Joseph Kabila lors de la cérémonie d’investiture le 26 janvier 2001.
Le 26 janvier 2001, soit dix jours après le décès non-élucidé à ce jour du président Laurent-Désiré Kabila, son successeur inattendu, Joseph Kabila, 29 ans, est investi en qualité de chef d’Etat d’un des plus grands pays d’Afrique noire tant par superficie (2.345.000 km²) que par sa population (+/- 50 millions d’habitants). Samedi 26 janvier 2008, «Joseph» a accompli, jour pour jour, sept années de présence à la tête de l’Etat congolais soit presque deux législatures aux Etats-Unis d’Amérique. Sept années après, l’homme continue à demeurer un mystère pour ses compatriotes. Un mystère qui s’épaissit au regard des promesses non-tenues.
«Je m’engage» à mettre sur pied «une armée et une police modernes, fortes, bien équipées, respectables et respectueuses des droits de chacun, capables de défendre la nation en toutes circonstances». Voici une des annonces tonitruantes faites par Joseph Kabila lors de son investiture le 26 janvier 2001. Sept années après, cette promesse, comme tant d’autres, n’a pas été suivie d’effets. N’en déplaise aux zélateurs nationaux et internationaux du «raïs», la récente signature à Goma d’un accord de paix entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes armés opérant dans les deux provinces du Kivu est tout sauf une «victoire politique». Cette cérémonie constitue en réalité le prolongement de la défaite militaire de Mushaki. Défaite infligée aux forces gouvernementales par les guérilleros nkundistes. Joseph a été contraint de côtoyer ceux que son ministre de la Défense, le PPRD Chikez Diemu, désignait encore récemment comme des «bandits de grand chemin». Il s’agit des combattants du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda. Pendant plus de deux semaines, les officiels venus de Kinshasa ont dû négocier avec des individus auxquels Kabila promettait des bosses et des plaies.
Trois défis
Outre la modernisation de l’armée et de la police, le successeur du «Mzee» s’était surtout fixé trois défis majeurs. A savoir : réunifier le pays ; restaurer la bonne gouvernance et démocratiser la vie politique. Quels sont les résultats à mettre à son crédit ? Quels sont les problèmes qui ont été résolus depuis sept ans ? La RD Congo exerce-t-elle une compétence exclusive sur son territoire ? Les besoins de la population en eau courante et électricité sont-ils satisfaits ? Qu’en est-il des soins de santé, de l’éducation, de la mobilité et des infrastructures ? La sécurité des personnes et des biens est-elle mieux assurée ? Quid de la cohésion nationale ? Les Congolais sont-ils plus libres qu’avant ? La majorité au pouvoir respecte-t-elle l’opposition ? Le pays est-il devenu moins dépendant des partenaires extérieures ? Dans son ouvrage, auto-édité en 2006, intitulé «Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila», Vital Kamerhe, l’actuel président de l’Assemblée nationale, semble y répondre dès la page 5 : « (…), en mettant fin à la guerre, en dotant notre pays d’une Constitution issu du référendum populaire quarante et un an après et en réussissant le pari de l’organisation des élections démocratiques et transparentes, les premières depuis plus de quatre décennies, Joseph Kabila aura été l’homme de l’espoir et du destin du Congo nouveau». Et d’ajouter à la page 157 : « (…), Joseph Kabila restera dans l’histoire de ce pays comme l’homme qui a su privilégier la recherche de la paix et du dialogue en lieu et place du langage des armes et de la duplicité. Il restera l’homme de la réunification et de la pacification du Congo.»
