AccueilCharteQui sommes-nous?RédactionAidez votre journal
17 Septembre 2012

Politique nationale :

«Joseph Kabila» : Féroce au Centre-Ouest, timoré au Sud-Est

 

Laurent Nkunda Mihigo, alors flamboyant président du CNDP, reçoit, début 2007, le gouverneur du Nord Kivu Julien Paluku et le "général" John Numbi Banza Tambo, alors chef de la police nationale, dans son ex-fief de Kiwanja

Douze années après son accession à la tête de l’Etat congolais, «Joseph Kabila» a fini par institutionnaliser une sorte d’«Etat partial». Un Etat qui traite les citoyens congolais de manière inéquitable selon qu’on est originaire des provinces situées au Centre-Ouest (Bandundu, Bas-Congo, les deux Kasaï, Equateur, Kinshasa) ou au Sud-Est (Katanga, Nord Kivu, Sud Kivu, Maniema, Province Orientale). Dans le premier cas, le pouvoir est intraitable. Dans le second, il est plus qu’accommodant. Des exemples sont légion : Bundu dia Kongo, Faustin Munene, John Tshibangu, Roger Lumbala, Laurent Nkunda, Jules Mutebusi, Bosco Ntaganda.

Les observateurs des relations entre les deux Congo ont été surpris d’apprendre que «Joseph Kabila» s’est rendu "en face", plus précisément à Oyo, pour rendre visite au président Denis Sassou-Nguesso. C’était le mercredi 12 septembre. Les deux pays entretiennent depuis quelques années des relations à l’image d’un thermomètre alternant le chaud et le froid. Kinshasa a tendance à reprocher à Brazzaville de donner l’hospitalité à ses opposants.

A Oyo, «Joseph Kabila» et Sassou-Nguesso n’ont pas parlé que du sommet de la Francophonie et de la crise qui perdure dans la province du Nord Kivu. A l’initiative de la partie «kinoise», le cas du général Faustin Munene, en exil au «Congo d’en face» depuis près de deux ans, a été au centre des conversations. «Joseph» a relancé la demande d’extradition de cet officier supérieur issu, au même titre que lui de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo». Il y a quelques semaines, Munene a fait reparler de lui en appelant au renversement du régime en place et en présentant les rebelles du M-23 comme un mouvement appartenant à la «résistance». Nombreux sont les Congolais qui furent choqués.

Natif du Bandundu, ancien vice-ministre de l’Intérieur et chef d’état-major général des Forces armées de la RD Congo sous le président Laurent-Désiré Kabila, Munene a échappé à la mort le 27 septembre 2010. Ce jour là, des éléments de la garde prétorienne de «Joseph» attaquaient sa résidence dans la commune de la Gombe. Des témoins assurent avoir aperçu Jaynet et Zoé «Kabila» sur le lieu. La preuve que le Congo de "Joseph Kabila" est un Etat voyou. C’est le début d’une cavale. Dans une intervention sur une Web-radio, le général fugitif, accusé de «complot contre la sécurité de l’Etat», a fustigé les moyens déployés par le pouvoir kabiliste pour le pourchasser. Fort de l’affaire Mulele, Sassou n’entend en aucun cas faire droit à la demande d’extradition émanant des autorités de Kinshasa. Le rappel de quelques faits laisse apparaître que
«Joseph» use de la répression à l’égard des personnalités politiques et militaires issues des régions situées au Centre-Ouest du pays. Il est, en revanche, timoré lorsqu’il s’agit de sévir dans le Sud-Est. Ici, le "dialogue" finit toujours par triompher.

Féroce au Centre-Ouest

Depuis la prise du pouvoir par l’AFDL le 17 mai 1997, plusieurs centaines de militaires originaires principalement de la province de l’Equateur sont enfermés à la prison de Makala. Sans jugement. La grande majorité des prisonniers n’a pas de dossier judiciaire. D’autres soldats ont été victimes d’exécutions sommaires. Les noms peuvent être fournis.

