AccueilCharteQui sommes-nous?RédactionAidez votre journal
12 Octobre 2017

Concevoir la lutte, la mener contre et face aux Ă©lites anglo-saxonnes au Congo-Kinshasa

 

Mufoncol Tshiyoyo

Pas dans l’avenir, pas demain ou après-demain, pas quand il sera possible de contrôler les rouages de l’État congolais, comme nous l’entendons souvent. Pour nous, attendre uniquement ce moment-là, celui de la réappropriation du pouvoir réel par les Congolais, sonne tardif, ce serait tard. Car, sans victoire préalable et arrachée contre des adversaires bien désignés, le contrôle de l’appareil étatique de l’État congolais demeurera une illusion, même lointaine. C’est simple. L’ennemi ou l’adversaire reste invaincu. En conséquence, il ne se laissera jamais faire comme il ne laissera rien faire. Nous avons un réel problème celui de nous désigner un ennemi commun. Et nous savons que ce n’est pas du tout aisé. Pascal Gauchon dans le dernier numéro de la revue Conflits écrit à ce propos : « Désigner l’ennemi, [ce qui est], le fondement de l’action politique, n’est pas si simple… [Pendant la période dite de la Guerre froide, nous avons souvent entendu les Russes, après Athènes, déclarer] : "Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous." Ami ou ennemi, il faut choisir et en assumer toutes les conséquences », (Editorial revue Conflits, n°15). Sommes-nous assez impuissants pour assumer « toutes les conséquences » dans le cadre d’un choix délibéré d’un ennemi à présenter à notre peuple ?

L’Occident sous la houlette des élites anglo-saxonnes n’est pas avec nous, nous les peuples identifiés congolais. Et il n’a jamais été avec nous. Il ne le sera jamais, non plus. Notre histoire relationnelle avec lui ne le démentirait pas du tout. L’Occident n’a jamais été dans notre camp et en notre faveur. Croire le contraire se serait se tromper abominablement et faussé les prémisses d’une lecture essentielle et au service de l’homme congolais. Puisqu’il en est ainsi, nous nous demandons pourquoi ne pas lui rendre la pareil. Plus de langue de bois en se rappelant l’avertissement de Franz fanon qui, dans son texte fétiche « La mort de Lumumba : pouvions-nous faire autrement ? », nous avait pourtant averti : « Notre tort à nous, Africains, est d’avoir oublié que l’ennemi ne recule jamais sincèrement. Il ne comprend jamais. Il capitule, mais ne se convertit pas. Notre tort est d’avoir cru que l’ennemi avait perdu de sa combativité et de sa nocivité ». Les propos ci-dessus de Fanon resteront un leitmotiv qui sera souvent répété en vue de faciliter l’exercice de la controverse entre nous.

Pour nous, la question qui se pose, et nous nous la posons nous-mêmes, consiste à savoir si c’était réellement possible, pour nous, c’est-à-dire la minorité qui a compris et qui se tient prête et s’expose en même temps à tous les sacrifices, de vaincre les élites anglo-saxonnes aujourd’hui, dans l’immédiat et au Congo-Kinshasa. Les Congolais ont inlassablement écrit que ce sera demain, après-demain, maïs il n’y aura jamais demain si le présent reste flou et ambiguë, hypothétique même. Pourquoi nous insistons sur l’immédiat et le présent ? Pourquoi nous disons qu’il faille les vaincre aujourd’hui ? C’est parce que nous ne les sous-estimons pas. Nous sommes bien conscients que tout ce qu’elles font et entreprennent, les élites anglo-saxonnes, obéit ou est fondé sur base d’un seul principe. Le Camerounais Mbo Bassong révèle que : « Le paradigme de l’Occident, [piloté par les élites anglosaxonnes], a pour but de contrôler la vélocité des autres et de les rendre en néant. […] Il est établi sur l’enjeu de la domination comme module d’être ». Alors, qu’est-ce que nous faisons dès lors que nous le savons ?

