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29 Juillet 2010

RDC : crimes en série, qu’est-ce qui est plus inquiétant ?

 

Jean-Pierre Mbelu. Photo A.M

Hier, mercredi 28 juillet 2010, le journal Le Potentiel a publié un article rendant compte des crimes en série commis au Nord-Kivu. Ce journal trouvait inquiétant le silence des gouvernants provinciaux et nationaux. Il disait exactement ceci :
«Mais, le plus révoltant dans la barbarie qui continue à endeuiller le Nord-Kivu est ce silence inquiétant non seulement du gouvernement central, basé à Kinshasa, mais aussi des autorités provinciales du Nord-Kivu. Plus près des lieux où se commettent ces crimes, notamment à Goma, aucune voix ne s’est jusque-là élevée pour condamner ou tenter de donner une quelconque explication à ces tueries. Comme si les priorités des autorités provinciales étaient ailleurs que la sécurité des biens et des personnes.» Il ajoutait ceci : «Et, plus loin, à Kinshasa, siège des institutions nationales, le calme s’est ancré au niveau de l’Exécutif. Si bien que même le très bouillant ministre de la Communication et des Médias, qui ne rate pas des occasions de s’exprimer, se montre aphone sur le sujet. Bien des raisons pour s’inquiéter. Il y a certainement un voile qui se cache derrière le drame qui sévit dans le Nord-Kivu. » (Soit dit en passant, que peut Mende, ce transfuge du RCD ?)

Oui le silence des gouvernants provinciaux et nationaux face à la barbarie endeuillant le Nord-Kivu inquiète et révolte. Néanmoins, les questions que ce journal ne pose pas sont entre autres celles-ci : «Comment en sommes-nous arrivés à cette phase très avancée de la banalisation de la mort ou plutôt de l’ensauvagement, chez nous ? Quel est le parcours de ces gouvernants provinciaux et nationaux ? Quels sont leurs soutiens ?» Trouver par exemple d’une part ces crimes inquiétants et croire d’autre part que l’Africom, allié du Rwanda, va y mettre fin, c’est de la folie pure et simple. Et souvent, nos médias ne sont plus sensibles à ces contradictions !

A notre humble avis, ce qui est plus inquiétant, c’est le silence de certains de nos médias sur le fonctionnement réel des institutions du pays et l’amnésie caractéristique de la plupart d’entre nous.

Dans sa dernière conférence à Montréal, le 24 juillet 2010, Kiakwama Kia Kiziki a essayé d’abordé la question du fonctionnement des structures et des institutions congolaises depuis 2006. Le tableau qu’il dresse et pour le gouvernement et pour l’opposition est simplement pitoyable. Il témoigne de l’intérieur de ces institutions en rejoignant les empêcheurs de penser en rond qui, depuis 2006, ont dit : «Le Congo actuel n’ira nulle part.» Voici ce que Kiakwama a dit à Montréal : «Au-delà de sa structuration et de son organisation, qui ne correspondent pas aux défis actuels posés par la démocratisation et surtout le développement de notre pays, notre gouvernement est affligé d’une tare congénitale et rédhibitoire ; il pense être de droit divin, et agit comme tel. Ceux qui nous gouvernent pensent tout savoir mieux que personne. Ils ont tout compris, font tout à la perfection et refuse donc toute critique, tout débat contradictoire public, tout contrôle, toute remise en question. Le Gouvernement et sa majorité au Parlement développent une mentalité de forteresse assiégée qui induit une crispation des rapports politiques, néfastes à la construction d’une démocratie apaisée. » (Nous soulignons). Quand ceux qui gouvernement le Congo (et plus particulièrement Joseph Kabila) ont été critiqués pour avoir accepté, après des accords secrets conclus par John Numbi avec «ces tueurs tutsis», que l’armée rwandaise revienne sur notre territoire en janvier 2009, «de droit divin», ils ont fait partir Vital Kamerhe de la tête de l’Assemblée nationale. «De droit divin», ils ont organisé «le mixage», ils ont octroyé des postés importants dans l’armée aux disciples de Kagame du CNDP et du RCD dans l’armée au nom de la paix retrouvée, sans justice !

Kamerhe déchu, ils ont créé une atmosphère de peur tétanisant cette «caisse de résonnance» de l’exécutif national. Les crimes en série sont à inscrire dans cet exercice de pouvoir politique d’occupation (ou plutôt de droit divin !), sans limite, sans contre-pouvoir, avec la complicité des bourreaux de nos populations. Quand un gouvernement fonctionne sans aucun respect des principes du débat contradictoire, de contrôle et de remise en question et qu’il croit être «de droit divin» et qu’il est appuyé dans cette façon de faire par des élites intellectuelles et autres médias coupagistes, il se légitime sur fond du vide éthique et politique. Il fait le lit de l’ensauvagement. (La politique se réduit à manger, à boire et à applaudir même quand on tue !)