L’autorité de l’Etat
L’avis émit par Vital est loin de trouver grâce aux yeux de certains observateurs. «Aucun opérateur politique congolais ne peut décemment s’attribuer le semblant d’embellie que connaît la RD Congo», déclarait fin 2004, le diplomate euro-italien Aldo Ajello, alors envoyé spécial de l’Union européenne pour la Région des Grands Lacs. C’était quelques mois après la constitution du gouvernement de transition. «La transition au Congo ressemble à une machine dotée d’un système de freinage extraordinaire et un système d’accélération défaillant», ironisait-il. Une manière d’insinuer que sans l’aide de la «communauté internationale», le Congo serait encore écartelé entre le gouvernement de Kinshasa et les ex-mouvements rebelles. Le dialogue inter-congolais n’aurait pas eu lieu. Les élections, non plus. L’ambassadeur britannique à Kinshasa d’enfoncer le clou début février 2006 : «La RDC ne peut pas se développer, ne peut pas prendre sa place qui lui revient en tant que leader en Afrique, lorsque quelques individus au pouvoir ne pensent qu’à s’enrichir eux-mêmes pendant que les autres crèvent de faim». Le territoire national a-t-il été réunifié ? La présence des groupes armés au Nord et Sud Kivu prouvent que la réunification du territoire national reste problématique en dépit du précieux concours apporté par les troupes onusiennes. Pire, le comité provincial de sécurité a découvert l’année dernière que des agents de l’ANR (Agence nationale des renseignements), en poste à Goma, ont établi leurs domiciliés à Gisenyi, au Rwanda. Des rapports rédigés l’année dernière par des experts des Nations Unies attestent que des aéronefs privés continuent à faire des navettes entre certaines localités minières du Kivu avec les aéroports d’Entebbe en Ouganda, de Kigali et de Bujumbura. Et ce, à l’abri de tout contrôle douanier. A maintes reprises, les responsables de la MONUC ont à maintes reprises reproché, en termes à peine voilés, l’indolence des gouvernants congolais à étendre l’autorité de l’Etat sur le territoire national. "Il est du devoir du gouvernement, dans l’exercice de son droit souverain, d’établir son autorité sur toute l’étendue du pays et de proposer à la MONUC les façons par lesquelles la communauté internationale et la MONUC peuvent aider », déclarait, fin juin 2007, Peter Swarbrick, alors directeur de la Division de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinstallation et Réintégration (DDRRR).
Bradage
Restauration de la bonne gouvernance ? Ici aussi, on est loin du compte dans la mesure où quelques critères théoriques permettent d’évaluer le contenu de ce principe. C’est le cas notamment de l’obligation pour les dirigeants de rendre compte de leurs actions, censées être en adéquation avec les objectifs ; la transparence dans le processus décisionnel ; l’efficacité et surtout la primauté du droit. Depuis l’arrivée de Joseph au pouvoir, les affaires publiques sont gérées dans la plus grande opacité au sein d’un petit cercle oligarchique. Les pouvoirs publics congolais ne communiquent pas assez. Il notoire que plusieurs dizaines de concessions minières de la Gécamines ont été cédées à vil prix. Bradées. Des membres de l’entourage de Joseph Kabila sont suspectés d’avoir été «arrosés» par les nouveaux acquéreurs. L’opinion congolaise attend toujours de prendre connaissance du rapport remis au gouvernement par la commission chargée de «revisiter» les «contrats léonins» en matière minière. C’est le silence plat. L’efficacité ? La réalité est là : la satisfaction des besoins essentiels de la population est loin d’être au centre des priorités des gouvernants. Les observateurs sont unanimes pour reconnaître que la situation générale au plan économique et social ne cesse de s’empirer. Un gouvernement efficace n’est-il pas justement celui qui donne des réponses adéquates aux attentes des citoyens ? Un gouvernement efficace n’est-il pas également celui qui rend son pays moins dépendant de l’extérieur ? Sept années après, la RD Congo a perdu les notions même de l’indépendance et de la fierté nationale (La coopération belge a financé en 2006, la réhabilitation des ports de Kinshasa et de Matadi. Coût : un million d’euros). Plus grave, l’Etat congolais est en passe de devenir une sorte de «sous-colonie» de quelques Etats africains. C’est le cas de l’Angola qui est devenu le «protecteur» de Joseph. A quel prix pour les ressources énergétiques du Congo ? Il en est de même du Rwanda et de l’Ouganda. Est-ce pour cette raison que Joseph laisse pourrir la situation dans la partie orientale du pays ? Depuis sept ans, la RD Congo est devenue la risée de certains pays voisins qui lui disputent la souveraineté sur certaines parties de son territoire. Après l’Angola et l’Ouganda, c’est maintenant le tour de la Centrafrique. Demain, à qui le tour ?
