Lambert Mende Omalanga, ministre des Hydrocarbures. Photo d’archives.
Ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende Omalanga se trouve dans une situation inconfortable. Il fait face à deux motions. La première est une interpellation initiée par ses "amis" de la majorité. La seconde est une "défiance" mise en œuvre par l’opposition. Les deux actions sont recevables. Il est reproché à ce membre du gouvernement un certain manque de rigueur dans la gestion de ce secteur.
La motion d’interpellation du ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende, suit son cours. Elle a déjà récolté plus du dixième des membres de l’Assemblée nationale. Elle est donc recevable. Il ne reste donc plus qu’au Bureau de l’Assemblée nationale de convoquer une séance plénière. Tout est parti de la question orale avec débat du vendredi 13 juin adressée au à ce ministre par le député national Jean Bamanisa Saidi sur la politique pétrolière du pays. Il est reproché à ce membre du gouvernement une gestion chaotique du secteur pétrolier. Du débat qui en a découlé, les députés ont constaté que les contrats pétroliers existants sont léonins. Par ailleurs, les rapports restent ambigus entre l’Ouganda et la RD Congo au sujet de l’exploitation commune du gisement pétrolier du Lac Albert. D’aucuns ont rappelé la promesse faite par le ministre des Hydrocarbures au Parlement l’année passée lors du débat sur la loi autorisant la ratification de l’accord sur l’exploitation et la production des hydrocarbures dans une zone maritime d’intérêt commun, signé à Luanda, le 30 juillet 2007 entre la RD Congo et la République du Congo. A l’époque, Lambert Mende affirmait que le vote de la loi allait se traduire par l’encaissement d’un montant de 600 millions de dollars au profit du Trésor. Notons que la question de la politique pétrolière avait été aussi évoquée à la même occasion. Mende avait affirmé que la définition de la politique pétrolière était fin prête au niveau de son ministère. Il ne restait plus qu’à la présenter au Parlement après adoption par le gouvernement. Rien de tout cela n’est arrivé. Il nie aujourd’hui avoir fait une telle promesse. Signalons en passant cette correspondance datée 24 mai 2008 qui sonne comme un désaveu pour lui. Cette lettre lui fut adressée par le directeur de cabinet du chef de l’Etat. Il y est écrit notamment : «sur décision du chef de l’Etat, toute attribution des droits miniers pour hydrocarbures est suspendue jusqu’à nouvel ordre. Il est par ailleurs demandé au ministre de présenter à la haute hiérarchie, les dispositions arrêtées par le ministère des Hydrocarbures en vue de la réalisation dans les meilleurs délais des études appropriées pouvant d’une part, renseigner suffisamment le gouvernement sur l’état réel de nos réserves pétrolières et d’autre part, servir de base à la définition, par celui-ci, d’une politique nationale de mise en œuvre des réserves susvisées au regard des besoins de développement du pays.» Un autre problème qui fâche est l’exploitation du pétrole de l’Ituri. Aujourd’hui, quatre sociétés se disputent l’exploitation du pétrole de l’Ituri. Il s’agit de Tullow Oil qui est associée à Heritage Oil, H-Oil, le groupe Petro SA et Divine Inspiration. Ces sociétés postulent pour l’exploration et l’exploitation des blocs I et II du Graben. Il n’y a pas très longtemps, la société civile et les parlementaires d’Ituri étaient fortement opposés à Tullow Oil qui était accusée d’être impliquée dans le financement des guerres d’agression menées par l’Ouganda contre la RD Congo. Aujourd’hui, il y a renversement des tendances. Ils appuient presque tous la société Tullow Oil contre H-Oil et Divine Inspiration. Ces nouveaux développements sont apparus quand le ministre des Hydrocarbures a voulu imposer un partenariat entre Tullow Oil d’une part et H-Oil et Divine Inspiration d’autre part. Il est vite apparu que ces deux dernières sociétés sont en fait des sociétés-écran, inconnues dans le monde pétrolier et de surcroît sans capacité financière. La population qui tient à ce que l’exploitation du pétrole lui soit profitable craint dès lors que ce qui est arrivé au Katanga avec l’attribution des mines à des spéculateurs ne se reproduise en Ituri. Au regard de la gestion pour le moins calamiteuse de tous ces dossiers, d’aucuns n’excluent pas que l’interpellation du ministre Mende, par la majorité, ne débouche sur la motion de défiance initiée, elle, par l’opposition. Si celle-ci est adoptée, la démission de Lambert Mende pourra conduire au remaniement du gouvernement.
simon ngenda [simonngenda@yahoo.com.au] 01/07/2008 11:52:21
Le geant congo ne manque de gens competentes mais il manque cruellement de gens responsables. Le governement de Joseph n’est rempli que d’irresponsables. De gens pretes a tout sacrifier au profit de leur propres interets. Voila ce dont mon tres cher Congo souffre.
La gestion Energétique et Petrolière par son excellence Mr le Ministre des Hydrocarbures Lambert Mende Omalanga illustre à lui tout seul l’amateurisme avec lequel les dossiers vitaux aussi sensible que stratégique de notre pays sont traités.
Pendant que beaucoup de pays africains et du golfe avec leur seul Petrole arrivent à peser sur les grandes décisions du monde,au Congo de Mr Kabila pourtant on s’amuse avec une matière si stratégique en ne définissant meme pas une politique nationale d’exploitation pétrolière.
Plus grave comme c’est maintenant devenu si ordinaire qu’on ne s’étonne meme plus Joseph Kabila s’associe avec des multinationales douteuses et peu scrupuleuses qui ont financé le génocide du peuple congolais avec nos 6 millions de morts depuis 1996 et des pays qui ont agressé et envahi notre pays pour exploiter nos richesses sur notre propre sol.
On se demande alors dans quel domaine le Gouvernement de Mr Kabila pourra exceller tant tous les secteurs de la vie nationale sont liés par des contrats léonins où malheureusement les memes negociants nationaux reviennent.
Tant que la mafia de Mr Kabila sera aux affaires,le pays ira toujours de mal en pis tant lui et sa bande à Augustin Katumba Mwanke,Jean-Charles Okoto,Evariste Boshab,Georges Forrest,Vital Kamerhe,Leonard She Okitundu,le generallissime Denis Kalume Numbi,John Numbi,Raus Chalwe etc dirigeront ce pays.
Pour une fois,les parlementaires congolais peuvent faire honneur au peuple ne fut-ce pour constituer une jurisprudence en obtenant la demission de ce Cameléon politique qu’est le Ministre des Hydrocarbures Lambert Mende Omalanga .
C’est l’avenir de nos enfants qui est en jeu dans ce dossier de l’exploitation et de l’attribution des droits miniers pour hydrocarbures car ni l’état réel de nos réserves pétrolières est connu par les élus du peuple actuellement mais la cessation des contrats est déjà à l’ordre du jour par ce ministre véreux et son géneral-major de president.