L’Ofida sous la coupe d’une maffia euro-congolo-libanaise
John Lumbala Tshidika photographié par un inconnu lors d’une séance d’interrogatoire à l’ANR.
Arrêté le 11 décembre 2008 à son domicile à Kinshasa par des agents de l’ANR agissant sur ordre de Kalev Mutond, administrateur directeur principal du DSI (Sécurité intérieure), John Lumbala Tshidika, ancien directeur des Ressources humaines à la Banque Congolaise, n’a pas été revu par ses proches. «Il a été relâché», dit-on à l’ANR. Qu’est-il devenu ? Depuis sept mois, des agents de cette Agence ne cessent de harceler son épouse et ses trois petites filles. L’aînée a à peine sept ans. Congoindependant.com est en mesure de démontrer que ce jeune cadre congolais est victime d’une maffia euro-congolo-libanaise. Enjeu : le contrat Ofida-CTC. Lumbala en sait trop. Il est ainsi devenu un homme à abattre. Le plus inquiétant dans cette affaire est l’implication quasi évidente de la Présidence de la République, de quelques membres du gouvernement et de la Banque centrale du Congo. Sans oublier le véritable «cerveau» : un banquier franco-libanais.
Enquête
Vendredi 12 juin, le Sénat congolais a auditionné notamment l’administrateur délégué général (Adg) de l’Office de douanes et accises (OFIDA), Déo Rugwiza Magera. D’aucuns espéraient entendre les sénateurs interroger Rugwiza sur le très controversé contrat d’assistance qui lie l’Office qu’il dirige, depuis quatre ans, à la firme américaine ou britannique (?) C.T.C (Customs & taxes consultancy). Le débat n’a porté que sur la question relative à l’exonération de frais de douanes sur le ciment gris importé. Le dossier «Ofida-CTC» appelle pourtant l’attention du Parlement. Et pour cause ? Un citoyen congolais se trouve en danger de mort. Son «crime» se résume au fait qu’il a assisté à la conception ainsi qu’à la mise en œuvre de ce «partenariat» conclu dans l’opacité la plus totale. En fait, il s’agit d’un contrat léonin au détriment de l’Etat congolais mais qui profite à quelques «puissants du moment». L’homme dont l’intégrité physique est menacée s’appelle : John Lumbala Tshidika. Celui-ci assumait les fonctions de directeur des Ressources humaines à la Banque Congolaise au moment des faits. Correspondante particulière de C.I.C à Kinshasa, Madeleine Wassembinya a, durant plusieurs mois, mené une enquête fouillée auprès des amis et connaissances de Lumbala. Objectif : cerner la personnalité de ce jeune cadre d’une part et de l’autre, tenter de comprendre les motivations qui poussent l’ANR, c’est-à-dire la Sûreté nationale congolaise, à s’acharner sur cet homme. Conclusion : cette affaire met à nu l’absence d’éthique au niveau le plus élevé du pouvoir d’Etat en RD Congo. Congoindependant met au défi quiconque de démontrer le contraire.
De la Vodacom à la Banque Congolaise
«C’est un idéaliste». C’est ainsi que répondent en chœur les personnes contactées pour décrire la «fiche psychologique» de Lumbala Tshidika. «Je verrai bien «John» jouer comme acteur dans le film «Les incorruptibles», dit en souriant un de ses amis. Titulaire d’un diplôme en Psychologie et en Management, ancien cadre dans la société de téléphonie cellulaire «Vodacom» à Kinshasa, John Lumbala Tshidika, 39 ans, est embauché le 1er février 2008 à la Banque Congolaise (BC) que dirige d’une main de fer le Franco-Libanais Roger Alfred Yaghi dont le titre officiel est «PCA» (président du conseil d’administration). «Yaghi est un homme très puissant. Il vaut mieux ne pas se frotter à lui. Grâce à des «cadeaux» qu’il a distribué ici et là, le banquier s’est fait des «amis» ou plutôt des obligés à la Présidence de la République, au gouvernement, au Parlement et au sein de l’appareil judiciaire», relate une source qui a requis l’anonymat. «L’actuel gouverneur de la Banque centrale du Congo est un des protecteurs de Yaghi. Jaynet Kabila serait aussi au nombre de meilleurs amis du banquier.» Roger Alfred Yaghi serait arrivé au Zaïre dans les années 80. Il gérait un petit garage de véhicules utilitaires de marque «MAN» avant de se lancer dans la «déclaration en douane». Après une courte expérience dans le transport fluvial, il se découvre la vocation de négociant en diamants. Et la banque. L’épouse Yaghi, née Florentine Kalubi Tshimanga, est le consul de la RD Congo au Liban. Elle a été nommée à cette fonction par Joseph Kabila.
