Floribert Chebeya et le plan diabolique des gouvernants actuels du Congo
Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de la "VSV". Photo RFI
A Muntu wa Tshitelu
En créant notre Association « Les Amis de Floribert Chebeya », nous voudrions nous prémunir contre les effets immédiats de l’émotion provoquée par son assassinat. Nous voudrions éviter que la chute de l’émotion ne puisse entraîner la fin des démarches entreprises pour que toute la vérité soit faite sur ce crime crapuleux. Poursuivant sa lutte, nous voudrions, à travers cet article, apporter encore un peu plus de lumière sur le plan diabolique des gouvernants actuels de Kinshasa au cœur duquel l’assassinat de Floribert Chebeya s’inscrit.
Rappelons que le qualificatif diabolique vient du mot diable. Et "diable" renvoie au verbe grec "diabolein" (diabolein) qui signifie séparer, diviser et s’oppose à "symbolein" (symbolein) réunir, ce que fait tout "symbole". Un autre rappel : l’assassinat de Floribert Chebeya est à situer dans sa lutte pour l’avènement d’un Etat de droit démocratique mais aussi dans son espérance de voir cet Etat advenir à partir de la consolidation des institutions issues des élections de 2006. Son assassinat trahit cette espérance et témoigne de « la dérive autoritaire » dans laquelle certains acteurs opérant au sein de ces institutions ont basculé.
Explicitons. En relisant, à nouveaux frais, le rapport de la FIDH intitulé République Démocratique du Congo. La dérive autoritaire du régime de juillet 2009, nous nous rendons compte que la quête de la synergie des ONG de la société civile congolaise dans l’organisation de la lutte pour le respect de la Constitution a coûté la vie à Floribert Chebeya et à Fidèle Bazana. (Comme si cette constitution n’avait pas été rédigée pour être défendue ! Certains journalistes de Kinshasa commencent même à penser que sa violation relève du pragmatisme politique !)
La crise créée à l’Assemblée nationale par la destitution de Kamerhe après que ce dernier ait critiqué l’entrée de l’armée rwandaise sur notre territoire en janvier 2009 a donné lieu à une terrible répression dans les milieux des défenseurs des droits de l’homme. A ce sujet, la FIDH note : « Les pressions exercées sur les parlementaires se sont accompagnées de graves violations des droits de l’Homme, arrestations et détentions arbitraires, actes de torture et harcèlement judiciaire des membres de la société civile qui prenaient position sur cette crise, mais aussi de journalistes qui couvraient ces évènements. » Tel est le cas des ONG de la société civile ayant organisé une conférence dans les bureaux du RENADHOC le 15 mars 2009. « Cette conférence, précise la FIDH , avait pour objectif d’annoncer la tenue de la marche pacifique, le lendemain, pour dénoncer « le péril pesant sur la nouvelle démocratie suite aux violations de la Constitution et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. »
A la fin de cette conférence, Floribert Chebeya, Dolly Ibefo et Donat Tshikaya, membres d’une synergie des ONG de la société civile congolaise ad hoc seront arrêtés et conduits dans les locaux de l’ANR ; brutalement. Racontant cet épisode, Floribert Chebeya témoigne : « L’agent roulait à tombeau ouvert, tenant d’une main un revolver qu’il braquait sur les véhicules venant en sens inverse, à la grande stupéfaction des passants terrorisés, rappelant ainsi la classe d’intouchables au-dessus de la loi du temps de Maréchal Mobutu. » (Cette allusion au temps de Mobutu n’est pas fortuite. Le pouvoir des Kabila à Kinshasa est habité par une obsession : imiter Mobutu (en le dépassant ?) pour réussir l’exploit de la durée du règne de sa dictature. Taire toutes les voix dissidentes et discordantes en réprimant et en tuant serait, à en croire les défenseurs des gouvernants actuels, un moyen sûr pour conserver le pouvoir tout en servant les intérêts des parrains.)
