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19 Juin 2013

Ouganda/UK :

Londres : Un général ougandais accuse Museveni de “tentation monarchique”

 

Le général ougandais David Sejusa Tinyefuza, ancien coordonateur des services de renseignements militaires

Dans une interview accordée, mardi 18 juin, à BBC-Afrique, le général David Sejusa, mieux connu sous le nom de Tinyefuza, ancien coordinateur de l’Agence ougandaise de renseignements militaires, a accusé le président Yoweri Kaguta Museveni, au pouvoir depuis 1986, de chercher à instaurer une sorte de “présidence à vie” en Ouganda. Selon lui, le chef de l’Etat ougandais préparerait une succession monarchique en cédant le pouvoir à son fils, le général de brigade Muhoozi Kainerugaba. Celui-ci est le commandant des forces spéciales. Pour corser l’histoire, le général en exil se dit prêt à diriger l’Ouganda.

Que se passe-t-il en Ouganda? Dans son édition datée du mercredi 19 juin, le quotidien “Daily Monitor” (opposition), dont la devise est “la vérité au quotidien” (Truth everyday), rapporte qu’au cours de son entretien avec la BBC, le général Sejusa a accusé le président Museveni de chercher à instaurer une “présidence à vie” dont le but final serait l’avènement d’une “politique monarchique”. En clair, Museveni préparerait son fils Muhoozi Kainerugaba à lui succéder. Interrogé s’il avait l’ambition d’assumer les fonctions présidentielles, Sejusa a répondu en ces termes : “Un général quatre étoîles qui n’a pas d’ambition n’est pas à sa place”. Il a aussitôt asséné : “Qui a octroyé à Monsieur Museveni le droit de nous diriger ad vitam eternam?”

Réagissant à ces propos, au cours de la même émission, Ofwono Opondo, directeur du Centre de média ougandais, a qualifié Sejusa de “lâche” en l’invitant à regagner l’Ouganda pour démontrer qu’il n’avait rien à se reprocher. Pour lui, "les accusations" proférées par cet officier "sont dénuées de tout fondement. "Le président Museveni n’a prévu aucun plan destiné à se faire succéder par son fils à la tête de l’Etat ougandais", a-t-il ajouté.

Le général Sejusa a, pour sa part, souligné que le "système de gouvernement" en vigueur en Ouganda est devenu “décadent et pervers” de sorte que le President Museveni, au pouvoir depuis 1986, fait l’objet de dévotion tel un Dieu. “L’heure est venue pour dire : Trop c’est trop!”, s’est-il exclamé.
Opondo est revenu à la charge en relevant que le général Sejusa - qui est membre du parlement et siège dans le haut commandement militaire - est “libre” de rentrer en Ouganda "à moins qu’il ne soit un lâche". Sejusa de répliquer que les officiers manifestant quelques ambitions politiques ont toujours été empêchés de quitter l’armé".

A Kampala, le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, a confié à "Daily Monitor" que le général Sejusa avait la possibilité d’exposer ses "préoccupations" dans un cadre approprié. Pour ne l’avoir pas fait, il a violé les règlements militaires de l’armée ougandaise (UPDF). Des poursuites judiciaires seront intentées à son encontre. “Nul ne peut recourir à des moyens inconstitutionnels pour renverser une démocratie qu’est l’Ouganda”, a-t-il martelé.

“L’affaire Sesuja” a commencé fin avril dernier. En mission au Royaume-Uni, le général David Sesuja, alors coordonnateur des agences de renseignements ougandais, a écrit au patron de la Sûreté nationale ougandaise (ISO), le colonel Ronnie Balya, lui demandant d’ouvrir une enquête sur des "rumeurs" faisant état d’un complot en vue de l’assassinat des personnalités opposées à la succession de Museveni par son fils. Dans cette correspondance, l’officier citait, outre lui-même, deux autres responsables de premier plan. A savoir : le chef d’état-major de l’UPDF Aronda Nyakarairima et le Premier ministre Amama Mbabazi. Etrangement, les journalistes qui avaient relayés les "révélations" de Sesuja ont été interpellés et brutalisés par la police.