Et puisque nous le savons et que nous sommes avertis, n’est-ce pas que c’est un avantage sur ces élites-adversaires ! Le fait même de le savoir devrait et doit impérativement nous amener à nous définir par rapport à elles. Les élites anglo-saxonnes nous traitent en adversaires. Même pas. Cheik Anta Diop avait trouvé la bonne formule : « Il faut savoir que l’adversaire vous tue intellectuellement, il vous tue moralement, avant de vous tuer physiquement. Mais c’est de cette manière que l’on a supprimé des groupes entiers. On vous nie en tant qu’être moral, on vous nie en tant qu’être culturel. On ferme les yeux, on ne voit pas les évidences. On compte sur votre complexe, sur votre aliénation, sur le conditionnement, les réflexes de subordination et sur tant de facteurs de ce genre. Et si nous ne savons pas nous émanciper d’une telle situation par nos propres moyens mais il n’y a pas de salut... nous menons et on mène contre nous le combat le plus violent. Plus violent même que celui qui a conduit à la disparition de certaines espèces. Et il faut justement que votre sagacité intellectuelle aille jusque-là », fin de citation.

En un mot, c’est juste pour insister que nous n’existions pas, pas comme des peuples, passionnés de liberté et d’amour pour soi. C’est toujours les autres, oui ces Autres, qui parleraient en lieu et à notre place. Voilà pourquoi nous nous demandons comment des peuples qui n’ont pas droit à l’existence, qui ne seraient jamais rentrés comment peuples dans l’histoire de l’Occident pour l’Occident, des peuples à qui Donald Trump, et même lui, a trouvé bon à leur dire ce que lui, au nom de l’Amérique, pensait de l’Afrique. En plus, il le dit devant des supposés représentants africains assis pour l’écouter. Pour Donald Trump, son idée et son Afrique serait équivalente au Sida, à Ebola, à Boko Haram, aux terroristes, à la misère ; qu’elle était un continent où ses amis, des Américains, font des affaires, c’est-à-dire créent des guerres (comme affaires) et s’enrichissent. Bien que conscient de tous ces maux, Donald Trump invitait la misérable Afrique de combattre la Corée du Sud aux côtés de l’Amérique. Nous ne voyons toujours pas comment ces peuples puissent parler en toute tranquillité de « présidence », de « partis politiques », de la question relative au « pouvoir » au lieu d’inventer un modèle de lutte pour dire basta, assez. Ceux qui tiennent ce type de discours seraient-ils conscients de l’état avancé de leur aliénation ?

Hô Chî Minh et ses amis, et nous pouvons encore en citer d’autres, le cas de Castro, de son frère et de Che qui, par le passé, s’étaient retrouvés dans la même situation que nous aujourd’hui, n’ont jamais cherché à contrôler les institutions du Vietnam qui étaient sous contrôle de l’adversaire. Avant tout, ils ont cherché à se déterminer par rapport aux autres, à leurs adversaires. Comment considérer les élites anglo-saxonnes en face de nous ? Elles nous traitent sauvagement en ennemis et adversaires, Pourquoi nous ne nous comporteront ainsi face à eux ? La minorité vietnamienne sous la brave de direction de Hô Chi Minh a imposé, et non de gaité de cœur, une guerre à son peuple. Elle l’a fait au nom du Vietnam pour des vietnamiennes et Vietnamiens. Ensuite, elle a imposé la même guerre aux élites dominantes que les congolais par complexe d’infériorité et séduction dénomment les « puissances » du monde. Non, la forme actuelle de la lutte n’est pas appropriée à la nature du combat qui nous est imposée. Et ici, nous tenons à souligner que notre présent discours ne s’adresse pas aux thuriféraires nègres de l’Occident et autres « nègres de maison ». C’est parce que le temps est venu pour que chacun apprenne à se mirer, à se regarder en face ainsi qu’à assumer sa véritable identité. Qui est-il pour le Congo-Kinshasa ?

Pour nous le Congo-Kinshasa et son peuple, et nous n’avons pas d’amies et amis, car notre seule fraternité repose uniquement sur le Congo comme fondement. Ce texte s’adresse à tous ceux qui croient en la lutte comme redéfinition de notre identité, et aussi en la capacité du dépassement de l’homme congolais. Nous évoquons notre ami, l’écrivain et journaliste Serbo -suisse, Slobodan Despot, auteur du Le Miel, qui écrit notamment dans Antipress N° 97 du dimanche 8 octobre dernier : « La clef de toute souveraineté réside en l’individu et dans les ressources de son esprit. Et qu’a contrario, le désert des esprits rend futile toute tentative de résistance collective ». Justement pour nous inviter à puiser en nous toutes les ressources nécessaires à la lutte.

