AccueilCharteQui sommes-nous?RédactionAidez votre journal
08 Novembre 2009

Banque centrale du Congo:

Le Franc congolais malade, Masangu prospère

 

Jean-Claude Masangu, l’inamovible gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Photo Le Soft.

Lors de son lancement fin juin 1998, le Franc congolais était un sujet de fierté pour le pays. Pour acquérir un dollar américain, la ménagère ne devait débourser qu’un franc et quelques trente-deux centimes. En 2001, il fallait 165 Fc pour acheter un dollar. Huit années après, le même billet d’un dollar est échangé contre plus ou moins 900 francs congolais. Une situation dramatique pour le pouvoir d’achat et révélatrice de l’insuffisance de réserve de change. Lors de la présentation à l’Assemblée nationale du projet de budget pour l’exercice 2010, le Premier ministre Adolphe Muzito avait annoncé que les réserves de change "ont littéralement plongé à partir de septembre 2008". Et qu ’en mars 2009, la RD Congo disposait des réserves de change ne représentant qu’un jour d’importations. Bien loin du minimum de "trois mois". Le maintien de l’actuel gouverneur de la BCC Jean-Claude Masangu - en fonction depuis 1997 - est devenu plus que discutable au regard des résultats. Selon des analystes, l’homme devrait partager la responsabilité de cette situation avec la plus haute autorité du pays. En cause, les émissions monétaires sans contrepartie.

La Banque centrale du Congo (BCC) a suspendu, en octobre dernier, l’opération de vente des devises par voie d’adjudication aux banques commerciales agréées. Cet abandon de politique d’intervention sur le marché de change résulte d’une réalité imparable : l’amenuisement des réserves internationales de la BCC.

Selon des sources bien informées, ces réserves avaient atteint presque 950 millions USD mi­-septembre. Et ce, grâce à de l’argent frais injecté par le FMI, la Banque mondiale et la Banque africaine de developpement. Au rythme de leur utilisation par la BCC, ces reserves devraient s’épuiser dans quelques mois. Selon des sources, le Fonds a mis la BCC en garde sur cette situation de nature à compromettre la conclusion d’un nouveau programme (Programme Economique du gouvernement (PEG II) tant avec lui-même que le Club de Paris.

Lors de la dernière séance d’adjudication au mois d’octobre, le taux de change était fixé à 866,66 FC contre 1 USD. Au moment où nous couchons ces lignes, le taux oscille entre 900 et 915 FC pour 1 USD. En tenant compte de l’evolution récente sur le marché, il n’est pas exclu que le "billet vert" franchisse, fin décembre, la barre psychologique de1.000Fc pour un dollar. Point n’est besoin de faire un dessin pour démontrer que la santé de la monnaie congolaise est plus que préoccupante. Les conséquences sont désastreuses au plan économique et social. Les ménages sont littéralement asphixiés faute d’un pouvoir d’achat pour satisfaire les besoins vitaux.

Pourquoi le Franc congolais perd sa valeur?

Les causes essentielles sont bien connues. Primo : le "dérapage monétaire". Cette douce appélation dissimule, en réalité, la mauvaise habitude des gouvernants congolais à combler le déficit budgétaire par le recours à la planche à billets. Sans contrepartie. "Le gouverneur de la Banque centrale du Congo assume une grande responsabilité dans cette situation, commente un expert. A sa décharge, il faut bien reconnaître que l’essentiel de l’argent public en RD Congo est affecté aux fameuses "dépenses de souveraineté". Il n’y a pas de discipline au niveau de la plus haute hiérarchie du pouvoir d’Etat". Pour cet expert, Masangu ne serait qu’un "pauvre bougre" qui subirait la "mauvaise volonté politique". Une manière de dire que pour garder son poste, l’homme est contraint de se plier aux quatre volontés du "raïs". "Comment voulez-vous qu’il y ait des réserves de change à la BCC alors que les recettes minières n’atterrissent nullement dans le compte du Trésor?", s’interroge un ancien fonctionnaire de la Banque. L’homme d’ajouter une deuxième raison : "le pays ne produit rien". Pour lui, "l’indiscipline budgétaire" consistant à vivre au-dessus de ses moyens serait la troisième raison.

L’onde de choc de la dépréciation de la monnaie nationale par rapport aux devises étrangères a remis en question toute la politique monétaire mise en place par la Banque Centrale du Congo et réduit à néant le cadrage macroéconomique. L’inflation est galopante, les prix des biens et services sont en hausse de plus de 25 pour cent depuis septembre 2009. Au plan social, les conditions de vie de la grande majorité de la population sont devenues infrahumaines. Du fait de la perte de leur pouvoir d’achat, l’accès aux soins de santé, à la scolarité et à une vie décente est compromis. Des observateurs redoutent la réédition des pillages des années 90.

La botte secrète du "Gouv"

La semaine derniere, Jean Claude Masangu a présenté son ouvrage intitulé : "Pourquoi je crois aux progrès de l’Afrique". Une grande réception a été organisée à cette occasion dans un grand hôtel de la capitale. Le champagne a coulé à flots. Des invités étaient venus du quatre coins du monde. Aux frais de qui? L’histoire ne donne aucune réponse. Pour le moment. C’est à croire que la mauvaise santé du Franc fait la prospérité du gouverneur. Ce qui devait arriver arriva. Les "mauvaises langues" ont trouvé du grain à moudre. "Masangu ne se gène pas d’afficher une prospérité ostentatoire pendant que le Franc congolais dépérit", commente un journaliste joint au téléphone à Kinshasa.

A la tete de la Banque centrale du Congo depuis 1997, Jean-Claude Masangu Mulongo a survécu a plusieurs changements de gouvernements et des ministres des Finances. Quelle est sa botte secrète? Les contempteurs du "Gouv" soutiennent plusieurs thèses. Selon certains, l’homme aurait profité de l’ignorance du "jeune président" en promettant à celui-ci de lui ouvrir les portes des "grands de ce monde" grâce à son carnet d’adresse. C’est ainsi, dit-on, que l’ancien directeur de la City Bank était de tous les voyages présidentiels au début du règne. "Masangu se présente en fidèle serviteur financier de Kabila et de sa famille biologique, commente un fonctionnaire. Depuis l’avènement de Joseph au pouvoir suprême, le gouverneur de la BCC n’a de comptes à rendre qu’au seul président de la République."

On apprend ainsi que le Premier ministre Antoine Gizenga aurait été "rappelé à l’ordre" par le "raïs". L’homme fort du Palu voulait "voir clair" sur la gestion de la BCC. Le "Premier" Muzito n’a pas eu plus de veine. Pire, le "raïs" a fini par lui arracher le titre d’ordonnateur principal des dépenses en mai de cette année. Un cas sans précédent. "Muzito voulait demander des comptes à la BCC tout en refusant de payer la subvention d’exploitation de 5 milliards de francs, commente un expert. Depuis lors, plus personne ne parle de la subvention d’exploitation ! Au moment où nous parlons la Banque demande une autre suvbention de 25 milliards de francs...".

Selon d’autres sources, Masangu aurait fait croire à Kabila qu’il serait le "représentant des Balubakat" au sein dans l’administration kabiliste. "Cette supercherie aurait été avalisée par un Chef Lubakat dans une lettre adressée au chef de l’Etat", raconte un natif d’Ankoro. A en croire ce dernier, Masangu aurait également utilisé la "communauté internationale" pour se maintenir à son poste. "D’abord, confie notre interlocuteur, en se présentant en lobby pour que la Banque assume la présidence de l’Association des Banques centrales Africaines (ABCA) jusqu’en 2010. Une manière de gagner du temps. Alors que l’ABCA est une association qui est atuellement présidée par la BCC et non par le gouverneur de la BCC".

"Tolérance zéro"

On rappelle que le juge d’instruction belge, près le parquet de Bruxelles, Michel Claise, avait inculpé la BCC le 13 mai 2008 dernier dans une affaire de «blanchiment d’argent» de la Miba portant sur plusieurs dizaines de millions de dollars. D’aucuns citent le chiffre de 80 millions. L’annonce de cette affaire est intervenue juste au moment où Masangu Mulongo inaugurait son mandat en cours. L’Institut d’émission est suspecté de participation dans cette opération avec la complicité de la Belgolaise pour acheter des armes dans un pays d’Europe de l’est. La Miba ne s’est jamais relevée de cette aventure. C’est un euphémisme.

Des sources allèguent, parfois avec preuves à l’appui, que Masangu a vendu à son profit personnel et à celui de ses proches des biens immeubles de la BCC aux quatre coins de la République. En août 2006, des confrères kinois rapportaient que le gouverneur avait acheté une villa à Lubumbashi située au numéro 7480 de la route du Golf. Là où le bât blesse est que l’immeuble dont question appartenait à l’ex-Nouvelle Banque de Kinshasa. Cette banque privée était en liquidation. Le liquidateur n’était autre que ...la Banque centrale du Congo par l’entremise de son expert Pepo Lebo. L’acte de vente a été établi par celui-ci. Prix de vente : 55.000 U$D que l’acheteur à payer «cash» à une banque de la place.

