Maîtriser le modus operandi du Rwanda, de ses alliés et autres «collabos» chez nous (suite et fin)
Mbelu Babanya Kabudi
Il serait intéressant de chercher à maîtriser les procédures suivies par le Rwanda de Paul Kagame et ses parrains dans notre pays pour des actions efficaces de restructuration et de reconstruction. Ils se moquent de la justice internationale et se servent d’un même prétexte pour assassiner, massacrer, tuer les paisibles citoyennes et citoyennes du Congo (RD). Et cela pour servir un double objectif : occuper les terres congolaises et les piller. « Les collabos » font le jeu en comptant sur l’oubli des compatriotes et sur les moyens de répression dont ils disposent. Néanmoins l’édifice du mensonge et du déni de la réalité se fissure de plus en plus. Il est possible que nous avancions vers la fin d’une certaine histoire…
Les rébellions fomentées par Kigali gardent un contact permanent avec son maître, Paul Kagame. Elles conservent aussi la capacité de se démultiplier en changeant tout simplement de dénomination après avoir déversé une partie des « collabos » dans les institutions congolaises. Dans cet ordre d’idées, l’AFDL est devenue en partie le RCD (avec plusieurs branches) et le PPRD; le RCD est devenu en partie le CNDP ; et ce dernier est devenu en partie le M23. Cette démultiplication des rébellions démultiplie leur capacité de nuisance, d’occupation des institutions du pays et de l’espace vital congolais.
Un exemple de cette mutation est donné par Raymond Tshibanda dans la lettre qu’il a adressée dernièrement au Président du Conseil de sécurité. Il écrit : « En effet, le 30 avril 2012, une mutinerie a éclaté dans nos unités des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) au Nord et au Sud-Kivu. Conduits par leur ancien chef, Bosco Ntaganda, d’anciens membres du groupe armé CNDP, intégrés dans l’armée, suite aux Accords de Paix signé à Goma en 2009, venaient de déserter pour tenter une nouvelle rébellion armée.» Un paragraphe plus loin, il ajoute : « Dans une vaine tentative de donner un caractère politique à ce qui, en fait n’est qu’une fuite en avant devant l’étau de la justice qui commençait à se resserrer sur Bosco Ntaganda pour les crimes qu’il avait commis sous l’UPC en Ituri, les mutins tentent astucieusement de se donner une nouvelle identité en rebaptisant leur mouvement M23. » Bref, c’est le CNDP qui est devenu, en partie et astucieusement, le M23. Dans ce M23, 200 à 300 ( ?) éléments ont été recrutés sur le territoire Rwandais. (Avant le M23, plusieurs autres éléments recrutés sur le territoire Rwandais ont fait partie de l’AFDL, du RCD et du CNDP. Ils ont été intégrés dans l’armée et dans les partis politiques dont le PPRD et le RCD.) Parmi les éléments du M23 recrutés sur le territoire Rwandais figurent les FDLR. Raymond Tshibanda le mentionne dans sa lettre quand il écrit : « Des alliances contre nature se sont établies. A titre d’exemple, les FDLR dont certains avaient été rapatriés au Rwanda par la Monusco ont rejoint les rangs des mutins, comme témoigne leur capture sur le front. »
Lisons calmement et posément cette phrase : « A titre d’exemple, les FDLR dont certains (et certains autres ?) avaient été rapatriés au Rwanda par la Monusco ont rejoint les rangs des mutins, comme témoigne leur capture sur le front. » D’une part, les mutins considérés comme forces négatives ont bénéficié du soutien d’ « un réseau actif dans ce pays voisin » ; et d’autre part, les FDLR considérées également comme des forces négatives, ont rejoint, à partir du Rwanda, les mutins. Où se trouvent alors « les véritables forces négatives » que Tshibanda et Mushikiwabo, ministre Rwandais des Affaires Etrangères s’apprêtent à traquer pour sécuriser l’est de notre pays ? L’argument de la traque des FDLR tombe face à l’usage qu’en fait le Rwanda…
Un petit effort de réflexion pour maîtriser le modus operandi du Rwanda de Paul Kagame peut conduire à la conclusion selon laquelle c’est (entre autres) le petit pays voisin et le gouvernement Congolais issu du coup d’Etat administratif des élections de novembre et décembre 2011 qui constituent « les véritables forces négatives » dans la sous-région des Grands-Lacs. Ils signent des Accords de paix bidon ; ils nouent des alliances contre nature et entretiennent le déni de la réalité, le mensonge, les assassinats, les meurtres et les autres massacres de paisibles citoyens. Travailler patiemment mais sûrement à déboulonner ce système de la mort entretenu par ces « véritables forces négatives » avec le soutien de leurs parrains est plus qu’une urgence. Ce travail pourrait être fondé sur une éthique de responsabilité tournée vers le passé et une éthique de réconciliation tournée vers l’avenir. Reconduire le travail d’une grande Commission Justice, Vérité et Réconciliation dans la sous-région et dans les différents pays impliqués dans la guerre d’agression que le Congo connaît depuis 1996 demeure une question d’actualité. Rien de consistant ne saura être créé dans cette sous-région sur fond de mensonge et de déni de la réalité.
