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07 Juin 2012

L’autonomie du Kivu revisitée

 

Une vue de la Région des Grands Lacs.

Quand en 2011 Washington nomme un premier envoyé spécial dans la région des Grands Lacs, Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines, écrit personnellement au président Barack Obama en qui les Africains, dans leur immense naïveté, avaient fondé leurs espoirs d’une politique américaine soucieuse de la défense non pas du droit du plus fort, mais de celle des droits de l’homme. Dans sa lettre, Cohen « suggère que l’on légalise le commerce des minerais au Kivu qu’exploitent les hommes d’affaires rwandais ». Il s’explique en ces termes : « Le Rwanda a envahi le Kivu en 1998. Pendant six ans, il a mis en place des réseaux pour l’exploitation des minerais, surtout le coltan qui rapporte des milliards de dollars. Je pense que tout le monde trouvera son compte et la RDC percevra des impôts. J’ai proposé que le commerce des minerais soit légalisé. Mais j’ai rencontré une farouche opposition de la part des Congolais qui évoquent la question de souveraineté. Souveraineté ? Au Département d’Etat, le Kivu fait partie du Rwanda ». (Le Potentiel, 11août 2011).

Quand on ne connait pas la nature foncièrement diabolique des dirigeants occidentaux dans leurs rapports avec le reste de l’humanité, ce qui fait de l’Occident un accident dans l’histoire de celle-ci, on serait tenté de croire que Cohen tirait une simple conclusion d’une situation dans laquelle les puissances occidentales étaient totalement étrangères. En réalité, il s’agissait là de l’aboutissement d’une technique de guerre bien rodée. En effet, quand ils veulent assujettir un peuple par les armes, les criminelles démocraties occidentales mènent d’abord la guerre avec des faux concepts. Cet art du mentir-vrai précède et accompagne les coups de canon qu’il prépare ainsi afin que l’opinion internationale applaudisse l’agression ou l’invasion. Ce rôle, nous allons le démontrer tout à l’heure, n’est pas l’apanage des seuls politiques. Tout ce que ces démocraties comptent comme personnes-ressources se mouille la chemise... au nom de l’idée qu’ils se sont toujours fait de leur race, une race des seigneurs qui aurait pour mission de civiliser ou d’écraser les autres peuples.

Préparation de l’autonomie-annexion du Kivu

Ainsi, au sujet du Kivu, de nombreux experts des questions africaines, journalistes et professeurs d’université, ont tenu des propos propres à suggérer que cette région était un « Tutsiland », aspirant à l’autodétermination et que les prétentions des pouvoirs tutsi rwandais, ougandais et burundais sur ce territoire congolais étaient légitimes. Trois jours après l’ouverture des hostilités le 2 août 1998, le professeur belge Gauthier de Villers cultivait l’ambiguïté en écrivant : « Qui dit Banyamulenge ne dit pas forcément Rwanda. Les Banyamulenge sont organisés et ont leurs propres objectifs, comme celui de reprendre le contrôle de leur terroir » (Le Soir, 5 août 1998). Les premiers revers infligés aux forces d’agression l’autorisaient à embrayer sur le même thème : « Le danger d’une partition n’a toutefois pas disparu avec l’entrée en guerre de l’Angola. Le risque s’est en fait déplacé du Katanga vers le Kivu. Les forces angolaises pourront-elles ou voudront-elles reconquérir l’est du Congo, tenu par les rebelles ? C’est peu probable » (Le Vif/L’Express, 28 août 1998).

De façon subtile, la journaliste belge Marie-France Cros créait aussi un territoire propre aux Tutsi congolais, apportant ainsi de l’eau au moulin du rêve expansionniste rwandais. Quand Laurent-Désiré Kabila invita son peuple à résister contre les agresseurs tutsi, elle se posa des questions dont l’unique intérêt consistait en induire les lecteurs en erreur : « Cela veut-il dire qu’il a renoncé à être le Président des Congolais d’ethnie tutsi ? Et, dans ce cas, qu’il va négocier le passage d’une partie de ses concitoyens au Rwanda, avec les terres où ils habitent parfois depuis des siècles ? » (La Libre Belgique, 28 août 1998.).

La même perception semblait être partagée dans les médias français par Frédéric Chambon, Thierry Oberlé et Charles Lambroschini. Le premier ne pouvait parler du Kivu autrement que comme « le pays banyamulenge (des Congolais tutsi d’origine rwandaise) » (Le Monde, 7 août 1998). Pour le second, le Kivu fut également perçu comme « la province des Tutsi congolais » (Le Monde, 7 août 1998). Avec le troisième, on apprenait que « Museveni cherchait à bâtir un Tutsiland regroupant l’ensemble des ethnies nilotiques » (Le Figaro, 24 août 1998). Selon son entendement, les frontières du Tutsiland engloberaient « outre l’Ouganda et le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, le Burundi et les provinces orientales de l’ex-Zaïre » (Le Figaro, 24 août 1998) alors que dans tous ces Etats et provinces, les Tutsi sont infiniment minoritaires.

Le Kivu comme territoire des Tutsi congolais est une vision qui a été également véhiculée par la promesse qu’aurait faite Laurent-Désiré Kabila de donner cette région aux Banyamulenge s’il arrivait au pouvoir. Démentie par Kinshasa, la révélation d’un tel accord par Pascal Tshipata Muteba, ancien chef du renseignement pour le Sud-Kivu de l’Alliance de Kabila, avait néanmoins trouvé un large écho dans la presse occidentale (Lire par exemple L’Echo et Le Courrier de l’Escaut, 6 août 1998 ou Le Vif/L’Express, 25 septembre 1998). Il va sans dire qu’il n’y avait rien sur la stupidité d’une telle promesse.

L’autonomie du Kivu et son objectif ont été évoqués par la journaliste belge Colette Braeckman : « Il se pourrait que le nouveau pouvoir qui risque de prendre la relève à Kinshasa soit moins fort encore que celui de Kabila, et obligé de laisser une vaste autonomie aux provinces. Autonomie, qui fait l’affaire des pays voisins, qui développeront des liens économiques, culturels, voire politiques avec les régions du Congo qui leur seront proches » (Le Soir, 17 août 1998). De son côté, le professeur belge Jef Maton mit son savoir à contribution pour permettre à l’opinion internationale de mesurer l’importance du Kivu non pas pour ses habitants mais pour les trois dictatures tutsi : « L’enjeu du Kivu pour le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda est extrêmement important. Une communauté des Grands Lacs, avec le Rwanda et le Burundi, est un des rêves de Museveni. Avec le Kivu, en plus, il disposerait de l’or mais aussi des métaux précieux employés dans la technologie informatique. Une partie de la région est aussi constituée de forêts et est beaucoup moins peuplée que le Rwanda, par exemple. Enfin, le Kivu est proche de Kisangani. Et Kisangani, c’est le début du fleuve Congo et, donc, un relais avec l’Océan Atlantique » (La Libre Belgique, 13 août 1998).