Les analystes conviennent que la Banque centrale du Congo a échoué dans sa mission de sauvegarde de la stabilité du Franc. Les mêmes analystes se disent surpris d’entendre le gouverneur clamer à haute et intelligible voix que "les depôts bancaires sont à 90 pour cent en devises étrangères". Pour eux, ce fait constitue un aveu que le Franc n’est plus qu’une monnaie sans valeur et qui n’inspire que de la méfiance. Un expert de conclure : "Jean-Claude Masangu n’est plus, tant au point de vue éthique que de la compétence, l’homme de la situation pour stabiliser et re-crédiliser la monnaie nationale. La politique de "Tolerance zero" proclamé par Joseph Kabila devrait s’appliquer à la BCC. A défaut, Kabila sera tenu pour complice de cette situation."

Madeleine Wassembinya/B.A.W
© Congoindépendant 2003-2014

 

49 Réactions

Medard Ngwej [Mngwej@yahoo.fr] 09/11/2009 01:34:39
Monsieur Wetshi,

Merci de cet article tres informatif. C’est vrai que notre monnaie nationale n’a plus de valeur. C’est ce qui explique le recours au dollar dans tout le pays. C’est vrai aussi que la Banque centrale a echoue dans sa mission de stabiliser les prix et la monnaie. Il est difficile de comprendre pourquoi Monsieur Masangu est reste pendant si longtemps a la tete de la BCC alors que la monnaie est si mal geree. Dans un autre pays, un tel gouverneur serait traduit en justice pour haute trahison et serait en prison. Mais comme le President Kabila vient de lancer l’operation de tolerance zero, attendons voir ce qu’il fera d’un tel cas qui est maintenant notoirement connu.



Angeline kiungu [AngelineKiungu@gmail.com] 09/11/2009 01:49:58
Le franc congolais fait la honte du congo. On ne peut pas se developper avec la monnaie de singes. Les autorites de la banque centrale ne sont plus credibles et ne peuvent pas sauver cette monnaie qui est descendue trop bas. C’est bizare que le Gouverneur vende a lui meme ou a sa famille les immeubles de la banque centrale ou de l’ex-Nouvelle Banque de Kinshasa. C’est la predation des biens publics. Je ne savais pas que le dollar vallait deja 900 francs congolais. Ceci est tres grave car la vie est devenue trop cher pour la population. Ce qui est tres serieux, c’est le fait que la monnaie perd de valeur pendant que le gouverneur s’enrichit.



Mado kembo [KEmbo@hotmail.com] 09/11/2009 02:09:31
Le franc congolais n’existe que de nom. Je viens de rentrer en Belgique apres deux semaines de vacance au Congo. J’etais frappee par le fait que tout le monde utilise le dollar et personne ne veut du franc congolais. Un pays ne peut pas se developper avec une telle monnaie. Et chaque fois que le taux de change fluctue, les prix prennent l’asscenseur. La monnaie congolaise fait des degats dans la population. J’etais surprise que les membres du gouvernement n’en parlent meme pas. En tout cas, il faut un grand remaniement au niveau de ceux qui gerent notre monnaie.



faustin kakudji [fkakudji@yahoo.fr] 09/11/2009 02:36:02
Au rythme actuel de la depreciation du franc, il faut effectivement craindre les pillages des magasins bientot. Si les prix des biens devienent trop cher, un pere de famille serait bien tente de piller un magasin pour nourrir sa famille. Les pillages pourraient meme aboutir sur un mouvement contre le pouvoir en place.

Une question: Est ce que le Rais pense que la Banque centrale du congo fait un bon travail de gestion du franc congolais? Si cela est le cas, alors nous sommes mal partis !!! Et si le Rais ne pense pas ainsi, alors pourquoi il n’agit pas pour sauvegarder la valeur du Franc?

J’ai fait des calculs rapides. En 1998, 500 francs congolais equivalaient a 500 dollars americains. Aujourd’hui, ces 500 francs ne valent plus que 50 cents americains ! Comment peut on tolerer quelque chose comme ca? Pourquoi ne pas changer la haute direction de la banque centrale ? Est ce que le Rais pense que Masangu pourrait encore redresser le Franc congolais?



Malox [Malox@yahoo.fr] 09/11/2009 04:03:16
Merci pour cet article sur la situation de monnaie du congo. On dirait que les congolais sommes maudits. Comment une monnaie peut elle aller de un dollar egal a 1,32 francs a 915 francs pour le meme dollar en l’espace de 12 ans? Donc reellement, le franc n’a plus de valeur ou de pouvoir d’achat ! Pourquoi un tel gouverneur est encore en poste? Peut etre qu’il est le complice du Premier Ministre ou du President de la republique. Sinon, son maintien dans le meme poste ne se justifie pas.



Pius [Pius@gmail.com] 09/11/2009 04:09:20
Masangu est un voleur. Il vend les batiments de la BCC aux membres de sa famille ! Quelle transparence dans la gestion???
Je suis d’accord qu’il est temps qu’il plie bagages pour partir de la banque centrale. En quoi est-il different de Nyembo Shabani qui fut aussi gouverneur sous Mobutu et avait detruit la monnaie ? A voir les taux de depreciation monetaire, il y a aucune difference entre Masangu et les autres gouverneurs de la bcc sous Mobutu. Aussi je ne comprend pas comment Masangu est en poste depuis 1997. N’y a t-il pas de limitations de duree ou mandats pour etre gouverneur? Je pensais que la limite d’apres la constitution est de 10 ans. Comment peut il faire plus de 10 ans dans ces conditions?



Mputu [Mputu@gamail.com] 09/11/2009 04:12:50
Masangu n’est plus credible. Il ne peut rien faire pour notre monnaie car il fait ses propres affaires seulement.
Il a lance le franc congolais pour le detruire en meme temps. Quelle affaire?



P.K.KM [p.k.k.m@yahoo.com] 09/11/2009 12:00:44
Alors,nous pouvons confirmer que"l’Etat RDC n’existe pas" ,comme Louis Michel connait bien la projection de la democratisation de ce pays ,en plus il sait aussi que les gouvernants actuels ne font rien ,ni quelque chose pour que le peuple congolais voit où il se précipite dans l’aveuglement ,donc le changement voulu ,nous a apporté la même chose comparable aux années antérieures,nous sommes assis sur une poudrière de la crise alimentaire qui ne tardera d’exploser, car il y aura un impact avec la population vulnérable et les exclus de la vie publique dans ce pays et voilà les signes de temps qui vont déclencher la bombe de la crise économique et sociale congolaise, après l’on va démander la dissolution de l’assemblée ,une de carte dans la stratègie dans l’ombre pour éviter l’élection 2011 ,par la suite continuer avec l’association des malfaiteurs et pilleurs de la nation qui s’investissent dans le cercle du pouvoir avec autant de détermination pour leurs propres intérêts personnels afi d’accroître en richesse d’argent pour n’aller nul part dans le monde et finir moribond ailleurs ou bien clochard pour laisser toujours le congo -kinshasa dans le sous développement .c’est ça le pacte des collabos avec le diable qui les ment à chaque fois au pouvoir au congo.(l’argent).



bomboko alex [bobojja@yahoo.fr] 09/11/2009 12:35:12
JC Masangu n’est que la partie visible de l’iceberg.Les vrais acteurs sont les katumba et consorts...Tant qu’il est docile et
obeit au doigt et a l’oeil aux injonctions,on le laisse en place,
comme qui dit "on ne change pas une equipe qui gagne".
C’est ce qui justifie sa longevite exceptionnelle au poste.
En RDC on sait conjuguer le verbe manger par les gens au pouvoir:Je mange,tu manges,nous mangeons...Quand le "rais" a besoin de 10 millions pour sa poche,Masangu sort 15. Il donne 2 ou 3 a Katumba pour s’assurer la couveture au cas ou...Le reste
pour lui et la boucle est bouclee.
Pas besoin d’etre savant.
Heureusement que l’operation Tolerance Zero est en marche...
Ils sont nombreux,n’est-ce pas,les Herman Mbonyo...



CONGOLAIS! [mlobonza@yahoo.fr] 09/11/2009 14:01:23
Voila un gouverneur tribaliste qui a battut la longevite de gouvernorat de notre banque central depuis sa creation en 1953.

VIVE LE TRIBALISME AU CONGO



mavuila [mavuila@yahoo.fr] 09/11/2009 17:01:43
Oui, il faut appliquer l’operation tolerance zero. Si Herman Mbonyo est en prison pour mauvaise gestion, il faut que JC Masangu le rejoigne en prison car sa gestion est pire (voyons les resultats: la monnaie ne vaut rien). On est meme surpris que ce Monsieur soit reste si longtemps a la banque centrale alors que la monnaie se deprecie tous les jours. Kabila doit etre vraiment son complice.



mabiala [mabiala@yahoo.com] 09/11/2009 17:45:03
Le tribalisme tue le congo. Il n;’ya que le trivalisme ou regionalisme qui explique le maintien d’un gouverneur aussi mediocre a la tete de notre institut d’emission. Meme sous Mobutu, on n’a jamais vu des choses comme ca. Ce matin, a la place le chateau, le dollar s’echange deja a 920 fc. Quelle desastre? En comparaison retrospective, Pay Pay et Diamboleka paraissent maintenant comme des savants ! Quelle honte?



