Abbé Faustin Kwakwa : «N’ayez pas peur, le Congo n’est pas mort !»
Les prêtres du Groupe Epiphanie. Photo CIC
Le Groupe Epiphanie, une association qui regroupe des prêtres congolais de Belgique, a respecté la «tradition» en organisant, dimanche 1er juillet, en l’église Saint Joseph, à Anderlecht, une célébration eucharistique à l’occasion du 52ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance du Congo. En guise de sermon, l’assistance a écouté le «témoignage» de l’Abbé Faustin Kwakwa, curé à Wavre. Le prêtre revient du Congo où il a vécu toutes les péripéties des dernières élections pour avoir été candidat député national. Au cours de son récit, Abbé Faustin a livré un «petit scoop» en faisant état d’un coup de fil reçu par Etienne Tshisekedi wa Mulumba. C’était au moment où le président de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante), Daniel Mulunda Ngoy, annonçait les «résultats provisoires» de l’élection présidentielle. L’appelant n’était autre que le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines. «Gardez votre calme», aurait dit celui-ci au leader de l’UDPS.
Le Groupe Epiphanie a pris l’habitude d’organiser des messes lors de la commémoration des grands événements ayant marqué l’Histoire du Congo. C’est le cas notamment de la proclamation de l’indépendance (30 juin) et la fête des Martyrs de l’indépendance (4 janvier). En novembre dernier, une «messe spéciale» a été organisée afin que les consultations politiques du 28 novembre se déroulent dans un climat de paix. Les événements sanglant du 26 novembre pourraient donner raison à ceux qui disent que «les voies du Seigneur sont impénétrables». Les offices religieux organisés par le Groupe Epiphanie sont devenus des occasions de «méditation» sur l’évolution de la situation sociopolitique au Congo. L’association saisit ces moments pour délivrer, sous forme d’homélie, sa «lecture» de l’actualité congolaise.
Dans son témoignage, Faustin Kwakwa a commencé par donner les raisons ayant motivé le prêtre qu’il est à présenter sa candidature à un mandat politique. Après avoir invoqué des textes du droit canon qui règlent cette éventualité, il a souligné que «lorsque la patrie ne se porte pas bien, chaque fille et fils a le devoir et même l’obligation de faire quelque chose». Car «la patrie est l’affaire de tous». Pour lui, le pouvoir spirituel doit intervenir dans la gestion de la Cité chaque fois que le pouvoir temporel accuse des signes de défaillance. Congo Indépendant a déjà publié le témoignage de l’abbé Faustin en ce qui concerne sa mésaventure en tant que candidat député sous les couleurs de l’ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement). C’était lors d’une conférence organisée par la section bruxelloise de l’Apareco. "Faustin" avait à cette occasion attribué de bons et mauvais points non seulement au pouvoir kabiliste et la Ceni mais aussi à l’opposition. Une opposition, selon lui, démunie de moyens d’action. Pour la petite histoire, l’ECIDé fait partie du cartel dénommé «DTP» (Dynamique Tshisekedi Président).
Johnnie Carson
C’est le lieu de mettre l’accent sur l’appel téléphonique reçu par Etienne Tshisekedi. Introduisant ce sujet, Abbé Faustin a regretté la campagne «anti-Baluba» menée dans la province de Bandundu par des personnalités du cru appartenant ou alliées au parti présidentiel, le PPRD. «Ne voter pas pour les Baluba, ils vont vous écraser». C’était, dira-t-il, le "mot d’ordre". Après avoir fustigé les dysfonctionnements qui ont émaillé les opérations électorales (fraudes, tricheries), Kwakwa d’expliquer les raisons qui ont incité Etienne Tshisekedi à ne pas donner de «mot d’ordre» attendu par la population après la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle donnant la «victoire» à «Joseph Kabila». «Je me trouvais, avec d’autres membres de l’opposition, aux côtés de M. Tshisekedi, dit-il. Nous étions entrain de suivre les résultats provisoires de l’élection présidentielle. C’est en ce moment que le président de l’UDPS a reçu un appel téléphonique du sous-secrétaire d’Etat américain». Selon Kwakwa, cet officiel américain aurait exhorté Tshisekedi, le challenger du président sortant «Joseph Kabila», à «garder son calme». «C’est suite à cette démarche américaine que M. Tshisekedi n’a pas donné de mot d’ordre de manifester à la population», a ajouté le prêtre.
