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22 Aoűt 2015

Questions directes à Noël K. Tshiani

 

Noël K. Tshiani Muadianvita. Photo Congo Indépendant

Titulaire de plusieurs titres académiques dont celui de docteur en sciences économiques, haut fonctionnaire à la Banque mondiale depuis 1992, Dr Noël K. Tshiani Muadianvita réside à Washington. Depuis deux décennies, il a occupé plusieurs fonctions dont celles de chef de mission en charge du secteur financier et privé et de représentant résident de la Banque mondiale en Afrique. Depuis quelques mois, «Noël» ne cesse, à travers des écrits, d’évoquer, sa «vision pour redresser l’économie de la RDC et créer des opportunités ». Pour lui, la réalisation d’une telle ambition nécessite l’avènement d’un «leadership à la hauteur». Un tel leadership ne pourrait être obtenu qu’à l’issue des élections transparentes et crédibles. Lorsqu’on demande à Noël Tshiani s’il entend se lancer dans la course à l’élection présidentielle fixée en novembre 2016, il répond : "Rien n’est décidé pour l’instant". Il se dit néanmoins favorable à l’organisation d’un «dialogue politique».Interview

Allez-vous présenter votre candidature à la prochaine élection présidentielle ?

Pour l’instant, je n’ai pris aucune décision dans ce sens. Je dois vous avouer que j’ai été approché par plusieurs « personnes » qui m’ont encouragé à me lancer dans la compétition. Je suis encore au stade de la réflexion.

Faisons de la politique fiction. Après réflexion, vous décidez de vous lancer dans la course. Que répondrez-vous à ceux qui pourraient s’interroger sur vos motivations ? Devenir Président de la République pour quoi faire ?

Vous le savez autant que moi que notre pays traverse une situation extrêmement difficile au plan politique, économique et social. Malgré les potentialités naturelles dont recèle la RDC, le pays est classé dans le peloton de queue au niveau de l’Indice du développement humain (IDH).

Dans une dépêche datée du 18 août 2015, l’Agence congolaise de presse indique pourtant qu’un rapport de la Banque mondiale, cité par la “Troïka stratégique”, classe le Congo-Kinshasa, “parmi les pays africains qui ont fait des progrès considérables en matière de développement et de lutte contre la pauvreté”. Confirmez-vous cette information?

Je ne parle pas ici au nom de la Banque mondiale. Il m’est difficile de commenter un rapport que je n’ai pas lu. Je sais, en revanche, que dans le rapport sur l’IDH publié par le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), le Congo-Kinshasa est classé avant dernier. D’autre part, "Transparency International", une ONG bien connue dans la lutte contre la corruption, épingle le Congo parmi les pays les plus corrompus de la planète. Pour mémoire, le Panel des experts africains dirigé par l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki avait estimé, en 2013, que 85% des ressources de la RDC prennent une autre destination que celle des caisses de l’Etat. Près de 90% de la population congolaise n’ont pas accès à l’eau et à l’électricité. Des familles ne mangent pas à leur faim par manque de moyens financiers. La croissance économique elle avoisine 9% par an. D’ailleurs, il faut féliciter le gouvernement. Il reste que cette croissance ne profite pas encore à la majorité de la population.

D’aucuns pourraient vous rétorquer que ce «diagnostic» n’est pas nouveau. C’est du déjà entendu…

Certes, c’est du déjà entendu ! On ne peut pas réinventer la roue… Nous devons imaginer une nouvelle façon de transformer les potentialités naturelles de la RDC en richesses. Des richesses qui pourraient contribuer à l’amélioration du niveau de vie de la population.

Supposons que «Monsieur Tshiani» présente dans les mois à venir sa candidature à l’élection présidentielle de novembre 2016. Quelles seront ses priorités ?

Dans le cadre de la réflexion que j’ai mené avec quelques amis, nous avons défini une « vision de développement » qui s’articule autour de cinq volets principaux. Primo : Doter le Congo d’une fiscalité attractive par la mobilisation des ressources intérieures. Ce qui devrait augmenter sensiblement le budget national. Il s’agit non seulement d’élargir l’assiette fiscale mais aussi d’attirer des investisseurs par une « fiscalité moins étouffante ». Secundo : Lutter contre la corruption. Il s’agit de mener une bataille résolue contre la corruption afin de ramener les revenus perdus dans les caisses de l’Etat. Ici, l’exemple devrait venir d’en haut par l’éradication de conflit d’intérêts. Il faudra instaurer la transparence dans la conclusion des contrats miniers. Une telle lutte est perdue d’avance sans une justice efficace et indépendante. Il va falloir renforcer la responsabilité par l’amélioration des conditions des fonctionnaires. Tertio : Impulser le secteur privé. Il s’agit d’abord de faciliter l’accès au crédit bancaire. Ensuite, de mettre fin aux tracasseries administratives pour améliorer l’environnement des affaires. Chaque année, la Banque mondiale publie son rapport «Doing Business», la RDC est classée 189/189 pays. L’administration publique doit être modernisée. Enfin, le coût de l’eau et de l’électricité doit être revu à la baisse non seulement pour le bien des entreprises mais aussi pour la population. Quarto :Construire des infrastructures à haute intensité de main d’oeuvre. Il s’agit de la construction des routes, chemin de fer, ports, aéroports et des autoroutes pour désenclaver l’arrière-pays. Quinto : Promouvoir une industrie nationale . Le Congo doit cesser d’être un simple exportateur des matières premières sans valeurs ajoutées. L’objectif est de générer des emplois par la production des produits finis et semi-finis au niveau local.