Paul [posopon@yahoo.fr] 09/11/2009 18:40:17
Nous sommes souvent habitue a jouer au ping-pong. Nous sommes des experts en situtaion du moment, sans vision de l’avenir.
Vous croyez vraiment que Masangu pourrait faire le miracle? Quand vous avez tolere d’elire quelqu’un qui n’avait aucun projet politique et de societe? Vous avez elu quelqu’un qui n’avait aucune vision economique en tete? Comment etes vous etonnes qu’au jour le jour il se devoile par un manque de strategies pour faire face aux differents problemes du pays.
Chaque chef d’etat a un groupe des gens (politiciens, economistes, politqiues, etc. ) sur qui il se base pour diriger le pays. Est ce vous connaissez la vision politique de kabila et de son gouvernement? Moi je ne le connais pas parce que il a refuse d’en parler au Congolais, il a refuse d’en debattre avec son rival, il a ainis manque l’occasion en or de se dedoauner de tous ces pilleurs en serie ( masangu et tous les conseillers a la presidence) qui n’ont comme souci que de se remplir les poches.
Kabila, Muzito, et Boshab ne sont pas des complices de Masangu mais les auteurs , des protagonistes principaux du drame que vit le peuple congolais.
D’ici deux ans la degringolade du Franc Congolais va s’accelerer comme on s’approche aux elections, mais c’est en meme temps elle va entrainer la chute en enfer du Regime de kabila et l’instauration du nouvel ordre.
Helas que l’opposition ne saisit pas cette opportunite pour s’organiser mais elle perd son temps avec les querelles intestines. Le peuple va rejetter ses affameurs lors des prochaines elections. Nous avons de quelqu’un qui comprend la complexite de la situation politique et moderne actuelle et qui a aussi le vrai souci du developpement de la nation dans son entierete.
Paul



sakanyi [sakanyi@yahoo.fr] 09/11/2009 21:59:15
je partage l’analyse de Paul que d’ici deux ans la degringolade du franc congolais va s’accelerer etant donne que l’on s;approche des elections. En meme temps, c’est la chutte de la monnaie qui pourra provoquer la chutte du regime. quand un billet de 500 fc qui valait 500 dollars ne vaut plus que la moitie d’un dollar ou 50 cents apres dix ans de regne de kabila, il n’y a pas autre symbole d’echec que la chutte de la monnaie. L’opposition doit saisir cette opportunite et faire de la monnaie le symbole de l’echec du regime en place. Au stade actuel, on risque d’avoir des pillages comme dans les annees 1990.



kanyung [shok-ompeng-06@hotmail.com] 09/11/2009 23:37:24
La République n’a plus de valeurs à défendre! C’est la honte, c’est dur mais il faut bien se poser la question suivante: si les anciens bandits circulent librement, sont mêmes élus ou réelus, expliquez moi comment les nouveaux bandits pourraient avoir peur de la prison ou simplement de la République? Je n’ai pas la haine mais sans faire la politique politicienne, je fais le pari que ramener les bandits à la raison, dénoncer leurs comportements est notre devoir de citoyen de ce pays. En disant ce qui précède, je ne suis pas non plus Abbé Pierre ni Mère Théresa encore moins leur fils. Ce pays n’appartient ni à Masangu ni à Nguba, il nous appartient à tous. Il est temps qu’ils se rappellent que la violence appelle la violence, il ne faut pas amener les gens au désespoir sinon certains enfants de ce pays iront apprendre la sorcellerie ou la magie auprès des Maîtres eux-mêmes pas exemplaires. A bon entendeur! Salut Masangu, Nguba et Compagnie!



muimba [muimba@gmail.com] 10/11/2009 00:22:34
Le franc congolais est plus que malade. Il est mort. Comment voulez vous qu’une monnaie chutte 1,32 franc a 920 francs contre un dollar sur une periode de 1998 a 2009 pendant que le gouverneur achete des maisons confisquees de la nouvelle banque de kinshasa? Du point de vue de l’ethique et de la competence, Monsieur le gouverneur n’est plus l’homme de la situation. Ce n’est pas lui qui sauverait notre monnaie.



bithe malutshi [bittemalu@hotmail.com] 10/11/2009 00:39:21
Une des missions de la banque centrale consiste a veuiller a la stabilite monetaire par le controle des masses de circulation monetaire.Le gouverneur de la banque centrale etant aussi conseiller financier du gouvernement porte en lui la responsabilite de cette chute vertigineuse de notre monnaie nationale.Des son lancement a ce jour,le franc-congolais a perdu 900.000% de sa valeur alors que c’est le present gouverneur qui etai toujours en fonction lors de son injection sur le marche.
Si l’exercice des fonctions etait tributaire des resultats de la gestion, Masangu serait deja demis de ses fonctions mais malheureusement,il y a certains parametres obscurs qui militent en faveur de ce gouverneur en perte des strategies.Oui,c’est la tolerance-zero en marche.



matata [matata@yahoo.com] 10/11/2009 00:46:29
ce gouverneur de banque centrale est un megalomane. La monnaie qu’il gere est tres malade, mais il passe sa vie a publier des livres sur sa vision pour l’afrique. Quelle vision peut il avoir pour l’afrique s’il n;a pas de vision pour le Congo? Comme l’ont dit les autres sur ce net, il est temps que monsieur le gouverneur aille rejoindre son ami Herman Mbonyo en prison dans le cadre de l’operation teolerance zero ! Au fait son entree en prisoon donnerait un signal fort de cette politique de tolerance zero qui patoge.



frank lok [Lokfrank@yahoo.com] 10/11/2009 03:14:46
Lors d’un recent sejour a kin, je me suis retrouve par hasard devant l’immeuble de la BCC. La salete ; la crasse que j’ai vue sur cet imeuble m’a choque. La BCC serait peut etre la banque centrale la plus sale au monde. Cet immeuble n’a jamais ete entretenu depuis qu’il a ete construit. Notre banque centrale resemble a une maison de prostitution, un bordel. Il n’y a rien de serieux qui peut sortir de cet immeuble. Ca ne me surprend pas que la monnaie qui est geree dans cet immeuble se devalue. Pourquoi Massangu reste en place? Rappelez vous quand ce voyou de She Okitundu avait demande a Massangu de sortir $1.000.000 pour celebrer la "victoire" de l’imposteur. Massangu doit avoir finance la campagne de l’illetre. Il va encore le faire en 2011. Voila pourquoi il est inamovible. Aux yeux de Kabilistes Masangu est un simple agent de caisse a qui ils recourent quand ils ont besoin d’argent de poche. Il n’ya pas de doute l’Etat congolais est entre les mains des voleurs, des vautours, des requins, des hommes sans lois ni fois, des malfaiteurs, des pilleurs, des criminels, des incompetants, des inhumains, des adeptes de satan. La combinaison de tous ces maux avec l’incompetence va conduire a la destruction de tout un peuple si on y prend garde. Ce que vous dites de la BCC est symptomatique de ce qui existe a la presidence, a la primature, aux ministeres, aux cours et tribunaux, a la fonction publique, a la police, aux entreprises d’Etat, a l’armee, aux ecoles et hopitaux. Partout regne la scene de desolation et de destruction. Un peuple abandonne a lui meme. Un pays sous tutelle et occupation des Monuc, Eufor, Nations Unies,... Un pays ou les voisins jadis insignifiants, aujourd’hui nous terrorisent avec la complicite de certains de nos compatriotes... Un pays que personne au monde ne respecte...



athanase [athanase@yahoo.fr] 10/11/2009 06:34:09
Monsieur et Madame les Journalistes,

Je vous felicite de la qualite de cet article qui a suscite tant de reactions. La monnaie touche a la vie de tout le monde. C’est regretable qu’elle soit si mal geree par la banque centrale. Monsieur Masangu a trahi le peuple congolais.



el [el@yahoo.fr] 10/11/2009 11:10:26
Monsieur Wetshi,

Je suis un cadre de la banque centrale du congo actuellement. Je ne suis pas surpris par la reaction en chaine que votre article sur notre institut d’emission a suscitee Les faits sont reels. Le compatriote qui dit que le batiment de la bcc ressemble a une maison de prostitution ne se trompe pas. En effet, a l’interieur de la banque, la haute direction se prostitue avec les autorites politiques pour se donner des faveurs au but de leur maintain a la banque centrale. Il n’y a pas de vision. Les promotions des cadres sont donnees aux amis du gouverneur qui ne sont pas necessairement les plus meritants. La tribalisation est maximale car les swahiliphones occupent tous les postes importants (le dg de la politique monetaire est katangais et le dg de l’administration est un kivussien). Ces deux dg sont des amis du gouverneur. Il en est de meme des directeurs qui sont choisis d’apres des criteres subjectifs. La banque centrale est detruite. L’immeuble n’est pas entretenu: nous n’avons meme de papier hygienique dans les toilettes alors que le budget d’entretien est gigantesque.

