Kabila-Bush : les dessous des cartes d’une rencontre au sommet
"Joseph Kabila" reçu par George W. Bush à la Maison Blanche.
Le mercredi 5 novembre 2003, George W. Bush, alors président des Etats-Unis d’Amérique, recevait "Joseph Kabila" à Washington. Au lendemain de cette rencontre, une newsletter française «geopolitique.com», citant des sources proches de la délégation congolaise et des "services" américains, a rapporté que lors de cette entrevue à Washington, le chef de l’Administration US aurait «demandé» à son homologue congolais "Joseph Kabila" d’accorder l’autonomie aux "Banyamulenge" dans les provinces du Kivu ainsi qu’au district de l’Ituri où sévissent des milices pro-ougandaises. A la lumière de la guerre en cours dans la Province du Nord Kivu, il n’est pas sans intérêt de mettre à la disposition des lecteurs l’article - légèrement "toiletté" - publié à l’époque par Congo Indépendant.
C’est un sacré pavé jété dans la marre présidentielle par la newsletter «www.geopolitique.com» sur la récente visite du chef de l’Etat congolais à Washington en publiant un article intitulé «La feuille de route de Kabila à Washington». Un article que certains observateurs qualifient déjà de «dessous des cartes» des entretiens Kabila-Bush, mercredi 5 novembre, à la Maison Blanche.
Citant des sources proches de la délégation congolaise et des services secrets américains, le journal français note que les discussions entre le président congolais et son homologue américain ont porté notamment sur une «reconnaissance tacite» par les autorités de Kinshasa de l’ «autonomie des Banyamulenge» dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu. Ainsi que sur le «contrôle» du district de l’Ituri (Province Orientale) « sous influence de l’Ouganda voisin». En langage simple et intelligible, l’Amérique aurait donc demandé le maintien du statu quo dans les deux Kivu et dans l’Ituri.
A en croire toujours geopolitique.com, évoquant les points relatifs à la stabilité et la reprise de la coopération avec la RD Congo, l’Administration Bush «a» posé ses conditions au leader congolais. D’une part, précise ce journal, l’intégration au sein des Forces armées congolaises (environ 50.000 éléments) des 25.000 hommes du RCD-Goma ainsi que les 20.000 unités du MLC de Jean-Pierre Bemba. D’autre part, «la recomposition et la formation des forces de sécurité par les experts américains», avec l’appuis de «sociétés privées», MPRI (Military professional resources Inc.) en tête. La partie américaine a également exigé l’arrestation des milices «Interahamwe» qui opèrent depuis le territoire congolais. Selon cette même source, avant d’avoir l’entrevue avec George W. Bush, Joseph Kabila a eu un entretien avec le vice-président américain Dick Cheney.
Le pétrole du lac Albert
Cheney lui aurait fait part d’un projet d’oléoduc qui doit relier la région du Lac Albert, à l’Est de l’ex-Zaïre, et la côte atlantique à travers la région forestière du bassin du fleuve Congo. A cheval entre l’Ouganda et le Congo, le lac a fait l’objet d’une prospection très prometteuse de la firme canadienne Heritage Oil et recèlerait des réserves estimées à 2 milliards de barils. La newsletter de conclure que le pipeline en discussion entraînerait dans son sillage la construction d’insfractuctures de transports par Halliburton et sa filiale Kellog Brown& Root.
Dans une déclaration à la presse, samedi 8 novembre, le porte-parole de la présidence Mulengwa Zihindula a annoncée l’arrivée, au mois de décembre, dans la capitale congolaise, d’une mission d’évaluation américaine chargée de «définir les besoins, notamment de la transition et de la lutte contre le sida, afin de fixer la hauteur de l’aide que les Etats-Unis apporterons à notre pays». Son homologue américain, Scott Mc Clellan, a , pour sa part, mis l’accent sur le fait que le président Bush a réaffirmé à son interlocuteur «que nous étions résolus à continuer de fournir une aide humanitaire à la RDC afin d’alléger la souffrance». Et d’ajouter qu’« il a également promis qu’il continuerait à porter une attention soutenue aux problèmes de sécurité qui empoisonne l’Est du Congo». En faisant quoi ?
Dans une déclaration faite, mardi 11 novembre, à Kinshasa, le porte-parole du chef de l’Etat congolais, a rejeté en bloc le contenu de l’article de géopolitique.com qu’il a qualifié de «contrevérités grossières». Selon lui, Kabila et son homologue US n’ont eu en aucun cas à évoquer en détail la question de l’armée. Ils ne se sont pas non plus penchés sur le dossier du pétrole du Lac Albert. Qui dit vrai ? Car officiellement, lors de la rencontre de Washington, les deux dirigeants auraient évoqué l’évolution de la situation politique en RD Congo depuis l’installation des institutions de la Transition, les questions relatives au terrorisme et à la lutte contre le Sida ainsi que les besoins de Kinshasa pour la reconstruction du pays.