Ouvrons la parenthèse pour signaler que les propos de Faustin Kwakwa ont été confirmés à l’auteur de ces lignes, au début de la soirée de lundi 1er juillet, par Tharcisse Loseke Nembalemba. «C’était le 9 décembre 2011, raconte Loseke. Il était exactement 19 heures. C’est Albert Moleka, le directeur du cabinet du président Tshisekedi qui jouait le rôle d’interprète. Moi-même, Faustin Kwakwa et Martin Fayulu étions présents. Le sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines, Johnnie Carson, a demandé au président Tshisekedi de ne pas laisser ses partisans descendre dans la rue». Selon Loseke, Carson ajoutait : «Les résultats de l’élection présidentielle ne sont pas conformes à la vérité des urnes. Nous sommes entrain de nous concerter afin de trouver le moyen de résoudre ce problème». L’Américain de poursuivre : «Nous allons éviter que le dossier suive son cours devant la Cour suprême». Une juridiction devant laquelle Tshi-Tshi avait exclu toute idée d’introduire un recours au motif qu’elle était inféodée au pouvoir kabiliste. A en croire Tharcisse Loseke, depuis le 9 décembre dernier, le sous-secrétaire d’Etat américain n’a plus donné de ses nouvelles. «Johnnie Carson avait pourtant donné sa parole d’honneur, dit-il avec une pointe d’amertume. Depuis lors, j’ai perdu toute confiance à l’endroit de la communauté internationale». Tshisekedi wa Mulumba a-t-il été roulé dans la farine par Carson? Fermons la parenthèse.
Dans son récit, Faustin Kwakwa est apparu quelque peu timoré en exhortant les forces politiques de se mettre en ordre de bataille pour affronter les élections de 2016 : «Nous n’aurons peut-être pas l’imperium que nous recherchons faute de moyens. C’est maintenant qu’il faut préparer 2016 en mettant en place des structures». Ces propos ont été interprétés, à tort ou à raison, comme du «défaitisme». «Nous n’allons pas laisser l’usurpateur «Joseph Kabila» savourer tranquillement les cinq années de la législature en cours», a confié un opposant. Un avis partagé par des "combattants" de Belgique. L’Abbé Faustin a conclu son «sermon» par ces mots : «Ne craignez pas, le Congo n’est pas mort. Il doit se relever!».
Arrestation de Diomi Ndongala
Quelques annonces ont été faites avant la clôture de l’office religieux. On retiendra particulièrement le message donné par Rigobert Kuta Mwana Kuta sur l’arrestation, le mercredi 27 juin, du président de la Démocratie chrétienne (DC) Eugène Diomi Ndongala. Selon les allégations du procureur général de la République, Flory Kabange Numbi, Diomi, un proche d’Etienne Tshisekedi, serait poursuivi pour «viol». Il aurait eu des rapports sexuels avec deux filles mineures. «Diomi est victime d’une cabale», clament en chœur des membres de l’opposition. Selon Kuta, le jour de son interpellation, le président de la DC se rendait à l’église Notre Dame du Congo où des partis politiques et associations devaient procéder à la signature de la «Charte» du nouveau cartel qui soutient le «président élu» Etienne Tshisekedi dénommé «Majorité présidentielle populaire» (MPP). Notons que Diomi est l’iniateur de la messe qui a été célébrée le samedi 23 juin en présence d’Etienne Tshisekedi. But : soutenir les Congolais des provinces du Kivu. A en croire Kuta, une quarantaine des membres de la DC seraient aux arrêts. Le secrétaire général de cette formation politique, Freddy Kita, aurait reçu une convocation de l’ANR. Il en serait de même de l’avocat de ce parti, Me Yula. «Nous devons faire une pétition à envoyer au gouvernement belge». L’objectif, a souligné Kuta, est d’inciter la «communauté internationale» à exercer des pressions sur les autorités de Kinshasa afin d’obtenir la libération de toutes ces personnes.