Monsieur le gouverneur s’occupe de ses affaires et ne s’occupe plus de la banque centrale ni de la monnaie. Malgre la chute continue du franc, la banque centrale n’a pas un plan de sortie de crise. La grande partie des cadres de la banque centrale souhaite voir le changement de la haute direction car nos dirigeants actuels sont compromis et sont fatiques. Apres 13 ans de regne, le gouv n’a plus d’ambitions pour la monnaie et pour la banque centrale. Et le vice gouverneur ne connait rien du domaine de la banque centrale. Il est vice gouverneur depuis que le RCD l’a parachute a la banque centrale lors de la repartition des postes dans le cadre du modele 1+4. Mais l’on ne comprend pas pourquoi depuis ce temps, le President de la republique a garde cette haute direction en place jusqu’a ce jour. Les membres du conseil d’administration ont ete choisis parmi les amis du gouverneur et n’ont pas de connaissance dans le domaine de la monnaie ou de la banque centrale. C’est le cas par example de Monsieur Yuma qui est President de la Fec, et un ami personnel du gouverneur. Il est katangais.

Le President de la republique n’est pas a blamer pour la chute de la monnaie. C’est plutot le gouverneur de la banque centrale, le ministre des finances et le ministre du budget qui constituent le circuit integre de la depense. Ces trois depensent sans limites. Mais on se demande pourquoi le chef de l’etat qui que notre monnaie soit stable maintient l’actuelle haute direction en place. C’est peut qu’il ne sait pas ce qui se passe dans la banque centrale. Si l’on veut que la monnaie se stabilise, on a besoin de changer la haute direction de la banque centrale (gouverneur et vice gouverneur) et tous les membres du conseil d’administration.



ALIMASI [alimasi.okoko@hotmail.com] 10/11/2009 12:45:36
Quand Masangu prend les renes de la banque Centrale, le taux d’inflation du Zaire-monnaie est de 10.000%, il y a 3 zones monetaires, les mikomboso demontisees par Ya Tshithi sont consommes a Kin et non a Mbuji-mayi ou regnent encore les millionaires en Zaire.
Masangu ramene ce taux d’inflation a 16% seulement jusqu’avant la Crise Economique et Financiere Mondiale Made in Georges Bush.
Au regard de ce tableau je ne crois pas qu’il ne merite que des insultes.
La degringolade actuelle du Franc congolais s’explique par :
1.la crise financiere mondiale ayant frappe toutes les economies du Monde il suffit de voir le niveau d’endettement des USA, l’augmentation du taux de chomage, l’inflation du dollars par rapport a l’Euro.
2. la baisse des cours de toutes les matieres premieres exportes par la RDC, le diamant, le cuivre, l’or, le bois ayant reduit le niveau de recettes a la moitie de previsions et reduit ainsi le niveau des reserves de change.
3. la Guerre de l’Est qui entraine des depenses militaires enormes.
4. le faible niveau d’investissement en rapport avec les activites productives, il faut un investissement massif et intensif pour relever l’economie de la RDC
Enfin tout depend du niveau de l’Economie, un PIB d’environ 15 milliards de dollars pour un sous-contiment est revelateur, le chemin a parcourir est encore long.
Pour terminer Masangu n’est pas un magicien, c’est un caissier, un conseil financier du gouvernement.



Kiniati [kiniati95@yahoo.fr] 10/11/2009 12:45:51
A monsieur Medard,

Concernant de la question erponse que tu viens de poser, je ne crois pas que la solution viendra de Kabila parceque lui en personne est aussi complice tu viens juste de ennumerr un point important , le cas du premier ministre qui voulait voire clair sur les encaissement a la bcc nous savons la suite.

merci



Daro [darokoloy@yahoo.fr] 10/11/2009 15:08:00
Chers amis,

Masangu ne peut rien faire pour stabiliser le Francs congolais. La dépréciation de la monnaie congolaise obéit à la loi de l’offre et de la demande. De combrien de dollars ont besoin les opérateurs économiques et combien de dollars entrent dans ce compte du trésor dont Masangu est caissier?

Pour votre gouverne, la caisse de l’Etat est alimentée essentiellement une quotité tirée sur les recettes d’exportation de nos produits miniers. Or, à cause de la crise financière internationale, ces produits ne valent plus grand chose, à tel point que la plupart des entreprises minières sont soit en faillite soit fermées en attendant les jours meilleurs. Alors où voulez-vous que Masangu aille trouver les dollars pour faire face à la demande des devises des opérateurs économiques?

Quelle recette magique proposez-vous pour résoudre une telle équation sans passer par l’augmentation et la diversification de la production locale? Et dans combien de temps? Et que pensez-vous que Masangu, tout Gouverneur de la Banque Centrale qu’il est, peut y faire? Mais vous revez ou quoi?



Potentiel d’hydrogene (Ph) [zelly1955@hotmail.com] 10/11/2009 15:27:36
Mr/Mme ALIMASI;

Vous qui defendez bien votre ami Masangu;pouvez vous nous expliquer en quelques lignes la stratégie ou la politique monétaire actuelle mis en place par votre frère Masangu ?
j’ose croire que vous la connaissez ; Parce que avant de défendre quelqu’un,il faut tout au moins bien savoir que ce qu’il a fait,et que ce qu’il fait actuellement ! en tout cas c’est la moindre de chose, ALIMASI !
Avant la crise financière mondiale actuelle,la santé du franc congolais n’était pas non plus viable.ceci n’est pas un secret ,ALIMASI.
Est ce que vous vous rappelez du taux d’échange du franc congolais bien avant la chute du cours des matières premiers exportées par la RDC,comparativement à son taux au moment où il a été lancé ?c’est là que vous constaterez que, contre un dollar ou un euro ,plus que les jours passaient ,le FC se desaméliorait.ATTENTION à ce que vous dite.



zico malu [zicomalu@yahoo.fr] 10/11/2009 15:56:23
A Alimasi

Je suis vraiment tres exaspere de voir qu’il y a des congolais qui n’aiment pas leur pays soit par dogmatisme,par cretinisme ou tout simplement par abruptisme.Est-ce qu’il ya matiere a debat sur la gestion catastrophique de Masangu?Une monnaie qui en 12 ans perd plus de 100000% de sa valeur et vous continuez a soutenir le responsable de la banque centrale qui est en meme temps l’autorite monetaire?

La verite etant faite pour etre dite,vous etes tout simplement de l’autre cote de la plaque.MR EL qui travaille a la banque centrale denonce vigoureusement les maux qui rongent son entreprise avec des precisions de taille mais vous nous amenez des chiffres qui ne se justifient ni economiquement ni financierement.La crise financiere a frappe partout,pourquoi seulement le franc-congolais?pas le franc CFA,ni meme le dollar?Arretons cette culture djaleloiste,meme si,nous ne patageons pas les memes visions politiques,mais n’empeche que dans certains points ,on s’accorde.Ce sont nos tantes,nos oncles qui verront leur pouvoir d’achat s’effriter.
Encore une fois,sortons de cette casquette tribalo-regionaliste voire fanatique aveugle pour analyser la tete froide les maux qui rongent notre GRAND-CONGO



Daniel MAKILA [makila_daniel@yahoo.fr] 10/11/2009 16:45:54
Le débat sur CIC a de stérile sa tendance à se focaliser plus sur la diabolisation des personnes que sur la réflexion scientifique du problème soulevé. Je suis d’accord dans une certaine mesure avec l’auteur pour croire que la bonne gouvernance reste un critère déterminant dans la gestion des mesures d’encadrement et de stabilisation d’une monnaie. Je reste aussi persuadé que le monopole de fait entretenu par les cartels étrangers installés au pays demeure suicidaire pour notre économie malade. Cependant, il n’y a pas lieu de se tromper sur l’ordre des paramètres. le Gouvernement Congolais peut beau s’offrir les services du meilleur banquier au monde pour conduire la Banque Centrale et y imposer la tolérance zéro. Cependant, dans le contexte des conjonctures successives depuis 1973 à ce jour, où les diverses monnaies nationales n’ont connu que de décotes continues, il n’y aura pas de miracles. Mais, c’est quoi une monnaie ? C’est un bien marchand qui, tout en reflétant l’ensemble d’une économie, répond comme tous les autres biens, au principe incontournable de l’offre et de la demande pour faire sa valeur. L’une des faiblesses de notre système économique réside dans son caractère fortement extraverti. Autrement dit, un déséquilibre au préjudice du marché intérieur. la RDC n’a pas de ressorts sur les circuits internes d’échanges, aujourd’hui que les infrastructures de base et l’outils de production sont devenue obsolètes. Nous ne produisons pas nous même ce que nous consommons en priorité afin d’élever le niveau de la demande de notre monnaie locale, d’une part et d’autre part, nous n’exportons plus grand-chose pour espérer garantir l’assiette de devises étrangères. Tout ceci est élémentaires. Et pourtant, la RDC ne manque pas d’atouts. La grande diversité de ses potentialités naturelles et humaines pouvait lui permettant à terme de créer un grand espace de production et de circulation intense des biens et services, facteurs indéniables de création de richesses. C’est justement ces richesses générées à l’intérieur, par les facteurs essentiellement internes qui font la valeur de ce qui est considérée comme la mesure de référence d’une économie, c.à.d. sa monnaie. Alors que la population congolaise, et par conséquent la demande intérieure de biens et services n’a cessé d’augmenter, depuis 1973, plusieurs faits néfastes ont contribué à détruire le tissus interne de productions de richesses hérité de la colonisation, ramenant notre Produit intérieur brut à sa plus misérable expression. 10 Milliards de Dollars US pour 65 Millions d’habitants !!! Comme faits néfastes, on notera, la mauvaise gouvernance de 32 ans du régime de la deuxième République, les mesures de Zaïrianisation, la guère d’indépendance d’Angola de 1974 -75, avec pour conséquence l’interruption du trafic sur le chemin de fer Dilolo-Lobito, donc de l’expédition du Cuivre du Katanga par la voie la plus économique de son exportation ( à partir de ce moment, le cuivre congolais était devenu le plus cher et le moins rentable du monde), la débâcle de la GECAMINES avec en exergue l’effondrement de la mine de KAMOTO en 1990. les pillages de 1991,1992 et 1993, les guères successives de l’Est depuis 1996. La longue transition Mubutienne des années 90, ayant comme conséquence, la rupture de la coopération structurelle avec l’extérieure et n’ayant fait qu’aggraver les choses. La déscente aux enfer de la MIBA et la mévente du diamand, rare produits d’exportation avec présence remarquable dans notre balance commerciale pendant les 20 dernières années. Aujourd’hui, suite à la mise en place des institutions élues et avec le retour de la RDC dans l’échiquier international, il faut reconduire le peuple au travail, loin de le distraire par des discours démagogiques. Il n’y a rien à réinventer. Pour arrêter le cycle infernal du dégringolade de notre monnaie, l’action des décideurs devrait être axée de manière constant et en priorité sur : 0. La bonne gouvernance et le retour des masses laborieuse au travail 1. l’aménagement des voies de connexion internes. 2. La création des zones économiques prioritaires, en fonction des potentialités spécifiques de chaque espace. 3. L’investissement massif dans le secteur agricole, agro-alimentaire, de l’artisanat et des initiatives coopératives des milieux ruraux. 4. L’investissement massif dans la formation professionnelle des métiers paysans. 5. L’investissement dans la coopération bilatérale avec des pays émergeant dans le domaine de l’agriculture, la pêche, l’artisanat et l’élevage. ( ex: Brésil, Argentine, Maroc ). 6. Inverser si possible le terme de l’échange en obtenant un allégement substantiel du service de la dette extérieure. 7. Relancer les activités à vocation exportatrice. C’est dans la durée, les sacrifices et le travail acharné qu’il faille investir toute notre patience Etc.…



