kabila. Le cadre institutionnel y compris. Une telle destruction et la recherche des solutions fragilisera très vite la coopération entre les opposants actuels. Ces trois facteurs provoqueront facilement des affrontements entre ces alliés de circonstance si on ne leur donne pas les moyens institutionnels pour parer aux instincts destructeurs inhérents dans les trois facteurs.

Il est peut-être vrai qu’il n’y a jamais eu de saints et parfaits politiciens. Le Congo ne constitue pas une exception à cette règle. Il faudrait bien qu’un de ces politiciens dirige le pays. Je n’en disconviens pas. Cependant, une question se pose. A la lumière de ce que nous savons de ces politiciens et des candidats déclarés aux élections, comment pourront-ils éviter les instincts destructeurs auxquels les exposent les trois facteurs ci-mentionnés? Comment pourront-ils éviter aux Congolais les conséquences désastreuses de leur pouvoir issu des élections qui s’annoncent? La réponse est simple. Avant d’aller aux élections, les Congolais devront d’abord établir un cadre institutionnel qui permettra la réalisation de deux buts majeurs.

Le premier but est d’organiser des élections crédibles, représentatives et paisibles. Ceci requiert la mise en place des institutions s’y afférant. Parmi celles-ci on compte une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) profondément réformée; une loi électorale acceptable de tous; un mécanisme fiable d’enrôlement d’électeurs au Congo et dans la diaspora; un mécanisme et des procédures du comptage des votes approuvés par toutes les parties; et une structure transparente du financement des élections.

Le deuxième but est de circonscrire les instincts négatifs des politiciens rendus bien plus destructifs au Congo par les trois facteurs ci-mentionnés. Réaliser ce but requiert aussi la mise en place des institutions-parapet. En plus de la constitution, un nouveau cadre d’institutions gouvernementales et étatiques devrait être tracé. Vu l’état avancé de la dégradation des conditions sécuritaires, éducationnelles et socioéconomiques de la République Démocratique du Congo, l’on devra redéfinir les priorités institutionnelles. Par exemple, combien de ministères le Congo a besoin? Quels sont ceux qui sont indispensables pour la reconstruction du pays, et devront être promus ou maintenus au premier rang de la hiérarchie des institutions? Quels sont ceux qu’il faut éliminer ou réformer profondément et en priorité. Et comment initier la transformation du régime d’occupation en un Etat de droit pour répondre aux aspirations légitimes du peuple congolais pour la justice, la prospérité et le bien-être social de tous?

Définir et tracer ce cadre institutionnel général avant les élections servira d’éclaireur aux politiciens élus. Il les forcera, une fois au pouvoir, à œuvrer dans les limites de ce cadre institutionnel pour s’atteler en priorité à la tâche urgente de redresser le Congo. Il leur évitera le recours à la multiplication ou à la négligence de certains ministères et départements pour répondre à leurs instincts prédateurs et destructeurs.

C’est, donc, en vue d’atteindre ces deux buts que je me prononce en faveur de et appelle de toute force une transition politique sans le régime de Kabila et les politiciens. Cette transition ne doit pas être un « gouvernement de transition » conduit par Kabila, un premier ministre et des ministres dont le seul but est de se partager le pouvoir en tant que représentants des partis politiques et de se positionner pour gagner ou truquer des élections. Elle doit être strictement une période de redéfinition institutionnelle pour des élections crédibles et pour la bonne marche des institutions après les élections. Elle doit être dirigée par un Collège composé de personnalités Congolaises reconnues pour leur probité morale et qui n’auront pas l’intention de briguer un mandat politique. Ce Collège aura pour mission donc:

  1. d’assurer la continuité du fonctionnement de l’Etat;
  2. d’établir le cadre institutionnel pour organiser des élections libres, transparentes et équitables dans la paix et
  3. de poser des bases institutionnelles pour le bon fonctionnement du gouvernement et le redressement du Congo après les élections.

Bien que le Collège de la Transition pourra solliciter les avis de quelques politiciens intègres, ceux-ci ne peuvent pas être membres du Collège. Compte tenu de l’état de destruction avancé du pays sur les plans économique, sécuritaire et social, la durée de son mandat sera de deux ans au maximum.

Le Collège sera dirigé par un administrateur dont le leadership répond aux trois critères ci-énoncés:

  1. la probité morale et intellectuelle,
  2. l’amour pour le Congo et les Congolais et
  3. le renoncement à un mandat politique qui serait associé aux élections que le Collège organisera.

