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24 Mars 2010

Justin Marie Bomboko Lokumba Is’Elenge

 

Justin Marie Bomboko Lokumba is’Elenge. Photo d’archives

«Si le Sida existait réellement, Bomboko l’aurait déjà attrapé !» La rumeur publique prête ces propos humoristiques au maréchal Mobutu Sese Seko s’exprimant, en privé, sur cette pandémie. Brillant, charmant et avenant, Justin-Marie Bomboko, rebaptisé Bomboko Lokumba Is’Elenge en 1971, a eu une vie privée trépidante. Et, c’est peu de le dire. Selon la rumeur publique - encore elle - un jour, Bomboko arrive en retard à une réunion du Conseil des ministres présidé par le général Mobutu. «Veuillez excuser mon retard, murmure-t-il. Je suivais l’évolution de la situation politique dans un pays d’Afrique. J’ai vous communiquerai tous les détails contenus dans la farde que je tiens.» Le président Mobutu lui arracha ladite farde. Que ne fut sa surprise de n’y trouver qu’un feuillet sur lequel était inscrit l’adresse d’une certaine Marie-José…

«Homme à femmes», le «vieux Justin», comme l’appelaient certains proches, est forcément le chef d’une famille nombreuse. D’aucuns - les mauvaises langues ? - affirment avoir arrêté de compter, à 90, le nombre de ses fistons. D’autres montent les «enchères» à plus de 100. Mais Bomboko n’était pas seulement prolifique, il a exercé une des plus longues carrières politiques en RD Congo.

Tout premier ministre des Affaires étrangères du Congo indépendant, l’homme, en dépit de son penchant pour la frivolité, a laissé l’image d’un grand diplomate. Un bosseur. Le ministère des Affaires étrangères est en quelque sorte son œuvre. Quelle était sa botte secrète ? En fait, son cabinet était composé de quelques brillants jeunes universitaires et autres cadres issus de l’administration. Théodore Umba di Lutete, Fabien Inonga Lokongo L’Omé, Thomas Nzekele Kitshodi, Bokingi Embeyolo, François Kimasi Matwiku, Honoré Waku y’Izila. Pour ne citer que ces quelques noms.

Justin Marie Bomboko est né le 22 septembre 1928 à Boleke, dans la province de l’Equateur. Très jeune, il se fait remarquer pour sa vivacité d’esprit par les missionnaires. Il se retrouve tout naturellement en secondaire au «Groupe scolaire» de Coquilhatville (Mbandaka), une institution qui a vu passer les Iléo, Mobutu, Kengo, Eketebi, Bolya et tant d’autres futurs cadres de la République.

En 1951, «Justin » décroche son diplôme de fin d’étude à l’Ecole des Sciences politiques et administratives de Lovanium-Kisantu. Les curés ne s’étaient pas trompés sur son compte, il est doué. Son diplôme en poche, il travaille, trois ans durant, dans l’administration coloniale de Coquilhatville. Mais il veut plus. Il a soif d’étudier. Une nouvelle fois, il recourt à ses parrains missionnaires qui l’envoient, à Bruxelles, parachever ses études universitaires. Lui, le protégé des «cathos» se retrouve non pas chez les calotins à Louvain, mais chez les libres penseurs de Bruxelles. En 1959, il devient le premier Congolais titulaire d’une licence en Sciences politiques et diplomatiques de l’ULB (Université Libre de Bruxelles).

Du 20 janvier au 20 février 1960, la Belgique organise, à Bruxelles, la table ronde prélude à l’accession du Congo à la souveraineté internationale. Bomboko y participe en qualité d’observateur de par sa qualité de président de l’Union Générale des Etudiants du Congo Belge et du Ruanda-Urundi (UGEC-RU). Mais aussi, Secrétaire de l’Union Royale des Congolais de Belgique. Il en sera le député national après les élections remportées par le MNC (Mouvement National Congolais) de Patrice Emery Lumumba qui en fait son ministre des Affaires étrangères.