«Septennat» sanglant
Primauté du droit ? Le monde des affaires ne cesse de se plaindre des contrôles incessants des agents du fisc. La RD Congo continue à caracoler dans le «Top 50» des pays où règnent l’insécurité juridique et judiciaire. L’exercice des droits et libertés a connu un grave recul. Il y a comme une volonté de restaurer un pouvoir despotique. «Les méthodes n’ont pas changé», déclarait, en avril 2005, Floribert Chebeya, président de l’association de défense des droits de l’Homme «La Voix des Sans-voix» (VSV). «Les lieux de détention parallèle continuent d’exister.» Au moment où nous couchons ces lignes, on apprenait que Chebeya aurait quelques «ennuis judiciaires». Il ne fait l’ombre d’un doute que c’est en rapport avec l’assassinat de la dame Aimée Kabila, une des filles de Laurent-Désiré Kabila. La «VSV» et son président ont eu le courage de dénoncer le rôle trouble joué par des éléments des forces de sécurité dans ce qui ressemble bien à un crime d’Etat. C’est le lieu de souligner que durant ces sept dernières années, plusieurs exécutions extrajudiciaires ont été camouflées en crimes crapuleux. Le monde congolais de la presse attend toujours de connaître les noms des commanditaires du meurtre des journalistes Franck Ngycke et Mwamba Bapuwa. Le sang des 134 adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, abattus en janvier 2007, continue à crier vengeance au ciel. Il en est de même de celui des 600 victimes des affrontements des 22 et 23 mars dernier entre les hommes de Kabila et ceux de Jean-Pierre Bemba. Le rapport d’enquête établi par la Division des droits de l’homme de la MONUC est plus qu’accablant. Des éléments de la garde prétorienne de Kabila sont accusés d’avoir commis plus d’une centaine d’exécutions sommaires. C’est un «septennat» particulièrement sanglant.
Hewa Bora II
Au total, sept années après son accession à la magistrature suprême, Joseph reste une énigme pour ses concitoyens. L’homme se mure dans un silence assourdissant tant sur ses origines que son parcours. Le sujet est devenu le secret d’Etat le mieux gardé en RD Congo. Ceux qui savent la vérité se taisent. Certains d’entre eux n’hésitent pas à murmurer que Joseph Kabila est un «imposteur». Où est-il né ? Quel est son parcours scolaire ? Quelle profession a-t-il exercé avant de faire son service militaire en Tanzanie (voir interview accordée par Sifa Mahanya au quotidien bruxellois « Le Soir » daté 16 novembre 2006) et de rejoindre les troupes de l’AFDL ? Depuis quand porte-t-il le patronyme de Kabila ? Les réponses à ces interrogations sont loin de briller par une certaine cohérence. «Il est né à Hewa Bora II, collectivité Lulenge, en territoire Fizi, province du Sud Kivu», peut-on lire dans le réquisitoire prononcé, lors de la cérémonie d’investiture, par le procureur général de la République de l’époque, Luhonge Kabinda Ngoy. Pour la petite histoire, aucune localité congolaise ne porte cette dénomination qui n’est qu’une création fantaisiste à l’époque du maquis kabiliste. Ce haut magistrat avait donc commis un faux en écriture. Dans son opuscule citée précédemment, Kamerhe mentionne «Fizi» comme lieu de naissance de l’actuel président. Pas un mot sur la jeunesse de l’homme. L’histoire commence en 1996. Dans son «Essai biographique sur Laurent-Désiré Kabila», paru chez L’Harmattan en 2001, l’historien belge Erik Kennes écrit à la page 229, cette note de bas de page : « Yungu, c’est l’endroit où est né son fils Joseph Kabila.» A la page 298, l’auteur note : « Dans l’entre-temps, en 1970, Laurent Kabila avait pris pour épouse Sifa. Neuf enfants naîtront de cette union. Les premiers sont des jumeaux, nés à Mpiki», «près de Hewa Bora». Ils sont nés le 04 juin 1971. Il s’agit de Joseph Kabange et Jenny Kyungu. Quelle est la bonne version ? Hewa Bora II, Fizi, Yungu ou Mpiki ? Des proches de la famille de Kabila père sont formels : Sifa Mahanya n’est pas la mère de Joseph. « De son vrai nom, l’actuel président de la RDC s’appelle Kanambe Joseph. Il est le fils de feu Christopher Kanambe et d’une certaine Marcelline». L’homme qui parle s’appelle Etienne Kabila, un des enfants biologiques de Laurent-Désiré. C’était le 15 avril 2002 à Sun-City, en Afrique du Sud.
