La compagnie aérienne « airDC » prend bientôt son envol
Un des avions AirBus de la compagnie aérienne Brussels Airlines
« air DC » est née d’un partenariat entre la compagnie aérienne Hewa Bora Airways et la filiale mauricienne de la compagnie aérienne Brussels airlines. Certains experts congolais déplorent le fait que la compagnie nationale « LAC » ait été tenue à l’écart de cette association alors qu’elle est l’instrument désigné de l’Etat congolais pour exploiter ses droits de trafic à travers le vaste territoire national, en Afrique, en Europe et dans le reste du monde.
Selon un communiqué de presse daté 31 octobre publié simultanément à Bruxelles et à Kinshasa, une nouvelle compagnie aérienne du nom de « airDC » (une allusion à "Democratic Congo") sera opérationnelle au début de l’année prochaine. Cette nouvelle entreprise est créée par Hewa Bora Airways et Brussels Airlines via sa filiale mauricienne «Pan African Airlines». Le capital social est détenu à raison de 51% par Hewa Bora Airways et de 49% par Brussels Airlines. La société compte offrir des vols réguliers entre Kinshasa et l’intérieur du pays. Elle entend exploiter également des vols internationaux en étroite collaboration avec Brussels Airlines. Il s’agit principalement des vols vers des pays africains. La date de lancement des vols sera définitivement arrêtée dès la mise en place, à l’aéroport de N’Djili, d’installations et d’un service de maintenance qui répondent aux normes internationales. Sa flotte sera composée d’avions de type Boeing 737 et BAE 146. Le directeur général d’airDC sera le Belge Johan Maertens, anciennement directeur des projets africains à Brussels Airlines. Quant à l’ancien patron d’Hewa Bora Airways, Stavros Papaioannou, il devient administrateur-général chargé notamment des relations avec les autorités congolaises. Il faut espérer que la nouvelle compagnie aérienne sera une référence en termes de sécurité, de ponctualité et de fiabilité comme l’affirment les promoteurs du projet. Ce facteur est important dans un pays réputé pour ses «cercueils volants».
Crashes
La RD Congo enregistre chaque année des crashes aériens qui se traduisent par des morts d’hommes. L’accident du 4 octobre dernier d’un avion Antonov sur un quartier de Kinshasa, a pu démontrer le degré de corruption qui gangrène l’aéronautique civile. Il y a donc lieu d’espérer que bientôt les voyageurs prendront place à bord d’aéronefs fiables. Mais ce mariage ne fait pas que des heureux. La concurrence grince déjà les dents. Les clients les plus fortunés cherchent la qualité et la ponctualité que beaucoup de compagnies aériennes existantes ne sauront pas leur accorder. On peut gager qu’ils vont préférer voyager ou envoyer leur fret à bord des avions d’airDC. Cela ne manquera pas de se traduire par des faillites. Certains experts en matière de transport aérien estiment que l’accord Hewa Bora Airways-Brussels Airlines lèse la compagnie nationale « LAC » (Lignes aériennes congolaises). « Pour que cet accord soit sérieux, il fallait que la Belgique et le Congo y soient représentés respectivement par Brussels Airlines et LAC», déclare un expert qui s’interroge sur lieu où sera établi le siège social de la nouvelle société. "Sauf erreur de ma part, ce siège social ne sera établi ni à Kinshasa, ni à Bruxelles", souligne-t-il. La compagnie nationale congolaise n’a-t-elle pas été déclarée en faillite ? « Erreur, enchaîne un ancien cadre. La compagnie aérienne « LAC » n’est pas encore morte. Elle est l’instrument désigné par l’Etat congolais pour exploiter ses droits de trafic. N’oublions pas que Hewa Bora Airways est une société à capitaux essentiellement étrangers ». A en croire ce dernier interlocuteur, « LAC » apporterait non seulement les droits de trafic, sa technicité, son expérience mais aussi ses infrastructures. L’expert de revenir en charge en termes d’inconvénients : « La Sabena a toujours rêvé de prendre le contrôle du réseau domestique du Congo. Qui va profiter de cette manne au moment où l’on apprend que derrière la filiale mauricienne de Brussels Airlines, il y a notamment des compagnies aériennes rwandaise et burundaise, lesquelles appartiennent à des pays officiellement "en guerre" avec le Congo ?». «Qu’apporte Hewa Bora Airways en guise de dot quand on sait que ses avions sont âgés de plus de 30 ans ?». Ce partenariat ne présente-t-il que des inconvénients ? «Bien-sûr que non, rétorque l’expert, en soulignant au passage que la nouvelle compagnie aura comme atout majeur de fonctionner selon les normes internationales en matière de sécurité. C’est une des conditions de la respectabilité». Et d’ajouter cependant un bémol : « Il faut néanmoins éviter que ce partenariat engendre un monopole de fait.»