Souvent, quand il nous arrive d’affirmer que nous, comme peuples du Congo, avons affaire aux élites anglo-saxonnes au Congo-Kinshasa, certains parmi nous croient nous apporter une contradiction en nous jetant narquoisement sur la figure le slogan selon lequel nous aurions de sérieux problèmes avec les USA. Effectivement, il y a un sérieux problème. Ce n’est pas l’homme politique français, qui est en même temps médecin et auteur, Bernard Debré, qui plus est un occidental, qui nous le contredira. En 1998, juste une année après le 17 mai1997, il publia « Le retour du Mwami, la vraie histoire des génocides rwandais ». Bernard Debré dans son livre informe ses lecteurs que des militaires américains furent tués au Kivu pendant la guerre de l’AFDL de 1997. Sauf que nous nous demandons comment serait-il possible quand le Congo-Kinshasa n’a jamais été officiellement en guerre contre les USA. Alors qui peut nous répondre, qui peut dire aux Congolais, leur apporter une explication plausible pourquoi des militaires américains sont morts au Congo ? Qu’est-ce qu’ils faisaient à l’est du Congo ? Ils s’exposaient en première ligne en se faisant passer pour le Rwanda ? Pour appuyer ce qui vient d’être dit, nous citons in extenso Debré : « D’ailleurs, pendant la guerre qui va bientôt éclater, des militaires américains seront tués. Leurs corps seront rapatriés discrètement grâce au concours des troupes françaises stationnées dans la région », (Debré, 1998 : 162). Si seulement c’est clair, et c’est tout à fait limpide, les militaires américains furent tués par des Congolais, des militaires de la DSP de Mobutu qui au début défendaient valablement les frontières de leur pays. Le cynisme de l’Occident qui attaque un pays, lui impose une guerre alors que les élites compradores de ce pays ont toujours servi et loyalement la CIA et l’Occident. Mobutu n’avait-il pas obéi au doit à son Amérique ? Mais qui se souvient de sa phrase à Bill Richardson : « C’est comme ça que vous me remerciez après tous les loyaux services que je vous ai rendus ? ». Les nouveaux recrus de l’Occident qui font Paris, Bruxelles, USA, Washington, New York, et jamais Russie et Chine, pour ne citer que ces deux cas, refusent de croire à cette lapalissade. Ils n’apprennent et surtout ne veulent rien apprendre de leurs nouveaux « amis » (sic !)

Aujourd’hui, les Anglo-saxons se livrent la guerre entre eux. The Guardian, un journal britannique, qui publie en outre en anglais, sous la plume de Long road, a diffussé sur son site un extrait du livre « America, Uganda and the War on Terror » published by Columbia Global Reports », dans lequel, les auteurs de l’article, anglophones par excellence, dénoncent le rôle de l’Amérique dans le génocide au Rwanda et au-delà, dans tout ce qui se passe au Congo-Kinshasa. L’article de The Guardian a pour titre « America’s secret role in the Rwandan genocide ». Les États-Unis impliqués dans le génocide rwandais. Et il y est clairement affirmé que « Le FPR de Paul Kagamé, soutenu par la CIA …Paul Kagamé, ancien élève de l’École de guerre de Fort Leavenworth (Kansas) soutenu par le clan Clinton et notamment par Madeleine Albright depuis toujours ». Dire que les USA sont supposés être un État démocratique. Où serait alors passée cette démocratie à l’américaine, tant vantée quand quelques individus, et non les institutions supposées démocratiques américaines, décident à titre individuel de soutenir et provoquer des guerres sans toutefois que la démocratie à l’américaine ne s’en offusquât ou exigeât des justifications à leurs citoyens. Où seraient en outre passés tous ces Congolais qui, au nom de leur « affection » pour le modèle américain, ont toujours vendu des mensonges aux masses populaires congolaises ? L’article The Guardian cite un autre français, le colonel Jacques Hogard. A l’époque, l’homme dirigeait un des trois groupements de l’Opération Turquoise qui dépose son témoignage qui accuse les USA de soutien au Rwanda pour signer son retour en Afrique. Pour leur retour en Afrique centrale, dans les Grands Lacs, la canaille anglo-saxonne fait payer cher aux Congolais. D’abord par humiliation, en nous faisant gérer par leurs mercenaires rwandais. Ensuite, par un autre génocide, congolais cette fois-ci. Les Anglais qui dénoncent les Américains sans se dénoncer eux-mêmes. Des Français qui combattent les Américains. Ils se battent entre eux et pour leurs intérêts. Allons-nous les regarder faire, observer leur combat, le laisser se battre entre eux, s’affronter sur le terrain au Congo-Kinshasa sans que les peuples du Congo puissent avoir et placer leur mot à dire. De manière forte, et pour qu’il soit définitivement entendu, nous disons ce que nous avons à dire. Georges Clemenceau disait, n’en déplaise à tous les mendiants congolais et autres sans position qui courent les rues de New York, Paris et Washington pour quémander de la pitié, “Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire ; quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire.”