Après leur arrestation, Chebeya et ses amis rencontreront le Colonel Mukalay, celui-là même qui a été arrêté juste après son assassinat, sur leur route, à la DRGS (Direction des Renseignements Généraux et des Services Spéciaux de la Police ). « D’après leur déclaration, ils ont été tous été menacés et soumis à un interrogatoire mené par le Colonel Daniel Mukalay, notamment sur leurs liens avec le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe. » Quand Chebeya et ses codétenus sont libérés le 19 mars 2009, il n’y aura aucune charge retenue à leur endroit. Le 24 mars 2009, un membre de COJESKI, reçoit un message anonyme précisant le bien-fondé de ce harcèlement judiciaire. « Nous savons que vous faites partie de ceux-là qui sont soi-disant de la société civile, une structure politisée qui soutient Vital Kamerhe. Nous allons vous traquer. » (Nous soulignons) Ce harcèlement judiciaire laisse les défenseurs des droits de l’homme démunis, en insécurité permanente, sans aucune protection juridique. Relâchée sans qu’aucune charge soit retenue à son endroit, « en avril 2009, la synergie des ONG (à laquelle appartenait Floribert Chebeya) a déposé une plainte auprès du Procureur général de la République contre l’administrateur général de l’ANR- Monsieur Daruwezi- pour arrestations et détentions arbitraires, mauvais traitements, destruction des locaux et saisie illégale de matériel des trois défenseurs des droits de l’homme. » Cette plainte doit avoir été jetée à la poubelle ; la justice étant elle aussi mise sous tutelle par les gouvernants actuels. (Qu’elle prétende aujourd’hui faire toute la lumière sur l’assassinat de celui qu’elle n’a pas pu protéger hier, nous ne pouvons qu’en douter.)
En publiant son rapport au mois de juillet 2009, la FIDH avait des appréhensions sur la suite de la lutte menée par Floribert Chebeya et ses amis. Elle notait ceci : « Une large palette de mesures-bafouant toutes les libertés garanties par la Constitution et en premier lieu la liberté d’expression- est ainsi utilisée pour museler les défenseurs (des droits de l’Homme), arrestations et détentions arbitraires accompagnées d’actes de torture, harcèlement judiciaire, campagne de dénigrement dans les médias, appels anonymes, intimidations verbales par les forces de sécurité. Si nombreux sont ceux qui continuent quand même leurs activités, expliquant, comme Monsieur Floribert Chebeya qu’ « on ne lutte pas en se cachant », au rythme de la dégradation de leurs conditions de travail, il est là encore légitime de se demander combien de temps ils vont encore pouvoir continuer à lutter. »
L’une des réponses à cette question légitime est l’assassinat de Floribert Chebeya, la disparation de Fidèle Bazana, les assassinats ciblés des jeunes au Nord-Kivu, les menaces de mort de certains acteurs politiques et de la société civile, etc. Une autre réponse est la poursuite de la lutte de « notre ami » contre vents et marées. Elle se poursuit comme si Flory avait légué à « ses amis » ces paroles de l’un des Pères fondateurs de la Bolivie actuelle au bourreau qui allait le décapiter après l’exécution par égorgement de tous ses enfants et de toute sa famille le 15 novembre 1781 : « Vous ne faites que me tuer : mais je reviendrai et je serai des millions. » (J. Ziegler, La haine de l’Occident, Paris, Albin Michel, 2008, p. 211. Nous soulignons) Oui. Flory revient et il est déjà des millions de Congolais et des Congolaises décidées à lutter jusqu’à la victoire finale contre la mort et l’accaparement de leur terre-mère par les réseaux mondiaux de prédation et les nègres de service. Cette lutte multiforme a besoin d’aller à l’encontre de l’esprit diabolique véhiculé par les gouvernants actuels et leurs parrains. Pour ce faire, ses partisans doivent étudier et comprendre ce qu’est (ou doit être) l’homme, la femme et le jeune congolais en politique.
