La guerre économique au Congo et les probables élections de 2011
Jean-Pierre Mbelu.
Il a fallu un temps fou pour que plusieurs de nos compatriotes comprennent que la guerre d’agression menée contre notre pays depuis 1996 est une guerre économique. Nous l’avons souligné à plusieurs reprises : les pays qui prétendent être « les grandes puissances » et leurs multinationales se font la guerre tiède, froide, chaude, etc. pour avoir accès aux matières premières stratégiques. Celui qui en a le plus passe pour la plus grande puissance du monde.
La logique rivalitaire joue à fond dans cette guerre. Ecraser les rivaux, rendre ingouvernable notre pays en entretenant un climat de terreur et une violation systématique des traités juridiques internationaux et nationaux, tout cela contribue au pillage en règle de nos matières premières. L’affaiblissement de l’Etat ou sa non-existence, le marionnettisme et la mise sur pied du travail de prédation en réseau font partie des tactiques savamment orchestrées par « les maîtres du monde et ceux qui leur obéissent » pour faire de notre espace vital un no man’s land, une jungle.
Si l’éveil de conscience sur le rôle de la guerre chez nous semble être très avancé, nous n’arrivons pas encore, dans notre immense majorité, à en tirer toutes les conséquences.
Prenons quelques cas. Nous ne pouvons pas, d’une part, affirmer que nous faisons face à une guerre économique et supporter, d’autre part, qu’il y ait dans l’un des gouvernements de notre pays les marionnettes de Kigali, plaque tournante de notre appauvrissement au profit de ses parrains occidentaux ; ou revenir sur l’importance des accords de Goma comme si la guerre qui nous est imposée était une guerre ethnique.
Nous ne pouvons pas, d’une part, relever le rôle nocif des pays comme les USA et la Grande-Bretagne dans cette guerre de pillage et d’autre part, compter sur les négociations économiques entreprises avec les IFI et notre pays pour le sortir du pétrin ; ces dernières étant « les petites mains financières » du capitalisme du désastre.
Nous ne pouvons pas, d’une part, décrier cette guerre économique, et d’autre part, signer des « contrats léonins » avec « les garçons de course » de certaines entreprises multinationales comme Areva.
Disons que décrier la guerre de prédation qui nous est menée depuis plus de dix ans devrait nous conduire à en approfondir les enjeux pour mieux entrevoir l’avenir. L’attrait de nos matières premières stratégiques et la fin du rôle de Mobutu pendant plus de trois décennies chez nous ont conduit quelques pays occidentaux, et pas les moindres, à blanchir un criminel de guerre, Paul Kagame, afin qu’il les aide à faire main basse sur nos richesses.
Il y a, dans cette démarche, une renonciation aux valeurs du droit et de la justice pour ce que les faiseurs des mots dénomment le réalisme politique ; c’est-à-dire une renonciation à l’éthique et à la morale pour les affaires. Et quand ceux qui ont consenti à cette renonciation osent se dire démocrates, il faut être fou pour les croire. Là où le bât blesse, c’est quand la justice semble être embrigadée dans ce marché des dupes aux dépens de simples citoyens.
Les voleurs en col blanc instrumentaliseraient les cours et tribunaux à leur profit pour opérer sans inquiétude !
Dans ce contexte, comment parler de probables élections de 2011 ? Est-ce un enjeu majeur pour nous ? A quoi pourrait servir, déjà aujourd’hui, tous ces débats autour du meilleur candidat aux élections présidentielles de 2011 ? N’y aurait-il pas des questions de géostratégie beaucoup plus importantes à traiter ? Même si l’accès aux affaires des meilleurs candidats pourrait être un préalable nécessaire à de meilleurs choix stratégiques ! Telle est là la question de la poule et de l’œuf !
A notre avis, l’éducation et la formation de nos masses populaires aux enjeux réels de la guerre qui sévit chez nous est prioritaire par rapport aux élections de 2011. Tant que nos masses ne comprendront pas par exemple le fonctionnement du marionnettisme, elles risquent de se faire flouer par les membres du réseau de prédation actuellement au pouvoir. Elles sont appauvries à dessein pour qu’elles servent de cobayes aux hommes et femmes liges du capitalisme du désastre. S’étant enrichis sans cause dans moins de 15 ans, ils risquent demain, d’acheter les voix, de bourrer les urnes ou de semer le chaos pour se rendre incontournables.
