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27 Avril 2008

Joint venture RD Congo-Chine :

Qui se cache derrière «l’investisseur indépendant» Kalamba Banika ?

 

Une vue de la mine à ciel ouvert de Kamoto.

En parcourant les bribes du contrat de joint venture conclu entre la RD Congo (Gecamines) et des investisseurs chinois au capital de 100 millions U$S, trois constats sautent aux yeux. Primo : les parts réservées aux investisseurs congolais restent plafonnées à 32%. Secundo : La Gécamines qui détenait 20% est évincée au profit de «Congo Mining», une société inconnue jusque là. Enfin : un certain Gilbert Kalamba Banika, un inconnu, se voit attribuer 12% des parts.

Conclu le 17 septembre 2007, le protocole d’accord ou «troc du siècle» signé entre la RD Congo, représentée par le ministre des Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi, et un consortium chinois regroupant la China Railway Engineering Corporation, Synohydro et Exim Bank reste un des secrets d’Etat les mieux gardés. Ce contrat n’a jamais été publié dans son intégralité. Lors de la rentrée parlementaire le 15 mars dernier, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, n’a pas manqué d’exprimer l’espoir de voir cette convention atterrir sur les bureaux des Chambres afin de permettre à la représentation nationale de prendre la mesure des engagements pris par l’Etat congolais à l’égard des investisseurs chinois. «S’agissant du prêt chinois, s’interrogeait le numéro un de la Haute Assemblée, le moment n’est-il pas venu d’informer le Parlement des termes de ces contrats ? En somme, d’une manière ou d’une autre, ils obèrent les finances publiques. La transparence ne doit pas seulement être de rigueur, elle doit faire partie de la bonne gouvernance.» La communauté financière internationale, représentée notamment par le Fonds monétaire international, s’impatiente de prendre connaissance du «contenu exact» des contrats signés. «Nous n’avons pas encore vu l’accord final. S’agit-il d’une dette publique ou privée», s’interroge un expert du FMI cité dans le magazine parisien Jeune Afrique n°2467.

«Investisseur indépendant»

La partie congolaise aurait-elle quelque chose à cacher ? Pour la petite histoire, le protocole d’accord initial a été signé entre l’Etat congolais (32%), représenté notamment par la société d’Etat Gécamines, et un trio d’investisseurs chinois cité ci-haut (68%). Côté chinois, la situation demeure inchangée dans la mesure où la China Railway a confirmé son accord de prendre 43% des parts sociales de la «Sociéte par actions à responsabilité limitée» ( ?) et que la société d’Etat chinois Sinohydro, spécialisée principalement dans la construction des centrales hydroélectriques et l’Exim Bank, maintiennent leur volonté de souscrire pour 25%. Côté congolais, on assiste une véritablement «mutation». Exit Gécamines. Les 32% des parts réservées à l’Etat congolais sont désormais repartis entre une société - inconnue jusque là - dénommée «Congo Mining» (20%) et un «investisseur indépendant» nommé Gilbert Kalamba Banika qui s’octroie les 12% restants. On apprend d’ailleurs que la mouture définitive des contrats signés avec les Chinois a été déposée à la Bourse de Hong Kong. Tout ceci ne dit pas qui est Kalamba Banika Gilbert ? D’où a-t-il pu tirer les finances nécessaires (12 millions U$S) pour acquérir ses parts ? Quel groupe d’intérêt se cacherait derrière cet «actionnaire-surprise» ? Quand a-t-on créé la société Congo Mining ? Qui sont les mandataires de celle-ci ?

