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19 Septembre 2012

Un bouc émissaire nommé Luba Ntambo

 

Alexandre Luba Ntambo, ministre congolais de la Défense.

«Le malheur peut être un pont vers le bonheur», dit la sagesse asiatique. La mutinerie des militaires des FARDC, étiquetés CNDP, est un événement malheureux pour les dégâts qu’elle cause au plan économique et humain. Cet événement a engendré un «effet collatéral» que ses initiateurs n’avaient pas prévu. Il s’agit de la «libération» de la parole. L’émission des critiques à l’encontre du Rwanda de Paul Kagame n’est plus perçue comme un «blasphème» depuis que le M-23 s’est érigé en mouvement rebelle.

Lors de la rentrée parlementaire, samedi 15 septembre, le président de l’Assemblée nationale, le PPRD Aubin Minaku, a surpris l’auditoire. Il y a quelques semaines, Minaku imposait le huis clos chaque fois que les débats en plénière portaient sur la crise au Nord Kivu et l’implication avérée du régime de Kigali. Samedi 15 septembre, Minaku a retrouvé comme par enchantement un brin de "courage" digne d’un «représentant du peuple». Il a annoncé la motion de défiance introduite contre le ministre de la Défense tout en promettant des bosses et des plaies aux "traîtres à la nation".

Dans son allocution inaugurale, le président de l’Assemblée nationale a annoncé l’existence d’une motion de défiance contre le ministre de la Défense. Celui-ci est attendu devant la Représentation nationale pour fournir des explications sur la situation sécuritaire dans cette partie du pays.

Pharmacien de formation, l’actuel ministre congolais de la Défense, Alexandre Luba Ntambo, occupe ce poste depuis le 28 avril dernier. Quelles sont les explications que ce «pauvre irresponsable» pourrait donner dans ce pays où les questions militaires et sécuritaires sont gérées en toute discrétion par le président de la République et quelques personnalités civiles et militaires sulfureuses telles que John Numbi Banza, Amisi Kumba dit Tango four, Delphin Kahimbi et autre Kalev Mutond et Pierre Lumbi Okongo? Cherche-t-on à déterminer les responsabilités sur le désordre sécuritaire et militaire qui règne à l’Est - depuis près de deux décennies - ou simplement un bouc émissaire devant servir de «fusible» pour épargner le véritable coupable ?

En un mot comme en cent, «Joseph Kabila» est le responsable de l’instabilité qui menace l’intégrité du territoire national à partir des provinces du Kivu. Sous sa présidence, on a vu fleurir des bandes armées nationales et étrangères qui sèment la terreur et la mort dans ces deux régions ainsi que dans la Province orientale. L’homme a brillé par une impuissance frisant la connivence.

Poser la question de la responsabilité sur la crise actuelle au Nord Kivu revient à identifier l’Institution qui exerce l’effectivité du pouvoir exécutif au Congo-Kinshasa. Est-ce le gouvernement ? Est-ce le président de la République ?

Que disent les principes ? L’article 91 de la Constitution stipule : «Le gouvernement définit en concertation avec le président de la République la politique de la Nation et en assume la responsabilité. Le gouvernement conduit la politique de la Nation. La défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines de collaboration entre le président de la République et le gouvernement. Le gouvernement dispose de l’administration publique, des Forces armées, de la police nationale et des services de sécurité. Le gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale dans les conditions prévues aux articles 90 et 100».

Dans la partique, le gouvernement fait de la figuration. Il ne jouit d’aucun droit de regard sur les Forces armées, la police nationale et les services de sécurité civils et militaires. Encore moins sur l’administration publique. Les provinces, les districts et les territoires peinent à jouer le rôle de relais du gouvernement faute de moyens financiers et matériels concentrés à la Présidence de la République.

Sur papier, le Congo démocratique est chapeauté par un régime parlementaire où le chef de l’Etat est réputé politiquement irresponsable. Et pourtant, c’est bien ce dernier qui prend les grandes décisions politiques et "manage" les affaires nationales au quotidien. Interrogé sur les priorités de son gouvernement (voir le magazine "Notre Afrik" juillet-août 2012), le Premier ministre Augustin Matata Ponyo n’a pas dit autre chose : «Elles reposent sur les missions assignées par le président de la République. (…) ». Cela voudrait-il dire que le gouvernement ne conduit nullement la politique de la nation comme tel que la Constitution l’énonce? Poser la question revient à y répondre.

Qui oubliera qu’à l’insu du gouvernement et de l’état-major général de l’armée congolaise, « Joseph Kabila » avait confié, dès décembre 2006, au « général » John Numbi Banza Tambo, inspecteur général de la police nationale, la mission d’aller négocier des questions militaires avec Laurent Nkunda, alors chef du CNDP ? Qui oubliera que « Joseph Kabila » a signé un « accord militaire secret » avec le Rwanda en décembre 2008 à l’insu du gouvernement et du Parlement? Qui oubliera que John Numbi a été chargé de la gestion du déploiement des soldats rwandais sur le sol congolais dans le cadre de l’Opération «Umoja Wetu» en janvier 2009? Qui oubliera, au plan politique, la décision inconstitutionnelle du même «Kabila», en mai 2009, retirant la gestion du Compte du trésor au Premier ministre ? Qui ignore que c’est la Présidence de la République qui pose des actes de gestion en réglant les factures relatives aux grands travaux effectués à travers le pays ?

La crise qui prévaut au Nord Kivu doit être l’occasion de procéder à un aménagement du pouvoir politique afin de mettre un terme à l’omnipotence injustifiée de l’Institution "président de la République". Il s’agit de savoir si le Congo est dirigé par un régime parlementaire ou présidentiel. Il n’est pas sain que le chef de l’Etat pose des actes de gestion sans devoir rendre compte...

