Oscar Kashala Lukumuenda, président de l’UREC. Photo CIC
Ancien candidat à la Présidence de la République lors de l’élection de 2006, Oscar Kashala Lukumuenda, 54 ans, est docteur en sciences de l’université de Harvard. Il vit aux Etats-Unis où, depuis 1992, il travaille au sein de la compagnie de biotechnologie «Cambridge Biotech Corporation» dans le Massachusetts en qualité de directeur des maladies tropicales. Depuis la proclamation de la victoire de Joseph Kabila en novembre 2006, Kashala a semblé prendre un peu de recul par rapport au microcosme politique congolais. De passage à Bruxelles, il a bien voulu parler à bâtons rompus avec notre journal sur la situation en RD Congo.
"La désignation d’un porte-parole de l’opposition rentre dans la stratégie du gouvernement qui consiste à museler l’opposition".
Que faites-vous à Bruxelles ?
Je suis venu rendre visite à mes amis ainsi qu’aux membres de ma famille qui habitent ici. Je suis venu également pour rencontrer des autorités belges. Il s’agit d’évoquer la situation politique en Belgique mais aussi au Congo. Il est certain que la Belgique joue un rôle important dans l’histoire de notre pays. Il ne faudrait pas que les Belges développent le phénomène dit du «Congo-fatigue». Certaines puissances avouent leur lassitude à l’égard des affaires congolaises. Elles préfèrent aller investir ailleurs. Le Congo reste pourtant un pays important qui doit jouer son rôle. Il ne faudrait surtout pas qu’on abandonne ce pays entre les mains des «prédateurs». Les personnalités belges que nous avons rencontrées savent que nous sommes déterminés à faire avancer les choses. Il faut bien reconnaître que le destin du Congo n’est pas seulement entre les mains des Congolais. Les puissances étrangères ont aussi un mot à dire.
Malgré votre participation à l’élection présidentielle, vous restez un homme plutôt mal connu pour la grande majorité des Congolais. Qui êtes-vous ?
Je m’appèle Oscar Kashala. Je suis un citoyen Congolais né à Lubumbashi, il y a plusieurs années (sourires). J’ai fait mes études primaires et secondaires à Lubumbashi. Par la suite, je me suis inscrit à l’université de Kinshasa où j’ai décroché mon diplôme de docteur en médecine. Après une spécialisation en médecine interne et en pathologie, je me suis rendu en Suisse avant d’atterrir aux Etats-Unis particulièrement à Massachussets Institut of Technology pour me spécialiser en cancérologie. Aux Etats-Unis, j’enseigne la cancérologie. Je suis responsable, pour toute l’Amérique du Nord et du Sud, du programme de cancérologie de la société allemande Merck. Comme vous le savez, je suis le président de l’Union pour la reconstruction du Congo (UREC). C’est un parti national qui a été agréé depuis le mois de novembre 2005. Je suis profondément intéressé par les problèmes de mon pays le Congo-Kinshasa.
Quelle est la motivation profonde qui vous a poussé à vous présenter aux élections présidentielles de 2006 ?
Chaque pays a certainement un destin. Le destin du Congo c’est d’être le pays qui devra servir de tremplin pour la stabilité et l’expansion économique du continent africain. Ce destin est tributaire d’une série de conditions. Il faut d’abord que le Congo retrouve la paix ; la population puisse avoir un emploi stable et se nourrir. Bref, il faut que le Congolais puisse connaître une qualité de vie qui lui permette de vivre – pourquoi pas ? – jusqu’à l’âge de 75 ou 80 ans, comme cela se passe sous d’autres cieux. Quand nous avons fait l’anatomie de la situation politique et sociale du Congo, il y a des traits très particuliers qui se sont dégagés au plan du développement humain. Le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) classe les pays d’après ce qu’il appèle l’«index du développement humain» qui regroupe une série des paramètres. Quelques exemples : 70% des Congolais ne mangent pas à leur faim ; 67% d’enfants qui entrent à l’école primaire n’achèvent jamais le cycle ; la mortalité infantile est la plus élevée au monde ; la mortalité maternelle mêmement. Le taux de chômage est de 87,3%. Ce sombre tableau ne peut manquer de susciter une question : Que faire pour sortir ce pays du pétrin ? Il est difficile de compter sur des gouvernants qui ont brillé par leur incompétence. Je me suis présenté aux élections présidentielles afin de mettre mon savoir-faire au service de mon pays. C’est bien cela la motivation qui m’a guidé.
Quarante-huit ans après l’accession du Congo à l’indépendance, l’Etat congolais paraît toujours incapable de répondre aux attentes de la population en terme de bien-être. Que faire pour conscientiser l’«élite» politique sur la nécessité de donner priorité au développement humain?
