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28 Octobre 2012

Questions directes à Omar Basile Diatezwa

 

Basile Omar Diatezwa. Photo CIC

Natif de Kinshasa et originaire de la Province du Bas-Congo, économiste de formation, Omar Basile Diatezwa, «OBD» comme l’appellent ses proches, est un des visages très connus de la communauté congolaise de Belgique. En mars 2008, on le retrouve à Bruxelles en compagnie des cadres du CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple), présidé alors par Laurent Nkunda Mihigo. C’était lors d’une conférence de presse tenue le 25 mars 2008. Depuis janvier 2009, date de l’éviction du «Général Laurent» et son «assignation à résidence» au Rwanda, Basile Diatezwa assure ne plus jouer le moindre rôle dans le CNDP. Sauf celui de lobbyiste. «Je m’occupe désormais de mes affaires», dit-il. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, Diatezwa reste un des connaisseurs des questions socio-politiques et sécuritaires dans la région des Grands Lacs. C’est à ce titre qu’il a été interviewé.

Comment pourrait-on vous présenter ?

Je suis un acteur politique qu’on identifie comme étant un opposant. En réalité, je me bats pour l’avènement de la bonne gouvernance et de la démocratie au Congo-Kinshasa. Je me bats également pour que chaque membre de notre communauté politique nationale se retrouve dans ses droits et devoirs de citoyen.

Quel est votre parcours personnel ?

Sur le plan politique, j’ai milité dans l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). J’ai même assumé les fonctions de président de la fédération du Benelux dans les années 80. Ensuite, Nous avons créé, avec feu Jules-Fontaine Sambwa, un «Think tank» dénommé «Club Zaïre 2000». J’ai été conduit à soutenir la rébellion de l’AFDL. Et ce jusqu’au renversement du régime Mobutu le 17 mai 1997. Malheureusement, il y a eu des quiproquos avec des acteurs de l’AFDL…

Qu’entendez-vous par «quiproquos» ?

Dans ce désordre qui caractérise le renversement d’un régime et l’arrivée d’un nouveau pouvoir, il y a toutes les faiblesses humaines qui émergent : les jalousies, les contradictions... Bref, je ne me retrouvais pas dans l’AFDL conquérant, d’où mon retrait. Les divergences ont porté sur des problèmes personnels qui démontrent la médiocrité de la classe politique congolaise.

En mars 2008, vous avez, en compagnie de Michel Rudatengwa, animé une conférence de presse au nom de la représentation pour l’Europe du Congrès national pour la défense du peuple. Etes-vous toujours dans le CNDP ?

Je me suis donné pour mission de défendre la cause du CNDP que j’estime juste et défendable. Je me suis donné pour mission de prendre des positions publiques et d’œuvrer pour cette cause. Il s’agit de faire accepter les griefs du CNDP tant au niveau national qu’international.

Quelle est justement la «cause» pour laquelle se bat le CNDP ?

Il faut partir des années 60. Rappelez-vous la première révolte kanyarwanda au Nord Kivu en 1963. A l’Est du Congo, il y avait ce problème intercommunautaire qui se posait déjà. Tous les gouvernements successifs du pays n’ont jamais su apporter des solutions appropriées ni mener des politiques intégratives pour que chaque membre d’une communauté se sente sécurisé et intégré.

Etes-vous entrain de dire que les Banyarwanda n’ont jamais été intégrés au sein de la société zaïro-congolaise ?

Il faut voir le problème non pas de manière globale mais au niveau régional ; dans les deux Kivu, il y a des problèmes de cohabitation communautaire. Ces problèmes apportent des contradictions au niveau national. Vous avez des acteurs politiques au niveau national qui transposent ces querelles communautaires dans la capitale pour leurs intérêts inavoués ou pour asseoir leur pouvoir.

En marge de la conférence de presse citée précédemment, vous avez déclaré dans un entretien avec Congo Indépendant que «le CNDP n’a rien à voir avec l’Etat rwandais»…

Je parlais du CNDP dirigé à l’époque par le général Nkunda. Si l’on se réfère aux origines des dirigeants politiques des dirigeants du CNDP, on est tenté de croire que le Rwanda tirait les ficelles. Or après les élections de 2006 au Congo, Kigali a pris l’option de respecter l’ordre issu des urnes pour ne pas être en porte à faux avec la communauté internationale.

Comment expliquez-vous l’assignation de Nkunda à résidence au Rwanda? Quelle en est la base juridique ?

Il n’y a pas une base juridique mais plutôt des raisons d’Etat. Le président Kagame avait déclaré un jour qu’il ne soutenait pas militairement le CNDP, mais que si les actions de celui-ci au Congo commençaient à gêner les intérêts du Rwanda, il serait obligé d’agir. Qu’on se rappelle de la visite du Commissaire Européen, Monsieur Louis Michel à Rutshuru et des rapports des experts de l’ONU accusant Kigali, avec pour conséquences des pressions financières des bailleurs de fonds. Alors qu’il y avait des négociations directes à Nairobi entre Kinshasa et le CNDP, Monsieur Louis Michel a plutôt imposé son option de l’axe Kigali-Goma-Kinshasa. Donc, la neutralisation du CNDP et l’arrestation du général Nkunda sont des faits hautement politiques, entraînant un «deal» entre Kinshasa et Kigali pour sécuriser la région.

Que savez-vous des circonstances exactes de cette «neutralisation» ?

Vous avez sans doute suivi ce voyage de Monsieur Louis Michel à Rutshuru. Il y a eu, à cette occasion, des graves divergences entre M. Michel et le CNDP. Le général Nkunda a eu peut-être la maladresse de dire au commissaire européen ce qui suit : « Puisque c’est le président Paul Kagame qui vous délègue pour venir me donner des instructions sur ce que je dois faire dans mon pays, je vous charge, à mon tour, de lui dire que si c’est lui qui nous alimente en munitions et en armes pour mener cette rébellion, il lui appartient de couper cette aide à partir d’aujourd’hui». Il s’est posé un problème non seulement politique mais aussi humain. La neutralisation du général Nkunda ne pouvait surprendre que ceux qui ne connaissent pas les dessous des cartes. Le commissaire européen Louis Michel, ayant constaté que le CNDP était la seule force politico-militaire capable de déstabiliser l’ordre politique qu’il a mis en place au Congo, il s’est résolu de torpiller ce mouvement avant la fin de son mandat à la Commission Européenne...

C’est ici que le CNDP dirigé par Bosco Ntaganda et d’autres groupes armés ont signé les «accords de paix» avec le gouvernement de Kinshasa en mars 2009. Qu’en savez-vous ?

