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06 Novembre 2017

Il faut chasser le dictateur "Joseph Kabila"

 

"Joseph Kabila"

Dans leur message "Le pays va très mal. Debout Congolais! Décembre 2017 approche" publié le 23 juin dernier, les évêques de la CENCO (Conférence épiscopale nationale indépendante) avaient vu juste. Ils avaient stigmatisé une "minorité de concitoyens" qui a engagé le redoutable pari de "prendre en otage" la vie des 70 millions de Congolais.

Les évêques ont par la même occasion exhorté les ex-Zaïrois à se départir de la résignation et de la peur pour redevenir les principaux architectes de leur destin collectif.

La lecture du pseudo-calendrier électoral publié dimanche 5 novembre par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) confirme les appréhensions exprimées jadis par les prélats. "Joseph Kabila" continue à multiplier des subterfuges pour s’accrocher au pouvoir.

Sans une riposte vigoureuse et rapide des forces politiques et sociales acquises au changement, il ne serait pas étonnant que le clan kabiliste matérialise, dans les jours et semaines à venir, l’idée chère au "professeur" Evariste Boshab selon laquelle "toute Constitution est révisable". Bonjour, le référendum!

Il est désormais plus que clair :"Joseph Kabila" et son homme de main Corneille Nangaa constituent une grave menace non seulement pour la paix mais aussi pour la stabilité du pays et la cohésion nationale. Le successeur de Mzee n’est qu’un pitoyable réactionnaire. L’homme a peur de la démocratie.

Par la volonté de ces deux personnages sans foi ni loi, les Congolais doivent attendre jusqu’au 23 décembre 2018 pour élire leur nouveau Président de la République. Un nouveau Président qu’ils espèrent être l’antithèse du "sortant" qui refuse de sortir. Et ce depuis le 19 décembre 2016, date d’expiration du dernier mandat de ce dernier.

En seize années de présence à la tête du Congo-Kinshasa, "Joseph" a fait beaucoup de promesses. Aucune n’a été tenue. Les "cinq chantiers" et la "révolution de la modernité" se sont révélés des slogans creux.

En seize années de pouvoir, l’homme et sa fratrie n’ont manifesté aucune "passion" pour ce pays qui leur a tout donné. Pire, ils ont refusé furieusement de s’intégrer dans la société congolaise au point d’être incapables de s’exprimer dans la langue la plus parlée en l’occurrence le lingala. Le silence légendaire du successeur de Mzee est perçu comme du mépris vis-à-vis de tout un peuple.

Point n’est besoin de mener une enquête scientifique d’opinion auprès des ex-Zaïrois pour réaliser que "Joseph Kabila" est plus impopulaire que ses prédécesseurs Mobutu Sese Seko et Laurent-Désiré Kabila. Voilà pourquoi, les électeurs piaffent d’impatience pour tourner la page cauchemardesque de près de deux décennies de pouvoir de cet "OVNI politique".

"La démocratie est le système politique le moins mauvais", disait l’ancien Premier ministre britannique Winston Churchill. Ce système est moins mauvais parce qu’il est le seul qui permet au peuple souverain d’exiger des comptes à leurs dirigeants ou représentants. Et le cas échéant de sanctionner...démocratiquement les gouvernants qui ont failli.

Il ne peut y avoir de démocratie - la vraie - que là où il y a possibilité d’une concurrence pacifique pour accéder au pouvoir. Il ne peut avoir de compétition pacifique que dans une société respectueuse des règles qu’elle s’est librement dotées.

Au "Congo libéré" de "Joseph Kabila", il n’y a pas de règles. Sauf pour avantager la "mouvance présidentielle" face aux forces de l’opposition ou pour préserver les "droits" politiques du "raïs".

Loin d’apaiser les esprits, le calendrier électoral concocté par le duo "Kabila"-Nangaa vient assombrir l’avenir. Fort heureusement, il n’y a point de fatalité. L’heure du choix a sonné pour les Congolais. Il s’agit de chasser le dictateur pour sauver la "jeune démocratie" congolaise. Par tous les moyens...

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2017

 

4 Réactions

PapaLeon [hohoho@soyezsage.cd] 06/11/2017 02:29:23
Joyeux Noël!

Continuez de croire en moi... sinon pas de cadeau!



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 06/11/2017 11:28:05
Mon cher B.A.W,

Vous parlez de sauver la "jeune démocratie" congolaise. Par tous les moyens. Malheureusement, moi, je peux vous dire que la dégénérescence de cette ??jeune démocratie?? se produira dans quelques semaines ou quelques mois, quand cette farce sur la publication du calendrier sera redescendue dans la hiérarchie des préoccupations collectives pour s?établir dans sa zone d?invisibilité quotidienne où l?a déjà précédée le drame des fosses communes du Kasaï, avec son corollaire des déplacés kasaïens, chassés de leurs terres après l?assassinat de leur chef coutumier- ayant préalablement éclipsé les fosses communes de Maluku après que celles-ci aient éclipsé les victimes de Beni ou telle autre assassinat commis ici ou là comme celui de Floribert Chebeya survenu quelque temps plus tôt.