Education et formation des masses populaires à temps et à contretemps. Mais aussi, une grande ouverture à l’Afrique, aux forces de résistance africaines à l’entretien des guerres économiques sur notre continent. Car ce dont il est fondamentalement question, c’est du changement des rapports de force. La RD Congo, seule, face aux USA, à la Grande-Bretagne et à la France se battant sur son sol contre la Chine par des suppôts interposés, est fragile, faible. Il y a comme une nécessité de réinventer le panafricanisme en restant ouvert au métissage des pratiques et des intelligences avec les axes stratégiques qui pèsent dans la balance des Occidentaux prédateurs.
Dans cette approche, les débats opposant Kashala à Tshisekedi ou Kabeya à Mutombo, Serge Gontcho à Thierry Nlandu pour les élections présidentielles de 2011 font le jeu de l’ennemi. Ils nous paraissent biaisés dans la mesure où ils relèvent d’une analyse approximative des enjeux réels de la mort programmée de notre espace vital. Ils pourraient être qualifiés de débats diaboliques ; ils divisent pour permettre au réseau de prédation de mieux piller.
A notre avis (discutable), nous devrions beaucoup partir du regroupement de toutes les forces vives et procéder, peut-être, pour ceux et celles qui tiennent aux élections de 2011, à des élections primaires pour choisir un seul candidat pouvant affronter le candidat du pouvoir actuel. Cela constituerait un plan A qui n’exclurait pas les autres B, C et D raisonnables.
Saurons-nous rompre avec une tradition appauvrissante en politique : celle qui accorde un privilège exagéré aux débats (nécessaires) sur des individus sans tenir compte des enjeux majeurs et des projets de société en présence ; sans tenir compte de notre propre expérience historique d’un pays sous tutelle en permanence ? L’avenir nous le dira.
Salut! Merci de votre réflexion, mais je me demande si réellement les vrais opposants sont encore au congo. Pour moi, aucune personne n’inspire confiance à l’heure actuelle. C’est maintenant ou jamais!
Kanga Georges [kanga2002002@yahoo.fr] 05/03/2010 14:53:12
C’est peut-être une découverte pour certains, mais notre frère J.P Mbelu s’approche d’une vérité que des congolais évitent d’aborder. En effet, je l’ai toujours dit aux compatriotes congolais, cessons de nous attaquer à Musseveni, à Kagamé, à Kabila mais regardons un peu plus loin afin de comprendre les enjeux de tous ces conflits dans les Grands-Lacs africains. Je fustigeai le conflit de Dongo(Patriotes-Résistants), fabriqué de toute pièce par ces mêmes puissances en vue d’une nouvelle infiltration dans la partie ouest de la RDC. Je pense que la prise de conscience collective et l’identification du véritable ennemi du peuple congolais, qui se profilent déjà, permettront de ne plus mener un combat stérile,vain, car ignorant la cible. Vous vous souvenez, chers compatriotes, Mzee Laurent Désiré Kabila a donné sa vie pour que les vrais patriotes congolais rétrouvent les traces de l’ennemi et lui barrent la route. Malheureusement, nombreux sont encore ceux-là qui vont se mettre à génoux devant lui et acceptent de le servir jusqu’au bout. En lingala on dit : "Soki olye biloko ya mbwa, banda mbangu". C’est ne serait pas étonnant que demain, ces messieurs, après s’être servi de vous comme une capote, vous envoie à la merde. Bravo J.P Mbelu pour commencer à ouvrir les yeux.
lolo [lolo@yahoo.fr] 06/03/2010 00:54:29
Bonjour à tous,
Vous savez pour avançer, il faut se dire la vérité.Relatif à Laurent Kabila :Quand on aime son pays on ne vient pas avec des étrangers (meme si il ne savait pas le plan diabolique des rwandais )et de 2:ce type est un sanguinaire car il a participé à l’éxecution de milliers de hutus via commandant Hippo.Lpeuple Congolais a les mains propre.Et concernant ce dernier’Kanambe : tout le monde fait semblant .On croirait que dans votre profond vous voulez que ce type soit Congolais.Se qui n’est pas le cas.Alors cher Freres et soeurs Congolais tant que nous ne nous dirons pas la vérité nous ne pourrons pas liberez notre cher pays.Et faisons vite .Car je me rend compte que kanambe et son Ramassis d’aventuriers commence à s’en prendre à la diaspora par de moyens dont vous savez(passeport, taxe à ndili de 50 Dollars :dont on ne sait pas pourquoi . Augmentation du prix des billets ,etc......Et cela n’est qu’un début.Ils savent comment nous prendre car la plupart des rigolos de l’etat étaient des éxpatries.Alors svp arretez les débats inutile.Unissons nous et surtout arretons de faire des partis politiques à gauche et à droite,car c’est un état d’occupation.Cela fait déja 11 ans .Faire de la politique c’est mourir pour son pays et travail à titre gracieux pour son pays.
