Paul Kagame et "Joseph Kabila", photographiés le 15 juillet 2012 à Addis Abeba.
Dans son Communiqué exigeant «des sanctions plus sévères de l’ONU contre le Rwanda et ses complices au sein du gouvernement congolais», l’APARECO souligne que « le peuple congolais ne s’explique pas comment la Communauté internationale se mobilise autant pour le cas de la Syrie aujourd’hui comme elle l’a fait hier pour la Libye et le Soudan, et qu’elle se montre aussi peu réactive lorsqu’il s’agit de la RDC alors que le conflit y perdure depuis plus d’une décennie et que l’on estime aujourd’hui le nombre de morts aux chiffres effarants d’une moyenne de 1500 morts par jour, 1000 femmes violées par jour et plus de 2 millions de personnes déplacées. Et d’après les chiffres de l’IRC et de l’ONU, 5 à 8 millions de Congolais ont été exterminés depuis le début de l’agression rwandaise en 1996 ». Pourquoi le Rwanda, premier responsable de cette tragédie n’est-il pas sanctionné ? Répondre à cette question, c’est aussi designer la responsabilité des Congolais eux-mêmes dans leur malheur.
On se souviendra que pour Platon et Aristote, la politique et la morale sont confondues puisqu’elles tendent toutes les deux vers le bien, que celui-ci soit personnel ou collectif. Mais il faudra attendre que Machiavel écrive « Le Prince » en 1513 pour que l’humanité comprenne qu’en politique, le résultat a une place prépondérante, et ce jusqu’à l’extrême. Pour lui, il faut abandonner toute considération morale pour prendre le pouvoir et maintenir cet état ; ce qui n’exclut pas la vertu de l’exercice politique, mais celle-ci est reléguée au niveau des apparences. Aujourd’hui, les apparences voudraient que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux soutiennent l’hégémonie tutsi du Rwanda parce que dans ce pays, cette ethnie ou sous-groupe racial aura été victime d’un génocide. Pourtant, comme nous allons le démontrer, les Etats-Unis ont bien laissé faire le génocide que tous les dirigeants occidentaux semblent décrier aujourd’hui.
« Le 11 janvier 1994, le général canadien Roméo Dallaire, commandant des Casques bleus au Rwanda, envoyait au siège de l’ONU à New York un câble dans lequel, sur la foi des informations d’un certain Jean-Pierre, il annonçait des massacres à venir. Au bout de la chaîne à New York se trouvait Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU alors chef des opérations de maintien de la paix » (Libération, 18 mars 1998). Laissons-le s’expliquer: « Lorsque ces informations nous sont parvenues, le Conseil de sécurité a été informé de ce qui se passait. Mon prédécesseur, Boutros Boutros-Ghali, est monté au créneau sur cette question du Rwanda et a tenté d’embarrasser la communauté internationale pour l’amener à agir. Certains pays membres du Conseil de sécurité avaient même de meilleures informations que nous, mais la volonté d’agir n’existait pas. La volonté politique nécessaire pour dépêcher une force n’existait pas » (Libération, 18 mars 1998). Or, comme l’a déclaré le général Dallaire, le 25 février 1998, lors de sa comparution devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPR) à Arusha, en Tanzanie, avec « une force équipée, mandatée, structurée avec pour objectif principal de s’opposer à toute personne armée qui tenterait de tuer les civils innocents, on avait un créneau de deux ou trois semaines où on aurait pu intervenir » (La Libre Belgique, 26 février 1998) et éviter le génocide.
Le génocide rwandais aurait pu être évité. Pourquoi ne l’a-t-il pas été alors ? Parce que le résultat que les Etats-Unis recherchaient dans le conflit rwandais était plus important que la défense des Tutsi contre un génocide prévisible et même annoncé. Le résultat recherché était de placer la rébellion tutsi du Front Patriotique Rwandais (FPR) au pouvoir. Comme l’a si bien observé un lecteur belge en parlant de l’intérêt des puissances occidentales dans la crise de la Région des Grands Lacs, « certains milieux de [ces pays] aimeraient bien recommencer le petit jeu fructueux du colonialisme par Tutsi interposés. Car ces Tutsi sont devenus des marionnettes dans les mains de groupes financiers. Et comme on ne peut plus utiliser de mercenaires blancs, on a trouvé des Noirs qui méprisent les autres Africains et qui les remplacent avantageusement (et de plus, c’est moins cher) » (Pan, 3 septembre 1998).