Le 14 mai 2006, le pasteur Fernando Kuthino est arrêté en compagnie de son interprète Bompere Mbo. Un mois après, Kuthino est condamné à 20 ans de servitude pénale par un tribunal militaire du chef de "tentative d’assassinat" et de "détention illégale d’armes de guerre". Bompere,lui , écopait d’une peine de dix ans.

En 2007 et 2008, plusieurs centaines des adeptes du mouvement politico-religieux "Bundu dia Kongo" ont été abattus par des éléments du fameux "Bataillon Simba", commandé par le major Christian Ngoy Kenga-Kenga, sous la supervision de John Numbi Banza. Les victimes protestaient contre un vote truqué lors de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de la province du Bas-Congo. Le rapport ad hoc redigé par des experts onusiens a été "etouffé" par l’ambassadeur William L. Swing, alors patron de la Mission de l’Onu au Congo. Des puissances occidentales ont brillé par leur mutisme face à un scandaleux massacre.

On se souviendra des moyens militaires déployés dans la province de l’Equateur pour «mâter» les «Enyele» dans le district du Sud Ubangi fin 2010 et en avril 2011 lors de l’attaque de l’aéroport de Mbandaka. La Monusco - dont les éléments «cohabitent» avec les rebelles du M-23 dans les «territoires occupés» au Nord Kivu - était venue à la rescousse des «forces loyalistes» pour traquer les "insurgés". Plusieurs cas d’exécutions extrajudiciaires ont été dénoncées par la société civile.

Le 19 avril 2011, le lieutenant-colonel Jean-Pierre Kazamba Mukala, commandant de la police nationale pour le District du Kwango, est enlevé à son domicile à Kenge par des agents de la direction de renseignements généraux et services spéciaux de la police nationale» (DRGS). Que lui reproche-t-on ? L’officier est suspecté d’être «en intelligence» avec le général Faustin Munene. Au Congo-Kinshasa, les forces dites de sécurité sont au-dessus des lois. Elles échappent à tout contrôle démocratique ou judiciaire et ne rendent compte qu’à un seul homme : "Joseph Kabila".

Depuis le 16 août dernier, 300 militaires et policiers ont été lancés aux trousses du colonel John Tshibangu. Né à Kananga, celui-ci était le commandant en second de la 4ème Région militaire (les deux Kasaï). Il a fait dissidence quatre jours plus tôt accusant le pouvoir kabiliste de jouer un "jeu ambiguë" dans l’instabilité qui règne dans la partie orientale du pays. On apprenait le week-end dernier que neuf personnes proches de cet officier ont été appréhendées par des agents de l’ANR (Agence nationale de renseignements). Selon Mutombo Mobe, ministre de l’Information du Kasaï Oriental, Tshibangu est accusé d’être «en intelligence avec les agresseurs rwandais». Avant la naissance du M-23, plusieurs officiers portant le label CNDP avaient fait désertion en toute impunité.

En ce mois de septembre, il y a eu le cas du député national Roger Lumbala. En "visite privée" au Burundi, ce parlementaire est accusé d’être "de connivence" avec les rebelles du M-23. Les autorités congolaises ont exigé «verbalement» son extradition. Intervenant samedi 15 septembre sur la télévision française «France 24», l’ambassadeur congolais à Paris, Ileka Atoki, a enfoncé le clou. «La justice congolaise voudrait l’entendre sur son séjour au Burundi», a-t-il déclaré. C’est à croire que le fait de se rendre au Rwanda ou lau Burundi est érigé en infraction. Lumbala est arrivé dimanche 16 à Paris. Sans rire, dans une déclaration faite le même dimanche sur Radio Okapi, le ministre congolais des Médias, Lambert Mende, a prétendu qu’une demande d’extradition sera adressée à la France...

Timoré au Sud-Est

En juin 2004, Laurent Nkunda et Jules Mutebusi, officiers dissidents des FARDC issus de l’AFDL, ont organisé l’attaque de la ville de Bukavu, chef-lieu de Sud Kivu. Les deux officiers justifiaient leur action par la nécessité de "sauver les Banyamulenge". Bukavu a été occupée avec l’aide du Rwanda. Huit années après, la justice congolaise n’a jamais émis de mandats d’arrêt à l’encontre de ces officiers. Elle n’a pas non plus exigé leur extradition. Mutebusi coule des jours heureux au Rwanda alors que son aventure avec Nkunda a laissé plusieurs victimes sur les carreaux. C’est le cas notamment du président de la Cour d’appel à Bukavu qui a perdu la vie.