Le dernier rapport de l’ONU
C’est à la «demande» du secrétariat général de l’Onu ainsi que des cinq membres permanents du Conseil de sécurité y compris la Belgique qu’une douzaine de pages ont été amputées du dernier rapport des experts des Nations Unies sur les pillages de ressources de la RD Congo. Selon diverses sources, l’Ouganda et le Rwanda seraient clairement mis en cause dans l’entretien des milices qui font régner l’insécurité dans les provinces du Kivu et dans le District de l’Ituri. Selon les experts onusiens, «le but du Rwanda est de garder le contrôle des provinces du Kivu». L’Ouganda aurait fourni des armes à deux milices au moins en Ituri, «essentiellement dans le but de protéger ses intérêts commerciaux ».
Dans une lettre adressée à la Cour internationale de justice en date du 5 novembre 2003, le gouvernement congolais a demandé à cette juridiction internationale de reporter l’examen de la plainte de Kinshasa contre Kampala. Cette date coïncide avec la présence du chef de l’Etat congolais dans la capitale américaine où il s’est entretenu avec son homologue ougandais Yoweri Museveni. Le chef de l’état major de l’armée ougandaise, le général Aronda Nyakaïrima, se trouve depuis dimanche dernier à Kinshasa. Selon des sources congolaises, cet officier s’inquiète du regroupement, dans le Nord-Est de la RD Congo frontalière de l’Ouganda, des rebelles hostiles au régime de Museveni. «Plus précisément, a confié un officier congolais, Nyakaïrima a sollicité l’ouverture d’un couloir dans le district de l’Ituri» pour permettre à ses troupes d’atteindre le camp supposé de ces insurgés ougandais sur le sol congolais. Seul le président Joseph Kabila est mieux placé pour fixer l’opinion congolaise sur la part du vrai et du faux dans les «révélations» de «géopolitique.com».
Bonne information mais qui ne surprend personne. Et d’ailleurs, pour ceux de mes compatriotes qui ne le savent pas, vous devrez vous poser la question de savoir en vertu de quel principe, les multinationales sont devenues plus fortes que les hommes voire les Etats ? Il faut être un * sans cervelle* pour continuer à croire que les Occidentaux feront quelque choses afin que la paix revienne en RDC ou à l’Est. Comment expliquer que la justice internationale s’amuse en ouvrant les procès des ceux qui selon les hommes forts, sont des criminels de guerre et/ou de crime contre l’humanité mais en aucune fois, ils ouvrent leurs yeux pour voir qui sont ces pays qui fournissent les armes qui sont utilisés par ces commandant criminels ? Tous sont des marchands des armes. Il faille une stratégie simple pour les mettre tous dos au mur. les Congolais devraient mener leur combat en éliminant Kanambe alias Joseph Kabila. C’est de manière que le monde saura que les Congolais décident enfin de gérer leur pays. On juge X, Y, Z mais personne ne sait dire un mot sur Kanambe le commandant de toutes ces scènes. Que ce bâtard de Kabila rencontre Maô ou je ne sais qui, qu’importe, la solution dans cette crise qui dure depuis toujours, c’est le cadavre de Hyppo. Voilà la vraie libération pour notre peuple.
NGIMBI DIA KONGO [ngimbi2@yahoo.fr] 12/07/2012 22:07:05
Chers compatriotes,
L’article cité par notre compatriote n’est pas une fiction ou une invention, je l’ai lu comme beaucoup des congolais. Pour compléter l’auteur de ces lignes, lors des accords de Sun city, le Rcd a demandé un quota ethnique des "Banyamulenges" visant à les représenter à tous les niveaux des institutions, chose qu’ils ont obtenu de "Kabila". Ce qui se passe à l’Est n’est pas un fait du hasard et beaucoup des congolais le savent notamment tous les rescapés du Rcd et tous ceux qui bénéficient des promotions made in Kigali entre autres les Tambwe, Mende, Kengo... Pour finir, n’oublions pas que "Kabila" a découvert le Congo sous la bannière de l’armée rwandaise.
R U M A L I Z A [rumaliza1979@hotmail.com] 12/07/2012 23:03:16
"joseph kabila" ne dira rien là dessus; comme il n’a jamais rien dit de vrai sur la RD Congo. C’est dans la nature des tutsi de ne pas dire la vérité. Les mensonges chez eux c’est comme pour un petit enfant dire la vérité. C’est naturellement simple pour les gens de cette race. Quant aux autorités américains, le monde entier sait que c’est elles que les multinationnales juives et occidentales utilisent derrière le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi pour destabiliser la RD Congo et piller ses ressources natureles, pour à la fin la morceler en plusieurs petits Etats de petite taille. Une chose est sûr, ils ne parviendront jamais à morceler la RD Congo. Les Etats unis d’amérique se disloqueront, mais la RD Congo demeurera unie. Vous verrez. C’est ça.
Que Kanambe alias Kabila et George Bush aillent se faire foutre. La République Démocratique du Congo n’est pas un Etat de l’Amérique comme Hawaï. Bush n’a aucun droit de se prononcer ni de donner des directives sur notre pays. Que ce batard de Kanambe aille en enfer. Le peuple congolais ne laissera jamais aucun centimètre de notre pays à un autre pays. Les ennemis du Congo ne gagneront pas. Tous ces envahisseurs étrangers pauvres doivent quitter notre beau pays. A bas l’Amérique, à bas George Bush, à bas Kagame, à bas Kanambe. vive la République Démocratique du Congo et son peuple. Les congolais vaincront !