Quid de la sécurité des personnes et des biens ?

Justement, tout ce que je viens d’énoncer ne pourrait devenir possible qu’avec le rétablissement de la paix et de la sécurité de façon durable. Il faudra reformer l’armée et la police en veillant à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Que répondez-vous à ceux qui disent que l’économie congolaise est aujourd’hui contrôlée par des « investisseurs » étrangers? Que faire pour faire émerger une « classe moyenne » congolaise ?

Avant toute chose, je tiens à signaler que je n’ai rien contre les investissements étrangers. Il me semble que la promotion des nationaux incombe au pays. A titre d’exemple, il y a aujourd’hui 20 ou 23 banques commerciales au Congo. Elles appartiennent toutes à des étrangers. Ce n’est pas normal ! C’est un secteur stratégique. J’estime qu’il incombe à l’Etat d’attirer des investissements étrangers mais en créant des conditions pour que ces investissements s’exécutent en partenariat avec des nationaux. L’Etat doit mettre en place des mécanismes divers et trouver les moyens pour faciliter, aux nationaux, l’accès aux capitaux pour investir dans le secteur bancaire.

Selon vous, qu’est ce qui manque à ce pays appelé le Congo-Kinshasa pour réaliser toutes ces réformes ?

Il manque à notre pays une volonté politique ferme et résolue pour mettre fin aux abus.

Etes-vous entrain de sous-entendre que vous voulez incarner la « rupture » ?

Il faut une rupture avec le «système» tel qu’il fonctionne aujourd’hui…

Quelle est votre position par rapport au « dialogue politique » en préparation ?

J’ai déjà dit que le Congo est bloqué depuis les élections du 28 novembre 2011. Lorsqu’il y a beaucoup de questions qui empêchent le fonctionnement normal d’un pays - c’est le cas notamment de nouveaux majeurs -, il faut les résoudre. Il faut par exemple procéder à l’enrôlement de ces nouveaux électeurs. On a parlé de manque de moyens pour permettre à la CENI d’organiser les élections dans des bonnes conditions et du calendrier électoral. J’estime que la meilleure façon de résoudre toutes ces questions c’est de se mettre autour d’une table pour dialoguer. Si les deux parties ne se faisaient pas confiance, il est logique qu’elles fassent appel à une médiation internationale. J’encourage les deux camps à se parler devant une « facilitation neutre » pour parvenir à un compromis.

Que répondez-vous à ceux qui redoutent que ce dialogue se transforme en un « marché de dupes » étant donné que le « clan kabiliste » rêve de conserver le pouvoir alors que l’UDPS a des exigences qui tournent autour du calendrier et du fichier électoral ?

Avant la négociation, il est de coutume que chacune des parties monte les enchères. Attendons voir ce qui se passera lorsqu’elles vont se retrouver dans une salle en sachant que le peuple les regarde…

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2018

 

22 Réactions

Elombe [Odimba@hotmail.fr] 22/08/2015 05:53:55
Je suis totalement d’accord avec mon compatriote Thiani sur le diagnostic et propositions qu’il fait de la situation socio-économique et politique de notre pays. A quelques détails près, j’adhère à tout ce qu’il préconise. Par contre j’aurais bien aimé qu’il parle aussi de l’enseignement qui est aujourd’hui dans une situation qui ne peut pas permettre à notre pays d’amorcer son décollage économique. Il y a aussi cette croissance dont on nous rabat alors qu’elle n’a qu’un seul moteur: les entreprises extractives, on ne peut pas développer un pays avec une économie de rente, en plus, que peut on faire avec un budget de 9 milliards de $ apport extérieur compris ? Que représente un PIB de 13 milliards de $ pour une population de 75 millions d’habitants ? Pour ce qui est du système bancaire, il est quasi mafieux entre les mains des Libanais et Nigérians, dans un environnement pareil, on ne peut même pas parler d’épargne dans la mesure où le revenu disponible ne permet pas aux salariés de subvenir à leurs besoins primaires. Nous avons du pain sur la planche. Bon courage quand même.



KUM [kumab2009@hotmail.com] 22/08/2015 06:10:07
Nous avons toujours dit que la RD-Congo a toutes les ressources humaines et naturelles qu’il lui faut pour, non seulement permettre l’émergence socioéconomique du pays, mais aussi et surtout le propulser sur le piédestal des nations les plus respectées du monde.
Pour y arriver, les Congolais doivent eux-mêmes s’efforcer de défenestrer et virer toute cette vermine (appelée à tort "Excellence") qui leur pourrit la vie chaque jour.