Et quand ces médias et ces élites oublient notre passé immédiat et appellent nos populations à les suivre sur cette voie, ils condamnent ces dernières à une amnésie préjudiciable pour un autre futur. En effet, « il y aurait quelque logique à placer le futur qui est invisible, derrière nous, et à faire face au passé, parce qu’il est vu (…). Mais cet art n’est guère accessible à ceux qui ont perdu la capacité de se souvenir ». (T. DELPECH, L’ensauvagement. Le retour de la barbarie au XXIe siècle, Paris, Grasset, 2005, p. 179) Dans ce contexte, s’indigner du silence des gouvernants actuels sur les crimes en série commis au Nord-Kivu en perdant rapidement de vue histoire et leurs alliances avec les bourreaux de nos populations revient à vouloir échapper à ce face-à-face permanent avec notre passé de souffrance, de douleur et de la mort voulu par ces mêmes pyromanes. Mais aussi avec notre passé de résistance. Cette fuite en avant relèverait du manque criant de sagesse. Pourquoi ? «Le rapport de l’homme à la temporalité est ainsi assuré par un face-à-face permanent avec le passé, où se trouvent la lumière et la source de la sagesse. Pour l’homme dans sa plénitude, le passé est un livre ouvert et le lien avec les ancêtres le protège. » (Ibidem, p. 179-180) Ce lien le protège de la répétition des erreurs fatales et de liens qui oppriment.

La perte de la capacité de se souvenir partagée avec certaines sociétés thanatophiles - c’est-à-dire des sociétés aimant la mort et bâtissant leur prospérité matérielle sur le sang- condamne à l’immaturité. Pour cause. Certains « membres de ces sociétés (et souvent pas les moindres) ont des difficultés à devenir adultes : leur mémoire est courte, ils n’aiment pas entendre parler de leçons du passé, mais ne reconnaissent pas davantage leur responsabilité sur le présent et l’avenir. Ils préfèrent penser que les évènements se contentent d’arriver sans percevoir l’abdication que cette pensée recèle. » (Ibidem, p.181) Ces membres de ces sociétés avouent eux-mêmes qu’ils veulent travailler avec les gens tournés vers l’avenir et non ceux qui ressassent leur passé où les massacres programmés et les autres injustices déshumanisantes ont compromis leurs capacités collectives d’imagination, de créativité et d’inventivité.

Ayant perdu, dans notre immense majorité notre capacité de nous souvenir du caractère sacré de la vie, nous avons rejoint les gouvernants que nous critiquons dans l’indifférence à l’endroit de nos frères et sœurs sauvagement massacrés à l’est. Certains d’entre nous trouvent même une excuse à cette indifférence. Ils disent : « L’est a voté Joseph Kabila comme artisan de la paix, qu’il paie son choix dévoyé. » Comment si ce choix pouvait justifier, à lui seul, la barbarie dont nos populations sont l’objet !

Pourtant, il nous semble que ce qui se passe à l’est de notre pays participe de l’ensauvagement du monde ou plutôt des Africains et des Occidentaux ayant accepté de vouer un culte à Mammon au mépris de la vie. Sortir de « ce mal radical » est une question de justice. Mais aussi de mémoire. Surtout de mémoire.

«Ce mal radical » repose la question du surgissement de Staline et d’Hitler dans l’histoire notre monde et des soutiens dont ils ont bénéficié. Après plus de 5 millions de morts et au vu des complicités mondiales y ayant contribué, la RD Congo est aujourd’hui l’une des vitrines de la re-irruption du « mal radical » dans l’histoire collective du monde. Ou plutôt, la RD Congo nous rappelle que nous avions oublié « le mal radical » trahi par la gratuité avec laquelle des escadrons de la mort peuvent mettre fin à la vie et être applaudis… Ceux et celles « qui ont tué Dieu » ont rompu avec toute éthique en politique et n’hésitent pas à tuer l’homme. Consciences angoissées et thanatophiles, ils disent comme disait Staline : «La mort résout tous les problèmes. Pas d’hommes, pas de problèmes.»