J’ai eu une réunion avec le staff dirigeant de la Banque mondiale à l’époque du président Paul Wolfowitz. Cette institution a l’habitude d’analyser le développement économique des pays à travers une série de paramètres clés. J’ai dit à mes interlocuteurs que le développement ne se résume pas uniquement à la quantité de nourriture qu’on peut donner à un peuple. Je pense qu’il faut ajouter un autre paramètre : la compassion. Il me semble que nous ne nous soucions pas assez de la souffrance des autres. En tant que citoyen d’un pays, nous avons des responsabilités vis-à-vis de ceux qui nous entourent qui sont généralement des personnes démunies. J’ai le sentiment qu’il manque dans notre pays l’esprit de responsabilité collective. A côté, il y a un goût effréné pour le matériel, c’est-à-dire l’enrichissement personnel au détriment du progrès collectif. Je l’ai dit à l’opposition congolaise. Je l’ai dit également à Kabila et ses troupes. A savoir qu’un pays appartient à ses citoyens. Les citoyens sont les véritables propriétaires de leur pays. Ce qui manque à la classe politique congolaise c’est bien cette capacité de comprendre que les biens publics n’appartiennent pas aux individus qui animent à certain moment les institutions de l’Etat. Notre pays souffre de la qualité des hommes qui le dirigent. Le drame du Congo c’est que n’importe qui peut devenir du jour au lendemain président de la République.
Vous vivez aux Etats-Unis d’Amérique, un pays de vieille tradition démocratique. Vous avez battu campagne au Congo lors de la présidentielle. Quels sont les enseignements que vous avez pu tirer des élections générales de 2006 ?
L’Amérique de Thomas Jeffersson et le Congo de Lumumba et de Kasa Vubu sont deux pays complètement différents. Comme vous le savez, aux Etats-Unis tous les citoyens sont nés égaux sur le plan des libertés fondamentales et des valeurs humaines. Il n’y a ni grand ni petit citoyen. Les Etats-Unis est un pays qui a compris que la richesse et la force d’un pays reposent sur la vivacité de ses citoyens. C’est à dire que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour permettre à la population de satisfaire ses besoins les plus essentiels. Les principes démocratiques y sont appliqués sur toutes les sphères de la vie. Le Congo c’est tout simplement l’inverse. C’est un pays où un groupe d’individus qui se croit supérieur s’emploie à dominer les autres considérés comme inférieurs. Dès lors qu’on accepte cela comme principe, on ouvre la voie aux brimades et autres violations des droits de l’homme. De fil en aiguille, on viole les lois électorales et toute la législation du pays du fait du non respect de la personne humaine. Il est temps que chacun de nous sache que les citoyens congolais sont les premiers propriétaires du Congo…
Lors d’un meeting tenu le 15 juillet 2006, vous avez dénoncé des «tracasseries administratives» dont votre parti a été l’objet. L’UREC avait fait état de «saisie» de son matériel de campagne à la Douane. Pouvez-vous expliquer ce qui s’était réellement passé ?
Vous savez, un dirigeant qui s’est installé au pouvoir grâce à des voies non démocratiques et qui tire d’énormes profits de cette situation, a tendance à se défendre, par tous les moyens, comme un lion blessé qui sent la mort proche. Nous avons foulé le sol congolais en tant qu’une force animée d’une autre toute autre vision politique. Notre formation politique avait tous les atouts en main pour relever le défi. Force a été de constater que le gouvernement avait mis en place des méthodes dignes d’un système fasciste pour nous «détruire». Nous avons rencontré des difficultés déjà pour obtenir l’agrément de l’UREC. Par ailleurs, nos téléphones ont été placés sur table d’écoutes. Il y a eu par la suite l’affaire dite des «mercenaires». Notre matériel électoral a été «gardé» dans les installations de la Douane à l’aéroport de Ndjili pendant un temps.
Quelle en était la raison ?
Aucune. Vous savez, on peut, dans notre pays, vous garder en prison pendant six mois sans que l’on vous dise les motifs de votre arrestation. Les fonctionnaires de la douane nous ont tout simplement interdit l’accès à nos matériels. Un jour, un douanier vous dit une chose du genre «vous n’aurez pas vos matériels». Un autre jour, un autre agent vous exige le paiement d’une «taxe». Une énorme taxe.
A combien s’élevait cette taxe ?