Dès son entrée en fonction à la BC, Lumbala se voit confier le poste de directeur des Ressources humaines. En peu de temps, la personnalité de «John» attire l’attention de Yaghi qui lui confie une «mission discrète». De quoi s’agit-il ? Il s’agit de faire visiter les installations des ports de Matadi et de Boma à deux «expatriés». Les deux hommes, décrits comme étant des «retraités», ont pour signe particulier d’avoir oeuvré dans le secteur douanier durant de nombreuses années. L’un se prénomme tout simplement «Chris». Il s’agit apparemment de Christopher Outhwaite. Il réside en Espagne. L’autre se nomme John Bidway, un vieux copain au premier.
«Mission discrète à Matadi et Boma»
«La mission au Bas-Congo devait rester discrète pour la simple raison qu’aucun officiel congolais n’était encore «mis dans le coup» dans le projet en gestation dans la tête de Yaghi», raconte une source. John, Chris et John Bidway quittent donc la capitale à bord d’un aéronef de la compagnie «Air Tropiques». L’arrivée au chef-lieu de la province du Bas-Congo se déroule sans heurts. Un certain Ahmed, de nationalité libanaise, agent à la société de gardiennage «Delta Protection» - appartenant à Yaghi – , attendait au pied de l’avion. Destination : Port de Matadi. L’autorisation de visiter les installations est refusée. «Ahmed» glisse quelques dollars au préposé, le sésame s’ouvre aussitôt assorti d’une restriction : le quatuor peut visiter les lieux sans descendre du véhicule. Des photos de quelques endroits désignés par Chris sont capturées via le téléphone portable de John. Au Port de Boma, le groupe fait face à un refus catégorique. Qui a dit qu’il n’y a pas d’incorruptibles en RD ongo ? Quelques photos seront prises néanmoins à partir du bâtiment de la succursale locale de la Banque Congolaise située à un jet de pierres du port. Le trio John, Chris et John Bidway regagne Kinshasa. C’est à l’issu de ce voyage, dit-on, que le PCA de la Banque Cengolaise, aurait conçu l’idée de créer la firme de consultance dénommée «CTC» à marier avec l’Ofida. Pour garantir le succès de cette opération, le PCA a pris langue avec le cabinet présidentiel. Son interlocuteur n’était autre que le directeur de cabinet d’alors, Raymond Tshibanda Tunga Mulongo. John Lumbala a participé à la mise sur pied des structures en ce qui concerne la législation du travail. Soixante-trois expatriés atterrissent aussitôt à Kinshasa. Tous, des retraités. Ils portent la nationalité britannique mais vivent hors du Royaume-Uni. Le contrat de consultance Ofida-CTC est fin prêt. Le «dircab» du chef de l’Etat va peser de tout son poids pour amener le gouvernement du Premier ministre Antoine Gizenga à contresigner cette convention. Un petit couac : Gizenga résiste avant de céder. «Yandi Ve » aurait-il reçu une instruction pressante de la part de la «haute hiérarchie» ?
Un contrat léonin
La date de la signature du contrat est officiellement le 5 juin 2008. Une conférence de presse sera organisée le samedi 30 août dernier à l’hôtel Memling. Surprise. Trois ministres sont présents. A savoir : Athanase Matenda des Finances, Adolphe Muzito du Budget et Jeannine Mabunda Lioko du Portefeuille. Le premier et le dernier sont réputés très proches du député Augustin Katumba Mwanke, le «bras droit financier» de Kabila. C’est tard dans la nuit qu’un agent de la BC ira chez Matenda récupérer un exemplaire de la convention contresignée par ces trois «excellences». Il s’agit d’une dame dont nous taisons le nom. La présence de ces trois membres du gouvernement a mis la puce à l’oreille de plus d’un analyste congolais. Et pour cause ? Entreprise publique créée en 1987, l’Ofida jouit de la personnalité juridique. A ce titre, elle est en droit de conclure de manière autonome des contrats de partenariat avec des tiers sans l’immixtion des pouvoirs publics. Plus grave, le contrat Ofida-CTC n’a été précédé par aucun appel d’offres. L’avis de l’Ofida sur la viabilité de ce «mariage» n’a même pas été sollicité.
Que dit dans les grandes lignes ce contrat de consultance ? Dans le préambule, on peut lire : «Contrat d’assistance technique entre les soussignés, d’une part : la République Démocratique du Congo, valablement représenté aux fins des présentes par leurs Excellences Athanase Matenda Kyelu, Adolphe Muzito et Jeannine Mabunda Lioko, respectivement ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille, ci-après dénommé “ l’Etat ”, et, d’autre part : la société Customs and Tax Consultancy llc, en sigle C.T.C., société de droit des Etats Unis d’Amérique, dont le siège social est situé au Corporation Trust Center, 1209 Orange Street, Wilmington, Delaware 19801, Etats Unis d’Amérique, représentée par Monsieur Christopher Outhwaite, son directeur Général, ci après dénommée: “ le Consultant ”.» Quelles sont les obligations des parties ?
