Journaliste et animateur proche d’Etienne Tshisekedi, Babi Balukuna se présente comme un «homme des médias» et un «politicien-combattant». Il revient de Kinshasa où il a été arrêté et détenu à la prison centrale de Makala avant d’être assigné à résidence. Il a dû quitter les pays clandestinement. Il a bien voulu répondre à quelques questions de notre journal en ligne.
«Les Congolais doivent procéder à une nouvelle re-lecture de leur Histoire pour promouvoir la reconciliation»
Les «kabilistes» viennent de célébrer le 15ème anniversaire de la «libération». Que représente pour vous la date du 17 mai 1997 ?
C’est un rendez-vous manqué ! Voilà une date qui a été dévoyée par l’incapacité de nouveaux dirigeants à promouvoir l’ordre politique nouveau espéré par la population congolaise. Une population appelle de tous ses vœux l’avènement d’un Etat de droit fondé sur des valeurs démocratiques. Visionnaire, Etienne Tshisekedi wa Mulumba avait tiré la sonnette d’alarme au sujet des étrangers qui entouraient le président Laurent-Désiré Kabila dès le lendemain de la «libération». En guise de réponse, le successeur de Mobutu Sese Seko s’est empressé d’«octroyer» la nationalité congolaise à tous les ressortissants de certains pays voisins qui l’accompagnaient. C’est le cas notamment de James Kabarebe, Bizima Karaha, Déogratias Bugera, Moïse Nyarugabo etc. C’est de là qu’est partie la confusion dont les effets se font encore ressentir de nos jours. On ne sait plus qui est Congolais et qui ne l’est pas. Les Congolais n’ont jamais eu la réputation d’un peuple xénophobe. A preuve, toutes les communautés africaines et asiatiques qui vaquent paisiblement à leurs activités commerciales sans s’ingérer dans les problèmes politiques. Je tiens à dire ici que le peuple congolais n’a aucun «contentieux» avec le peuple rwandais. Notre peuple est, en revanche, en conflit avec les gouvernants rwandais actuels. En cause, leurs visées expansionnistes.
En quinze années de pouvoir AFDL-PPRD, qu’est ce qui a changé de manière qualitative ?
Les choses ont changé en pire. A l’époque de Mobutu, on n’a pas vécu sous l’insécurité comme c’est le cas aujourd’hui. Que dire de la perméabilité de nos frontières dans la partie orientale du pays ?
Vos ennuis avec la police kinoise a défrayé dernièrement la chronique. Que s’est-il passé exactement ?
Je n’ai pas eu d’ennuis avec la police. J’ai eu des problèmes avec des dirigeants congolais. Joseph Kabila en tête.
Voulez-vous dire que c’est «Joseph Kabila» qui a ordonné votre arrestation ?
Les éléments en ma possession semblent militer en faveur de cette thèse.
Pourquoi ? Que vous reproche-t-on ?
Il m’est reproché d’être proche des Congolais de la diaspora. C’est-à-dire ceux qu’on appelle aujourd’hui les «combattants». L’autre reproche porte sur mes interventions dans les médias. Il semble que je tiens un «discours sévère» à l’égard du pouvoir.
Vous avez eu des problèmes particulièrement avec un certain colonel Kanyama Bilolo, alias « Esprit de mort ». Qu’en est-il exactement ?
Avant de répondre à votre question, je voudrais d’abord relever que la police nationale congolaise est devenue une milice utilisée par le pouvoir en place pour régler des comptes avec les adversaires. On l’a vu dans les affaires Chebeya et Tungulu. Pour répondre à votre question, j’ai fait connaissance avec le colonel Kanyama Tshishiku Bilolo dans le cadre d’une association créée avec des amis dénommée «Action concrète pour le Congo». Le groupement donnait des éducations en matière de la citoyenneté aux élèves de 5ème et 6ème secondaire ainsi qu’aux étudiants de l’université. Un module portait sur les relations entre la population et la police. L’officier de police désigné pour animer ce module ayant été empêché, nous avons fini par recourir au chef hiérarchique qui n’est autre que le colonel Kanyama. Un homme réputé pour son mépris à l’égard des droits et libertés. L’objectif était de responsabiliser cet officier de police dans un rôle auquel il n’était pas habitué. Ce qui a été fait. Nous avons donc fait connaissance avec Kanyama sans nouer des liens d’amitié.