Merci Laurent legionnaire
R.K.B [k.biabu@hotmail.com] 06/03/2010 11:46:49
IL EST TEMPS QUE TOUT LES PARTIES POLITIQUES CONGOLAIS , ET TOUTES LES FORCES VIVES REPUBLICAINE , ORGANISENT UN CONGRES DIT DE L’OPPOSITION , POUR DEBATTRE LA QUESTION , ET ELIRE UN SEUL ET UNIQUE CANDIDAT ,EN CONCLAVE YES WE CAN COMME LORS DE LA CONFERENCE NATIONALE SOUVERAINE , CAR C’EST L’ UNIQUE ISSUE POUR RECUPERER LES CONGO.
Nous devons menes simultanement les actions contre les 2 groupes d’acteur. Notre combat contre les marionnettes doit etre intensifie car ils sont a notre portee. En les affaiblissant cela poussera leur maitre a revoir le tir. Tous ces collabos doivent comprendre tot ou tard l’histoire le jugeront pour leur role dans la balkanisation de notre cher et beau pays.
Zumazuma [dieto@live.co.uk] 07/03/2010 11:47:43
@ J-P Mbelu
"A notre avis, l’éducation et la formation de nos masses populaires aux enjeux réels de la guerre qui sévit chez nous est prioritaire par rapport aux élections de 2011. Tant que nos masses ne comprendront pas par exemple le fonctionnement du marionnettisme, elles risquent de se faire flouer par les membres du réseau de prédation actuellement au pouvoir. Elles sont appauvries à dessein pour qu’elles servent de cobayes aux hommes et femmes liges du capitalisme du désastre. S’étant enrichis sans cause dans moins de 15 ans, ils risquent demain, d’acheter les voix, de bourrer les urnes ou de semer le chaos pour se rendre incontourna"
EYO TATU,
IL EST MAINTENANT GRAND TEMPS DE NOUS DEBARASSER DE TOUS NOS ENNEMIS SUIVANT L’ORDRE DE LUMUMBA CI-APRES: "Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur."
DM [mameda61@gmail.com] 07/03/2010 15:20:32
Il serait grand temps que notre pays sorte de cette crise qui ne fait pourrir la situation éconimique et politique .Bientot cinquante de libétré , et toujours rien de spécial dans ce pays si riche avec ces matiéres premiéres , qui ne vont qu’au profit des étrangers.
Aprés 50 ans d’indepédance, toutes hommes politiques doivent avoir une"volonté politique" en lui, afin de bien faire les choses et que le pays retrouve sa souveraineté . Nous devons d’abord commencer à connaître et à reparer la source des maux de notre pays, sans cela rien ne se fera , et nous resterons toujours ainsi, dans la souffrance quotidienne vis à vis des autres états afraicains plus avancé que nous.
Vu la situation actuelle la RDC n’a pas de leader politique dans l’opposition, sachant que tout le politique craint les armes.... L’opposition n’existe pas dans ce pays .personne n’ est capable d’aller droit au but , et dire les vérités.
Paul [posopon@yahoo.fr] 07/03/2010 23:34:22
L’idee d’organiser les primares serait l’ideal mais on n’en a ni la volonte encore moins le temps et les moyens. Je crois que les congolais, surtout les universites et d’autres intellectuels, on peut developper la politique des vrais sondages scientifiques pour essayer de determiner les tendances et si possibles orienter et changer les choix. Je crois que c’est ce que l’on peut encore faire pour le moment car dans le cas contraire les divisions de l’opposition comme c’est le cas a l’equateur fait le bonheur des gens au pouvoir. Ils en ont profite pour distribuer de l’argent . Car meme avec les primaires c’est l’argent distribue qui va plus parle que la competence .
Paul
stephane k kabaidi [kasandastephane@yahoo.com] 08/03/2010 04:36:46
Qui est de ce Senateur, Ministre, Gouverneur qui savent que le garcon qui dirige le Grand Congo un etranger, mais ils sont tous la et il se content seulement de leurs propre vendre. On pouvait encore comprendre si le garcon etait ne au Congo, et fait ses etudes au Congo, grandis au Congo, pour ne prendre que l ’exemple du president Francais, mais ce garcon ne connais meme pas le Congo, pas ne au Congo, pas grandis au Congo, meme pas fais ses etudes au Congo. Vraiment, je ne jamais vu un peuple aussi Zoba que peuple Congolais.