Quelques jours après la grande fête de la liberté recouvrée, l’armée nationale se mutine. La suite est connue avec les guerres tribales, sécessions et assassinats politiques. On assiste à un «combat des coqs» au sommet de l’Etat. A l’instigation de certaines puissances occidentales, le 4 septembre 1960, le colonel Joseph-Désiré Mobutu fait son premier coup d’Etat. Il «neutralise» les deux têtes de l’exécutif et met en place un «Collège des commissaires généraux» présidé par Justin-Marie Bomboko. C’est au cours de cette période agitée qu’est né le fameux «Groupe de Binza». Joseph Désiré Mobutu (Armée), Justin Marie Bomboko, (Diplomatie), Victor Nendaka (Sûreté), Albert Ndele (Monnaie), Cyrille Adoula (Ministre), Damien Kandolo (secrétaire général à l’Intérieur) étaient les membres les plus éminents. Ce beau monde résidait et se réunissait au Camp para commandos à Binza (Camp Tshatshi).

En août 1961, Cyrille Adoula est désigné Premier ministre. Il forme un gouvernement dans lequel Bomboko retrouve le portefeuille des Affaires étrangères avant de prendre celui de la Justice, en 1963. Suite à des négociations politiques, Moïse Tshombe rentre de son exil en Espagne. Il forme son équipe gouvernementale dont le signe particulier est l’absence des personnalités portant le label «Groupe de Binza». Justin se retrouve sans poste et regagne l’hémicycle du «Palais de la Nation» fort de son mandat de député.

A l’issue des élections générales organisées en 1965, le parti CONACO (Convention nationale congolaise) de Moïse Tshombe en sort vainqueur. Contre toute attente, le président Joseph Kasa-Vubu désigne Evariste Kimba pour former le gouvernement. Un nouveau bras de fer voit le jour. Le 24 novembre 1965, Mobutu, promu au grade de général, s’empare du pouvoir et rappelle Justin Bomboko à la tête de la diplomatie dans le gouvernement que dirige le général Léonard Mulamba. Le ministère de l’Intérieur est dirigé par Etienne Tshisekedi.

En 1967, Bomboko, Nendaka, Etienne Tshisekedi, et autres Ndele rédigèrent le «Manifeste de la N’sele». Le 20 mai de cette année, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) est né. Il succède au Corps des volontaires de la République (CVR) qu’animaient Joseph Kabayidi et Gaston N’sengi Biembe. Bomboko est, de fait, membre du Bureau Politique du MPR. En septembre 1968, le chef de la diplomatie congolaise se rend au Congo-Brazzaville pour demander aux autorités de ce pays d’autoriser le retour de Pierre Mulele à Kinshasa au nom de la «réconciliation nationale». La suite est connue.

En 1969, "Justin Marie" quitte le gouvernement suite à un remaniement. Il est nommé ambassadeur à Washington où il succède à Cyrille Adoula. Lors d’un congrès du MPR, au début des années 70, il est interpellé avec son «complice» Victor Nendaka pour "atteinte à la sûreté de l’Etat". Suite aux mesures de nationalisation dites "zaïrianisation" en 1973, Lokumba est devenu acquéreur de "SAPA", une entreprise spécialisée dans le commerce général. Elu Commissaire politique (député) en 1977, il devient membre du Comité central du MPR parti-Etat dès sa création en 1980. En février 1981, il est nommé Vice-Premier commissaire d’Etat chargé des Affaires étrangères et de la coopération internationale. En 1982, il est désigné ambassadeur du Zaïre près le Royaume de Belgique avec juridiction sur les Pays-Bas, le Grand-Duché de Luxembourg et la Communauté économique européenne.

A l’issue des travaux de la Conférence nationale souveraine (CNS), Bomboko Lokumba a siégé au Haut Conseil de la République-Parlement de Transition (HCR-PT). A l’entrée de l’AFDL, il ne quitte pas le pays mais se met sous la protection diplomatique belge. En 1998, c’est la reprise de la guerre après la rupture entre Laurent-Désiré Kabila et ses anciens parrains rwandais et ougandais. Après la signature de l’accord de cessez-le-feu de Lusaka en juillet 1999, les belligérants, encouragés par la «communauté internationale», lancent l’idée d’organisation des «négociations politiques» ou Dialogue inter Congolais. En prévision de ces assises, Louis Michel, alors ministre belge des Affaires étrangères, a organisé, en janvier 2002, à Bruxelles, une réunion de concertation des membres de la société civile. Bomboko a pris part à cette rencontre sous l’étiquette «Pionniers de l’indépendance». C’est sous cette même étiquette qu’il va participer au Dialogue inter Congolais à Sun City, en Afrique du Sud.