Et que reste-t-il ensuite ? Un squelette, serais-je tenté de dire. Celui qui procure à nos ??opposants?? - qui viennent de retrouver le meilleur d?entre eux, un certain Kamerhe, l?illusion de parler au nom du peuple.

Pourquoi ? Parce que personne ne veut pointer la cause du cancer. C?est à dire l?occupation rwandaise du Congo.

Ainsi triomphe la lâcheté. Lâcheté collective.

Après quoi tout recommence. ??La Bible dit..??, la bière et le Ndombolo. Belle est la vie !



Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 07/11/2017 11:18:34
Parlant de l?ex-président ougandais Idi Amin Dada, Yoweri Kaguta Museveni avait cette phrase lapidaire: "Amin used to be a nightmare for Uganda, our country." Traduction: "Amin fut un cauchemar pour l?Ouganda, notre pays". Cette phrase, l?auteur de ces lignes l?a entendue de ses propres oreilles; "en live", comme on dit aujourd?hui dans le jargon numérique.
Au vu de ce qui se passe, en ce moment, au Congo DĂ©mocratique,
on peut affirmer sans risque de se tromper, que l?avènement de Joseph Kabila à la tête de la RDC , un certain jour de janvier 2001 fut un "cauchemar" pour le peuple congolais. Un cauhemar sans fin...



chryso [chryso45@hotmail.com] 09/11/2017 15:17:15
Je publiais l?article ci-dessous il y a 3 ans! N?a-t-il toujours pas raison a ce jour? Et vous comptez toujours et encore sur des "elections" avec un pouvoir d?occupation? Retenez ce proverbe: "Un individu qui se fait mordre par un serpent deux fois est un idiot".

Honoré Ngbanda-Nzambo a raison!
Par Chryso Tambu, publié le 5 décembre 2014

Le Congo-Kinshasa est un Etat-raté. Dans le livre « Stratégie du Chaos et du Mensonge, Poker menteur en Afrique des Grands Lacs », les co-auteurs Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda-Nzambo, font allusion, eux, à un « Etat-failli ». Toujours est-il que ce pays - reconnu officiellement, à tort, comme la « République démocratique » du Congo - a échoué. Cet échec était prévisible ! Pendant que plusieurs analystes l’attribuent, pour la plupart, à l’immaturité politique ou l’impréparation des premiers dirigeants congolais à la gestion de la chose publique ainsi qu’aux 32 ans de règne du maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko, sans épargner les « libérateurs » avec l’arrivée plutôt d’un conglomérat d’aventuriers que d’un mouvement de libération dénommé l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) « dirigé » par un Congolais originaire du Katanga, Mzee Laurent Désire Kabila, à qui on a imposé comme fils un imposteur rwandais « baptisé » « Joseph Kabila » ( Hypolite Kanambe de son vrai nom ) lequel aura comme mission de faciliter l’occupation avec l’infiltration des Rwandais dans toutes les institutions du pays, Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda identifient, eux, dans les détails et pas les moindres, les causes profondes de cet échec lesquelles remontent plus loin, voire jusqu’à la conquête du bassin du Congo par le roi des Belges, Léopold II. Et la suite n’est pas l’histoire ! It is « his » story, c?est-à-dire le récit du « mundele » ou l’homme blanc lui-même tel qu’il a toujours voulu le présenter ! Et exposant au grand jour le gros mensonge, ces deux intellectuels lancent ainsi avec leur ouvrage de 656 pages un défi particulièrement à la « communauté internationale » laquelle d’ailleurs, comme ils l’ont bien décrit avec des évidences à l?appui, dispose non seulement des outils néocolonialistes connus sous le label d’une « organisation des Nations Unies » ainsi que d’autres organisations internationales, mais aussi des « nègres de service » ou des sous-traitants dont des rwandais et des ougandais, tous recrutés directement ou indirectement par les puissances occidentales dans le seul but de veiller à leurs interêts. Avec cet ouvrage, Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda lancent également un défi à toute l’élite congolaise et l’interpellent !