Nous terminons par la phrase suivante d’Allende : « L’histoire est avec nous ».

Likambo oyo eza nde likambo ya mabele.

Mufoncol Tshiyoyo
Le Président National du Rassemblement pour l’Alternative Politique en RDC. R.A.P-en sigle Mouvement Politico-militaire,
mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com,
004745007236, Facebook : Mufoncol Tshiyoyo


© Congoindépendant 2003-2017

 

6 Réactions

ozoni [lion_de_judas@yahoo.fr] 12/10/2017 19:37:29
Cher Mufoncol Tshiyoyo , le temps de long discours est révolu. Concrètement qu´est ce que vous proposez? Autrement dit qu´est qu´il faut faire de facon concréte pour sortir de cette situation? Depuis plus de 10 ans c´est toujours la même chanson. Maintenant nous ne voulons plus de la philosophie, nous voulons la pratique. Point trait



Bernard B. [tshamwa@bluewin.ch] 13/10/2017 05:20:42
Etude Politique, Stratégique, Géopolitique, et Géostratégique pour la RDC.

Thème : La Stratégie efficace pour la victoire rapide.

Nalakisi bino banda kala stratégie nini tosengeli kosalela soki tolingi kobikisa mboka noki-noki. Natangaki kombo ya stratégie : « La Synchronisation ». Nalakisaki tè Synchronisation asalemaka boye : 1) Organisation de l’armée, de la police, et des services secrets ; 2) Répartition de l’armée, de la police, et des services secrets dans toutes les provinces ; 3) Désignation du Commandement National et des Commandements Provinciaux ; 4) Désignation des agents de Liaison. - Ba Agents de liaison bakozala na contact permanent na Stratège National pe na ba Stratèges Provinciaux. Soki tosali boye, victoire ya biso ekoumela té, ekozala très rapide.

Victoire ekozala très rapide po, tango wana, Kanambe akoki kotinda ba renforts té, pe armée ya ye ekoyeba té esika wapi bakende kobunda. Lisusu, possibilité ya Kanambe ya kokima ekozala té, po ba provinces nyonso ekozala na maboko ya armée de libération nationale. Ekozala très facile pour nous de capturer Kanambe et ses complices pour les juger du jugement des fils d’Adam.

Ce ne pas trop tard pour nous organiser. Tozali na posa ya kozala na mampinga ebele na ba provinces ya biso nyonso, na police, na services secrets. Tolingi tozala na mokonzi moko ya armée na grade ya « Général » po na commandement national. Ngayi nazali « Stratège National ». Esengeli nazala en contact na Commandement National na tango nyonso po na kolakisa ye eloko ya kosala po tosilisa bitumba noki-noki.

Lokola nalobaki na Conclusion ya Etude na Thème ya « Le Plan Obed Yinon en partie dévoilé », mampinga oyo nayebi ezali baye bazali kobundela mboka. Ezali epayi ya bango nalingi bapona mokambi ya Commandement National. De préférence, esengeli Commandement National ezala na Kinshasa, kasi ba Commandements Provinciaux ezal na ba provinces. Oyo ezali organisation ya malamu, po, Commandement National ekosala mosala ya « Coordonnateur National des Opérations ».

Kasi, lokola monguna afandi na Kinshasa, tokoki kotia Coordination Nationale na Kivu, esika wapi risque monene ya kopanza mboka ezali. C’est pourquoi nazali kosenga na ba ndeko ya mampinga ba s’organiser po bapona na kati ya bango mokambi ya Commandement National ya RDC, na bakambi ya Commandements Provinciaux. Nasengi na bango bapona nzela nini balingi batindelaka ngayi sango ya front, pe nzela nini balingi natindelaka bango ba Stratégies. Tozali na ba journalistes mingi bakoki kosala mosala ya « Agents de Liaison ». Bopona bino moko nzela bolingi, kasi ezala nzela ya sûr ; sima, nakotindela bino « Code » ya masolo ya mosala.

Organisation ya biso po tolonga bitumba oyo noki-noki etali lisusu Financement des opérations militaires. Yango wana nasengaki na ndeko Matungulu asalisa ngayi po tozua « Cotisations » ya ba politiciens na ba partis politiques na Kinshasa. Cotisations oyo esengeli ezala ya monene po mampinga bazali mingi. - Nasengi na ndeko Matungulu ayebisa ngayi soki azui cotisations. - Ba ndeko na Diaspora bakoki kopona nzela wapi balingi kotindela mampinga lisungi noki-noki.