Quand ailleurs, en Occident, les plaintes au sujet de la dépolitisation du citoyen se multiplient, chez nous, les escadrons de la mort accusent la société civile de se politiser. En dehors du fait que la séparation du monde de la vie ne partis politiques et société civile participe de sa rationalisation pour mieux le comprendre et mieux le gérer, l’Afrique traditionnelle nous interpelle sur cette diabolisation de l’espace public. Face aux questions d’intérêt commun, l’arbre de la palabre africaine rassemblait tout le monde. Elle été le lieu de la réunion de toute la communauté. Dans notre langue vernaculaire, la palabre était dénommée « masambakanyi » ; le lieu et le moment de « kusambakana », de se mélanger les uns aux autres mettre ensemble. Lieu et moment où la prise de parole par tous et toutes était d’une importance capitale. Car faire face ensemble aux questions qui rassemblent humanise et rend la cité plus humaine. Cela permet son édification collective. Dans la Grèce antique ou en Afrique traditionnelle, « l’homme (ou la femme) est (…) défini comme animal politique, parce qu’en plus de la fonction vocative du cri animal exprimant peine ou plaisir, il est doté d’un langage articulé, susceptible d’énoncer, à partir de la peine et du plaisir, ce qui est juste et injuste, tolérable ou intolérable. L’accès au politique, c’est-à-dire à la vie de la Cité au sens d’espace commun d’engagement pour l’intérêt général, est proposé ici non comme une donnée contingente et relative une culture (…) mais ce qui fait le propre de l’humanisation des animaux parlants que nous sommes, la condition même de notre accès à l’humain. »
Et du point de vue des principes, dans la nation Luba traditionnelle par exemple, il y a de véritable pouvoir, « le bukalenge », là où celui qui en est le symbole est ouvert aux autres, aux aînés comme aux plus jeunes. Là où le chef (Mukalenge) est le rassembleur. Telle est la signification de cet adage : « Bukalenge budi tshinsangasanga, bakulu bakwate, bakunyi bakwate.» Remarquons quand dans le mot bukalenge, il y a le radical leng et muleengà signifie le beau et le bon. Nous pourrions dire que le Mukalenge peut-être lu comme celui qui rend la cité belle et bonne au travers des « masambakanyi » et d’autres « bisangilu » (réunions). Il n’y a de véritable pouvoir que là où il y a de la réciprocité entre le chef et les membres de sa communauté. Cela est rendu par ce dicton : « Mukalenge wa bantu, bantu wa Mukalenge ». (Et dans cette réciprocité, un tiers intervient. Un Autrui auquel appartient les bantu dont le Mukalenge est la sentinelle. Cet Autrui est dit Bende. Les bantu dont le Mukalenge est la sentinelle sont les bantu ba Bende.) Etonnant ! Dans la gestion principielle du pouvoir dans la nation luba traditionnelle, il y avait un recours permanent aux adages et dictons où les verbes et mots kusamba-kana (se mélanger, se mettre ensemble en partant d’un lieu vers un autre), kusang-ila (se mettre ensemble en répondant à un appel), bisangilu (réunions)…qui mettent l’accent sur le rassemblement, la réunion de tous les membres de la communauté et non sur leur division.
Où sommes-nous allés copier cette vision diabolique du pouvoir politique enseignant que seuls ceux et celles qui ont accès à la mangeoire « joséphiste » chez nous peuvent parler au nom de la nation tout entière et casser tout effort de lutte en synergie ? Peut-être des réseaux interconnectés de prédation. Recourant au travail en réseau, ils en connaissent l’efficacité. Ils travaillent à faire des défenseurs de droits de l’Homme chez nous des simples caisses de résonnance de la rhétorique hypocrite d’un Occident capitaliste défenseur des « valeurs universelles » sans aucune emprise sur le réel. Cela moyennant un certain financement. Aller au-delà de ce travail classique pour un travail unificateur et en réseau coûte la vie. (Flory a payé ce prix.) Cela crée une synergie capable d’exorciser les cœurs et les esprits ensorcelés par l’esprit diabolique triomphant là où règnent les divisions et les séparations de toutes sortes. Les minorités d’acteurs-créateurs, les ascètes du provisoire et les autres veilleurs-protecteurs de la mémoire historique de nos populations doivent avoir compris cela. D’où leur effort de travail en réseau et en synergie. Notre devenir commun en dépend.
Peut-être aussi le devenir commun d’un Congo multinational au travers de ses fédérations…
La particularité d’une écriture "post-coloniale", il suffit de lire le Kenyan Ngugi wa Tshiongo, le Nigerian Chinua Achebe, ou encore les deux Congolais de Brazzaville, Tchicaya U’Tam’Si et Alain Mambanckou, auteur de Verre Cassé, est le port des valeurs propres au public auquel le discours est destiné même si la question de la langue à choisir reste le Francais. Un debut de resurection , d’auto-determination que j’ai le plaisir de saluer à travers l’écriture de Mbelu.