Noel K. Tshiani Muadiamvita [tshiani2010@yahoo.com] 22/08/2015 11:47:54
CHER COMPATRIOTE ELOMBE,

JE SUIS TOUT A FAIT D’ACCORD. LES SECTEURS SOCIAUX (L’EDUCATION ET LA SANTE) CONSTITUENT L’UNE DE PRINCIAPLES PRIORITES. IL EST INADAMISSIBLE QUE LES ENFANTS SORTENT DES UNIVERSITES AUJOURD’HUI SANS SAVOIR NI LIRE NI ECRIRE ALORS QUE LES RESSOURCES HUMAINES CONSTITUENT LA PRINCIPALE MATIERE PREMIERE POUR LE DEVELOPPEMENT. PAR EXAMPLE, JE PENSE QUE L’ENSEIGNEMENT DOIT ETRE OBLIGATOIRE ET GRATUIT (DANS DES ECOLES PUBLIQUES) POUR LES ENFANTS DE 6 A 17 ANS AFIN DE FAVORISER L’INCLUSION SOCIALE ET PREPARER LA QUALITE DE MAIN D’OEUVRE ET DE L’ELITE.

CETTE POPULATION DOIT ETRE ENTRETENUE AVEC UN ACCES ADEQUAT AUX SOINS DE SANTE. J’AI VISITE DES HOPITAUX A KINSHASA ET A L’INTERIEUR DU PAYS EN AVRIL DERNIER. NOS HOPITAUX SONT DES MOURROIRS. NOTRE VISION DE DEVELOPPEMENT INCLUT UN PROGRAMME POUR LA REHABILITATION DES SECTEURS SOCIAUX.



MUTSY [kananga.10@gmx.fr] 22/08/2015 13:51:17
Cher ami.
Je donne mon avis en qualité d’économiste de formation sorti des universités françaises. Je suis outré des propositions de notre compatriote sur les voies de sortie de crise économique au congo. Ces propositions sont celles de la banque mondiale et du FMI. Alors que les futures bases de développement de notre pays doivent être établies sur un modèle de développement économique correspondant aux contraintes internes et externes de notre pays en termes claires sur la planification économique. Merci



mamay maseki médard [medmamay@hotmail.be] 22/08/2015 15:58:37
je suis triste et découragé quand je lis les idées de notre frère Tshani qui va réfléchir alors que le pays est en train de mourir. Je constate aussi qu’ aux USA, il y a une pléthore des candidats déclarés ou en voie, en ce qui concerne la population congolaise. J’aurais souhaité que notre diaspora congolaise américaine s ’organise et nous présente un candidat. Poser un diagnostic, c’est une chose et passer à l’action, c’en est une autre. S’il y a élection, les choses se passeront au pays et pas ici en Belgique ni aux USA, pourquoi les gens ne se bousculent pas à rentrer chez nous à Kananga ou à Kinshasa pour vivre un peu les souffrances que nos frères sont en train d’endurer? Cela serait un signe de courage et d’amour pour cette population abandonnée à elle même. En conclusion, les idées de monsieur Tshani sont bonnes mais, il aurait fallu qu’il nous dise ce qu’il a déjà fait dans son village ou dans sa ville natale parce qu’ un fonctionnaire de la banque mondiale n’est pas n’importe qui.



Me. Patrice Mutakatifu [patmut@yahoo.fr] 22/08/2015 16:10:16
Merci beaucoup cher BAW pour cette entrevue elucidante. Et merci aussi a notre cher compatriote Dr. Tshiani pour ses presentations eloquantes. Nous esperons que celles-ci ne resteront pas au stage des "theories et voeux" pieux.

N’avons-nous pas connu des brillants universitaires et prefessionels pleins de bonnes intentions, mais qui une fois sous l’effet de jouissance dans la Maffia que pilotent les voyous Jo, Zoe et Jaynet "Kabila" se reduisent au meme niveau de mediocrite criminelle que leur petit maitre? Nous citons dans ce panier les Minaku, Boshab, Matata, KinKiey, Mende et autres parasites de la bande MP.

Dr. Tshiani, comme son collegue des institutions BrettonWoods Dr. Matungulu, et tant d’autres meritocrates evoluant l’etranger et en RDC representent le leadership dont la RDC aura besoin des la defenestration de "Kabila" et de sa bande des cleiptocrates qu’attend la Justice sous "l’Etat de Droit" qui arrive.

Acceder aux hautes fonctions de l’Etat ne devrait plus jamais devenir le canal ouvert vers l’enrichissement rapide et illicite a travers detournemsnts et vols des biens de l’Etat comme le font "Kabila", ses frangins et leur bande inclu ceux que nous citons ci-dessus; et partenaires maffieux dont un Dan Gertler.



Mamina Kabedi [Mamina.Kabedi@gmail.com] 22/08/2015 21:30:07
Monsieur Wetshi,

Merci pour cette excellente interview. Excellentes questions. Excellentes reponses de la part d’un economiste de renom international. Je suis fier d’etre congolais en lisant cette interview.