Vous dites bien le CNDP dirigé par Bosco Ntaganda. Il faut noter que les cadres restés fidèles à la mouvance du général Laurent Nkunda ont stigmatisé le CNDP de Bosco Ntaganda, le qualifiant d’ailleurs de "CNDP Kifwafwa" !

Il y avait donc un schisme au sein du CNDP…

Absolument ! Il y avait d’une part la mouvance Nkunda qui était neutralisée et de l’autre, la mouvance Ntaganda qualifié de «CNDP Kifwafwa». Reste que le général Nkunda avait demandé à tous les officiers du CNDP de se soumettre aux desiderata de Kinshasa et Kigali qui soutenaient le CNDP Kifwafwa.

Que signifie «Kifwafwa» ?

C’est une question à poser aux swahilophones.

Depuis le mois d’avril dernier, une rébellion dénommée «M-23» a vu le jour au Nord Kivu. Le mouvement se prévaut des accords signés en mars 2009 par le CNDP dit «Kifwafwa ». Comment l’expliquez-vous ?

Le CNDP ou M23 n’est qu’un label qui peut changer à tout moment ; il faut plutôt voir son contenu, c’est-à-dire son message et ses objectifs. Avant la neutralisation de Laurent Nkunda, il y a eu des négociations directes entre Kinshasa et le CNDP à Nairobi, soutenu par l’ONU et l’Union Africaine. Dans les négociations de Nairobi, il y avait des propositions que le CNDP «originel» avait posées et dont certaines ont été reprises par le CNDP Kifwafwa en signant les accords avec Kinshasa le 23 Mars 2009.

Quelles sont ces propositions ?

A titre d’illustration, je peux citer : le rapatriement de tous les Congolais qui ont trouvé refuge dans les pays limitrophes (Burundi, au Rwanda et en Ouganda...), des réformes institutionnelles pour une communauté politique intégrative et une bonne gouvernance économique.

Quel est le nombre exact de ces réfugiés ?

C’est une question à poser au Haut-Commissariat aux Réfugiés. Cette question des réfugiés est contenue dans les accords signés le 23 mars 2009. Bien que je n’aie jamais fait partie du CNDP Kifwafwa, j’ai soutenu ces accords du 23 mars 2009. Et ce pour la simple raison qu’ils nous conduisaient sur le chemin de la paix et de la réconciliation nationale. Outre la question des réfugiés et des réformes institutionnelles, le CNDP exigeait la conduite d’une «politique intégrative» au niveau national.

Que répondez-vous à ceux qui allèguent que le combat du CNDP ou M23 est strictement «communautaire» ?

C’est faux ! Nous devons faire preuve de prudence dans l’usage des mots. Dans le CNDP ou M23, vous trouvez différentes communautés (Bashi, Nande, Banyarwanda, Nianga…). Hier on accusait l’UDPS comme étant un parti politique des Baluba…Ce sont des arguments avancés par des individus médiocres.

Appelons le chat par son nom, quels sont les griefs que les membres de la communauté tutsie articulent à l’encontre des pouvoirs publics congolais ?

Le pouvoir actuel ou l’ancien ?

On imagine que le problème a commencé au cours des dernières années du régime Mobutu…

Rappelez- vous du concept de «nationalité douteuse» et posez-vous la question de savoir pourquoi tous ceux qui avaient le «faciès tutsi» ont été chassés comme des chiens à la Conférence nationale souveraine…L’ostracisme et le délit de faciès étaient érigés en norme référentielle pour exprimer le sentiment national dans notre pays ! Le problème a existé bien avant l’arrivée au pouvoir de Paul Kagame.

Etes-vous entrain de suggérer que l’Etat zaïro-congolais a failli dans sa mission d’assurer une égale protection à tous les membres de la collectivité ?

Il y a eu sûrement des failles au niveau de la gouvernance de notre pays. Il y a eu des problèmes au niveau local qui n’ont pas été résolus. La situation actuelle n’est en fait que l’épiphénomène des contradictions du passé. Tout ceci arrive au moment où le Rwanda est dirigé par un régime politique qualifié par ses pourfendeurs de « pouvoir des Tutsi ». Comme la communauté tutsie est vilipendée au Congo et que l’idéologie génocidaire est adopté par certains "égarés congolais", le régime de Kigali est accusé de tirer les ficelles dans la partie orientale du Congo. Les esprits lucides savent très bien que nous payons aujourd’hui nos propres turpitudes du passé. Nous sommes nous-mêmes responsables de cette crise grave qui nous accable tous !

Vous semblez perdre de vue que certaines autorités rwandaises n’ont pas peu contribué au renforcement de ce climat de méfiance mutuelle. Rappelez-vous la déclaration faite par Pasteur Bizimungu en octobre 1996 exigeant une seconde Conférence de Berlin pour revoir la tracée des frontières…

Pasteur Bizimungu a dit ceci : «Puisque vous refusez d’intégrer la communauté banyarwanda au Zaïre, alors il faut la renvoyer au Rwanda avec leurs terres». Rappelez-vous dans l’histoire coloniale, l’Allemagne et la Belgique avaient trouvé un compromis sur le tracé des frontières à l’Est. L’Allemagne avait cédé à la Belgique une partie du territoire qui dépendait du Mwami du Rwanda. Historiquement, les habitants de cet espace dépendaient du Mwami du Rwanda. Pasteur Bizimungu a sans doute commis la maladresse politique et diplomatique de le dire sur la place publique. On le sait, ses propos ont été mal interprétés par les Congolais qui y ont vu une volonté de balkaniser le Congo. Je ne pense pas qu’il entre dans la stratégie politique du Rwanda de prendre une portion du territoire congolais. Ou vous acceptez d’intégrer les membres de la communauté banyarwanda lesquels se sentent Congolais à part entière dans leurs droits et devoirs de citoyens. Ou alors, vous les renvoyer au Rwanda. Ils ne peuvent pas rentrer sans leurs terres…

Vous avez parlé à plusieurs reprises d’«intégration». Concrètement, comment doit-elle se traduire ?

Par des bonnes institutions et la bonne gouvernance. Nous vivons en Belgique. Nous sommes tous les deux des Africains subsahariens. Il y a des racistes dans ce pays. Mais les pouvoirs publics belges ne resteront jamais passifs pendant que des «racistes» violentent un Noir sur la place publique ou dans un lieu privé. Lorsque les réfugiés Hutu ont trouvé refuge, en juillet 1994, dans les deux provinces du Kivu, ils ont transposé leur idéologie génocidaire contre la communauté tutsie au Congo. Et ce avec le soutien de certaines communautés de l’Est. Les pouvoirs publics regardaient sans réagir jusqu’à la suspension de certaines autorités régionales par le gouvernement Kengo. Il y a cette haine latente qui est là. Une haine qui est amplifiée par les contradictions à l’Est dues à la mauvaise gouvernance publique.