Les obligations du Consultant
«Le Consultant s’engage à : mettre en place une équipe d’experts internationaux chevronnés ayant une longue expérience dans le domaine de la reforme et la modernisation des administrations douanières, afin de réaliser le projet proposé dans son Offre de Service. Le nombre de ces experts est provisoirement calculé à 63 unités (…). Il pourra être augmenté ou diminué selon les besoins du Projet, et à n’importe quel moment. (…) ; obtenir une augmentation immédiate et durable des recettes douanières dans le cadre des activités de l’OFIDA. A cet effet, elle : 1°) apportera un soutien direct, par le canal de ses experts, aux opérations de l’OFIDA sur le terrain ; 2°) examinera attentivement les marchandises exportées et importées ; 3°) effectuera un audit post dédouanement ; et 4°) luttera efficacement contre la fraude douanière au moyen de l’enquête et du renseignement ; faire de 1’OFIDA une administration des douanes moderne, efficace et conforme aux standards les plus élevés en vigueur sur le plan international, tels que définis par l’Organisation mondiale des douanes (OMD).» L’Etat congolais, lui, s’engage dès la signature du contrat «à payer au Consultant (…), un montant forfaitaire de Sept Millions Cinq Cents Mille (7.500.000 ) Dollars américains. Ce montant est destiné à couvrir les frais de mobilisation, d’installation et de mise en chantier du projet.» Selon une source, ce montant aurait été versé par la Banque Congolaise. Un détail : la firme CTC qui promet de mettre en place une équipe d’«experts internationaux chevronnés» n’existe que depuis le 25 janvier 2008. Qui se moque de qui?
Les obligations de l’Etat congolais
Outre la somme de 7.500.000 USD à verser dès la signature du contrat, il y a mieux. En fait, les douanes congolaises sont désormais co-gérées par le duo CTC-Ofida. «Par la signature du présent contrat, l’Etat reconnaît au Consultant et à son personnel l’autorité nécessaire et le pouvoir : de gérer l’Ofida conjointement avec les autorités désignées par l’Etat, d’intervenir directement et à tout moment là où il existe une menace de fraude douanière et de faire détenir les personnes ou les marchandises dans les cas flagrants de fraude ; d’accéder à, d’examiner, de contrôler et de vérifier, selon le cas : les installations, le personnel et les documents et archives de 1’Ofida, de l’OCC, de l’Ogefrem et de 1’Onatra ; les installations, le personnel et les documents et archives des services étatiques et des administrations publiques autorisés à opérer et travailler aux postes frontaliers ; les installations, le personnel et les documents et archives des agences en douane opérant en RDC ; (…) ; de pénétrer et de contrôler les établissements commerciaux et industriels, entrepôts et autres, de vérifier et d’examiner les comptes et autres documents découverts, de contrôler physiquement la propriété et; les biens et de les enlever si les preuves existent de fraude fiscale ou si toute autre activité frauduleuse est suspectée.» Le Consultant et ses sous-traitants sont exonérés des taxes et impôts. Bien mieux : «L’Etat s’engage à mettre en place des procédures simplifiées et automatiques qui permettront de payer mensuellement ce qui est dû au Consultant d’une manière prompte et diligente. Un “Ordre de Paiement Permanent” sera logé à cet effet â`la Banque Centrale du Congo.» «Le Consultant sera autorisé à transférer en dehors de la RDC tous montants provenant des rémunérations et honoraires qui lui seront payés par l’Etat. Dans ce cadre il est dispensé de toute autorisation de quelconque nature qu’elle soit, particulièrement celle relative à la réglementation du contrôle de change.» Selon des experts joints à Kinshasa, les salaires du personnel de l’Ofida se situent dans une fourchette de 100 à 1000 USD. Exonérée de toutes taxes et impôts, la rétribution mensuelle de chacun des 63 expatriés de CTC oscille, elle, entre 10.000 et 12.000 USD. Cette situation est vécue comme un véritable scandale au sein de l’Office.
Tous ces faits sont réputés couverts par une «clause de confidentialité» contenue dans le contrat. Cette dispose impose aux parties de «ne pas divulguer des informations confidentielles concernant l’entreprise, les affaires, les clients ou les fournisseurs de l’autre Partie, pendant toute la durée du Contrat et pour une période de cinq ans après l’expiration du Contrat».