Pour atteindre leur objectif, les Etats-Unis, l’un des pays membres du Conseil de sécurité auxquels Kofi Annan faisait allusion et qui « avaient même de meilleures informations que l’ONU » sur ce qui se passait au Rwanda avant et au début du génocide, avaient intérêt à ce que l’ONU ne s’en mêle pas. L’administration Clinton ira jusqu’à interdire aux plus hauts responsables américains de prononcer le mot génocide, car le prononcer aurait signifié inviter de toute urgence une force onusienne au Rwanda et barrer la route du pouvoir au FPR. Ainsi, l’hyperpuissance planétaire avait réagi exactement comme le président François Mitterrand qui avait confié à des proches durant l’été 1994 : « Dans ces pays-là, un génocide, c’est pas trop important ». (La Françafrique : le plus long scandale de la République, Paris, Stock, 1998). C’est seulement après la prise du pouvoir par le FPR que le mot génocide sera enfin prononcé par l’administration Clinton pour légitimer l’hégémonie d’une ethnie minoritaire ou d’un régime allié.
Tant que les Etats-Unis auront besoin de la dictature tutsi rwandaise non certes pour les beaux yeux du dictateur Paul Kagamé mais pour leur propre agenda impérial dans la Région des Grands Lacs, ils fermeront les yeux sur tous les crimes que ce régime commet au Congo. Ainsi, cinq à huit millions de Congolais exterminés depuis le début de la sous-traitance de l’agression américano-occidentale par le Rwanda en 1996 ne pèsent pas lourd face à la politique que les Etats-Unis mènent dans la région. Pour revenir à Machiavel, tout en poursuivant un objectif criminel, les Etats-Unis sont tenus de soigner les apparences. Aussi, après avoir tenté d’étouffer la voix des experts de l’ONU sur l’implication du Rwanda dans la création de l’énième rébellion tutsi au Congo, le M23, l’hyperpuissance planétaire vient de décider de suspendre son aide à la formation militaire au Rwanda.
Il y a cependant des limites dans les soins apportés aux apparences. Quand Paul Kagamé deviendra encombrant pour les Etats-Unis, ceux-ci le lâcheraient sans le moindre état d’âme. Le rôle de la diplomatie congolaise devrait donc consister à embarrasser les Etats-Unis en dévoilant le véritable visage de leur meilleur pion dans la Région des Grands Lacs, le plus grand criminel de l’histoire encore en vie. Malheureusement, à l’instar du pays, pris en otage par le plus grand Cheval de Troie rwandais au Congo, Joseph Kabila, la diplomatie congolaise ne peut réussir une telle mission. Faut-il pour autant désespérer ? Oui, quand on pense à la classe politique congolaise, pouvoir et opposition confondus, embourbée dans la politique du ventre et la politique spectacle.
Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on. Ce qui se joue au Kivu, c’est bien l’existence même de la nation congolaise à laquelle les Congolais tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. A moins d’un coup d’Etat par des Congolais dont la fidélité à un Congo uni ne peut être remise en cause, seuls les évêques congolais pourraient aider la nation à faire bouger les lignes dans le sens de la justice. Qu’ils sortent de leur rôle traditionnel consistant à faire publier des «messages aux fidèles et aux hommes de bonne volonté » sur la crise multiforme de la société congolaise. Qu’ils dénoncent clairement l’agression américaine sous-traitée par le Rwanda. Qu’ils fassent au besoin un setting devant l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa. Qu’ils aillent jusqu’à faire une grève de la faim devant ce même ambassade s’il le faut. Qu’ils y restent nuits et jours. Qu’ils exigent ce que Joseph Kabila ne peut exiger par solidarité avec ses frères tutsi membres de l’actuel « Akazu » rwandais : la mise en place d’un Tribunal pénal international pour le Congo. Ainsi, les évêques congolais attireraient enfin les caméras des médias occidentaux, qui excellent dans l’art du mentir-vrai, sur le plus grand drame humain depuis la Deuxième Guerre mondiale, à savoir cinq à huit millions de Congolais qui sont morts et continuent à mourir dans la partie est de leur pays. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il a été décidé au Département d’Etat américain que « le Kivu fait partie du Rwanda ».