C’était une somme extrêmement élevée…autour de 200 à 300.000 U$S. Après avoir payé 50.000 U$S pour participer à l’élection présidentielle, vous pouvez comprendre qu’il n’était plus question de payer 200.000 dollars qui allaient atterrir non pas dans les caisses du trésor public mais dans les poches de quelques individus. Et surtout que nous savions que les matériels de campagne destinés au candidat Joseph Kabila ont été déchargés directement à partir du tarmac de l’aéroport. Nous avons fini par prendre possession de nos équipements. Une bonne partie de ceux-ci manquait.
Votre parti a par la suite été accusé d’avoir introduit des mercenaires au Congo…
Lorsque j’ai pris la décision de me présenter à l’élection présidentielle, j’étais conscient des écueils liés à une telle entreprise. Notre parti s’était bien préparé pour faire face à toutes les situations. C’est ainsi que le parti avait mis en place un système de sécurité extrêmement fort et efficace. Notre formation politique a fait appel à quelques professionnels américains à la retraite. L’UREC avait également sollicité les services d’une société locale de gardiennage. Nous ignorions que celle-ci avait des connexions avec le pouvoir.
Peut-on connaître le nom de ladite société
(Sourires). Je préfère ne rien révéler pour l’instant. Au fil du temps, nous nous sommes rendus compte que M. Kabila et ses hommes étaient au courant de tous nos faits et gestes. C’est ainsi que nous avons conclu un contrat de protection avec une autre société de protection en l’occurrence la sud africaine «Omega». Un matin, les agents d’Omega sont venus prendre leurs postes. Surprise : mes gardes venus des Etats-Unis ont disparu de leurs chambres d’hôtel. C’est en regardant le journal télévisé de la RTNC que j’apprendrai qu’ils ont été arrêtés. Mes agents étaient là assis par terre. Théophile Mbemba, alors ministre de l’Intérieur, a fait des déclarations stupides accusant mes «hommes» d’être des mercenaires. Mon avocat a connu le même sort. J’ai été moi-même invité à me présenter à l’immeuble «Kin Mazière» où se trouve les bureaux des services spéciaux de la police. M. Raüs {Ndlr, Raüs Chalwe Ngwashi, l’ancien patron de cette unité spéciale de la police nationale} est venu me voir dans ma suite. Il a dit «très poliment» qu’il voulait me poser quelques «petites questions» au sujet de «mes gens». Devant mon refus de répondre à cette «invitation», Raüs reviendra le lendemain à la charge en menaçant de me faire amener manu militari à Kin-Mazière. J’ai aussitôt fait venir mon avocat, Maître Mukadi Bonyi. Celui-ci s’est présenté au siège de la police en mes lieu et place.
Me Mukadi, un Congolais de souche, sera arrêté avant d’être expulsé vers la Belgique au motif qu’il est détenteur d’un passeport belge…
C’est une sottise quand on sait que plusieurs membres du Parlement congolais possèdent des passeports belges, français ou américains. Mukadi Bonyi est un Congolais d’origine. Il est depuis deux décennies professeur de droit à l’université de Kinshasa et avocat près la Cour suprême de justice. Comment n’a-t-on pas pu, durant tout ce temps, réaliser qu’il était Belge ? Je sais que plusieurs parlementaires actuels ne sont pas Congolais de souche. Je pense que Me Mukadi doit certainement repartir. Les autorités congolaises qui me lisent doivent savoir que mon avocat a été victime d’une grave injustice. L’affaire dite des mercenaires n’a été qu’une cabale. Un mensonge. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle étaient arrivés les diplomates en poste à Kinshasa faute de faits matériels susceptibles d’étayer les affirmations de l’ancien ministre de l’Intérieur Mbemba. Me Mukadi Bonyi doit rentrer au pays pour reprendre ses activités.
Selon vous, que ce qui a changé en RD Congo, vingt-deux mois après l’organisation des élections générales ?
La situation au Congo est pire qu’avant les élections. Le docteur Charles Brenan a publié dans la revue scientifique «Lancet» en janvier 2006, un article intéressant sur la mortalité au Congo. A cette époque, il y avait 3,5 millions de Congolais jugés comme morts. Une nouvelle étude réalisée par «International Crisis Rescue» indique que près de deux millions d’individus ont péri au Congo depuis l’organisation des consultations politiques. De quoi sont-ils morts ? Ils sont morts de violence. Ce qui se passe au Congo n’a jamais été vu ailleurs en dehors de la Deuxième guerre mondiale. Sur le plan économique, la situation est loin d’être brillante malgré qu’on entend ci et là que la croissance serait de 5 à 6%.
Quelles sont les causes de cette situation ?
Le Congo-Kinshasa est dirigé par un président de la République qui n’a pas les capacités nécessaires pour gouverner un Etat.