Lumbala a des "états d’âme"
Après la conclusion du contrat, le staff dirigeant du CTC s’est installé un moment au deuxième étage de la Banque Congolaise avant d’emménager à l’immeuble «Batipont». Devinez le nom du propriétaire : Roger Alfred Yaghi. Au fil du temps, le directeur John Lumbala ne sait plus se contenir. Il devient de plus en plus critique. Mal lui en a pris de faire quelques «confidences» à des collègues. Il dit à ceux-ci son étonnement face à l’absence d’un représentant de l’Etat congolais à l’Assemblée générale de la BC alors que, sur papier, la RD Congo possèderait 10% des parts de cet établissement. Il s’étonne également du silence qu’oppose par le gouverneur de la Banque centrale du Congo sur les rapports établis par des experts de la BCC fustigeant la «mauvaise gestion et la falsification des chiffres» à la BC. John devient de plus en plus acerbe. «Je me rends compte que le PCA Yaghi et moi ne partageons pas les mêmes principes de gestion, les mêmes valeurs et la même éthique en matière de gestion», confie-t-il à des collègues lors de la pause. Les nouvelles vont vite. A un autre groupe, il déclare sans fioritures : «La mode de gestion en vigueur à la BC ne répond pas a l’éthique bancaire encore moins a la bonne gouvernance.» C’est la goutte d’eau. Des «mouchards» préviennent Yaghi. Celui-ci panique. Pour cause, «John» connaît pas mal de chose. Comment faire pour l’empêcher redoute d’éventrer un jour le boa comme disent les Kinois ? Le 11 novembre, John est empêché d’accéder à son bureau.
L’ANR entre dans la danse
Dans la nuit du 12 novembre, la résidence de Lumbala, située dans la commune de Barumbu, est attaquée sans succès par des hommes armés non autrement identifiés. Coïncidence ? Sur ces entrefaites, Lumbala quitte la BC. Il est embauché à Access Bank. Le 8 décembre, il prévient ses proches : «J’ai reçu aujourd’hui des menaces de la part de Roger Yaghi. Le message m’a été transmis par une ancienne collègue Dorcas N’sele vers 11h.» Le jeudi 11 décembre 2008 vers 6h30, plusieurs agents de l’ANR, sans mandat, se présentent au domicile de John. C’est l’arrestation. Menotté, l’homme est acheminé au cachot de l’ANR situé en face de la Primature.
Qui a ordonné cette arrestation ? De quoi est accusé John Lumbala ? Dans un communiqué daté 15 décembre 2008, l’association de défense des droits de l’homme «Asadho» donne un début de réponse. «A son arrivée à l’ANR, Monsieur John Lumbala a été interrogé brièvement sur son cursus professionnel et sur les informations qu’il détiendrait sur la Banque Congolaise ainsi que sur le contrat d’assistance à l’Ofida (CTC)», indique le communiqué. Et d’ajouter : «Eu égard à ce qui précède, l’Asadho condamne le fait que l’ANR continue à arrêter et détenir des citoyens pour des faits qui ne relèvent pas de sa compétence.» L’organisation «recommande», au passage, au président de la République, «de faire libérer sans condition Monsieur John Lumbala ou le faire transférer auprès d’un magistrat compétent.»
Dans les milieux des activistes des droits humains, il est clair que l’ancien directeur des Ressources humaines de la BC a été interrogé sur des informations qu’il détiendrait notamment sur le contrat d’assistance technique Ofida-CTC. Y avait-il quelques jours à dissimuler ? Selon une source proche des «services», Lumbala a été auditionné par l’administrateur principal en charge de la Sécurité intérieure, le très redouté Kalev Mutond. En personne. Agissait-il proprio motu ou sur ordre de la «haute hiérarchie» ? Dans la capitale congolaise, il se dit, à tort ou à raison, que cet officier de renseignements ne reçoit ses ordres que du seul «raïs». Selon cette dernière source, Lumbala Tshidika aurait passé moins d’une semaine à l’ANR. «Un jour, raconte-t-elle, le prévenu s’est plaint de douleurs à l’estomac. Il a été amené par des collègues au centre médical de l’ANR à Bandal. Lumbala n’est jamais revenu au cachot.» Qu’est-il devenu ?
Mardi 16 juin dans la soirée, la rédaction de Congoindependant a joint au téléphone à Kinshasa l’administrateur délégué général de l’Ofida, Déo Rugwiza Magera. Question : Que répondez-vous à ceux qui disent que derrière le CTC se cache l’ombre du PCA de la Banque Congolaise et des certains hauts responsables du pays ? Réponse : «C’est vous qui me l’apprenez!» Reste qu’au siège de l’Ofida à Kin, le «petit personnel» est beaucoup moins loquace. Il considère le partenariat Ofida-CTC comme étant «la plus grande magouille d’Etat».
Quel est l’intérêt national que veulent sauvegarder ceux là qui ont engagé le pari de faire taire John Lumbala Tshidika ?