Mystères
Depuis quand Joseph porte-t-il le patronyme de Kabila ? «Pour des raisons évidentes de clandestinité, il {Joseph} s’est aussi appelé Kabange, Mtwale, Hyppolite», écrit Célectin Kabuya Lumuna dans son livre «Les quatre premiers présidents du Congo.», paru aux éditions Secco & Cedi. Dans un portrait intitulé «Le vrai Kabila», François Soudan, directeur de de l’hebdomadaire parisien «Jeune Afrique», écrit ce qui suit dans le n°3 de la «Revue de l’intelligence du monde» : « Joseph et Jaynet, qui n’ont jusque là connu que l’école de brousse du parti, sont inscrits sur des noms d’emprunt (Kabange, puis Kanambe) dans un collège francophone de Dar-es-salam (…).» Des bonnes sources indiquent qu’à l’époque où il était à l’état-major général des FARDC, l’actuel président signait toutes ses correspondances officielles comme suit : « Joseph K. ». Question : K comme Kabila ou Kanambe ? Les circonstances exactes de la disparition de Laurent-Désiré Kabila est un autre mystère qui colle à la peau du «raïs» autant que le choix porté en sa personne, un homme jeune, sans base sociale et inexpérimenté pour prendre la direction d’un pays comme la RD Congo. LD Kabila a-t-il été assassiné ? Par qui ? Pourquoi ? Ces trois questions restent sans réponses sept années après. Une seule certitude : le Mzee avait beaucoup d’ennemis. Un document confidentiel rédigé par des avocats de la défense à l’issue du procès sur l’assassinat du Mzee semble ébranler la thèse de meurtre par balles. Selon les auteurs de cette note, trois experts en médecine commis par la Cour d’ordre militaire ont fait deux observations importantes. Primo : «(…), la position du corps du défunt, telle que décrite par les témoins, ne leur paraît pas être celle qu’aurait dû adopter une personne décédée des suites d’un traumatisme causé par balles». Secundo : «Ils se sont inquiétés de l’absence de saignement, alors qu’une balle avait sectionné l’aorte, conduit principal du sang». Conclusion de ces experts : «L’absence de ce saignement présume que les blessures faites par balles n’ont dû intervenir qu’après le décès».
Un mensonge d’Etat
LD Kabila a-t-il succombé à la suite d’un empoisonnement ? Divers témoignages assurent que la dame Sifa Mahanya était embastillée à la prison centrale de Makala quelques jours avant ce 16 janvier. Souffrant des troubles gastriques, Kabila père soupçonnait sa compagne d’avoir mis une «potion» dans sa nourriture. Ce mardi 16 janvier 2001, des tirs ont été entendus, durant une demi-heure, au palais de Marbre. Aucun rapport d’enquête n’a pu dire qui tirait sur qui. Ces tirs n’étaient-ils qu’une diversion destinée à accréditer la thèse d’un attentat ? On le sait, Emile Mota, ancien conseiller économique à la Présidence, s’est rendu célèbre par ses déclarations contradictoires. L’homme clame avoir été le témoin oculaire du meurtre. Sans convaincre. Le corps de LD Kabila a-t-il été criblé de balles après le constat du décès par ses proches ? Cette hypothèse est loin d’être risible. Deux détails troublants. Des sources bien informées soutiennent que 48 heures avant la date fatidique du 16 janvier, le «Mzee» développait une crise d’hypertension artérielle. Il était sous baxter. Des médecins cubains se trouvaient à son chevet. Notons qu’un médecin congolais figure parmi les condamnés du procès des «assassins» de Kabila. L’homme était poursuivi pour… vol. Il s’agit du médecin urgentiste Armand Kabunga Mutombo. Il assurait la permanence aux cliniques de Ngaliema quand le corps sans vie du «Mzee» a été amené à ce centre hospitalier de la capitale. Kabunga a été arrêté le 2 janvier 2002 par l’ANR. Au motif qu’il aurait subtilisé les vêtements que portait le défunt. On peut gager que ce praticien a été intrigué par l’absence de saignement en dépit de l’existence apparente d’impacts de balles. A-t-il été poursuivi pour chapardage ou plutôt pour avoir soutiré des éléments compromettants pour le successeur du Mzee ? Et si la cérémonie d’investiture organisée le 26 janvier 2001 n’a servi qu’à légaliser un mensonge d’Etat ? Une imposture ?