Il est clair que «Joseph Kabila» est le véritable détenteur du pouvoir exécutif. Il préside, gouverne et "administre" le pays. Le gouvernement ne détient que l’apparence du pouvoir. « Joseph » doit, dès lors, assumer la responsabilité de ses actes en venant s‘expliquer devant la Représentation nationale sur les tenants et les aboutissants du désordre sécuritaire qui règne dans la partie orientale du pays en général et au Nord Kivu en particulier.

Toute motion de défiance à l’encontre du ministre de la Défense ne serait qu’une fuite en avant. Une tentative désespérée de faire expier un bouc émissaire. L’opinion congolaise n’est plus dupe.

Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2013

 

17 Réactions

KUM [kumab2009@hotmail.com] 19/09/2012 16:50:55
BAW,
Cette série de "Qui oubliera..." prouve à suffisance qu’on a là affaire à une république bananière digne de ce nom. Et son responsable number one est celui qui est tenu de répondre devant le peuple. Cela va sans dire que tous les complices devront tomber sous le coup de la sentence populaire au même titre que l’auteur des forfaits.
A bon entendeur salut!



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 19/09/2012 16:57:16
James Kabarebe, ancien chef des forces armées congolaises et actuellement ministre de la défense du Rwanda doit se marrer à se tordre les côtes…
Des congolais ont vendu leur propre pays pour des titres ministériels et autres salaires minables.
Pitoyable cinoche !

Jo Bongos



Pika Dosithée [pikadosithee@yahoo.fr] 19/09/2012 18:47:54

Comment est - ce que la grande RDC est devenue le pays seul de Joseph Kabila Kanambe Alias Hippolyte ? Comment peut - il dominer tous ces hommes et ces femmes ? Avec quelle puissance ? Il signe les accords avec son cousin Paul Kagamé . Il fait entrer les militaires Rwandais librement dans notre pays . Il intègre les rebelles du RCD , de CNDP et autres dans l’ armée congolaise . Il nomme ces rebelles aux postes supérieurs et aux fonctions de commandants en chef . Il établit de relations diplomatiques privilégiés avec les pays agresseurs . Il fait entrer James Kabarebe en RDC quand il veut . Il dialogue en direct avec Nkundabatware et il est proche de Bosco Ntanganda pour telle ou telle raison . Il parle de la paix et la réalité sur le terrain est contraire de cette paix . Il voyage librement dans les territoires occupés par de rebelles Rwandais . Il rencontre son oncle Kagamé en souriant .
Comment analysent les Congolais qui l’ accompagnent à tous ses déplacements tous ces faits ? Et les journalistes de commenter les succès du président de la république .
Là , il veut la participation active de l’ opposition que toutes les portes sont ouvertes parce que c’ est la francopholie . En réalité , il ne laisse aucune place à l’ opposition politique congolaise . Il massacre les humains congolais qui bougent comme les moustiques qui sucent son sang , le sang de ses parents , de ses frères et soeurs .
Comment les Congolais voient et regardent comme ils sont en songe comme si Ngadiadia qui fait ses comédies . Il fonce le pays et la population dans une catastrophe inhumaine .
Il est temps de nous reveiller , il est temps de parler et de dire les choses telles qu’ elles sont .

Pika Dosithée



Patrice Mutakatifu [pamut@yahoo.fr] 19/09/2012 21:07:03
Que ce danseur-de-ndombolo kanmabiste Aubin Minaku etale son pretendu "courage" en allant au bout de sa logique...!

Donc, emboiter le pas a ses collegues au Parlement et poursuivre les vrais traitres a la Nation et leur chef-de-file; nous citons Hypo Kanambe, alias "Joseph Kabila" et sa bande inclu le ramassis des parasites-kanambistes que BAW cite ci-dessus, les Numbi, Amisi, Lumbi et Mutond... !



Merci Congo [mercicongo@yahoo.fr] 19/09/2012 21:19:24
Quoi qu’on bricole, quoi qu’on mijote ou mieux qu’on fabrique ; motion de censure ou motion de méfiance voire motion des * alliances* à Kanambe ou à un autre membre de ce club, ne serait-il pas mieux de les chasser tous ensemble dans ce sens que dés le 11 octobre, toutes nos villes entrent en scène avec des manifestations de grandes ampleur. A Kinshasa, il sera demandé aux populations de camps Luka et celles de Ndjili de venir au centre ville en attendant François Hollande.
Je ne sais pas si les Congolais ont compris que jusqu’à ces jours, aucune réservation n’est enregistrée dans les hôtel de Kinshasa Et dire que depuis l’annonce de F. Hollande, même le ministre de défense a crié, on a gagné. Curieusement, c’est au Congo -voisin que les opérateurs économiques ont enregistré des réservations. Comme quoi, Kanambe a organisé son sommet pour enrichir les voisins d’en face. Même Hollande, nous apprenons qu’il se rendra à Dakar le 12 pendant que Kinshasa l’attend pour prononcer le discours d’ouverture. Finalement, tout le monde veut participer au sommet de la francophonie mais personne ne veut dormir à Kinshasa. La motion de censure qui n’aura peut-être pas lieu, devrait être remplacer par la révolution de nos villes avec l’avenue de Hollande à Kinshasa. Bana Kin, F. Hollande esengelei bo liesa ye frappe tata ya mabanga. Bosala nionso alala na KIn et to pe ko kita na ye na Kin bo liesa ata mundele moko pneu. Ata Chinois, bolekisa ye kaka. Bo beta nde carte ya suka. Ba parlementaires na ba ministres ya nzala, esengeli ba leka mabumu.