"Mpaka Lokumba" (le vieux Lokumba), comme l’appelent affectueusement les Mongo, vit actuellement à Kinshasa avec sa famille nombreuse. Il n’exerce aucun mandat politique.

Jacky Mopipi
© Congoindépendant 2003-2014

 

17 Réactions

bithe [bittemalu@hotmail.com] 25/03/2010 00:47:53
La lecon que j’ai tire de ce monsieur est bel et bien le fait qu’il porte en lui les stigmates du mal congolais c-a-d la culture BMW.L’un des facteurs de la decadence de la societe congolaise est et restera toujours le fait que nous confions des responsabilites aux personnes seulement par rapport a leur science non par rapport a leur conscience.Dans une societe qui se respecte,pareille personnne avec une moralite si douteuse ne peut en aucun cas exercer un mandat public.



Emile Mulowa Mwamba [emulowakaj@yahoo.com] 25/03/2010 01:57:45

Justin Marie Bomboko Lokumba est l’un des derniers témoins de l’histoire politique de la R.D.C.
Nous osons croire que patriarche Bomboko Lokumba publiera ses mémoires pour éclairer notre lanterne sur son parcours politique et sur les nombreux chapitres mal connus de l’histoire de notre pays depuis son indépendance à nos jours ...

Comment ne pas regretter que Cléophas Kamitatu , Joseph Bolikango , Joseph Kasa Vubu , Joseph Ileo , Cyrille Adoula , Joseph Ngalula , Godefriod Munongo , Victor Nendaka et bien d’autres acteurs politiques de premier plan du Congo soient décédés sans avoir rédigé ne fusse que leur biographie et couché sur papier le récit de leur implication personnelle dans certains épisodes de l’histoire politique récente du pays .

Je suis persuadé que les mémoires de Papa Bomboko Lokumba ne laisseront pas indifférents les congolais instruits et curieux ... De toutes les façons , les écrits de ce monument politique donneront une autre lecture et une explication assez particulière des événements - souvent tragiques - qui ont jalonnés les 50 ans de vie de la R.D.C....



Congo-Vigilance [abasele@yahoo.fr] 25/03/2010 12:14:02
Bomboko aujourd’hui membre de l’AMP est celui qui a convaincu Pierre MULELE de mettre fin à son exil à Brazzaville avant qu’il ne soit assassiné la nuit même de son retour à Kinshasa ...



mbombo [mbombo.louise@yahoo.fr] 25/03/2010 13:00:41
J’approuve à 100 % bithe et regrette sincerement que la nation congolaise soit venue au monde en 1960 sans veritables cadres. Des enfants que le maître d’hier a vite fait de manipuler et tromper avec des gadgets souvent ridicules. Le vieux est l’illustration même de l’homme politique congolais qui vit en vrai patriarche installé dans un immeuble acquis lors de la zairianisation au centre ville et qui distribue promesses et miettes à ses concitoyens qui le sollicitent. Il a acquit des immeubles ainsi que des sociétés qu’il a lamentalement gérés. Sa carière politique n’est pas différente de celles de tous les autres congolais, instruits ou non, qui ont tous fini par s’allier, s’associer à l’oeuvre de destruction complète et totale de notre pays. Que peut il écrire que nous ne sachions déjà lui qui a passé le clair de sa vie à multiplier les enfants et des gaucheries. Il ne represente pas le meilleur modèle pour les générations à venir en rdc. Pardon



kouka josephine [koukajosephine@yahoo.co.uk] 25/03/2010 16:42:54

A JACKY MOPIPI,

MONSIEUR JUSTIN MARIE BOMBOKO EST UN BELGE PLUS QUE LE BELGE LUI MEME. N’AVAIT-IL PAS DECLARE AU LENDEMAIN DE NOTRE INDEPENDANCE TOUT EN ETANT MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DANS LE PREMIER GOUVERNEMENT CONGOLAIS DE LUMUMBA QUE:

" LES BELGES SONT LES MEILLEURS COLONISATEURS......."?