Premier cercle du pouvoir

Selon des sources, Kalamba Banika est ingénieur de formation. Il aurait assumé, il y a peu, les fonctions de secrétaire général à la Gécamines. Selon les éléments en notre possession, ce sont les Chinois qui auraient avancé «gracieusement» les 32 millions de dollars soit 20 millions (ou 20%) à Congo Mining et 12 millions (ou 12%) à Kalamba. Celui est connu comme un simple ex-agent de cadre de la Gécamines n’ayant aucun passé d’homme d’affaires ni une fortune personnelle. L’homme appartiendrait à la tribu Basanga (Bunkeya), province du Katanga. Selon une source jointe au téléphone à Lubumbashi, Kalamba Banika serait proche du premier cercle du pouvoir kabiliste où trône le duo de choc Augustin Katumba Mwanke-Joseph Kabila. Signalons que le protocole d’accord sino-congolais a été signé le 17 septembre 2007 à Beijing par l’administrateur directeur général adjoint de la Gécamines, Calixte Mukasa Kalembwe. Un homme réputé proche de Katumba qui a exercé à la fin des années 90 les fonctions de gouverneur du Katanga. Dans un article daté 23 juillet dernier intitulé «Kinshasa joue l’avenir de la Gécamines», la newsletter «Africa Mining Intelligence» écrivait que l’actuel patron de la Gécamines, le Canadien Paul Fortin, initialement engagé sur la base d’un contrat avec le cabinet-conseil Sofreco a rompu avec celui-ci. Bien qu’il a n’a pas atteint les objectifs contenus dans son contrat, Fortin a été confirmé dans ses fonctions au terme d’une ordonnance présidentielle. «Fortin bénéficie de «solides soutiens» au sein de la Copirep (Comité de pilotage des entreprises publiques, Ndlr) et de l’appareil d’Etat.», soulignait la newletter…

B. Amba Wetshi
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5 Réactions

Henri Tudor Kamanayo [henrikam@voila.fr] 28/04/2008 07:28:18
Monsieur le rédacteur en chef de Congo Independant,

La réponse à votre question saute aux yeux : la personne qui se cache derrière le mystérieux investisseur appelé KALAMBA BANIKA n’est autre que le Président de la République lui-même.

En effet KALAMBA BANIKA est l’anagrame de KABILA KANAMB(E).

Les amateurs de scrabble n’auront pas tardé à découvrir la supercherie



Tosi [tosilisa@yahoo.fr] 28/04/2008 11:21:49
Mes chers compatriotes,

Vous vous êtes choqués après les déclarations peu diplomatiques de Karel de Guth, ministre belge de son état. L’êtes-vous également après lecture de ce maquillage de conclusion de contrat avec les chinois? Pensiez-vous qu’une société d’un pays occidental aurait signé pareil contrat sans que les organisations citoyennes de son pays ne réagissent? Il y a là visiblement et honteusement corruption. Les auteurs seront poursuivis un jour. Joseph Kabila l’avait dit "la porte des prisons sont grandement ouvertes". Qui pouvait penser que Olusengu Obasanjo, président du Nigéria et chouchou des américains avec la visite des deux de ses présidents, toute sa famille seraient poursuivis aujourd’hui pour corruption? Katumba et Kabila attendront leur tour. Je prends date avec vous que les élections de 2011 n’auront pas lieu aux dates indiquées.



luba [soulitaire7@hotmail.com] 28/04/2008 14:02:24
Mais monsieur le redacteur, c`est incroyable les reactions que vous publier sur votres sites. Certaines frolent le ridicule.

Je viens suivre des infos objectifs sur votre site. Mais ce qui est decevant ce que vous n`etes plus objectifs orsque vous tolerez certaines histoires.



Teddy Mfitu [teddymfitu@yahoo.fr] 28/04/2008 18:22:35
Après la signature et la revisitation des contrats de Mr Kabila et ses sbires dans une opacité totale,qui a vu notre pays hypothéquer 33% de son territoire pour des miettes,le peuple congolais a le droit de se démander si nous avons vraiment dans ces conditions besoin des prets opaques à hypothèque nationale pour une exploitation à long terme ?