boenga dieudonné [boenga78@hotmail.fr] 20/09/2012 07:38:08
effectivement les congolais ne sont plus dupes cher AMBA,mais de quels congolais parlez-vous?si vous parlez des congolais de la diaspora OK.car dans mon esprit, je ne pense même pas que nos compatriotes restés au pays mesures l’ampleur des dégâts que notre président de pacotille inflige à toute la nation. soit il est incompétent,soit il trahi volontairement le pays.dans les deux cas d’ailleurs,il nous a mis bien profond ce mec.alors cher AMBA,sans rien enlever dans votre travail reconnu de tous,il faut que nos compatriotes restés au pays prennent leurs responsabilités au lieu de jouer aux pleureurs.



christian [chriisraela@live.fr] 20/09/2012 08:49:29
Je me demande s’il faudrait perdre de son temps à soulever des questions qui n’auront pas de réponse.
Les congolais connaissent leur vrai problème: c’est Kabila mais ils ne font aucun effort pour extirper ce problème de leur sol.
Tenez: les députés seront à l’hémicycle mais ne feront rien contre Kabila.
Il leur a promis 13.000 dollars à chaque parlementaire. Et c’est presque acquis.
Croyez-vous que les députés pourraient écarter l’homme qui leur promet le paradis? Loin de là.
Donc, la RDC est mal partie et c’est pour dix ou 25 ans.
Pour faire partir Kabila, il faut une révolution; impossible par des voies constitutionnels.



Franck [franck2003@yahoo.fr] 20/09/2012 10:02:28

Mon cher ami Baudouin,

Bouc émissaire ou pas bouc émissaire, il ya complicité au sommet de l’état et a tous les niveaux des institutions publiques et militaires. Vous croyez vraiement que, le premier ministre n’était pas au courant de la présence des militaires Rwandais à Rushuru ? Didier Etumba le chef d’état major de Fardc, Amisi Tango four n’était pas aussi au courant ? L’ancien chef de la Police nationale n’était pas au courant ? Lors de leurs instalations à Rushuru, John Numbi, Amisi Tango four, le géneral Amuli chef des opérations tous il étaient présents. Les équipemenst militaires ont été fournis par l’etat major géneral de l’armée. c’est le chef d’etat major de la force terrestre Lui même en personne qui a remis ses équipements au détachement Rwandais . Raison pour laquelle le porte parole du gouvernement congolais qui a aussi comme mission de narguer le congolais Lambert Mende avait déclare" tout était claire entre le Rwanda et la Rdc". Vous comprendrez avec moi que, Didier Eumba, Tango four sont toujours en fonction car ils sont complices. Lors de l’interpellation à l’ensemblée national, il faura que le ministre de la défence amene avec lui les deux géneraux complices de "Joseph Kabila " Sachez que ce ministre Katangais ne tombera jamais face aux députes du manchoir.



Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 20/09/2012 11:55:30
Tutti rikiki, maosto kosto.

En principe, d’après la Constitution de 2006, le président Joseph Kabila est politiquement irresponsable.

En pratique et dans les faits, le président Joseph Kabila est un homme "très fort" (en sens kinois du terme.

Il n’y a qu’à parcourir attentivement l’analyse des Budgets nationaux des exercices 2010, 2011, et 2012, votés par le Parlement congolais. Vous y noterez que l’Institution "Présidence de la République" est très bien servie par les Représentants du peuple au détriment des secteurs viraux du pays.

A qui la faute ? Existe-t-il, en RDC, un "Contrôle budgétaire" avant l’élaboration des budgets ?

Voii l’Analyse de F. Diongo:

Budget 2012 : Franck Diongo dénonce la «gloutonnerie» des institutions SOMMAIRE


Lundi, 25 Juin 2012 14:53
Le Budget de l’Etat est l’expression chiffrée du Programme d’Actions d’un Gouvernement. C’est à travers le Budget qu’on découvre les priorités et la volonté affichée par ce dernier pour améliorer les conditions de vie de la population.Tel n’est pas le cas avec les différents Budgets de différents Gouvernements du Régime en place au pouvoir depuis plus de 10ans. Ces Budgets n’ont satisfait en grande partie que les Institutions politiques, notamment la Présidence et la (les) Primature(s).
Il en est de même pour le Projet du Budget de l’Etat pour l’exercice 2012 dans lequel les Institutions politiques se voient doter d’une part de loin supérieure.
C’est pour cette raison que, notre Parti, le « MLP », porteur d’attentes et de revendications du Peuple Congolais rejette,à l’instar du Programme d’Actions, le Projet de Budget 2012 tel que présenté par le Gouvernement MATATA parce que ne proposant pas des theurapeutiques qui soient à la hauteur des diagnostics, c’est-à-dire de solutions concrètes aux problèmes concrets de la population comme le démontre ci-dessous notre analyse détaillée sur ledit Projet .

I. ANALYSE DETAILLEE DU PROJET DE BUDGET 2012

Pour mieux cerner le Projet de Budget 2012, il nous a paru impérieux de faire un petit pas en arrière c’est-à-dire analyser d’abord l‘exécution des dépenses de fonctionnement de l’Etat telles que prévues dans le Budget 2010, les prévisions et réalisations de recettes et exécution de dépenses des Budgets 2011, fin Mars et fin Mai 2012.
I.1. Exécution de dépenses de fonctionnement de l’Etat en 2010
Pour avoir une idée exacte de la manière dont les dépenses publiques ont été exécutées, nous avons pu comparer le taux d’exécution de dépenses publiques des Institutions politiques (Présidence de la République et Primature) par rapport à celui de quelques Secteurs-clés de la vie nationale au cours de cette année.