PENDANT QUE LE PAYS TOUT ENTIER ETAIT MIS EN FEU ET EN POUDRE PAR LES PARACHUTISTES BELGES ET AUTRES OCCIDENTAUX.

UNE DECLARATION QUI A MEME EMBARRASSE LES BELGES.

TOUS LES CONGOLAIS SAVENT QUE MONSIEUR BOMBOKO EST LE SEUL CONGOLAIS A ETRE PRIS EN CHARGE DANS SON PAYS LE CONGO PAR LE GOUVERNEMENT BELGE EN TEMPS DE PAIX COMME EN TEMPS DE GUERRE. IL EST PARFOIS LOGE A L’AMBASSADE DE BELGIQUE A KINSHASA. UN CAS UNIQUE AU MONDE A PREMIERE VUE.

MIEUX. POUR APPUYER MONSIEUR BITHE, LES "MAITRES" DU MONDE OU FAISEURS DES ROIS N’ONT-ILS PAS NOTE CE QUI SUIT A PROPOS DE BOMBOKO :

" UN HOMME PREOCCUPE PAR LES CONQUETES FEMININES, IRRESPECTUEUX DU TEMPS ET PARESSEUX."

UN COMPORTEMENT NEGATIF POUR UN HOMME D’ETAT ET QUI A POUSSE LES "MAITRES" DU MONDE A PORTER LEUR CHOIX SUR MOBUTU POUR FAIRE DE LUI CHEF DE L’ETAT.

LA PARTIALITE AVEC LAQUELLE CE CAS DE BOMBOKO EST TRAITE PAR L’AUTEUR ME SEMBLE TRES FLAGRANTE. JE M’EXPLIQUE.

MONSIEUR BOMBOKO QUI AVAIT CREE SON PARTI POLITIQUE TRIBAL UNIMO (UNION DE MONGO) A BRUXELLES PEU AVANT L’INDEPENDANCE FUT INFILTRE AVEC SES COMPARSES PAR LES BELGES DANS LE PREMIER GOUVERNEMENT CONGOLAIS. CE NE FUT PAS UN FAIT DE HASARD, LES VISIONNAIRES OCCIDENTAUX POURSUIVAIENT UN BUT, A SAVOIR LEURS INTERETS.

MONSIEUR BOMBOKO AVAIT JOUE UN ROLE TRES NEFASTE AU MEME TITRE QUE LES TSHOMBE, MUNONGO, KALONJI, NENDAKA KANDOLO, ADOULA, ILEO, NDELE ETC....DANS L’AGRESSION DU PAYS PAR LES BELGES ET L’ANARCHIE QUI S’EN EST SUIVIE. IL ETAIT PLUS FACILE D’OBSERVER, D’ANALYSER ET DE CONDAMNER LES COMPORTEMENTS DES SECESSIONNISTES PLUTOT QUE LE VERITABLE ROLE D’AUTEUR INTELLECTUEL DES EVENEMENTS QU’AVAIT JOUE L’ENTOURAGE DE BOMBOKO AU PROFIT DE L’OCCIDENT, J’AI CITE LE "GROUPE DE BINZA".

LES SECESSIONNISTES NE POUVAIENT RIEN SANS L’ACCORD TACITE OU EXPRESS NI LE SOUTIEN DES CONGOLAIS ET OCCIDENTAUX. BOMBOKO A ETE DESIGNE POUR PRESIDER UNE INSTITUTION BIDON (COLLEGE DES COMMISSAIRES GENERAUX) ET CREEE DE TOUTES PIECES PAR L’OCCIDENT POUR FAIRE TOMBER LE GOUVERNEMENT LUMUMBA. LES DECISIONS QUI SE PRENAIENT AU SEIN DE CETTE INSTITUTION ILLEGALE AVAIENT POUR BUT DE TRAQUER ET LUMUMBA ET LES NATIONALISTES CONGOLAIS QUI METTAIENT EN PERIL, AUX YEUX DE L’OCCIDENT , LEURS INTERETS.