Patrick T. NGOMA [pktn2000@yahoo.fr] 27/01/2008 17:14:46
Que dire de plus? Vous avez tout de l’essentiel à ne pas oublier sur cet oiseau de très mauvais augure qui a pu construire son nid sur l’arbre Congo avec l’aide des traitres aux esprits esclaves! Avec ce jeune homme rwando-tanzanien à la présidence congolaise, c’est le comble de la honte et l’opprobre qui couvrent qui nous couvrent nous congolais. Nous sommes donc tombés trop bas! Personnellement j’y vois la suite logique de l’oeuvre d’abrutissement populaire de Mobutu et les siens pendant les 3 décenies de leur règne. Ils ont tellement affaibli les capacités mentales, intellectuelles et physiques du peuple qu’aujourd’hui le congolais se distingue d’autre peuple par sa bassesse mentale qu’exploitent à fond tous les vautours du monde. Si un congolais doute de cette thèse, il n’est pas sincère car il ne faut pas beaucoup d’effort d’observation pour s’en rendre compte. Les occidentaux, les africains, tous nos voisins et même Joseph Kabila le savent très bien, c’est pourquoi ils nous exploitent sans trop de difficultés... Au parlement ce sont des vrais congolais qui autorisent Kabila de partager nos richesses avec les États voisins dont l’Angola qui, pour nous remercier, chasse nos compatriotes sans ménagement tous les jours sans qu’une seule autorité d’Etat ne pipe mot! Mais il serait dramatique de rester sur ces humiliations si nous voulons changer les choses. Ils nous faut d’abord faire un bon diagnostic de nous-mêmes et prendre des initiatives avec un esprit plein de sacrifice car la libération effective et même le développement passe par là! Nous devrons d’abord être conscients de notre état d’esprit par rapport aux rwandais, angolais et autres, avant de tenter de nous refaire méthodiquement et activement pour nous faire respecter car Kabila n’est président du Congo que grâce à l’imbécilité de tous les congolais en commençant par ceux qui sont à sa table, mais aussi ceux qui n’y sont pas. Les kenyans nous démontrent ce que c’est un peuple mature! La classe politique congolaise n’a pas échappé à cette école mobutienne de clochardisation. Ce qui a rendu même des docteurs et éminents professeurs manipulables par son excellence le taximan de Dar es Salam. Je pense aussi à un certain Etsou qui célèbre le mariage d’un président à l’identité obscure soutenant de facto son appartenance à la nation congolaise et qui va drôlement dénoncer "les étrangers au pouvoir". Il a fini par subir le sort des "mobini ya zoba". Maintenant puisque nous avons toucher le fond de l’humiliation, rassemblons-nous autour des rares leaders nationalistes et charismatiques qui nous restent, je dois citer Tshisekedi et des repentis comme Gbanda, pour voir avec eux comment retrouver notre fierté d’antan. Ma foi, leurs idées ne sont pas très proches de Kabila, bien au contraire... Merci!