Quelle la cause de votre brouille?
Kanyama a été chargé de m’arrêter.
Votre audition a porté sur quel genre de questions ?
Primo : Pourquoi, fais-je partie des «combattants» ? Secundo : Pourquoi, développe-je un discours contre le chef de l’Etat ? Enfin : Pourquoi, je ne travaille pas avec «eux» ? D’autre part, il m’a été reproché d’avoir «vandalisé» un portrait de Joseph Kabila à l’ambassade du Congo à Bruxelles. Ce qui est parfaitement faux ! Il importe de souligner que ce sont mes allées et venues entre Bruxelles et Kinshasa ainsi que mes interventions dans certains médias kinois qui auraient mis la puce à l’oreille des «services». Ceux-ci ont fait un rapprochement entre moi et Honoré Ngbanda. J’ai travaillé à la télévision Canal-Kin qui appartient à Jean-Pierre Bemba. Lorsque les Congolais de la diaspora ont commencé à se mobiliser, j’avais proposé à des compatriotes du «Schengen» d’emboîter le pas à ceux du Royaume-Uni en «interdisant» les concerts des artistes-musiciens dans cet espace. Les musiciens sont allés se plaindre auprès des responsables de la police. J’ai été présenté comme un des instigateurs du boycott de nos artistes. «Il y a beaucoup de plaintes à ton sujet», m’a dit le colonel Kanyama lors de mon audition.
Avez-vous été torturé ?
J’ai plutôt été humilié. Lors de mon arrestation au camp Lufungula, j’ai été exhibé pieds nus et trimbalé à gauche et à droite, tel un malfrat, par des policiers jusqu’au parquet près le tribunal de grande instance de la Gombe.
Dès votre sortie de la prison de Makala, vous avez été aperçu dans le sillage d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, candidat à l’élection présidentielle. Quel était votre rôle ?
J’ai apporté, via les médias, ma modeste contribution en tant que «communicateur».
Faisons un petit flashback. Le 26 novembre dernier, le jour de la clôture de la campagne électorale, Etienne Tshisekedi a été bloqué à l’aéroport de Ndjili durant une dizaine d’heures. Comment expliquez-vous que personne n’ait levé le petit doigt pour le sortir de cette situation ? Tshisekedi s’est-il trompé en se disant qu’il avait la population de son côté ?
La population était avec lui. La garde présidentielle a d’ailleurs abattu le même jour une vingtaine de militants de l’opposition qui voulait le sortir de là où il se trouvait. Là où je peux dire que Etienne Tshisekedi a pu se tromper, c’est au niveau de ses rapports avec la «communauté internationale». Une communauté internationale qui ne joue pas franc-jeu et qui n’agit qu’en fonction de ses intérêts.
Toute relation humaine est basée sur l’intérêt, à fortiori les relations entre Etats…
Evidemment !
N’y a-t-il pas eu de dysfonctionnements au niveau de la communication de Tshisekedi ?
En vérité, ce qui a manqué à notre pays c’est bien une armée républicaine. Une armée au service de l’intérêt supérieur de la nation.
Comment va Etienne Tshisekedi ?
Il va très bien. Il a un moral de fer.
Il reste qu’il se trouve en résidence surveillée de facto depuis près de six mois…
Le fait n’est pas nouveau. Tshisekedi a été arrêté et relégué dans son village sous Mobutu Sese Seko. Laurent-Désiré Kabila a fait de même. Joseph Kabila, mêmement. Tshisekedi est conscient que le traitement lui infligé est propre aux tyrans. Voilà pourquoi, il reste serein.