CE FUT DONC A L’EPOQUE DE COLLEGE DES COMMISSAIRES GENERAUX PRESIDE PAR BOMBOKO ET SECONDE PAR NDELE QU’INTERVINT L’ASSASSINAT DE LUMUMBA ET SES COLLABORATEURS.

QUANT AU "GROUPE" DE BINZA, JE NE VOUDRAIS PAS ENTRER DANS LES DETAILS MAIS JE SOULIGNE SEULEMENT QUE LES MEMBRES QUI LE COMPOSAIENT HABITAIENT TOUS A BINZA ET ILS ETAIENT EN QUELQUES SORTES DES INFORMATEURS POUR LE COMPTE DE L’OCCIDENT. IL EST CONNU AUSSI QUE ADOULA SE REUNISSAIT EN SECRET AVEC LE CIA A L’AMBASSADE DE LA TUNISIE A LEOPOLDVILLE OU KINSHASA. TOUT CE QUI SE PASSAIT AU GOUVERNEMENT ETAIT CONNU DE L’OCCIDENT A LA MINUTE. LE CABINET DU PREMIER MINISTRE LUMUMBA QUE DIRIGEAIT PAR UN AUTRE MEMBRE DE "GROUPE" DE BINZA UN MUTETELA AU NOM DE DAMIEN KANDOLO INFORMAIT L’OCCIDENT DE TOUT CE QUE LUMUMBA FAISAIT. DES ECOUTES TELEPHONIQUES FURENT MEME INSTALLEES PAR LE SOIN DE KANDOLO QUI ETAIT OMNIPRESENT DANS CE CABINET. NENDAKA OU MOBUTU N’EN PARLONS MEME PAS.

LES ACTES POSES A L’EPOQUE PAR BOMBOKO ET SES COMPERES SONT EXACTEMENT LES MEMES QUE CEUX DE MENDE, TAMBWE MWAMBA, OLIVIER KAMITATU, LE KATANGAIS INAMOVIBLE DONT J’OUBLIE LE NOM, KENGO, BOSHAB ETC.....

MONSIEUR BOMBOKO EST DE NATURE A TRAHIR SON PAYS POUR LES INTERETS DES ETRANGERS. IL A LA TRAHISON DANS LE SANG. LA PREUVE EST QU’IL EST AUJOURD’HUI DANS LE PARTI PRESIDENTIEL D’OCCUPATION. UN OPPORTUNISTE DANGEREUX, IL SE DECLARE PIONNIER DE L’INDEPENDANCE. ALORS QU’IL FUT A L’EPOQUE L’ELEMENT LE PLUS REACTIONNAIRE DE TOUS LES TEMPS.

JE NE PENSE PAS QUE LES CONGOLAIS ONT BESOIN DES MEMOIRES D’UN MENDE OU D’UN BOMBOKO. ILS ONT PLUTOT BESOIN DE MEMOIRE D’UN VERITABLE HOMME D’ETAT INDEPENDANT ET DIGNE. JE N’AI PAS VECU LA SITUATION MAIS C’EST PAR MES RECHERCHES PERSONNELLES QUE JE VOUS EXPOSE BRIEVEMENT CE SUJET.




JOSEPHINE KOUKA



Guy Bolya [arisbolya@yahoo.fr] 25/03/2010 17:40:29
’’Papa Justin’’ comme nous l’appelions affectueusement depuis mon enfance, est un homme est très intelligent, généreux et surtout doté d’un sens inné de la diplomatie. En janvier 1960, il est alors le seul universitaire diplômé au parlement. Comme mon nom l’indique, je suis le fils de l’un des pères de l’indépendance cité dans cet article et Papa Justin reste un grand homme d’Etat malgré tout.



