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12 Juillet 2017

Le processus Ă©lectoral pris en otage :

Congo-Kinshasa : « Kabila » et ses sbires sur pied de « guerre »

 

"Joseph Kabila" et ses "généraux"

Les déclarations tenues, vendredi 7 juillet, à Paris, par le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), selon lesquelles les élections ne pourraient être organisées en décembre prochain ont provoqué une levée de boucliers dans les milieux de l’opposition. Comme pour répondre à Félix Tshisekedi Tshilombo, président du Rassemblement, qui a lancé mardi 11 juillet l’idée d’une « transition de six mois sans Kabila», des sources bien informées indiquent que « Joseph Kabila » et ses « jusqu’au-boutistes » - convaincus que la communauté internationale n’enverra jamais des troupes au Congo - auraient pris des « dispositions » pour affronter «la rue».

Dire que la situation est tendue dans la capitale congolaise relève d’une lapalissade. Des voyageurs en provenance de cette mégalopole ne disent pas autre chose. «Désormais, tout pourrait arriver surtout le pire...», disent-ils quasiment en chœur.

Mardi 11 juillet, l’Administration américaine a menacé d’infliger des sanctions ciblées à des dirigeants congolais suite au report sine die de l’élection présidentielle et des législatives. « Cette annonce a provoqué le même effet que celui produit par les gouttes d’eau qui glissent sur les plumes d’un canard », ricane une source sécuritaire.

Tout en ne niant pas qu’il règne une "ambiance de fin de règne", notre interlocutrice est formelle : « Le président Joseph Kabila est décidé à se battre pour garder le pouvoir. Il a mis ses meilleures troupes en alerte». Et d’ajouter : «A force de pratiquer le monde occidental, le raïs a acquis la conviction que la communauté internationale n’enverra pas des soldats à Kinshasa ».

Selon certaines indiscrétions, tout en étant décidé à jouer leur va-tout, « Kabila » et sa fratrie auraient d’ores et déjà pris soin de mettre en « lieu sûr » des biens mobiliers dont des sacs remplis de devises étrangères. Les émirats arabes seraient la destination de prédilection pour planquer ces avoirs. On apprenait que le palais de marbre a été vidé de son contenu. Il en serait de même des concessions situées au lieu dit "Golf" sur la route de Matadi.

« Les élections auront bel et bien lieu »

A Paris, le président de la CENI a versé, vendredi 7 juillet, de l’huile sur un feu qui couvait depuis l’échec de l’application « globale et de bonne foi » de l’Accord de la Saint Sylvestre.

Dans une interview diffusée mardi 11 juillet par RFI, Corneille Nangaa a égrené un chapelet de prétextes pour justifier l’injustifiable. A savoir, le report des élections. Outre l’insécurité dans le « Grand Kasaï », la non-adoption de la loi portant répartition de sièges, le président de la CENI a eu ces mots : « La CENI n’est pas seule dans ce processus. Nous avons besoin de garanties du gouvernement que le financement sera là ».

Pendant que le pouvoir clame l’impécuniosité de l’Etat pour retarder les consultations politiques, « Joseph Kabila », lui, continue à se comporter en prodigue. De passage au Maniema, il a décidé de sponsoriser le droit d’entrée au stade de Kindu lors de la finale de la coupe du Congo. A Kisangani, il a lancé les travaux de "modernisation" de l’aérogare de l’aéroport de Bangboka. Sans appel d’offres.

A en croire Nangaa, l’enrôlement des électeurs dans le "Grand Kasaï" devrait débuter au mois d’août. Durée de l’opération : trois mois. Un calcul mental rapide nous amène au mois de novembre. Pendant ce temps, « Kabila » continue à déclarer, tel un charmeur de serpents, que « les élections auront bel et bien lieu ». Quand? Pas un mot.

L’heure de vérité

De passage à Kisangani, l’éternel Président sortant a «réitéré» aux chefs des confessions religieuses venus le rencontrer son «engagement pour l’organisation des élections apaisées, transparentes, crédibles et dont les résultats seront opposables à tous». C’était le vendredi 7 juillet.