Que répondez-vous à ceux qui disent que les médias congolais pratiquent désormais l’autocensure en critiquant tout le monde sauf «Joseph Kabila», Jaynet et Zoé qui sont loin d’avoir des comportements irréprochables?
C’est une situation que je ne cesse de déplorer. Nous avons au Congo une presse qui suit une ligne éditoriale «imposée» par le pouvoir. En d’autres termes, la presse n’est pas indépendante. Il est vrai que la presse congolaise fait face à une paupérisation «organisée» par le pouvoir. Il en est de même de l’opposition. La presse et l’opposition sont «délaissées» pour amener leurs membres à se comporter en quémandeur.
Quels sont vos projets d’avenir ?
Je continue mon engagement politique mais autrement. J’ai pris conscience d’une réalité : le peuple congolais est un peuple émotif.
Des exemples ?
Vous vous rappelez certainement de l’émotion suscitée au lendemain de la découverte du corps sans vie de Floribert Chebeya. Il en est de même lors de l’annonce de la mort d’Armand Tungulu. Quelques jours après, l’émotion collective est passée.
Quelle est votre lecture de l’essoufflement du mouvement anti-Kabila qui a mobilisé les Congolais de la diaspora aux quatre coins du monde au lendemain de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 ?
Il est parfaitement faux de penser que les Congolais de la diaspora ont changé d’avis à l’égard du régime en place. Il reste que, ici aussi, la réaction a été émotionnelle. Et pourtant, un «véritable combattant» est un homme brave et tenace. C’est un homme qui ne peut abandonner la lutte qu’après avoir remporté la victoire finale. Notre combat ne vise pas seulement le départ de Joseph Kabila du pouvoir. Nous voulons également changer la société congolaise par l’avènement d’un ordre politique fondé sur des valeurs démocratiques. La lutte doit pouvoir continuer aussi longtemps que cet objectif ne sera pas atteint.
Que pensez-vous de la naissance d’un nouveau mouvement «rebelle» au Nord Kivu, le « M23» ?
Je suis de ceux qui voyaient d’un mauvais œil la mutation du CNDP en parti politique. C’est devenu une habitude que les gens prennent des armes pour revendiquer des postes dans les institutions et des grades dans l’armée. La situation qui prévaut à l’Est est «voulue» par certaines personnalités. L’expérience nous a démontré que les «rebelles» d’hier ne sont pas plus vertueux que les gouvernants qu’ils combattaient. Je tiens à dire que Joseph Kabila est le premier responsable de l’instabilité à l’Est. Son but paraît clair : se maintenir au pouvoir. Le chef d’Etat rwandais Paul Kagame tire profit de l’insécurité. Cette confusion lui permet de piller tranquillement les minerais dans les provinces du Kivu.
Que faire pour mettre fin à l’instabilité à l’Est du Congo ?
Nous devons commencer par identifier les «ennemis» de notre nation. Nous devons également commencer à nous parler en toute franchise. L’histoire de notre pays est truffée de beaucoup de mensonges.
Un exemple ?
Vous savez autant que moi tout le flou qui entoure la filiation de «Joseph» à Laurent-Désiré Kabila. Cette affaire continue à défrayer la chronique jusqu’à ce jour. Pensez-vous que les Congolais n’ont pas droit à la vérité ? On pourrait remonter plus loin sur notamment les circonstances exactes de la mort de Patrice Lumumba. Il en est de même de connaître la vérité sur les conditions du décès de Laurent-Désiré Kabila. Les Congolais ont soif de vérité. Aussi longtemps que le peuple congolais ne saura pas toute la vérité, nous n’aurons construit qu’une «République des rancuniers». Que dire de la vérité des urnes des élections présidentielle et législatives du 28 novembre 2011 ? Quid du double massacre des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo ? Pensez-vous que Monsieur Etienne Tshisekedi mérite le traitement qui lui est réservé au moment où nous parlons alors qu’il est le gagnant du scrutin présidentiel? Que peut-on attendre comme réaction de la part de ceux qui partagent les mêmes valeurs que le président de l’UDPS ? C’est malheureux à dire mais nous devons procéder à une nouvelle re-lecture de notre Histoire comme cela a été le cas lors des travaux de la Conférence nationale souveraine. But : promouvoir une véritable réconciliation nationale.