Mufoncol Tshiyoyo
jojo [jojo@yahoo.fr] 25/07/2010 17:45:33
le plan machiavélique au sein du gouvernement qui fait peur les peuples. ces hommes odieux de cet gouvernement cherchent à tout faire passer l’affaire de FLORIBERT sans suite comme ils ont toujours tendances à leur faire mais cette foi-ci, ça ne sera pas comme avant. il faut que l’esprit de chebeya reste graver dans nos memoires jusqu’à la libération totale. sa mort doit nous interpeller, nous le vrai congolais, pas des faux congolais complice des morts de plusieurs congolais tués à cause de défendre leur pays par le pouvoir étranger. ce gouvernement est santanique, composé de membres de franc mançonnerie, de prix makouria, de la force du mal, croyant que toutes ses forces malefiques sont au dessus de Dieu, ils peuvent demander les gens dui étaient au pouvoir du FEU MOBUTU, cette force malefique n’a éparné personne, même MOBUTU est parti. KABILA croit au dessus de Dieu, il va mourrir, sois disant son père desire kabila, comment été sa protection, lui qui croyait à la force du mal, c’est une arme qui l’abattu. les demons du peuple, les sangunaires du peuple. cette affaire va aller jusqu’au bout de condamné les commanditaires et les executants, nous ne devons pas croire au gouvernement des faux policiers qui cherchent à nous présenter, nous savons tous, KABILA est le premier suspect potentiel, lui qui a donner l’odre à un criminel odieux JHON NUMBI, lui à son tour à confier DANIEL MUKALAYI en chechant en maquiller la mort à un accident de l’arrêt cardiaque parce que, celui-ci était avec une prostitué, jusqu’où ils veulent nous tromper, nous ne sommes pas des bêtes comme les autres congolais qui accusent leurs propres c oncitoyens en les delivrant auprès d’un monstre kabila, qui n’a aucun remord, ni pitié, ses réponses ont été toujours, executer les. nous devons recuperer notre pays, une grande humiliation que les peuples congolais ne savent pas, on a achete leurs consciences avec de tee-shirt, bières et autres... celui qui est au pouvoir bloque le processus de developpement de notre pays, lui qui est rentré avec les bottes de jardinier, vaurien, incapable de diriger ce pays est devenu millionnaire à cause de 7 millions de morts du peuples, tous les congolais su 4 coins, reveillons pour la libération massive de notre pays, là nous croyons impossible mais possible pour notre Dieu, le pays de KIMBANGU ET LUMUMBA, ont été tué à cause de leurs determination pour la libération de notre terre sous l’emprise de l’ennemis. la mort de notre frère, elle la seule notre combat pour montre notre indignation auprès de la communauté internationale et nationale que trop c’est trop pour l’extermination des defenseurs de droit de l’homme ainsi que les journalistes d’investigations et d’autres infortunes victimes de la société civile. mais la mort de kabila est proche, il vera ceux qui va lui arriver dans les jours ou dans l’année a venir. que l’infortune abatte les sangunaires
Kape [kapepel@yahoo.fr] 25/07/2010 19:01:43
J. P, un jour on nous dira ceci : " si la démocratie est un luxe pour les pays africains et/ou les pays pauvres, dites-vous que le non respect des droits humains est une coutume pour ces mêmes pays parce qu’ils en ont l’habitude". Et là, nous nous empresserons à définir ce que c’est une coutume voire une habitude. Relisez ce que c’est une coutume chez les juifs et vous en conviendrez avec moi que le* Tshitshit* ( une coutume vestimentaire juive à travers leurs habits en forme de carré) n’est actuellement porté que par des conservateurs. Que font les autres juifs qui ne s’habillent plus de la même façon ? Que font les descendants des chefs coutumiers chez nous ? le matriarcat voire le patriarcat bien que coutume est-il respecté chez nous ? Le Tshibau ...bref, et ceux qui ne le respecte pas : ont-ils tort ou raison et pourquoi ? Ceci pour vous dire que la violation des droits humains qui accompagnent la gestion du pouvoir des dirigeants congolais est devenue une coutume voire une habitude. Pour cause : que chacun de nous se définisse ce qu’il entend par coutume ou habitude et vous tomberez sur : * ce qui se ressemble, s’assemble* ou mieux : * d’une poule, on obtiendra qu’un poussin ". Et d’un dictateur n’y-a-t-il pas de chance d’obtenir un démocrate même un semi-démocrate si on forge la maternité ? Si ailleurs, le pouvoir s’obtient par des voies démocratiques, il n’est un secret pour personne que depuis sa naissance, aucun pouvoir ( national, provincial, régional et peut-être même dans les églises) au Congo a fait l’objet d’une voie démocratique. Ce qui revient à dire que les mensonges et/ou les voies diaboliques qui sont devenus les us et les habitudes des nos gouvernants sont devenus une coutume. On vous dira que : les dirigeants africains ont l’habitude de maltraiter leurs citoyens. En clair, on ( les parrains occidentaux) fait voir à nos * Kapita* que seuls les initiés ont l’habitude de respecter les coutumes pour vivre longtemps et en conformité avec les prescrits*. Comme si ce monde n’a pas changé. la révolution françaises a-t-elle apporté des changements ? Même si cela s’est produit : a-t-on changé les habitudes des gouvernants français ? Pourquoi pas nous ? Autrement dit : voyons ce que * ceci est mon corps: prenez et mangez. faites ceci en mémoire de moi. De même ceci est mon sang buvez,...*. Qui saura devenir prêtre sans réciter cette litanie chez les catholiques ? Il me semble que les belges disent toujours aux dirigeants congolais : "Qui saura diriger le Congo sans user la dictature voire la manipulation" ? Cette question, il me semble être la litanie que récite tous ceux qui reçoivent ou obtiennent un lopin de pouvoir en RDC. Je ne crois pas rencontrer un seul Kassaïn qui fera le contraire qui : une fois qu’il pose la question à savoir " bana betu badji bambe eyu ? ". Dés lors qu’il retrouvera les siens, il s’avancera est continuera en * beto abwe ... ? et soudain, on reprend l’habitue voire la coutume. C’est un réflexe naturel. De même pour les autres ethnies de la RDC. Mais, soyons prudent. Si ceci est d’usage en RDC, les congolais des différentes ethnies nés et/ou vivant en dehors du pays, tout en restant congolais ne font plus usage de nos tralala des us. Et c’est là que l’intervention de Jean Pierre Mbelu devient intéressante et même une interpellation. S’il y a respect des habitudes et/ou des coutumes chez les défenseurs des droits humains, ce qui est vrai car : un Mbelu , du Kassaï bien que Congolais, qui défend un Chebeya du Kivu. On vous dira qu’il y a un intérêt. Je vous répondrai que OUI. L’intérêt c’est l’HUMAIN. Si la vie est sacrée et l’humain l’est aussi. Comment peut-il-être prêtre sans respecter les fidèles ? Avec qui ou devant qui dira-t-il- ses messes voire ses prédications ? Comment veux-tu être congolais et/ou patriotique voire républicain si tu cries pas devant le danger qui guette tes concitoyens et ton pays ? Si ceci est un crédo pour les défenseurs des droits humains, les dictateurs et surtout ceux qui pillent le Congo vous diront : comment veux-tu rester au pouvoir et égaler Mobutu si tu ne maltraites pas tes gouvernés, si tu ne trahi pas et surtout si tu pille pas ce pays ? Au delà de toutes ces considérations qui sont à la fois complexes et surtout confuses, il faille poser la question aux Congolais si la coutume de vivre dans un Etat de droit n’a pas droit de cité chez nous ? Si la coutume d’avoir des dirigeants et gouvernants aux mains propres et non corrompus chez nous ne saurait pas -t-elle pas s’imposer de notre vivant ? Si la coutume de chasser les dictateurs par des villes mortes, des marches pacifiques, des rassemblements populaires où nous manifestons la volonté de changement, ...bref même dans les pays où la démocratie est devenue une coutume appropriée, n’est-ce pas les contribuables manifestent leur mécontentement ? La coutume de rendre la vie et/ou l’humain sacré ne saura pas s’instaurer chez nous parce que Kanambe vous offre les graines de riz et de maïs ? Que mangeront les corbeaux et autres palmipèdes lorsqu’ils n’y aura plus de quoi à picorer ? Qu’il plaise à J.P Mbelu qui nous a fourni cet avertissement qui est à la fois une interpellation, de savoir que " le diable et les saints vivent toujours dans la cité. Ils se connaissent. Seulement qu’au finish, les otages de diable reviennent recevoir les bénédictions de saints et de fois même le diable fini par venir. Sauf qu’en politique et surtout en RDC, rare sont les diables qui viennent ou deviennent des saints. Nos saints politiques ; n’est-ce pas que les * Saints de la CNS* comme le cas de notre vuvuzela national Lambert Mende sont devenus des princes chez les diables ? Espérons que la mort de F. Chebeya amena en chaque congolais, en chaque défenseur de droits humains l’envie voire l’appel de créer une coutume de défendre les congolaises et congolais et pourquoi pas le Congo : notre héritage commun.