Mr Kabila et son congglomérat d’aventuriers de l’AFDL-PPRD-AMP au pouvoir continuent leur bon bout de chemin et dans la meme mauvaise direction malgré toutes les alertes,malgré toutes les dénonciations de la planète toute entière.

Pour ceux qui doutaient encore de la capacité de nuisance politico-socio-économique de l’homme à la grande capacité d’écoute ce cas illustre parfaitement à lui seul le danger que représente cette bande de jouiseurs au pouvoir en Rdc.

Pendant que les laudateurs et politicailleurs du regime passent leur temps à rever sur les incantations de leur champion sur les 5 chantiers,la réalité de son ascension au pouvoir s’avère tout autre que le bien-etre communautaire.

En 7 ans de pouvoir seulement,Joseph Kabila a porté plus de préjudice sur tous les plans à la nation congolaise.
Plus que tout autre citoyen congolais de toute notre histoire en tant Territoire autonome,Etat indépendant,Pays souvérain et Nation libre.

De l’insécurité chronique sur l’ensemble du territoire national à la situation de non guerre,non paix caractérisée en passant par l’atteinte grave à la souverainneté nationale et l’expoliation de nos richesses minière,forestière et énergétique.

Que nous reste t-il encore comme arme stratégique face aux defis de plus en plus élevés de la mondialisation ?
Que pouvons-nous espèrer d’un Joseph Kabila qui a prouvé à suffisance son incapacité notoire à mobiliser les énergies nationales pendant 7 ans pour relever le defi du développement.

A la place que constatons-nous ? La gabegie financière caractérisée et le detournement à grande échelle des deniers publics d’une part et la porosité des frontières et le non respect absolu des droits de la personne humaine.

Joseph Kabila qui veut etre partout à la fois et incarner la nation congolaise par la médiocrité de ses actes,ne doit pas oublier que la Rdc n’est pas son bien privé ni celui de sa famille biologique et politique.

Qu’il s’octroie des parts dans toutes les entreprises publiques par l’entremise de ses hommes à tout faire est un delit,un crime.
Mr Kabila n’a pas le droit de voler la nation comme bon lui semble par ce qu’il a trouvé une certaine légitimité dans les urnes en trichant à la mascarade électorale de 2006.

Vivre ou mourir pour la patrie nous vaincrons.

Teddy Mfitu



NGIMBI DIA KONGO [ngimbi2@yahoo.fr] 28/04/2008 20:14:38
Le malheur du Congo, c’est d’avoir une classe politique viciée, vicieuse. Et caractérisée par une cupidité insatiable, elle est capable de tout, et se distingue particulièrement par son incroyable médiocrité dans la gestion de la chose publique. Comment peut-on, dans un secteur si stratégique, signer des contrats opaques engageant l’Etat pendant plus d’un quart de siècle ? Non, chers frères katangais, Joseph n’est pas de vôtre, ne vous méprenez pas. Hypothéquer l’avenir de toute une province au nom de cinq chantiers, il faut être irresponsable !!!
Personne ne peut prédire, dans quinze ans, ce que seront les cours du cuivre ou des autres minérais quand on voit l’évolution du baril de pétrole et surtout quand on analyse les différentes mutations économiques que connait le monde. Non, il n’est pas de vôtre.
Cependant, il y a lieu de constater que la classe politique congolaise se divise en trois catégories:
la première, majoritaire, 95%,irresponsable, irrévérencieuse et qui fait de la politique dans le seul but de s’enrichir. Capable de pires horreurs. Ne croyant qu’à son maintient au pouvoir.
la seconde, rêveuse et naïve, 3%, croit au développement mais prise en otage par ses intérêts personnels.Et par sa survie.
la troisième, vertueuse, prônant l’excellence, et soucieuse de l’avenir de la nation congolaise mais très minoritaire, 2% seulement de cette classe politique véreuse.
Et tout ce panorama politique est présidé, dirigé et même contrôlé par un vulgaire taximan de Dar Es-Sallem. Oh, Congo!!!


 

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