Kape-Pel [kapepel@yahoo.fr] 27/01/2008 21:55:43
Si nous devons *tout* mettre à l’indicatif présent, le passe de notre Enigme national n’ a plus d’importance. Pour cause : Il s’est marié à une congolaise. Il a été élu jusqu’en 2011. Il a amené les chinois, il a rameéné la paix, le développement,...bref la RDC avec Lui c’est plus mieux qu’il y a 15 ans. Mince ! Bongo! A qui la faute ou mieux comment faire pourque notre * zero national* subisse le sort de Fujimori ? Car, si l’on ne s’y prend pas avant ; Kanambe ne se défend plus. Bien entendu ce sont ses collabos qui savent bien que * Tout est faux, vrai-faux ou même * fabriqué* pour faire avancer les choses. Ces Collabos savent bien qu’ils ne peuvent plus revenir au chomage. Ils savent que la paix en RDC est synonyme de: soit leur départ (exil des faits) , soit leur emprisonnement( prison de Makala ou ailleurs). Résultat, quoi qui se prépare en RDC, quoi cela coûte aux Congolais et à leur nation, la situation devrait perdurer pour chercher une voie de sortie. Maintenant que tout le monde a compris, que faire et comment faire pour remettre les Congo aux Congolais ? Sans le vouloir, la RDC et/ ou les Congolais ne sont nulle part. Sauf dans la misère, la corruption, le viole et l’amnystie de ceux qui violent, tuent, trahissent et détournent l’argent de l’Etat. Bravo aux fouineurs journalistes que vous êtes, Bravo à votre indépendance d’esprit et surtout bravo à votre courage de dire ces choses clairement afin que personne ne vienne nous dire encore que Kabila est le seul fils de M’zee qui n’a voulu porter la légitimité malgré son rang. Mais O’u sont ses oncles maternelles voire cousins et cousines ? Franchement le Bon Dieu ne lègue au Congo et Congolais que des situations complexes et compliquées alors qu’au juste, ’il n’ y a rien. C’est du mesonge sur mensonge. Il n’est pas * Nôtre* et malgré que l’Administration lui a donné les clés de se * congoliser". Comment sera la fin et quand ? Où sont passées les armes et autres materériels de guerre abandonnés lors de la bataille de Mushake ? Voilà comment se prépare la fin ou le refus de la fin. On se moque de nous et associant les dignes fils du pays malgré ses 45% comme Bemba pour parler de la paix. A la fin, il se moque de la majorité nationale congolaise. Où êtes-vous et que faites-vous ? 7 ans de deuil national avec plus de 5 million de
Merci le journaliste, je vous remercie pour ce rappel de faits. Je me réjouis parce que ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays est bien connu de plusieurs d’entre nous. L’analyse que vous faites de la situation prouve à suffisance que vous etes mieux informé. Si les causes de la mort de Lumumba nous avait a été cachée pendant plusieurs dizaines d’années parce que le Congolais n’était pas encore éveillé, je crois que celle de L.D.Kabila ne connaitra pas le meme sort. Le mystère sera démistifié d’ici là et vous le savez mieux que moi. Je vois mal comment l’actuel locataire du Palais de la Nation pourrait échapper à la prison si jamais les choses peuvent bien marchées dans ce sens là pour lui. Nous le savons, comment il a trahi la nation au plus haut point.Je crois que le Congolais reprendra bientot son pouvoir. Je ne connais bien l’évolution de l’histoire de ce monde. L’homme ou une nation connait à un moment donné son apogée mais ausi sa décadence. La Turquie fut appelée "l’homme malade du 19ès. Mais aujoiurd’hui? Où se trouve l?URSS?. Nous savons qui profitent de la présence de l’imposteur à la tete du pays. Ils en répondront un jour. Que Dieu vous illumine davantage dans ce que vous faites comme travail.
EBANDA LUBUBU GEORGES [gebanda@hotmail.com] 28/01/2008 09:57:14
La meilleure manière de comprendre,c’est de faire disait un philosophe...Je suis d’avis avec Jacques Matanda qui dit que la personne qui dirige la RDC n’est autre que Kagame. Kanambe,Ruberwa,Nkunda ne sont que des éxécutants du plan qui marche bien...Pour preuve le pays devient le maillon faible en tout et pour tout...Qu’est-ce que nous voulons encore comprendre;hier les sénégalais nous traitaient de Congozoba,aujourd’hui les Rwandais aussi nous considèrent comme des BMW,nous connaissons tous la signification...Kanambe ne recherchera jamais le bien des Congolais ni aujourd’hui,ni demain...
L’arpenteur K [frantz@yahoo.fr] 28/01/2008 14:37:27
Chers compatriotes, Certe Joseph Kabila reste un mystère pour les Congolais,mais en realité les faits sont éloquents et parlent d’eux-mêmes sur sa présidence durant ses 7 dernières années. Monsieur BAW a bien resumé la situation. Nos élites corrompues vouées à une cause devastatrice, en imbécilisant largement et stratégiquement ses populations dans le but manifeste de légitimer la conquête de nos terres riches en ressources naturelles par les occidentaux par le biais des vassaux Rwandais,Ungandais,Burundais,Tanzaniens et Angolais. J’ai lu pour vous un extrait de discours de Rabindranath Tagore le 18 Juin 1916 à l’université de Tokyo en appelant à un reveil de l’Asie face à l’Europe:<> Que Dieu sauve le Congo
François Mbonigaba Akilimali [fmblio@hotmail.com] 28/01/2008 15:02:09
Alors, devant cette confusion généralisée que attendre encore des autorités du pays?