Tosengeli kozela kino Décembre té lokola ba soi-disant politiciens ya soi-disant opposition bazali koloba. Kanambe n’a jamais été élu en RDC. Soki afandi na bokonzi, ezali po na bozoba ya ba soi-disant politiciens ya RDC.

Chaque jour qui passe joue en faveur d’Israël. Sika oyo, toyebi Plan ya bango na mozindo. Esengeli tokanga ba frontières ya biso po ba soi-disant réfugiés ya Soudan, ya Burundi, etc, bakota lisusu té na RDC, po ezali na nzela wana Israël akotiela biso mutambu. Nzela mosusu akoki kotiela biso mutambu ezali nzela ya ba ONG, ba Envoyés Spéciaux, ba Ambassadeurs, ba Négociateurs Internationaux, ba Médiateurs, na Monusco.

Lokola nayebisaki bino na ba Etudes misusu, Monusco azali kosalela Israël mosala na RDC. C’est la raison pour laquelle ils ont quitté Kinshasa pour s’installer au Kivu. Ekozala Monusco akofongola « Corridor » ya Israël na RDC, pe ekozala bango bakoyamba Israël tango Israël bakoya na RDC sous pretexte ya bitumba na Israël.

Yango wana basali “ CIA World Factbook ». Mosala ya “CIA World Fatbook” ezali ya kokengela motango ya bato na mboka nyonso pe koluka koyeba na mboka nini bakoki kobotola mabele to richesses. Il faut remarquer que ezali CIA, ezali Service ya ONU té po na kosala mosala ya boye. CIA azali kosalela ba Sionistes (Illuminatis, Franc-Maçons, Gouvernement Mondial, na Israël.) Na liste ya bango ya 2005, balakisi tè RDC azali na mabele ya monene, kasi bato bafandi kuna bazali mingi té na Km2 (Kilomètre carré). Tina ezali ya kozua pretexte ya koloba tè lokola bitumba ebimi na Israël, malamu RDC ayamba ba Juifs, po « espace inoccupé » ezali monene. Tango bakoya, bakobotola biso mabele libela avec l’aide de l’ONU. Mabele balingi kobotola elandi « Carte Linguistique » ya RDC na « Swahili ». Soki botali Carte Linguiste Swahili na RDC, bokomona tè carte wana ekokangisa Haut-Congo, Kivu, Maniema, na Katanga esika moko. Haut-Congo ekokangisama na Soudan esika moko. Voilà LE CORRIDOR Israélien qui mène à l’océan indien.
Soki basali Corridor, bakokosa tè ezali po na bulamu ya RDC po Port ya Tanzanie ekozala pene-pene na RDC. En réalité, ekozala po na bulamu ya Israël, po RDC akozala na contrôle té na port ya Tanzanie ; il faut noter que la Tanzanie est un pays souverain, RDC akoki kokende kosala contrôle kuna té.

D’autre part, bazali koloba déjà que les Baluba sont les Juifs. Tina ezali ya kobotola ba « mines ya diamant ». - Tango ndeko Etienne Tshisekedi azalaki na bomoyi, nabimisaki likambo oyo na Etude mosusu ; tango atangaki yango, asilikaki ; akanisaki tè nayebi té Histoire ya Baluba. Or, en réalité, ezalaki ye ayebaki malamu té, denge moko, lokola alobaki tè « Banya-Mulenge » bazalaka ba rwandais té, bazalaka ba Congolais. Yango wana andimaki kosala soi-disant « Dialogue Intercongolais » na Afrique du Sud na ba rwandais, esika wapi ba rwandais babotoli biso mboka.

Na Wikipédia, titre : « Histoire des Juifs en République Démocratique du Congo », bazali kolakisa tè ba soi-disant Juifs Ashkénaz bayaki na RDC na ba mbula ya 1920, balongwaki na crise économique ya 1929-1930 ; sima ya ba Ashkénaz, ba Juifs Sépharades bayaki na mbula wana. Tango ba Juifs banso bakendeki, bana ba bango basusu batikalaki na ba mamans ya bango. « Plusieurs enfants naturels de Juifs du Congo ont joué un rôle important dans l?histoire congolaise. Ainsi, l?ancien chef du gouvernement et président du sénat Kengo wa Dondo (né Léon Lubicz) a pour père un médecin juif polonais. Moïse Katumbi Chapwe, ancien gouverneur du Katanga et opposant à Joseph Kabila, est quant à lui le fils d?un juif de Rhodes2. Le créateur de mode Olivier Strelli, né Nissim Israël, également fils de juif de Rhodes, est né par ailleurs à Kinshasa en 19463. » Voir Wikipédia.