Dans l’avant-propos, rappelant le souhait de Patrice Emery Lumumba qui espérait que l’Afrique puisse elle-même écrire sa propre histoire, le co-auteur Honoré Ngbanda note que « Malheureusement, beaucoup parmi ses contemporains, africains et congolais, n’ont pas entendu ni compris le sens profond de son cri de cœur » et ,constatant très regrettablement un laxisme de la part des intellectuels africains notamment ses compatriotes, d’ajouter « Cinquante quatre ans après cet appel pathétique en effet, l’histoire du Congo et d’une bonne partie de l’Afrique continue encore, hélas, d’être pensée, initiée, commentée, orientée, écrite voire réécrite à partir des officines des pays du Nord et cela, parce qu’une majorite d’élites politiques africaines refuse ou a encore et toujours peur d’ecrire sa propre histoire pour la transmettre à sa postérité ».

Mais pourquoi cette majorité d?élites politiques refuserait ou aurait-elle peur d’accomplir cette mission? En un seul mot : la culpabilité! En effet, ces individus ont trahi le peuple. Et un mea-culpa ne garantie toujours pas le pardon de la part des victimes ou n?épargne pas non plus les coupables d?une sanction populaire très sévère. Malheureusement pour eux, la vérité ne pourrit jamais et se manifeste tot ou tard. Pour le cas du Congo-Kinshasa, des évidences contenues dans plusieurs documents rendus publics par le gouvernement américain depuis 2001 et aussi récent que l’année dernière font état, au lendemain de l’ « indépendance » du Congo-Kinshasa, d’un sabotage planifié au plus haut niveau du gouvernement américain pour torpiller cette jeune démocratie avec un role particulier et sinistre assigné à chaque acteur politique congolais. Dans son article « Congo-Kinshasa : US Role in Lumumba Murder Revealed » publié dans Washington Post et dans allafrica.com en date du 22 juillet 2002, Stephen R. Weissman révèle que pendant plusieurs mois, huit politiciens congolais, dont Joseph Kasavubu, Justin Marie Bomboko, Joseph Désiré Mobutu, Albert Ndele, Joseph Ileao et Cyrille Adoula, ont tous bénéficié des paiements effectués par la CIA afin d’organiser, dans une première phase, la desitution du Premier ministre Patrice Lumumba via le Parlement ! Donc, lorsque le nouveau « roi » du Congo, Joseph Kasavubu, annonce à la face du monde, un soir du 5 Septembre 1960, la destitution du Premier ministre Patrice Lumumba, il improvise sous la précipation en procédant plutôt par une révocation illégale. Et la deuxième phase qui aboutira à l?exécution de Patrice Lumumba et de ses trois fidèles interviendra au Katanga toujours avec le financement de la CIA. Voilà donc des Congolais qui n’auraient jamais songé à écrire pour la postérité étant donné qu’ils étaient tous conscients de toutes les ramifications qui pouvaient s’ensuivre !

Une parenthèse : A propos de Thomas Kanza que Monsieur Honoré Ngbanda mentionne dans le livre, il est une exception. Notons que cet ancien ministre chargé de la représentation du gouvernement du Premier minstre Patrice Emery Lumumba auprès des Nations Unies est l’auteur de plusieurs ouvrages. Surpris de retrouver tous ses trois livres à Washington, il s’était empressé, à l’issu d’un long diner dans l’intimité et en companie de sa charmante epouse, Mama Eugenie, en date du 15 aout 1987, de dédicacer à l’auteur de ces lignes, particulièrement dans celui intitulé « The Rise and Fall of Patrice Lumumba » et sous-titré « Conflict in The Congo » , en écrivant ce qui suit : « …Dans l’espoir que ce livre va lui rappeler les tristes années de notre histoire ». Voilà un Homme d’Etat et un intellectuel qui avait non seulement compris son role, mais aussi le sens de responsabilité ! Effectivement, c’est dommage qu’il n’ait pas eu le temps de traduire cette œuvre en Français afin d’édifier tous ses compatriotes!

Honoré Ngbanda a enfin tout dit dans cet ouvrage! Une fois de plus, il interpelle à l’action toute l’élite politique congolaise qui accompagne le pouvoir d’occupation et contemple déjà les « élections » de 2016. Mais il faudrait aussi associer tous les intellectuels congolais, particulièrement ceux qui intervienent sur la toile et qui, jusqu?à present, prétendent d’une manière ou d’une autre – il suffit de lire leurs écrits - que l’imposture et l’occupation ne sont qu’une vue de l’esprit et que le danger d’une balkanisation du Congo-Kinshasa est une illusion, et leur poser tous la question fondamentale suivante: now what ? Refuser de repondre a cette question serait faire preuve de lâcheté. Et à cause de la lâcheté politique de ces intellectuels, tous les Congolais finiront bien par mériter l’épitaphe collective qu’Oliver Vasselin leur a préparée : « ci-git un peuple mort de bétise ». Hélas !

chryso45@hotmail.com


 

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