Longo [Longo@yahoo.fr] 10/11/2009 16:59:20
Monsieur ALimasi,

C’est triste que vous ne semblez pas voir la realite. La crise financiere mondiale n;’est pas l’explication de la chute du franc. Si cela etait le cas, le dollar americain et l’euro seraient aussi en train de chuter car la crise frappe aussi leurs economies. Le franc chute parceque la bcc pratique la planche a billet, vit au dessus de ses moyens, n;a pas de politique monetaire ni de change, et manque de vision. Et la chute du franc a commence depuis 1998 au lancement du franc, et a continue pendant tous les 13 ans de regne de Masangu. La chute n’a pas commence avec la crise financiere internationale. il ne faut pas se cacher derriere la crise financiere internationale pour expliquer les erreurs de gestions ou l’incompetence qui est connue.

S’agissant des zones monetaires, il faut noter qu’il existe plusieurs zones monetaires en rdc aujourd’hui: zone franc congolais, zone dollar, zone euro et zone franc cfa. Alors qu’est ce que masangu a realise en eliminant les zones zaire pour creer ces nouvelles zones monetaires? ne soyez pas aveugle, ce monsieur a tue notre economie et notre monnaie. Il est temps qu;il comprenne cela et parte calmement. Trouvez vous normal qu’un billet de 500 francs qui valait 500 dollars en 1998 ne vaut aujourd’hui que 50 cents ou la moitie d’un dollar americain? Comment defendez vous cela? Est ce que toutes les monnaies du monde ont perdu de la valeur de la meme facon etant donne que la crise financiere internationale frappe tous les pays sans distinction? Ne soyez pas aveugle ni naif !

Aussi, savez vous que Masangu a vendu tous les immeubles de la NBK et de l’UZB pour s’approprier les produits de vente? Savez vous aussi que l’UZB a ete vendue par la banque centrale aux amis de masangu pour devenir la banque congolaise? Comment expliquer qu’un gouverneur de banque centrale soit actionnaire directement dans une banque centrale qu’il supervise? Il ne faut pas defendre l’indefendable. Ce gouverneur n;est pas different de Herman Mbonyo. Il est d’ailleurs pire que Monsieur Mbonyo du point de vue de la gestion. Et les consequences de sa gestion cause beaucoup de morts et de degats au pays.

Que dire du manque d’entretien du batiment de la banque centrale? Est ce que la crise financiere internationale empeche l’entretien du siege de la bcc qui est devenu comme une maison de prostitution comme l’a dit l’un des intervenants?

Nous qui sommes dans cette banque centrale savons beaucoup meme si nous ne disons rien. La verite finira par triompher. Monsieur le Gouverneur ne peut pas tromper tout le monde pendant tout le temps. La valeur du franc est aujourd’hui le vrai critere de la performance de notre banque centrale. Si ca ne marche pas, ca ne marche pas. on ne peut pas justifier sa performance par comparaison au regime de Mobutu. De 1998 a 2009, la monnaie s’est depreciee de 100.000 pour cents. Faut il comparer cela au regime de Mobutu? Si cela est le cas, on ne peut que conclure que ce regime de masangu n’est pas different du regime de mobutu et nyembo shabani. Parceque nous avons rejete mobutu, nous devons rejeter aussi masangu et ses complices.



yav [yav@yahoo.com] 10/11/2009 17:18:21
Alimasi dit qu’a l’arrivee du gouverneur masangu a la bcc l’inflation du zaire monnaie etait de 10.000 pour cents. C’est vrai. Mais l’inflation du franc congolais est de 100.000 pour cents de 1998 a 2009 pendant les annees que masangu est a la tete de la banque centrale. Ceci veut dire que la bcc est pire aujouird’hui qu’elle ne l’etait sous la deuxieme republique ! Curieux.



Jacques SAIDI-KAMULETA [skamuleta@hotmail.com] 10/11/2009 17:27:25
Cher Baudouin,

Certains de nos compatriotes sont et resteront à jamais pauvres dans leur raisonnement. Quand vous avez publié cet article plus qu’éloquent, je me suis dit que je ne ferai pas un commentaire, sachant que beaucoup de compatriotes allaient agir. Je constate que certaines interventions sont teintées soit de mauvaise foi ou tout simplement sont affichés pour provoquer des réactions et puis les attaquer sans fondement scientifique. C’est le cas en présence.
Quand le vrai Kabila d’Ankoro avait usurpé le pouvoir en 1997, on nous dit que 1 franc congolais équivalait à $1, mais 13 ans après un cambiste de Lubumbashi nous dit qu’au niveau du Château pour ce qui connaissent cette ville de Lubumbashi $1 dollar équivaut à 920 francs congolais. Et dire que Masangu se dit expert en banque pour avoir travaillé dans une banque au Etats-Unis. On nous ramène encore à l’époque de la démonétisation faite par Tshisekedi pour contrer les plans diaboliques de Mobutu. Cette démonétisation n’était pas faite pour les Kasaiens mais bien pour tous les Zaïrois. Mais comme les Kasaiens avaient compris le bien fondé du message, voilà pourquoi ils avaient agit. Et s’ils sont millionnaires c’est tout à fait normal. Le diamant n’est pas comme le cuivre qui demande énormément de procédés techniques pour être vendu $1100 la tonne. Avec une petite pierre de diamant tu peux gagner plus qu’une tonne de cuivre. C’est la raison pour laquelle il y a ou il y avait des millionnaires. Je ne sais pas ce que l’auteur de cette intervention veut nous dire.
Pour se faire passer avocat du diable, on nous ramène toujours à la Crise Financière Internationale. Dans le secteur minier, il y a une production, mais l’argent qui devait soutenir la monnaie au lieu d’aller au trésor, prend des chemins inconnus. Cfr rapport Mutamba Dibwe (sénateur), ce qui est réel pour les secteur miniers, l’est aussi pour les hydrocarbures et les autres secteurs. Pour se faire millionnaire, on recours abusivement à la planche à billets, on roule carrosse, on s’installe et installe dixit un ancien premier ministre de Mobutu. Pour corrompre les députés et autres, on prend les devises nous prêtées par les bailleurs de fonds pour la reconstruction du pays. Comment voulez-vous qu’une monnaie sans sécurité puisse se défendre valablement sur le marché de taux de change.
Par ailleurs, le même intervenant nous parle du niveau de l’économie. A qui incombe la responsabilité de relever le niveau de l’économie ?
La crise ayant frappé tout le monde, je donne ici l’exemple de la Cote d’Ivoire. J’aime donner l’exemple de ce pays parce que les dirigeants de ce pays, me fascinent quant à l’amour patriotique qu’ils ont. Pendant toute la période de la guerre imposée par la France, toutes les Institutions sont restées debout. Les fonctionnaires étaient toujours pays, jusque maintenant pendant cette période post-crise. Le pays continue sa construction. Quand je suis arrivé En Cote d’Ivoire dans le cadre de la mission des Nations Unies, suivez-moi bien, pour changer $1, on déboursait Fcfa500 et on Congo en ce moment là si je ne me trompe pas $1 se changeait à 450 ou 500. La crise est arrivée, $1=450, 460 ou parfois 470 au jour d’aujourd’hui. Nous voyons à peu prés dans quelle fourchette oscille le dollar et non le Fcfa. Et nous qui recevons notre salaire en dollar, nous pleurons. Mais au Congo qui a toutes les richesses du monde, le franc ne fait que dégringoler. D’aucuns me diront que comparaison n’est pas raison. Vous voyez au moins la différence dans la gestion de la monnaie qui est l’une de fierté d’une nation respectueuse. En Cote d’Ivoire le dollar ne circule pas. Aucun prix n’est fixé en dollar.
La monnaie est toujours soutenue par la production des Biens à l’intérieur d’un pays. Plus vous produisez, plus votre monnaie devient forte et le PIB grandi. Hors, l’argent qui provient de peu de production est dévié. Défendre Masangu est tout simplement criminel.
Voilà ce que nous appelons insuffisance intellectuelle. Masangu, son chef Kanambe, Katumba, et autres sont des bandits de grand chemin à main armée. Tôt ou tard, ils seront neutralisés. A chaque fois que je regarde le film sur l’entrée des aventuriers de Kabila à Kinshasa, la façon dont certains mpriens étaient brûlés vifs, j’ai vraiment pitié de ces gens qui n’ont rien appris de la chute de Mobutu