Oyo balobi tè « On retrouve les peuples Bayuda (descendants des Judah) au Congo et les Abayudaya en Ouganda. Au Rwanda et au Burundi voisin, les Tutsis se disent également descendants du Royaume de Kush, c’est-à-dire le royaume de la Reine de Saba et de son fils Ménélik-David, né de son union avec le Roi Salomon » ezali ba spéculations politiques et stratégiques ekomami na Forum « lapid du 08.01.2008 - Les Tribus perdues d?Israel ». Déjà, na date ya le 23.11.1998, Journal Jérusalem-Post ekomaki tè ba Tutsis bazali ba Juifs po na kobotola biso mboka.

Soki moto alingi kosala débat na likambo oyo, esengeli liboso ayeba tè Kush azali muana ya Cham, ancêtre ya biso. Azali muana ya Sem té, po Sem azali ancêtre ya ba Juifs. D’autres part, Ashkénaz azali muana ya Abraham té, azali muana ya Sem té ; Ashkénaz azali muana ya Japhet, ancêtre ya ba occidentaux. Donc, ba Ashkénaz bazali ba faux Juifs, bazali ba Khazars.

Conclusion :

Tozali ba Congolais, tozali ba Juifs té. Kasi, ba Juifs bazali na kati ya biso po na kobotola biso mboka. Esengeli tosala manso to récupérer mboka na maboko ya Israël na Rwanda. Nazali kozela contact na ndeko Matungulu po nayeba soki cotisations esalemi.

Bernard B.
13.10.2017



Elili [dibangu@hotmail.com] 13/10/2017 05:37:54
Chers Compatriotes,
Nous avons tous besoin du changement pour le bien du Congo. Cependant, nous n?avons pas besoin de n?importe quel discours qui prônerait le changement pour que nous croyons réellement que nous sommes en face des personnes capables de nous apporter le changement escompté pour le redressement du Congo. Sans remettre en cause, l?intention de notre compatriote auteur de cet article, le sujet tel que formulé : "Concevoir la lutte, la mener contre et face aux élites anglo-saxonnes au Congo-Kinshasa", me laisse perplexe. Concevoir la lutte oui, mais contre qui ?, les élites anglo-saxonnes au Congo-Kinshasa ? Qui sont ces élites anglo-saxonnes à Kinshasa ? Bushab, Mende, Kinkiey, Mokolo wa Pombo, Minaku, Nangaa, Kimbuta et autres acteurs qui condamnent à un viol public les femmes à Luebo sous les applaudissements de la population, avant l?exécution sauvage de la personne condamnée contre toute voie judiciaire? Chers compatriotes, soyons aussi vigilants, il n?est plus le temps où l?on s?est jeté dans la gueule du loup qui est maintenant dans la bergerie. L?intention de notre compatriote est sûrement louable, puisqu?il s?agit de déboulonner le sanguinaire et son équipe, mais ce qu?il propose ne me convainc pas. Que Dieu nous vienne en aide.



Ntambwe Harlem Mufoncol [mufoncol.harlem@gmail.com] 13/10/2017 06:31:58
L’art de la controverse aiguise le sens et facilite en même temps la mutation de l’esprit. Sauf qu’au Congo, il est rare de voir ses partisans, parmi ceux qui le prônent, d?en respecter le cadre. Ceci dit, ce ne sera ni la première fois ni la dernière, c’est malheureusement ou heureusement vrai, que le type de votre discours soit entendu passer aux actions. Souvent ceux qui le tiennent sont incapables d?y apporter leur pierre. Aujourd’hui, cela fera plus de 20 ans que le mercenariat tutsi du Rwanda sévit au Congo. Il est loin de croire que le projet d’occupation et de domination du Congo par cette voie fut un fait spontané ou un fait du hasard. De l’accession de Museveni à la tête de l’Ouganda en passant par la naissance du FPR , à ses premières tentatives et à l’assassinat de Habyarimana. Et par de là, la conquête et la domination du Congo, on peut compter des années pour comprendre aujourd’hui les effets de sa durée et sa permanence dans le temps. Pendant ce temps, sans chercher polémique, libre à vous de suivre qui vous voulez, et en plus c’est vous qui parlez d’individus alors que je me prononce sur la rue, ceux auxquels vous faites allusion qui avaient choisi la rue sans la maitriser sont toujours dans la rue et en la choisissant toujours.