A-t-on besoin que l’on souligne la convergence entre les propos ci-dessus tenus en 1998 et la suggestion de Cohen à Obama en 2011 ? Tout, mais alors toute l’horreur que le Kivu vit aujourd’hui était préparée à l’avance non pas par la républiquette du Rwanda, mais des démocrates occidentaux dont plusieurs ont succombés depuis longtemps aux délices du « Ruganga », la version rwandaise de la Kamasoutra. Dire qu’il faut décimer les Congolais pour pouvoir continuer à boire dans la cruche des jambes nues de certaines femmes rwandaises, piège dans lequel sont tombés bien de collabos congolais dont Mende Omalanga serait aujourd’hui le représentant le plus illustre.

L’art du mentir-vrai démystifié

Toutes les affirmations sur le Tutsiland que serait le Kivu appellent une première question. Existe-t-il au Congo une volonté politique d’autonomie qui développerait des liens de toutes natures avec les pays voisins ? Un des masques des envahisseurs semblait répondre par l’affirmative. Présenté pompeusement par l’avocat belge Mario Spandre comme « l’idéologue de la révolution banyamulenge », Déogratias Bugera affirmait péremptoirement : « Nous respectons le principe de l’inviolabilité des frontières, mais elles sont artificielles et ne devraient pas entraver le droit des peuples à l’autodétermination » (Le Soir, 11 septembre 1998).

Le mot est lâché : autodétermination. Il nécessite que l’on se pose une deuxième question. Existe-t-il au Congo, en général, et au Kivu, en particulier, une communauté ethnique ayant un territoire bien à elle et aspirant à son autodétermination ? Dans une « contribution à une culture de la paix », le Jésuite Léon de Saint Moulin constate, après avoir examiné la carte ethnique du Congo : « Plus de la moitié de la population appartient à des groupes qui n’ont pas de territoires propres tant soit peu étendus et toutes les ethnies ont des enclaves et des zones de cohabitation. L’administration coloniale qui avait dans les années 1920 tenté la constitution de circonscriptions et même de territoires portant le nom d’une tribu y a rapidement renoncé devant les problèmes qui en résultaient » (Conscience nationale et identités ethniques. Contribution à une culture de la paix, in Congo-Afrique, n° 330, décembre 1998).

Sur la carte ethnique des deux Kivu et du Maniema, qui jusqu’en 1984 étaient des sous-régions de la région (province) du Kivu, « on y repère au premier coup d’œil les Kumu et les Lega, encadrés, au nord-ouest par les Wagenia, les Lengola, les Metoko, les Songola, les Langa, les Ngengele et les Tetela. Au sud et au sud-est, les Binja, les Bangubangu, les Boyo, les Bembe et les Nyintu. Les Bembe ont intégré une série de populations, dont les Bwari. Les autres peuples du Kivu sont, du nord au sud, les Nande, les Nyanga, les Hunde, les Havu, les Shi et les Fulero, parmi lesquels se trouvent aussi les Vira et des Hundi. Seule l’inscription sur la carte des Banya Bwisha, les gens de Bwisha, indique la présence dans cette partie du pays de population de langue kinyarwanda. Ailleurs au Kivu, ces populations [Les Banyarwanda (originaires du Rwanda), Hutu et Tutsi confondus] cohabitent avec les Hunde, les Havu, les Shi, les Fulero, etc. depuis des dates diverses » (Léon de Saint Moulin).

Dans cette mosaïque ethnique, les Tutsi ne représentent même pas 5% de la population totale. Ils « seraient à ce jour évalués à plus ou moins soixante mille personnes au Sud-Kivu sur une population totale de trois millions d’habitants. Au Nord-Kivu, ils peuvent atteindre également le nombre de soixante mille contre cent mille Hutu sur une population totale estimée à deux millions neuf cents mille habitants. Contrairement aux Tutsi Banyamulenge du Sud-Kivu, les Tutsi du Nord-Kivu sont majoritairement issus des vagues de réfugiés rwandais immigrés lors des massacres de 1959, 1961, 1962, 1988 et 1994 » (La guerre d’agression contre la République Démocratique du Congo et l’interpellation du Droit international. Actes des journées de réflexion du 5 au 6 octobre 1998, Kinshasa, Département du Droit Public et des Relations Internationales, Faculté de Droit, Université de Kinshasa, Presses Universitaires de Kinshasa, 1998).

Les autres peuples réunis forment donc une écrasante majorité. S’ils plient aujourd’hui sous la loi du plus fort, des Tutsi du Congo et d’ailleurs armés par des démocraties occidentales, ils sont conscients de leurs droits sur le Kivu. Par ailleurs, leur fidélité à un Congo uni reste intacte. Ils ne sont demandeurs ni d’une autonomie et encore moins d’une sécession. Plus que les autres Congolais, ils récusent de manière particulièrement forte la prépondérance de leurs compatriotes tutsi et l’influence de Kigali sur leur terroir. L’autodétermination peut-elle se justifier dans ce contexte ? Si oui, l’indépendance du Kosovo, peuplé à 90% d’Albanais qui la réclament mais que l’Occident refuse, n’est-elle pas plus légitime que celle du Kivu ? En fait, la suggestion de Cohen ne signifie rien d’autre que le droit reconnu aux élites Tutsi de dominer celles des autres ethnies, sans doute au nom de leur « supériorité raciale » fabriquée par le pouvoir colonial belge. Cohen l’avait déjà annoncé bien avant la deuxième guerre partie de l’est congolais en août 1998 : « Le Rwanda affirme que le Kivu oriental doit être en des mains amicales et les seules mains sont tutsi » (Davies, K., Workers report fighting in Congo, Associated Press, Nairobi, 10 September 1997). Faut-il encore chercher l’artisan et la raison d’être du Kivu martyrisé et du Congo humilié ?