Au-delà des exigences contenues dans les accords du 23 mars 2008, que veut, en définitive, le M-23 ?

Je tiens à souligner que la communauté banyarwanda ne sollicite pas la nationalité congolaise comme aiment dire certains Congolais. La communauté banyarwanda fait partie de la nation congolaise. Les Banyarwanda du Congo sont des Congolais. Le M23 veut des réformes institutionnelles pour une bonne gouvernance politique et économique.

Que dites-vous à ceux qui reprochent au membres de cette communauté un «manque de loyauté» ?

C’est un faux problème ! Que dire d’un Congolais d’origine qui prend la nationalité belge ou américaine ? Est-ce de la traîtrise? Non ! Chaque citoyen congolais doit avoir le sentiment d’appartenir à la grande famille nationale. Lorsqu’une communauté ne se sent pas protégée, ce n’est que normal qu’elle réagisse pour se protéger. Le général Paul Kagame l’a rappelé au président Mobutu : «Vous avez votre communauté banyarwanda au Zaïre. Si vous êtes incapable d’assurer sa sécurité, je me donnerais moralement ce droit d’intervenir pour protéger la minorité tutsie».

Dans cette logique, l’Etat centrafricain pourrait intervenir au Congo pour assurer la protection des membres de la communauté Ngbandi au motif qu’ils sont «cousins» aux Yakoma de Centrafrique…

D’abord aucun congolais n’est maltraité pour son appartenance à la communauté Ngbandi. Ensuite, l’Etat centrafricain doit avoir les moyens de sa politique d’intervention au Congo, si tel sera le cas malheureux. Enfin il n’y a pas de groupes armés génocidaires au Congo pour inquiéter l’Etat centrafricain. Comparaison n’est pas raison car dans l’Est du Congo, nous sommes dans un contexte différent. Trouvez-vous anormal que la « communauté internationale » ou une puissance étrangère intervienne dans un pays donné pour protéger une minorité ? C’est acceptable dans la mesure où il s’agit des droits de l’homme et des droits humanitaires. Si des Tutsi sont menacés au Congo suite à la mauvaise gouvernance, Kagame étant Tutsi, moralement, il faut lui reconnaître le droit de leur porter secours, surtout avec la présence des groupes génocidaires au Congo. Que dire des Français et des Américains qui s’inquiètent de la situation des droits de l’Homme en Afrique ? Nous devons, au Congo, nous poser deux questions fondamentales. Primo : Voulons-nous vivre encore ensemble ? Nous sommes devenus Congolais par la volonté du Roi Léopold II. Nous n’avons jamais exprimé la volonté de partager un destin commun. Je suis originaire du Bas-Congo, je me retrouve sur le même territoire avec un Mushi ou un Nyanga qui est plutôt proche du Rwanda. Alors que j’ai des cousins qui sont citoyens du Congo-Brazzaville.

Y a-t-il un problème de «vivre ensemble» ?

Bien-sûr! En tant que Mukongo, je ne vois aucun inconvénient qu’il y ait un Tutsi, un Hutu ou un pygmée congolais. Je voudrais que le Mushi ou le Nande m’explique pourquoi il dénie la citoyenneté congolaise aux Banyarwanda. Si nous acceptons d’avoir un destin commun, notre deuxième question est la suivante : Quelles sont les institutions et les lois capables d’harmoniser la cohabitation des différentes composantes nationales pour un objectif commun? Il faut que chaque citoyen se retrouve dans sa liberté, sa sécurité, son identité et son bien-être…

Quelle recette pourriez-vous proposer pour mettre fin à la crise à l’Est du Congo ?

Je proposerais en premier lieu le dialogue ; celui qui refuse le dialogue n’a pas sa place en politique… Ceux qui poussent Kinshasa à l’affrontement ne veulent qu’affaiblir le Congo pour leurs objectifs. Pour avoir une armée dissuasive, il faut d’abord un Etat viable et responsable. Comme ce n’est pas le cas, on nous imposera toujours des forces étrangères avec des objectifs inavoués. Or il faut laisser aux Congolais le soin de résoudre leurs problèmes internes. Si l’ordre politique actuel n’est pas capable d’amener la paix, il faut le changer impérativement !

Qui doit dialoguer avec qui?

Les gouvernants doivent dialoguer avec les gouvernés qui se sont révoltés. Kinshasa doit prendre ses responsabilités puisque les autres n’attendent que des négociations directes.

D’aucuns disent que le M-23 mène une guerre par «procuration rwandaise» pour balkaniser le Congo. Votre avis ?

Le mot « balkanisation » est utilisé à dessein par une certaine presse de Kinshasa pour diaboliser le M23. Cette campagne médiatique est instiguée par certains milieux internationaux pour des objectifs inavoués mais connus…L’instabilité à l’Est du Congo est une soupape d’insécurité qui sert les intérêts des ceux qui ne veulent pas l’émergence d’un Etat viable et responsable au Congo. Au niveau national, certains milieux ont trouvé dans l’insécurité à l’Est un facteur qui sert leurs intérêts pécuniaires. Les Congolais n’ont qu’un seul vœu : vivre en harmonie. Je vis actuellement dans la région des Grands Lacs. J’ai l’avantage d’observer la dynamique existant entre les populations du Burundi, du Congo et du Rwanda. Je me pose la question de savoir pourquoi les dirigeants des trois pays tardent-ils à mener des politiques intégratives ?

C’est la raison d’être de la Communauté économique des pays des grands lacs, CEPGL…

Et pourquoi cette organisation ne marche-t-elle pas ?

Tout a commencé avec les bouleversements institutionnels au Rwanda en juillet 1994….

Voulez-vous dire que c’est le président Kagame qui est responsable de cette situation ?

Vous savez bien que les fondateurs de la CEPGL entendaient défendre en premier lieu la sécurité commune au niveau des frontières…

Il appartient aux dirigeants des trois pays de se mettre autour d’une table pour résoudre les problèmes qui se posent. Je ne pense pas que Kigali soit hostile à la CEPGL. Bien au contraire.

Revenons à votre «recette» pour sortir de la crise à l’Est…

Il faut, en premier lieu, amorcer le dialogue.

Qu’entendez-vous par «dialogue» ? Des négociations ?

