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12 Mars 2010

Les soldats américains formeraient les soldats Congolais. Pourquoi ?

 

Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M.

Quand nos journalistes rendent comptent de ce qui se passe chez nous, il arrive que leurs chroniques ne posent pas les questions de fond liées à l’occupation de notre espace vital par ceux qui, jusqu’à ce jour, sont «des amis» des escadrons de la mort de Paul Kagame. Qu’est-ce qui expliquerait le fait qu’après avoir formé et armé «ces tueurs Tutsi» qui ne cessent de semer la mort chez nous, les Etats-Unis décident, tout à coup, à partir d’Africom, de former les militaires Congolais? Est-ce pour contribuer à la sécurité de notre espace vital ou garantir leurs intérêts platement économiques ? Où est-ce que, à travers leur histoire, les Etats-Unis, ont déjà participé à la promotion de la sécurité d’un peuple souverain ?

La réponse classique à cette dernière question est : le plan Marshall. Mais sur cette réponse, les avis divergent. Plusieurs analystes politiques occidentaux estiment que ce plan «s’inscrivait dans l’effort pour faire basculer l’Europe d’une économie fondée sur le charbon à une économie fondée sur le pétrole et rendre les pays européens plus dépendants des Etats-Unis.» Et Noam Chomsky ajoute : «L’aide du plan Marshall à la France a juste couvert les coûts de son effort pour reconquérir l’Indochine. Donc, le contribuable américain n’a pas reconstruit la France. Il a payé les Français afin qu’ils achètent des armes américaines pour écraser les Indochinois. Et il a payé les Pays-Bas pour qu’ils écrasent le mouvement indépendantiste en Indonésie.» (N. Chomsky, La doctrine des bonnes intentions, Paris, Fayard, 2006, p. 66-67)

Pourquoi, les USA, grand soutien à Kagame hier, prétendent-t-ils travailler à sécuriser le Congo? Ont-ils renoncé à leur projet farfelu de lutter contre le terrorisme au Darfour? Ne seraient-ils pas fondamentalement guidés par certains de leurs principes hégémoniques consignés dans leurs archives ? Il nous semble que oui. Noam Chomsky rend compte de ces principes quand citant Zbigniew Brzezinski, le conseiller à la Sécurité nationale de Jimmy Carter, il note : «Les trois grands impératifs géostratégiques » des Etats-Unis : éviter les collusions entre vassaux et les maintenir dans l’état de dépendance que justifie leur sécurité ; cultiver la docilité des sujets protégés ; empêcher les barbares de former des alliances offensives.» (Ibidem, p. 61).

Pour comprendre ce que les Américains font aujourd’hui, il est important d’examiner leur histoire. Surtout pour nous dont l’imaginaire dominé est par l’idée des USA en tant qu’«une grande puissance généreuse» du monde ! Il est aussi important d’examiner leur vécu quotidien, leur aujourd’hui. Après Une guerre à 3000 milliards de dollars (2008), le Prix Nobel (américain) d’économie, Joseph Stiglitz, vient de publier Le triomphe de la cupidité, un livre très éclairant sur l’état actuel des USA.

Dans ce livre où il examine les tenants et les aboutissants de la crise financière actuelle, Joseph Stiglitz affirme, sans ambages, que le capitalisme à l’américaine a échoué et qu’un grand fossé s’est creusé entre les ploutocrates (très influents dans les décisions politiques prises par l’Etat) et les peuples Américains ; que la confiance n’existe plus entre ces deux classes sociales. Cette thèse vient d’être corroborée par le Président (dans un article publié par l’AFP ce matin de jeudi 11 mars 2011). Barack Obama soutient que de plus en plus d’Américains ne croient plus dans l’Etat. Pour sa part, Joseph Stiglitz écrit ce qui suit : « La conjonction du modèle individualiste et du fanatisme du marché a changé non seulement l’image que les gens avaient d’eux-mêmes et leurs préférences, mais aussi entre eux. Dans un monde d’individualisme acharné, la collectivité n’est guère utile et la confiance ne sert à rien. » (p.457) A son avis, «la crise financière a révélé et accéléré l’érosion de la confiance. Nous avons traité la confiance comme si elle allait de soi : résultat : elle est réduite.» (p.458) Joseph Stiglitz constate que son pays s’est enfoncé dans le court-termisme au nom du marché. La cupidité l’a emporté sur la responsabilité morale. «Nous nous sommes éloignés d’un meilleur équilibre entre l’individu et la collectivité (notamment l’Etat), entre le rôle du marché et celui de l’Etat, et nous sommes passés de relations personnelles fondées sur la confiance à des relations «de marché» appuyées sur les procédures judiciaires. » (p.462) Ce Prix Nobel de l’économie accuse son pays de manquer de vision. Il pense que « pour réussir à long terme, il faut une pensée à long terme -une vision-, mais aujourd’hui nous avons structuré les marchés selon des modalités qui encouragent l’orientation diamétralement opposée, et nous avons dissuadé l’Etat de combler le vide. » (p.462) Chez l’oncle Sam, tout est dicté par le gain facile et rapide de l’argent ; le vide moral et éthique s’en ressent. « Puisque gagner de l’argent est la fin de la vie, il n’y a aucune limite au comportement acceptable.» (p.442).