Arretez svp. il a perdu ses elections à Djili par la faute de la strategie d’ aller à djili. aller en zone militaire en afrique, hors des zones habitable. basalaka politique te: na bakomona. Mr Amba., la politique s’est la strategie, equilibrisme et surtout du genie dans l’inprovisation.
christian [chriisraela@live.fr] 03/07/2012 07:45:03
Tous mes amis congolais se posaient des questions sur le silence de leur président élu Tshisekedi qui voyait son pouvoir lui échapper du jour au lendemain jusqu’à disparaitre plusieurs mois plus tard. C’est maintenant, en lisant ces lignes de Congo indépendant qu’ils le comprendront à travers ce témoignage qui vient 7 mois plus tard. Fallait-il attendre si longtemps avant de le dire? Je pense que votre président a perdu le pouvoir par manque de stratégie. Il a voulu conduire tout lui-même alors qu’il aurait dû se faire assister par des fins stratèges. Il croyait tout détenir et misant sur sa population et la déliquescence de l’Etat. Il s’est trompé. Malheureusement il ne semble pas prêt à rebondir. Il s’est enfui dans son silence. Les occidentaux ne l’aiment pas ou encore n’admirent pas ses prises de position nationalistes. L’appel de ce vrai faux politicien américain était une façon de l’effacer car, connaissant sa puissance, les occidentaux craignaient que leur "timide taré" ne tombe. Un belge m’a dit un jour; " En 2006, nous avions un choix à faire. Nous avions Bemba, le vrai vainqueur et Kabila. Mais entre un fou (Bemba) et un taré (Kabila), nous avons préféré un taré." La même logique a certainement continué en 2011. Choisir entre un nationaliste soucieux de son peuple et un voyou avide d’argent, on a préféré un voyou. Congolais, allez y comprendre.
Une question sans reponse m’a toujours dérangé: Qui s’occupe de la securité de E.Thsisekedi? Même un mineur en matière de securité ne pouvait pas laisser le leader passer les nuits du temps des élections jusqu’à la publication des résultats dans son lit habituel. N’est-ce pas que sa mise à mort durant la campagne électorale était plus que visible pour servir d’indices d’hazards qui se transformaient en risks? Aujourd’hui il serait plus fort comme Président élu s’il n’était pas mis en résidence surveillée par les mentors stratèges de Kabila du genre jonhie carton et autres. La même betise se reproduit avec un leader politique du type Diomi Ndongala. Qui ne sait pas que Diomi gene le pouvoir de kabila plus que Thsisekedi? C’est lui qui choisit de se priver un salaire parlementaire de $6000 (un mauvais exemple pour les corrupteurs multinationaux qui ne suportent pas ceux qui refusent la corruption), c’est lui qui parle sur les medias, c’est lui qui jure pour la vérité des urnes pendant que les autres négocient money money money avec les corrupteurs. De ce fait, il n’est plus n’importe qui. Comment peut-il être arrêté selon certains, enlevé selon d’autres sans qu’aucun témoin ne soit sur le lieux pour donner la vraie version au public. Toujours la même question: “Qui assure sa securité”? Qui gère ses communications? Non, les partisants politiques et les membres de familles des leaders politiques doivent prendre la securité de leurs membres du parti ou de familles en charge; c’est moins couteux. Diomi devait savoir qu’en homme politique de sa logique, avoir quelqu’un (e) dans sa suite partout fait partie de la prévention. Combien coûte une petite voiture (même banalisée) pour servir de quadreur par ceux qui pouvaient visionner un pareil enlevement ou arrestation? Si l’on voudrait voir le Congo liberé des mains des envahisseurs, ceux qui se chargent de la securité des leaders politiques doivent s’instruire en matière de protection civile pour anticiper ce genre de choses. Il existent des gens qui sont outillés en intuition et en science de protection civile. Il faut les consulter.