Epilogue

Pour qui connait tant soit peu les techniques de propagande occidentale en temps de guerre, l’hécatombe du Kivu était connue d’avance. Mais nos dirigeants ne l’ont pas vu venir. Parce que le drame du Congo est que son destin, depuis l’indépendance, se joue dans un cercle vicieux. Le changement d’homme au sommet de l’Etat ramène toujours celui-ci à la case départ. Tout est éternel recommencement et tout se passe au rythme du « ôtes-toi de la que je m’y mette ». Aussitôt que l’impérialisme occidental hisse un Congolais à la présidence de la république, celui-ci s’imagine devenu spontanément une foudre d’intelligence qui doit dicter sa volonté au peuple. L’Etat n’existe pas. Seul l’homme fort existe. Un homme-Etat qui réduit de ce fait la Constitution du pays à un simple chiffon de papier. De même, les hauts commis de l’Etat n’existent pas. Seuls les courtisans existent. Quant à l’intérêt public, il n’existe que quand les intérêts privés du prince du moment et de ses courtisans sont menacés de l’intérieur ou de l’extérieur. Les jouisseurs découvrent alors comme par enchantement que l’Etat appartient à tous et lancent aussitôt des appels à la mobilisation et à la résistance du bon peuple pour sauver la nation, réduite à la caste enchanteresse des hommes du pouvoir.

Sortir du cercle vicieux, tel est le défi qui devrait mobiliser les Congolais soucieux du devenir de leur nation. Ce n’est pas en créant des partis politiques qu’on y parviendra, car les partis, tout le monde le sait, sont le règne des hommes forts à une échelle réduite. On ne peut briser ce cercle vicieux qu’en construisant enfin l’Etat. Pour que son destin ne soit jamais confondu à celui d’individu, fut-il baptisé Guide éclairé, Mzee, Raïs ou encore Moise-Sauveur. L’avènement d’un homme providentiel peut certes aider le peuple à construire l’Etat. Mais le peuple lui-même peut aussi se saisir d’un de ses rendez-vous (futurs) avec l’histoire pour engager une réflexion en profondeur sur le vivre ensemble, laquelle réflexion entraînerait l’extinction de la race d’hommes forts. Encore faut-il que le peuple prenne conscience que l’Etat au Congo n’est qu’illusion. Les colonisateurs sont partis ou passés en coulisse. La structure du Congo belge, elle, demeure intacte. A cet égard, sans le despotisme et le sens de responsabilité colonial, le Congo ne peut être que le bateau ivre qu’il est depuis le 30 juin 1960. Il est urgent que le Congo congolais émerge de nos souffrances. Et il n’y a pas mille et une manières d’y parvenir. On doit créer l’unité réelle du pays en partant de la diversité de son tissu social. Pour que la Constitution soit opposable à tous. Pour que l’intérêt général cesse d’être la somme des intérêts particuliers d’une infime minorité de jouisseurs. Pour que la peur de la sanction devienne le début de la sagesse. Pour que celle-ci cultive le sens de responsabilité. Et qu’à son tour ce sens donne à l’Etat les outils nécessaires qui lui permettraient de se projeter, d’anticiper et de conjurer le mauvais sort. Il y a d’autres atouts que le « Ruganga » pour qu’un pays convoité comme le nôtre soit à l’abri des turbulences dans le face-à-face inégal avec les criminelles démocraties occidentales.

Aux Congolais colonisés jusqu’à la moelle des os et qui ne peuvent comprendre l’avantage de construire notre Etat et notre système démocratique sur une base régionale, nous posons aujourd’hui des questions simples. Primo, quelles seraient les chances du Rwanda ou de n’importe quel autre pays d’infiltrer le gouvernement congolais « au niveau tant provincial que national, au niveau de l’armée, des régions militaires, de la police, de la douane et des services de renseignements et d’immigration » si nos régions étaient élevées au statut d’institutions politiques à travers des caucus ; si les élections présidentielles se jouaient d’abord au niveau de chacun de ces caucus pour ne retenir que le meilleur candidat de chaque région, ensuite à celui de l’ensemble des caucus pour ne retenir que les trois meilleurs candidats, et enfin au suffrage universel direct qui ne déboucherait sur aucun perdant véritable, mais conduirait le troisième candidat à la présidence de l’Assemblée nationale, le deuxième à la présidence du sénat et le troisième à la présidence de la république ; si le gouvernement national était formé d’un nombre égal de ministres par région ; si dans la formation du gouvernement national le chef de l’Etat devait puiser dans des assiettes des candidats ministrables sélectionnés au préalable par les différents caucus ? Quelles seraient les chances d’un Congolais de père et de mère tutsi rwandais de franchir la première étape des élections présidentielles dans la tenue de camouflage d’un Katangais ? Répondre honnêtement à ces questions, c’est déjà remettre en question le modèle politique que nous copions aveuglement de l’Occident, toujours pour notre plus grande désillusion.

Avec un peu d’intelligence et de bon sens, le Congo, fort de son long martyr et de ses interminables périodes de transition, aurait pu éviter la parenthèse la plus honteuse de son histoire, sa colonisation par le Rwanda imposée par les criminelles démocraties occidentales, les Etats Unis en tête.

Nkwa Ngolo Zonso
© Congoindépendant 2003-2013

 

17 Réactions

Merci Congo [mercicongo@yahoo.fr] 07/06/2012 18:09:25
En d’autres termes, j’aurai souhaité que vous nous posiez la question de savoir si le fédéralisme ne serait un portion qui puisse à la fois aider et résoudre les inéquation en RDC ? Même nous qui vivons en Suisse où lé fédéralisme offre des occasion à Madame et Monsieur tout le monde de se sentir valoriser partout où il se trouve. Sauf que de ce côté-ci, la maturité du citoyen repose sur l’humain et la manière dont il respecte les lois qui ne sont que ses propositions. Si le rêve de Ksa-Vubu tout comme de Lumumbe et Cie étaient respecté voire actualisé, nous ne seront pas là. Hélas! lorsque les vuvuzela comme L. Mende se prennne pour le tout puissant alors que sa province du Kassaï vous son Kata kokombe n’a rien. Il vit que des richesses venant d’ailleurs. Pourquoi les autres d’autres provinces ne peuvent pas jouir des richesses de leurs provinces ?
Il faille que les congolais se choisissent un forme d’état afin de mettre fin à cette farce qui dure et qui nus chosifie depuis que Kanambe est devenu docteur tout feu tout flamme.



Kolomboka [kolomboka@yahoo.fr] 07/06/2012 20:15:46
Je ne comprends pas le contenu de cet article.Il y a absence de la problématique et de l’intérêt réel.Bref,l’on doit dépasser le stade de la description des faits pour celle d’actions afin de mobiliser les forces vives vers un seul objectif:"chasser l’occupant par tous les moyens.A Nkwa Ngolo Zonso de redynamiser la société par des écrits révolutionnaires au lieu de nous endormir par des théories abstraites sur la démocratie,le fédarilisme et autres.Soyez plus actuel Monsieur Nkwa Ngolo Zonso.Vos écrits sont souvent anachroniques.