Djibrill [djibrill@yahoo.fr] 25/03/2010 20:33:40
J’aurais souhaité voir une photo beaucoup plus claire de cet homme dont on parle tant. De l’article, il y a beaucoup de leçons à tirer: l’homme politique n’a jamais été et ne sera jamais un prospère homme d’affaires (parce que les biens mal acquis ne profitent guère);c’est pourquoi il est ruiné aujourd"hui. Sexe et politique vont ensemble. Dès lors ne peut-on pas entrevoir sortir de la cour politique les prostitués et les polygames? Qui trompe son épouse ou époux manquera-t-il de tromper la nation? Quel héritage ce vieillard laisse comme valeur à la République qu’ils ont forgé avec ses compagnons du groupe de Binza?



kouka josephine [koukajosephine@yahoo.co.uk] 26/03/2010 16:16:46



A MONSIEUR GUY BOLYA,



DE QUEL PARLEMENT EN JANVIER 1960 QUI A VU BOMBOKO LE SEUL UNIVERSITAIRE DIPLOME COMME VOUS L’ECRIVEZ? A BRUXELLES OU A LEOPOLDVILLE?

AVEC CETTE LICENCE, QU’A-T-IL FAIT DE SA DIPLOMATIE DEPENDANTE DE LA BELGIQUE ET DE L’OCCIDENT DANS UN PAYS QU’IL A CONTRIBUE A LE FAIRE BASCULER SOUS UN REGIME NEO COLONIAL A CAUSE DE SA LEGERETE DANS LES AFFAIRES TANT PUBLIQUES QUE PRIVEES.

LE CONGO DISPOSE AUJOURD’HUI DE NOMBREUX UNIVERSITAIRES QUI DETIENNENT DES DIPLOMES PLUS QU’UNE SIMPLE LICENCE MAIS LE PAYS RESTE TOUJOURS SOUS LA DOMINATION ETRANGERE A CAUSE AUSSI D’UNE MAUVAISE NEGOCIATION DE SES PREMIERS UNIVERSITAIRES SANS EXPERIENCE PARMI LESQUELS UN BOMBOKO, A LA TABLE RONDE ECONOMIQUE DE BRUXELLES.

LE PEUPLE CONGOLAIS N’A PAS BESOIN DE N’IMPORTE QUI MAIS PLUTOT D’UN HOMME D’ETAT DIGNE, HONNETE, AVEC COMPORTEMENT EXEMPLAIRE ET CAPABLE DE LUI DONNER LES CONDITIONS DE VIE ACCEPTABLES POUR SON AVENIR.

POUR TERMINER, JE VOUS CONSEILLE DE LIRE BEAUCOUP L’HISTOIRE DE VOTRE PAYS AU LIEU DE VOUS COMPLAIRE DANS LA MEDIOCRITE.



JOSEPHINE KOUKA.



Dixon [dicksonkayembe@yahoo.fr] 26/03/2010 18:00:00
C’est vraiment triste que les congolais soient ausssi terre a terre et amnesiques. Ils ont fait de tous ceux qui sont a la base de la decheance dans laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui leurs heros. Bomboko en son temps a travaille pour ses propres interets et ceux de ses maitres belges. Pensez-vous que ce monsieur soit en mesure de se surpasser pour ecrire un jour sa biographie avec bcp d’objectivite? J’en doute fort! Et quel sens a un diplome d’universite si son porteur n’a pas suffisament de culture pour defendre ses performances academiques en toute circonstance?
Je ne pense pas que le Congo ait jamais eu de peres de l’independance comme beaucoup veulent le croire, car s’il y a independance je n’en vois pas les preuves!



anneet [jacquesanneet@skynet.be] 26/03/2010 21:55:11
Justin Bomboko fut avec Delvaux le ministre du premier gouvernement qui contresigna la révocation de Lumumba par Kasavubu. Cette révocation était peut-être formellement valable mais est dans son esprit un véritable coup d’Etat car à défaut de jurisprudence congolaise la loi fondamentale instaurant un régime parlementaire le Chef de l’Etat ne pouvait agir qu’avec l’assentiment du parlement.