manzumbu [mazumbu@yahoo.fr] 03/07/2012 09:09:27
Chaque fois que quelqu’un est en perte de vitesse, il dénonce les effets du pouvoir en place. ce prêtre après avoir échoué aux élections, il trouve un moyen de diabolise le pouvoir. Mosengwo n’est pas du reste en ôtant la soutane pour le pouvoir. Mais après l’échec, il s’insurge en faux, ces sont tous des farceurs et chercheur de positionnement. Aujourd’hui, la communauté internationale dévient mauvaise, en fin de compte avec qui allez vous travailler? Ne soyez pas des chauves souris.
jean christome soumaili [soumailimbote@yahoo.fr] 03/07/2012 09:16:55
l’abbe qui a postule doit citer le canon qui permet a un pretre de remplir les fonctions politiques et de montrer l’autorisation de son eveque.
Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 03/07/2012 09:57:54
L’histoire du coup de fil du sous-secrétaire d’Etat américain Carson est ahurissant. Cela procède d’une mentalité d’anciens colonisés qui croient dur comme fer que le pouvoir en RDC se décide et donne depuis l’Occident.
Qui pourrait certifier que l’anglophone au bout du fil, en ce heures fatidiques de novembre 2011, était bien le sous-secréitaire d’Etat américain aux Affaires africaines ?
Quoi qu’il en soit, depuis quand les décisions stratégiques de la direction politique de l’UDPS de Etienne Tshisekedi, "dirigeant aux discours nationalistes ", sont-elles prises ou soufflés par des Américains ?
Honoré Ngbanda raconte, dans son livre sur la fin du régime Mobutu, qu’un coup de fil aurait démotivé le président nigérian Abacha à voler au secours de Mobutu, alors des troupes nigérianes et leurs équipements étaient fins prêts.
Un coup de fil, tenez-vous bien, d’un très proche du Maréchal zaïrois.
c’est vraiment Naïf et Stupide de continuer à croire encore et toujours la Propagande. Ces gens-là n’ont pas le sens et le respect de la parole donnée, et pire, ni un respect " des autres " quand bien même qu’ils soient les causes et origines des misères et des souffrances des autres, ils ne s’amendent Jamais. Mais, il y a un temps pour TOUT Serviteur du véritable...
Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 03/07/2012 10:49:25
Mon cher B.A.W,
Je peine à croire ce que je viens de lire ici.
Monsieur Tshisekedi aurait cru un instant que J Carson allait plaider sa cause ? Contre les intérêts des groupes agro-miniers américains et canadiens au Congo et en association avec les lobbies pro-rwandais?
Plus de trois décennies en politique, Monsieur Tshisekedi croit-il encore aux rêves ? Comment un homme comme Albert Moleka a-t-il pu laisser passer une telle chimère ?
Maintenant je comprends pourquoi certains congolais pensent que Kamerhe est un opposant.
Et merde, nous sommes foutus. Nous sommes vraiment foutus !
Jo Bongos
Mokati M’bila [mkb@gmail.com] 03/07/2012 11:02:31
C’est maintenant qu’il faut préparer 2016 en mettant en place des structures!!!! Tiens, tiens Monsieur l’Abbé !!!Quelles structures avec quel bilan, quelles perspectives, et quel personnel politique???
Nous Congolais, avons un sérieux problème d’aptitude à concevoir et à diriger des analyses complexes, à identifier les enjeux cruciaux et à tirer des conclusions exploitables.