Comment les USA considérés comme la plus grande puissance économique et militaire du monde en sont-ils arrivés là ?

Relisons le discours d’adieu à la nation tenue par le président Eisenhower le 17 janvier 1961 (date de la mort de Patrice Emery Lumumba) : «Cette conjonction d’un immense establishment militaire et d’une grande industrie d’armement est nouvelle dans l’expérience américaine. Son influence est totale -économique, politique et même spirituelle-est ressentie dans toutes les villes, tous les parlements des Etats, tous les services de l’Etat fédéral. Néanmoins, ses graves conséquences ne doivent pas nous échapper. Notre travail, nos ressources, nos moyens d’existence sont concernés ; donc la structure même de notre société. » Cette mise en garde du président Eisenhower n’a jamais été entendue. Et
«depuis un demi-siècle, ce complexe (militaro-industriel) s’est élargi : les intérêts particuliers qui déterminent la politique économique et sociale américaine comprennent aussi la finance, les produits pharmaceutiques, le pétrole et le charbon. Leur influence politique rend pratiquement impossible toute action publique rationnelle. » (p.464) D’où les USA sont-ils condamnés (pour combien de temps encore ?) à naviguer à vue. Et c’est à ce pays naviguant à vue que nous confions la formation de nos militaires pour nous sécuriser !

Il y a ici quelque chose qui ne va pas. C’est-à-dire que les vassaux des navigateurs à vue que sont les gouvernants de l’Afrique des Grands Lacs aujourd’hui, individualistes jusque dans la moelle épinière, veulent perpétuer la dépendance de nos populations à l’endroit de « leurs maîtres » sans que ces populations aient suffisamment de connaissance sur l’identité de ces «maîtres» et des lobbies qu’ils servent.

Il y a là un problème d’ignorance entretenue à dessein pour que ces vassaux règnent éternellement sur nos populations et que l’empire de «leurs maîtres» s’étende partout en Afrique des Grands Lacs. Les oppositions théâtrales entre ces vassaux fait partie du décor. Il y a aussi là une lutte à gagner : débarrasser l’Afrique des Grands Lacs des vassaux des navigateurs à vue, «ivres de la force» (Lire N. Chomsky, L’ivresse de la force. Entretiens avec David Barsamian, Paris, Fayard, 2008). Cette lutte mérite d’être menée sur fond d’un panafricanisme new look. C’est-à-dire un panafricanisme allant au-delà de l’instrumentalisation des ethnies et des tribus par « les ivrognes de la force » pour un soutien mutuel entre toutes les forces du changement de l’Afrique des Grands Lacs en particulier et de toute l’Afrique en général. (A ce point nommé, l’amalgame serait par exemple de faire de tous les Tutsis des extrémistes décriés par Charles Onana, de tous les Hutu des FDLR génocidaires, de tous les Congolais des collabos !)