Mon choix pour l’administrateur du Collège est le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, l’archevêque Catholique de Kinshasa. En raison de ses services au nom du Congo depuis les années 1990, et surtout son rôle dans la Conférence Nationale Souveraine qui a cherché à assurer la transition démocratique après Mobutu, Monsengwo est bien connu des Congolais. Il n’y a pas de doute qu’à cause de ce long engagement il a sa part de détracteurs Congolais. Mais c’est justement ce long engagement qui me permet d’apprécier la constance de son intégrité, de son opposition à la débauche et médiocrité des politiciens, et de son amour pour des populations meurtries du Congo. En tant que prélat catholique, il n’a pas d’ambition de briguer un mandat politique. Il est le mieux placé pour permettre à la transition d’atteindre les deux buts sus définis. Etablir un cadre institutionnel fiable pour:

  1. organiser des élections crédibles, représentatives et paisibles et
  2. circonscrire les instincts négatifs des politiciens.

Ce choix est confirmé par un sondage d’opinion réalisé par le professeur Jean Bele et son groupe, qui donne à Monsengwo 34.22% des voix exprimées (soit 3. 581.143 voix d’un total de 10.467.289). Il vient en tête du classement de candidats possibles au poste d’administrateur.

Je suis convaincu qu’une transition organisée sous l’égide d’un Collège de transition dirigé par le Cardinal Monsengwo fera sortir le Congo de sa situation infernale actuelle. En revanche, la tenue des élections le 23 décembre 2018 sans une période de transition prolongera la crise actuelle et exacerbera la misère des populations Congolaises. Sans doute, les élections peuvent avoir lieu le 23 Décembre 2018 sans une période de transition. Un président sera peut-être élu. Mais je sais deux choses. Ces élections ne seront pas crédibles. Et même si elles le sont, l’après élections verra le Congo s’embourber dans l’impasse politique et, partant, socioéconomique. Par conséquent, les Congolais et tous les pays intéressés à aider le Congo à sortir de sa crise perpétuelle devront concentrer leurs efforts à poser les bases solides d’une transition sans Kabila et les politiciens. Ils devront convaincre Monsengwo à accepter le leadership de la transition et devront lui donner leur support pour sa réussite.

 

Par S.N. Sangmpam
Professeur d’Economie Politique Comparée et Directeur des Etudes Pan Africaines à Syracuse University (USA)

5 réflexions au sujet de « Appel a une transition aux élections sans Kabila et les politiciens »

  1. Monsieur le Professeur,

    Connaissez-vous un pays disposé à aider le Congo et comment? Moi je ne vois que des prédateurs cherchant chacun à arracher le plus gros morceau de chair! Pauvre de nous!

  2. Mr le Professeur,

    Qu’aurais-je voulu que votre analyse aligne à côté de votre excellent « plaidoyer pour une transition sans ‘JK’ et sans les ‘politiciens’ » avec au passage ‘un appel insistant aux Congolais et aux pays intéressés à aider le Congo à sortir de sa crise à concentrer leurs efforts sur les bases solides de cette transition et à convaincre Monsengwo à accepter ce leadership et lui donner leur support pour sa réussite’, un aussi convaincant « mode d’emploi pour le réussir » du moins ce que vous avez en magasin – et à ce stade c’est une obligation de votre part -, du moins ce que vous pouvez nous en dire…
    En effet ce n’est pas tout de démontrer la nécessité et les mérites d’une transition sans ‘JK’ et sans les politiciens encore faut-il obtenir celle-ci, faire qu’elle ait vraiment lieu… Comment allons-nous réussir d’obtenir cette Transition que le pouvoir en face va nous refuser jusqu’au bout ? Ça mérite autant sinon davantage d’investigation car il y’a dedans beaucoup d’éléments pratiques…