Par cette analyse combien révélatrice et intéressante a tout point de vue, je pense que la seule contribution efficace que nous apporterons a la lutte combien noble de notre HEROS NATIONAL, c’est de lui emboiter les pas vers l’instauration d’un Etat de droit dans notre pays. Ce chemin qui sera long et plein d’embuches ne peut réussir que si tous les amis de FLORIBERT CHEBEYA acceptent de contribuer volontairement d’une manière ou l’autre.
Ma pensée dans cette lutte n’est pas pour le moment de designer quelqu’un susceptible de prendre le flambeau du mouvement( Je pense qu’il existe déjà un comite dirigé par le fondateur de ce mouvement en la personne de Monsieur l’abbé, si je ne me trompe pas ) mais plutôt d’organiser des manifestations publiques et pacifiques en réclamation de l’enquête sur son assassinat et de celui de son collègue FIDEL BAZANA et dont le corps reste introuvable jusqu’à ce jour. De nombreuses causes relevant des faits politiques notamment les violations de la loi suprême et les lois ordinaires seront liées à ces manifestations de masse surtout en Europe et aux Etats-Unis. Je pense également qu’il faudrait revenir sur cette affaire des diamants de sang donnes indument par le pouvoir d’occupation au monarque belge. Et c’est de cette manière la que le nom de notre HEROS NATIONAL restera gravé dans la mémoire collective.
Cher Monsieur l’abbé,
A la question de savoir où sommes nous allés chercher cet esprit diabolique ? Je vous réponds tout simplement que nous avions eu le malheur de croiser ou d’être en contact avec des gens issus d’un continent diabolique qu’est l’Europe. Un continent ayant vécu des siècles et des siècles à des graves violences. Un continent d’esclavagisme, de colonialisme, de néo-colonialisme, de deux guerres meurtrières dont l’une s’était terminée par le largage sur le Japon deux bombes atomiques. C’est diabolique. Alors ces gens la ont exporté toutes ces violences sur les continents de la planète et spécialement les Amériques et l’Afrique dont la grande partie des peuples noirs furent contaminés par ces violences inouïes. A notre tour nous avons exporté nos « misères » vers l’Europe comme ils nous insultent tout le temps.
Tu nous etales ici le constat amer de la symbiose mafieuse entre la bande de voyoux au pouvoir a Kinshasa et des reseaux internationanux de predation qui luttent nuit et jour depuis 2001 pour le maintient de ce regime criminel !
De reseaux dont les principaux tireurs de ficelles incluent les Wallons-Juifs LouisMichel et Georges Forrest oeuvrant avec la coordination de maestros kanambistes (et grands traitres) Katumba Mwanke, Masangu Molongo et le duo de faux-nationalistes Antoine Gizenga et son neveu A. Muzitu
Bref, l’assassinat de notre Heros National Flory Chebeya sous ordre directe de Kanambe s’inscrivait dans la logique d’intimidation de la societe civile et de ONG’s qui derangaient les desseins mafieux de ce conglomerat criminel de predateurs et leurs "kapitas" Congolais !
Les pretendues enquetes et arrestations ne sont qu’une vaste mise en scene. Pour preuve, personne n’est jusqu’a ce jour mis en accusation; et ce 2 mois apres le meurtre de Flory... Pas du tout suprennant quand le commanditaire de ce crime est en meme temps "Magistrat Supreme"!
Bref, le regime tyrannique et kleiptocratique en place aujourd’hui est pire et plus dangereux que le Mobutisme Car Kanambe et ses voyoux savent mieux manipuler (ainsi jouir de la protection de) certaines grandes puissances.