Emile Mulowa Mwamba ( Bxl) [emulowakaj@yahoo.com] 27/03/2010 02:16:08
A entendre les éminent prof . de la prestigieuse U.L.B. Mme Paule Bouvier , Alfred Cahen , Arthur Doucy , Pierre Salmon qui ont bien connu Justin Marie Bomboko Lokumba , il n’était pas seulement un noceur porté sur les conquêtes féminines . Il fut un brillant étudiant , un leader naturel des étudiants congolais de Belgique vers 1958 .
Arrivé au crépuscule de sa vie, ce monsieur qui a occupé les fonctions les plus diverses dans toutes les institutions du pays et à l’étranger doit nous donner sa version des faits et des événements qui ont jalonnés l’histoire de la R.D.C.
Fastidieuse mais pas inutile une énumération - non exhaustive et non chronologique - des principaux faits peut servir de fil conducteur . Peut être que le biographe attitré de congoindépendant Jacky Mopipi pourait s’en inspirer pour tirer les vers du nez de Papa Bomboko Lokumba afin qu’il nous parle de : - - L’Unimo son parti politique - La table ronde de Bxl - La conférence écon . et sociale - Le fameux discours de Lumumba devant le Roi Baudouin - Le premier gvt congolais - La mort de Lumumba - Le collège des commissaires généraux - Les sécessions katangaise et kasaienne - Les rébellions de Mulele , Gbeye , Soumialot , Gizenga - les conférences de Tananarive , Luluabourg -Les gvt Iléo , Adoula , Kimba - La prise de pouvoir du général Mobutu -Les pendus de la pentecôte - La création du MPR - Le contentieux Belgo - congolais et union minère - Le retour de Mulele et sa condamnation à mort - La disgrâce du groupe de Binza - Le retour en grâce de Bomboko - La zairianisation (Sapa) - Les guerres du Shaba - Création de l’UDPS de son ami Tshisekedi - Représentations diplomatiques à Washinton, Bxl .- Son rôle au bureau politique du MPR- Parti Etat - An 1990 le discours de Mobutu et la fin du MPR parti unique - La conférence nationale - La guerre de l’est - Chute du régime Mobutu- Avénement de L.D. Kabila - Jo . Kabila - Accord de Sun City...ouf j’en sûrement oublié .
Vous comprenez bien pourquoi les Bomboko , Gizenga , Tshisekedi, Kalonji , Mukamba , Cardoso Losembe , Ndele , Kithima et bien d’autres dinausaures encore en vie ne doivent pas emporter dans leur tombe tout ce qu’ils ont vu et fait . Ils doivent rétablir une certaine vérité historique qui peut permettre de mieux comprendre les origines du marasme politique , économique et social dans lequel pataugent les populations congolaises d’aujourd’hui ...



Mbole [roimbole@yahoo.fr] 27/03/2010 18:56:56
@ JOSEPHINE KOUKA: pour votre information, Mr Bomboko n’est pas logé à titre gratuit à l’ambassade de Belgique à Kinshasa. Il a un appartement privé. L’écrivain Antoine Roger Bolamba avait aussi un appartement dans l’anceinte de cette ambassade. Avant d’accuser, faites bien vos recherches...



kouka josephine [koukajosephine@yahoo.co.uk] 28/03/2010 03:12:10



A MONSIEUR OU MADAME MBOLE,


PEU IMPORTE QU’IL AIT UN APPARTEMENT A LUI OU UN A AUTRE MAIS TOUJOURS EST-IL QUE CE MONSIEUR, PRODUIT DES BELGES, ETAIT/EST SOUS LA PROTECTION DE LA BELGIQUE DANS SON AMBASSADE DE KINSHASA POUR LES SERVICES COMBIEN ENORMES RENDUS D’UNE MANIERE GENERALE A L’OCCIDENT AU DETRIMENT DU CONGO.

LE CARACTERE PRIVE DE SON LOGEMENT N’ENLEVE RIEN A SON COMPORTEMENT LEGER TANT POUR LA CHOSE PUBLIQUE QUE POUR SA VIE PRIVEE. IL AIME LA BELGIQUE ET LES BELGES, C’EST SON DROIT LE PLUS STRICT. MUTATIS MUTANDIS COMME MENDE, TAMBWE MWAMBA, KATUMBA, KAMITATU ET AUTRES AIMENT LES TUTSIS ET LE RWANDA.

LES REPROCHES FAITS AUJOURD’HUI A CES DERNIERS PRECITES ISSUS DE 1+ 4 SONT LES MEMES A L’EGARD DE CES POLITICIENS DE PREMIERE HEURE AU PREMIER RANG DESQUELS BOMBOKO ET SES COMPERES DU "GROUPE" DE BINZA. LES FAITS SONT VERIFIABLES.