Ce président a pourtant été élu au suffrage universel direct…
Il a été élu…là encore, il y a eu des choses discutables. On en parle très souvent avec nos «amis» belges, allemands et britanniques. Vous n’ignorez sans doute pas les conditions dans lesquelles s’étaient déroulées ces scrutins…
Dans quelles conditions… ?
Il y a eu «beaucoup de choses» qui n’ont pas marché. L’essentiel c’est que l’élection a eu lieu et nous avons un président de la République qui a des responsabilités. Il doit prendre ses responsabilités. Force est de constater cependant que le chef de l’Etat est loin d’accomplir les tâches qu’on attend de lui. Il en est de même du Premier ministre.
A quoi attribuez-vous la résignation générale qui règne au Congo ?
Le Congolais est un être très patient. C’est une qualité. Je n’exhorte pas le peuple à se lancer dans des actes de violence. Cependant, il arrivera un moment où ce même peuple dira : «trop, c’est trop». Le 4 janvier 1959, ce même peuple a dit «Non!».
L’opposition paraît comme tétanisée depuis ces élections…
Cette situation était prévisible. Le départ de Jean-Pierre Bemba en exil a quelque peu «déchargé» les batteries du MLC. Quant à moi, j’avais pris un peu de recul pour analyser la situation du Congo. Je me remets au boulot maintenant. Au niveau de l’opposition, il y a des zones de fracture qui sont énormes. L’opposition manque une unité au niveau idéologique. En fait, l’opposition congolaise n’est pas une véritable opposition. Elle est composée des groupes ayant des intérêts divers, voire divergents. Nous nous préparons à rentrer au Congo. Je crois que les choses vont changer.
A quand votre retour à Kinshasa ? Très bientôt !
Quelle est la position de votre parti après l’arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba par la Cour pénale internationale ?
Pour le moment, l’UREC a pris acte de la décision de la CPI de poursuivre Jean-Pierre Bemba Gombo pour «crimes contre l’humanité, crimes de guerre, viols, tortures, pillages», qui auraient été commis par les éléments du MLC en Centrafrique. Notre parti déplore cependant l’exploitation médiatique autour de cette affaire qui tend à donner du prévenu Bemba l’image d’un criminel d’ores et déjà condamné avant même d’avoir été entendu en ses dires et moyens de défense. Jean-Pierre Bemba Gombo jouit du droit de la présomption d’innocence. Et que tant qu’aucune condamnation à sa charge n’aura été prononcée, les uns et les autres devraient s’abstenir de diffuser toute image ou de tenir des propos de nature à accréditer dans l’opinion publique la conviction que sa culpabilité est établie en fait et en droit.
Quelle est la position de votre parti sur la désignation du porte-parole de l’opposition ?
C’est un peu prématuré dans un pays où les structures sont généralement fragiles. Je ne peux m’empêcher d’ajouter que compte tenu de sa longue lutte, il me semble qu’on ne peut parler de l’opposition congolaise sans penser à Etienne Tshisekedi. La désignation d’un porte-parole de l’opposition institutionnelle tend à éluder qu’il y a une autre opposition qui représente le peuple congolais. Il me semble que la désignation d’un porte-parole de l’opposition rentre plutôt dans la stratégie du gouvernement qui consiste à museler l’opposition.
Avez-vous des contacts avec Joseph Kabila ?
Je n’ai jamais eu de contacts directs avec Joseph Kabila. Je connais en revanche certains membres du gouvernement ou des personnalités proches du président de la République. Il nous arrive de partager un verre.
Si vous aviez l’occasion de rencontrer Joseph Kabila, que lui direz-vous ?
Je lui dirais d’abord qu’en tant que chef d’un Etat, il doit assumer les responsabilités qui sont les siennes. Je lui dirai ensuite : responsabilités, responsabilités, responsabilités.
Quels sont vos projets d’avenir
J’ai un grand souci, celui de voir le Congo-Kinshasa rejoindre le cercle des nations prospères, stables et respectées dans le concert des nations. Mes projets d’avenir sont orientés dans cette direction.