Il ne reste plus qu’une solution: Que les Congolais suivent donc l’example des Nigeriens pour recuperer par force leur destin de l’emprise de la vaste mafia kanambiste et sauver l’avenir de leurs enfants !
NOKO DAH [nokodah@yahoo.fr] 26/07/2010 04:59:00
SANS IDEE PRECONCUE,JE VOIS MAINTENANT QUE LE PEUPLE CONGOLAIS A COMPRIS QUE LE PAYS EST OCCUPE PAR DES ETRANGERS COMME CET INDIVIDU QUI SE FAIT PASSER POUR UN SOIT DISANT LE FILS DE LAURENT DESIRE KABILA,CE MONSTRE D’ HEWABORA EST UN RWANDAIS INFILTRE AUX INSTITUTIONS DE LA RDC,MAIS QU’IL LE SACHE TRES BIEN QUE SA FIN EST PROCHE ET IL SERA POURSUIVI PARTOUT SUR CETTE PLANETE QUAND LE CONGO SERA LIBERE A BON ENTENDEUR SALUT!!!
Osée [m2005bahemuka@yahoo.fr] 26/07/2010 12:39:17
Cher Abbé, tous vos écrits inspirent vos lecteurs le danger qui guettent le peuple congolais.Malheureusement l’état actuel de notre pays en matières de technologie de communication et information est presque inaccessible ainsi le pourcentage de la population capable de beneficier de vos publications est insugnifiant ainsi son impact sur terrain ou plus de 80% de la population est illétrée. Je penses que tous les appels de liberation de la RDC que nos compatriotes residant en europe evoquent resteront une lettre morte tant qu’ils ne sont jamais descendu sur terrains reveiller leur frère d’ici et faire un sacrifice comme celui de chebeya et consorts
Hervé [rvndayi@yahoo.com] 26/07/2010 18:49:44
Merci Jean-Pierre Mbelu:
Cet article est une interpellation pour le peuple Congolais afin de maintenir la flamme du combat de Floribert Chebeya contre la violation des droits humains allumée !
Que Dieu benisse le Congo-Kinshasa Hervé
Les Amis de Jean-Pierre Mbelu
Muya Ilunga Albert [muya@muyal.se] 27/07/2010 09:42:23
Floribert Chebeya est un combattant qui se repose en ce moment. Il est tombé au front de la bataille. Une balle de Joseph Kabila l´a fauché prématurément. Demain, la balle atteindra un autre. Plusieurs de nos compatriotes sont ainsi tombés au front l´arme à la main. Il n´appartient pas aux vrais combattants d´organiser le deuil ni de pleurer. On ne pleurs jamais au front même quand votre meilleur compagnon est fauché par une balle. Le vrai combattant RAMASSE Simplement les ARMES de la victime et POURSUIT LE COMBAT jusqu´à la victoire finale, cad jusqu´à l´instauration de la paix et la justice dans notre pays. Floribert Chebeya a livré un bon combat, un combat héroïque, nous en sommes tous témoins et l´histoire le retient. A ce jour, il se repose. Cependant il appartient à nous les vivants d´aider Floribert à se reposer en paix. Or, il ne se reposera en paix que lorsque nous nous battrons individuellement comme lui pour nous libérer collectivement de l´oppression de l´Afdl et ses lèches bottes.
Hervé [rvndayi@yahoo.com] 27/07/2010 20:35:45
Bonjour Osée,
La question que je me pose est très simple : qui se souvient de nos six millions de morts? Qui parle de ces victimes de la haine et de la violence qui ont élu domicile dans notre pays?
Combien de nos compatriotes sont mort ou disparus dans la lutte depuis le régime de Mobutu jusqu’a celui de Kabila? Combien sont mort sous la torture? Combien sont emprisonnés? Combien de personnes sont mortes dans les événements sanglants de Kinshasa?
Combien de morts seront suffisants? Combien?
Pour mettre fin à la dictature au Congo, nous devons nous doter d’une stratégie intelligente, avec des actions disciplinées et courageuses.
La contribution à la lutte doit être multiforme (l’unité dans la diversité), chacun selon ses capacités. Certains sont dans la politique active, d’autre à travers leur plume, appelle à l’éveil de la conscience de notre peuple.
Il appartient désormais à chacun de prendre ses responsabilités devant la Nation et devant l’Histoire.