Il nous semble qu’en dehors de petites solutions palliatives, de la façon dont la tragédie congolaise trouvera une issue plus ou moins heureuse dépendra, en grande partie, l’avenir du monde. Cela prendra du temps. Beaucoup de temps. Comme c’est inquiétant…Au Congo, la cupidité des vampires du monde entier a triomphé sans que le monde s’en émeuve outre-mesure ! Comme c’est inquiétant…

J.-P. Mbelu
© Congoindépendant 2003-2010

 

8 Réactions

Kape [kapepel@yahoo.fr] 29/07/2010 17:20:31
JP, savez-vous que aucune guerre n’a servi la paix ? Et croyez-vous que la guerre contre la criminalité aura la moindre chance d’éradiquer ou de faire diminuer la criminalité ? je vous prie de lire André Kuhn dans sommes-nous tous des criminels.
Mais avec un peu de bonne volonté, nous pouvons aller de l’avant et sauver le peu qui reste encore à notre population.
A une condition. Et là, je vous veux bien vous citer : " ...apprendre, lire, former et informer, s’organiser et organiser autrement nos think tank "voilà comment la justice saura redorer les blasons de notre société.
Certes, tôt ou tard, tous nos criminels qui font agrandir le club de Kanambe passeront devant les cours et tribunaux. Même après 50 ans. Dommage que le goût de billets verts est tellement bon que même leurs proches ne peuvent les raconter cette scène qui se vit en Australie avec ce criminel de 88 ans qui a finalement tout avoué. ça sera la même chose pour cette bande de criminels.
merci.



Hervé [rvndayi@yahoo.com] 29/07/2010 18:28:52


"Un régime dictatorial est très facile à reconnaître : "l’armée du peuple" s’entraîne au tir... sur le peuple." Bruno Masure

Que Dieu bénisse le Congo
Hervé

Les Amis de Jean-Pierre Mbelu.



mbombo [mbombo.louise@yahoo.fr] 29/07/2010 19:10:24
Souvenez vous de la prophétie de Lumumba au moment d’être arrêté sur la rive du Sankuru au Kasai ; n’est ce pas que nous y sommes en plein dans cette projection ! Du " retoussons les manches ", " Salongo alinga mosala " au " Comprenez mon émotion " pour aboutir enfin aux " élucubrations actuelles " source de misère et de souffrance atroces pour notre peuple. N’est ce pas que la prophétie de cet homme, injustement sacrifié sur l’autel de la jalousie et des égoismes se vit grandeur nature dans tout le Congo ? Nous avons perdu tout ce qui y avait de bien en nous. Dorénavant nous portons chacun des cornes sur nos têtes complétées d’une longue queue



Mbuaki Lokoho [lokuli2007@yahoo.fr] 29/07/2010 22:57:07

Je pense que la situation qui prévaut actuellement, notamment l’indifférence de la population, est due au manque de la culture politique.

Le régime du Mobutu qui a regné pendant 32 ans n’ a rien fait pour l’éducation de la population .
D’ailleurs, l’ignorance du peuple congolais, zaïrois à l’époque, est l’une des causes fondamentales de la durée de ce pouvoir dictatorial.

N’oublions que la peur dans laquelle vit la population congolaise vis- à -vis de ce qui se passe au pays est la conséquence de l’ignorance.
Un peuple éduqué se prend toujours en charge. L’histoire peut en témoigner.
Je pense que les partrs politiques doivent accorder la priorité à l’éducation du peuple.



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 30/07/2010 01:12:41
Tenté à réagir à larticle de MBELU, Je lis la réaction de Madame MBOMBO Louise, Un évènement ! Qui m’ébahit par sa qualité d’écriture et par la perspective de son propos. Elle écrit bien !, hein ? Au point qu’elle incite à relire l’article de MBELU avant d’oser réagir. J’hésite à réagir ; et ce par crainte de ne ne pouvoir persister au niveau d’émulation, très élevé, où MBOMBO invite à nous placer ... pour comprendre en quoi tout notre Congo d’aujourd’hui est la double ré-incarnation, d’une part, de la tragédie meurtrière contre LUMUMBA et, d’autre part, de l’espoir toujours actuel dite par LUMUMBA dans le discours du 30 jiin 1960 : un discours prohétique du Congo d’aujourd’hui,

Madame MBOMBO Louise a su me faire comprendre et ressentir l’oeuvre de conscientisation et d’action à laquelle nous invite le message de Monsieur l’Abbé MBELU : une oeuvre consistant à chercher, dans notre passé national, des éléments de compréhension de ce que sera notre avenir, même si cet avenir est encore incertain car, par un génie qui nous est propre à nous Congolais, nous le construisons déjà cet avenir, grâce notre vitalité plus forte que nos meutrières tribulations ; ce faisant, malgré les médisances sur les Zaîro-Congolais, nous oeuvrons pacifiquement, comme de " bienveillants artisans d’un futur qui ne nous appartient pas", contre l’inquiétante "cupidité des vampires du monde" d’aujourd’hui !