De criminels internationaux s’accaparent de l’OFIDA et saignent le Tresor au rythme de $10 millions par mois a travers un contrat leonin assorti de $7.5 million de pied-de-porte et au profit d’une frme-bidon "CTC" que protegent les Muzito, Masangu, Matenda, Tshibanda, Katumba Mwanke, Mabunda...et nous en passons!
Voila donc la definition de la VOYOU-CRACIE sous "Kabila-fils" !
Rien ne sortira de la bouche du PDG de l’OFIDA Déo Rugwiza qui n’est rien d’autre qu’un membre de la maffia, conceptrice de ce contrat léonin. Ce Tutsi de service n’est autre que le beau père de Joseph Kabila Kanambe qui le maintient à la Douane pour mieux saigner le trésor public.
CTC n’est qu’une Arnaque Présidentiel.
paul [posopon@yahoo.fr] 18/06/2009 00:56:44
C’est triste lire de choses pareilles au Congo> Pendant que la population congolaise souffre, les enseignants, les militaires, les policiers et d’autres fonctionnaires publics tels que les medecins et les infirmiers sont tres mal payes, l’etat congolais , avec la complicite d’une bande des voyous etrangers, se permet de dilapider les richesses du pays et engager l’avenir dans les contrats et dettes qui ne beneficient pas a la population. Peut -on comprendre qu’apres 50 ans d’independance , l’etat et les institutions congolaises et ceux et celles qui les representent soient tellement pris par le complexe colonial qu’il ne sait pas que ce qu’ils dilapident leur appartient au propre.Comme je l’avais dit a propos de " fameux contrats chinois" , l’etat congolais est capable d’echanger 1000 tonnes d’or par un plan de nourriture et une chambre d’hotel a Hilton a Manhatan ou a Los Angeles. Comment peut -on signer un contrat qui montre clairement qu’il est au detriment du peuple congolais. Pourquoi tant de clause prohibitive et de exceptions si on ne craignait rien? Pourquoi payer aux etrangers plus de 10 fois le salaires de nationaux. Pourquoi ne signe t’on pas ces accords avec des etats et non pas des compagnies privees qui a peine existent dans leur propre pays? Est -ce kabila, avec son directeur de cabinet , de securite et les 3 ministres qui ont signe en catimini cet accord, se rendent-ils compte du mal qu’ils sont entrain de faire? Tout le monde deplore la dette publique que Mobutu nous a laissees. Peut on nous dire combien d’argent des contribuables congolais ils sont en train de renvoyer a l’etranger? Pourquoi ces gens ne doivent -ils pas paye les frais de douanes pendant qu’on fait souffrir les congolais qui envoient quelques biens personnels de premiere necessite ( voitures d’occasions, les habits, les frigos, les etc) pour leurs familles au pays? Pourquoi les congolais ne comprennent -ils pas que ces richesses sont a eux et non pas pour les donner aux etrangers. le complexe colonial ou l’on croit que tout blanc , meme un retraite , est plus intellligent et plus important qu’un chef du cabinet de la presidence et minitres des finances de la RDC. Pardon, s’ils ont ete a l’ecole pendant l’epoque coloniale, il est temps de relire les nouveux livres pour se rendre compte de leur complexe colonial. Tous ces gens vont en payer le prix politqiue un jour. le jour J vient. Paul
Lianzi na Lokolo [linalo@hotmail.com] 18/06/2009 03:06:31
Cher M. Amba,
Qu’attendiez-vous obtenir de M. Déo Rugwisa ? Croyez-vous que ce monsieur a été tenu à l’écart des tractations CTC -OFIDA ? Que nenni. Il en a été partie prenante. Le fait que l’Ofida ait besoin d’une "belle-mère", la CTC, constitue, cependant, un desavoeu de son administrateur délégué. Il ne devrait y avoir d’autres sanctions que la révocation. Mais voilà, Déo Rugwisa n’est pas n’importe quel ADG, il est le père de la deuxième femme de Joseph Kabila. Une position qui le rend intouchable mais pas seulement, en ordonnant la signature de ce contrat entre la CTC et l’Etat, le raïs fait de son "beau-père" l’inamovible ADG de l’Ofida. Le "beau-père" sera le parrain du "mariage arrangé" entre l’Ofida et la CTC, son oeil de Moscou. Chacun sait que ce contrat n’a d’autres visées que de détourner, le plus officiellement qui soit, le gros des recettes douanières de la République au profit de Joseph Kabila et des siens. Les caisses de l’Etat se contenteront des cacahuètes.