Près de cinq mois après le déclenchement de la crise actuelle au Nord Kivu, on assiste à un enlisement. Défaits, près d’un millier de soldats congolais ont trouvé refuge en Ouganda. Pendant ce temps, les rebelles du M-23 consolident leurs positions dans les "territoires occupés". Rutshuru, Kiwanja, Bunagana, Rumangabo échappent ainsi à l’autorité de l’Etat. Des habitants de ces localités, estimés à 220.000, sont livrés aux intempéries. Ils errent. Les autorités de Kinshasa ignorent sans doute que les pouvoirs publics ont notamment pour mission d’assurer la protection de la population. Dans son bulletin daté 17 septembre 2012, l’Agence congolaise de presse note que "Joseph Kabila" serait à "la recherche des solutions pacifiques destinées à restaurer la paix dans le pays". Va-t-on, "au nom de la paix", assister à un nouveau cycle de négociations? On oublie souvent que les rebelles du M-23 sont issus du même moule que l’AFDL, le RCD et le CNDP.

Après avoir nié son soutien à Laurent Nkunda, président du CNDP, le Rwanda de Paul Kagame a, début janvier 2009, écarté le "général Laurent" de la tête de ce mouvement. Les responsables diplomatiques congolais ont tenté en vain d’obtenir son extradition. Trois années après, plus personne n’évoque cette question à Kinshasa. La question n’est plus évoquée dans les rencontres bilatérales. Oubli? Assurément pas! Ancien bras droit de Thomas Lubanga, Bosco Ntaganda a été propulsé à la tête du CNDP. Recherché par la Cour pénale internationale, "Bosco" a été protégé par "Joseph" en dépit des mandats d’arrêts à son encontre. Au nom d’une prétendue paix, "Kabila" a tenté jusqu’au bout de protéger ce présumé criminel de guerre lui promettant de le faire juger par la justice congolaise. La suite est connue.

Au Katanga, des membres de la "Jeunesse" du parti Unafec de Gabriel Kyungu wa Kumwanza passent à tabac quelques députés provinciaux. Les victimes portent de plainte. Le ministre de l’Intérieur fait une descente à Lubumbashi pour exhorter les parties a trouvé une "solution à l’amiable". L’incident est clos. Aucune suite n’est donnée à la plainte.

Dans l’équipe gouvernementale actuelle dirigée par le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, la province du Katanga compte huit ministres sur trente-six. Et ce en violation du troisième alinéa de l’article 90 de la Constitution qui énonce que "la composition du gouvernement tient compte de la représentativité nationale". Le Congo-Kinshasa compte onze provinces.

On le voit, "Joseph Kabila" représente "l’ennemi intérieur" que les profiteurs du régime feignent d’ignorer. Cet homme a fragilisé la cohésion nationale par une politique délibérée de deux poids, deux mesures. Il est donc illusoire d’espérer un "rassemblement" autour d’un régime auquel la grande majorité de la population ne se reconnait pas.

Aveuglé par l’incurie, l’individu qui trône à la tête de l’Etat congolais - grâce à la ruse et la force des armes - pourrait apprendre à ses dépens, dans les semaines et mois à venir, que l’Etat, pour être respecté, doit incarner la justice et l’intérêt général. A défaut, il ne mérite que le mépris. Cet Etat là est bon pour la poubelle de l’histoire avec un petit "h"...