Vive la RDC !



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 22/08/2015 21:55:55
Monsieur Noel K.Tshiani me paraît un tendre envers le gouvernement congolais actuel.Un gouvernement qui tolère l’évasion de 85%des recettes ,Tshiani le félicite quand même pour 9% de croissance économique sur le papier.

Plus de 90% des Congolais n’ont pas d’emploi,20% sont victimes de la malnutrition, 40% d’enfants ne vont pas à l’école, les infrastructures de base(routes, voies férrées, fluviales) sont dans un état de dégradation avancée et impraticables. 3 millions des Congolais(le double de la population des pays comme le Gabon et la Guinée-Equatoriale réunis) sont des déplacés dans leur pays.

Une épidémie de rougeole décime les enfants à l’ex Katanga(32O),on interpelle le gouvernement qui répond: on est en train de mettre les moyens. Entretemps, Plus de 300 gosses ont déjà péri. Kala wana bazalaki wapi? A Lufu,au Kongo Central, la fraude douanière bat son plein. Matata Pognon réagit: on est en train de mettre les moyens pour y mettre un terme. Incapable d’anticiper. La corruption, dénoncée du bout des lèvres par les pouvoirs publics congolais, mais jamais combattue. Un tel gouvernement ne mérite que le mépris, le rejet.



sandro [rakamesandro@gmail.com] 23/08/2015 01:47:23
Voici encore un economiste de renome mondiale qui ne sait pas que la distribution et la redistrubution de la richesse d’un pays passe par le denombrement et l’identification de citoyens d’un pays en passant par la securite de biens et de personne. Il parle de la fiscalite. Peut-on construire une entreprise sans eaux et electricite?!!!!!!!!!!!!!! C’est monsieur est un un theoricien de pays dites developes et non pour le tier-monde



mamale [mamale@live.fr] 23/08/2015 07:50:52
Ce que je déplore en plusieurs de nos compatriotes congolais, c’est le manque criant de la fine intelligence de sortir des sentiers battus, ce déficit de pouvoir contextualiser la pensée et le processus de prise de décision. A quoi bon plusieurs titres académiques dont celui de docteur en sciences économiques, si justement en matière économique, l’on vient déployer de criardes contradictions? Est-il cohérent de féliciter un gouvernement qui contemple une évasion de 85% des recettes fiscales du pays pour une certaine croissance annuelle de 9%? De cette croissance, Monsieur Tshiani qui est docteur en Economie, c’est-à-dire, supposé posséder de solides connaissance de Structure Economique, devrait être sans savoir que 9% pour un pays sous-développé comme le nôtre ne représenterait pas grand chose. Je suppose qu’en tant qu’économiste, Monsieur Tshiani saisit très bien mes dires, sinon, je lui recommande de reconsulter ses notes de cours de Structure Economique pour se rendre compte que seul 0,5% de croissance d’une économie développée comme celle allemande peut supposer une plus grande performance que 200% de croissance d’une économie de tout pays sous-développé.

Par ailleurs, par ses priorités de programme de gouvernement, je viens ici remarquer encore cette carence de pragmatisme. Comment parler de fiscalité attractive si actuellement, via corruption, les opérateurs économiques ne déboursent pratiquement pas grand chose? Comment parler d’élargir l’assiette fiscale sous le total disfonctionnement des services des impôts, alimenté par l’amateurisme du gouvernement et même du Parlement? Tenez: sans réforme comptable préalable, Matata Ponyo fit voter la TVA en un jour! A propos des infrastructures intensives en main d’oeuve, dans l’idée peut-être de résorber le chômage, Monsieur Tshiani conviendra avec moi que si plutôt le paysan est assuré d’écouler sa production, nous serions beaucoup plus en avance sur ce domaine.

Sans trop m’étendre, la solution pour notre pays, plutôt que d’une volonté politique qui impliquerait la soi-disant classe politique corrompue et incompétente actuelle, c’est une révolution de fond visant à mettre au placard tout ce beau monde. Et il ne s’agit pas de remettre les compteurs à zéro, comme prétendrait le fameux dialogue claironné. La justice en matière de crimes économiques doit être rétroactive et implacable. De plus, la question de nationalité qui est venu attiser la déliquescence de nos institutions doit être au centre du renouveau de la gestion de l’appareil de notre Etat.



