L’Union congolaise des femmes des médias (Ucofem) reproche aux médias congolais de négliger les sujets à caractère social pour ne privilégier que les thèmes politiques.
L’Union congolaise des femmes des médias appelle la presse congolaise à "diversifier" les sujets à traiter et surtout à manifester de l’intérêt pour les informations relatives aux violences faites aux femmes et le VIH/SIDA. "Ces sujets doivent attirer l’attention des responsables de rédactions au regard de différents genres journalistiques", indique un document remis jeudi 24 mai à l’ACP.
Se fondant sur des enquêtes menées par ses soins, l’Ucofem de relever que "la "politique" restait le sujet le plus traité par les médias et le plus lu tandis que l’économie, le développement durable et les sports viennent plus loin avec moins de 10%." "Les sujets sur les violences basées sur le genre et le VIH/Sida n’intéressent pas les rédactions", souligne ce document qui fustige au passage une "prédilection" pour les "brèves au détriment des articles de fond qui nécessitent la maîtrise du sujet et qui font intervenir généralement plusieurs sources avec la possibilité de diversité de sexe".
L’interpellation de l’Ucofem ne manque pas d’intérêt. Les Congolais souffrent d’une sorte d’addiction vis-à-vis de la politique au sens le plus abject de ce vocable. Il n’est point besoin d’être spécialiste en sociologie de l’information pour remarquer que seules les infos relatives aux nominations des PDG des entreprises publiques, aux remaniements ministériels ainsi qu’aux nominations au cabinet du chef de l’Etat trouvent grâce aux yeux du public congolais. Tout ceci au détriment des problèmes qui concernent le quotidien des gens. La pénurie d’eau et d’électricité ne présente qu’un intérêt anecdotique. Il en est de même de la santé et de l’éducation. Sans oublier le mauvais fonctionnement de l’appareil judiciaire et l’insécurité des personnes et des biens.
L’interpellation de l’Ucofem doit inciter le monde congolais de la presse à faire son autocritique. Une autocritique qui doit déboucher à une "révolution culturelle". L’homme doit retrouver la place centrale dans l’action des pouvoirs publics. Le désintérêt affiché par les médias à l’égard des "questions existentialistes" serait sans doute la cause du désintérêt du personnel politique face aux problèmes d’intérêt général. Rapporter des faits et des opinions, telle est la mission des médias. Une mission qui comporte également l’éducation et le divertissement. Coup de chapeau aux "consoeurs" de l’Ucofem.
Un média à part son rôle d’informer la population est une entreprise commerciale. Si les sujets politiques permettent à l’entreprise de tourner convenablement, pourquoi s’enfermer dans des sujets philantropiques qui n’intéressent que les bonnes âmes ?
La qualité journalistique de nos médias et le fond de leurs pensées est limité à un seul sujet: lecher le cul du premier à le monnayer de quelque dollars.Et non un travail qui peut traverser des génération et le temps Suivez Babaswe pour savoir quelle déontologie il a appris et sa qualité d’intellectuel.Suivez le patron de RLTV Quand il a besoin de l’aumone populaire pour redresser sa télévision qu’ on lui aurait brulé par ceux qui sont au pouvoir.Il ne suffit pas d’avoir un diplôme pour se dire intellectuel. Par contre on peut être elevé au rang d’ intelletuel par des autres intellectuels.Voilà la raison des académies et des prix(sciences,littéraire,économie...)Qui des tous ceux là aurait été primé pour son travail.Sur ce sujet,je peux citer des hommes sans grand diplômes de notre société que je peux dire intellectuel.Lumumba,Bakajika,Mabika...Des personnalités comme ceux là et d’une aussi grande notoriété morale et intellectuelle ne sont plus formées par vos universités.La critique est considérée comme un insulte ou comme une opposition.D’ou la recrudescence des écrits et des dires non fondés et sans objets.
zerda [master.wnkb@gmail.com] 30/05/2012 08:28:57
Ucofem doit plutot se poser la question de savoir pourquoi le caractere social est neglige.
Si la politique ne marche pas, rien ne marchera. Nos medias ont raison de privilegier les themes politiques.