NZAPA [nzelengawillibroad@gmail.com] 07/06/2012 23:27:51
MON FRERE KOLOMABELE,

Si toi tu veux depasser la description pour qu’on sache comment chassez les rwandais, pourquoi tu ne le fais pas toi-meme au lieu d’attendre que quelqu’un le fasse pour toi? Tu n’as pas etudie toi? Tu veux venir chasser les rwandais ici dans le journal? Mais mawa trop na Congolais. Tu ne vois pas que tu es bete, mon frere? Si les articles de quelqu’un endorment ton petit esprit, pourquoi tu dois passer le temps a les lire en entier comme tu le fais? Hein? Il faut laissez les gens libres ici. Si tu crois connaitre mieux, montrez le au lieu de faire des grimaces. Mr. Nkwa, il ne faut pas ecouter les idiots comme ce monsieur tres drole.



ndumba [ndumba55@yahoo.fr] 08/06/2012 00:04:53
Il serait malhonnete et même faible d’esprit que de rejetter du revers de la main toutes vos idées et propositions sans les analyser, les juger pour voir si elles peuvent réellement s’appliquer pour changer notre mode de gestion collective. Mais seulement puisque la situation présente du pays est telle que vous la connaissez càd déjà sous l’emprise étrangère, tous vos bons textes et idées continueront à faiblement entretenir la vivacité de quelques esprits distants qui peuvent vous lire ; la majorité de nos compatriotes étant dans leur ensemble focalisée sur comment dégager les étrangers du pays. Faites rouler vos méninges pour trouver une issue au problème de l’occupation du pays par les étrangers ensuite nous adopterons vos théories bienfaitrices. Vos chiffres semblent minimiser l’infiltration étrangère dans les Kivus. Vous ferez mieux de descendre sur le terrain pour vous rendre compte de l’ampleur du phénomène et vous nous tiendrez un discours différent. Venez donc de ce coté ci du congo pour palper du doigt le tutsiland en marche. Salut



Elili [d!bangu@hotmail.com] 08/06/2012 09:40:56
Cher Rédacteur,
Je viens de parcourir cet article et je me pose aussi une question fondamentale que soulève Komboka. Quelle est la finalité de cet article ? S’agit-il de l’histoire ou de l’analyse encore une fois politique de la situation du Congo ? L’auteur nous informe-t-il ou il nous raconte du déjà connu ou entendu et dans quel but ? Cette question est aussi une question concernant Congoindépendant.com. Quel est l’objectif poursuivi par le site ? Est-ce un site de combat ou un site tout simplement parce qu’on avait besoin aussi d’avoir un site ? C’est pourquoi, monsieur le Rédacteur, je vous ai exhorté une fois à intervenir chaque fois que vous publiez quelque chose dans le but de recadrer nos interventions. Car, la situation actuelle du pays exige de chacun de nous une contribution. Mais il faut que ce soit des contributions et non des pertes de temps par des exhibitions des connaissances qui, parfois ne sont que des redites ou des allégations non prouvées. Parfois, ce qui est dangereux, le site véhicule des messages qui sont des poisons psychologiques pour les Congolais. Quand on parle d’infiltration rwandaise à tous les niveaux des structures du pays, il faut d’abord se poser la question de savoir si le Rwanda peut arriver à le faire avec des ressources dont il dispose sans se diluer au Congo. Mais on ne voit pas dans certains articles des exhortations à la recherche des moyens pour mettre le petit pays qu’est le Rwanda (numériquement, géographiquement et même en ce qui concerne l’importance de ses ressources humaintes). Le Congo a des problèmes des trahisons parmi ses fils et filles. J’ai entendu à une occasion quelqu’un me dire, "il vaut mieux traiter avec l’étranger qui est venu plutôt que de soutenir Bemba". Je lui ai demandé à l’occasion sa raison. Elle était simple : "Mobutu avait tué le major Kalume qui était son collègue". Voilà certaines réalités qu’il faut gérer. C’est ainsi qu’une des voies que j’avais proposé en son temps était la réconciliation nationale avant quoi que ce soit. Et Monsieur Ngbanda devrait s’investir davantage dans cette campagne, mais j’avais l’impression qu’il croyait que quelques conférences et quelques balbutiement de pardon au début et à la fin d’une conférence allait convaincre les Congolais. Nous voyons où nous en sommes. Actuellement, les haines du passé ont fait le lit d’un président qui n’est qu’une humiliation pour les Congolais. Monsieur le Rédacteur, votre site est une chance pour les Congolais si, sans verser dans des considérations simplistes, il devient un lieu de réflexion pour pouvoir orienter les différentes actions dans le but de libérer le Congo. Il n’y a que les Congolais pour libérer le Congo. Je ne partage pas le point de vue qui ne consiste qu’avoir la cause de la situation actuelle du Congo en dehors des responsabilités que les Congolais ont dans cette situation. Nous avions tous, à des exceptions très rares, la venue de l’AFDL. Je peux vous dire qu’il y a eu quelques personnes pour dire que l’AFDL était un piège pour le Congo. Mais les Congolais étaient excités pour voir le grand léopard partir qu’ils n’ont pas eu le temps de se poser les bonnes questions. Certains excités allaient jusqu’à imaginer Kabila (qui était lui-même un ôtage), accorder la primature à Etienne Tshisekedi. On avait pourtant une situation presque similaire dans l’histoire du Congo, et personne n’osait donner une autre orientation à l’histoire du pays. Si la Conférence Nationale avait tu certaines querelles et que l’on avait pris l’armée zaïroise ou ce qui en restait pour en faire une armée nationale organisée, l’histoire de Kabila père se serait probablement passée autrement. Mais maintenant ce n’est pas le moment d’évoquer tout cela. Maintenant nous avons besoin tout simplement de voir dans quelle mesure le Congolais peut devenir capable de taire ses divergences, taire ses passions, ses égoïsmes, et de mettre en première position l’intérêt du pays et l’avenir de ses enfants. J’ai l’impression qu’ici, le nombre fait notre faiblesse, tellement il y a des ambitions inavouées. Le nombre de candidats présidents de la république sous prétexte d’être tous des nationalistes avec projets de redressement du pays montre bien que le Congo a là le problème. Le fédéralisme instauré actuellement d’abord sous prétexte de rapprocher le pouvoir du citoyen n’a fait qu’augmenter le nombre des voleurs, le pays n’est pas si bien avancé que cela. La deuxième république a bien géré certains aspects du pays mieux que cette formule actuelle qui n’a montré que la multiplication des postes de dépenses inutiles. Cela a fragilisé le pays. Ce que Monsieur Kwa Ngolo dit au sujet de l’annexion possible de l’Est au Rwanda n’est pas une information, mais cela devra devenir logique pour les faiblesses que nous ne voulons pas voir. Maintenant j’entends l’évocation des pères de l’indépendance, "Mythe". Nous ne connaissons pas ces gens, nous ne sommes pas affrontés à leur défi, aucun universitaire parmi eux, aucun avec grande expérience de séjour dans des démocraties de leur temps, encore moins dans les pays socialistes. Pourquoi évoquer ces personnes dont les reliquats nous ont conduit à la situation actuelle ? Mobutu a flirté avec Lumumba, Kabile père a été aussi lumumbiste, Yandi Ve a été aussi lumumbiste... qu’ont fait ces lumumbistes du pays de leur leader ? Cher Rédacteur, faites de votre site un site qui unisse les Congolais dans la recherche des voies et moyens pour le salut du Congo, mais pas un lieu d’éxutoires psychologiques et d’étalages des connaissances inutiles.
Que Dieu bénisse le Congo.