"Notre combat ne vise pas seulement le départ de Joseph Kabila du pouvoir. Nous voulons également changer la société congolaise par l’avènement d’un ordre politique fondé sur des valeurs démocratiques".
Tous les opposants congolais et africains disent cela a longueur des journees. Autant dire que cette phrase ne merite plus d’etre prononcee. Comment construire cet ordre politique fondé sur des valeurs démocratiques? Voila ce qui importe d’etre dit et entendu surtout quand on sait que ceux qui promettaient la democratie hier et qui sont enfin arrives au pouvoir n’ont pas honore leur promesse.
Elili [dibangu@hotmail.com] 14/06/2012 11:57:34
Chers amis, Je viens aussi de lire cet interview. Mon avis est qu’il s’agit d’un texte qui rassemble beaucoup d’éléments à partir desquels on peut monter une action efficace. Monsieur Balukuna donne des précisions importantes pour ce qui est de l’action à mener pour la libération du Congo. Ce texte mérite une très large diffusion et une lecture approfondie. Les réponses que donne Monsieur Balukuna sont très sages et il place la réconciliation nationale comme une pierre angulaire de toute activité de libération congolaise par les Congolais. C’est ma position personnelle depuis longtemps et j’en ai toujours discuté avec les amis. Le fondateur de l’APARECO devrait aussi comprendre cela, une petite demande de pardon sur des bouts de lèvres n’est pas une réconciliation nationale. Le temps pourrait être un ennemi pour l’instant, mais il le faut d’une manière ou d’une autre avant de nous attaquer au mal qui est venu de l’extérieur. Car, une autre lutte qui nous concernera sera la construction d’un Etat des droits. On ne devient pas du jour au lendemain démocrate quand on n’a pas développé la mentalité démocratique pendant longtemps. Car, en chacun de nous sommeille un dictateur potentiel. Et l’attitude démocratique est une lutte permanente contre toutes les tendances narcissiques et égoïstes que tout homme développe. Le départ de celui qui gouverne par défit n’est pas une finalité en soi, mais une conséquence logique de tout ce que l’on veut défendre, en commençant par le respect des urnes qui est une attitude fondamentale dans le fonctionnement des institutions démocratiques. Mettons-nous tous dans les diverses actions qui devront conduire le pays à la réconciliation nationale et à une lutte longue pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, le Congo. Que Dieu nous vienne en aide.
SAINT PAUL [saint.paul@yahoo.fr] 14/06/2012 12:27:59
Les dirigeants actuels de la RDc ne sont pas démocrates, ils cherchent à s’éterniser au pouvoir le plus longtemps possible, alors qu’ils n’ont ni l’intelligence ni la carrure des hommes politiques capable de diriger un pays comme le nôtre.
Ils n’ont jamais diriger un petit quartier dans leur vie antérieur, il leur est difficile de piloter un pays à dimension continental comme la RDC, c’est pour cela qu’il le livre aux pillages, massacres, viols des des femmes, des filles, voire des hommes. Leur sort sera bientot très pittoyable. Malheur à Evariste Boshab qui se prépare à faire pérenniser Hyppolite Kanambe au pouvoir pour l’éternité. Le cas de Savimbi Jonas en Angola doit les aider à comprendre que le pays de la RDC est imprenable depuis l’installation du petit roi des belges leopold en 1886. Déjà en 1616, Le venerable MWAMI Msiri était invincible, ce ne sont les invertebrés du genre kanambe qui viendront dépecer la RDC. Je conseille à Kanambe de ne pas se croire au dessus de ce pays, son sa vie sera sauvée s’il se prennait en charge et partait de lui même sans être bousculer par les dieux de notre pays. Un homme averti en vaudra deux.