Il nous semble que la lutte menée par les Nkrumah et les Lumumba doit être reprise à nouveaux frais. L’avenir de l’Afrique en dépend. Dans ce contexte, il serait par exemple envisageable que les forces du changement du Congo (RD) soutiennent la lutte que mènent Victoire Ingabire et ses alliés au Rwanda ; qu’elles en répercutent les échos. Un début de changement positif en politique au Rwanda peut avoir des incidences positives chez nous. Et vice-versa. Une autre Afrique naîtra de l’Union réfléchie, juste et équitable entre ses fils et ses filles et non des marchés des dupes entretenus par les vendeurs d’armes, « les petites mains » des trans et multinationales, chercheuses d’or, de cassitérite et de coltan pour moins qu’un sous et les autres charognards faisant de l’argent en dépeçant les cadavres de nos populations.

Celles-ci doivent être éduquées, formées et informées. Elles doivent connaître la nature et l’identité de ces vampires décriés par leurs peuples.

Pour tout prendre, disons que les soldats Américains ne vont pas former les nôtres. Ils sont là pour appliquer les principes de la géostratégie américaine de toujours et servir les intérêts de leurs lobbies financiers et militaro-industriels. Un point. Comprendre cela, c’est travailler à la renaissance du panafricanisme en dépassant les barrières créées artificiellement par « les ivrognes de la force » et « les idolâtres de l’argent ». Ce n’est pas facile. Cela prendra du temps.

J.-P. Mbelu
© Congoindépendant 2003-2010

 

9 Réactions

Clement Bukassa [buclem@yahoo.fr] 12/03/2010 16:00:11
Cher Jean-Pierre....quel gaspillage de tes talents intellectuels !!!

Ton obssession sur ce pretendu complot Americain contre la RDC t’eloigne d’un raisonnement objectif et coherent sur les vraies causes du marasme actuel en RDC. La cause de cet etat de choses a un nom: le Kabilisme.... et ses corollaires de corruption, nepotisme, incompetence et repressions sanglantes.

Dans tes reves et hallucinations, les Occidentaux seraient de vrais responsables des elans tyranniques du petit Kabila et ses bandits au sommet... Donc responsables de plans machiaveliques visant la revision de la Constitution par de parasites neo-kabilistes tels que un Kamitatu et un Mende; resposables de multiples viols et massacres au Kivu; de la spoliation du patrimoine national a travers Masangu de la BCC, responsables des sorties xenophobes de Kyungu au Katanga....

Bref, Jean Pierre, tu aboies comme un chien s’attaquant a la lune ! En abandonant ta soutane, tu sembles avoir ausssi perdu ton cerveau !



Paul [posopon@yahoo.fr] 12/03/2010 18:22:25
Oui, je crois que Clement a raison.

Nous avons un syndrome de trop donner l’importance aux autres qu’ils n’en ont en realite. On fait de Kabila un tout puissant pendant qu’il ne l’est pas . On cree un mythe et on s’habitue a le prendre pour realite. Que ca soit kabila ou Kagame , le pouvoir est quelque chose de mysterieux , il peut disparaitre dans un clin d’oeil
C’est le meme mythe qu’on a construit autour de Mobutu , jusqu’a maintenant 13 ans apres la mort de Mobutu on continue toujours a voir sa main partout. On a fait la meme chose avec les colonisateurs, 50 ans apres on continue a blamer les belges.

Les americans ne sont omniscients et invisible. Ce sont des humains, ils cherchent simplement les interets de leur peuples. Il n’est pas interdit aux dirigeants congolais de faire le meme pour les siens. Quand plusieurs pays africains ont refsue de recevoir l’Africom en question , les americains, en depit de leur puissance , n’y sont pas alles pour s’installer.
Il ya certyaines cooperations qui sont necessaires. Ce que l’on pourrait peut etre exige c’est que l’on veille pour que Kabila ne forme pas seulement dans cette armee les gens a son solde. Il faut que l’armee congolaise soit republicaine, c’est a dire representee les interets et diversite nationale.
Les americains doivent plutot s’assurer qu’ils ne sont pas en traqin de former un escadron de la mort pour torpiller la demaocratie.
C’est cela aussi le travail de nos generaux, du parlement, du senat et surtout des animateurs politiques et leurs partis.
Les americaisn que l’on prend comme des dieux continuent a trimer en afgahnistan, Pakistan , ils ont abandonne Mogadiscio et la Somalie. Ils ont laisser le Cuba plus de 50 ans se developper a sa guise au bout de leur nez.
Donc, nous congolais, travaillons d’abord nous meme pour le bien de notre peuple, dans ce cas les amis et pays de bonne volonte pourrait nous aider. Et l’amerique pourrait etre un de ses amis.

