Le député Gilbert Kiakwama kia Kiziki. Photo C.I.C
Depuis que le vice-gouverneur Déo Nkusu a confirmé l’intrusion des militaires angolais dans deux villages de la province du Bas-Congo particulièrement dans le secteur Gombe-sud dans le territoire de Mbanza-Ngungu, aucun officiel congolais n’a pris position sur cette grave affaire au niveau national. Joseph Kabila continue à vadrouiller au Nord-Est du pays. A Kinshasa, le ministre de la Défense nationale Charles Mwando Nsimba se tait. Le chef d’état-major général de l’armée Didier Etumba et l’inspecteur général de la police nationale, le tout-puissant John Numbi, sont devenus aphones. Le gouverneur du Bas-Congo poursuivrait son voyage d’étude aux «States».
«Tokomi penza bato pamba!». Traduction : «Tout le monde nous nargue!». C’est la réaction, empreinte de dépit, formulée par un homme politique congolais joint au téléphone au début de la soirée de mercredi 4 mars à Kinshasa. Le regretté journaliste français Léon Zitrone, aurait dit : «Décidément, on nous prend pour de la gnognote».
Y-a-t-il un pilote dans l’«aéronef» RD Congo ? Qui est responsable de quoi dans ce pays aux allures de royaume de l’insouciance, de l’irresponsabilité et de la félonie ?
Indolence
Quarante-huit heures après la confirmation de l’occupation des villages de Sava Ina et Kuzi par des éléments de l’armée régulière angolaise - confirmation faite par le vice-gouverneur de la province du Bas-Congo, le PPRD Déo Nkusu, les gouvernants congolais se comportent comme à l’accoutumée. C’est-à-dire avec indolence habituelle. Mercredi, Joseph Kabila se trouvait encore au Nord-Est du pays où il devait rencontrer le président ougandais Yoweri Museveni à la frontière entre les deux pays. Signalons dans la foulée que le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe s’est rendu le même mercredi à Beni à l’invitation - sur convocation ? - du «raïs». Celui-ci ne démord pas, dit-on. Il tient à obtenir la démission du numéro un de la Représentation nationale avant la rentrée parlementaire prévue le lundi 16 mars. Plusieurs bonzes de l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle) auraient fait le déplacement.
Devrait-on conclure que les intérêts de Joseph Kabila et de sa famille politique ont préséance sur l’intérêt national ? Sous d’autres cieux, le chef de l’Etat aurait, toutes affaires cessantes, prit l’opinion à témoin. Il se serait adressé à la nation afin de situer le problème et rassurer la population sur les mesures prises pour remédier à la situation. Au Congo démocratique, les dirigeants n’ont pas de comptes à rendre aux citoyens. Kabila se tait donc. A Kinshasa, le Premier ministre Adolphe Muzito a manifestement d’autres chats à fouetter avec son fameux plan visant au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les provinces du Kivu. On se demande bien avec quels moyens. L’exemple venant d’en haut, le ministre de la Défense nationale, Charles Mwando Nsimba, reste invisible. A la décharge des autorités précitées, il faut dire que les questions touchant à l’Angola relèvent des «dossiers névralgiques» gérés par le trio de choc Kabila, Augustin Katumba Mwanke et John Numbi. Il en est de même du Rwanda. Moralité : tout le monde attend le mot d’ordre du «raïs». Les affaires publiques sont réduites à ce niveau…
«Nos amis angolais»
En dépit de l’attitude inamicale dénuée de toute équivoque qu’affiche le régime de Luanda, il est stupéfiant d’entendre des responsables politiques congolais parler encore d’«amis angolais». Naïveté ou simple trouille? Joseph Kabila l’avait dit dans l’interview accordée à l’hebdomadaire «Jeune Afrique» en juin 2007 : «(…). Nous avons de très bonnes relations avec les autorités de Luanda».» C’était six mois après l’occupation de onze villages du territoire de Kahemba. Que veut l’Angola ? Le vice-gouverneur Déo Nkusu l’a expliqué sur un ton qui dissimule à peine l’impuissance : «(…). Certains de nos amis angolais pensent que la frontière d’aujourd’hui, de ce côté-là, à Gombe Sud, n’est pas à sa juste place. (…). Or, nous avons déjà eu à traiter ce problème en 2004. Je venais d’être nommé vice-gouverneur et avec mon collègue de la province du Zaïre, on avait trouvé un accord. (…). Voilà que 5 ans après, ils sont revenus.»
On apprenait jeudi que les militaires angolais, qualifiés d’«éléments incontrôlés» par le même vice-gouverneur, rechignent à rentrer d’où ils sont venus. Il faut dire que l’occupation des deux villages du Bas-Congo ne semble guère émouvoir un pouvoir conforté dans sa duplicité par certains médias qui excellent dans l’obséquiosité. Un confrère kinois connu pour son inféodation aux thèses kabilistes a cru tenir un «scoop» en écrivant qu’«on ne crie jamais à l’occupation d’un pays sans référence cartographique claire. Sinon on plonge en plein dans la manipulation et la désinformation.» Et d’ajouter : «En tout cas, avant le compte-rendu officiel du Conseil de sécurité du district des Cataractes chacun doit se garder de commentaires libres et infondés...». Voilà une dérive qui est loin de faire honneur à la profession de journaliste dont la première règle de déontologie se résume à trois mots : respecter la vérité. Et ce, «au nom du droit que le public a de connaître la vérité.»