Confrontée à sa propre opinion publique, l’hyperpuissance américaine, qui en dehors de ses frontières et surtout chez les « sauvages » d’hier ne s’embarrasse d’aucun scrupule, ne connaît et ne reconnaît aucun principe moral, aucun droit de l’homme, aucune règle du droit international, si ce n’est son « droit » à dicter sa loi au reste de l’humanité, lâchera son nouveau Joker dans la Région des Grands Lacs. Comme elle a lâché sans sourciller un certain Mobutu Sese Keko.
Ceci n’est qu’un rêve. Le rêve d’un homme natif d’un pays aux immenses richesses source de misère. Le rêve d’un homme issu d’un peuple victime de la barbarie occidentale et de la folie de ses propres dirigeants. Mais peut-on s’interdire de rêver quand on n’a pas sa conscience tranquille face à la tragédie de son pays ? Yes, Evêques congolais, you can.
Monsieur Nkwa Ngolo Zonzo, Vous dites que tout en poursuivant un objectif criminel, les Etats Unis sont tenus de sauver les apparences. Exact. Mais vous n’avez pas remarqué que pour sauver ces apparences et se couvrir ils utilisent aussi des religieux?
Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 26/07/2012 11:03:18
Mon cher Nkwa Ngolo Zonso,
Le désespoir est tellement immense qu’on ne peut s’interdire de rêver. Mais de là à imaginer que les représentants de l’Eglise de Rome au Congo, soient capables de faire ce que vous recommandez n’est plus du rêve. C’est de l’ordre du miracle. Mais comme tout croyant sait, les voies du Seigneur sont impénétrables !
En attendant ce miracle, ce que tout le monde peut constater est que ces évêques congolais disent une chose à 8 heures du matin et à 11 heures, ils s’en vont boire du thé vert rwandais dans une ferme bien connue, dans la périphérie de Kinshasa. Et comme dans ce protectorat rwandais les enveloppes circulent facilement…tout comme les rumeurs...Je vous laisse imaginer la suite.
Enfin, ils pourraient peut-être commencer par publier les résultats des élections de novembre 2011. Les bons, les vrais, ceux qui correspondent à la vérité puisque leur chef, le Cardinal Mosengwo les détient. C’est lui-même qui l’a dit. Pas moi.
Quand j’étais enfant et que je servais la messe en qualité d’acolyte, les prêtres de notre paroisse n’arrêtaient pas de nous bassiner les oreilles avec des prédications pithiatiques du style : ‘’cacher la vérité nuit, c’est faire offense au Seigneur’’. Dois-je déduire que les évêques congolais font offense au Seigneur ?
Ceci dit, si les évêques vous suivent, il est certain que le verrou rwandais saute. C’est sûr et certain !
J’espère ne pas avoir blasphémé. Si oui, j’implore vos ‘’pardon miséricordieux’’.
Jo Bongos
UZIMA KARERA [uzikara@yahoo.fr] 26/07/2012 14:59:29
Cher Nkua Ngolo,
Avant de poser la question de savoir pourquoi le Rwanda n’est pas sanctionné, il fallait commencer par se poser la question de savoir pourquoi il y a de nouveau la guerre à l’Est de la R.D.Congo après multiples accords de Paix avec le Rwanda particulierement avec le C.N.D.P tranformeé en M23 mouvement du 23 mars. Pour les personnes averties la réponse est clair. Quand on signe un Deil ou accord il faut le respecter. Le non respect pousse au desaccord. Parmi les accords que le President Congolais a respectés, l’avancement en grade superieur des officiers C.N.D.P sans aucune commission d’avancement mais par une simple liste fournis par le C.N.D.P, la non poursuite de BOSCO TANGANA pour raison de paix dans la region. Pas de mutation des militaires et officiers du C.N.D.P dans d’autre regions militaires.
