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12 Septembre 2017

RDC-Primature : est-ce la cour du roi PĂ©taud ?

 

Michel Nsomwe, directeur de cabinet du Premier ministre Tshibala.

Les trois mois et demi déjà passés à la Primature par Bruno Tshibala sont autrement mais surtout étrangement vécus par les agents. Ils assistent à des scènes inédites : chamaillerie par-ci, tiraillement par-là, déception dans le chef des uns, découragement des anciens Udpsiens en quête de dernier souffle… Tenez, un directeur de cabinet qui se chamaille avec son adjoint par deux fois publiquement et les deux veulent en finir aux mains n’eut été l’interposition des agents du protocole. Ce même directeur de cabinet se tiraille avec le chef du protocole dans un échange malsain à l’aéroport de Ndjili et instruit les agents de l’ordre d’interdire l’accès à ce chef du protocole dans les installations de la Primature. Mais ce dernier le met au défi et lui promet d’y accéder. Et dans ce différend, le directeur de cabinet adjoint prend fait et cause pour le chef du protocole et brise l’instruction de son chef donnée aux agents de l’ordre.

Visiblement, Michel Somwe qui s’était autrefois érigé en donneur des leçons sur les ondes de Radio Okapi à l’ancien premier ministre Augustin Matata Ponyo, broie du noir dans la gestion de l’administration de la Primature. Un affront à caractère tribal et Udpsien s’est érigé devant lui. Des discours du genre « quand nous militions et combattions pour l’UDPS, vous étiez où », lui sont balancés par ceux des Udpsiens qui le considèrent comme un parachuté venu jouir à leur place. Outre, Michel Somwe vit une autre réalité jamais vécue de son expérience d’économiste et d’ancien haut cadre de la Banque centrale du Congo (BCC). Selon des révélations émanant de la Primature, des fonds en millions de dollars sont souvent décaissés à la BCC sur ordre de Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet du président de la République. C’est par la suite que ce dernier enjoint Michel Somwe de se débrouiller pour régulariser les écritures comptables, sans moindre bronchement de Bruno Tshibala.

Comme si cela ne suffisait pas, un autre désordre s’observe à la Cellule de presse et communication du premier ministre. Là, on ne sait jusqu’à ce jour qui de Jean-Marie Kassamba ou de Pero Luwara, est le conseiller en communication de Mon Premier. Ce dernier entretiendrait lui-même à dessein ce désordre. Aucun observateur ne comprendrait comment Bruno Tshibala peut constituer son cabinet, nommant tous les conseillers, sauf à la communication, département aussi stratégique ! Jusqu’à quand doit-il observer la guéguerre entre ces deux journalistes, l’un patron de la chaine Télé 50 et l’autre prestataire de la chaine Digital Congo ? Les deux signent chacun lorsque l’occasion leur est donnée, des communiqués de presse au nom du premier ministre. Comme pour laisser pourrir la situation, le premier ministre Bruno Tshibala les amadoue tous. Lors de son voyage au mois d’aout dernier en Afrique du sud en vue de participer à la réunion de la SADC, c’est Pero Luwara qu’il amène. En France où il est allé depuis le 03 septembre, c’est Jean-Marie Kassamba qui est dans sa suite. Ainsi près de quatre mois, le département de presse et communication fonctionne sans animateur attitré. Dans cette guéguerre de positionnement c’est sans compter la journaliste Anita Lwamba qui n’est ni dans l’équipe de Kassamba ni dans celle de Luwara. Elle est aussi à la primature sur invitation du premier ministre.

Les Udpsiens aussi désillusionnés…

En abandonnant le combat du parti pour suivre Bruno Tshibala, certains membres et cadres de l’UDPS ont rêvé bâtir vite des châteaux en Espagne. Ils ont même, dans leur démarche de déstabiliser le parti, convoqué à l’Hôtel Africana Palace en juillet dernier les travaux préparatoires du conclave de l’UDPS. Mais d’après les informations recueillies par Scooprdc.net, la plupart de ces membres transfuges de l’UDPS déchantent déjà. Alors qu’ils attendaient des nominations à travers des décrets de Brutshi ou être casés dans des entreprises publiques, ils voient cet espoir s’évanouir. Ces membres de l’UDPS, apprend Scooprdc.net, ont suspendu ces travaux préparatoires du conclave et conditionnent leur reprise par leurs nominations par le premier ministre. Ils accusent Brutshi d’avoir transformé le slogan traditionnel de l’UDPS « le peuple d’abord » en « moi d’abord ».

La Primature se meurt…

Lorsqu’Augustin Matata Ponyo modernisait les installations de la Primature, évidemment à des coûts surfacturés, beaucoup d’observateurs l’ont vu placer la barre très haut pour ses successeurs. L’homme, on peut bien le critiquer, adore le beau et le confort. Il a fait de sa Primature un petit paradis impliquant ainsi des entretiens réguliers. Mais ceux-ci commencent malheureusement à poser problème à Bruno Tshibala. Il n’entretient plus la Primature comme il se doit. Plusieurs visiteurs reçus en audience, affirment à Scooprdc.net que le climatiseur dans l’antichambre du bureau du premier ministre suinte il y a maintenant plus de deux semaines sans moindre gêne de ses services. Si son antichambre est dans cet état de négligence, qu’en serait-il des autres bureaux dans les bâtiments lointains dans l’enceinte de la Primature ?

A voir le fonctionnement de cette primature et l’ambiance qui y règne depuis que Bruno Tshibala est premier ministre, on n’est pas loin de la cour du roi Pétaud.

Owandi, in scooprdc.net, 11.09.2017
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1 Réaction

Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 13/09/2017 09:48:33
La cour du roi Pétaud ou le triomphe de la sottise ou règne des indignes ?

Rien d?étonnant. Car nous savons tous que cette ??primature?? est une simple manipulation et que ce PM n?est qu?un jouet pour les maîtres rwandais. Tshibala ? Un tel homme est une poussière légère qu?ils font tourbillonner à leur gré. Lui s?en fiche royalement. Il peut finalement voyager en First, visiter le sénat français, acheter des villas, etc..

Un grand prince, Alexis Comnène, qui était en même temps un des hommes les plus honnêtes et les plus éclairés de son temps, avait coutume d’employer une belle maxime, dont il s’appuyait avec justice pour être le maître chez lui. « Quand les gouvernants font ce qu’ils doivent, disait cet homme illustre, les gouvernés ne font pas ce qu’ils veulent. » Mot d’esprit résumant tous les graves devoirs des rois envers les peuples, des parents envers les enfants.


 

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