Paul



Lokuli lomponho [lokuli2007@yahoo.fr] 13/03/2010 14:52:04

Je pense qu’il ne suffit pas de créer des nouvelles unités pour résourdre le problème de la défense et de la sécurité de la RDC. Il faut convient également de réhabiliter celles aui existent déjà mais minées par les maux tels que: tribalisme, régionalisme, népotismes, corruption, impunité, abandon et autres.
Tant que des solutions ne seront pas trouvées à ces maux, les instructeurs américains accompliront un travail inutile en formant des nouvelles unités de l’armée congolaise. Celles-ci seront contaminées, j’en suis convaincu,par les mêmes maux. Car un fruit pourru n’épargne pas l’autre qui est en contact avec.
De plus, une question qui se pose est de savoir si le gouvernement américain s’occupera t-il également de la politique sociale de ces unités en création (soldes, avantages sociaux et autres)?
Si non, les instructeurs américains ne contrbueront qu’ à perpétuer les souffrances des populatioons civiles victimes d’extorsion au quotidien de la part des hommes en uniformes habitués à les rançonner et à les intimider.



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 14/03/2010 07:01:48
Au moment où on nous annonce sur ce site Internet des accords de coopération militaire entre la R.D.C. et la Chine, on nous y propose aussi une réflexion sur la coopération militaire en cours entre R.D.C. et USA, ces mêmes U.S.A. qui, non contents d’avoir instrumentalisé à notre détriment les haines inter-rwandaises, ne conçoivent pas notre pays autrement que comme un vassal. Espérons qu’ils ne formeront pas nos militaires F.A.RDC sur le modèle de leurs élèves des didactures militaires latino-américaines.

Voilà comment je comprends la réflexion à laquelle nous invite l’Abbé MBELU.

Mais il ne se contente pas d’une telle invitation à réfléchir, il nous fait aussi suggestion d’action pratiques et fécondes, dont celle-ci : « … il serait par exemple envisageable que les forces du changement du Congo (RD) soutiennent la lutte que mènent Victoire Ingabire et ses alliés au Rwanda ; qu’elles en répercutent les échos ».

Cependant, tant pour la réflexion que pour l’action, ne nous leurrons pas. Les Zaïro-Congolais, surtout au sein de notre diaspora, ne sont pas encore guéris des pusillanimités qui empêchèrent de faire obstacle aux neutralisation et assassinat de Lumumba : ils sont encore nombreux comme la foule réclamant à Ponce Pilate la relaxe de Barabbas et la crucifixion de Jésus.

Ainsi, alors que la plupart des analyses de l’Abbé MBELU nous permettent de comprendre ce qui s’est passé et ce qui se passe au sujet de la R.D.C., je constate que, lorsque lesdites analyses esquissent de manière pratique des pistes d’actions, c’est la personne même de l’auteur qui reçoit des critiques, voire des imprécations comme si l’insulte envers une personne pouvait faire avancer une quelconque cause. Je trouve cela lamentable !



Zumazuma [dieto@live.co.za] 14/03/2010 12:20:47
@Clement Bukassa

Le temps d’intimidation est deja revolu, les Kongolais d’aujourdhui ne sont plus facilement manipulables comme ceux d’hier, la verite reste est demeurera la verite, impossible de la touffee, tot ou tard elle ravagera ses garde-fous comme l’ouragan:

"Des efforts sont aussi à faire pour la libération psychologique des populations. On constate chez beaucoup d’intellectuels, un certain conformisme dont on connaît les origines.
Ce conformisme provient des pressions morales et des mesures de représailles qu’on a souvent exercées sur les intellectuels noirs. Il suffisait de dire la vérité pour que l’on fut vite taxé de révolutionnaire dangereux, xénophobe, meneur, élément à surveiller, etc.
Ces manoeuvres d’intimidation et de corruption morale doivent prendre fin. Il nous faut de la véritable littérature et une presse libre dégageant l’opinion du peuple et non plus ces brochures de propagande et une presse muselée. " (PE LUMUMBA, 22 Mars 1959)