Casser les prix
Tout compte fait, espérons que la concurrence contribuera à faire baisser les tarifs. A ce jour un billet aller-retour entre Kinshasa et Lubumbashi revient parfois trois fois plus cher qu’un billet d’avion sur l’itinéraire Bruxelles-New York ! Brussels Airlines est née le 7 novembre 2006 du mariage entre SN Brussels Airlines et Virgin Express. Ses vols ont débuté en mars 2007. La compagnie dispose de 49 appareils (Boeing, Airbus, AVRO et BAE). Rappelons que SN Brussels Airlines fut créée en 2002 au lendemain de la faillite retentissante de la compagnie SABENA en 2001. SN Brussels Airlines a alors repris la désignation IATA de SABENA et son logo stylisé en forme de « S ». La compagnie Hewa Bora, elle, a été fondée au cours des années 1980. Elle a connu plusieurs mutations et changé de dénominations au gré de nouveaux actionnaires. Elle s’appellera tour à tour Shabair, Zaïre Express, Zaïre Airlines, Congo Airlines et enfin Hewa Bora Airlines. Sa flotte est composée de 16 appareils (Boeing, MD et Lockheed). Outre les vols domestiques au Congo, Hewa Bora exploite des lignes vers certaines destinations africaines : Johannesburg et bientôt Luanda. Depuis les ennuis techniques de son Boeing 767 qui joignait la capitale belge, un Airbus 330 a été pris en location auprès de Brussels Airlines en juillet dernier. Depuis le mois de septembre, la compagnie ne vole plus à destination de Bruxelles. A la suite d’un accord commercial, elle vend un certain nombre de sièges sur des vols Brussels Airlines vers Kinshasa. Cet accord prend fin en décembre 2007.
Les Congolais doivent faire preuve de patriotisme !!! Si les gouvernants actuels - le Premier ministre en tête qui s’affiche comme "lumumbiste" - sont incapables de doter les LAC d’aéronefs pourquoi ne recherchent ils pas des compagnies aériennes qui n’ont pas portés atteinte aux intérêts du peuple congolais pour exploiter le réseau domestique de la RDC ? SN Brussels avait déjà été épinglée par le rapport d’experts des Nations unies sur le pillage des ressources de la RDC, aujourd’hui le président de Brussels Airlines n’est autre qu’Etienne DAVIGNON qui exerce entre autres les fonctions de Conseiller spécial de Louis MICHEL à la Commission européenne.Le rôle actif du Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire dans le maintien au pouvoir de "Joseph KABILA" ne doit plus être démontré. Etienne DAVIGNON quant à lui jeune diplomate à Léopoldville avait été chargé en 1960 par le ministre belge des affaires étrangères Pierre WIGNY de convaincre le Président Joseph KASAVUBU de destituer notre héros national Patrice Emery LUMUMBA !!!