Que attendre de la presidence? De l’Assemblée nationaele? De la magistrarure? Le moment est à la liberation de la R.D Congo. La trahison qui a commencé au dialogue inter-congolais en passant par la prise de Mushaki et aujourd’hui la conférence de Goma n’est plus à démontré.
Pour ceux qui ont la mémoire courte Joseph "Kabila" est un compagnon de lutte de Laurent Nkunda, tous deux anciens de "APR" et de "AFDL". Il refuse de voir Nkunda mais ses émissaires sont en contact permanent avec celui-ci. Une preuve de leur conivence; après la trahison de Mushaki qui a servit d’offrir des armes aux ennemis du peuple, Nkunda vient de se voir octroyer la possibilité par les engagements de goma, de peupler le Grand Kivu par ceux qu’il appel les réfugiés tutsis et prendre le contrôl total des FARDC dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d’intégration des forces armées.
Que attendre de A. Gizenga dont les origines congolaises ne sont pas à mettre en doute mais dont ont connaient aussi son habilité à tisser des alliances politiques avec des sanguinaires comme Gbenye et Soumialo qui avaient autrefois semé la désolation toujours à l’Est du pays?
La R.D Congo a totalement perdu son indépendance économique et politique du fait de l’institutionalisation d’un système mafieux par certains de ses filles et fils, aidés dans cette aventure par des milieux internationaux.
A la conférence de Goma tout le monde ou la plus part des participants s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de paix durable dans la région s’il n’y a pas retour des réfugiés rwandais et des rébelles étrangers dans leurs pays respectifs. Or, tout le monde sait que sans garanties politiques du regime de Kagamé, le retour des hutus rwandais ne sera jamais possible. Si non, comment le gouvernement Congolais va-t-il faire pour obliger les FDLR à se rendre? Ne faudrat-il pas que le rwanda dise qui est génocidaire et qui ne l’est pas? Or, à ce sujet, Kigali n’a jamais communiqué sa liste des génocidaires identifiés, liste tant réclamée par le regime de Kinshasa. La seule volonté des Congolais à organiser des dialogues ou des conférences ne suffira pas à disuader les ennemis du peuple. Au contraire, elle ne fait que consolider cette idée d’impuissance du gouvernement à trouver des solutions adequates aux problemes des congolais.
Comme pour le dialogue inter-congolais, les discours de Joseph "Kabila", les accords de Nairobi, la conférence sur la paix de Goma et les 5 chantiers, monsieur Wetshi, comme vous, je pense que les congolais sont encore les seuls à croire en leurs propres mensonges.
Henri Wawelo [henriwawelo100@yahoo.fr] 28/01/2008 16:28:56
Monsieur Amba Wetshi, merci!!!
Tout action commence toujours par une prise de conscience. Avec d’autres compatriotes qui utilisent la plume comme arme, vous aurez grandement contribué à la prise de conscience par les congolais de l’imposture dans laquelle ils vivent depuis sept ans. J’ai eu à auditionner une vidéo sur l’arrivée de l’AFDL en RDC, déjà à l’étape de Kisangani -avant même d’atteindre Kinshasa- James Kabarebe disait au pseudo Kabila "Tu vois, le même peuple qui acclame aujourd’hui, pourrait aussi, un jour, descendre dans la rue si tu ne leur donne pas satisfaction" En fait, il parlait au pseudo Kabila sachant déjà qu’il deviendrait président de la RDC. Comment l’aurait-il su, si un plan de déstabilisation n’était pas préalablement établi? Il faut que le Congolais sachent qu’en votant pour Kabila on a introduit le renard dans notre poulailler, mieux encore, c’est le cheval de Troie rwandais qu’on accueilli dans nos murs, sans écouter les "Paris" . Dès lors, devrions-nous nous attendre à autre chose que ce que l’on vit maintenant? Non! Ce garçon est venu pour détruire ce qui reste de la RDC en appliquant à la lettre les stratégies que lui transmet son maitre à penser Kagamé. Son travail est d’autant plus facilité par la cupidité et l’absence de l’amour de la patrie dans le chef de bon nombre de nos compatriotes à la mémoire historique très courte. Mon frère, votre combat n’aura pas été vain. Continuez, et que Le Tout Puissant entende les cris des vrais fils du Congo.