Vous risquez de déraper en tombant dans le piège de nominations à des fonctions publiques. Je ne pense pas que le CNDP se bat pour avoir des postes. Le CNDP se bat pour l’avènement de la bonne gouvernance au niveau national. Si Kinshasa ou les dirigeants du CNDP estimaient qu’ils peuvent travailler ensemble officiellement pour résoudre les problèmes, je ne vois aucun mal.

Vous savez bien que le CNDP exige notamment l’intégration de ses cadres militaires dans l’armée et les civils dans les institutions au niveau tant provincial que national. L’exercice du pouvoir constitue donc un des enjeux…

Il n’y a pas seulement un problème de pouvoir. Le CNDP est un mouvement politico-militaire. Lors des négociations, chacune des parties va présenter ses propositions. Je sais très bien une chose : le président Kabila est de bonne foi et voudrait bien résoudre ce problème. Mais, je suis convaincu d’une chose : il y a des haineux, il y a beaucoup d’individualités qui cachent mal du mépris à l’égard de la communauté tutsie. Les responsables politiques doivent privilégier le dialogue.

Où résidez-vous actuellement ?

Je suis à cheval entre Bruxelles et Bujumbura où j’ai créé une entreprise commerciale. Je ne joue aucun rôle au sein du CNDP. Sauf peut-être pour faire du lobbying dans le sens souhaité par les populations de la région qui n’aspirent qu’à la paix…

Propos recueillis par Jean-Marie Mabiti et Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2014

 

29 Réactions

nkay [clement.opay0803@orange.fr] 29/10/2012 00:42:50
Quand on est trop intelligent, on devient ignorant, aveugle, sot !
Que DIATEZWA aille convaincre les nationalistes congolais qui sont qui voeint et sont convaincus de visées expansionnistes du Rwanda, depuis , avant les années 60...

Ses positions ne sont que du vent, je me pose même la question de savoir s’il est congolais, un vrai intellectuel congolais ! Car, près de 10 000 000 de congolais sont morts, la RDCONGO classée capitale mondiale de viols, déplacements de populations, exactions, ...et de tout ça, dear Diatezwa, bas-congolais, ne pipe aucun mot ! En voici un qui ne travaille que pour ses propres intérêts.

Ce monsieur n’aime plus son pays. La preuve? Ce qu’il est allé créer sa société à Bujumbura, pays agresseur de la RDCongo...alors que ses compatriotes chôment et souffrent. Minable !



Akufa Kala [chretiens_pratiquants@yahoo.fr] 29/10/2012 02:29:51

L’ignorance , la peur et la naïveté téléguident le schème mental de notre frère. Bosco Ntanganda est rwandais, comment peut-il négocier son intégration dans l’Armée Congolaise???????????????
Ce frère semble fouler aux pieds tous les rapports des Nations Unis. Je ne suis pas étonné de la part d’un traître qui faitun lobying pour imposer des Tutsi dans nos institutions.
Il nie l’évidence alors que ce rapport ne provient pas des Congolais. Il faut voir la main de Dieu qui nous a aidé via l’ONU pour découvrir:
1. Le Rwanda et l’Ouganda comme agresseurs
2; Le CPI donne clairement l’identité de Ntanganda.

La majorité Présidentielle doit rendre compte des accords que Numbi, envoyé par Kabila a signé à Goma, les grades et l’intégration des Tutsi dans les institutions nationales.
Monsieur ce dossier n’est pas à prendre à la légère.
Likambo ya mabele na biso pas de traîtrise.



kesongo kusa [casos_2004@yahoo.ca] 29/10/2012 04:15:25
Monsieur Diatezua joue son rôle de lobbyiste pour la communauté tutsie non sans intérêt. Il semble simplifier le problème de cette communauté a la question d’intégration. Le problème de cette communauté est de plus complexe étant donné des considérations inavouées par les trois pays d’origine de cette communauté qui sont le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda. Il est vrai qu’il y a eu une communauté rwandophone qui s’était installée ou déportée au Congo depuis la période coloniale et qui peut bien réclamer la nationalité congolaise. Il est aussi vrai qu’il y a eu des entrées des réfugies depuis les indépendances de ces pays et ces réfugies sont encouragées ou forcées par leurs gouvernements a rester au Congo pour déverser le trop plein de leurs populations au Congo en même temps préparer leur invasion avec ces populations déplacées qui continuent a se considérer citoyens de leurs pays d’origine malgré leur séjour si long soit il au Congo. Pour preuve, on a vu les rwandophones tutsi qui habitaient le Congo rejoindre l’AFPR de Kagame pour établir le régime tutsi au Rwanda. Ce qui n’a jamais été le cas pour aucune autre communauté qui vit au Congo et qui rentre appuyer sa communauté dans le pays d’origine. Les Ngbandi ou Ngbaka du Congo ne sont jamais allés en Centrafrique pour appuyer un régime particulier, tout comme les bakongo du Zaïre ne sont jamais allés porter secours a un quelconque regime en Angola ou au Congo Brazzaville. Nous avons d’ importantes communautés lumpa, bemba ou lunda qui ne s’ingèrent pas aux problèmes politiques de la Zambie ni de l’Angola au motif qu’ils y sont originaires. De quelle obligation morale Mr. Diatezua reconnaît a Kagame le droit de venir au secours de tutsi en détruisant des millions de vies d’autochtones pour obtenir l’intégration de quelques milliers de ses compatriotes en même temps piller des ressources du Congo comme si le Congo était un no man land. N’est ce pas Laurent Désiré Kabila avait dénoncé un accord immoral que lui avait imposé Kagame pour le porter au pouvoir? Aujourd’hui quelle est la communauté rwandophone que Kagame veut défendre? Tutsi de la période coloniale ou de quelle catégorie? Et demain lorsque le pouvoir hutu va s’installer au Congo, on viendra encore protéger la communauté hutu. Non, Mr. Diatezwa, ne fais pas ton business sur le sang de congolais victimes des ambitions expansionnistes de Kagame et des appétits gloutons de la communauté mafieuse internationale. Si tu es un vrai congolais nationaliste, tu devrais compatir avec la souffrance des millions de compatriotes de l’Est au lieu de faire l’avocat de génocidaires. La communauté rwandophone a largement bénéficié du regime Mobutu a travers les dispositions de la CPGL qui n’ont jamais bénéficié aux congolais, et pourtant, cette communauté n’a jamais hésité a porter les armes contre Mobutu. L D Kabila les a placés a de hautes responsabilités au Congo, et pourtant ils n’ont pas hésité a le liquider comme un malfrat. Aujourd’hui a cause de différentes rebellions( AFDL, RCD, CNDP) que le Rwanda a créées, la communauté tutsi minoritaire au Congo est la plus représentée dans toutes les institutions au Congo. Hier, les autochtones de Kivu avait accueilli cette communauté tutsi en hôte en détresse, aujourd’hui les kivutiens regrettent leur hospitalité. Que veux tu nous apprendre sur les tutsi Mr. Diatezua? Tu es immoral en feignant de meconnaître le peu que le Congo a fait pour cette communauté porte malheur.