Depuis 2015, « Kabila » n’a pas cessé de clamer que « la démocratie nous coûte cher ». Il avait même proposé que les Congolais inventent un « mode de scrutin authentique ». Lors des présidentielle de 2006 et 2011, l’homme était bien content du suffrage universel direct en vigueur pour l’élection du premier magistrat du pays.

Selon une source kinoise - moins alarmiste ? - « Kabila » serait en quête d’un « troisième dialogue ». L’objectif serait de concilier l’Accord conclu sous l’égide du facilitateur Edem Kodjo et celui obtenu sous la médiation des évêques.

Porte-parole de l’UDPS, Augustin Kabuya a prévenu sur les ondes de RFI que son parti n’était pas demandeur d’un nouveau dialogue. Mardi 11, Félix Tshisekedi Tshilombo n’a pas dit autre chose en lançant l’idée d’une « transition de six mois sans Kabila». Et ce en cas d’impossibilité de la tenue des élections en décembre.

En attendant une nième médiation de la « communauté internationale »,
«Kabila» et ses partisans seraient déjà sur pied de guerre. Ils prépareraient une «riposte vigoureuse». On semble se rapprocher de l’heure de vérité.

Dans le camp kabiliste, on suspecte le Rassemblement des forces de l’opposition de préparer « le renversement du régime constitutionnel ». Interdiction de rire.

Questions : « Joseph Kabila » est-il fondé de se prévaloir d’un quelconque caractère constitutionnel du régime qu’il incarne alors que son mandat…constitutionnel a expiré depuis le 19 décembre 2016 ? Devrait-on donner raison aux évêques de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) qui ont écrit noir sur blanc dans leur message daté du 23 juin qu’"une minorité de concitoyens a décidé de prendre en otage la vie des millions de Congolais"?

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2017

 

7 Réactions

Elombe [Odimba@hotmail.fr] 12/07/2017 22:06:25
Avec cette opposition habituée à tirer á hue à dia, celui qui se fait appeler Kabila peut tout se permettre, il doit même dormir sur lauriers. Les radicaux qui vouaient Kabila aux gémonies lorsqu?ils étaient dans la cohorte des opposants sont devenus des zélateurs du pouvoir. Les Mbikayî Steve, Mitakwira et cossorts ne jurent maintenant que par la volonté du Président qui a voulu que....qui a décidé que...tout ceci fait rire Kabila sous cape parce qu?il se rend compte de la médiocrité de la classe politique Congolaise. Les rodomontades et vociférations de Felix Tshisekedi ne changent rien à la vacuité et carence de cette classe politique. C?est eux qui ont accepté que Kabila conserve toutes les prérogatives d?un Président légitime alors qu?il a épuisé ses deux mandants constitutionnels. Aujourd?hui l?opposition se livre à une langue de bois consternante avec des éléments de langage qui n?ont aucun effet sur la réalité. Pitoyable.



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 12/07/2017 22:47:39
A Baudouin Amba,

Merci infiniment pour la clarté de cette analyse. Toutefois, je préviens que toutes les dispositions sont prises pour précipiter aux enfers ce régime politique moribond. Joseph Kabila ne fuira pas avec l?argent de la République Nous le poursuivrons partout pour récupérer notre patrimoine national. On va lutter jusqu?à notre dernière énergie. Les dates du début des hostilités entre nous et les mercenaires de Joseph Kabila sont connues. Plus rien à craindre.
Joseph Kabila sera jugé pour tous ses crimes dans notre pays. Il subira sans unl doute le sort de Samuel Do


J?ai dit !