Kasongo [egide52@yahoo.fr] 23/08/2015 14:08:14
Mr Tshiani,

J’aimerais que vous disiez sincèrement ce qui vous motive dans le paysage politique Congolais à ce jour?
Vous affirmez à propos des présidentielles,
je cite: "plusieurs personnes m’encourage à me lancer dans la compétition et plus loin, je suis encore au stade de la réflexion..."
A quelques mois des échéances, ça donne à penser...
En réalité, Mr Tshiani, vous n’en avez pas envie.
Entre-temps, vous arpentez les télés, vous vous affichez avec le leader de l’UDPS, tel un ovni vous paraissez et disparaissez des sondages bref vous êtes partout.
Avec tout vos titres ronflants dont vous faites l’apologie sans cesse et votre parcours si brillant, éclaircissez les Congolais, autrement vous donnerez raison à des abrutis du genre de KINKEI; ainsi vous ne serez plus une énigme pour moi.
J’assiste impuissant à un galvaudage de capacités dont le pays à pourtant bien besoin.



bbs [bbensita@gmail.com] 24/08/2015 03:41:21
Dire que l’économie du pays a cru de 9% n’a rien d’insultant aux bien pensants. L’honnêteté intellectuelle veut que ce chiffre soit comparé aux chiffres avant l’arrivée de J Kabila au pouvoir. Quand la comparaison est faite, il n’y a pas photo. Le Congo a pris un bel élan économique depuis quelques années. Le débat légitime est de savoir ce qu’aurait été (a) la croissance économique avec une autre politique économique, (b) l’accumulation de richesse par habitant avec une autre politique sociale, et (c) l’équité économique avec une autre politique législative et judiciaire. Mais ça c’est de la gesticulation académique difficile à monnayer.
Néanmoins, il me semble qu’une réflexion apolitique et froide sur les tenants et les aboutissants d’une économie Congolaise structurée rationnellement s’impose à l’heure ou les bonnes idées semblent se disperser plutôt que de s’additionner.



Noel K. Tshiani Muadiamvita [tshiani2010@yahoo.com] 24/08/2015 06:15:14
Noel Tshiani ne cashe pas ses grandes ambitions / Le Soir / Colette Braeckman

Noël Tshiani peut faire valoir une expérience incontestable en économie, mais sa personnalité reste peu connue au Congo.

Haut fonctionnaire à la Banque mondiale depuis 1992, Noël T. Tshiani a été représentant-résident dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Tchad et les îles du Cap Vert, où il a accompagné le redressement spectaculaire de l’économie. Le Kasaïen nourrit cependant d’autres ambitions : après avoir rêvé de se voir confier les clés de la Banque centrale du Congo, il envisage aujourd’hui de se présenter comme candidat à la présidence de la République lors des prochaines élections, toujours prévues pour novembre 2016. Rien de moins.

Pour cela, il doit présenter ses lettres de créances sur plusieurs plans. Le plus facile, ce sont les compétences professionnelles. Sur ce plan, M. Tshiani n’a rien à craindre, ses états de service à la Banque mondiale et auparavant à la City Bank et la Republican Bank donnent l’image d’un économiste rigoureux, spécialiste des questions monétaires. Il connaît par cœur les statistiques internationales qui, pour lui, illustrent les échecs de son pays : « Suivant l’indice de développement humain (IDH), le Congo vient en avant-dernière position, d’après Transparency International, il est l’un des plus corrompus, sur le classement de Doing Business qui juge le climat des affaires, il est 184e sur 189 et d’après le panel des experts africains , 85% des ressources minières échappent à la fiscalité de l’Etat... Par rapport aux potentialités, le budget de l’Etat (9 milliards de dollars) apparaît dérisoire, d’autant plus que la présidence consomme 153% du budget qui lui est accordé et la Primature 205%... »

M. Tshiani se sent capable de relever les principaux défis du développement qui se posent au pays : « Assurer la paix et la sécurité, faire diminuer la pauvreté en milieu rural, établir l’accès de tous à l’eau et à l’électricité, construire des infrastructures, des hôpitaux, des écoles. Et surtout améliorer le climat des affaires et assainir l’environnement économique… Revoir le Code minier certes, mais surtout envoyer des vérificateurs fiscaux afin que les impôts dus soient correctement payés. »

L’autre point sensible concerne ce que l’on appelle au Congo la « géopolitique », c’est-à-dire l’équilibre entre les provinces et, plus largement, les grandes zones culturelles et linguistiques.

Sur ce point, le fait que M. Tshiani soit originaire du Kasaï, au centre du pays, représente à ses yeux un atout incontestable : « Le président Mobutu étant originaire de l’Equateur, les natifs de cette province furent longtemps privilégiés. Laurent-Désiré Kabila et son fils Joseph venant du Nord Katanga et du Maniéma, beaucoup de Congolais ont le sentiment que depuis la chute de Mobutu en 1997, c’est l’Est du pays qui a imposé son agenda. Quant au centre (les deux Kasaï, le Bandundu), il a été écarté du pouvoir durant des décennies et il serait donc temps de rétablir l’équilibre. »

Rallier Tshisekedi Ă  sa cause
C’est pourquoi M. Tshiani, lors de son passage à Bruxelles, a essayé de rallier à sa cause Etienne Tshisekedi, le chef historique de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social). Il croit qu’en tant que Kasaïen, le vieux leader ne pourra que soutenir l’un de ses compatriotes voire faire de lui son dauphin et il écarte les rumeurs persistantes selon lesquelles Tshiskedi aurait engagé des négociations (un dialogue…) avec des représentants de Kabila aux termes desquelles son fils Félix se verrait promettre un poste ministériel important en échange de son ralliement.