pumbu [pumbu@gmail.com] 10/11/2009 17:52:02
La reaction de Alimasi souleve des questions et exige reponse. Dire que le gouverneur masangu a elimine les zones monetaires multiples et reduit l’inflation n’est pas exact. Dans l’interview du gouverneur dans jeune afrique, il dit que 90 pour cent de depots bancaires en rdc se trouve en devises etrangeres. Ceci en soit est une admission qu’il existe en rdc plusieurs zones monetaires, la zone franc congolais qui ne represente que 10 pour cent de depots, et la zone devises etrangeres occupant 90 pour cents. Dans la zone devises etrangeres, on trouve le dollar, l’euro, le cfa et tant d’autres monnaies. Le plus important ici est que la monnaie nationale n’occupe plus que 10 pour cents de transactions au congo. N’est ce pas un signe d’echec de la banque centrale sous le gouverneur masangu et ses amis?

on a aussi dit que le batiment de la bcc est mal entretenu. Priere de noter que le contrat d’entretien du batiment a ete accorde a la soeur du gouverneur masangu. Le resultat de cette magouille est que le batiment est salle, mal entretenu, pas de papier hygienique, le gazon meurt, la les ampoules manquent, etc.... Il faut avoir l’honnetete intellectuelle pour reconnaitre que Monsieur le gouverneur n’est pas l’homme de la situation, manque de credibilite et n’est pas en mesure de re-credibiliser la monnaie. C’est pour cela que pour detourner l’attention, il se consacre ces jours ci aux choses telles que la presidence de l’abca ou la publication des livres sur l’afrique. Une distraction organisee pendant que le franc congolais est gravement malade.



berit [likambo24@yahoo.fr] 10/11/2009 18:35:47
kabila et masangu sont des vrai amis, ils cooperent tres bien.



Pungwe [Pungwe@yahoo.com] 10/11/2009 20:30:42
La monnaie est le coeur de l’economie. Si la monnaie est malade, l’economie est malade. Dans ce cas d’espece, la banque centrale du congo a failli a sa mission de garantir la stabilite de la monnaie et des prix. Les resultats de la gestion de la bcc sont decevants. Si la monnaie n’est plus credible, ce n’est pas la meme direction de la bcc qui la rendrait credible. Masangu a eu son temps, et ce temps est passe.

On constate que le gouverneur paie des pages publicitaires dans jeune afrique. Publicite autour de sa personne, en depensant l’argent du peuple. Trop, c’est trop.



mamale [ma.male@live.fr] 10/11/2009 21:32:14
Messieurs les journalistes, je me demande si vraiment vous vous sentez dans votre peau en désignant la personne comme la plus haute autorité du pays. J’estime cohérent de parler d’autorité de fait. Par ailleurs, demander l’application de la politique de tolérance zéro à la BCC, vient en quelque sorte dédouaner le gouverneur des Tutsis du Rwanda en terre du congo de sa responsabilité sur la mauvaise gestion de notre banque centrale, et de l’économie en général.
La bonne nouvelle que nous apprenons, est celle selon laquelle, des scènes de pillages sont à envisager. En effet, le peuple opprimé doit trouver une manière d’exprimer son mécontentement vis à vis des parvenus qui se croient tout permis. Masangu n’est qu’un misérable et minable personaje. Parler de lui de la sorte, c’est lui accorder une certaine notoriété qu’il ne mérite nullement. C’est tout de même une bonne chose que des compatriotes sachent identifier des biens de l’Etat qu’il s’est attribués. Ils les lui seront arrachés, assortis d’intérêts.



Alto [Alto@yahoo.fr] 10/11/2009 23:13:59
Je partage les reactions de mon collegue de la banque centrale du Congo (El) qui a ecrit avant moi. Je viens ajouter ma part de verite. La banque centrale du congo est morte sous le gouverneur Masangu. Depuis son arrivee en 1997, il n’ a fait que detruire la banque. La monnaie est l’illustration visible de la sante de l’economie et de la banque centrale. Et le batiment de la banque centrale n’est qu’une facette de ce qui ne va pas. Entretemps, le gouverneur voyage partout au monde, achete des pages publicitaires dans des journaux pour son ego, et fait croire au monde qu’il a une vision pour l’afrique en payant une maison de relation publique en france pour publier un livre publicitaire. Mais quelle est sa vision pour le congo? Il n’en a pas. Il a detruit tout ce que Diamboleka avait laisse en 1997. Et il ne laissera rien derriere lui car il est en train de vendre meme les batiments de la banque centrale. Tout recemment, il a vendu le centre de formation du personnel de la banque centrale ! Ce qui veut dire que nous n’avons plus d’endroits pour l’organisation de nos formations. Lorsque nous avons des seminaires, nous devons louer au Grand Hotel et ceci coute cher (c’est pour cela que nos frais d’exploitation sont trop eleves).
Pour fonctionner, la bcc demande au gouvernement une subvention d’exploitation de 25 milliards de francs ! Croyez vous qu’une telle banque centrale est viable et en bonne sante? Qu’a fait le gouverneur pour developer les sources de revenus de la bcc depuis 1997? Rien ! Bien au contraire, le gouverneur a une main tendue vers le gouvernement pour qu’on lui donne de l’argent. Est ce que notre banq

Ces opinions sont partagees par la plupart des cadres de la BCC. Tout le monde reste muet, ne dit rien, mais tout le monde sait que rien ne peut etre attendu de la haute direction actuellement. Ceux qui defendent le gouverneur savent qu’ils ont une mission impossible au vu des resultats de la banque centrale: l’inflation elevee et la monnaie nationale qui ne vaut plus rien. Si en 1998, 500 francs congolais valaient 500 dollars, ce meme billet de 500 francs ne vaut plus aujourd’hui que 50 cents ou la moitie d’un dollar. Quoi d’autres voulez vous qu’on vous montre pour que vous realisiez que la BCC a echoue et que le Gouverneur Masangu a echoue.

C’est vrai que la BCC n’a pas de politique monetaire. Nous qui sommes a l’interieur, savons que la politique monetaire n’existe pas. Mais ce qui marche bien a la BCC, c’est la planche a billet. Et les nouveaux billets sortis de l’hotel de monnaie se retrouvent le meme jour chez la cambiste denommee Maman Double qui travaille pour le Gouverneur pour acheter des dollars.

Nous n’avons rien contre la personne du Gouverneur, mais nous n’avons plus confiance dans sa gestion et dans la maniere dont il gere la bcc et la monnaie. Et ce n’est pas apres 13 ans qu’il pourrait faire des miracles. Pas d’illusions a se faire. Et tant que le Gouverneur Masangu sera la, le franc continuera a se deprecier. La depreciation monetaire n’a rien a avoir avec la crise financiere internationale car le franc ne valait deja rien avant l’avenement de cette crise. Avant et apres la crise, Masangu etait gouverneur de la banque centrale, et doit donc accepter la responsabilite de la chute du franc pendant les 13 dernieres annees.






masasu [masasu@hotmail.com] 10/11/2009 23:58:04
Le Gouverneur Jean claude Masangu est un homme respectable. Il avait ete directeur general de la citybank a kinshasa. Mais sa gestion de la bcc n’a pas ete une reussite et est au fait un grand echec. La tenue du franc congolais et la dollarisation de l’economie sont les signes visibles de cet echec.

je suis d’accord avec l’internaut qui dit qu’en 1997 un billet de cinq cents francs valaient cinq cents dollars et qu’aujourd’hui le meme billet vaut cinquante cents seulement. Cette illustration montre clairement que sous le Gouverneur Masangu, la tenue du franc etait mediocre. Chercher a expliquer un tel echec par la crise financiere internationale est tres malhonnete. Quelque soit l’explication, il reste vrai que le Gouverneur Masangu a echoue et ne peut plus redresser cette monnaie. On peut lui donner encore dix ans, il ne fera rien car il n’a plus de credibilite. Tout ce qu’il fait ces jours ci, c’est sa publicite personnelle. Il sacrifie le Congo et les congolais pour ses propres ambitions. Priere de lire la page publicitaire qu’il a achetee dans jeune afrique. On peut se poser la question de savoir que rapporte une telle publicite au congo? Rien. zero. c’est la demagogie.