I.1.1. Institutions politiques
1. Présidence de la République
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :29.539
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :92.043,7
-Taux d’exécution : 311,6 %

2. Primature
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :17.278,6
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :27.879,9
-Taux d’exécution : 161,4 %

I.1.2. Secteurs sociaux de base
1. Energie
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.083,5
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :76,4
-Taux d’exécution : 7,1 %

2. Transports et Communications
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.733,5
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :161
-Taux d’exécution : 9,3 %

3. Travail et Prévoyance sociale
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :2.102,5
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :269,1
-Taux d’exécution : 12,8 %

4. Urbanisme et Habitat
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :4.022,8
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :551
-Taux d’exécution : 13,7 %

5. Agriculture, Pêche et Elevage
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :3.250,4
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :469,8
-Taux d’exécution : 14,5 %

6. Développement rural
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :2.706,7
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :412,2
-Taux d’exécution : 15,2 %

7. Environnement
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.733,6
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :266,3
-Taux d’exécution : 15,4 %

8. PME
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.083,5
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :219,9
-Taux d’exécution : 20,3 %

9. Recherches scientifiques
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.625,2
-Dépenses exécutées (en millions CDF) :367,5
-Taux d’exécution : 22,6 %

10. Affaires sociales
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.625,2
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) :390,2
-Taux d’exécution : 24 %
11. Commerce
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :541,7
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) :136,7
-Taux d’exécution : 25,2 %

12. Santé Publique
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :8.103,9
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) :2.424,2
-Taux d’exécution : 29,9 %

13. Fonction Publique
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :3.250,6
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) :1.729,3
-Taux d’exécution : 53,2 %

14. Dette Publique
Dépenses prévues (en millions de CDF) : 430.233,5
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) : 157.937,7
-Taux d’exécution : 36,7 %

15. Economie Nationale
-Dépenses prévues (en millions de CDF) :1.083,4
-Dépenses exécutées (en millions de CDF) :680,6
-Taux d’exécution : 62,8%
Les données ci-haut révèlent que, le Pouvoir en place accorde plus d’importance aux Institutions politiques, généralement improductives au détriment de dépenses liées aux Secteurs vitaux et générateurs de recettes publiques et d’Emplois.

I.2. Exécution de dépenses de fonctionnement de l’Etat en 2011
Les dépenses de fonctionnement pour le Budget 2011 s’élèvent à 711,7milliards contre une prévision de FC 655,01milliards (soit un taux d’exécution de 108,6%).
Les dépenses prévues pour le fonctionnement au Budget 2011, ont été exécutées globalement comme ci-après:

1. Institutions politiques
-Dépenses prévues : 192.297.461.146FC
-Dépenses exécutées : 319.585.140.981FC
-Taux d’exécution : 166 ,2 %

2. Ministères (Secteurs)
-Dépenses prévues : 344.066.538.456FC
-Dépenses exécutées : 340.561.147.388FC
-Taux d’exécution : 99 %
• Investissements sur transfert aux Provinces et ETD
-Dépenses prévues : 620.640.084.637FC
-Dépenses exécutées : 174.587.677.080FC
-Taux d’exécution : 28,1 %

En 2011, les dépenses de fonctionnement pour les Institutions politiques ont été encore de loin supérieures par rapport aux prévisions (soit un taux d’exécution de 166,2%).Alors que celles liées aux investissements sur transfert aux Provinces et ETD n’ont connu qu’une exécution très faible (soit 28,1%).Donnant ainsi l’impression de n’accorder aucune importance ni à la décentralisation ni au développement de nos Provinces.
Les dépassements budgétaires exagérés par les Institutions politiques qui, d’une façon globale se voient attribuées d’une part très importante des Budgets, la Présidence de la République en particulier ne permettent pas le fonctionnement normal non seulement des autres Institutions politiques, mais surtout de Secteurs sociaux et générateurs de recettes publiques.

I.3. Prévisions et réalisations de Recttes publiques à fin MARS 2012
Les recettes réalisées à fin Mars 2012 se chiffrent à FC 896,9 milliards contre une prévision de FC 1.574,1milliards (soit un taux de réalisation de 57%).

I.4.Exécution de dépenses publiques à fin MARS 2012
1. Institutions politiques
-Dépenses prévues : 48.074.365.286FC
-Dépenses exécutées : 49.528.858.498FC
-Taux d’exécution : 103 %

2. Ministères (Secteurs)
-Dépenses prévues : 86.001.634.614FC
-Dépenses exécutées : 63.779.888.347FC
-Taux d’exécution : 74,2 %

3. Interventions Economiques, Sociales, Culturelles et Scientifiques
-Dépenses prévues : 9.050.446.655 FC
-Dépenses exécutées : 1.542.609.854FC
-Taux d’exécution : 17 %
• Investissements sur transfert aux Provinces et ETD
-Dépenses prévues : 155.160.021.159FC
-Dépenses exécutées : 21.451.546.032FC
-Taux d’exécution : 13,8 %
I.4.Exécution de dépenses de fonctionnement à fin MAI 2012

I.1. Institutions politiques
• Présidence de la République
-Dépenses prévues : 34.000.000.000FC
-Dépenses exécutées : 46.345.055.062FC
-Taux d’exécution : 136,3 %

I.2. Secteurs sociaux de base
1. Agriculture
-Dépenses prévues : 11.688.000.000FC
-Dépenses exécutées : 829.838.241FC
-Taux d’exécution : 7,1 %

2. Environnement
-Dépenses prévues : 4.000.000.000 FC
-Dépenses exécutées : 862.835.980FC
-Taux d’exécution : 21,6 %
3. Urbanisme et Habitat
-Dépenses prévues : 4.800.000.000 FC
-Dépenses exécutées : 769.497.379FC
-Taux d’exécution : 16 %