Henri Wawelo.
CONGOLAIS [mlobonza@yahoo.fr] 28/01/2008 22:40:40
Je me souvient tres bien comme c’etait hier,le jour de la prestation de l’imposture au congo par ce RWANDO-TANZANIEN KANAMBE et comment sa voix tramblotais devant les premiers traitres GAETAN KAKUDJI,MWENZE KONGOLO,VICTOR MPOYO ECT ...,RIEN D’ETONNANT CE QUE NOUS ARRIVE AUJOURD’HUI. En bref c’est une periode la plus sombre de l’histoire de notre pays qui mettra fin apres KANAMBE.
Dixon K. [ngalamulumed@yahoo.fr] 29/01/2008 17:03:12
Merci cher analyste pour les details que vous avez apporte a ce forum. Sans prendre parti pour qui que ce soit, je peux vous assurer que certains de ce details ne coincident pas avec les faits que je connais personnellement au sujet de la mort de LDK. Le 16 janvier 2001, je vivais sur le bld du 30 juin a Kinshasa lorsque vers 13H00 revennant de l’ISTA ou j’etudiais, notre voisine d’appartement qui avait ete a la clinique Ngaliema ce matin la nous annonca que quelque chose de grave venait de se produire; et nous raconta en details comment la clinique avait ete envahi par des militaires dont certains apportaient par helicoptere un corps enroule dans des draps baignant dans le sang. Et comment les patients (dont notre voisine) avaient ete chasses de la clinique. Nous savions en ce moment la que l’on avait assassine LDK. Pendant ce temps la, la vie continuait comme a la normale dans les rues de Kin. Beaucoup de gens ne l’on appris que vers 17H00. Sans toutefois vouloir entrer dans trop de details, je voudrai tout simplement vous demandez qui de ma voisine qui avait ete temoin occulaire d’un corps baignant dans le sang et de l’analyste ci-dessus qui atteste d’une mort par empoisonnement devrais-je croire? Aussi, je pense que si le ridicule tuait, la RDC ne serait qu’un pays de quelque milliers d’ames. Si Kabila fils est reste au pouvoir pendant pres de huit ans c’est a cause de la mediocrite de notre classe politique et de nos intellectuels. Ne dit-on pas que tout peuple n’a que les dirigeants qu’il merite? Arretez de perdre votre temps a savoir si Joseph K. est fils de LDK ou pas. Certaines personnes l’ont fait a l’epoque de Mobutu propageant des nouvelles que ce dernier etait d’origine centrafricaine. Le plus grand probleme c’est tous ces gens qui ont peur de se regarder dans le miroir et de s’autocritiquer. Mes chers compatriotes, ces polemiques sont steriles, le plus important est ailleurs.
onkamba [onkamba@gmail.com] 31/01/2008 05:02:47
L’ imposture est d’ores et déjà consommée jusqu’à la lie et les congolais s’y engourdissent dorénavant comme dans un cauchemard kafkaïen digne de la mythologie. On n’y mettra fin que par la même maniére qu’elle est arrivée et l’on reprendra tout à zéro. Il n’y a pas d’autre voie en Afrique pour nos générations. Qu’on se le dise...
il ne faut plus se tromper de debat.ceux qui ont largement contribué à faire créditer l’imposture sont aujourd’hui aux avants-postes de la campagne anti-kabila.quand je jette un regard sur la gestion passée de notre pays,j’arrive facilement à la conclusion que la chronique d’une récolonisation annoncée date du 17/01/1961 suite à l’assassinat de P LUMUMBA.on a retrouvé les mêmes acteurs et les mêmes traites pendant les élections presidentielles et legislatives de l’année passée.un eternel récomencement des choses qui nous empêche de nous inventer un avenir pour nos enfants.pour ma part,j’éstime que KABILA est victime d’une theorie de bouc émissaire qui a mal tournée. il nous faut un homme en charge de l’essentiel pour mener une révolution digne de ce nom qui cadrerait farfaitement aux profondes aspirations que ressent la nation congolaise c’’est à dire le droit d’avoir des dirigeants que nous aurons librement choisi. ce rêve sera toujours difficilement accessible tant que nous aurons l’ancienne puissance coloniale dans nos affaires internes.