Gaston Mumbere [gmumbere@yahoo.com] 29/10/2012 08:30:59
Basile Diatezwa fait partie des opportunistes qui ne connaissent aucune realite sociologique et ethnographique dans le kivu.Lui parle pour amadouer le Rwanda car il a toujours cherche a avoir un poste ministeriel sous les couleurs du Cndp.Mr Diatezwa,si vous etes neophite en matiere de la situation dans le Kivu,vaut mieux garder silence et ne pas induire l’opinion en erreur.Les kivutiens n’ont jamais ete xenophobes.Aujourd’hui les Kivutiens sont victimes de leur hospitalite a l’endroit des populations refugiees venues du Rwanda qu’ils avaient accueillies comme des etres humains en detresse ,mais qui n’ont pas voulu s’integrer dans la societe Congolaise malgre les opportunites a leur portee.Vous parlez negocier,negocier avec qui?Avec ces criminels et Genocidaires Rwandais dans la finalite d’infiltrer toutes les institutions congolaises?L’erreur avec le Cndp a travers les accords de Nairobi nous fait payer cher aujourd’hui.Car on croyait que ce sont les Rwandophones que vous appelez conglais alors que la ruse a ete d’infiltrer dans l’armee congolaise et dans toutes les institutions,les etrangers Rwandais dans la finalite de mettre la Rdc a genoux.Meme si on negocie encore aujourd’hui avec ces bandes des criminels sanguinaires tutsis,nous risquons de nous retrouver avec notre armee composee de plus de 40% des militaires etrangers plus principalement des Rwandais.Bref Mr Diatezwa,il ne vous appartient pas en tant que congolais,de defendre la cause de ces genocidaires Rwandais responsables de plus de 8 millions des congolais innocents.Meme si vous etes du Bas-Congo,les morts congolais dans le Kivu doivent reveiller votre conscience patriotique.

Gaston Mumbere.



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 29/10/2012 08:53:47
Enfin, le M23 a trouvé sa marionnette congolaise en la personne de Basile Diatezwa. LD KABILA a servi l’AFDL comme paravent en 1996. JP Ondekane, Mende Omalanga, Wamba dia Wamba, Kin Kiey Mulumba, Adolphe Onosumba,Tambwe Mwamba....avaient été la couverture du RCD en 1998. Enfin Omar Basile Diatezwa ( le même) a été le nègre de service du CNDP en 2008.
Omar oublie que en 1981,Mobutu avait donné la nationalité zaïroise en vrac à tous les rwandophones : transplantés, réfugiés, clandestins. Une première en Afrique.

Quand les Rwandophones et les Rwandais avaient installé LDK au pouvoir en 1997,il était quasi impossible de distinguer les Congolais rwandophones des Rwandais. L’armée congolaise était leur chasse-gardée. Lorsque LD Kabila avait rompu la collaboration avec le Rwanda,les Rwandophones et les Rwandais avaient fait ensemble leurs valises pour regagner la Mère-Patrie.Les premiers abandonnant leurs postes juteux au Congo.
Joseph Kabila a confié la sécurité de l’Est aux Rwandophones.Le bilan est désastreux aux yeux de tout le monde.Comment le M23 peut lutter pour la bonne gouvernance? A chaque échéance électorale,ils battent campagne pour Kabila,l’incarnation des antivaleurs au Congo.



Mundeke Jean. [jmundeke@gmail.com] 29/10/2012 09:03:36
Apres avoir lu l’intervieuw de Mr Omar Diatezwa Basile,je me suis pose la question de savoir si il y a parmi les congolais,ceux qui peuvent avoir encore en ce 21e sie le,une memoire faible pour interpreter comme c’est le ca,la realite dans le Kivu.Nous sommes dans une periode ou presque toute la communaute internationale a deja compris que le Rwanda a un agenda cache sur le Kivu.Mon Frere Diatezwa,je vous conseille d’eviter de vous faire apparaitre comme un avocat du diable Rwandais et d’eviter a ce que les enfants du Grand Kivu victimes du Rwanda a travers ses multiples reseaux criminels comme le Cndp ou le M23,arrivent a vous considerer come ennemi.Si vous etes etranger de la realite sur le Kivu,c’est mieux de garder silence car vos propos peuvent etre consideres comme une provocation ou une declaration de guerre a l’egard des enfants du Grand Kivu,qui sont les premieres victimes directes de la politique hegemonique tutsie dans notre pays.

Mundeke Jean.



Belewono [belewono@yahoo.co.uk] 29/10/2012 10:12:28
Il se tient des elections du gouverneur au bas-congo en ce moment. pourquoi n’est-il pas candidat? et quelles sont ces affaires entre bruxelles et burundi, et pas entre bruxelles et le bas-congo?



nzoloko [nzol@hotmail.com] 29/10/2012 10:27:42
C’est triste d’avoir ces genres de congolais qui font de la prostitution politique. Quel cynisme monsieur, comment
pouvez-vous dire que ce qui se passe depuis bientôt 17 ans est la faute aux congolais? Les tutsis étaient bien intégrés
au Zaïre en occupant des postes stratégiques notamment celui de Dircab du chef de l’Etat , ils fréquentaient les mêmes
écoles , universités etec...
Monsieur arrêtez d’énerver le monde et continuer votre prostitution .



Lidjo [lidjoma@gmail.com] 29/10/2012 10:36:09
Le président Kabila est de bonne foi, cela m’aurait étonné s’il n’était pas de bonne foi. Il l’est toujours pour la communauté tutsie. Qui n’a pas oublié le congrés du PPRD fait à la Fikin qui a fait tomber l’ADG de la RTNC M. Kolomonyi Ndjibu et les excuses gênées du sécrétaire général du PPRD M. Boshab. Tout cela a abouti à ce que les représentants de cette communauté soient reçus par la ministre de l’intérieur M. Muyej. Donc aujourd’hui il y a une communauté qui a plus de droits que de devoirs dont celui de loyauté dûe à la communauté nationale. J’attendais M. Diatezwa dans la défense des membres de sa communauté régionale( Bundu dia Kongo) qui ont été massacrés dans son territoire d’origine par le régime Kabila sans qu’il n’ait trouvé à dire. Lui veut jouer le rôle de porteur de mallette des individus qui n’ont que mépris pour sa communauté. Qu’il n’oublie pas qu’il y a un homme appellé Chebeya qui a payé de sa vie pour défendre les membres de sa communauté.