Aujourd’hui Kabila travail avec les pionniers du monde de renseignement du zaire (Toutes les régions confondues) qui ont de l’expérience pertinente depuis 1972et ils sont passés par le CND, CNI, CNS, AND, SNIP et possèdent des carnets d’adresse bien fourni en Europe, Amérique, Israël, etc.
Pensez-vous réellement Mr l’Abbé que les élections de 2016 vont mettre fin à l’imposture??
Le Rwanda n’est que la partie visible del’iceberg Continuez de dormir, mais sachez une chose, nos ennemis ne dorment pas et ils sont toujours prêts a profiter de la moindre négligence de notre part.
victime [victime@yahoo.fr] 03/07/2012 12:53:50
très étonnant et décevant quand même. Tshisekedi qui nous a toujours fait croire que son pouvoir émane du peuple congolais, peut aussi croire en ce pouvoir servi sur un plateau par la Communauté internationale. Quelle serait alors la différence. Lui aussi aurait donc du mal à dire non aux dictats de ses parrains de la C.I. franchement, tshisekedi a été roulé dans la farine. merci"Mr l’Abbé" pour la révélation.
Mandrake [mandrake1@live.fr] 03/07/2012 14:56:04
Chers frères, chères sœurs! C’est vraiment ahurissant, ce que nous venons de lire. Une révélation! Le vieil opposant de toujours a cru à l’appel téléphonique d’un quidam, qui pouvait être n’importe qui... Jos Bongos a raison: nous sommes foutus. Cependant, l’espoir n’est pas perdu; soyons réalistes, nous devons désormais compter sur nous-mêmes. L’opposition congolaise n’a aucun repère, aucun idéal à défendre, aucun plan d’avenir pour ce beau pays de nos ancêtres, bref aucune stratégie politique pour le changement que nous appelons de tous nos cœurs. Allons-nous laisser l’usurpateur, le taré "savourer" les cinq prochaines années insolemment?? Il est urgent de penser collectivement à une sortie rapide de ce cauchemar qui n’a que trop duré. Tshitshi est arrivé à son terminus, il n’y a rien qu’il puisse faire désormais. Redevenons lucides, il nous faut tourner cette page Tshisekedi et envisager autre chose de plus pragmatique. Il y a trop de bavardage creux... Il est temps de passer aux actes. C’est le prix à payer!
J. Tonga Ndako [tongandako@yahoo.fr] 03/07/2012 17:06:20
Très banalement on entend dire de certains politiciens, soit directement eux-mêmes ou dans leur entourage proche, qu’ils sont des hommes soit des américains, des français, des belges ou d’autres puissances étrangères.
Cela tend à avaliser le fait qu’en Afrique, en général et en RDC en particulier, rien ne peut changer sans l’accord de ces derniers, parce qu’ils feront toujours passés leurs intérêts avant les nôtres, mais plus encore en ayant nos soi-disant leaders comme garçon de course sous leur contrôle.
kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 03/07/2012 17:31:58
Bien avant les élections de 2011,Herman Cohen,ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires Africaines avait déclaré dans une interview,je le cite de mémoire:"Il faut que Kabila reste au pouvoir,mais il doit se débarrasser de son entourage corrompu". De mon point de vue,par cette déclaration de l’Américain,les élections congolaises de 2011 étaient pipées d’avance. En 52 ans d’indépendance,c’est l’Occident qui fait des rois au Congo.Contre la volonté et les intérêts du peuple congolais. Pourquoi ces messieurs et dames des autres rives des océans se permettent-ils au Congo ce qu’ils ne peuvent pas faire au Pakistan,en Chine,en Inde,en Birmanie,en Corée du Nord,en Iran,en Russie,en Afrique du Sud...? Tout simplement parce que notre classe politique et notre élite intellectuelle se caractérisent par la médiocrité et la vénalité.Le petit peuple,lui,s’est installé confortablement dans l’inconscience, la nonchalance,l’analphabétisme politique. La trahion,ça se paie cash. Mobutu et LD Kabila ont trahi le peuple congolais.Ils l’ont payé.L’un est sorti de l’Histoire du Congo par la fenêtre,malgré 32 ans de règne inutile;l’autre par l’assasinat ignoble.Joseph Kabila le payera aussi.Qu’il continue son entreprise.