Depuis Bruxelles, M. Tshiani s’est également rendu à La Haye où, dans l’enceinte très sécurisée de la Cour pénale internationale, il a pu s’entretenir avec Jean-Pierre Bemba, le président du MLC (Mouvement pour la libération du Congo) détenu depuis sept ans. Si, compte tenu des procédures en cours, M. Tshiani se montre discret sur le contenu de l’entretien, il se dit cependant très choqué par la surreprésentation des Congolais et des Africains en général parmi les prisonniers et se jure que, s’il accède au pouvoir, il fera tout pour que ces hommes puissent être jugés au pays et que plus aucun ressortissant du Congo ne doive comparaître devant cette juridiction internationale.

Jusqu’à présent plus connu à l’étranger qu’à l’intérieur du Congo, le banquier venu de Washington mise beaucoup sur la diaspora congolaise, assurant que des comités de soutien se créent un peu partout et se mettent en lien avec l’intérieur du pays. Minimisant l’aura du gouverneur du Katanga, le très populaire Moïse Katumbi et les chances de Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale, déjà connu dans tout le pays, M. Tshiani s’offre déjà le luxe de songer à l’avenir politique du président Kabila une fois qu’il aura quitté le pouvoir : « Il faudra assurer sa sécurité et la jouissance de ses biens , le protéger, le mettre à l’abri d’éventuelles poursuites… »



Simon Disanka [spdisanka@gmail.com] 24/08/2015 06:31:08
Au compatriote MUTSY, nous attendons impatiemment de nous imprégner de votre modèle de développement économique correspondant aux contraintes internes et externes de notre pays en termes claires sur la panification économique. Nous n’avons rien à faire avec les donneurs des leçons qui ne proposent rien de concret.



Daniel MAKILA [makila_daniel@yahoo.fr] 24/08/2015 08:08:22
Rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est la même maladie de messianisme intellectuel propre aux gens qui, une fois devenue employée d’une institution internationale se gonfle d’ambition démesurée de devenir président de la république. Je conseille à Monsieur Noêl Tshiani de commencer à faire la politique en sollicitant au départ un mandat à la base, dans son propre quartier. Ensuite, étant au contact avec les réalités de la gestion publique, il pourra mesurer en quoi sert son doctorat toute science confondue. Un président de la république, c’est d’abord une vision pour un pays donné, par rapport à la pleine connaissance de ses réalités et un engagement politique comme locomotive. Les connaissances scientifiques sont à trouver dans le choix des hommes appelés à l’accompagner. François Mitterrand avait comme entourage, les meilleures matières grises de la classe politique française. Michel Rocard, Jean Pierre Chevènement, Lionel Jospin, Jacques Delors, Jacques Attali etc...
Deng Xiaoping est le concepteur du développement économique de la Chine actuelle. Pourtant, il n’a pas de cursus universitaire classique sanctionné par un diplôme, bien qu’il ait suivi quelques formations à la carte sur le communisme. Mais, il avait une vison et un engagement politique très prononcé. Par contre, le professeur Raymond Barre, l’un des meilleur macroéconomiste qu’a connu la France, s’est cassé la dent lorsqu’en tant que premier Ministre de Valéry Giscard d’Estaing n’a pu sortir le pays de la grave crise des années 70. Monsieur Noël Tshiani c’est le genre d’intellectuel qui ne connait la RDC qu’au travers les informations diffusées par l’opposition. S’il a la chance de devenir président de la république à l’issue "du tirage au sort" de novembre 2016, je ne vois pas par où il va commencer. Je lui souhaite courage.



Armand [Armand1967leliondejuda@gmail.com] 24/08/2015 10:50:17
Cher Tshiani,
C’est vrai que vous avez tendance a beaucoup parlé monnaie , finance et transparence(governance made in USA) oubliant les aspects de capitaux humains, moteurs de développement comme l’avaient si bien souligné les économistes néo-keynésiens Solow, Amartya Sen. Ce développement se fait par l’enseignement égalitaire à tous les niveaux. Ne pas en parler peut amener qui que ce soit à vous coller les étiquettes de la technocratie de Brettons Woods(FMI, BIRD). Ces deux institutions ont toujours prôné un enseignement privatisable et inégal comme aux Etats-Unis et en Grande Bretagne.



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 24/08/2015 13:07:40
@daniel makila.
Sur le plan politique, Joseph Kabila, ton président adulé n’avait jamais milité dans un parti politique. Il n’a jamais été élu ni conseiller municipal, ni maire d’une commune rurale comme Manono ou Punia. Dans l’armée, il n’avait pas suivi la formation militaire de base comme tout soldat. C’était juste une formation à la carte (tactique individuelle) auprès de James Kabarebe. Au nom du père il sera catapulté général-major. Du népotisme, quoi.
Quand on lui confie la direction des opérations de Pweto face à ses anciens compagnons d’arme de l’Apr, il fait preuve d’une incapacité notoire. Il abandonne ses hommes et son matériel militaire au front. Les maîtres de la terre le propulsent à la tête du Congo. Là encore il réussit un coup de maître dans le mal: faire du Congo, au regard de ses ressources humaines et naturelles, un trou noir au cœur du continent africain. Il fait reculer le pays de Lumumba de deux siècles.
Si Noel K. Tshiani devient président du Congo, il fera mieux que Joseph Kabila. Il en a les moyens: un cursus scolaire et un parcours professionnel impressionnants. Face à lui, Joseph Kabila est un crétin.
Non, Daniel, il n’y a pas match entre le Fermier de Kingakati et le Haut fonctionnaire du FMI. Le fermier ne fera pas le boulot d’un haut cadre d’une institution financière internationale.