MOKENGELI
Andre Baibor mkl [andrebaibormkl@yahoo.fr] 02/11/2007 12:50:49
1/J’aimerai connaitre la place qu’occupe le Congolais dans le conseil d’Administration d’ AirDC.On sait que la co-presidence et le poste d’Administrateur general sont entre les mains des Belges! Dans bien des pays d’Afrique et en Europe, selon la legislation,la Direction Generale reviendrait de plein droit,soit par pudeur a` un Congolais. 2/Que doit attendre la population congolaise de cette compagnie en matiere de prix;quant on sais qu’aucun effort n’est fait dans ce sens. Merci.
alain bilo [albi@yahoo.fr] 02/11/2007 14:34:33
Le congolais n’ a toujours pas le goût de l’entreprise. Les "blancs" font du fric et les congolais font de la politique.
Troll [elmahoya@hotmail.com] 03/11/2007 02:00:17
..Avez-vous dèjà voyagé avec RyanAir?..alors pourquoi parler du "nationalisme" quand la mondialisation facilite et rend possible les voyages par avion à bon prix?
Essayez de savoir pourquoi Ethiopian Airline existe depuis plus de 50 ans sans faillite et toujours volant avec des avions modernes...
Patrick Ilunga [epenetusa@yahoo.fr] 03/11/2007 14:09:09
Combien d’emplois cette nouvelle compagnie compte creer en RDC?
Kape [kapepel@yahoo.fr] 04/11/2007 02:50:28
Kaka bouche, paka ku sema sema ! se maloba, Le verbe du congolais se libère que pour critiquer. Alors qu’on vit le monde des affaires. On ignore que les affaires peuvent être privées, publiques et voire para-publiques. On veut réconstruire le pays mais il nous faut de voies et moyens, il nous faut des opérateurs puis de capitaux à la fois privés, étrangers et voire publiques. Pourquoi tout ce qui se fait en Belgique et par les Belges ne reçoivent jamais d’accmations de notre part ? Je vous comprend chers amis, l’adage dit : * qui a été mordu par un serpent, craint même le muselekete *. Ceci justifie les questions de mes deux intervenants mais vous avez dit démocratie, si dés janvier 2008, les choses ne sont pas claires ; on repart à la " révisitation* des accords ; ce qui est devenu notre sport national. Mais, la vraie question serait seule de savoir si, avec tout les soupçons qui pèsent sur les passagers congolais voyageant vers l’Europe, cette compagnie ne fera-t-elle pas de courses vides ? Qui va-combler le manque à gagner ? Entre-nous soit dit ; nous mêmes congolais de la diaspora, on peut aussi faire * un likelemba national*, constituer de fonds pour créer une compagnie de transport aérien ; qu’est-ce qui nous manque ? Paka kinua, na ba français ya tshanana ? Biensûr on peut le faire avec quel gouvernants ? Ceux qui nous réfuse l’exonération ? Ceux qui ne peuvent en aucun cas inciter l’immigrés congolais à faire le transfert à la fois de son expértise, fonds, engins et partenariat ! Alors que faut-il faire ? Economiser puis se lancer en politique dés 2011 ? A vous de jouer, mais attention l’abbé Malu Malu est encore là, à moins que Kabila propose son nom pourqu’il soit nommé cardinal, Si non, il sera toujours là, kaka Kiyungulu. Voici un livre que je recommande aux compatriotes congolais pour meiux comprendre désormais les enjuex eruopéens et surtout belges sur la RDC et le reste du continent. Jacques Barou " Europe, terre d’immigration. ( Flux migratoire et intégration). Presse universitaire de Grénobles. De 2006. Twasakidila.
Quelle sera l’apport de la nouvelle compagnie AirDC au congo Kinshasa? Est-ce que cette compagnie donnera de l’emploi au congolais? Est-ce que le goût de ne prendre pour personnel que les personnes hautement recommandées ne vas-t-il pas remettre AirDC au même stade que les compagnies sœurs congolaises?