4. Développement Rural
-Dépenses prévues : 306.080.000FC
-Dépenses exécutées : 76.520.000FC
-Taux d’exécution : 25 %

5. Economie
-Dépenses prévues : 3.500.000.001 FC
-Dépenses exécutées : 61.245.680 FC
-Taux d’exécution : 1,7 %

3. Emploi et Travail
-Dépenses prévues : 3.000.000.001 FC
-Dépenses exécutées : 205.408.339FC
-Taux d’exécution : 6,8 %

6. Recherche scientifique
-Dépenses prévues : 1.900.000.000FC
-Dépenses exécutées : 327.561.589 FC
-Taux d’exécution : 17,2 %

4. ANAPI
-Dépenses prévues : 1.160.000.000FC
-Dépenses exécutées :00 FC
-Taux d’exécution :00 %

5. EPSP
-Dépenses prévues : 82.003.000.000 FC
-Dépenses exécutées : 6.148.416.643 FC
-Taux d’exécution : 7,5 %

6. Jeunesse
-Dépenses prévues : 600.000.000FC
-Dépenses exécutées : 51.061.294FC
-Taux d’exécution : 8,5 %

Comme évoqué précédemment, les Institutions politiques, la Présidence en particulier, ont excellé dans le dépassement de prévisions budgétaires à fin MAI 2012 . Laissant ainsi croire qu’on privilégie les dépenses des Institutions politiques en ralentissant l’exécution de dépenses des autres Secteurs.

I.5. Analyse du Projet de Budget 2012
I.5.1.Prévisions de Recettes publiques

Les prévisions de recettes du Projet de Budget 2012 se chiffrent à FC7.577, 9milliards (USD 8 milliards) contre FC6.696, 6milliards (USD 6,5 milliards) en 2011.Il se dégage à cet effet, un taux d’accroissement de 20,3%
I.5.1.1. Prévisions et réalisations de Recettes du Budget 2011

A. Recettes Courantes
-Prévisions : FC3.066.786.654.750
-Réalisations : FC 2.679.027.000.000 (soit un taux
De réalisations de 87,4 %) dont :

1. DGDA
-Prévisions : FC1.087.205.853.494
-Réalisations : FC 1.000.752.000.000 (soit un taux de réalisations de 92%) ;

2. DGI
-Prévisions : FC 1.114.355.174.076
-Réalisations : FC956.032.000.000 (soit un taux de réalisations de 85,8 %) ;
3. DGRAD
-Prévisions : FC 491.537.640.528
-Réalisations : FC 355.178.000.000 (soit un taux de réalisations de 72,3 %) ;

4. PP (Pétroliers Producteurs)
-Prévisions : FC 373.687.986.652
-Réalisations : FC 367.065.000.000 (soit un taux
De réalisations de 98,2 %) ;
B. Recettes Exceptionnelles (Pas de porte minier)
-Prévisions : FC 24.040.000.000
-Réalisations : FC 23.930.000.000 (soit un taux
De réalisations de 99,5 %) ;

I.5.1.2. Prévisions de Recettes Budget 2012
A.Recettes courantes : FC 4.696.787.562.921 (soit un taux d’accroissement de 53,2% par rapport aux prévis 2011) dont :
1. DGDA : FC 1.768.000.000.000(soit un taux d’accroissement
De 62,6 % par rapport aux prévisions 2011) ;
2. DGI : FC1.765.587.562.921 (soit un taux d’accroissement de 58,4 % par rapport aux prévisions 2011) ;
3. DGRAD : FC 707.000.000.000(soit un taux d’accroissement
De 43,8 % par rapport aux prévisions 2011) ;
4. PP (Pétroliers Producteurs) : FC 456.200.000.000(soit un
taux d’accroissement de 22,1% par rapport aux Prévisions 2011).

B. Recettes Exceptionnelles (Pas de porte minier) :
C 20.600.000.000 (soit un taux de réduction de 14,4 % par rapport aux prévisions 2011).
En analysant les prévisions et les réalisations budgétaires 2011 par rapport aux prévisions du Projet de Budget 2012, il se dégage que l’on a sous-estimées les prévisions de recettes budgétaires dans le Projet de Budget sous examen. Cette sous-estimation est même visualisée dans l’importance accordée à la lutte contre la corruption (soit 0,57% du Budget) et, au mauvais traitement des Agents et Cadres mobilisateurs desdites recettes.
Cependant, au vu de réalisations et de prévisions de recettes du Budget 2011 sus évoquées, les prévisions de recettes des Régies financières dans le Budget 2012 devraient en principe être doublées,voire triplées, à savoir celles recouvrées par la DGDA,DGI. Il en est de même pour les Pétroliers Producteurs et les recettes exceptionnelles (Pas de porte minière).Comme c’est le cas avec la DGRAD, dont les prévisions de recettes ont été presque doublées alors qu’elle n’avait réalisé que 72,3 % des prévisions du Budget 2011, contre 92% DGDA, 98,2% Producteurs Pétroliers et 99,5% « Pas de Porte minier ».
Paradoxalement, avec un exploit dans les réalisations, soit 99,5% (presque la totalité de prévisions assignées en 2011), le projet de Budget 2012 réduit les prévisions de recettes de « Pas de Porte minier » de 14,4%.Autrement dit, l’on a prévu pour l’exercice encours non seulement moins que l’on a prévu dans l’exercice précédent, mais également moins que l’on réalisé.
Il sied par ailleurs de souligner que ce sont de réalisations constatées après les multiples détournements et, ce, dans tous les services générateurs de recettes publiques.