Merci Madame



jojo [jojo@yahoo.fr] 30/07/2010 08:55:54
un gouvernement composé des buveurs de sangs humains, chacun d’eux ont devenu de millionnaire à cause de leurs dividende de 7 millions de morts de nos concitoyens à l’est du pays, c’est pourquoi ces montres ne se soucient pas de ces concitoyens. un certain MENDE pour la honte de tetela, rasiste, tribaliste, un pyromane, volubile garde silence, pour lui, trouve ça normalement d’extreminer nos concitoyens de l’est du pays, car ce n’est pas son village natal, vaux mieux de sacrifier les êtres humains pour en procurer des sommes considérables, sans oublier que les sangs de nos concitoyens les hanteront jusqu’à la fin de ces jours. ils preferent garder et de ne plus en parler, ils sont devenu très riche à cause des 7 millions des morts. un tusti , vaurien à la tête du pays qui massacre ces frères et soeurs mais ces bêtes prefèrent seulement de l’argent mais ils vont être jugés et condamné à vu, partout là ils seront leurs vies ne seront pas à l’aise, quelque soit en europe,là où mende, she okutundu et les autres ont mené leurs combats ensembles avec les congolais,aujourd’hui ils nous ont tous deçu, ils avaient leurs intérêts mais ils ne faut pas qu’ils revient encore pour flatter les congolais car ils les attendent avec des griffes dehors pour les massacres,ils finiront leurs vies à kinshasa où dans leurs villages. c’est sont des demons et des tueurs des peuples congolais. on est peut pas accepter de vivre de chose pareille, ll y a eu 7 millions des morts, au lieu de traduire ces gens là en justice internationale, MENDE prefère les soutenir, bosco, kunda, kagamé, kabila, sont à la base des morts de nos concitoyens, c’est sont des personnes à traduire en justice même s’ils les refusent de le traduire en justice, trop ou tard, les congolais les feront.



Mufoncol Tshiyoyo [mufoncol_tshiyoyo@yahoo.com] 30/07/2010 13:07:25
On sait vous comprendre Monsieur l’Abbé lorsque votre texte se termine par ce dépit : "Comme c’est inquiétant..." On peut aussi comprendre ce qui pourrait paraître comme "une innocence" devant la dure réalité de la " loi de la jungle". Oui, les autres se comportent comme tels, en véritable animaux dans l’état de la nature. Ils sont en quête de proie. On serait tenté de dire malheur à ceux qui voudraient paraître comme humains, hommes car leur sort est connu : subir.

"D’un point de vue purement fonctionnel, sommes-nous, en tant qu’espèce appartenant au genre animal (Aristote), vraiment différents des autres sociétés organisées, telles que fourmis, termites, abeilles et autres guêpes? Il reste beaucoup à dire [...] mais le spectacle - fascinant- d’une armée de fourmis rouges partant à l’assaut d’une fourmilière défendue par des fourmis noires, dans le but de les vaincre, de leur ravir leurs œufs et de les réduire en esclavage, ne laisse pas de suggérer certaines comparaisons fort humiliantes pour l’orgueil humain", écrit Rodrigo de Zayas dans ÉTAT D’EXCEPTION PERMANENT ... Et l’auteur de renchérir, "nous n’en serions encore qu’à un stade très archaïque, pour ne pas dire bestial, de notre évolution politique".

Existerait-il un autre monde où se meuvent un autre genre celui de bâtisseurs de grands empires et sociétés avec ses lois et autres principes?
A chacun d’en tirer sa conclusion.

LIKAMBO YA MABELE EZALI LIKAMBO YA MAKILA

Mufoncol Tshiyoyo



Josephine kouka [koukajosephine@yahoo.co.uk] 30/07/2010 15:47:10
CRIMES EN SERIE EN RDC.

Cher Abbe,

Les congolais ne comprenaient pas quand SARKOZY parlait du partage des richesses de notre pays avec le Rwanda. SARKOZY, lui savait très bien que le sang des congolais allait couler abondamment afin qu’il se tape des contrats léonins pour nourrir sa femme, sa famille et le peuple français grâce au sang de nos martyrs congolais. (Plus de 6millions des morts depuis bientôt quatorze ans). Il est de tradition qui semble irréversible dans ce pays qu’est le Congo, qu’a chaque époque de l’histoire surgissent dans l’intervalle de temps des individus pour imposer par les armes des systèmes barbares, féroces et inhumains dans l’intention manifeste de réduire les congolais a l’état d’animal et d’en profiter pour piller leurs richesses naturelles.