Michel Alisema [michalis@yahoo.fr] 11/11/2009 00:20:12
Voila le bilan (catastrophique) de 12 ans de ce farfelu de Masangu au sommet de la BCC !

Rien d’etonnant quand on considere que ce gaillard n’en avait pas de merites academiques ni professionelles.

Jadis un chef de service subalterne a la succursale CitiBank de Kinshasa (donc un simple "Service Manager" en Angalias), Masangu se retrouve aujourd’hui gouverneur de la BCC par la magie du tribalisme BalubaKat, le margoulinage de Katumba Mwanke et l’analphabetisme notoire de Kanambe...Rien de plus !




Kako [Kako@gmail.com] 11/11/2009 00:28:19
D’apres la radio okapi, les discussions entre le gouvernement congolais et le Fond monétaire international viennent de se terminer a Kinshasa. Elles visaient, pour les deux parties, à harmoniser leurs points de vue pour que le programme économique 2009 - 2010 soit cohérent avec les objectifs du gouvernement. Elles ont porté entre autre sur la dépréciation à grande échelle du Franc congolais et le taux d’inflation qui a presque doublé depuis le mois d’août.

Pour faire face à ce glissement de la monnaie nationale, la BCC avait opté pour la vente des devises aux banques commerciales pour tenter de sauver le Franc. Mais cette pratique a certes étalé ses limites. Le FMI, qui n’a pas non plus apprécié cette résolution, a demandé à la BCC d’y renoncer immediatement et de recourir plutôt au billet de trésorerie qui est l’outil efficace que doivent utiliser les institutions financière pour absorber la masse monétaire en circulation sur le marché des biens et des services.

Ce qui precede demontre que la BCC sous le Gouverneur Masangu ne sait pas ce qu’elle fait. Comment peut on comprendre et expliquer qu’une banque centrale d’un pays souverain ne soit pas en mesure de connaitre quel instrument de politique monetaire deployer pour stabiliser sa monnaie? Masangu apres 13 ans de regne a la tete de la BCC ne connait toujours pas ce qu’il faut deployer comme instruments de politique monetaire !!! Et il doit attendre que le FMI vienne lui dire que le billet de tresorerie est le meilleur instrument au lieu de l’adjudication des devises !

Voila qui confirme ce qui se disait sur ce site que le Gouverneur n’est plus l’homme de la situaton tant du point de vue de l’ethique que de la competence. N’est il pas temps qu’il plie bagage et qu’il parte de la BCC avec tous ses membres du conseil d’administration et, son adjoint et tous ses directeurs??? Ne faut il pas qu’il rejoigne Herman Mbonyo de la Sonas a Makala dans le cadre de l’operation tolerance zero pour mauvaise gestion???

Bref, il faut changer toute la haute direction de la BCC, tout le conseil d’administration et tous les directeurs afin de recommencer a zero. La BCC est une pourriture et une honte pour le Congo.



panubule [panubule@gmail.com] 11/11/2009 03:04:35
le fmi vient de declarer aujourd’hui (voir radiookapi.net) que le franc congolais a connu une depreciation a grande echelle et le taux d’inflation a double depuis aout 2009. Voila le mode de gestion de la bcc sous le gouverneur masangu ! N’est ce pas la confirmation de l’echec quand on voit ces resultats recents?



Teta [Teta@gmail.com] 11/11/2009 05:12:14
Madame Madeleine,

Merci pour un article aussi riche et interessant sur notre monnaie. Le FMI vient de terminer sa mission a kinshasa aujourd’hui et a declare que le taux d’inflation a double depuis aout 2009 et se situe maintenant a 47 pourcent. ceci soutient la these principale de votre article que la bcc a echoue. Dans tous les pays sujets a la crise financiere internationale, on n’a pas vu de tels taux d’inflation. Et c’est surprenant que le gouverneur de la bcc, apres 13 ans a la tete de la bcc, donne au congo 47 pour cent de taux d’inflation. Un tel monsieur et les administrateurs de la bcc sont des criminels. ils devraient demissionner de leurs fonctions.



bbs [bbensita@gmail.com] 11/11/2009 18:38:47
L’art de ne rien dire est un tableau fait de couleurs visqueuses. En lisant le livre de Monsieur Masangu, on est loin de l’image qu’on donne de lui, ici et là. On peut être fier qu’il y ait des Congolais comme lui qui ont fait les continents pour s’instruire à l’école du livre et de la vie. Il a fait un travail appréciable pour mettre en place une monnaie viable, bien évidement soumise aux aléas de forces économiques contradictoires. La monnaie congolaise était seulement surévaluée lors de son lancement. Elle continuera à baisser car c’est une monnaie qui n’a pas d’assise économique solide pour lutter contre la petite spéculation. Avant de juger cet homme avec une telle virulence, il faudrait peut être commencé par le lire pour le prendre au mot ou le confondre avec une théorie spontanée sur comment on gère une monnaie avec des instruments économiques et financiers archaïques. Au moins, il a le mérite d’avoir mis sur écrit sa vision, les séquences de son travail, ses espoirs, ses combats et ses échecs. La route de la prospérité est longue. Elle doit être prise par tout un chacun. Le virtuel d’ici ne doit pas nous faire oublier que le réel est fait d’hommes imparfaits, de rencontres improbables, de géographies asymétriques, d’histoires tronquées et de choix hasardeux. Quand on connait là où le Congo était et est, on se doit d’être patient avec nos technocrates, et même aves nos hommes politiques. Il ne faut surtout pas tuer le peu qui nous reste.



mado [mado@gamil.com] 11/11/2009 19:35:38
Je viens de lire les commentaires de BBS qui recommande qu’on lise le livre du gouverneur masangu avant de le juger. Et bien j’ai le plaisir de vous informer que j’ai lu ce livre. Je suis surpris qu’un gouverneur de banque centrale ecrive de telles platitudes en evitant de parler de la RDC, et en essayant de tourner l’attention sur l’afrique. Pensez vous que les gens ont besoins de connaitre la vision de masangu pour l’afrique? ou bien on a besoin d’avoir une monnaie stable au congo? Apres tout, est ce que Masangu est paye pour ecrire des livres ou bien pour gerer la monnaie. Si la monnaie qu’il gere se porte si mal depuis douze ans, comment peut il avoir le temps d’ecrire un livre?

Pour votre information, le livre n’a pas ete ecrit par monsieur masangu. mais plutot par une boite de relations publiques en france. La boite s’appelle Prestige communications qui organise la publicite de monsieur masangu aux frais de la bcc.

Priere de noter que le dollar s’echange aujourd’hui a 925 francs contre 915 francs hier, et 908 le lundi, et 900 le vendredi dernier. Et la depreciation continue. Et ce que c’est ca le travail que ce monsieur est en train de faire pour les congolais? Pourquoi lire un livre ecrit par un tel monsieur qui ne sait meme pas faire le travail pour lequel il est paye???



didier Munsala [Munsala@gmail.com] 11/11/2009 21:53:47
Lizez cet article et jugez vous meme: inflation de 47 pour cents, taux directeur de 75 pour cents; Est ce que la BCC sait ce qu’elle fait??? Et maintenant, c’est le FMI qui doit nous dire ce que la BCC doit faire chaque semaine !!! quelle honte !!!

Fin de la mission du FMI à Kinshasa: la réunion du club de Paris sur la RDC fixée la semaine prochaine

Au regard de la détérioration observée pour le taux de change du Franc congolais et le taux d’inflation, la RDC et le Fonds monétaire international (FMI) se sont convenus de mesures correctives à mettre en œuvre. Désormais, la gestion des finances publiques se fera sur base caisse. Les dépenses ne seront exécutées qu’au prorata des recettes réalisées. Les analyses sur la situation budgétaire et monétaire se feront désormais hebdomadairement et non plus mensuellement.

Cela va notamment permettre à la Banque centrale du Congo (BCC) de pouvoir réagir rapidement en utilisant tous les instruments en sa possession. C’est, entre autres, l’une des conclusions de la mission du FMI arrivée au terme de son séjour kinois.

Conduite à Kinshasa depuis le 27 octobre par Brian Ames, cette mission du département Afrique du FMI touche ainsi à sa fin marquée par une conférence de presse tenue ce mardi 10 novembre à Kinshasa. L’occasion a été mise a profit par Brian Ames, entouré du gouverneur de la BCC, Jean-Claude Masangu, de faire le point. L’objectif de la mission était d’examiner l’évolution économique récente, les politiques budgétaire et monétaire en 2009 et 2010, ainsi que le projet de budget 2010 de l’Etat. Il ressort de cette prestation de Brian Ames, complété par le gouverneur Jean-Claude Masangu, que l’accord de coopération sino-congolais est devenu conforme à la viabilité de la dette congolaise. Et ce depuis la signature de l’avenant. Ainsi, l’analyse sur la viabilité de la dette a prouvé que le projet (Contrat chinois) est cohérent avec la viabilité de la dette. Son impact sur la croissance sera important. Ainsi, la prochaine étape pour la RDC est la réunion du Club de Paris, envisagée la semaine prochaine. Au cours de cette réunion, la RDC va solliciter les assurances financières pour le programme à conclure avec le FMI.