  3. Chers Compatriotes,
    Voilà un point de vue que je défends depuis plusieurs mois. Là où je prends une orientation différente, c’est lorsque l’auteur pense que d’autres pays peuvent aider le Congo. Le Congo doit s’aider lui-même et se doter de moyens de ses choix. Un autre appel devrait être lancé aux Congolais. Qu’ils cessent un peu de penser le pays en fonction de leurs familles, clans, tribus, province d’origine etc. Cette politique nous a plus causé du tort au lieu de nous faire du bien. Nous sommes tous héritiers de ce pays qui a été défini géographiquement par Léopold II et colonisé par les Belges. Aucune famille, aucune communauté linguistico-culturelle ne peut prétendre être plus ou moins qu’une autre. Le Congolais devrait regagner en confiance, et se considéré comme le zaïrois se considérait. Nous devons être « Un », alors nous chercherons parmi nous les compétences nécessaires pour gérer la transition pour qu’elle soit profitable au pays. Sur la personnalité de Monsengwo pour être à la tête de cette transition, c’est mon choix pour toutes les qualités citées par l’auteur de l’article. Affirmons-le aussi, pourvu que l’on nous prouve le contraire, le Cardinal est la plus haute sommité dans son domaine, pour le pays, parmi les meilleures en Afrique et dans le monde. Sa présence donnerait la crédibilité aussi bien à la procédure qu’au pays. Le Congo actuellement n’a pour gestionnaires à la tête de l’Etat que des médiocres qui vocifèrent et qui croient qu’en le faisant, ils sont considérés. Or, ils font l’objet de moquerie partout où ils passent dans le monde. Seuls ceux qui tirent profit de la situation du Congo leur font croire qu’ils sont leurs amis. Quelle naïveté ! Ils ont oublié l’histoire du Maréchal du Zaïre et ses amis américains et français ? La deuxième personnalité qui devrait être avec le Cardinal, c’est le Révérend David Ekofo. J’entends les gens parler du Dr Mukwege et l’on est en train de vouloir faire de lui une figure politique en lui donnant des occasions de s’exprimer publiquement pour lui donner une texture politique qu’il n’a pas et qu’on veut lui imposer pour l’écarter de sa vocation première et de la population qu’il a aidée et continuerait à aider. Chers Compatriotes, cessons de ne voir que notre ventre, regardons l’avenir du pays et de nos petits enfants. Tous les enfants congolais méritent d’avoir des assurances pour une vie épanouie. Que Dieu nous vienne en aide.

  4. Monsieur Sangmpam,

    Vous avez le mérite de traiter le cas Congo en intellectuel universitaire, c’est-à-dire avec une vision transversale, sans comme certains autres, vous borner en votre domaine de l’économie.

    Je ne sais si en écrivant, vous êtes soumis à une réserve mentale, c’est-à-dire, contraint d’économiser ou rationner vos dire au point de générer un décalage entre votre pensée et l’expression de celle-ci. Si vous prononcer le mot « occupation » tout au long de votre texte une seule fois, et avec hésitation, si vous n’arrivez pas à prononcer le nom de Kanambe de son vrai nom rwandais, si vous mêlez Kamerherhe parmi les politiciens congolais, …pour ne prendre que ces exemples là, je crois que nous sommes engagés dans une analyse biaisée dès le départ.

    Pourtant, en tant que spécialiste de politique économique, bien vous savez que c’est en fonction des données et paramètres fiables de départ que nous pouvons appliquer telle ou telle autre théorie en vue d’une solution au problème. De la même manière, pour la situation politique de notre pays, il s’agit avant de proposer des solutions et des noms, d’en définir clairement la pathologie.

    Après une longue dictature pourtant d’un compatriote, Mobutu, notre pays se trouve sous occupation rwando-ougandaise. Le pays se trouve réellement administré par ces deux pays qui y ont la mainmise sur tous les secteurs. Puisqu’ils ne peuvent exhiber cette administration au grand jour et au mépris du Droit International, un semblant d’administration « autonome » congolaise est mise en place. Si hier c’était LD Kabila la tête des marionnettes, après son élimination par ses « maîtres », c’est carrément un rwandais qui exerce de Proconsul. Dans ces conditions, vous comprendrez que parler d’opposition au Congo est une faute très grave.

    Vous taper juste de déconsidérer totalement ladite « opposition » ou selon vos termes « classe politique ». J’irai même plus loin, par la promulgation d’une loi interdisant d’exercice des fonctions publiques à leurs descendants jusqu’à la dixième génération. Il est inadmissible que ces individus travaillent clairement contre la nation et qu’en retour, ils soient récompensés par l’encensé de leur progéniture. Après donc la défenestration des occupants dont Kanambe, Ruberwa, Kamherere et autres, le pays devra poursuivre en justice interne tous les collabos, à la fois que internationalement des comptes devront être demandés à ceux des rwandais qui ont usurpé la nationalité congolaise.

    Quand à votre choix pour Monsengwo, je crois que nous devrions être le plus pragmatiques et froids possibles. Monsengwo serait peut-être un bon choix pour une seconde étape de la transition. La première étape elle, devrait se centrer sur les aspects sécuritaires et des questions militaires. Si jamais j’étais appelé à diriger la transition, un Ministère de la guerre devrait être institué:

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