Mbelu [jpmbelu@yahoo.fr] 14/06/2012 12:52:45
Très cher Babi, Tout en épousant les grandes lignes de votre interview, je vous invite à revisiter votre approche du "Congolais émotionnel". Notre imaginaire doit être guéri d’une vision binaire de l’homme procédant de l’affirmation selon laquelle "la raison est hellène et l’émotion est nègre". Votre analyse froide de ce qui se passe dans notre pays dément cette approche du "nègre-congolais". Vous-même et plusieurs d’entre nous devrons comprendre que cette approche binaire du monde a servi des projets racialistes, esclavagistes, colonialistes et néocolonialistes. L’être humain est un tout: il est émotion et raison. Cette approche binaire de l’humain participe du mépris de ceux qui l’avalisent par eux-mêmes. C’est une idéologie très dangereuse.
R U M A L I Z A [rumaliza1979@hotmail.com] 14/06/2012 14:11:58
Mr Babi Balukuna a bien parlé. Mais, moi je ne partage pas sa vision des choses en ce qui concerne exactement ce qu’il faut faire pour mettre fin à la situation que vit la RD Congo actuellement. Je ne crois pas qu’il s’agisse encore de chercher à identifier les ennemis, car ils sont tous connus et ont été déjàs tous identifiés clairement et publiquement dans les différents rapports de L’ONU, et dans des différentes publications crédibles et réputées. Donc, la question n’est plus de savoir qui sont les ennemis de la RD Congo, et qui sont les ennemis des congolais(e)s . A mon avis, ce qu’il faut c’est qu’un groupe de congolais(e)s ou des groupes de congolais(e)s travaillent en sinergie et s’attaquent directement à ces ennemis physiques et morales sans pitié et surtout, que les attaques soient faites avec exactitude et efficacité. Les attaques doivent avoir comme finalité de tuer l’ennemi, car un ennemi qui est tué ne pourra plus se réorganiser pour revenir contre attaquer. Le verbe tuer doit être compris ici dans un sens large. C’est à dire, neutraliser complétement et définitivement, rendre complétement et définitivement incapable de nuire. Des ennemis physiques ( individus ) doivent carrement et simplement disparaître du système solaire " GALAXY ". Moi je ne vois pas comment on pourra vaincre les ennemis de la RD Congo, comment on pourra vaincre les ennemis du peuple congolais, sans les éliminés , sans les tués. Eux, que font-ils contre les congolais(e)s pour imposer leurs lois ? ils tuent, ils éliminent, ils neutralisent ceux et celles qui (que) constituent un obstacle contre eux. C’est ça . Rien d’autre.
Je tiens d’abord à dire toutes mes félicitations à notre compatriote Babi Balukuna pour son courage,il constitue déjà un exemple... Babi a raison de dire que le peuple congolais est émotif,et j’ajouterais aussi que nous sommes des rigolos,nous Congolais ! Exemple; en début 2011,le PPRD change le mode de scrutin,qui a bronché contre ? l’accès au fichier central de la CENI refusé à l’opposition,nous sommes partis aux élections...Le 16 février dernier,combien de congolais se sont mobilisés avec l’église catholique pour réclamer entre autres la vérité des urnes? Pas beaucoup de gens...Il y a une accoutumance incroyable du congolais à la souffrance ou à la résignation...Il n’a pas l’accès à l’eau potable,ni à l’éducation,ni aux soins de santé primaire. On viole et tue nos soeurs jour et nuit à l’est,personne ne soulève le petit doigt,les fonctionnaires accusent des arriérés des salaires de manière récurrente,personne ne dit mot et la petite oligarchie au Congo est tranquille ! Mawa !