Brian Ames a fait savoir que le FMI va demander au Club de Paris d’accorder ces assurances financières et le rééchelonnement de la dette du Congo. Même si ce programme va être financé par les bailleurs, il y a encore un écart financier à combler. Selon lui, avec un rééchelonnement les bailleurs peuvent combler cet écart financier. Dans la meilleure des hypothèses début décembre 2009 le Conseil d’administration du FMI peut approuver le programme au titre de Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) en faveur de la RDC. Toutefois, il reste présentement avant la réunion du Club de Paris, quelques points en discussion sur lesquels on peut vite trouver des solutions.

Cet échange a permis de confirmer que les services du FMI et de la Banque mondiale ont procédé à l’évaluation du degré de concessionnalité (ou élément don) de la garantie fournie par l’Etat au financement des infrastructures visée dans l’accord sino-congolais. Ainsi, l’élément a été évalué à 42 % en se basant sur des hypothèses ci-après. " Primo, le projet minier ne génère aucun revenu net et le recours à la garantie de l’Etat intervient au bout de 25 ans comme prévu dans l’accord révisé Secundo, les intérêts courus sont composés, avec un taux d’intérêt fixe de 4,4 %. L’élément don augmente à 46 % si le gouvernement reçoit 25 millions de dollars Us au titre de pas de porte de la part des partenaires chinois ". Pour le FMI, les incidences de l’accord révisé avec les Chinois permet à la RDC de concilier l’exigence d’obtention d’un allègement significatif de la dette (point d’achèvement de l’initiative PPTE) et l’objectif d’accélérer le développement avec des infrastructures.

Pour revenir à l’évolution récente de la situation économique et monétaire, le FMI estime que la situation préoccupante pour le taux de change et l’inflation n’est pas due à un dérapage budgétaire. Il y a lieu d’améliorer la coordination et la communication sur les prévisions de liquidité entre le gouvernement et la BCC. L’analyse de la mise en œuvre du programme suivi par les services du FMI à fin septembre est jugé globalement satisfaisante, selon Ames.

L’Etat et la BCC doivent améliorer la coordination sur la gestion de la liquidité

Toutefois, le FMI va faire des recommandations à mettre en œuvre pour une meilleure coordination des informations sur la liquidité. Des mesures correctives vont intervenir bientôt pour assurer une bonne mise en œuvre des politiques jusqu’à fin décembre 2009. Ainsi, les engagements et les ressources disponibles doivent être bien coordonnés à travers un bon plan de trésorerie pour atteindre les objectifs pour 2009. Le taux d’inflation passe de 25 % dans le programme en cours à 45 à 47 %. A ce niveau, le gouvernement et la BCC sont conviés à faire baisser la pression sur le taux de change et le taux d’inflation.

En 2010, l’objectif fin période de 15 % est gardé pour le taux d’inflation. Les politiques budgétaire et monétaire doivent être cohérentes avec ces objectifs. Naturellement, ce développement va avoir une implication sur le budget 2010. D’où la nécessité de revoir des chiffres, mais les politiques et la composition des dépenses ne changent pas. Le cadrage macroéconomique étant appelé à être revisité, dans l’hypothèse de garder la stabilité macroéconomique.

Pour le FMI, les interventions de la BCC sur le marché de change ne doivent pas prendre plus d’importance que le recours au BTR.

L’on retiendra d’ores et déjà que des mesures correctives sont engagées. Jean-Claude Masangu souligne à ce sujet que le taux directeur de la BCC vient de passer de 65 % l’an à 75 % l’an. Quant au taux de coefficient de réserve obligatoire pour les banques, il passe de 5 % à 7 %. Le volume de BTR souscrit est ainsi passé en moyenne de 50 milliards de FC à 75 milliards de FC avec une ponction significative de liquidités. A travers les interventions sur le marché de change, la BCC a pu ponctionner l’équivalent en FC de 55 millions Usd en 3 mois. Avec une gestion sur base caisse, JC Masangu espère obtenir, à terme, la stabilité sur le marché de change et le marché des biens et des services. Les perspectives d’avoir un programme avec le Fmi le conforte dans son optimisme.

Didier Munsala.
Kinshasa, 11/11/2009 (L’Observateur, via mediacongo.net)



Josephine [josephine2masengo@yahoo.com] 11/11/2009 22:49:28
En tout cas ca fait mal de lire des choses pareilles. C’est pour cela Masangu est toujour a ce poste, parcequ’il soutienne les " balubakat". Mawa ya ba katangais.



Jonathan Emba [Jemba@yahoo.fr] 11/11/2009 23:52:01
L’assemblee nationale a convoque Monsieur Masangu sur la vente irreguliere des immeubles de la banque centrale. Priere de lire dans le Potentiel d’aujourd’hui les articles a ce sujet. Franchement, lorsqu’un gouverneur d’une banque centrale vend des immeubles de la banque au profit de ses enfants ou ses amis, trop c’est trop. Le Ministre des finances Matenda a decline hier toute responsabilite en demandant aux deputes de convoquer le gouverneur de la banque centrale sur ces questions. Comment expliquer des autorites congolaises de ce niveau se livrent a de tels actes???? Vivement que l’operation tolerance zero s’applique !!!

Qu’attendons nous pour mettre ces troubadours en prison???



evolokwe [evolokwe@gmail.com] 12/11/2009 13:58:53
je suis curieux. Lorsque le taux d’inflation passait de 12 a 15 pour cent, le FMI avait dit que le cadre macroeconomique etait malsain, and sa revue de l’economie n’etait pas satisfaisante. Lorsque le taux d’inflation est de 45 pour cent, le meme fmi se declare satisfait des resultats de gestion de l’economie par le gouvernement. bizare de corruption .



masango kyelu [mkyelu@yahoo.fr] 12/11/2009 17:18:28
j’etais a la place Le Chateau (derriere Sozacom) ce matin. On echange le dollar a 930 francs. c’est presque chaque minute que la monnaie se devalue. Mais on ne sait pas combien de temps cette tendance baissiere va continuer. c’est l’asphyxie totale.



bbs [bbensita@gmail.com] 12/11/2009 18:06:14
Chère Mado,
C’est une chose de porter votre critique sur les oeuvres de monsieur Masangu, c’en est une autre de faire croire qu’il n’a pas écrit le livre. Vous y allez un peu fort. On dirait que le monsieur est un crétin. Quant à savoir s’il n’a rien dit au sujet de la RDC, vous êtes de mauvaise foi. Il en a dit sur sa vie, ses souffrances, ses croyances, et sur les défis d’un Congo piégé par les Belges, cannibalisé per Mobutisme et vandalisé par le pouvoir de l’AFDL. Je ne suis ni son avocat ni de son milieu, mais je trouve que vous lui enlevez sa présomption d’innocence. Pour le reste, je crois que la justice doit être dite à la place qu’il faut. Toutes ces histoires de vente de ceci ou de cela ajoutent à la confusion. Les ministres qui se lavent les mains comme si eux faisaient du beau travail. Masangu n’est pas un politique. C’est un technocrate. Ce n’est pas à lui de régler le train de vie de l’état Congolais. Et comme si ca ne suffisait pas, il faut y joindre ses enfants. Vous ne reculez devant rien. Maintenant, il faut s’en prendre à toute la famille Masangu, et à sa tribu. Placez des limites, ca nous évitera le malheur de tout mélanger. Le vrai responsable est bien là avec un nom, une adresse et un costume de président. Il se fait petit quand il s’agit de parler d’économie. C’est le président qui devrait monter au créneau pour défendre le pays du point de vue économique. Mais non on se fait petit, on se cache et on se demande encore c’est quoi mon travail, je suis responsable de quoi. Laisser vivre ou lasser mourir. Développer ou envelopper dans la famine. Éclairer ou enfermer dans la nuit. Défendre ou trahir le Congo. Il est là le responsable. Tout au pire Masungu serait un effet, pas une cause.



cleophas luiji [cluiji@yahoo.com] 13/11/2009 06:25:02
Monsieur BBS,

je interviens par rapport a vos echanges avec Mado. il faut garder le debat au niveau des idees et non s’attaquer aux personnes. Mais lorsqu’un officiel vend des immeubles publics ou appartenant a une banque privee a un membre de sa famille ou a sa fille, on ne peut pas s’empecher de parler de cela. Ceci n’est pas la meme chose que s’attaquer a la famille du gouverneur.

Aussi, somme toute, il faut reconnaitre que le livre de Masangu n’est pas ecrit par lui. Tout le monde en parle car il a fait ecrire ce livre par une maison de relations publiques. Rien de mauvais dans tout cela. Ce qui est domage est qu’il trouve le temps d’ecrire alors que la monnaie s’ecroule et la banque centrale est si mal entretenue. Avec un taux d’inflation de 45 pour cent, et une depreciation monetaire de 43 pour cent sur trois mois, la performance de la bcc est sujette a beaucoup de questions. C’est un echec. Il ne faut pas blamer le president. c’est le gouverneur qu’il faut blamer car c’est lui le garant de la stabilite de la monnaie. Le president ne s’occupe pas de la monnaie.


 

Tous droits réservés © Congoindépendant 2003-2014                   mkz@congoindependant.com  Tél : +32 475 22 90 65.