C’est tout simplement pathétique,qu’un homme politique de la carrure de Tshisekedi puisse se faire avoir par un coup de fil anonyme,on croirait vivre dans la fiction,car si le département d’état américain avait voulu dissuader Tsitsi,sa représentation à kinshasa se serait très bien occupée de cette tache et pas par un appel téléphonique.Mais bon... cela démontre à quel point ,les stratèges autour du leader maximo doivent repenser leur façon de faire.
Henri Mashikini [hmash1@msn.com] 03/07/2012 20:43:37
Quel triste constat alors....si ce recit que nous relate notre compatriote BAW est credible !
Comme le disent nos compatriotes ci-dessus inclu Jo Bongos et Mandrake, Ya Tshishi s’est fait avoir - non pas par le pretendu sous-secretaire Americain au bout du fil, mais par l’incompetence notoire et la naivete politique de ses multiple courtisans !
Bref, il est grand temps de re-ajuster notre tir, et de suggerer a Tshitshi d’aller se reposer tout en le remerciant pour sa lutte. Il est aussi temps de promovoir de vrais leaders et strateges politiques et baliser le chemin du retour de Kanambe et ses voyous a Kigali.
Adieu aussi au ramassis de revenants-Mobutistes et opportunistes - tel Kengo - qui continuent a polluer les rangs de vrais opposants
azoka [bisisa@voila.fr] 03/07/2012 20:50:08
bandeko natuni bino tozetolela bana mboka tokozela ordre toza na kin nani aza na piko atelema munene ayaka te gbanda aninganaka te tsitsi alobaka te biso tokomona pasi ba vrai mapinga tozali jour peuple akobima bokomona eloko nini tokosala sima ya peuple tsitsi okoliya bakinois bouche kaka ba kangi vrai kinois bokozela nini po bopaza makala na soir tosala bango kukulu elobe komela moko moko bana ekanga bisisa boyebi yangote asilisi bino bofanda calme ba katangais babosani biso bapesi zela na mopaya ah MOBUTU ozalaki mobali ya solo totikali na ba charlot etumba faux soda bazingi yo okobima ndenge nini osilisi ba ilongo na yo kasakasa okomi enemi ya bana mboka
bbs [bbensita@gmail.com] 03/07/2012 23:05:43
Dans cette histoire du Congo, nous n’allons pas qu’en même charger Tshisekedi. A mon sens il a contribué de la plus belle manière à l’éveil démocratique au Congo. Il a réussi pas mal de choses avec si peu. Il ne sera peut être pas président mais sa légende lui survivra. Je suis tout à fait d’accord avec l’abbé sur la pérennité du Congo. Nous devrions travailler pour le long-terme là où nous sommes avec les moyens à notre disposition. Que ca soit pour un coup d’état ou pour une prise démocratique du pouvoir ca demandera des hommes formés, informés, avertis, entrainés et efficaces. Je ne suis pas un illuminé mais je crois au temps de Dieu, au temps de plénitudes, au temps des accomplissements. Une façon de dire que le temps de Dieu s’accomplira quand les jeunes Congolais aux études trouveront assez d’arguments psychologiques en eux pour déraciner le mal qu’il soit dans le corps d’un homme ou dans une structure quelconque. L’article montre que la pratique politique est plus difficile qu’on ne le croit. L’idée que tout le monde peut gouverner, prédire et gérer amène à des mauvaises interprétations du fait politique qui est aléatoire en RDC. Il n’y a pas plus volatile que le pouvoir politique au Congo. Je veux dire par là que ce pouvoir peut tomber demain sans crier garde ou durer quelques années encore. Le destin de ce pouvoir n’est ni dans la main du président ni dans celui d’un autre quidam. Tous ceux qui incarnent le pouvoir au Congo sont arrivés là par hasard. Ils travaillent pour rationaliser les mécanismes de contrôle mais ils n’y arriveront pas puisque le facteur aléatoire est le véhicule qu’utilise tout électron pour se déplacer dans l’espace. Le ver est dans le fruit.