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013

 

14 Réactions

R/K/B [k.biabu@hotmail.com] 17/09/2012 23:35:37
AMEN



GERMAIN [flower200980@yahoo.de] 18/09/2012 01:31:00
Merci cher compatriote Baudouin Amba Wetshi de nous avoir brossé le tableau de cet État partial de la facon que cet étranger Kanambe alias Joseph Kabila traite les autres congolais de facon inéquitable selon originaire de telle ou telle province. Ce Mr. Kanambe venu du Rwanda avoir franchi les frontières congolaises frauduleusement en 1967 sans visa sème la division entre congolais dans le seul but créer les conflits entre les originaires d’une province à l’autre pour nous diviser et surtout consolider son pouvoir. On voit les congolais pour un odre recu n’hésite pas à tuer et à matraquer ses compatriotes. Les exemples cités personne ne peut les contraidires Le cas actuel est celui du vaillant et courageux Colonel John Tshibangu voilà que son propre frère de la même province le gouverneur du Kasai met 300 militaires pour le capturer et en plus 20000 US dollars. Kanambe doit être reconduit à la frontière en brouette d’où il est entré en RDC avec prime de retour à son pays d’origine. Na poto mopaya o respecter mibeko te bakozongisa yo na mboka nayo. RDC ezali jungle te.



Tete [aimablesinga@ymail.com] 18/09/2012 01:39:51
J’ai la nausée en voyant des images comme Nkunda, John Numbi, J.Paluku..... ce sont tous des grands traitres du pays. Ils s’amusent jour et nuit au détriment des populations qui les ont amenées au pouvoir.



Mwenze Kabulo [mwekabulo@yahoo.fr] 18/09/2012 06:29:28
Mes chers compatriotes,

Kabila n’a aucun respect des textes. Il n’a pas été élevé à respecter les valeurs, il n’a pas de repères. Il est arrivé au pouvoir par accident. Il a promu des idiots qui aujourd’hui, grâce à la corruption et l’incurie, lui doivent tout et ne peuvent le contredire. Le Raïs n’a pas d’état d’âme. Il est cynique et diabolique. Il déteste les congolais, les vrais.

La session parlementaire qui vient de s’ouvrir est une occasion pour les députés de la majorité de démontrer leur patriotisme, qui se définit l’amour de la patrie et non l’amour du président. Il est leur demandé de poser les questions sur l’instabilité permanente à l’Est du pays. De prendre des résolutions patriotiques.



KUM [kumab2009@hotmail.com] 18/09/2012 07:12:08
Faut-il vraiment être un génie ou un surhomme pour nous faire voir cette félonnie dans le chef de celui qui se fait appeler "Joseph Kabila"?
Mais, ces vrais fripouilles des kanambistes, profiteurs de ce régime abject, peuvent exceller dans leurs méfaits: Mensonges avilissants et éhontés, homicides volontaires, détournements des deniers publics, complicité avec l’ennemi,...etc., ils peuvent néanmoins être sûrs d’une chose: tôt ou tard, ils seront rattrapés par leurs actes ignobles, à moins qu’il n’existe pas un Dieu!



Wigo [clement.mol@voila.fr] 18/09/2012 08:02:30
Que dire de plus? Tout est démontré que ce gars qui se fait appeler "J. Kabila" n’est pas des nôtres. C’est aussi clair que l’eau de la source.
Il n’y a qu’une solution si nous voulons vraiment sauver notre nation, c’est celle de prendre les armes car c’est le seul langage que ce mec comprend.
Soutien à tous les militaires Kongolais.
Notre combat étant juste et noble, nous vaincrons.