Lidjo [lidjoma@gmail.com] 29/10/2012 10:51:00
J’ai fait toutes mes études primaires et secondaires à Kinshasa, j’ai toujours vu les tutsis dits banyamulenge occuper des postes d’importance tant dans les entreprises que dans le public. Est ce pas là une intégration et cela c’était sous le régime du feu Maréchal Mobutu. Cessons avec la distraction. Je pourrai citer des noms tels que les Kayitenkore, Gisaro, Bisengimana et j’en passe. Certains que je connais personnellement qui étaient comme moi zaïrois à l’époque occupent aujourd’hui des fonctions enviables à Kigali en tant que rwandais ce qui est leur légitime choix. Mais ce que je n’accepte pas c’est qu’ils participent à la déstabilisation de leur mère nourricière.



Maitre Ntumba Serge [pharaon12001@yahoo.fr] 29/10/2012 11:48:38
A Tous,
J’ai lu avec une attention soutenue ce que cette interview. Je suis tres decu des points developpes par cet homme. Pour lui cette integration coute 8millions des morts avec des viols sur les femmes d’autres communautes?? Chaque tribu doit avoir une armee pour la proteger! Pour bien endormir les gens ils se presente comme etant du Bas-Congo et soutenant les troublions et pyromanes a l’Est de la RDC. Pourquoi ne cree-t-il pas une armee au Bas-Congo pour defender les crimes commis par le battaillon Simba contre ses frères de BDK. C’est triste de voir un homme etre instrumentalise jusqu’a avaliser que Kagame a le droit d’intervenior au Congo si les Tutsis du Congo sont menaces? et par qui? eux qui constituent 30% des militaires de l’armee nationale? L’ONU. HWRW, la societe civile, l’eglise catholique , etc. tous ont pointe du doigt les troublions de l’est et ce n’est pas un problem d’integration, c’est un pillage organise ou ce Mr a trouve son du et qu’il cherche desesperement a defender. Aujourd’hui l’armee est faible mais demain.....



Elili [dibangu@hotmail.com] 29/10/2012 11:52:24
Chers compatriotes,
Il est étonnant de voir ce parallélisme. Monsieur Wamba Dia Wamba, s’est retrouvé à la tête d’un mouvement rébelle, d’obédience rwandaise, créé à l’Est du Congo, alors qu’il venait du Bas Congo, province d’origine du premier non violent congolais, à ma connaissance, j’ai cité le prophète Simon Kimbangu. Maintenant celui-ci, Monsieur Omar Basile Diatezwa, s’est retrouvé dans le Mouvement de CNDP de Nkunda Batware. A ma connaissance le CND a engagé sa lutte pour défendre les minorités dont on ne tient pas compte au Congo, à savoir les Banyamulenge. Comment quelqu’un du Bas Congo peut se retrouver dans un mouvement fondé par les Tutsi et pour défendre d’abord les Tutsi du Congo et dont le chef est recherché par la CPI ? Le Congolais étudie-t-il pour être un instrument efficace au service de son pays ou pour se prostituer à la recherche d’argent et d’honneur à n’importe quel prix ? J’ai l’impression que la deuxième partie de ma question semble l’emporter sur la première et cela à considérer l’histoire du Congo depuis sa libération du 17.05.1997. Que Dieu nous vienne en aide.



Idolozi le Sage [ideologie@yahoo.de] 29/10/2012 11:54:53
Ahhhh,notre Kongo ,mawa.
Majorité yabato ya mayele nioso bakomi ba SCHIZOPHRÈNE
pona ba intérêts propre nabango pe bozangi bomoto na mitema.
Oyo nde ba résultats ya bisimbasimba.
Heureusement y a quelques minorités ya bato yamayele
bazo lengele pe kobatela mayele nabango pona bolamu ya
Kongo. Merci Kongo,makambo ekueyeliyo ekomisi biso mayele.

La schizophrénie est une maladie mentale se développant généralement au début de la vie adulte. Elle est caractérisée par des difficultés à partager une interprétation du réel avec les autres, ce qui entraine des comportements et des discours bizarres, parfois délirants.


Idolozi le Sage.
Ingeta...



Matunda mao [mmtunda@gmail.com] 29/10/2012 13:23:09
Voilà pour la première fois un congolais patriote qui a compris le mal qui ronge les politiciens. Aussi longtemps que vous déplacerez les problèmes congolais ailleurs, le Congo n’aura jamais la Paix. Vous qui prétende être des intellectuels, soyez couragés à affronter en face vos problèmes au lieu de courrir de gauche à droit à l’étranger présenter faux problèmes.....



Kimpwanza [kimpwanzadiakongo@yahoo.fr] 29/10/2012 14:07:23
Mon frère Diatezwa quelle honte vous nous faites là en tant que fils du kongo central ?
Désormais vous ne faites plus partie du peuple Ne kongo , courrez vite consulter un chirurgien plasticien pour une intervention d’ urgence , changez votre faciès de bantou en tutsi ...
J’ ai honte !



Jo Bongos [jo.bongos@msn.com] 29/10/2012 14:16:43
Les rwandais n’en reviennent toujours pas de voir comment les congolais travaillent contre les intérêts de leur propre pays. Ils doivent se gratter la tête pour être certains qu’ils ne rêvent pas.

Jo Bongos



pilu [lukebapierre@yahoo.fr] 29/10/2012 14:32:54
je crois que mon grand-frère fait fausse route car il ne veut pas ou ne peut pas palper la vraie réalité sur cette affaire.Il n’est qu’un marche-pied pour ses amis;beaucoup sont passés par là avant lui et ils ont dechanté
A moins que lui aussi ait d’autres visées...



dia ntotila [balongimokili1@hotmail.be] 29/10/2012 15:09:25
pona ngai na moni ndenge batu ba profité na kombo ya udps esali bango soki akomakii representat ya udps benelux te alingaki ayebana te yango pona nga totikala ba combatat resistant ti tango kabila akokende totika ba partie politique yango ebimisi ba mendé batumingi bazo trahir congo bazo wuta na ba partie politique soki azui poste akomi moloki



MASYA [mm.baudino@yahoo.fr] 29/10/2012 15:44:25
c’est triste de lire de tels propos de la plume d’un congolais de surcroît bas congolais
Au Congo; quelle est communauté majoritaire ? aucune
Pourquoi les banyarwanda sont -ils inquiétés ? Tout simplement parce qu’ils ont prêté main fortes à leurs frères venus de Rwanda pour exterminer les hutus réfugiés au Congo et en même temps les congolais qui les ont accueillis pour faire les vide territorial , quitte à le remplir par les soi disant réfugiés congolais de pays voisins donc des rwandais
c’est un plan bien préparé qu’il faut faire échoué par tous les moyens



ELVIS [elvisnziani@ymail.com] 29/10/2012 20:11:53
CE MONSIEUR APRES AVOIR APPRECIE KABILA IL A TERMINER SUR.....