Kasongo [kasfelly@yahoo.fr] 08/06/2012 09:50:25

C’est toujours un problème d’individus au Congo, il faut changer de mentaliter, même si les Institutions existent il faut encore qu’il y ait des hommes pour respecter et valoriser ces institutions. Je vous donne un exemple, dans votre modèle présenté ici, nous pouvons avons un troisième Tshitshi, un deuxième Kengo et Un premier Kamerhe. Mais je vous informe que Tshtshi va encore s’opposer et ses frères du kasaï vont le soutenir car lui n’acceptera pas d’occuper le poste du président de l’Assemblée Nationale alors qu’il avait postulé pour la Présidence de la République. Il est comme ca et nous le connaissons tous. Il va encore tout annuler et s’autoproclammer.

S’agissant de l’unité du Congo, l’union fait la force, c’est une vérité mais lorqu’on arrive à un constat selon lequel l’union de fait plus la force, il faut simplement se separer.
Que gagne le Katanga, en s’unissant avec les deux Kasaï? Si ce n’est que s’emcobrer avec une multitude de bandis et voyoux venus de ces deux provinces pour sèmer l’insécurité à Lubumbashi.



Adolphe Mbungani [adolphe.mbungani@gmail.com] 08/06/2012 10:30:41
Mes très chers compatriotes,

Attention! Attention! Sachons utiliser les mots à leur place. Ne faisons pas comme un certain BOMA OMENA HENRI qui avait sorti de sa poche un jour une définition du « panafricanisme » jamais rencontrée ailleurs sur cette terre des hommes et des femmes, et qui a disparu parce que plusieurs d’entre nous le lui avaient fait savoir avec exactitude. « Anachronisme », un mot qu’utilise Kolomabele, signifie « Confusion dans la chronologie” ou “Etat de ce qui est en retard sur son temps” . Les tribus, les ethnies et les régions qu’on lit dans les textes de Nkwa font toujours partie de l’actualité congolaise et africaine. Mais une mauvaise actualité dans les larmes et le sang, car les hommes politiques manipulent ces réalités pour leur intérêts égoïstes. Il n’y a pas d’anachronisme à chercher à utiliser ces réalités d’une manière positive, même si il est vrai en tout cas qu’on n’a jamais fait cela auparavant. Quand une solution ne marche pas, c’est normal d’essayer autre chose au lieu de faire la même chose qui ne marche pas.



Didace KDK [didacekdk1982@yahoo.fr] 08/06/2012 11:23:44
Je ne comprends toujours pas que les Congolais ne comprennent pas que l’homme congolais a la mémoire vraiment très très défaillante. On avait accueilli l’imbécile de Laurent-Désiré Kabila très bien en libérateur, même Ya Tshitshi qui l’avait appelé mon frère. On disait il fallait d’abord chasser le dictateur Mobutu après on verra. On a vu quoi après ? La démocratie ? Non. Toujours la dictature jusqu’aujourd’hui avec le petit taximan d’Hypolithe Kanambe. Voici pourquoi je suis d’accord à 100% avec la nécessité de chercher comment établir la vraie démocratie au Congo démocratique et de débattre sur ce sujet hautement épineux.



Gervais Tshimankinda [gervais.tshimankinda@hotmail.com] 08/06/2012 12:42:33
Réponse au compatriote Kolomboka

Vous parlez de "dépasser le stade de la description des faits pour celui d’actions afin de mobiliser les forces vives pour chasser l’occupant". Et vous dites que vous ne comprenez pas le contenu de cet article, car selon vous il serait sans problématique et sans intérêt.
Cher compatriote, moi non plus je ne comprends pas que vous ne compreniez pas ce qui est dit dans cet article. Le drame justement du Nègre et particulièrement du Congolais, c’est son terrible amnésie collective.
Vous voulez mobiliser et faire la révolution avec des masses crétinisées à l’excès, abruties comme jamais un peuple ne l’a été dans l’histoire? Savez-vous ce qui est à la base de notre léthargie, de notre apathie, de notre immobilisme, c’est justement notre ignorance de notre propre histoire, même récente.
Combien de Congolais savent exactement ce qui se passe à l’Est du pays, les enjeux qui sont à la base de cette tragédie, les acteurs de ces enjeux, leurs buts, motivations, stratégies, etc. ?
Au moment où vous parlez "révolution" comme si on peut mobiliser un peuple qui patauge dans l’ignorance, dans le reste du pays on se saoule, on danse le ndombolo, bref, on s’amuse comme si de rien n’était.
Monsieur Kolomboka, sachez que l’esprit domine toujours la matière et la réflexion précède toujours l’action. La connaissance et la réflexion permettent justement de concevoir des stratégies en fonction des problèmes réels, et donc maîtrisés.
Vous voulez combattre l’ennemi en ignorant ce qu’il est, ce qu’il vous veut, comment il procède, ses stratégies, sa psychologie?
Cher compatriote, votre réaction est dans la droite ligne de la façon de faire du Congolais : le vaille que vaille, du genre "ebeba, ebeba", du non structuré, à l’emporte-pièce, le genre d’entreprise sans lendemain.
On ne mobilise pas un peuple sans connaissance de la cause pour laquelle il doit verser son sang. Les gens doivent comprendre le danger qui le menace, en prendre conscience, et ensuite AGIR. Pour dominer un individu ou un peuple, on lui impose des idées, une manière d’être de la part de celui qui veut le dominer. C’est ce que l’Occident a réussi sur les autres peuples et qui fait sa force.
Si je viens jeter régulièrement un coup d’oeil sur le site de notre compatriote Amba, c’est parce qu’il prend la peine de nous rafraîchir en permanence la mémoire, ce retour à l’histoire pour que nous comprenions et maîtrisions les tenants et les aboutissants des malheurs qui sont les nôtres, qui en sont, à l’interne comme à l’externe, les maîtres d’oeuvre, leur modus operandi, etc.
Dites-vous bien que "la connaissance libère, et donc celui qui connaît domine toujours celui qui ne connaît pas". Nkwa Ngolo fait oeuvre utile : nous rappeler les causes, les acteurs de notre tragédie et leurs pratiques , quitte aux révolutionnaires que vous êtes d’en capitaliser.
Sans rancune et surtout mes salutations patriotiques.