Jamais Kolonga [jkolonga@gmail.com] 24/08/2015 13:20:58
@M Tshiani,

Je ne doute pas de vos qualités de spécialiste de l’économie monétaire.
Mais permettez-moi de vous posez une question toute simple :

ĂŠtes-vous prĂŞt Ă  mourir pour le Congo ?

Si la réponse à cette question est non, je vous suggère d’avoir d’autres ambitions que celui de magistrat suprême du pays.
Vous n’êtes pas obligé de devenir président de la république pour servir votre pays. Vous pouvez utiliser vos talents de plusieurs autres manières pour aider notre pays.
Juste à titre d’exemple donner des cours gratuits ou écrire des livres et le mette en accès libre sur internet pour les étudiants congolais qui n’ont pas beaucoup de moyen etc.

J’ai fait cette suggestion au professeur Matungulu et je vous la fait aussi : faites un stage pratique d’immersion dans un village du fond du Congo, ça vous changera de vos bureaux climatisés de Washington. Vous y grandirez humainement et intellectuellement.
Votre vision de la vie ne sera plus la même et vous serez à même de mieux comprendre le peuple que vous aspirez à diriger …

Dernière petite suggestion : lisez la biographie des hommes comme Mandela ou Gandhi, et posez-vous la question de savoir pourquoi on les considère comme des « grands hommes ».



Muana ya mokolo lopango [muana@yahoo.fr] 24/08/2015 14:35:03
@ Alias D. Makila,

Par contre le Kadogo que vous vénérez a commencé à faire la politique en sollicitant au départ un mandat à la base, dans son propre quartier situé à Hewa bora alias Mpiki alias Fizi… lieu prétendu de sa naissance, n’est-ce pas ?

Contrairement à Ntshiani, Votre Kadogo de Chef ne pourra pas mesurer à quoi sert son diplôme de fin d’études primaires car il n’en a pas. Le surnommé Kabila, votre chef adoré, a d’après vous la pleine connaissance des réalités du pays et un engagement politique comme locomotive. Quelle bêtise !

Tenez, il a signé en catimini des accords secrets et compromettants avec les Rwandais du CNDP qu’il a intégrés dans sa majorité, il a envoyé des experts réviser la frontière entre la RDC et son pays (Le Rwanda) et n’a pas jugé utile de publier ce rapport en RDC alors qu’il a été discuté et validé au parlement Rwandais. Il a armé et sponsorisé le M23, il laisse les armées Rwando-ougandaises se balader en RDC et tirer sur des congolais, il brade tous les bijoux de famille…

Face à ces actes de haute trahison commis par cet usurpateur, nous sommes nombreux à être surpris qu’on trouve encore 1 congolais (bouche et ventre pleins) chantant à la gloire de ce va-nu-pieds semi-illettré sorti droit du pays de mille collines…

Le congo devenu prison à ciel ouvert où plus de 90% de gens sont au chômage est avant tout malade de ses propres enfants faibles d’esprit, corrompus… à l’instart de Mende alias Daniel Makila, Kin-kiey alias Pascal Debré Mpoko, Boshab, Matata, Etumba, Olenga,Ne Muanda Nsemi …

M. Alias D. Makila feinte d’ignorer que la 1ere aide extérieure à la RDC vient de la diaspora qui verse tous les ans des milliards de dollars pour soulager la misère sans nom des familles et que quand les complices de Kanambe tuent quelqu’un dans le nord Kivu nous le savons avant Kinshasa.

Le temps de la justice est long ! Certains Nazis ont été jugés 60 ans après les faits. Nous sommes bien informés et au courant de tout. On va finir par vous demander des comptes. Vous pouvez même informer votre Kadogo de Chef, que tous les infiltrés étrangers dans l’armée, la police, les institutions de la RDC sont connus, listés et répertoriés.

Pendant que des congolais sont massacrés, violés, chassés de leurs terres au kivu, pendant que l’immense majorité des congolais peinent à boucler les 2 bouts du mois, meurent de faim sinon faute de soins médicaux… vous continuez à supporter un criminel Rwandais assassin et destructeur du pays pour quelques billets verts. Vous êtes la honte de ce pays dirigé depuis Kigali mais chaque chose a son temps. Vous lire est toujours d’une tristesse immense.