Je suis à cheval entre Bruxelles et Bujumbura où j’ai créé une entreprise commerciale. Je ne joue aucun rôle au sein du CNDP. Sauf peut-être pour faire du lobbying.

C’EST CE QUI L’NTERESSE, L’ARGENT.

AVENTURIE



tshimankinda gervais [gervais.tshimankinda@hotmail.com] 29/10/2012 21:09:22
Les Diatezwa, nous en avons en abondance

La vénalité, voilà ce qui est écrit dans les gênes de certains Congolais. Quand certains parlent d’intellectuels, comprennent-ils ce qu’est un intellectuel? Suffit-il d’engranger des diplômes pour être qualifié d’intellectuel? Non, chers compatriotes! Sinon Hampaté Bâ n’aurait pas été répertorié parmi les grands intellectuels du continent, lui qui n’a jamais mis ses pieds dans une salle de classe ou dans un auditoire.
Un intellectuel se définit comme la personne qui a, non seulement accumulé un grand savoir, mais surtout mis ce savoir au service de l’évolution positive de sa société. C’est la lanterne, la lumière qui montre la meilleure voie à suivre aux siens, c’est un guide dans le bon sens du terme. Alors chers compatriotes, arrêtez d’affubler cette qualité à tout lettré ou diplômé. Vous confondez sans doute "instruit" et "intellectuel".
Nous sommes, aujourd’hui, le seul peuple au monde qui s’accroche encore à certaines qualités moyen-âgeuses comme "excellence". Nous sommes le seul pays où une autorité publique signe de sa qualité académique sur les dossiers officiels : "professeur". Elio di Rupo et tant d’autres professent dans différentes facultés, a-t-on entendu mettre en avant leur qualité d’enseignant? Complexe quand tu nous tiens!
C’était juste pour vous dire que ce monsieur est dans la culture des traîtres de notre pays. Depuis l’accession à l’indépendance de ce cher et beau pays, une minorité de ses propres filles et fils ont toujours aidé les ennemis de notre pays -et ils sont très nombreux- à y foutre le bordel.
Les pillages, les destructions et les morts en masse qui s’en suivent ne perturberont en rien leur quiétude, l’important pour eux étant d’engranger richesses et gloire! Ce sont des maudits qui s’ignorent. Des pauvres hères, une espèce de chiens errants à la recherche des charognes. Quand on lit de cette logorrhée, on a envie de vomir. Pauvre Congo, qu’a-t-il fait pour mériter ce genre d’enfants?



jack [jack2002mub@yahoo.com] 29/10/2012 23:27:35
Merci pour cet interview d’un compatriote de la diaspora.

Bien que je respecte sa lecture de la situation du congo, je me dis qu’il pouvait s’empecher certaines choses:
1. soutenir l’insoutenable
2. defendre l’indefendable
3.s’arroger le mandat de la population victime

Oui, il faut dialoguer mais avec qui?, les mouvements rebelles made in Rwanda?, les autorites rwandaises? ou encore les groupes armes congolais et etrangers operant au congo?
Oui, il faut la paix mais avec qui on est en guerre?
Oui, il faut le lobbying, mais de qui detenez vous ce mandat?,, Du peuple congolais? Des CNDP et M23 ou encore des gouvernements voisins?
S’il vous plait un peu de retenu dans vos analyses qui frisent la demagogie et peuvent ruiner le reveil des congolaisde la diaspora. Salut!



kaza ndola [leze@yahoo.fr] 30/10/2012 00:30:04
Vieux Basile,
naza leki na yo ya Yolo, mista ya Jorje(Georges)
nalingi nayeba po na nini ba konzi ya Angola, Congo Brazza na Gabon, esika ba Kongo pe bazali ba lobi liloba moko te tango babomi bakongo ya Bundu ya Kongo kasi ondimi ke Kagame aloba po na ba tutsi ya Congo
Ba Gbandi ba limwa banda AFDL ekoma, nayebi ba oyo baza na boloko ya Makala ti lelo, namoni ata mbala moko te ba ndeko na bango Yakoma ya Centrafrique balobi
Ba Gbaka, baza na Centrafrique, baza lisussu na bato oyo balingi Bemba(Gbaka ya Congo), bakanga ye,
omoni ba Tutsis ya Ruanda baluki batinda Tanganda to Kunda na CPI ?
Vieux Bazile, ozui "Rugaga" ya solo na Bujumbura ?



Mokolo se Mokolo [rukundocaritas@yahoo.fr] 30/10/2012 01:53:05
Mr Omar Basile Diatezwa est un homme de convictions qui les défend. Ceux qui le dénigrent ne savent rien de la problématique tutsie et suivent veuglément les thèses des ultras! Voilà deux décennies que le Congo/Zaîre est exsangue du fait de cette guerre dite des banyamulenge qui mettent dans la balance leur sang pour défendre leurs droits élémentaires. Omar est un homme comme on en trouve plus, qui soutient ce que beaucoup ne veulent pa entendre.
Mais tant qu’un seul locataire d’une maison ne trouvera son sommeil, toute la maison veillera d’insommnie...
Les insultes adressées à Basile sont les mêmes qu’on destine au Prof Kâ Mana. la médiocrité des intellos rdcongolais est la menace la plus redoutable du pays.
Dieu bénisse le beau Congo.