Par contre du cote Rwandais les miltaires de LAURENT NKUNDA et son Etat major devaient reintegrer le F.A.R.D.C et être renumerés chaque mois au même titre que les militaires Rwandais car, les militaires Rwandais sont mieux renumerés que les militaires Congolais. Les militaires du C.N.D.P devaient assurer la securité du President Congolais lors de ses passages a l’EST de la R.D.C
Maintenant nous devons nous poser la question de savoir pourquoi il ya la guerre à l’EST du CONGO ? La reponse est clair l’une de partie n’a pas respecter les accords. C’est la partie Congolaise particulierement le President Congolais qui a promis aux militaires C.N.D.P de completer leurs soldes et traitement après leurs paie du cote gouvernement Congolais y compris les primes a chaque passage de ce dernier à l’Est. Chose que, le president Congolais n’a jamais realisé. A chaque fois quand on a le president Congolais en ligne, il ne fait que promettre soit il nous renvoie chez son super Géneral qui n’est autre que son conseiller militaire, chef de la maison milaire, Chef du personnel des armees et porte parole du haut conseil superieur militaire de la defence nationale.
Cher Nkua Ngolo, le jour où le president congolais respectera les accords il aura la PAIX alors la PAIX dans toute l’etendue de la République avec tous ses voicins. C’est une sonnette d’alarme que je viens de tirer car, la R.D.C a 9 VOISINS.
Nous les natifs de Goma nous restons très vigilans bien que nous sommes dejà envahit par nos voicins qui veulent annexer notre Region. PAPA MARECHAL TU ES OU ? Toi qui disait TATA BO MOKO EKOLO BO MOKO surtout l’unité nationale que tu pronnais.
NZITANU François [Francois.Nzitanu@ansm.sante.fr] 26/07/2012 15:32:57
Monsieur Nkwa Ngolo Zonzo, c’est bien de critiquer les Etats-Unis dans la situation de guerre que connaît notre pays. Si je peux partager votre idée, c’est seulement le fait que les US qui sont une puissance militaire et économique du monde ne font pas assez pour obliger les autorités rwandaises de déguerpir de notre territoire. Cependant, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous quand vous ne chargez que les étrangers qui viennent nous agresser sur notre territoire. A ce que je sache, la RDC n’est pas un Etat souverain pour se défendre? Voilà plus d’une décenie que cette guerre dure, depuis ce temps quelle a été la stratégie des autorités congolaises pour se défendre de ces guerres récurrentes sur notre territoire? Vous semblez ignorer la responsabilité lourde de conséquence que porte M. Kabila Président de la RDC dans la situation de l’actuelle agression des rwandais. En effet, croyez-vous vraiment que si Kabila n’avait pas ouvert les frontières et fait entrer les soldats rwandais au Nord et Sud Kivu. Le M23 auraient engragés des victoires qu’ils détiennent aujourd’hui sur nos vaillants soldats? Croyez-vous vraiment que c’est sont les US qui ont intimés l’ordre à Kabila d’ouvrir ses frontières à une armée étrangère? En occurence rwandaise? Non M. Nkwa Ngolo, pouir régler le problème de la guerre à l’Est de la RDC, il n’y a qu’une chose, se débarrasser de Kabila à la tête de l’Etat RDCongo. Le reste ne sera que de la pure formalité. Les Congolais doivent comprendre cette réalité et agir en conséquence le plus rapidement possible.