Muana ya mokolo lopango [muana@yahoo.fr] 24/08/2015 15:34:21
@ Ntshiani,

Je vous ferai les mêmes remarques qu’à Freddy Matungulu. En effet, on ne peut pas parler du développement économique de la RDC sans parler de son intégrité territoriale menacée, de la sécurité de ses citoyens et de leurs biens…. Donc de la réforme de son armée, de sa police et de ses institutions.

Je suis surpris par votre réponse disant que votre priorité sera le développement économique alors que les institutions qui doivent garantir le bon fonctionnement du pays et permettre ce développement économique n’existent pas !

Sur ce point je rejoins ceux qui, comme MBTT, vous ont rappelé la nécessité des institutions fortes à la place des hommes prétendument providentiels. J’aurai aimé vous entendre parler des millions de morts, violés et déplacés (série en cours) plutôt que les 9% insignifiants de la croissance qui profite à 0,01% de la population.

Je suis désolé de vous contredire mais la priorité, dans l’état actuel du pays, c’est :

1) Mettre fin de toute urgence au massacre et viol des congolais
2) Purger er reformer l’armée, la police et les services de sécurité… toutes les institutions à commencer par celles qui sont infiltrées (Armée et Police)

3) Sécuriser les frontières héritées de la colonisation surtout du côté Rwanda, Ouganda, Burundi et Angola sans oublier les Mbororo côté Soudan.
4) Recenser la population congolaise de toute urgence car on ne peut pas résoudre des problèmes qu’on ne connait pas avec justesse. Combien avons-nous des enfants de moins de 10 ans qui ne vont pas à l’école, qui ne savent pas lire, qui ne mange pas… ???

5) Etablir une carte de séjour pour les étranger et foutre dehors ceux qui n’en ont pas
6) Garantir l’indépendance de la justice (pilier de la démocratie) et s’assurer que personne ne puisse s’en prendre aux libertés individuelles des congolais sans motif légitime

7) Introduire la culture de la passation de pouvoir dont la carence est un des gros problèmes en RDC (s’il faut écrire dans la constitution qu’il y aura 3 partis politiques avec alternance automatique et obligatoire tous les 5 ans, faisons-le)

8) Etablir un plan de développement économique sur 30 ans (ajustable tous les 5 ans) et le financement qui va avec
9) …

M. Tshiani, vous faites comme si la RDC n’est pas actuellement dirigée de Kigali et que les 8 millions de morts, les 3 millions de femmes violées et autant de déplacés n’existaient pas ! Si les congolais eux-mêmes n’en parlent pas, qui va en parler.

Votre interview donne l’impression que le drame actuel de la RDC est un fait divers dont le coût humain et financier est à mettre dans le P&L (Profits ans Lost). J’ose espérer que ce n’est pas le cas !

Quant au dialogue que vous semblez soutenir, mon opinion est que c’ est une grosse plaisanterie du mauvais goût.



bbs [bbensita@gmail.com] 24/08/2015 17:05:24
Cher D Makila,
A quoi ça vous sert de médire. Je ne vois pas en quoi son diplôme ne servirait pas ses ambitions. Il n’a même pas déclarer sa candidature que déjà vous sortez la grosse artillerie.



Noel K. Tshiani Muadiamvita [Tshiani2010@yahoo.com] 24/08/2015 18:36:34
CHER MUANA YA MOKOLO LOPANGO,

MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE CONTRIBUTION AVEC DES SUGGESTIONS CONCRETES. J’AI DEUX LIVRES QUI SORTIRONT BIENTOT: (1) LA FORCE DU CHANGEMENT: BATIR UN PAYS PLUS BEAU QU’AVANT; ET (2) AUX GRANDS MAUX, LES GRANDS REMEDES: UN PLAN MARSHALL POUR LA RDC. BEAUCOUP DE CHOSES QUI SONT SOULEVEES DANS CE DEBAT (EDUCATION, SANTE, ARMEE, POLICE, RECONCILIATION NATIONALE, EDUCATION CIVIQUE, LE ROLE DE L’ETAT, L’IDENTITIE CONGOLAISE, .....) SONT DISCUTEES DANS CES LIVRES. COMME VOUS POUVEZ L’IMAGINER, ON NE PEUT PAS PRESENTER TOUTE UNE VISION DANS UNE INTERVIEW D’UNE DIZAINE DE MINUTES AVEC CONGOINDEPENDANT DONT J’ADMIRE L’ESPRIT DE SYNTHESE ET SALUE LA DEVOTION A LA CAUSE DU PAYS.

J’AI PRIS NOTE DE VOS SUGGESTIONS. JE LES INTEGRERAIS DANS NOTRE VISION GLOBALE. MON EMAIL (NOEL.TSHIANI@TSHIANI.NET) EST OUVERT POUR RECEVOIR D’AUTRES SUGGESTIONS. AUX UNS ET AUX AUTRES, JE NE SUIS PAS PARFAIT. AIDEZ MOI S’IL VOUS PLAIT A PARFAIRE NOTRE VISION CAR C’EST POUR NOTRE PAYS ET POUR LE BIEN DE NOUS TOUS. INUTILE DE NOUS DIABOLISER LES UNS LES AUTRES. MERCI. NOEL


 

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