Bien entendu, la conception, la réalisation et la mise en place d’un projet aussi tordu ne pouvait venir que d’un mafieux. Et, Roger Yaghy fait parti de la pieuvre, il en est même le Parrain. Ses tentacules tochent tous les secteurs de la vie économique du pays : Banque, Société de sécurité, Immobilier, il est dans tout et partout. Ses solides amitiés au coeur même du pouvoir ajouté au contrôle de la douane, à travers CTC, en font un personnage craint et redouté. A lui seul, il est Etat dans l’Etat. Face à un adversaire aussi redoutable, la famille de notre compatriote John Lumbala a de quoi se faire du mouron.
C’est curieux de voir les acteurs dans cette mort ignoble: le ministre des finances matenda, le gouverneur de la banque centrale masangu et la ministre du portefeuille mabunda. Et ce fameux yaghi de la banque congolaise.
Masangu est aussi actionnaire dans la banque congolaise pendant qu’il est gouverneur de la banque centrale du congo. voila la mauvaise gouvernance qui est also une maffia financiere au congo.
kele katue [kelekatue@yahoo.fr] 18/06/2009 09:35:41
Madame/monsieur, Merci pour la relance de cette affaire. Je suis chaque soir interpellé par le regard de John Lumbala depuis que cette révoltante photo a été diffusée par Congoindépendant il y a de cela quelques mois. Au fil des mois, ma révolte grandit parce que j’avais l’impression que tout le monde a oublié John Lumbala. Voilà que vous revenez à la charge. Je vous en remercie infiniment. Nous devons chaque fois nous rappeler que le bien recule quand le mal avance. Tous ensemble nous devons nous mobiliser et réclamer, à haute voix svp, par des actions concrètes, le relachement de John Lumbala en exigeant de Kapend cela et en lui signifiant que le Peuple le rend personnellement responsable de sa disparition. J’apprécie vos analyses et vos enquêtes. Je vous exhorte cependant d’aller plus loin. Aucun congolais (homme ou femme), seul ne peut lutter contre la mafia. Mais en groupe, par des actions concertées, nous lepouvons. Les Russes progressistes l’ont réussi en mettant à nu le pouvoir communiste. Nous le pourrons également. La première action est de revenir sur ce cas le plus souvent en comptant le nombre de jours de sa disparition, en diffusant sa photo (l’unique?) partout. En écrivant partout...Ata ndele le Congo renaîtra.
C’est avec un grand regret de voir la disparution physique des jeunes congolais avec ce gouvernement tortionnaire de kanambe,il ya trop des intimidations,des arrestations arbitraires,les empoisonnement et sans oublier les assassinats des jeunes cadres congolais qui peuvent apporter du tonus et leurs savoir faire pour relancer notre pays vers l’avant,mais malheureusement pendant l’imposture de kanambe notre congo et reculer mille ans en arrierre,souvenez vous l’annee passe de l’assassinat DANIEL BOTETSHI dont les responsables sont connus dont les commenditaires principaux c’est bien KIMBUTA et KANAMBE,et aujourd’hui JOHN LUMBALA est invisible tout simplement a cause d’un groupe maffieux de ce LIBANAIS YAGHI.
Je voulais seulement dire un mot a ce fameux KALEV MUTOND avant lui il ya eu des autorites qui ont tue et torturer ils sont ou maintenant?KANAMBE partira bientot que serait son avenir?
BAW, je ne sais pas si vous êtes sans ignoré que l’Ofida est dirigé par un sujet Rwandais répondant au nom de Déogratias Rugwiza. Cet homme a été nommé par kanambe son beau fils pour protéger les intérêts rwandais. Les katumba et autres ne sont que des figurants dans la maffia. Tosala makasi ya kolongola moto wana o palais de la nation.