Jean-Marie [nsabimana1964@yahoo.fr] 08/06/2012 13:53:46
Les systèmes politiques ne poussent pas dans les arbres. On ne les ramasse pas dans la rue. Ils ne tombent pas du ciel non plus. Ils proviennent du cerveau de l’être humain. Puis, ils sont améliorés par ce cerveau au fur et à mesure des difficultés ou entraves qu’on peut constater dans la pratique. Enfin, ils font partie des études ou de la science. Mr. Nkwa a mis au point un système politique. Il croit que cela peut aider les pays comme ceux d’Afrique à être enfin dirigés démocratiquement. Cela n’a jamais été le cas. Nous continuons en effet à déplorer et à dénoncer les dictatures. Pourtant, nous devrions être en plein régimes démocratiques. Depuis le Discours de La Baule, partout en Afrique. En RD Congo, depuis le fameux discours présidentiel du 24 avril 1990. J’estime à mon humble avis de profane, car je n’ai jamais étudié la démocratie en profondeur, qu’on fait un mauvais procès à Mr. Nkwa. On ne doit pas lui dire simplement que sa trouvaille ne vaut rien. La devise du journal de Baudouin Amba Wetshi est cette citation d’Hegel que tout le monde peut lire tout en haut de la page accueil de son journal. « La vérité est dans la thèse et l’antithèse ». Je pense qu’il faut opposer à la thèse développée par Mr. Nkwa une antithèse. Mais jusqu’ici, alors que lui détruit souvent les articles des autres sur le sujet (le mal dont souffre notre pays et de son remède), je n’ai pas encore vu un article proposant l’antithèse à sa thèse. Que Baudouin Amba Wetshi me corrige si je me trompe. Pourquoi cela? Est-ce parce que ses idées sont folles ou mauvaises ? Mais même la folie, les médecins savent la démontrer. Ou alors personne ne veut se risquer de peur d’être remis à sa petite place par Mr. Nkwa ?

Jean-Marie
Montpellier/France



Depura [dep01@hotmail.com] 08/06/2012 16:47:24
Cher M. Nkwa,

Pouvez vous etre un peu plus explicite sur le systeme que vous proposez? Comment nous epargnerait il de la fraude et de la corruption? Par quel mecanisme ce systeme eviterait la formation d’un caste des hommes qui se perenisent au pouvoir? Nos provinces sont representees aujourd’hui au niveau national par des deputes en provenance de toutes les circonscriptions provinciales, mais sans aucun resultat positif patent. En quoi votre representation regional changerait-elle cette realite? Par ailleurs, a votre question de savoir quelles seraient les chances q’un Congolais de père et de mère tutsi rwandais de franchir la première étape des élections présidentielles dans la tenue de camouflage d’un Katangais ? ; Ma reponse est: son rejet (pour la personne a qui vous faites certainement allusion), en depit de ses origines douteuses, n’est certainement pas unanime dans le Katanga, et il en est encore moins au sein des autochtones du gouvernement en provenance de tous les coins de la republique. Comment votre systeme nous detournera t-il de cette mentalite de "mon ventre d’abord"?



kongo ya kimbangu [celebusiness@Googlemail.com] 08/06/2012 18:53:08
Bonjour,

Ndeko Kolomboka veut des actions sans pour autant connaitre et comprendre les faits.Seuls les congolais cherchent a aller DARE-DARE.A cause de ce concept de dare-dare nous avons conduit notre pays dans le precipice.Nous voulons tout avoir aujourd’hui sans connaitre les tenants et les aboutissants.Pourquoi le congolais ne peut pas suivre l’examples de ses ennemis.Quant je parle d’ennemis il n’y a pas que les rwandais,je vois la communaute internationale.Now, ceux-ci ils prennent leur temps pour nous connaitre afin de nous detruire,que font les congolais?On reve et comme KOLOMBOKA on veut aller droit au but sans se rendre compte du piege juste a cote.Qui des congolais s’interesse a la vcie et les attitudes des blancs,rwandais et autres?Qui des congolais fait des recherches afin de comprendre la philosophie derriere les occidentaux,rwandais et autres?Le congolais doit se preparer a combattre le monde entier parceque c’est le monde entier a travers des pays africains que vous connaissez qui nous font la guerre.

Alors KOLOMBOKA, avec un nom pareil on aurait cru que tu te tiens sur tes deux jambes,mais malheur car tu n’en as mm pas.

INGETAAAA!



