Une "séance de travail" des bonzes de la majorité présidentielle autour du "raïs". Photo Le Soft
Une fois n’est pas coutume. Je vais aborder ma chronique par une incursion dans les Ecritures. Je rassure tout de suite les internautes : les «fous de Dieu» n’ont pas pris le contrôle de Congo Indépendant. Votre journal reste attaché à la laïcité. Cela étant dit, lors de la fête de Pâques, j’ai assisté à une «Convention» organisée par une église évangélique congolaise de Bruxelles que certaines mauvaises langues appelent "Bizambi zambi" (bondieuseries). Parmi les prédicateurs programmés, un Pasteur nigérian m’a surpris par l’adéquation entre sa prêche et la situation politique que traverse notre très chère République très très démocratique du Congo. Et ce, depuis l’avènement du «raïs», alias, le «commandant suprême des FARDC et de la police nationale», alias le «garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale». Le prédicateur invita les "fidèles" à parcourir avec lui les versets 16 et 17 du texte biblique d’Ecclésiaste 10 : «Malheur à toi, pays, dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin ! Heureux toi, pays, dont le roi est de race illustre, et dont les princes mangent au temps convenable, pour soutenir leurs forces, et non pour se livrer à la boisson !». Mungu moya. Expliquant ce passage, «l’homme de Dieu» soulignera qu’«un enfant qui vous dirige ne comprend pas les priorités». Des priorités qui se résument à «semer le matin» en développant l’agriculture, l’éducation, la santé, la production industrielle pour «moissonner le soir».
Selon mon ami qui sait tout sur tout et presque tout sur rien des potins de Kinshasa-Lez-Immondices, le «raïs mal réélu», alias l’autorité très immorale de la majorité présidentielle, alias le «tricheur de la République», a été propulsé au sommet de l’Etat à l’âge de 29 ans. «Comment peut-on diriger un pays de la dimension du Congo très très démocratique alors qu’on n’a jamais eu à administrer une petite commune pour connaître les exigences et les obligations d’une telle charge» ?, me demanda-t-il avant d’ajouter : «Pour le raïs, gouverner ressemble à une partie de plaisir au Disneyland».
Friand de l’Histoire, mon ami de se rappeler que le quotidien français «Le Monde» a été le premier à qualifier le «raïs» de «dilettante». Pour y voir plus clair, je me suis précipité sur mon dictionnaire Quillet. Que veut dire ce mot d’origine italienne? Voici la réponse : «Amateur passionné de musique. - Amateur d’un art. Celui qui considère la vie comme un spectacle, qui joue avec les idées et ne prend rien au sérieux.» Poussant ma curiosité plus loin, j’ai cherché l’explication du vocable «dilettantisme». La découverte est cruelle : «Attitude de celui qui ne cherche que l’amusement de l’esprit.»
Mon ami qui a en horreur des affirmations non-étayées de me dire que le «raïs» passe son temps à rouler à moto, à conduire de belles voitures et à courir après des très jeunes filles. Et que la célèbrissime «Ferme de Kingakati» ne servirait que de lieu de libation et de garçonnière. «Trouvez-vous normal que le chef d’un pays en crise prenne le volant d’un 4x4 pour parcourir 400 kilomètres à l’aller et au retour sous prétexte d’aller visiter les travaux de reconstruction dans le Bas-Congo ?», dit-il. Pour lui, ce «comportement» est celui d’un homme qui s’ennuie et qui cherche à meubler son temps. Il poursuit : «Est-ce normal que le gouvernement passe plus de trois mois sans tenir une réunion de conseil ministre alors que les matières à débattre ne manquent pas ? » Mon ami se dit « très peu étonné» d’entendre le «raïs» faire répéter à l’issue de chaque réunion du Conseil que «la situation est calme aux quatre coins du pays à l’exception de quelques poches d’insécurité dans les provinces du Kivu». «Comment peut-on se livrer à des déclarations d’une telle légèreté pendant que des bandes armées continuent à violer nos filles et nos mères et à tuer nos frères et pères ?».
Pour mon ami, la République très très démocratique du Congo va mal parce que les "élites" ont abandonnée le "destin collectif" entre les mains d’un «enfant» qui comprend rien à rien. Un «enfant», selon lui, qui a compris que l’argent et le pouvoir constituent les points faibles des Kongomani. Bwalu bwa dikema! Aussi, distribue-t-il des miettes de pain pour qu’on lui foute la paix. L’ami de m’apprendre que la population de Lodja, au Sankuru, a organisé la semaine dernière une «marche joyeuse de soutien» au « raïs » pour avoir reconduit un "enfant du pays", en l’occurrence Lambert Mende Omalanga, alias "l’aboyeur de la République", dans le gouvernement dirigé par le Premier ministre Hakuna Matata, pardon, Augustin Matata Ponyo. A en croire mon ami, le «raïs» qui contrôle désormais tous les leviers du pouvoir d’Etat serait tenté par une «Présidence de la République à mandat illimité». Rien que pour son bon plaisir. Il y a donc du tripatouillage de la Constitution dans l’air. Stupeur et effroi !