Paul Kilimamoto [pkilimoto@yahoo.fr] 29/05/2008 01:40:35
Ayant fait le meme College St. Francois-de-Salles de Lubumbashi que le Dr. Oscar Kashala, nous sommes non seulement de la meme tendance intellectuelle, mais aussi tout a fait d’accord avec sa lutte politique. Les etudes secondaires forment "l’Homme"; tandis que les etudes universitaires le prepare a sa "Profession". Le manque criant d’une education de base et formation professionelle classiques du (pseudo) president Jeff Kabila explique ses insuffisances (et donc incompetence) au sommet comme l’insinue le Dr. Kashala. Revenu de Dar-es-Salaam en 1996 par le biais de l’aventure AFDL et dans le conglomerat d’opportunistes et ramassis de "cousins" BalubaKat (inclu Kakudji, Kongolo, Masangu), le petit Jeff a du "improviser" partout ou son paternel le bombardait... Et souvent il se trouvait au plafond de ses competences selon l’’adage Americain "Peter Principle". Bref, la RDC merite mieux au sommet. Le Dr. Oscar Kashala represente l’espoir d’une nouvelle classe politique en RDC. Une classe qui ne se rue pas sur le pouvoir afin de vite s’enrichir. Une classe qui comprend qu’il n’y aura jamais vrai development socio-economique sans un veritable "etat de droit"; donc, se fondant sur le respect strict de la Constitution et de lois. Malheuresement, pour le moment, le grand probleme des Congolais reste leur "peur des balles". Une peur qu’un petit aventurier et ex-chauffeur de taxi venu de Dar-es-Salaam utilise pour leur enlever de droits les plus elementaires que la Constitution leur garantis. Certes, personne ne veut mourir unitilement. Mais la valeur d’une nation se mesure aussi dans les sacrifices que ses fils et filles sont prets a assumer pour defendre leurs droits. Ces sacrifices inclueraient la defenestration par voie de "revolution" si necessaire de la clique de criminels et tueurs au sommet de l’Etat! Au cher Dr. Kashala, nous lui prions de continuer sa noble lutte pour l’avenement de l’etat de droit en RDC; et le debut de l’emancipation economique de notre cher pays. Car 2011 n’est pas loin: Kabila et son ramassis de jouisseurs AMP devront rendre de comptes sur leur gestion catastrophique du pays; une gestion inbue de multiples violations de droits, massacres, contrats leonins et blanchissements d’argent!
Cet homme devenu politicien congolais, uniquement dans le but d’aider la Nation congolaise et son peuple à quitter le sous-développement et la médiocrité des élites, aura effectivement engloutit tant d’argent, de moyens et de disponibilité afin qu’il s’approche du pouvoir.
N’ayant pas réussi à se faire élire, malgré toute l’estime et la popularité que sa personnalité et son discours ont suscité, tout simplement parce qu’il a été empêché par les organisateurs occidentaux de ces élections, par Kabila et son régime.
Dans l’histoire de notre pays, je n’en connais aucun homme politique de ce niveau d’abnégation et de renoncement.
Absolument rien ne l’aurait empêché de chercher à voir Kabila pour récupérer son argent comme beaucoup l’ont fait avant même la tenue des élections.
Réfléchissons sérieusement !
Historiquement, parce que nous avions cédé à la manipulation de ceux qui envient le destin exceptionnel réservé à notre terre natale et notre peuple par Dieu et par l’histoire, nous étions toujours hélas dramatiquement divisés dans nos choix. Ainsi Patrice Lumumba, Joseph Kasa Vubu, Mgr Malula, et finalement Mobutu n’ont pas pu pour certains jouer leur rôle dans la consolidation de l’indépendance du Congo, et pour d’autres s’ajuster et défendre dignement la Nation.
Cet homme Kashala n’a rien de tous ces compatriotes et ces aînés qui ont humilié la Nation par la corruption, la trahison et l’égoïsme. Il est transparent, clair et limpide. Seuls nous les congolais pouvons réellement juger de sa droiture, de son amour pour notre pays et notre peuple.
Chers compatriotes, soutenons-le avant que les prédateurs congolais et étrangers de tous bords en fassent une nouvelle victime de notre destin! Nous avons été des illustres spectateurs dans la fausse élection de Joseph. Organisons-nous pour barrer la route à ce qui est entrain de se préparer à nos yeux depuis l’événement du week-end dernier.
PAROLE,PAROLE,PAROLE......COMME DRAIT LA CHANSON DE DALIDA.............. KASHALA EST REELLEENT AMOUREUX DE SON PROPRE REFLET DANS LE MIROIR.
AVOIR DES DIPLOME NE VEUX RIEN DIRE SI ON NE MAITRISE PAS LA SITUATION CONGOLAISE ET SURTOUT SI ON NE VIT PAS AU CONGO.
FREQUENTER LES OCCIDENTAUX N’APPORTE PAS DES VOIX ,NI LA SYMPATIE DU PEUPLE.
S’ENTOURER D’UN SERVICE DIT"PROFESSIONNEL DE PUBLIC RELATION"......NE REND PAS ELIGIBLE.