Kape [Kapepel@yahoo.fr] 18/06/2009 18:02:01
Ndeko, atako okomi ko censurer ba réactions na ngai, na kolemba ko komela bana mboka Congo te. Je crois que cette histoire n’est plus un tabou et lors de votre première analyse, je vous disais qu’il s’agissait d’un club de l’oncle, parrains, beau-père, beau-fils, cousins, patron, ..bref, de gens qui ne font que lire, analyser et oser le faire. Comment un étranger, taxi man, devient militaire, puis officier supérieur, soudain voyage en Chine et un jour dans la soirée, on vous annonce qu’îl est devenu chef de l’Etat. Analysons vos écrits, un simple garagiste, s’improvise déclarant en douane, commerçant, patron de lui-même et soudain, banquier puis négociant international. Même Maddof n’a pas eu cette chance d’évoluer seul. ET tout le monde dit: Kanambe est une chance pour le Congo. M.... yaabo Jhon Lumbala n’est victime que de son intelligence. Toutefois, il faut comprendre que tout ce qui nuit au Congo vient du dehors. Savez-vous comment se gère la douane en Angola ? Mener votre enquête et vous comprendrez que les mêmes Britaniques ( que sur papier) qui gèrent la douane en Angola se sont déplacés au Congo pour nous distraire et préparer la survie de leur patron. N’est-ce pas que Muzito est en ballotage ? Matenda qui annoncait le succès du contrat avec le FMI. Que le peuple ne se pose plus de questions sur les 15 oiseaux rares. Tout est compris. Pourquoi taire le nom de dame alors que nous savons qu’il s’agit bel et bien de Jannet Kabila! Tout ceci, c’est parce que les élus de ce Congo là n’ont pas encore été bastoné ou bien fouettés. Esengeli koliesa bango fimbo. Tala na Russie ndenge elekeleka. Makofi nde ekopesa bango leçon. C’est curieux de constater que tous ceux qui passent soit par le cabinet de Kanambe ou par le bureau de Masangu se retrouvent toujours dans les mêmes dossiers. Résultat, Même si on ne veut pas citer son nom, mais je vous dis que S.E l’ambassadeur papa du Gouverneur de la banque centrale sait quelque chose. Au sénat tout comme au parlement rien ne pourra se faire. Pour cause, tous ne vivent que grâce à cette mafia qu’îl faut toujours dénoncer. Kanambe, mort ou vif, son corps est la seule clef qui mettrait fin à cette saga. Paradis fiscal, corruption, mal gouvernance, immigration, insécurité, violations de droits humains, ... bref, ces maux tels dénoncés par la communauté internationale sont de fois trafiqués par ces businessmen qui ne vivent que de la corruption. Et quelle sera la fin ? Le Congo est devenu le seul* chien* qui offre son os aux autres chiens de la planètes. Et avec ça, vous voulez que les amis de la diaspora viennent se joindre à vous pour reconstruire le Congo. Koloka to buzoba ?
mato [mato@yahoo.fr] 18/06/2009 21:30:07
cette histoire est bien de la mafia. quand on n;est pas de la maffia, on se fait ejecter. Muzito n’est pas de ce groupe, et c’est pour cela qu’on cherche a l’ejecter de la primature. Le plus dangereux dans ce groupe, c’est le gouverneur de la banque centrale, jean claude masangu qui est actionaire dans la banque congolaise et organise tous ces coups financiers. Et entre temps, la banque congolaise a des decouvert enormes sur ses comptes a la banque centrale du congo, decouverts qui ne seront jamais rembourses.
joel Mulumba [jlmulumba@yahoo.fr] 19/06/2009 01:04:25
Je ne suis pas surpris cher AMBA de l’implication des Libanais dans la paupérisation de la nation congolaise. Qui oublie que lors de l’assassinat de Mzée LDK, des citoyens libanais étaient cités comme ayant participé à ce complot. Et qui a encore la mémoire courte que plus d’une dizaine était abattue sans que le gouvernement ne réclame une enquête. Cette piste, si vous suivez mon doigt, est celle qui vous menera à cette mafia. Ce Monsieur d’origine libanaise n’est pas rien. Grâce à ses contacts dans le domaine diamantifère avait permis l’hébergement et le renseignement du commando ayant fait la basse bésogne le fameux 16 janvier 01. Il n’est que remercié tout ce temps par la haute hiérarchie. Sa proximité avec Katumba Mwanke n’est pas gratuite. Celui chez qui l’actuel locataire du palais des nations se trouvait la veille de la mort de LDK, est très proche avec le citoyen libanais. Si on y ajoute la complicité de JC Masangu, le cocktail est vite fait dans une même caraffe. C’est cela mafia. Osez scruter mes écrits, l’histoire vous y menera. JL Mulumba.
mambulu [mam@yahoo.fr] 19/06/2009 12:49:21
Decidement, ce JC Masangu est plus criminel qu’on ne l’imagine. Comment un gouverneur de banque centrale se retrouve toujours dans des histoires aussi louches et crimelles? Commen expliquer qu’il aie des amis comme ce citoyen libanais qui organise de tels coups mortels contre des citoyens congolais?
mutuale [mutuale@yahoo.fr] 19/06/2009 12:56:44
Dans quel pays du monde avez vous vu un gouverneur de banque centrale dans des histoires de ce genre? C’est la meme banque centrale qui est impiquee dans des histoires de blanchiment d’argent en belgique pour l’achat des armes! C’est toujours la meme banque centrale qui a confisque les 50 millions de dollars destines a la Gecamines comme premier accompte sur le credit chinois. Masangu est clairement dans une vraie maffia.
Thomas Mbembele [grarcrdc@yahoo.fr] 19/06/2009 15:43:51
Matenda,Mabunda,Muzito ne feraient-ils pas partie des 7 messieurs propres dont parlait Kanambe à New York Times,sans compter Katumba mwanke ?
mputu [mpu@aol.com] 19/06/2009 19:17:37
ce regime est plus criminel qu’on ne l’imagine. il s’agit vraiment des tueurs. rappelez vous de l’histoire de Aimee Kabila? Ces gens ne blaguent pas. Ils tuent ouvertement.