JE SUIS FIERE QUE MES RECHERCHES S’AVERENT EXACTS.




JOSEPHINE KOUKA.





Djibrill [djibrill@yahoo.fr] 28/03/2010 21:26:22
A Mr Emile Mulowa,
Au début, jje pensais aussi comme vous. J’avais aussi écris sur ce site queTshimbombo nous fasse sa part de vérité sur son action personnelle sous Mobutu. Evidemment, c’est sans réaction . Et comme ces dignitaires ne le feront probablement pas ou falsifieront l’histoire lorsqu’ils arriveront à écrire sur le pays, je commence à me convaincre qu’un tribunal devant lequel tous devraient être trainés est à constituer. Aucune nouvelle charge publique ne devrait leur être donnée avnt la confession au tribunal. Sous cet angle, les Gizenga, Sakombi, Tambwe Mwamba, Bomboko, Tsiongo etc à n’auraient pas abusé du jeune président sans expérience comme ils le font actuellement. Oui, un tribunal pour juger et consigner sous contrainte ce qu’ils savent du pays, de leur rôle. Nous aurons ainsi des éléments d’analyse pour une véritable écriture de l’histoire de notre pays que bon nombre d’entre nous cherchent désespérement à lire à partir de ces néo-colonialistes.



bithe [bittemalu@hotmail.com] 28/03/2010 21:35:25
A MR Emile Mulowa
J’ai lu et relu votre intervention mais malheureusement,je ne partage pas votre avis sur le fait que Bomboko doit donner sa version des faits sur notre histoire.Je ne pense pas que ce monsieur soit un personnage approprie pour le faire.Ce monsieur est l’un des responsables de la destruction de notre pays et il est l’un des responsables de la crise de legitimite et de la legalite dans notre pays par sa participation au coup d’Etat de 1960 et au meurtre de lumumba,ce qui est la raison du marasme socio-economique actuel de notre pays.
Tout en etant universitaire,je suis contre le fait que le diplome soit le seul element valable pour acceder a la gestion de la chose publique.Bomboko est plus qu’un mauvais exemple pour sa posterite.La degringolade de notre societe actuelle n’est pas le fait de la science mais bien de la conscience et ce monsieur est pour beaucoup dans les anti-valeurs qui ont elu domicile dans notre pays.
En definitive,MR Bomboko constitue la race des politiciens qu’on doit a tout prix jeter dans les oubliettes de l’histoire car durant sa carriere politique, il n’a brille que dans les complots des assassinats,des detournements des deniers publics et pourquoi pas l’immoralite de la part de celui qui devait jouer en role modele.



Bobe w’Ikengo Alex [csdd.quebec@gmail.com] 28/03/2010 23:16:08
La meilleure chose que nous devrions faire, c’est faire pression sur notre vieux pour qu’il nous laisse des mémoires qui vont éclairer l’histoire de notre Nation et notre Pays. Nous comprendrons beaucoup sur les ratés du destin énigmatique de notre pays. Lui, il n’en sortira qu’agrandit à nos yeux et ceux des générations futures.

Baudouin Wetshi est un de ses proches comme je le suis, nous devrions le pousser à ce travail héroique. Sinon, ca sera encore un raté monumental!

Il y a 2 ans, je lui avais déjà envoyé le message du Canada d’où je réside par l’entremise de 2 autres notabilités mongo. C’est l’histoire de notre pays qui importe!
Alex



Guy Bolya [arisbolya@yahoo.fr] 29/03/2010 16:24:51
A Kouka Joséphine,

Je trouve que vous avez l’injure facile!! Donc je ne peux pas me permettre de vous répondre comme vous l’avais fait.
Votre haine vous a aveuglé, c’est bien de critiquer objectivement mais pas insulter les pères de l’indépendance en les traitant ainsi. C’est vraiment pathétique vu le contexte de l’époque.
Encore une chose, tes recherches ne sont pas exacts donc ne falsifiez pas notre histoire comme les Kabila que vous soutenez.


 

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