KASHALA EST UN BEAU PARLEUR QUI A BIEN RETENU SA LECON DE DICTEE...........MAIS SUR LE PLAN PRATIQUE ET HUMAIN C’EST UN ZERO POINTE.
CRITIQUER LE POUVOIR NE FAIT PAS DE LUI UN OPPOSANT DE HAUTE FACTURE............. IL NE CONNAIT RIEN DE LA VIT CONGOLAISE DE TOUT LE JOUR. IL NE CONNAIT MEME RIEN DE LA VIT DES CONGOLAIS QUI VIVENT AU USA.A PART PEU ETRE LA VIE DES GENS DE SN VILLAGE QUI L’ADULENT ET LE VENERENT
IL NE M’ A JAMAIS PERSUADER.AU CONTRAIRE...MES DOUTES SUR LUI SE SONT TOUJOURS AVERE ETRE RELLE.
QUE IL NOUS DISE LES GRANDS PROJETS QUE LUI LE TRES BRILLANT PROFESSEUR PHD A DEJA FAIT AU CONGO AVEC UN IMPACT REEL.........
ON EST UN LEADER POUR UNE NATION ET NON POUR SON VILLAGE............IL A ENCORE DU CHEMIN A FAIRE.
J’ai toujours une grande admiration de DR KASHALA LUKUMUENDA,vous savez que KASHALA un pur congolais de souche et MULUBA pendant le premier tour il a ete ELU A MBANDAKA A 100% PAR LES BANGALA PCQ IL AVAIT PROMIT SI IL EST ELU PRESIDENT IL DOIT CONSTRUIRE UNE GRANDE USINE DES POISSONS ET D’AUTRES USINES POUR LES AUTOCTONES DE LA REGION.
Voici le future dirigeant que le congo de demain apres l’IMPOSTURE EN A BESOIN,ET J’AI BCP D’ADMIRATION POUR LUI TOUT SIMPLEMENT IL EST CONGOLAIS PUR,JE CROIS QUE VOUS M’AVAIT SAISIT.
DR KASHALA NE VOUS DECOURAGER PAS CAR VOUS ETES UN GRAND VISIONAIRE POUR L’AVENIR DE VOTRE PAYS QUI EST LE CONGO BIENSUR.
steve [congonabiso@caramail.com] 29/05/2008 11:16:42
J’apprécie les bonnes déclarations d’intention de Dr KASHALA, Mais s’il veut réellement changer les choses dans ce pays abandonné entre les mains d’un pouvoir incapable de répondre aux aspirations fondamentales de la population; Il doit accepter de renoncer à ses privilèges et rentrer s’installer au Congo pour mener la lutte qui nous affranchira de ce pouvoir inhumain . Car se limiter à émettre des critiques, à partir de sa tour d’ivoire américaine ,ne nous aidera en rien
Vraiment etant un congolais de souche,n’ayant pas de parti pris,j’ai constate que Le Dr Kashala est vraiment un bon leader qui a un souci profond pour ses compatriotes.Je ne sais qu’a lui dire merci et si il continuera ainsi un jour le congo aussi lui sera reconnaissant.Il a tout parle et a tout dit sans macher les mots.Que ceux qui nous dirigent cherchent a ameliorer la vie quotisienne du pauvre congolais.Qu’ils sachent si ils sont ce dont ils sont d’abord grace aux congolais.Que le congo appartient d’abord aux congolais apres viendra les autres groupes bien que le congo est grand et riche.Il faut que ses richesses profitent aux congolais qui souffrent.Merci Docteur le congo vous sera reconnaissant de toute tes diagnostiques.
Tant que nos politiques auront cette tendance dangereuse et nuisible à faire de la politique nationale congolaise toujours avec l’aval des personnalités étrangères et de puissances occidentales,notre pays ne se relevera point et ne sera jamais une puissance sous-regionale,continentale et mondiale.
Bien que n’ayant pas pris part à la mascarade électorale organisée en 2006 qui légitima le pouvoir de l’imposteur connu sous le pseudo de Joseph Kabila,une chose m’avait pourtant frappé. C’etait la personne de Mr Oscar Kashala.
Il a eu à imprimer une dynamique nouvelle et qui pour des raisons que lui seul pourra nous les dire un jour la briser. La mère-patrie avait en sa personne une personnalité politique qui non seulement n’etait pas un Seigneur de guerre mais aussi n’avait jamais tué un seul de ses fils.
Qu’a t-il fait ensuite ? Il rentra aux Etats-unis et brisa l’élan nouveau qu’il venait d’imprimer. Or sa présence au pays après la mascarade électorale devait etre une occassion pour le peuple de voir la politique autrement.