Issa yo oza mpe matata ! franchement, j’ai failli pisser dans ma culotte en découvrant la fin de votre texte. Le pasteur ou prédicateur nigérian n’est pour rien. Imaginons que la soeur de cet petit enfant devenue * honorable* exige que Hakuna Matata, débute son mandat par le recensement. Il faille connaître le nombre de Congolais sur l’étendue du territoire nationale afin de savoir si l’enveloppe ainsi livrée nourrirait les Congolais ? Augustin Hakuna Matata détient une licence de économie de Louvanium. Jaynet Ka, une thèse doctorat en * Fondation M’zee LDK, alias Barbie la moche*, qui l’aurait cru qu’une telle proposition pouvait s’entendre avant les élections fraudées et triches d’avance ? La RDC livré à un enfant : un bâtard, un légitime, ou un issu du regroupement familial au pire l’enfant d’un ex qui devient votre tombeur et qui change tout. De grâce, que l’enfant n’assiste pas à la passation du pouvoir entre Hollande et Sarkozy. Car, pour le président élu, son ex a dit que leurs enfant n’y seront pas là. pour le sortant, son dernier ne s’est pas encore remis de l’échec de on président de papa. Que viendra faire alors * enfant qui dirige la RDC * ?
simon iswa [simoiswa27@hotmail.com] 11/05/2012 12:20:41
APRES LECTURE DE CET ARTICLE, JE COMPTE CROIRE QUE HYPOLLITE KANAMBE EST FILS BIOLOGIQUE DE LAURENT DESIRE KABILA CAR DIT-ON "TEL PERE, TEL FILS": SI LE RAIS EST DILETTANTE C’EST PARCEQUE SON PAPA DESIRE KABILA FUT UN DILETTANTE A GRANDE ECHELLE.
ndumba [ndumba55@yahoo.fr] 12/05/2012 10:43:14
Chers compats tant que nous ne nous débarasserons pas du pouvoir issu du Rwanda qui colonise le Congo depuis 1997 notre errance continuera et nous y perdrons nos valeurs ainsi que le pays lui même dans sa forme actuelle. Eradiquer le mal à la source devra être le leit motiv de la lutte à mener. To tia en marche stratégie oyo ekoki ko kweyisa motu ya Kigali. Nani asombaka minerais ya est ya mboka ? Biso ba congomani tokoki kotekela ye biloko yango biso moko te ? Tokanisa mpe totelema il faut que nyangalakata wana akweya. Mbongo nde ezalaka côté na biso et alors ?
Chers compatriotes, Tout ce que nous lisons dans cet article est connu de tout le monde. Il suffit de voir ce qui se passe dans ce pays. Je pense que qu’au lieu de montrer le doigt, nous devons tous nous frapper la poitrine. La question fondamentale selon moi serait : "que faisons-nous chacun à notre niveau pour que la situation change?". Les élections ont eu lieu, nous avons tous entendu l’Archevêque de Kinshasa, qu’est-ce que nous avons fait de ses déclarations pour que la vérité des urnes soit appliquée ? Une chose est certaine, ne nous faisons pas d’illusions, un pouvoir qui a été conquis par les armes ne peut se garder que par les armes. Les deux élections organisées en 2006 et 2011 se sont terminées de façon analogue et les Congolais eux attendent que leur libération vienne d’ailleurs mais où est leur indépendance ? Pour ceux qui lisent souvent Monsieur Bamba Di Lelo, un article qu’il a rédigé en son temps intitulé "J’accuse" montre suffisamment la responsabilité de chacun de nous dans ce qui nous arrive. Nous raconter ce qui se passe et ce que fait le "raïs" nous avance-t-il dans la lutte pour la libération du pays ? J’en doute. Souvent ceux qui soutiennent ce pouvoir ne sont pas seulement ceux que l’on pointe du doigt. La marche de Sankuru pour Mende n’est pas un phénomène unique, dans la province oriental au Haut Uélé (si je ne me trompe, je cite de mémoire l’info tirée de la Radio Okapi), une marche semblable a eu lieu. Pouvons-nous affirmer que ceux qui n’ont pas organisé la marche soutiennent moins le Raïs ? La marche des Chrétiens du mois de Février 2012 a été perturbée par les éléments de la police nationale et les Kuluna (jeunesse de PPRD), pourquoi ne pas organiser des publications pour conscientiser et exhorter ces compatriotes à ne pas soutenir l’insoutenable. Car, ceux qui soutiennent ce pouvoir voient tout ce qui se passe dans ce pays. Je pense que la stratégie de renversement de situation pour que le pays retrouve pour le moins son niveau d’après l’indépendance, doit être repensée, mais pointer du doigt une classe des politiciens qui ne sont là que pour les intérêts que tout le monde connaît c’est se détourner soi-même de sa propre vocation en tant que citoyen. Que Dieu bénisse le Congo.
Joel [joelboloko@yahoo.fr] 15/05/2012 13:09:29
Le Congo pour lequel Lumumba est mort a decide d’entrer dans l’histoire a reculons. En 2016, ca sera la meme chose. Seul le retour du christ peut nous delivrer de notre inactivisme politique et manque de determination. a nous la honte.
Joel [joelboloko@yahoo.fr] 15/05/2012 13:13:47
La peur est le premier enemi ki tue le congo. De qui viendra la revolution? Nous recoltons de notre manque de patriotisme et complaissance.
batista [batigol@yahoo.com] 16/05/2012 12:43:59
un petit homme en liesse qui ne cherche que de se rejouir cher journaliste vous avez raison notre pays est dirige par un enfant entoure d une bande d aventuries