Etienne [etiennekavula@hotmail.com] 08/06/2012 19:48:50
Mon frère Germain TSHIMANKINDA,
J’ai failli dire “Amen” après vous avoir lu. Vraiment, je ne comprendrais jamais certains de nos compatriotes comme ce monsieur KOLOMABELE dont vous parlez et ELILI par exemple. Congoindépendant, même s’il s’efforce de donner une meilleure information que les journaux congolais habituels, c’est juste un journal. Ce n’est pas un maquis pour que les gens s’y rendent pour faire la révolution afin de renverser le régime de Joseph Kabila et chasser les Rwandais du Congo. Même si ce régime d’occupation s’écroule, car il va bien s’écrouler tôt ou tard, il faudra construire un Etat de droit. Mais comment ? De la même manière que maintenant avec le risque de voir une autre dictature lui succéder ? Et puis, a-t-on déjà vu un pays dans lequel tout le monde fait la révolution ? On reproche même à l’auteur de cet article de ne pas donner les bons chiffres sur la présence des Rwandais au Kivu. Mais puisque celui qui fait ce reproche connait les bons chiffres, pourquoi ne pas les communiquer simplement dans un esprit constructif au lieu de rejeter tout l’article ? Je pense que des hommes comme vous, mon frère TSHIMANKINDA, doivent souvent prendre la parole dans ce forum pour que ceux qui écrivent ne soient pas découragés par la médiocrité des réactions des uns et des autres qui se prennent pour des arbitres du forum au lieu de participer au débat. Nous devons apprendre à débattre, car débattre est un apprentissage. C’est tout un art. Il y a trop de légèreté parmi nous. Quel peuple sommes-nous en fin de compte ? Encore une fois, mon frère Germain TSHIMANKINDA, merci d’avoir rehaussé le niveau de débat à travers votre mise au point si pertinent et judicieux. Congoindépendant est un journal. Ceux qui veulent aller chassez les Rwandais l’arme au poing, ils ont le droit, mais qu’ils aillent rejoindre les résistants Maï-Maï ou qu’ils forment leurs propres groupes de résistance. Et qu’ils ne viennent pas dans ce journal exposer leurs stratégies parce que ce n’est pas dans un journal qu’on expose une stratégie militaire. Ils peuvent venir ici pour leurs communiqués de presse et pour partager leur expérience. Quand Laurent-Désiré Kabila a renversé Mobutu, il ne l’a pas fait avec tous les Congolais en arme derrière lui. Soyons sérieux pour une fois. Laissons à chacun le droit de participer avec les moyens dont il dispose. D’ailleurs, Mr. Nkwa Ngolo Zonso dont on n’a jamais vu la photo peut être un handicapé physique et vous êtes assis chez vous devant votre ordinateur et vous avez le culot de lui demander d’aller prendre les armes. Mais avec quel corps ?



Eyindi-Eyinda [eyindi_eyinda@yahoo.com] 08/06/2012 23:58:45
Eyindi! Eyindi! Eyindi lisusu! Eyindeli KOLOMBOKA et autre ELILI qui se moquer de NKWA NGOLO ZONSO, vrai vilageois intellectuel de Bandundu, province intellectuelle. Bosakanaka na intelligence ya ba ngwashi! KOLOMBOKA, vous voyez comment on vous a diminue avec vos petites remarques, maillons faibles. Eyindi! Eyindi! Eyindeli bango! Vive le debat democratiquement.



BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 09/06/2012 02:04:53
@ MBUNGANI,

Parce que vous faites évocation de ma personne en cette page, je vous adresse, MBUGANI, mes SALUTATIONS NATIONALISTES ZAÏRO-CONGOLAISES qui sont aussi mes SALUTATIONS NATIONALISTES PANAFRICAINES ... car, même si l’AFRIQUE ne se réduit pas au seul CONGO-ZAÏRE ,… c’est une vanité que vous ne percevez peut-être pas, MBUGANI, de prétendre se soucier des TERRITOIRE ET PEUPLE DU CONGO-ZAÏRE sans se soucier aussi de TOUS LES AUTRES TERRITOIRES ET PEUPLES AFRICAINS... parmi lesquels il y a aussi les territoire et peuple rwandais.

Le lecteur, qui signe KOLOMBOKA, n’a pas tort de voir dans les thèses de NNZ alias MBTT une configuration géopolitique de l’Afrique qui facilita, jadis, les entreprises colonisatrices des Européens sur notre continent. C’est cette configuration anachronique-là que certains tentent, aujourd’hui, en Lybie, au Mali, et dans la partie orientale du Congo-Zaïre. C’est à se demander pour quel intérêt œuvre NNZ alias MBTT que je n’ai pas encore lu justifiant ses diverses façons de se nommer lui-même ici sur C.I.C.

Vous aurez remarqué, MBUGANI, qu’il ne s’agit pas, de ma part à votre égard, de salutations "nationalistes tetela". J’écris cela pour bien me poser envers la proposition théorique "ethniciste et balkanisatrice" hypocritement dite "provincialiste" dont NNZ alias MBTT fait furieusement promotion sur ce site Internet en affichant son mépris envers ses contradicteurs qui n’ont pas, comme lui, consacré leur vie à concevoir une théorie politique censée protéger l’Afrique des ingérences impérialistes occidentales sous le prétexte d’un soi-disant « AJUSTEMENT POLITIQUE AFRICAIN » (titre d’un livre de MAYOYO BITUMBA Tipo Tipo aux éditions L’Harmattan) alors que nous subissons, en Afrique, la soi-disant « responsabilité occidentaliste de protéger les peuples contre eux-mêmes et certains de leurs acteurs politiques ». A ce sujet, je vous conseille, MBUNGANI, de visionner le documentaire réalisé par Madame EL-TAHRI Jihan et intitulé « CUBA, UNE ODYSSEE AFRICAINE ». Ce documentaire est instructif pour comprendre la vanité de ne combattre que pour l’indépendance et la souveraineté d’un Etat africain, dont on est ressortissant, sans combattre aussi pour l’indépendance et la souveraineté de chacun des autres Etats africains ; ainsi percevrez vous aussi la vanité de s’enfermer dans l’idée fixe d’un ordre constitutionnel ethniciste hypocritement provincialiste réduisant en théâtre conflictuel ethnique permanent chacune des provinces de chaque Etat africain car, dans un tel ordre constitutionnel, on aurait une MONUSCO pour chacune des provinces de la R.D.C.

Vous aurez compris, MBUGANI, que votre interlocuteur, à savoir moi-même BOMA OMENA Henri, je suis un « panafricaniste » à qui MBTT alias NNZ vous conseille d’adresser un : « Tais-toi, pauvre con ! » [sic]. Heureusement, pour moi, que je ne suis pas un chef d’Etat africain.

Sur ce site, vous-même MBUNGANI, et d’autres thuriféraires de MBTT alias NNZ, vous m’aviez recommandé à ne pas m’exprimer ici au motif qu’il ne fallait plus que je commette ce qui (pour vous et les autres fans des écrits de MBTT alias NNZ) serait une grossière et inadmissible confusion entre le concept de NATIONALISME AFRICAIN, d’une part, et, d’autre part, le concept de PANAFRICANISME.

J’avais répliqué aux critiques et conseils qui m’invitaient au silence pour ne plus vous déplaire par mes écrits qui, pour vous MBUNGANI, seraient une confusion entre PANAFRICANISME et NATIONALISME AFRICAIN. A ma réplique, NNZ alias MBTT fit une contre-réplique à laquelle l’un ou l’autre de ses applaudisseurs rajouta une insulte envers moi. Les gestionnaires de ce site C.I.C. ont cru pertinent d’y afficher cette insulte, comme d’autres inutiles insultes qu’on rencontre souvent dans certaines réactions de lecteurs de C.I.C.