Albert Moleka [molenzo@hotmail.com] 04/07/2012 21:06:39
Cher Amba, J’interviens rarement dans ce genre de forum, mais je me dois de rétablir en âme et conscience la vérité des faits sans risque d’être contredit afin d’éviter que tes lecteurs tirent de mauvaises conclusions basées sur des informations incorrectes.
Voici les faits: 1. Ce 9 décembre 2011, en guise de responsables de l’opposition, il y avait éffectivement l’abbé Faustin, le Dr Loseke ainsi que mon jeune frère Serge Welo, tous de l’Ecidé. Et je les remercie pour leur présence et courage ce jour-là car ils quittèrent Limete au-delà de 23h. Ils furent donc témoins privilégiés et actifs de cette mémorable journée. 2. Il est totalement incorrect de penser un seul instant que la substance de la déclaration-réaction du Président Etienne Tshisekedi ce jour là ait été "influencée" par l’intervention d’une personnalité étrangère, fut-ce-t-elle Johnnie Carson. En effet, c’est vers 18h30 que Johnnie Carson a parlé au Président Tshisekedi au téléphone. Donc bien après la prise de position de ce dernier.
En ce qui concerne le contenu de la conversation entre les deux personnalités, vous comprendrez aisément que, vu mes fonctions, je suis soumis à un devoir de réserve quant à la divulgation des détails des conversations de mon Chef. En conclusion, le Président Etienne Tshisekedi n’a pas été un "naif" influencé par les étrangers ce jour là, mais il a peut-être choisi de se comporter en Homme d’Etat, Père d’une Nation et donc plus soucieux de la vie de ses concitoyens que de ses dividendes politiques. Ceci n’est bien sûr qu’une hypothèse que je soumets à réflection. Ingeta!
Albert Moleka Dircab et Porte-parole du Président E. Tshisekedi
Rectificatif : Par inattention, Martin Fayulu a été cité - parmi les personnes présentes lorsque le président de l’UDPS conversait au téléphone avec le sous-secrétaire d’Etat américain - en lieu et place de Serge Welo. Etaient donc présents : Albert Moleka, Tharcisse Loseke, Serge Welo et Faustin Kwakwa.
Rédaction CIC
Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 05/07/2012 12:47:14
Cher Monsieur Albert Moleka,
Merci pour le correctif.
Tous les congolais savent que Monsieur Tshisekedi est un homme d’Etat. Mais s’il vous plait, arrêtons avec ces histoires de ‘’Père d’une Nation’’.
S.V.P, pas vous, qui avez les moyens intellectuels d’être très loin de ce concept bidon et infantilisant.
Les congolais n’ont plus besoin de ‘’père de la nation’’ ou que sais-encore quelle niaiserie. Les congolais veulent avoir de l’eau courante, de l’électricité, de quoi manger trois fois par jour, des soins de santé essentiels. Les congolais en ont assez de voir les richesses nationales accaparées par une caste des salopards alors qu’eux n’arrivent pas envoyer leurs enfants à l’école et les nourrir dignement, humainement. Les congolais attendent de vous –homme d’Etat- une vision, un programme, des stratégies pour mettre en place dans ce putain de pays un Etat, tout simplement. Les congolais s’en foutent de J Carlson, d’Obama, Kagame, Museveni, Hollande ou quel autre esclavagiste moderne. Les congolais souhaiteraient voir à la tête de ce pays un système d’organisation qui ferait en sorte qu’on ne parle plus jamais mais vraiment plus jamais du ‘’Père de la Nation’’. Le Congo, c’est aussi une IDEE. Pour cela, on compte sur vous pour aider Monsieur Tshisekedi à la faire germer. Voila!