La lutte, une lutte, pas n’importe laquelle, une vraie lutte, l’alternative a un coup et implique la notion du temps. Et si certains se montrent fatigués, Mufoncol ne l’est pas. Et ce n’est pas non plus le genre de discours qu’il entend qu’il en dissuadera. Le temps, l’histoire est avec nous. L?alternative, nous y souscrivons déjà par notre manière d?opérer. Peu en sont capables quand ils pleurnichent à tout moment.



Raz [rkawaya@yahoo.co.uk] 13/10/2017 10:25:12
Ozoni ne comprend rien du tout, alors que cette fois au moins, Mufoncol clarifie et nous donne une orientation pratique et claire qui nomme meme notre ennemi commun. Bakomela bino na monoko nini?



chryso [chryso45@hotmail.com] 14/10/2017 09:01:28
Ndeko Mufoncol Tshiyoyo,
"L’Occident sous la houlette des élites anglo-saxonnes n’est pas avec nous, nous les peuples identifiés congolais. Et il n’a jamais été avec nous. Il ne le sera jamais, non plus. ". Oniati! Au fait, j?ecrivais ce qui suit il y a plus de 5 ans:

Un Etat de droit en RDC n?est pas souhaité par l?Occident
Par Chryso Tambu, publié le 2 janvier 2012


La presse congolaise libre qui a commenté la prestation de serment du "tricheur de la République" "Joseph Kabila", suite à son troisième coup d?Etat certifié par la cour suprême de justice, semble se réjouir de l?échec de cette cérémonie qui s?est déroulée très curieusement dans un camp militaire "la cité de l?OUA" devant un public sélectionné, et surtout marquée par l?absence remarquable de tous les chefs d?Etat voisins et plusieurs dignitaires occidentaux de premier rang. Mais l?absence de cette classe des VIPs peut-elle réellement être considérée comme un boycottage de la part de la communauté internationale d?un pouvoir qui cherche la légitimité internationale après une éléction entachée d?irrégularités, de fraude et de tricheries et dont la crédibilité des résultats a été remise en cause par tous? Absolument pas!

D?aucuns se souviendront de l?incident qui avait déclenché la mutinerie au lendemain de la proclamation de l?"indépendance" de la République du Congo (Kinshasa). Sur un tableau noir devant les soldats de l?ancienne force publique, devenue l?armée nationale congolaise (ANC), le général Janssens écrivait sa fameuse équation inflammatoire suivante: "Avant l?indépendance = Après l?indépendance". Cinquante ans plus tard, rien n?a changé. La communauté internationale vient de refaire presque la même chose sans tableau noir ni craie mais par la présence de ses ambassadeurs et représentants à la prestation de serment de l?imposteur, c?est à dire "Avant le 28 novembre 2011 = Après le 28 novembre 2011".

Il faudrait remonter plus loin dans l?histoire du Congo pour comprendre le jeu de la communauté internationale dont la politique n?a jamais changé, mais qui n?a évolué que dans la stratégie. Tout d?abord, il est important de rappeler une réalite. Sans se faire d?illusions à propos des contrats signés avec les chinois et autres, La RD Congo demeure inféodée aux puissances néo-coloniales.

Lorsque les puissances coloniales accordent l?"indépendance" aux pays africains en 1960, plusieurs d?entre elles ne se rendent pas compte très vite du fait que ces anciens colonisés viennent aussi d?hériter des constitutions démocratiques qui vont rendre la tâche difficile aux néo-colonisateurs. Conscient de cette réalité et pour présever ses interêts au Katanga avec ses richesses minières, le gouvernement belge s?arrange pour faire amender à temps en date du 16 juin 1960 par le parlement belge la loi fondamentale afin de permettre la nomination de Moise Tshombe comme président de la province.

Voilà un plan bien médité par la Belgique pour reprendre de la main gauche ce qu?elle allait céder de la main droite. Au fait, sans la modification des articles 110 et 114 de la loi fondamentale, Tshombe ne serait pas devenu du tout président de la province et n?aurait pas été en mesure de proclamer la sécession du Katanga.

Mais le jeu politique fonctionnant parfaitement au parlement dans la toute jeune démocratie, un leader charismatique et un nationaliste intransigeant en la personne de Patrice Emery Lumumba représentait un danger pour l?Occident. D?où la nécessité de le faire disparaitre de la scène politique pour garantir les interêts économiques et stratégiques des pays occidentaux; une mission que la CIA avait accomplie en l?assassinant trois jours avant l?investiture du président américain John Kennedy en 1961.