De toutes les façons, cet édifice du mensonge et de déni de la réalité se fissure de plus en plus. Il est possible que nous avancions vers la fin d’une certaine histoire…
Commission Justice, Vérité et Réconciliation! Depuis que Mandela a conduit son pays dans cette direction, les dirigeants occidentaux ne cessent de vanter, de multiplier et de financer cette formule ailleurs. Et dans ces ailleurs, les cadres ont si bien interiorise cete propagande qu’ils en font egalement la promotion. Je me suis toujours pose deux questions a ce sujet. Les dirigeants occidentaux allaient-ils vanter cette formule si les victimes des crimes contre l’humanite commis en Afrique du Sud etaient des Blancs et leurs bourreaux des Noirs? N’allaient-ils pas creer un tribunal penal international pour juger les bourreaux tout en affirmant qu’il n’y a pas de reconciliation sans justice?
BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 23/06/2012 01:22:17
Mon immodestie m’incline à prétendre avoir compris le propos de MBELU comme, premièrement, un plaidoyer pour une nécessaire COMMISSION JUSTICE, VÉRITÉ et RÉCONCILIATION et comme, deuxièmement, l’exigence qu’un tel lieu et moment de clarification serve à DÉNONCER « LE MODUS OPERANDI DU RWANDA, DE SES ALLIÉS ET AUTRES "COLLABOS" CHEZ NOUS ».
Par immodestie, je m’autorise à écrire que, selon MBELU, les Zaïro-Congolais ne pourront imposer une telle dénonciation à l’agenda d’une telle commission que s’ils parviennent à « MAÎTRISER » les informations et les modalités de l’ingérence rwandaise en R.D.C.
On peut, comme l’objecte NNZ alias MBTT, être sceptique et dire : « Encore faut-il, en découdre ou en convenir avec l’Occident pour que, d’abord, existe un jour une telle comission et pour, ensuite, prétendre tenter y imposer une telle dénonciation ».
Malgré ce raisonnable scepticisme, on peut et on doit, selon moi, se convaincre que « IL N’EST PAS NECESSAIRE D’ESPERER POUR ENTREPRENDRE, NI DE REUSSIR POUR PERSERVERER ».
Akufa Kala [chretiens_pratiquants@yahoo.fr] 23/06/2012 18:57:37
Je regrette que que tous les intervenants congolais ignorent l’article paru dans Jeune Afrique, dans lequel il est écrit l’origine ruandaise de Ntaganda Bosco.
Le brassage de l’armée, les interventions militaires couplées Kigali6Kinshasa, sans aucun débat parlementaire, le dernier huis clos instauré par Aubain Minuaku, ainsi que la dénonciation du BBC du rapport de la MONUSCO, doivent nous interdire de parler des "mutins". Soyons vigilants car Nkunda, Ntanganda et autres infiltrés ont une mission née de Bessingamana à la présidence sous Mobutu; Monsieur la "Zaïrianisation" a réussi son coup car la spéculation congolaise fait son chemin....
On intègre jamais dans l’armée ceux qui crachent dessus, surtout quand il s’agit des non originaires. A nous de chasser un certain vocabulaire imposé de l’exterieur: Banymulenge, mutins, TuTsi congolais. Quel piège!!
Mon Frère JP, depuis que vous vivez en Belgique, croyez-vous que les politiques belges parlent encore du développement ou du sous-développement ? Car, à en croire de nombreuses têtes pensantes dont vous même, le développement, c’est aussi le mental. En Belgique ou ailleurs, croyons-nous que tous ces animateurs ont développé leur mental ou encore sous-développé ? Car, tant que tous les efforts qui nous seront exigés même qu’on déploie ça et là et surtout au Congo se résume dans le développement, il n’y aura rien qui se fera. Et, à ce point, la sortie du sous-développement ou la quête du développement devient de l’esclavage moderne. Tenez, même dans les civilisations dites démocratiques et/ou développées, les manifestations, les soulèvements ne manquent pas. Sauf qu’ici, les animateurs des institutions les gèrent avec stratégies et même les médias les publient méthodiquement. Qu’est-ce que justifie, tous ces dérapages et surtout les commentaires qui font que même ceux qui ne savent rien sur le Congo deviennent des experts ? Le problème du Congo voire du Rwanda c’est de se laisser désorienter vers des projets venant d’ailleurs. face aux exigences, il n’y aura que les mensonges voire la distraction qui primeront. Croyez-vous qu’on parle encore du développement alors que tout ce qui se fait quotidiennement rentre dans le développement ? Il faille expliquer aux Congolais que tant que celui qui est à la tête de leur pays ne sait ni lire, ni comprendre les contenues de ce qu’on lui lit, le néo colonialisme passe par cette poussée de * lancez-vous dans le développement* et dire que c’est notre activité de tous les jours. A qui la faute ?
Garcon bk [kizabutu@yahoo.fr] 25/06/2012 13:38:32
le modus operandi est deja connu des kivutiens. a chaque fois qu il y a un probleme dans la region les fdlr deviennent plus actifs et tuent. et du cote rwandais on trouve l excuses. il suffisait de dire il faut que le rwnadais rentrent chez eux. a kaniola les rastas se sont fait voir. c des faux fdlr qui sont actifs. un porte parole me disait un jour mais `` pourquoi tu ne veux pas entrer en profondeur et chercher le fond du rpobleme``. c etait apres les tueries d avril mai 2007 a kaniola dans le territoire de walungu. pourquoi est ce que depuis les accords d ihusi il y avait accalmie. de l autre cote l entree de tambwe mwamba signait l arret de nkunda et une implication directe de james kabarebe pour imposer ntaganda au cndp. et son depart signe le retour en force des mutins et de makenga et autres bosco. on dit que james est dans le coup. cherchez l erreur. les insultes oui mais c est en conservant un oeil objectif qu on peut s en sortir.