P.K.K.M [p.k.k.m@yahoo.com] 26/07/2012 17:08:48
Ce que je me demande aujourd’hui par rapport aux crimes et pillages à l’est du Congo ,n’est-il pas un malheur pour l’Afrique. Cependant en 1991 le Pape Jean Paul II ,puis en 1998 Bill Clinton ont fait la repentance pour la traite des noirs,ils ont confirmé se sentir coupable du sous développement de l’Afrique. Alors comment expliquer le soutien des U.S.A à Paul Kagamé ,vu les crimes et les pillages de son armée en complicité avec des multinationales étrangères qui continuent à massacrés ,déplacés les populations congolaises rien que pour profiter de nos ressources minières donc j’estime que ces pratiques de mettre des chevaux de troie pour profiter derrière les crimes ,n’est pas diffèrentes au commerce triangulaire mise à l’époque de l’esclavagisme et la traite négrière et pourtant disparu aujourd’hui par l’abolition et les droits de l’homme. Avec ces guerres au Congo qui sème la désolation de tout un peuple congolais,n’est-il pas une invention de ceux qui nous dictent la démocratie d’illusion pendant que certains des criminels ne sont pas rattrapés en attendant les conséquences sont là ,les guerres au CONGO s’intensifie sans pour autant identifier,ni condamner les instigateurs de ces guerres (rwanda ,ouganda,les pays de la communauté internationales et les multinationales),demain par ailleurs ils viendront au nom de quoi se repentir,raison pourquoi Kagame dit" ne regardons pas le passé,plutôt l’avenir" ,pour rire tel propos ne vient pas de lui, mais des tireurs de ficelles disant: y-a qu’à faire le marché de l’Est pour partager les richesses ou bien géographiquement pour la démographie du Rwanda leur laisser le Kivu, en bref l’éventualité des guerres aiguise les convoitises des guerrières exclavagistes qui continuent leurs traffic avec le Rwanda ,demain ils viendront faire la repentance de ce qu’ils ont organisé pour leurs profits,à présent nous devons montrer que nous sommes dans l’histoire commune de l’humanité ,par conséquent nous ne devrions pas attendre des excuses pour des hypothètiques indeminisations,plutôt une révolution des congolais pour en finir avec les misères qui nous gardent serviles. UNITED STAND UP CONGOLAIS :Libérons notre pays de l’occupation étrangère.
Merci Kwa Ngolo Zonso pour ton analyse. C’est la deuxieme que je lis apres "La Rdc va-t-elle imploser? " Mais pourquoi les detenteurs du pouvoir eux-memes ne citent-ils pas le nom du Rwanda et de Kagame? Le peuple congolais est mobilise pour qu’aucun centimetre de son territoire ne soit perdu, n’en deplaise aux Americains et a leurs laquais rdcongolais qui doivent etre denonces.
Merci Kwa Ngolo Zonso pour ton analyse. C’est la deuxieme que je lis apres "La Rdc va-t-elle imploser? " Mais pourquoi les detenteurs du pouvoir eux-memes ne citent-ils pas le nom du Rwanda et de Kagame? Le peuple congolais est mobilise pour qu’aucun centimetre de son territoire ne soit perdu, n’en deplaise aux Americains et a leurs laquais rdcongolais qui doivent etre denonces.
kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 27/07/2012 14:44:23
Monsieur Nkwa Ngolo Zonso, Vos rêves pouvaient devenir réalités. Dans l’Histoire,il y a eu des utopies qui sont devenues réalités.C’était utopique,la renaissance de l’Etat d’Israel 2000 ans après sa déstruction par l’Empereur romain Titus au 1er siècle de notre ère.L’arrivée de l’homme sur la lune était d’abord une utopie.Qui pouvaits’imaginer l’avènement d’un Noir à la Maison Blanche? Et pourtant,maintenant c’est chose faite. Pour qu’un rêve devienne réalité,il faut un travail. Les Juifs dispersés à travers le monde ne cessaient de nourrir l’idée de la création de leur Etat. Les Afro-Américains se sont battus pour l’abolition de l’esclavage,contre la ségrégation raciale et pour les droits civiques. L’arrivée de l’homme sur la lune est le fruit de travail acharné. A mon avis,nous peuple congolais,avec notre classe politique médiocre, corrompue et notre élite intellectuelle venale,nous ne faisons rien pour nous libérer de l’esclavage dans lequel nous sommes soumis. Sommes-nous conscients que nous sommes asservis par le Rwanda?Le Rwanda qui fait et défait les rois chez nous? Les prêtres de Kinshasa avient organisé la marche pour dénoncer la tricherie pendant les élections passées.Dans les diocèses de l’intérieur du pays,c’était silence radio.Certains évêques de l’Est étaient ouvertement contre. Comme il y a eu des évêques mobutistes,il yen a qui sont kabailistes jusqu’à la moelle épinière.Tant pis si leurs fidèles sont massacrés,violées,sodomisés,appauvris.A cause de l’incompétence avérée de Kabila.