Bob allain [albrown_78@yahoo.fr] 30/10/2012 10:50:29
Voici un congolais qui dit haut ce que bcp pense tout bas, pour certains interets caches. quelqu’un a dit qu’il veut induire l;opinion en erreur mais je pense que c’est justement le contraire il veut ranmener les gens a la raison. Il a le courage de dire des verites, de lever l’equivoque cree par certains politiciens pour aboutir a leurs fins. ces banyarwanda ne demandent pas la nationalite congolaise ils l’ont. si la terre ou ils habitent est congolaise donc ils le sont aussi sinon renvoyer les avec leurs terre car c’est la terre de leurs ancetres. Cet homme a totalement raison. pouvez vous me dire le nom Rumangabo, rugari, mushaki virunga (ibirunga qui signifie volcan) est ce de nom lingala tshiluba , nande ou nyanga? renseignez vous aupres des historiens si ces villages ont change des noms? Ne soyez pas aveugles par la haine. Ceux la qui parlent de la balkanisation ils savent la realite des choses et ils ont peur qu’un jour cela arrive meme si cela n’est pas une alternative aujourd’hui pour les banyarwanda congolais et les rwandais, mais je vous apprend que si cette marginalisation continue je crains que cela ne soit la derniere solution. Ceux qui ont cree ce probleme se sont tus deja les bashi et nande qui ont leurs histoires de jalousie avec les rwandais, leurs enfants etudient et travaillent au Rwanda ils font leurs affaires a partir du Rwanda et vous les gens de l’ouest qui ne connaissent rien sur la situation, l’histoire de cette region vous faites trop de bruit. Je veux vous dire votre probleme : personne d’emtre vous ne pense que Kabila est rwandais, vous savez tres bien qu’il est le fils de LDkabila mais le vrai probleme il n’est pas originaire de ce que vous considerez comme le vrai congo, l’ouest et le centre, il est swahiliphone or pour vous qui ne parle pas lingala est etranger. Je plains mes freres bashi et kivutiens qui se melent dans votre comba t or vous le considerez comme des etrangers auissi mais vous les utilisez pour aboutir a vos fins. vous parlez de 8 millions des morts, des femmes violees mais dans vos coeurs cela ne vous dit rien. Mais qui vivra verra.



martins [nalubamartin@rocketmail.com] 30/10/2012 16:13:04
C’est pitié our la rdc.Si Laurent Nkunda est congolais,prquoi jusqu’à nos jour il est tjrs gardé à Kigali et de quel droit Kagame eut se permettre d’emprisonné un sujet congolais qui a commis des crimes au congo, et pourquoi le gouvernement n’a jamais reclamé son extradition, comme il l’afait pour le cas de Faustin Munene allant jusqu’à rappeler son embassadeur au congo brazza? Les congolais doivent reflechir sur les agissements de Kanambe



kimia [kimiaezalakatinabino@yahoo.com] 30/10/2012 16:42:50
en suivant cette interview je me rappelle de bcp des choses.les congolais semblent ne pas connaitre l’histoire de leur pays.1.il y a le partage des frontieres qui fait qu’il ya des congolais rwandophones.il y a aussi les rwandais refugies en 1959,1962,1973,... ces refugies rwandais mobutu les a donne la nationalites mais puisque leur village natal est au rwanda.ils ont rentre chez eux apres les genocides.(ex la famille de feu bisengimana,prof rwanyindo,kayitankore,...) contrairement aux rwandophones congolais comme rwakabuba,feu gouverneur de nord kivu kanyamuhanga.... eux sont des congolais qui sont restes au congo dans leur pays natal.le probleme ethnique que les belges ont cree au rwanda entre tutsi et hutu ne sait pas arreter seulement au rwanda.ils ont cree le meme probleme au rwandophone de congolais en intronisant mwami NDEZE au sein de la communaute.il ya un groupe des extremistes hutu appeles MAGRIVI.rappelez-vs que mobutu a dit qu’il ya des congolais des nationalites douteuses.les hutus extremistes se faisaient passer coe vraie des congolais en diabolisant leurs freres que ce sont des etrangers.en 1994 j’etais au kivu quand l’armee rwandaise est entree au congo(ex far+interahamwe)avec l’appui de la france.aujourd’hui c’est FDLR.les tueries et viols ont commence depuis 1994 en ciblant la population tutsi ca c’est pas arrete par la meme les gens qui habitaient dans le coin de la ville,dans les villages etaient victimes des exactions commises par les genocidaires.



kimia [kimiaezalakatinabino@yahoo.com] 30/10/2012 17:21:21
les occidentaux connaissent tres bien ce qu’ils font.creer la division et la haine entre la population pour mieux vs manipuler.ils connaissent tres bien le partage de l’Afrique avec la conference de berlin. que les congolais regardent les choses en face au lieu d’etre des xenophobes.car cela nous amenera a rien.question a nous demander: prquoi la monusco vient de faire plus des 10ans au congo alors que la population continu a etre tue et violee?pourquoi ils ne parlent pas de FDLR?Pourquoi ils rejettent toutes les accusations au rwanda?pourquoi ils ne parlent pas de mal gouvernance au congo?pourquoi ils ne parlent pas de verites des urnes? lisez les rapports l’expert de l’onu steve hege travaillent avec FDLR:Dinesh Mahtani ancien coordinateur du Groupe des experts de l’ONU au congo a ainsi révélé au monde entier que les milices Hutu extrémistes au Congo exfiltraient illégalement 40 tonnes d’or (40.000 kilos) par an du Congo !!! Soit, à 40000 euros le kilo, environ 1,6 milliards d’euros par an (très supérieur au budget annuel de l’ONU au Congo estimé à 1,5 milliard$). c’est au congolais de prendre conscience de leur situation politique,sociale et economique



kolomabele [babeha1@yahoo.fr] 01/11/2012 12:37:06
Aux compatriotes qui soutiennent Basile.

Bisengimana Rwema,Charles Bisengimana,Ruberwa,Mashako Mamba,Sekimonyo,Bizima,Bugera,Serifuli,Nirangabo,Rwakabuba...la liste n’est pas exhaustive.Ces personnages et bien d’autres connus des Congolais ont assumé des hautes responsabilités au Congo.Vous appellez ça la marginalisation? Est-ce que les Bakere du Bas-Uélé,les Enyele du Sud-Ubangi et d’autres éthnies congolaises peuvent aligner une telle liste?

A l’Ouest,on a Dongo et Lukolela de part et d’autre du fleuve Congo.On a des couisins et des frères sur chaque rive.Les uns et les autres ont fait le choix de la nationalité de la RDC ou du Congo.
Personne n’en veut à Kabila parce qu’il est muswahili.Mais à cause de son incompétence avérée.En dix ans de règne,le Congo n’a connu que les guerres interminables(la vie et la mort banalisées,les viols ne sont plus un crime,des richesses naturelles pillées) et la misères abjecte.LD Kabila ne parlait aucun mot lingala.Est-ce les Congolais qui l’ont assassiné?(Asuivre).


 

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