Ces contre-réplique et insulte confirmant mon propos, je me suis contenté de faire silence ici et d’y lire les dissertations et réactions. À chaque lecture, je constate la NECESSITE D’UNE ŒUVRE COLLECTIVE AFRICANISTE DE DEMYSTIFICATION DES MOTS dont use, par exemple, NNZ alias MBTT dans ses dissertations et polémiques.

S’il vous plaît, MBUNGANI, n’incitez pas vos commensaux à m’insulter ou à me dire de me taire au cas où la pertinence de mon propos ne serait pas perceptible par vous ou par l’un d’eux.

Comme nos amis communs vous le diront, MBUNGANI, je ne fuis pas la polémique si elle contribue à l’intérêt général des Zaïro-Congolais participant de l’intérêt général de tous les Africains, même Rwando-Tutsi, mais la polémique m’indiffère totalement si elle ne sert qu’à flatter l’orgueil d’un tel ou d’une telle. Mon orgueil personnel me suffit à moi-même. Je n’ai pas besoin de thuriféraires.



NKWA NGOLO ZONSO [nkwangolozonso@yahoo.fr] 10/06/2012 00:19:20
Cher DEPURA,

Voici vos questions suivies de mes réponses.

1. Comment le système que je propose nous épargnerait-il de la fraude?

La fraude est facilitée à trois niveaux. D’abord par la relation clientéliste que le président de la CENI entretient avec le chef de l’Etat. Elle est ensuite facilitée par le manque d’organisation de l’opposition qui ne peut déployer ses témoins dans tous les bureaux de vote à travers le territoire national. Elle est enfin facilitée par la relation clientéliste que l’arbitre suprême, les membres de la Cour suprême de justice ou de la Cour constitutionnel, entretiennent avec le chef de l’Etat. Le système que je propose éradique ou minimise la grande capacité de patronage du chef de l’Etat dans les corps constitués de la république. Donc, comme dans les pays occidentaux, il n’y aura pas de relation clientéliste entre le chef de l’Etat et les membres de la CENI et/ou de la Cour suprême de justice. Par ailleurs, le système électoral ne connaitra aucun perdant véritable ; ce qui aura pour avantage de donner plus de fair play dans le jeu électoral, car celui qui gagnera l’élection présidentielle ne gagnera pas tout et celui qui perdra, ne perdra pas tout comme dans le système actuel.

2. Par quel mécanisme ce système éviterait-il la formation d’une caste des hommes qui se pérennisent au pouvoir?

Dans le système actuel, le chef de l’Etat, à travers la grande capacité de patronage dans les corps constitués de l’Etat que lui confère la Constitution se retrouve automatiquement au-dessus de la loi. Le système que je propose casse cette capacité de patronage et fait du chef de l’Etat un citoyen sur qui la loi s’applique également et qui de ce fait devra la respecter s’il tient à conserver son fauteuil. Les chefs d’Etat occidentaux ne respectent pas la loi parce qu’ils seraient bien éduqués ou qu’ils seraient des démocrates. Ils la respectent parce qu’ils savent qu’en cas de non-respect, la loi peut à tout moment s’abattre sur eux.

3. Nos provinces sont représentées aujourd’hui au niveau national par des députés en provenance de toutes les circonscriptions provinciales, mais sans aucun résultat positif patent. En quoi votre représentation régionale changerait-elle cette réalité?

La représentation provinciale se joue actuellement seulement au niveau des deux chambres du parlement. Et dans ces deux chambres, les élus du peuple sont regroupés suivant une logique partisane. En outre, dans les partis, il n’y a pas de démocratie interne. Le système que je propose est différent à plusieurs égards. D’abord, la représentation régionale se joue également au niveau de l’exécutif et de tous les corps constitués de l’Etat. Ensuite, cette représentation est organisée non pas par des partis politiques, mais par les caucus régionaux et cela de manière démocratique. Les élus du peuples sont regroupés non pas en fonction de leurs partis politiques respectifs, mais en fonction de leurs régions respectives. On notera qu’a ce niveau, le vagabondage est impossible sinon très minimisé. Contrairement aux partis, personne ne pourrait s’arroger le droit d’être le propriétaire de la province d’autant plus qu’il ne disposerait d’aucun moyen de se constituer une clientèle politique.

4. Par ailleurs, à votre question de savoir quelles seraient les chances qu’un Congolais de père et de mère tutsi rwandais de franchir la première étape des élections présidentielles dans la tenue de camouflage d’un Katangais, ma réponse est: son rejet (pour la personne à qui vous faites certainement allusion), en dépit de ses origines douteuses, n’est certainement pas unanime dans le Katanga, et il en est encore moins au sein des autochtones du gouvernement en provenance de tous les coins de la république. Comment votre système nous détournera-t-il de cette mentalité de "mon ventre d’abord"?

La mentalité de mon ventre d’abord ou de c’est notre tour provient de la conflictualité. Le système que je propose n’est pas conflictuel. Il est justement conçu pour éviter l’hégémonie d’un groupe sur d’autres en créant l’unité réelle du pays au lieu de se contenter de l’illusion d’unité que nous font miroiter tous les dictateurs africains. Joseph Kabila n’est pas rejeté par les Katangais ou d’autres Congolais d’abord par ce qu’il se trouve au-dessus de la loi fondamentale du pays à travers sa grande capacité de patronage dans les rouages de l’Etat. Cette position lui permet de se constituer une clientèle politique. Dans ce contexte, les élites katangaises ont intérêt a le reconnaitre comme l’un des leurs pour pouvoir jouir des avantages lies a un pouvoir oblige de se présenter comme une hégémonie katangaise afin de mieux cacher la véritable identité ou origine du détenteur de l’imperium.



Sauv [kusauv@googlemail.com] 10/06/2012 09:44:49
Mr Nkwangolo Zonso,

je suis vraiment convaicu que vous ne vouliez que vous profiler sur ce thème, avec cet article.

Continuez à écrire, svp, sur une démocratisation particulière africaine, que à mon humble avis, vous maitriser. Quand bien même, vous revisez ici, tout mollemen, votre notion d’homme-provisentiel.

Je m’étonne en plus, que vous citez toute une litanie, des écrivains étrangers, qui participent à la manoeuvre de préparation de l’annexion du Kivu. Sans pour autant, faire allusion aux écrits de Honoré Ngbanda, qui maitrise ce thème. Ou c’est de la malhoneteté intellectuelle ou prétention malsaine, car je ne crois pas que vous ne savez pas ce que a écrit Mr Ngbanda. Si c’en est pas le cas, alors, je vous conseille ce petit effort intellectuel.

Sauv


 

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