BOMA OMENA Henri [henriboma@hotmail.com] 28/07/2012 16:55:36
Même si les pleureuses émotives zaïro-congolaises font beaucoup de bruit, il ne faut pas se laisser désespérer par leurs insultes ou par leurs auto-flagellations qui dissimulent ou négligent les mécanismes d’instrumentalisation de l’Etat R.D.C. en un ETAT DEPENDANT dont les diplomates et les ressortissants sont empêchés de gérer les interdépendances entre peuples et entre Etats. Au lieu de pleurer, il faut renouveler le combat panafricaniste.
Autant le PANAFRICANISME fut, bien avant les Indépendances et bien avant l’installation des gouvernements africains, une dynamique internationale de conscientisation et de mobilisation de chaque Africain(e), autant la REACTUALISATION DU PANAFRICANISME devrait permettre à chaque Zaïro-Congolais(e) et à chaque Africain(e) de se conscientiser et de se mobiliser dans une dynamique internationale protestant non seulement contre le militarisme rwando-tutsi et contre les causes des fragilités de la diplomatie zaïro-congolaise mais protestant aussi contre l’instrumentalisation desdites causes, desdites fragilités et dudit militarisme par l’impérialisme occidental sous leadership états-unien.
Pour moi, la REACTUALISATION DU PANAFRICANISME est plus pertinente que les jérémiades de pleureuses émotives qui se contentent, pour répondre à la question « POURQUOI LE RWANDA N’EST-IL PAS SANCTIONNE ? », de faire, comme dans la dissertation ici commentée, ces deux principaux constats d’impuissance : – (1) «" CES TUTSI SONT DEVENUS DES MARIONNETTES DANS LES MAINS DE GROUPES FINANCIERS … ON A TROUVE DES NOIRS QUI MEPRISENT LES AUTRES AFRICAINS … " » – (2) « LA RESPONSABILITE DES CONGOLAIS EUX-MEMES DANS LEUR MALHEUR »
Il faut donc, selon moi, une REACTUALISATION DU PANAFRICANISME, pour lutter contre le militarisme rwando-tutsi instrumentalisé pour entretenir guerre et désunion entre Africains, car, par des initiatives visant une telle REACTUALISATION DU PANAFRICANISME, les Zaïro-Congolais pourront, selon moi, dépasser le constat d’impuissance se limitant à les stigmatiser sans stigmatiser aussi l’instrumentalisation de l’Etat R.D.C. par ceux-là même qui instrumentalisent le militarisme rwando-tutsi.
Tout ceci pour dire qu’il ne suffit pas de souhaiter la mobilisation d’autrui, par exemple celle des évêques catholiques, en négligeant que L’ETAT R.D.C. EST UN ETAT SOUS DEPENDANCE alors que, par une dynamique de REACTUALISATION DU PANAFRICANISME, chaque Zaïro-Congolais(e) et chaque Africain(e) comprendra et dénoncera les mécanismes de dépendance causant, par exemple, les fragilités de la diplomatie zaïro-congolaise.
Négliger le fait que L’ETAT R.D.C. EST UN ETAT SOUS DEPENDANCE, c’est assigner définitivement les Zaïro-Congolais à la désespérance en écrivant, comme dans la dissertation ici commentée, que « Le rôle de la diplomatie congolaise devrait donc consister à embarrasser les Etats-Unis en dévoilant le véritable visage de leur meilleur pion dans la Région des Grands Lacs, le plus grand criminel de l’histoire encore en vie. Malheureusement […] La diplomatie congolaise ne peut réussir une telle mission. FAUT-IL POUR AUTANT DESESPERER ? OUI, quand on pense à la classe politique congolaise, pouvoir et opposition confondus, embourbée dans la politique du ventre et la politique spectacle. »