Questions
1. Comment peut- on prévoir dans le Budget 2012, s’agissant de recettes (soit FC 20.566.728.000) issues de « Pas de Porte minier » moins que l’on a réalisé dans le Budget 2011(soit FC 23.931.000.000) ?
2. Où en sommes-nous avec la TVA apparemment dissimulée dans les autres recettes de la D.G.I ?
3. A combien se chiffrent à nos jours (à fin Mars2012) les recettes issues de la TVA en lieu et place de demander des excuses aux Congolais quant aux difficultées rencontrées dans la mise en pratique de la TVA

I.5.2. Analyse de Dépenses de fonctionnement 2011-2012)
1. Institutions Politiques
• 2011
-Prévisions : FC 192.297.461.146
-Exécution : FC 319.585.140981 (soit un taux
d’exécution de 166,2 %)
• Prévisions 2012 : FC 320.000.000.000(soit un taux
d’accroissement de 66,4%)

2. Ministères (Secteurs)
• 2011
- Prévisions : FC 357.179.931.679
- Exécution : FC 341.405.331.988 (soit un taux
d’exécution de 95,6%)
• Prévisions 2012: FC 541.341.836.270(soit un taux
d’accroissement de 51,6 %).
I.5.2. Analyse détaillée de Dépenses de fonctionnement 2011-2012)
A. Institutions politiques
1. Présidence de la République
• 2011
-Prévisions : FC 62.420.904.725
-Exécution : FC 180.578.982.757(soit un taux
d’exécution de 289,3 %)
• Prévisions 2012: FC 133.272.973.679 (soit un taux d’accroissement 214 %).
2. Primature
• 2011
-Prévisions : FC 22.128.426.206
-Exécution : FC 36.843.571.398 (soit un taux
d’exécution de 166,5 %)
• Prévisions 2012: FC 32.176.356.942 (soit un taux
d’accroissement de 145,4 %).

B. Secteurs sociaux de base

1. Urbanisme et Habitat
• 2011
-Prévisions : FC13.924.260.396
-Exécution : FC 2.037.465.302 (soit un taux d’exécution de 14,6 %)
• Prévisions 2012: FC16.625.457.536 (soit un taux d’accroissement de 119,4 %).
Pendant que la demande en logement demeure croissante par rapport au nombre de la population, les prévisions de 2012 n’ont augmenté que de 19,4 % comparativement à celles de 2011.

2. Développement rural
• 2011
-Prévisions : FC 50.182.284.506
-Exécution : FC 39.464.178.435 (soit un taux
d’exécution de 78,6 %)
• Prévisions 2012: FC 44.696.754.735 (soit un taux
d’accroissement de 89,1 %).
3. Bourses d’Etudes
• 2009
-Prévisions : FC 9.000.000.000.000
-Exécution : FC 1.183.078.052 (soit un taux
d’exécution de 13,1 %)
• 2010
-Prévisions : FC 12.818.832.083
-Exécution : FC 00 (soit un taux d’exécution de 00 %)
• 2011
-Prévisions : FC 2.791.010.695
-Exécution : FC 00 (soit un taux d’exécution de 00 %)
• Prévisions 2012: FC 3.300.000.000 (soit un taux d’accroissement de 18,2 % par rapport aux prévisions 2011).
S’agissant de Bourses d’Etudes, sur un montant alloué estimé à FC9.00000000 en 2009, le Gouvernement n’a déboursé que FC1.183.078.052 (13%); en 2010 sur FC12.818.832.083, rien n’a été déboursé durant toute la période et ; en 2011, non seulement le Budget alloué à cette fin a été sensiblement revu à la baisse passant ainsi de FC12.818.832.083 à FC2.791.010.695 (soit un taux de réduction de % par rapport aux prévisions de 2011.Alors que , le Projet de Budget pour l’exercice 2012 ne prévoit que FC 3.300.000000(soit un taux d’accroissement de 18,2 % par rapport aux prévisions 2011).
Cette façon d’agir est un manque de vision pour l’avenir et le devenir du Secteur de l’ « EDUCATION », pourtant indispensable pour tout développement. Etant donné qu’avec un corps professoral insignifiant et complètement vieillissant, il est impérieux de lui assurer une relève rapide et de qualité pour l’encadrement de la Jeunesse.
En effet, qu’il s’agisse de la Présidence et/ou de la Primature, l’on adapte toujours leurs budgets en se référant à ce qu’elles ont consommé au cours de l’exercice antérieur, contrairement aux autres secteurs.

C. Dette publique
Sur 300.349.433.967 FC prévus dans le projet de Budget 2012 pour le paiement de la Dette publique, 77% pour la dette extérieure contre 23% seulement pour les Nationaux.
En effet, qui paie ses dettes s’enrichit. Cependant, loin de nous l’idée de ne pas honorer les engagements, l’on devrait à notre avis privilégier la dette intérieure afin de permettre aux Congolais, créanciers de l’Etat de relancer leurs activités, dont la plupart sont tombé en faillite, renvoyant ainsi au chômage un bon nombre des Congolais.

Nous attendons voir à l’oeuvre le Gouvernement MATATA dit des « Technocrates surdoués et rigoureux », pour mettre fin à une telle pratique.Si non, il s’agira d’une rigueur pour les plus faibles où les plus forts peuvent s’amuser avec les ressources de l’Etat en défaveur d’une grande majorité de la population !
S’il est vrai que le Gouvernement MATATA voudrait réduire l’inégalité, la pauvreté et la vulnérabilité, il devrait commencer d’abord par afficher cette volonté dans son Projet de Budget 201.C’est encore et toujours un catalogue de bonnes intentions au vu des chiffres ci-haut énumérés.