ELEGANCE MUNIANGA DE LUOZI [elegance_007@yahoo.fr] 19/06/2009 21:03:31
Congolaises et Congolais,
Libérons-nous de l’ordure, du criminel et gangster régime de Joseph "Kabila ?" ! Comment pouvons-nous accepter, nous les vrais natifs du Zaïre, d’être ridiculiser de la sorte que le "VENANT" Joseph nous humilie aujourd’hui ? Trop c’est trop !
Qu’attendons-nous pour imiter la révolte populaire malgache avec Andry Rajoelina ou la révolte populaire thaïlandaise avec les chemises jaunes ?
Où sont les leaders congolais ? Où est papa H. Ngbanda ? Où est maman Marie T. Nlandu ? Où est papa E. Tshisekedi ? Où est papa Oscar Kashala ? Où est papa Lunda Bululu ? Où est papa Ne Muanda Nsemi ?
Depuis la maladie de papa Mobutu jusqu’à sa mort, nous sommes devenus un peuple sans leader.
Chers M.W. et B.A.W. Dans la section "Un contrat léonin" vous vous réservez de ne pas citer le nom de la dame qui a été récuperée le contrat chez Matenda, c’est un secret de polichinelle dans la mesure où tout le monde sait qu’il s’agit de DORCAS N’SELE que vous citez nommément dans la section "L’ANR entre dans la danse". Dorcas est cadre de Direction à CTC où elle croise le fer à la fois avec Madame Raymond Tshibanda, ancien Dircab de Kabila et aujourd’hui Ministre de la Coopération, et la belle fille du même Tshibanda, cadre expatrié de CTC. Y aurait-il simple coïncidence?
Doracs, cette dame, non seulement continue à travailler à CTC comme government affairs responsible, en français facile chargée des affaires gouvernementales; elle est aussi chargée de la Communication d’Adolphe Muzito, Premier Ministre. Ce dernier ne pouvait ignorer la position de celle-ci dans CTC. Elle est crainte à la Primature et son bureau est quasi contigue à celui du Premier Ministre. Que l’on me prouve du contraire. Dorcas est le bras droit de Roger Alfred Yagi. C’est pour vous dire que la tentacule de Yagi s’étend jusqu’à la Primature.
Sommes nous si idiots ou viscéralement corruptibles pour accepter l’inacceptable????????????????????????????
mayala [yalanzo@yahoo.fr] 21/06/2009 00:00:59
moi, je travail au port de matadi et je vous dis que voir tous ce qui se passe il est regretable car ce soit disant experts CTC ne valent à rien au port , ces soit disant experts ne connaissent rien de la douane , la seule personne capable ( Mr DEMOUIK ) qui pouvait défendre l’expertise est rentré en belgique par honte des bêtises que commettent ses colaborateur et et l’autre dame julie deux fois te ndumba ya somo elle cède sont corps à n’importe qui pour filer des informations sur le dossier douanier congo ekufi , l’autre se nommant Martin se laisser enlever sa femme par un certain alain cadre à la sté de transport NRJ un homme qui n’a jamais rien compris tous ce qu’on lui explique suka ya zoba to mona nanu te même calcul ayebi te leur Dir Prov Mr guy un homme plein de confusion dans la tête congo mawa trop
Yagi ce grand criminel n’a pas commencé avec ce dossier. C’est avec l’argent de l’OFIDa qu’il a créé sa banque du temps de M. BEYEYE DJEMA; Ce dernier a conçu et créé le système des Quittances spéciales dans les années 1993, inspiration maléfique de YAGI; ce système permettait de s’enrichir facilement au détriment du trèsor en retirant de l’argent frais contre un chèque d’une valeur 10X. les cHèque était versé au trésor alors qu’il ne représentait rien et les espèces pshttttt ! ! ! ! ! ! ! ! versées par sacs entiers chez YAGI et la boucle est bouclée ( voyez les Bindo chèques et vous comprendrez ). Aujourd’hui, parmi les cadres de sa banque, on trouve un ancien collaborateur de M. BEYEYE qui a été vraiment dribblé.
Le CTC est une vraie arnaque internationale et un grossier montage qu’il faut tuer par nationalisme primaire.
Le mal sera écrasé si tous nous prenons conscience que ce pays ne mérite pas de telles monstruosités. A nous tous de nous lever pour barrer la route à ces voyous et bandits de grand chemin.
Merci encore pour la clarté et la précision de l’article. Tout ce qui y figure n’ est que vérité car les faits cités sont vérifiables et réels.