Son combat devait etre de conscientiser la nation toute entière pour mettre fin au règne des Seigneurs de guerre. On ne peut pas comprendre que dans un pays où les éminences grises ne manquent pas qu’on ait un culte comme chef de l’Etat.
C’est tout simplement impensable qu’on ait une telle médiocrité,une telle incapacité,une telle incompétence au sommet de nos institutions nationales.N’ayons pas peur de nous poser des questions qui fachent sincèrement à qui incombe la faute d’avoir Joseph Kabila comme president de la république ?
Vouloir mettre son savoir-faire au profit de son pays est légitime. Mais faire de la politique à temps partiel lorsqu’on manque à faire est inacceptable.Soit on est politique et on s’investit pleinement dans cette tache,soit on ne l’est pas et on se limite à faire des interviews et des analyses.
Ce qui manque à la classe politique congolaise ce n’est pas seulement cette capacité de comprendre que les biens publics n’appartiennent pas aux individus qui animent à certain moment les institutions de l’Etat.
C’est aussi cette legèreté à faire du combat politique un objectif à court terme pour acceder au pouvoir sans que le peuple,lui, ne puisse savoir qui vous etes et c’est quoi votre projet politique. Surtout d’où viendront les moyens pour le réaliser.
Notre pays souffre et de la qualité des hommes qui le dirigent et d’un manque de vision collective à moyen et long terme. C’est une évidence que c’est un veritable drame pour la Rdc que n’importe qui devienne du jour au lendemain président de la République.
Aussi drole et curieux que cela puisse paraitre,beaucoup de ceux qui qualifient certains nationaux averés d’étrangers pour avoir obtenus un passeport étranger sont ceux-là meme qui ont un passé flou,une nationalité congolaise d’origine douteuse.
L’opposition politique congolaise doit savoir jouer serrer face à ce qui arrive à l’un de nous et privilégier l’utile à l’agréable. C’est dans l’adversité que la lutte politique obtienne un sens,que le collectif prime sur les intérets partisans et les ambitions démesurées.
Ainsi à l’absence de Jean-Pierre Bemba comme probable futur porte-parole de l’opposition politique congolaise,Etienne Tshisekedi devrait etre désigné à ce poste.Ceci aura un avantage,celui de préparer une bonne alternative au pouvoir de Mr Kabila.
J’ai apprecié cet interview. Car en la lisant, on peut distinguer les qualités intellectuelles de Mr Kashala et sa bonne volonté pour le Congo. Personnellement je semble le preferer à certains leaders populistes, qui ont déjà fait leurs preuves de mauvais gestionnaires de la chose public, arrogant, démagogue, cruel, au verbe facile tant en Lingala qu’en Francais; mais que les congolais adulent seulement à cause de leur capacité d’arrangeur et de manipulateur des consciences. Des "petits Mobutu". Des assoiffés de pouvoir sans vergogne qui n’ont jamais rien fait pour le Congo meme quant ils en avaient l’occasion et le moyen. Qui ont plutôt martyrisé ce meme qu’ils pretendent defendre aujourd’hui. Soni na bango. Mr Kashala doit maintenant faire un effort pour apprehender les realités du Congo profond et non pas seulement à travers les études menées par les chercheurs americains. Merci.
David [David@yahoo.com] 29/05/2008 19:17:46
Notre peuple a besoin des visionnaires, des vrais Leaders capable de défendre les interets du Congo, capable de participer aux débats...c’est alors que nous démontrerons à la face du monde que nous sommes une nations avec un idéal. Nous sommes un peuple capable de se pendre en charge. Pour moi Etienne Tshisekedi, Dr. Kashala... incarnent ce genre de Leadership.
Kapepel [kapepel@yahoo.fr] 29/05/2008 21:11:07
Wafuako ka kubwa, j’aimerai quand même souligner quelque chose mais qui ne vient pas de moi. Je cite le défunt pasteur Lukusa * ce pays n’a jamais été gouverné par un Universitaire* dites amen et je progresse. Si ceci est faux alors Dr Kashala reste là où tu es! Toutefois, votre démarche que je qualifie de * imaginaire lié à l’histoire* risque de faire que de *l’échafaudage*! Pour motif : qui ne sait pas que la Belgique et ses Belges sont restés nostagique depuis la date du 30 juin 1960 ? Voulez-vous que je vous apprenne que les plus souvent, les orphelins et/ou les nostalgiques empêchent aux parents de refaire la vie autrement ! Et ça, c’est la spécialité belge. Qu’est-ce qui vous empêche de *dessiner* notre plan aux USA et venir l’appliquer au Congo ? Vous êtes venu accompagner l’AFDL, croyez-vous que le défunt Mze fut venu en Belgique pour négocier avec les Belges ? Heeeee Nduk’angu, la logique orthopédiste telle que l’aviez apprise en médecine s’impose pour débarrasser d’abord le Katanga puis le Congo de tous ces peureux qui ont offerts notre nationalité à cet homme qui nous rend malade. Ecoutez-moi bien, si vous croyez avoir une idée de briguer un mandat au pays de tes parents, fait tes plans en USA, revenir encore en Belgique pour négocier je ne sais quoi ; équi vaudrait à celui qui chercher à trouver une réponse à . * uku na maneno na simba, una kutana na ye, akubambe, un’anza tena ku négocier, svp, unipelke kwa ...*. Cher compatriote, savez-vous combien de docteurs avons-nous au Katanga et au Congo ? N’est-ce pas que Kanambe serait devenu Doctor H ?