Questions
1. En allouant un tel pourcentage (0,56%) l’on se demande si le pouvoir en place a renoncé ou non à ses 294 projets ?
2. Face à un besoin en logements décents estimé à plus de 12 millions,comment comprendre qu’un Gouvernement puisse prévoir 0,56% du Budget pour l’Habitat,l’Urbanisme et Affaires foncières (soit 2 logements par an) ?
3. Face à un taux de pauvreté estimé à 71%, le plus élevé de l’Afrique centrale, comment expliquer une prévision de 0,4% du Budget pour le niveau de revenu et le Pouvoir d’achat .C’est pour réduire à combien et pendant combien de temps ?

4. Comment peut-on prétendre réduire l’inégalité dont l’indice est fort élevé (soit 42%) et la vulnérabilité en appliquant
une Politique salariale discriminatoire d’une part, et, d’autre part, un budget très négligeable (soit 0,85% du montant global du Budget 2012) ?
6. Comment réduire la pauvreté (avec un taux d’indice estimé à 71%) avec un salaire très dérisoire ne représentant presque rien en termes de pouvoir d’achat et, d’autre, avec un budget très négligeable (soit 0,23%) prévu dans le Budget 2012 pour le niveau de revenu et pouvoir d’achat ?

7. Pourquoi ce Régime en place avec ses différents Gouvernements banalisent l’amélioration des conditions de vie de la population, mieux l’amélioration du salaire des Agents et Fonctionnaires de l’Etat, Enseignants, Médecins, Policiers et Militaires en se réfugiant derrière de primes modiques, du reste aléatoires et on peut supprimer à tout moment, au nom des urgences et de priorités de dépenses dites de souveraineté ?
8. Comment peut-on prétendre réduire l’inégalité dont l’indice est fort élevé (soit 42%) et la vulnérabilité en appliquant une Politique salariale discriminatoire d’une part, et, d’autre part, un budget très négligeable (soit 0,85% du montant global du Budget 2012) ?
9. Comment réduire la pauvreté (avec un taux d’indice estimé à 71%) avec un salaire très dérisoire ne représentant presque rien en termes de pouvoir d’achat et, d’autre, avec un budget très négligeable (soit 0,23%) prévu dans le Budget 2012 pour le niveau de revenu et pouvoir d’achat ?

10.Peut-on considérer que cette façon de privilégier la dette extérieure, comme étant une première démonstration d’un meilleur Elève des bailleurs de fonds internationaux ?
12.Comment expliquer avec un taux de 0,36% du Budget 2012, l’on puisse couvrir 304 projets(dont le coût est d’environ USD 5.274.203,11 en 5ans ou simplement une façon pour le Pouvoir en place de renoncer à ses propres projets ?
.
13.Sur 294 projets en eau potable avec un coût évalué à USD 1.512.000000, le Budget 2012 ne prévoit que 0,3% du Budget pour le financement desdits projets.En allouant un tel pourcentage (0,3%) l’on se demande si le pouvoir en place a renoncé ou non à ses 294 projets ?


CONCLUSION

En confrontant la réalité du cadre de vie et les conditions sociales de la population, le projet de Budget 2012 est irréaliste parce que ne répondant à aucune préoccupation de la population et, ce, dans tous les domaines de la vie nationale, notamment l’Emploi, la réduction de la pauvreté et des inégalités, la Santé, l’Energie (Eau et Electricité), l’Education, les logements, l’Agriculture, le Développement rural, Infrastructures de Transports et l’Economie. Il doit être revu, si non rejeté en bloc.
Fait à Kinshasa, le 20 Juin 2012-06-2102

Le Président National,

Honorable Franck DIONGO SHAMBA
Député National et Chercheur sur la question congolaise



KUM [kumab2009@hotmail.com] 20/09/2012 13:00:28
J’ai beaucoup apprécié l’intervention de notre compatriote Boenga Dieudonné, je le cite:
"alors cher AMBA,sans rien enlever dans votre travail reconnu de tous,il faut que nos compatriotes restés au pays prennent leurs responsabilités au lieu de jouer aux pleureurs".
Voilà ce que nous avons à plaindre: le sentiment de résignation affiché par nos compatriotes restés au pays. J’ai toujours dit à mes parents: Assez avec "Allo, PESA CODE", vous êtes capables de faire en sorte que les choses changent en un jour, avec cette population de près de 10 millions d’âmes que compose la ville de Kinshasa à elle seule. Vous pouvez chasser en jour cet énergumène hissé au sommet de l’Etat, qui est à la base de tout votre malheur et le nôtre.



Jean-Marie Mabiti [jmabiti@yahoo.fr] 20/09/2012 13:23:40
A M. Amba,

La conception et la pratique du pouvoir au démocratique sont délirantes.
Les Articles de la Constitution qui déterminent le dégré des responsabilités du gouvernement devant le Peuple (Parlement) et l’irresponsabilité du Président de la République devant le même Peuple (Parlement) sont très "cérébaux" comme dirait l’Autre.

Au Congo démocratique, Joseph Kaila est la "Haute Hiérarchie", le "Haute Autorité": il a la SIGNATURE. Les membres sa famille participent du pouvoir de la "Haute Hiérarchie". Il vaut mieux être dans leurs bonnes grâces. C’est un système qui s’est solidement installé durant ces 11 dernières années. Tous les responsables des grands Corps de l’Etat ont été nommés ou sponsorisés par le Système. Le président J. Kabila dispose d’une confortable majorité au sein du Parlement congolais. Le Gouvernement travaille pour lui; les Gouverneurs des provinces sont ses hommes; les officiers généraux et supérieurs lui doivent leur promotion. Les Pdg, Adg,... les Hauts Magistrats...
Bref, son pouvoir est immense et tentaculaire. Même la Constitution décrète qu’il est le Garant de la Nation: une sorte de droit de regard et d’immixion dans tout. A ce propos, les Constitutionnalistes congolais devraient faire un minimum de travail légistique, pour expurger de la Loi fondamentale des termes au contenu vague, tel "garant", "sacré", etc.