Kolomboka



Sulatani la passion du congo [sergentita@gmail.com] 13/07/2017 01:48:02
Les évêques ont raison de dire ça le peuple congolais à raison de rejetter le 3ième dialogue qui ne sera que passe temps inutile à l?avantage de Mr Kabila et ses acolytes bref le peuple doit capitaliser l?appel des évêques suivi de celui des leaders de l?opposition pour faire face à la ménace que court notre démocratie kabila a raté sa chance de sortir par la petite fenêtre comme il avait déjà raté l?occasion de sortir par la grande porte aidons le à comprendre cela et tournons la passage de ce personage accidentel du par court de notre pays, envoyons-le dans le néant. Donc au mois de décembre 2017 nous allons nous prendre en charge et faire en sorte que la petite transition se fasse sans Mr Kabila hors mandat



Elili [dibangu@hotmail.com] 13/07/2017 05:09:26
Chers compatriotes,
Ici le Raïs s?inspire du Rwanda lors des massacres consécutifs au tir de missile qui avait détruit l?avion ramenant la président Habyarimana du Rwanda et son homologue burundais dont on ne parle quasiment pas. Lors que les massacres ont commencé, la Communauté Internationale avait mis du temps pour d?abord condamner ce qui se passait, ensuite pour pouvoir réagir, car, elle a été pris de court. Ici, il y a l?assassinat de deux enquêteurs. C?est une goutte d?eau dans le verre de celui qui porte sur son dos "les massacres de Tingi Tingi" et d?autres des hutu qui fuyaient l?avancée des Armées des criminels au Service de l?AFDL sous leur homme de paille (dont l?assassinat demeure encore un mystère aujourd?hui pour le commun des mortels, sauf pour son fils bien aimé qui lui a succédé à la magistrature suprême du pays). Je crains que ces gesticulations ne soient le déploiement de la dernière énergie du désespoir. Que Dieu écoute les voix de tous ces innocents dont les corps pourrissent dans des fosses communes et nous vienne en aide.



Barnabé Tchikaya [bartcik@hotmail.com] 13/07/2017 05:35:52
C?est depuis le 19 décembre 2016 que lemandat de Joseph Kabila a pris fin. Aujourd?hui, Joseph Kabila n?est autre qu?n préisdent intérimaire qui a été sauvé par le Evêques catholiques à travers les accords de Saint-Sylvestre qu?il a toujours considéré comme du papier toilette. Malgré toutes ces déclarations de guerres pour se maintenir au pouvoir, Kabila et ses collaborateurs assassins n?ont qu?un seul belligerant; qui d?ailleurs est plus puissant que leur pouvoir illégal, dictatorial et sanguinaire, ce belligerant a pour nom: le peuple congolais. Message au vaillant peuple congolais: "peuple congolais, vous devez savoir que chaque lutte a un prix à payer, vous devez vous lever comme un seul homme pour barrer la route à Joseph Kabila, ce président illégal dont le mandat a pris fin depuis le 19 décembre et, dont le pouvoir se trouve dans son lit de mort, vous devez appliquer l?article 64 de la constitution pour que cette dictature soit abbatue avant le mois de décembre 2017. N?ayez pas peur le vaillant peuple congolais, Joseph Kabila a tué des millions des Congolais et, continue à les tuer, le sang des Congolais qui coulera à la suite de cette lutte de chasser Joseph Kabila aura à nettoyer le sol du Congo et amenera notre pays à une véritable indépendance".



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 13/07/2017 10:24:50
Combien seraient-ils ?

On parle généralement de 70 millions de congolais sur cette terre. Alors ?

Même avec les armes les plus sophistiquées du monde, ces tueurs ne peuvent tuer tout le monde. Alors ?

On a dit : ??Ya mbala oyo ekoki??. Alors ?



Nkomi Mbuta [nkomimbuta@gmail.com] 14/07/2017 10:48:34
Ce criminel et ses acolytes s? entêtent pour rien leur fin pointe à l? horizon . Si j? étais à leurs places je ferais très attention aux signaux qui viennent de l? Angola et je m? éclipserais pendant qu? il en est encore temps . J? ai l? impression que ces gens ne se rendent pas compte du sérieux des déclarations de Sindika Dokolo ... Les mercenaires de la garde prétorienne de Kanambe habitué à abattre les pauvres congolais comme des lapins ne ferons pas le poids face à ce qui se profile depuis l? Angola. Et la population congolaise n? attend que ça pour défenestrer ces charognards .


 

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