Ayant réussi à se débarasser des nationalistes comme Patrice Lumumba et Nkwame Nkrumah, l?Occident procède alors à l?installation des dictatures en Afrique en placant au pouvoir des officiers militaires pour la plupart. Pour le Congo-Kinshasa, tous les moyens seront mis à la disposition du Général Joseph Mobutu, lequel figurait déjà sur la liste de paie de la CIA, pour exécuter un deuxième coup d?Etat militaire en 1965. Ses tuteurs occidentaux l?assisteront à asseoir son pouvoir dictatorial durant 32 ans jusqu?au moment où ils décidèrent de le remplacer par un ancien rebelle, Laurent Désiré Kabila, en 1997. Ce dernier, aussi un nationaliste intransigeant sera remplacé par un jeune officier "Joseph Kabila" (Hypolite Kanambe de son vrai nom), un imposteur rwandais (tutsi) imposé par l?Occident en 2001. Et après avoir rédigé à Liège, en Belgique, une constitution sur mesure de ce monstre qu?elle venait de créer, la communauté internationale organisera un semblant d?éléctions présidentielles en 2006 dans le seul but de légitimer le pouvoir issu d?un coup d?Etat militaire.

La réapparition miraculeuse sur la scène politique du lider maximo, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l?Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) venait malheureusement de brouiller les cartes pour les éléctions prévues pour 2011. Et la révision constitutionnelle en un temps record, lequel mérite d?ailleurs d?être enregistré dans Guinness book of records, ne pouvant pas seule garantir la victoire de l?imposteur, il fallait aussi planifier la fraude et la tricherie. Mais la vérité des urnes ayant tranché en faveur du candidat du peuple, Etienne Tshisekedi, il ne restait plus qu?à la Commission Electorale Nationale "Indépendante" (CENI) d?organiser le hold-up éléctoral.

Il n?est donc pas étonnant de constater que cette communauté internationale qui ne vise que ses interêts puisse rester très silencieuse et indifférente aux atrocités quotidiennes commises au vu et au su de tout le monde par un régime sanguinaire qu?elle veut absolument maintenir au pouvoir en sacrifiant le verdict des électeurs congolais pour la "stabilité", car elle a tout à perdre. Elle joue au chronomètre et mise sur la fatigue du président élu de la République Démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi, aussi un autre leader charismatique et un nationaliste intransigeant, avancé en age, et qui demeure le seul et unique espoir pour la libération de son peuple.

Mais la communauté internationale se trompe! Qu?elle se souvienne surtout de la déclaration courageuse et peu diplomatique d?un jeune combattant mettant en garde les ambassadeurs de Belgique, France et Grande Bretagne qui avaient été dépêchés par leurs gouvernements respectifs à la résidence du candidat du peuple à Limete pour implorer son secours afin de calmer la diaspora congolaise au moment où le "Pasteur" Ngoy Mulunda, président de la CENI, proclamait des résultats provisoires contraires à la vérité du scrutin présidentiel.

Une parenthèse : cette visite diplomatique s?est avérée ridicule dans la mesure où les manifestants sont des citoyens belges, français, britanniques, etc., et les dirigeants occidentaux auraient pu recourir uniquement aux députés qui représentent ces contribuables et faire appel à la police ou saisir, en cas de violence, les institutions judicaires compétentes! La mission a en plus révélé le caractère raciste qui motive les décisions abérrantes de ces dirigeants occidentaux. Ont-ils recouru à André Sakharov pour calmer les européens, y compris les soviétiques, qui manifestaient dans les rues de Bruxelles, Paris, Londres, etc?

La diaspora congolaise vient donc d?identifier la faiblesse de cette communauté internationale qu?elle doit absolument exploiter. Et la stratégie doit consister à organiser fréquemment des manifestations publiques et pacifiques dans les rues des capitales occidentales pour sensibiliser l?opinion publique et la contraindre de faire pression sur ses propres dirigeants qui commettent des crimes en son nom.

Enfin, le peuple congolais ne doit pas se laisser distraire par la comédie de la prestation de serment de "Joseph Kabila" qui a tenté de clôturer l?élection présidentielle rocambolesque de 2011 et à laquelle la communauté internationale a été associée.

chryso45@hotmail.com


 

Tous droits réservés © Congoindépendant 2003-2017                   mkz@congoindependant.com  Tél : +32 475 22 90 65.