Gaston Mumbere [gmumbere@yahoo.com] 18/09/2012 09:15:57
Personnellement je ne partage pas totalement l’analyse de Mr Baudouin,celle de dire que les congolais du Sud-Est sont favorises par le sanguinaire Hypolite Kanambe.Ce qu’il faut savoir est que Hypolite Kanambe favorise et protege ses freres tutsis Rwandais qu’il a reussis a infiltrer dans notre pays.Cas des criminels Mutebusi,Nkundabatware,Ruberwa,Ntaganda,Ruzandiza,Kazarama...alors que les congolais du Sud-Est sont sacrifies et malmenes.Cas des congolais Lubanga,Ngujolo,Katanga qui ont ete livres a la Cpi,et meme la complicite de Hypolite Kanambe dans le drame humain dont la population du Kivu est victime depuis qu’il est a la tete du pays.Plus de 8 millions des congolais sont morts a cause du regime de Paul Kagame et cela en partie avec la complicite de Hypolite Kanambe.Toutes ces victimes sont issues de l’Est du pays.Bref,le Sud-Est du pays a deja paye le tres lourd tribut de pertes en vies humaines cause par ce regime genocidaire du tutsi Rwandais Hypolite Kanambe.Ce qu’il faut dire est que Hypolite Kanambe est un virus contre tous les congolais qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest,du Nord ou du Sud ou meme du Centre.Meme les Katangais subissent les affres de ce regime sanguinaire.Les deplacements et les massacres en cours contre les populations civiles dans les territoires de Mitwaba et Pweto,l’extermination des enfants biologiques de feu Laurent Desire Kabila...Tout est l’oeuvre de cet imposteur Tutsi rwandais Hypolite Kanambe.
Gaston Mumbere.



Mundeke Jean. [jmundeke@gmail.com] 18/09/2012 09:47:47
La seule finalite pour le peuple congolais c’est le renversement pur et simple de l’imposteur tutsi Rwandais Hypolite Kanambe.C’est lui le virus contre tous les congolais et le veritable mal pour notre pays.

Mundeke Jean.



ndumba [ndumba55@yahoo.fr] 18/09/2012 10:20:08
Une armée qui n’en est pas une, qui n’est pas payée, qui est constituée des rwandophones et de tous les autres, dont le chef est soldat imporovisé, une armée trufée des criminels et marginaux de tous ordres, une armée des imoraux et vers laquelle aucun parent normal n’oserait orienter un fils pour une carrière, une armée des perdants. C’est avec ces hordes de la honte que Kabila contient les congolais comme des bêtes en cage. Au rwanda il a donné tout ce qui se trouve à portée de ce menu pays si prétentieux et jaloux de tout ce qui s’étale en face chez le voisin. Des neuf voisins du congo, un seul a été capable de produire les AFDL, les RCD, les CNDP, les FDLR, les M23 et toutes sortes des Maï-Maï, des Rïa Mutomboki, des machins ceci, des machins cela. Que les rwandais sachent que cette affaire là va se regler entre hommes le moment venu car les congolais nous pouvons faire preuve d’une grande capacité de nuisance et nos morts réclament une frappe qui est dorénavent omniprésente et en géstation dans nos esprits le temps de nous occuper d’abord du rejeton de service qui vous représente à Kin.



Mwana Ya Lola [robertbalanga72@yahoo.com] 18/09/2012 10:54:44


Je partage l’analyse de notre frère Gaston Mumbere. Dire que Kabila favorise les populations de l’Est n’est pas très vrai. La réalité est qu’il favorise les Tutsi qui, eux, son effectivement basés à l’Est. Quand il a fallu livrer les Lubanga, les Mathieu Ngudjolo et autres, Kabila n’a pas hésité.

De même, Kabila n’hésite pas à laisser les populations civiles de l’Est se faire martyriser par le miliciens Rwandais (Hutu et Tutsi).

De grâce, ne tombons pas dans le piège de ces gens qui est de créer une barrière psycholgique entre les populations de l’Est et le reste du Congo pour favoriser la partition du pays.

Aucune population congolaise, d’ou qu’elle soit, ne bénéficient des faveurs de cet homme.

Restons unis.



Fidel Katombe [fkatombe@gmail.com] 18/09/2012 12:29:07
Très instructif. Merci Papa Amba.