Une armée dissuasive
C’est le lieu de saluer le sens du devoir d’un homme politique. Il s’agit du député national Gilbert Kiakwama kia Kiziki. Elu du Bas-Congo, Kiakwama a rompu le mutisme ambiant au niveau national en déclarant mercredi ces mots : «Je voudrais féliciter le vice-gouverneur Déo Nkusu de s’être rendu sur le lieu. Je tiens à répéter deux faits qu’il a relevés : la partie angolaise a renié sa parole. C’est un aspect très important à souligner. Lorsque nous signons des accords, nous devons nous assurer que nos partenaires les signent de bonne foi, dans la vérité et la justice. Nous devons nous assurer que nos partenaires sont sincères avec nous.» «Toute cette agitation, toutes ces agressions vis-à-vis de notre pays, a-t-il ajouté, n’ont qu’un seul fondement : nos partenaires, nos voisins, considèrent la République démocratique du Congo comme un pays faible. Si nous avions une armée dissuasive, personne n’osera faire ce qui est entrain de se faire.»
NGIMBI DIA KONGO [ngimbi2@yahoo.fr] 05/03/2009 22:19:26
Chers compatriotes,
Je tiens à remercier et, surtout, à féliciter Mbuta Baudoin AMBA pour sa détermination inébranlable à éclairer l’opinion congolaise sur cette nouvelle affaire qui met à jour la vrai nature du régime "Kabila". Oui, le Congo est un pays faible mais avec une classe dirigeante inconsciente, inconséquente et insouciante. Et caractérisée particulièrement par le désir immodéré des richesses, de l’argent. La cupidité. Croyez-moi, si en 1960, nous avions eu cette racaille des politiques, le Congo serait devenu une province belge. Avec un inculte heureux venu d’ailleurs, et fier de l’être, à la tête de ce parterre des flatteurs professionnels, des jouisseurs impénitents, des renégats de tout genre...bref une classe politique viciée. Que peut-on espérer? Enfin retenons qu’aucun pays dans le monde ne s’est rendu fort ou ne s’est développé par le simple fait du hasard ou avec une élite vicieuse ou corrompue.
Papa,Gilbert. Kabila trouve que dans notre Armée ,il n’a que des officiers supérieurs incompétents.Il s’agit de: 1è; Baudoin-Liwanga lieutenat Général incompétent.2è:Kisempia lieutenat général:incompétent.3è Dieudonné-Kayembe;lieutenat général incompétent.4è lieutenat général Lweshia incompétent. Didier Etumba bientot déclaré incompétent. seul aujourd’hui un seul Lieutenat général compétent est JOHN-NUMBI,capable de signer pour le compte du gouvernement de la république des accords en lieu et place du ministre de la défense et du chef d’ Etat major des Armées.et encore bientot il sera chargé de négocier l’entrée des troupes incontrolées de l’Armée de Déo-Nkusu de rentrer en Angola. Bravo commendent suprème Kabila-Joseph,Général-Major.
samoia [samoiayohan@yahoo.fr] 06/03/2009 00:04:22
Y-a-t-il un pilote dans l’avion? le commandant de bord est complice avec tout son équipage de AMP du détournement de l’avion ,qui peut encore douté de sa vraie mission a la tête de notre pays?une question a cet équipage composé des nos compatriotes,quel CONGO souhaité vous légué a vos enfants? les MUZITO,NZANGA,KAMITATU,ETUMBA et consorts,vous les soit disant congolais , votre complicité ne restera pas impuni,bientôt vous auriez a répondre;pour haute trahison et complicité envers la nation,même la lapidation est moins sévère comme condamnation par rapport a l’humiliation faites à la nation.si la terre de nos ancétre pouvez ouvrir sa bouche et vous engloutir comme a koré,j’aurais signé tout de suite!
François Mbonigaba Akilimali [fmblio@hotmail.com] 06/03/2009 14:12:35
La démocratie s’oppose à l’anarchie ou vide du pouvoir, la dictature et toute forme de pouvoir autocratique, ou encore toute confiscation du pouvoir par une poignée de personnes.
Pour l’intérêt supérieur de la Nation, reconnu par la grande majorité du peuple correctement informé, un pouvoir est conquis d’une manière autre que par les urnes et le consensus. Un pouvoir ne reposant que sur la force et non sur le consensus, ne peut que subir la sanction d’un coup de force populaire.
La trahison au sommet de l’Etat n’a pas commencer aujourd’hui. C’est depuis l’arrivé au pouvoir de Mr. Laurent Desiré Kabila qui au lieu de s’intégré dans le consensus national existant (celui de la conférence nationale souveraine) a exposé son pouvoir à la contestation. On ne retiendra à son actif que l’ introduction de puissances étrangères dans la gestion de l’Etat, bradage de la souveraineté nationale, guerres civiles et partition du pays, pillage systématique et éhonté des ressources et richesses du pays...Et que peut-on attendre du "fils" que la continuation des oeuvres du "père"?
Tout est aujourd’hui faux en RDC! La sanction du peuple ne doit pas attendre encore longtemps.
Je ne comprend pas pourquoi nous; Congolais nous nous lamentons a chaque fois que cela nous arrive.le Rwanda a ouvert la bréche, ça a marché,l’Ouganda aussi, l’Angola n’étant pas bete s’est dit pourquoi pas nous? maintenant il ne nous reste plus q’ua prier pour que tout les autres pays voisins ne s’y mettent pas.Un pays qui n’a pas d’armée ni de véritables nationalistes, ne peut s’attendre que a ce genre d’humuliation. Comme le dirait les Africains de l’ouest: IL N’Y-A-PAS GARCONS CHEZ-VOUS.