La défection de cet officier supérieur dérange manifestement Museveni et son régime. Le général Sesuja n’est pas n’importe qui sur l’échiquier politico-militaire ougandais. L’homme a, sans doute, dit à haute voix ce que ses pairs préfèrent encore murmurer. Une affaire à suivre.

Issa Djema/B.AW (avec Daily Monitor)
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6 Réactions

Revolver Ocelot [robertbalanga72@yahoo.com] 19/06/2013 12:52:37
Les Anglais prépareraient-ils un nouveau Calife pour remplacer le Calife actuel ?



Mundeke Jean [jmundeke@gmail.com] 19/06/2013 14:03:54
Le peuple ougandais est egalement dirige a l’instar du peuple congolais ,par un imposteur tutsi Rwandais en la personne de Youweri Museveni pour ce pays voisin.C’est bien que les ougandais de souche se levent pour chercher a chasser cet autre genocidaire tutsi Rwandais Youweri Museveni,responsable avec son frere Paul kagame avec leur valet Hypolite kanambe, de la mort de millions de nos compatriotes dont le sang ne cessera de reclamer vengeance jusqu’au ciel.Si Museveni part,Hypolite kanambe sera en meme temps affaibli et facile a etre aneanti.
Mundeke Jean.



mamale [mamale@live.fr] 19/06/2013 14:14:20
Voici le genre de personne avec qui l’agitateur Roger Lumbala aurait dû composer pour attaquer la source extérieure du drame congolais, plutôt que d’aller servir dans l’armée de Kanambe M23.

De même, ce monsieur qui, dans une interview à CI accusait l’ouest du Congo d’incapacité de prendre les armes contre Kanambe pour son manque d’excédent de production, devrait justement y mobiliser (à l’Ouest) des actions de croissance économique qu’il n’a pas pu développer comme ministre du commerce congolais.



BI DIANA [marcelinomukoko@yahoo.fr] 19/06/2013 16:55:55
C’est terminer, le Pouvoir des Bandits.
Museveni, Kanambe et Kagamé doivent abandonner le Pouvoir, vouloir ou pas. Ces trois Criminels doivent passer devant la barre de la CPI.
Les Crimes et les Assassinats qui continuent au Nord et au Sud-Kivu, ne peuvent pas rester sans jugement.
Que ce soit Bill Clinton, Museveni, Kagamé et Kanambé,personne ne peut dire qu’il sera épargné.
Jamais ! Nous sommes des Hommes de Droit, un tel GĂ©nocide ,ne peut jamais passer sous silence.
Dans le cas contre, alors, on ferme la Faculté de Droit dans les Universités en RDC.
C’est un appel aux Justiciers Congolais, pour enfin dire le Droit contre le Génocide qui est entrain de se dérouler au Nord-Kivu.
Le Sang des Innocents implore votre secours !



Elili [dibangu@hotmail.com] 20/06/2013 06:03:47
Cher Issa,
Qu’est-ce que cet article sur Museveni vient faire sur congoindependant.com ? Je ne comprends pas personnellement. Je pensais que congoindependant.com était le site de discussion des Congolais sur ce qui les concerne. Nous avons tellement des choses que nous devons arranger entre nous que nous ne devons pas nous permettre des diversions avec ce qui se passe chez nos voisins. D’autres médias sont là pour le faire. Je crains que cet article n’attire l’attention des Congolais qui ne pourront pas percevoir le danger qu’il constitue. Nous n’avons pas besoin de cette diversion. Que Dieu nous vienne en aide pour que nous puissions nous occuper efficament de notre pays.



Matata simba [matata.simba2013@gmail.com] 20/06/2013 14:18:47
Toutes ces réactions montrent combien la RDC a encore un long chemin a faire. Des analyses pleines d’injures et vides de sens trahissent le manque de maturité et d’arguments convaincantes. Injurier sans cesser le président de la RDC n’est pas une solution aux maux qui rongent le pays. Ceci montre que la solution est encore lointaine. Le président n’est pas un magicien. Seul il ne peut rien. Mais avec l’appui de son peuple, il peut tout. Ceci a été dit par le President Mobutu mais il est valable même aujourd’hui. Quel est le rôle du peuple congolais? Injures pleines de haine sur internet? Il faut que chacun réfléchisse sur sa responsabilité.


 

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