Bitala Kashila [kwamulowayi@gmail.com] 18/09/2012 12:47:13
Bonjour Monsieur Gaston Mumbere,
Comment ne pas partager l’analyse proposée par BAW quand on sait que rien de ce qui s’est passé dans les cas du Centre et de l’Ouest cités n’est comparable à la tranquilité de Gédéon et ses milices au Katanga, encore moins aux assaillants de l’aéroport de Lubumbashi? Certes les Généraux et Colonels qui sèment mort et désolation dans le Grand Kivu sont Tutsi, donc légalement Rwandais selon la Constitution rwandaise, mais pourquoi les exterminateurs des membres du groupe Bundu dia Kongo, des Enyele, ... et maintenant de paisibles citoyens de Dimbelenge et Kabeya-Kamwanga n’ont pas été dépchés contre eux pour que la paix revienne à l’Est? Certains kantangais ont accepté d’accomplir la sale besogne leur confiée par celui qui a été proclamé "katangais" par un collectif de chefs coutumiers. Mais quand est-ce que la majorité de katangais se désolidarisera de l’imposteur qui extermine la famille biologique de LDKabila? Nous savons que les congolais corrompus qui détruisent le Congo ne sont tous katangais (ex. Mende, Kin Key, Oleko, Otoko, Boshab, Tshibanda, Koyagialo...) même si on compte 8 minitres katangais au tour de l’imposteur, mais que cette majorité katangaise se joigne alors aux peuples du Kivu, du Kasaï, de l’Equateur, du Bas-Congo... pour ériger un Etat de droit au Congo !



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 18/09/2012 16:30:17
Le Général Munene a tout faux quand il dit que le M23 fait partie de la résistance.Ce mouvement terroriste ne se bat pas pour le peuple congolais,mais pour ses propres intérêts.S’il luttait pour le Congo,il ne se livrerait pas aux massacres à grande échelle sur le territoire sous son contrôle. Membre de la MP,le M23 ne menace nullement le pouvoir de Kabila comme les Enyele ou John Tshibangu.
Kabila ne peut rien faire contre le M23.Il mangeait avec les officiers du M23 dans la même gamelle quand ils étaient dans l’APR-FPR-AFDL.Ils se connaissent donc très bien. Kabila ne peut pas non plus affronter Kyungu Gédéon,par peur de s’aliéner l’opnion publique katangaise.Les Katangais n’hésiteraient pas à le renier.
A l’Est et au Sud-Est,le petit peuple est logé à la même enseigne que celui des autres provinces: misère abjecte partout, plus l’insécurité endémique à l’Est et au Sud-Est.

Que le Katanga se tape la part du lion dans l’actuelle équipe gouvernementale(25%),qu’est-ce que ça change dans la vie quotidienne du petit peuple des villes et des villages katangais?

On fait pas la démocratie avec un peuple viscéaralement tribalo-éthnico-régionaliste comme le peuple congolais.Malgré son bilan désastreux,Kabila est toujours élu à la soviétique à l’Est et au Katanga.A la fois par les bourreaux et les victimes.



Pika Dosithée [pikadosithee@yahoo.fr] 18/09/2012 17:12:04


Chers frères Congolais

Ce Kanambe Alias Hippolyte Joseph Kabila est un pire poison pour notre pays et pour notre peuple . Tant qu’ il restera au pouvoir dans un pays qui ne l’ appartient pas , tant qu’ il massacre la population et tant qu’ il sacrifie la RDC aux étrangers et à son pays d’ origine qui est le Rwanda . Il ne faut rien espérer de lui pour notre pays . C’ est un ennemi et un poison tout court . Combien de fois doit - il nous tromper au nom de la paix ? Et nous voyons le contraire qui se réalise depuis douze ans durant . Croyez - vous que les Congolais ministres , parlementaires et sénateurs originaires de deux Kivu ne savaient pas de la présence de militaires Rwandais sur notre sol depuis 2009 ? Pourquoi ne parlent - ils pas ? Que ce Kanambe Hippolyte Alias , seul , domine tous ces Congolais ? Par quelle puissance s’ ils ne sont pas complices ?
Que les Congolais dans leur ensemble ne laissent pas leur pays et qu’ ils prennent conscience de la lutte obligatoire à libérer notre cher et beau pays , la RDC .
Il n’ a jamais été élu dont le moyen est bon de partir mais il ne veut pas . Il faut trouver une solution mentale plus plus vite . Sa présence a trop duréé à la tête de notre pays et sa place n’ est plus chez - nous .


Pika Dosithée


 

Tous droits réservés © Congoindépendant 2003-2013                   mkz@congoindependant.com  Tél : +32 475 22 90 65.