Enfin, comme vous dites si bien, M. Amba, Joseph Kabila doit savoir assumer quand rien ne va ou quand tout va mal. Car il dispose de la plénitude du Pouvoir en RDC.



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 20/09/2012 13:31:21
On appelle les ministres du Gouvernement Matata des "techniciens,des surdoués". En fait,ils ne sont pas politiciens, en commençant par le premier d’entre eux.
Dès qu’ils ouvrent la bouche,c’est comme si on avait affaires à des moines et non aux politiciens.
Au Congo de Kabila,tout se fait sous l’impulsion du Chef de l’Etat.Le ministre des Affaires Etrangères va à NY plaider la cause du Congo?Il a fait la tournée des pays Grands Lacs?L’équipe nationale de footbal a gagné? C’est toujours sous l’impulsion du Chef de L’Etat. Quelqu’un a-t-il planté le manioc au plateau de Bateke ou à Goma?Quelques kilomètres de routes sont rafistolés au Katanga?C’est la révolution de la modernité,voulue par le Président de la République,Chef de l’Etat,Joseph Kabila Kabange.

L’insécurité chronique à l’Est?Les déplacements des populations?Les massacres, les viols,le pillage des ressources naturelles? Le désastre écologique? Comme par enchantement, Kabila devient immaculé, innocent.Il n’y est pour rien.
Ses partisans refusent de voir son incapacité avérée(si pas sa complicité) à mettre un terme au drame qui se déroule à l’Est.

Luba est un innocent qui va payer pour Kabila.A son arrivée au gouvernement,il a trouvé le dossier de l’Est sur son bureau.C’est pas lui qui a nommé les Tutsi et autres Rwandophones dans l’armée.

Le députés vont faire porter au steeward le képi du pilote.Pauvre innocent MOWEI.



NGIMBI DIA KONGO [ngimbi2@yahoo.fr] 20/09/2012 14:19:34
Chers compatriotes,

Il est plus que temps de mettre fin à ce vaudeville national, où le rôle du metteur en scène est tenu par un plaisantin pervers, il y va de la vie des millions des congolais.
L’insouciance, l’inconscience et la jouissance, qui caractérisent notre classe politique, ont engendré un des systèmes le plus fou du monde. Où tous les responsables sont irresponsables!
Comment un seul homme, semi lettré, de surcroit peut trainer tout un pays avec ses 75 millions d’habitants dans l’abîme?
Au delà du combat ou de la résistance des uns, je pense qu’il faudrait se poser certaines questions existentielles: quelles sont les causes réelles, lointaines ou immédiates, de cette déchéance nationale?
Arrêtons de nous agiter, il faut faire avec la tête!



Nono [no2.bay@orange.fr] 20/09/2012 15:20:47
Dans tout cela, qu’est devenue la prétendue accusation de haute trahison prévue à l’encontre de Kabla ?
Y a-t-il eu une effective constitution de la "plainte" par l’opposition parlementaire et introduite à l’AN ?
J’aimerais avoir des précisions de qui en sait plus...



osombowoosombo [osombo80@yahoo.fr] 20/09/2012 17:22:37


La concentration à outrance du pouvoir par cet apprenti sorcier au quotient intellectuel proche de zéro constitue un mal absolu pour notre pays . Les bétises ainsi et les bévues qu,il accumule au sommet de l,état ont des retombées nocives à court et long terme sur le vécu quotidien de notre peuple .
Le marasme économique actuel ainsi que la situation de guerre endémique de l,Est ne sont que le résultat logique de la mauvaise gouvernance de l,ancien chauffeur de taxi devenu comme par magie président de la République bananière du Congo .



Mundeke Jean. [jmundeke@gmail.com] 20/09/2012 19:32:59
C’est tres capital de se poser la question sur l’empressement de Aubin Minaku d’annoncer dans ces conditions qu’une motion est deja prete contre le ministre de la defense.Je pense que c’est une strategie de sacrifier le ministre de la defense et d’epargner l’imposteur tutsi Rwandais Hypolite Kanambe,reconnu par le commun de mortels comme le createur du M23 avec Paul Kagame.Le ministre de la defense ne doit pas etre sacrifie surtout qu’il est a ce poste durant moins de 5 mois,ne connait rien sur les tenants et aboutissants des accords secrets que Hypolite Kanambe signait avec son mentor Paul Kagame.Aubin Minaku doit savoir que le peuple congolais n’est plus dupe et s’il veut porter la responsabilite devant l’histoire,en voulant sauver l’assassin identifie du peuple congolais qui est Hypolite Kanambe,il le regrettera durant toute sa vie sur terre et a l’au-dela.Je pense aussi que le peuple congolais sera edifie avec d’autres revelations sur le role d’Hypolite Kanambe dans la situation en cours a l’Est de la Rdc car les criminels et genocidaires du M23 ont livre de grands secrets aux Eveques catholiques congolais qui les ont rencontres ce 19/09/2012 a Rutshuru.Pauvre Ministre Ntumba Lubo,vous etes congolais fils de ce pays et n’acceptez pas d’etre sacrifie au profit d’un etranger et imposteur tutsi Rwandais Hypolite Kanambe, qui est entrain d’extreminer la famille biologique du Heros National Laurent Desire Kabila et contraint beaucoup de ses fils a s’exiler dans les pays etrangers.

Mundeke Jean.



Papitex [Papitex@yahoo.fr] 23/09/2012 03:43:02
Chers membres du parlement congolais,

Priere de prendre vos responsabilites en votant massivement pour la motion de mefiance contre le ministre de la defense et plus tard par un vote massif pour la destitution de Joseph Kabila .


 

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