Louise Mbombo [mbombo.louise@yahoo.fr] 15/03/2010 12:15:41
A Clément,

Lorsqu’ on s’attarde sur votre intervention on comprend vite votre position par rapport à l’état de choses que vous decrivez si bien et qui affranchirait les étrangers dans tout ce qui arrive à la rdc. Ils sont saints ces amis occidentaux eux qui ne convoitent rien de la rdc ou n’ont jamais rien hourdi avec de petits voisins de la rdc contre cette dernière. Refaites bien vos calculs et vous découvrirez vite des ombres puissantes qui manipulent au mépris des vies humaines le cours du quotidien à leur profit. Regardez attentivement Kabila Jo dans sa position actuelle évoluant au milieu de tout ce que vous décrivez...... la démocratie financée par nos amis impose que nous le respections et patienmment attendions qu’il organise l’avénement de son prochain mandat. L’ordre établi est imposé par celui qui a les moyens de financer le processus, et donc de le regler. A qui profite le désordre et l’anarchie ?



NYANGO nyi BUTU [kovjules@hotmail.fr] 15/03/2010 19:20:50
Monsieur l’Abbé MBELU a parfaitement raison quand il se pose la question dans quel but lesaméricains voudraient former une partie des soldats des FARDC alors qu’ ils ont entrainé les soldats rwandais de l’ APR pour déstabiliser notre pays le Congo -Zaïre.Même les aveugles savent quel rôle l’administration CLINTON a joué dans la crise que traverse notre pays .Ce n’est pas la formation que les américains vont donner à notre armée qui nous liberera de la colonisation rwandaise au contraire pour l’entretenir; et tout rdcongolais nationaliste , surtout le parlement congolais devrait ouvrir les yeux et non croire à une oeuvre de bienfaisance de l’ONCLE SAM qui ne voit que ses intérêts . Les exemples sont immenses dans le monde : le plus récent encore dans les mémoires : est l’invasion irakienne par les armées américaines pour une cause: le pétrole irakien. Mr CLEMENT BUKASA prétend détenir encore son cerveau mais ne sait pas ce qu’il attend. Que pense t-il de ce que les USA peuvent amener aux rdcongolais qu’ils considèrent comme des cobbayes à expérimenter ?Pourquoi soutiennent -ils le pouvoir de KAGAME dans son programme d’extension de l’empire HIMA?BUKASA voit-il vraiment les souffrances de nos mères,soeurs du KIVU?



paulo andre [paurei1@yahoo.com.br] 15/03/2010 19:48:53
Cher Jean Pierre Mbelu,

Vous souffrez de la "complomanie" ou mieux de la conspirationphobie".Le vrai problème réside à faire partir ce "petit kadogo" par les armes.Ça , vous esquivez.Vous voyez les appuis à Kanambe partout chez les blancs.Avec vos relations, allez convaincre les progressistes du monde à pouvoir aider les forces patriotes de bouter dehors ce régime de la honte!!!!



jean lukembe [jeanlukembe@yahoo.fr] 15/03/2010 21:53:25
Mon cher Clément, si tu refuses de voir la main mise de l’occident sur la problèmatique de tous nos tourments au Congo, c’est que ton analyse, ton raisonnement sont tronqués.Comment peux tu expliquer l’arrivée et le maintien au pouvoir de cet individu naguère inconnu du monde politiqe congolais si ce n’est par un parachutage de ses protecteurs . Connaissais tu Joseph Kabila avant son "intronisation" à la magistrature suprême de la RDC ? As tu lu les documents s’y référant et qu’ on trouve à souhait sur le net ? Selon ta logique, Kabila parti, le Congo retrouve sa sérénité . Un peu mièvre comme analyse ! Kabila est là, pcq l’occident le veut et nous l’impose.Ecoutes le chantre Louis Michel parler de son poulain et tu seras édifié. Je trouve cohérents et réfléchis les propos de notre frère Mbelu. Son discours est basé sur des faits avérés, qu’ un être doté d’ un tant soit peu de bon sens, est à même de saisir, de comprendre. Si l’ on ne se réapproprie pas notre pays, des kabila, des mobutu et consorts, l’ occident nous en abreuvera à satièté. Après le décollage de la Chine, l’ Inde, La corée et d’autres pays émergents, les occidentaux ne tiennent absolument pas à voir un Congo riche et puissant venir leur damer les pions encore une fois de plus.


 

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