Manu [manu_lilo2000@yahoo.fr] 30/05/2008 02:02:29
Docta, il est vrai que vous aviez fait une très bonne campagne n’eut été les agissements des autoriités contraire à la libetrté et aux droits de l’homme, il y aurait eu une autre donne. Etre congolais de souche ne suffit pas comme veulent nous faire croire ici et là nos compatriotes, mais congolais de raison et de coeur, capable de servir son pays. Ah, le congo de lumumba et de kasa vubu. Le premier par son ignorance de l’homme blanc pensait que l’occident allait lâcher pour ses beaux yeux les belges après l’humiliant propos tenu à l’égard du roi beaudouin 1 et dernier.Naïf jusqu’aux os, se croyant souverain et bien agir en demandant l’intervention du bloc soviétique en faisant fi du partage éffectué au grand marché de berlin. L’autre, kasa vubu, certe mou mais un poils d’honnêtété, qualité rare chez les noirs, n’a pas eu l’adhésion de la population tout simplement parce qu’il n’était pas comme elle, c’est à dire, travailleur, soucieux du bien être de son peuple, sobre, incorruptible, honnête. La colision des 2 mentalités distingues seméra le chao pour enfanter dans la douleur les 32 ans de mobutisme. L’histoire se répète.
François Mbonigaba Akilimali [fmblio@hotmail.com] 30/05/2008 11:14:14
Arretons de condamner Jean Pierre Bemba avant son jugement! Il n’ya pas encore absence de ce dernier pour proposer d’autres personnalités au poste de porte parole de l’opposition. Arretons de faire le jeu du pouvoir, l’opposition doit désigné Jean Pierre Bemba porte parole et Etienne Tchisekedi wa Mulumba vice porte parole, répresentant, l’opposition non parlementaire.
À Dr. Kashala, faire du combat un objectif à court terme pour acceder au pouvoir, s’appel de l’opportunisme politique. Cependant, je partage avec vous les idées développées dans cette interview. Je vous demande tout simplement de consacrer encore un peu plus de votre temps à écouter le peuple sur les terres des ancêtres et non pas à partir des rapports des ONG’s ou des quelques individus à des milliers de km du pays.
Le congo à besoin de toutes ses compétences pour rejoindre le cercle des nations prospères!
Encore 2 ans et demi pour changer les choses.
lulasu [mlupasu@yahoo.fr] 30/05/2008 16:42:06
Docteur Kashala c’est bien beau de revenir à la charge comme un ovni sur la scène politique congolaise question de bien créer l’embrouille, que veut dire prendre acte de l’arrestation de JP Bemba selon vous? j’aurais voulu que vous soyez explicite , dennoncez-vous cette politique de deux poids deux mesures!... d’un coté on arrête que des congolais mais on laisse les Nkunda , les fdlr etc..mais dommage, une fois de plus vous venez de prouver votre façon de faire l’embrouille, vos manières dolosives. cessez cher docteur de prendre les congolais comme des cobayes pour vos expériences scientifiques , vous étiez venus avec l’aval des vos amis américains soit-disant experts de je ne sais quoi(pillages, vols,..), vous avez nourri les congolais d’ illusions, alors que vous le saviez pertinemment bien que vos mentor vous ont emmené pour créer un simulacre d’election multipartiste en vue de placer l’incompétent que vous dennoncez. vous aurez du, ne pas participer aux élections.... maintenant au lieu de proposer des solutions , vous recommencez la même demarche de venir quemender le pouvoir aux occidentaux. allez plutot à Kin et associez-vous à Tshisekedi et les autres vrais opposants si vous l’êtes pour créer la vraie dynamite.
ce qui lui manque c’est la connaissance du terrain politique et son éloignement des masses populaires paysannes il sera vite encerclé par des prédateurs de son camp et ne pourra rien faire