KAMERRHE, ex-Président de l’Assemblée Nationale avait tire la sonnette d’alarme quand Kigali en accord avec Kinshasa se sont convenus de l’entrée sur le sol congolais des forces armées régulières de KAGAME. Le contenu de cet accord reste un « secret d’Etat » entre les deux présidents TUTSIS. Et KAMERRHE a payé de son poste l’audace de vouloir poser la question à ce sujet pour connaitre un peu plus. L’entrée de ces troupes venant de Kigali s’était faite dans les conditions connues par KABILA lui-même tout comme un soi-disant « retour » de ces forces au Rwanda après leur mission. En acceptant l’entrée des troupes étrangères au Congo sans en avoir informé au préalable et de la manière officielle la nation congolaise, KABILA s’est rendu coupable de haute trahison. Dès lors que l’Est du pays est confronté depuis bien avant a des crimes contre l’humanité et perpétré par les forces armées du Rwanda la responsabilité pénale de ces deux présidents TUTSIS est pleinement engagée. D’autant plus que le Chef de l’Etat du Congo reste de marbre devant cette situation déplorable. Qui ne dit mot consent. Une preuve supplémentaire de sa participation passive a ces tueries de masses.

Si le gouvernement central se tait devant ces tueries je ne vois pas comment le pouvoir provincial pourrait aller au-delà pour apporter la paix. Donc, il s’agit tout simplement d’un complot de grande envergure qui se trame à partir des laboratoires de l’occident en passant par KAGAME, le tueur en chef et planificateur au niveau de l’Afrique. Les crimes commis s’inscrivent dans le droit chemin de l’occupation du pays en vue d’assurer le pillage dans la sérénité. Conscients qu’ils pillent dans l’illégalité totale et qu’ils massacrent des populations innocentes depuis bientôt quatorze ans les Tutsis considèrent ces actes comme banal tant qu’ils auront toujours les mains libres pour agir et la protection des parrains occidentaux notamment SARKOZY, ALBERT II, HILLARY CLITON (Rappelez-vous que cette dame avait demandé aux congolais d’oublier leurs morts pour travailler avec elle). Il suffit qu’on invoque la justice, c’est la panique comme ce qui se passe au Niger avec l’ancien Président TANDJA qui implore la junte de ne pas le traduire devant la justice.

Ce qui est déplorable dans cette situation ici chez nous c’est la collaboration active et sans pitié des congolais dans cette entreprise de mort programmée par les parrains et leur émules locaux et ne nous faisons plus d’illusion, le Congo se meurt davantage pour le plaisir d’un SARKOZY, OBAMA, CAMERON, CLITON HILLARY, la liste est longue. Durant l’esclavage de l’homme noir, des noirs en complicité avec les négriers avaient grandement contribué a cette opération macabre pendant plus au moins trois cents ans avec comme conséquences le sous développement et la dépopulation du continent. Ailleurs se sont plutôt des catastrophes naturelles qui déciment des populations entières mais au Congo c’est plutôt l’œuvre humaine d’un groupe de malfaiteurs qui s’illustre à semer la mort pour ses intérêts. Jusqu’à présent beaucoup de congolais ne comprennent pas d’où vient leur malheur par ignorance sans doute quand un roi ALBERT II ose proposer encore aux congolais un nouveau partenariat dans l’anarchie pendant que ce même roi avec les autres occidentaux continuent à jeter de l’huile sur le feu déjà allumé partout dans l’Est du pays. Il agit comme si les diamants de sang qu’il avait reçus indûment dernièrement ne lui suffisaient pas. Mais ce roi aurait une fille adulterine a Londres qu’il doit entretenir hors du mariage. Donc, c’est normal pour lui.

Le partage des richesses avec le Rwanda comme l’avait souhaite le président français c’est avec le sang des congolais et que celui-ci doit continuer à couler abondamment. Voila pourquoi nous déplorons des tueries en série commises par les ennemis du peuple congolais AVEC LA COMPLICITE DES TRAITRES CONGOLAIS DE LA COMMUNICATION, DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA JUSTICE, LA REPRESENTATION NATIONALE.... que sais-je encore chers compatriotes ???



JOSEPHINE KOUKA.


 

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