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15 Mars 2015

Compétition :

Cristina Duarte à l’assaut de la présidence de la BAD

 

Cristina Duarte, ministre des Finances du Cap Vert et candidate à la présidence de la BAD

Cinquante-deux ans, bardée de diplômes, seule femme candidate à la succession de l’actuel président de la Banque africaine de développement (BAD), le Rwandais Donald Kaberuka, la Cap Verdienne Cristina Isabel Lopes da Silva Monteiro Duarte – qui est encore ministre des Finances et du Plan du Cap Vert - était mardi 10 mars au Press Club Brussels Europe. But : présenter sa candidature au poste de président de la Banque africaine de développement. Le conseil des gouverneurs de la Bad procédera le 28 mai prochain, à Abidjan, à l’élection du successeur du Rwandais Donald Kaberuka. La lusophone Duarte aura a affronté sept autres prétendants. Des gros gabarits de la haute finance.

«Vision», «gouvernance», «transformation structurelle», «secteur privé», «transparence», « responsabilité ». Huit mots qui sont revenus à plusieurs reprises dans la bouche de Cristina Duarte, tel un crédo. Durant une vingtaine de minutes, sans recourir à ses notes, la Cap Verdienne a expliqué en termes clairs et concis l’idée qu’elle se fait de la Banque africaine de développement de demain.

Ministre des Finances de son pays depuis neuf ans, «Cristina» peut être considérée comme «la mère» des réformes économiques menées dans ce petit pays de l’Afrique de l’Ouest. Un pays pauvre en ressources naturelles mais riche en ressources humaines de qualité. Hier, classé parmi les nations à revenu faible, le Cap Vert fait désormais partie du petit cercle des «pays à revenu intermédiaire ».

Quel est le secret de cette réussite ? «La transformation structurelle», a-t-elle martelé en soulignant que la Banque africaine de développement doit aider les pays du continent à mettre en place des «institutions fortes». En première lieu, une justice indépendante. Pour elle, les pays africains souffrent non pas d’un problème de moyens mais plutôt d’un «problème de gouvernance».

Prenant l’exemple de son pays, Cristina Duarte met l’accent sur la «planification stratégique ». C’est-à-dire l’élaboration d’un plan de développement à court, moyen et long terme devant servir de « feuille de route » lors de discussions avec les partenaires ou investisseurs potentiels. Pour elle, les investisseurs doivent insérer leur projet dans le cadre prévu par le pays.

Nommée ministre des Finances, son premier acte a été de réunir des fonctionnaires, des activistes de la société civile et des représentants du secteur privé. Au bout de deux ans de cogitation, les participants ont fini par concevoir ce qu’elle appelle « un nouveau système de planification nationale».

Pour la candidate cap verdienne, les Africains doivent prêcher par l’exemple en étant les premiers à mettre des capitaux au service du développement économique de leur continent. «Comment pouvons-nous continuer à demander aux autres d’investir dans notre continent et notre développement, si nous ne faisons pas de même sur toute l’étendue de notre capacité», s’est-elle interrogée sans se départir d’un petit sourire.

Outre Cristina Duarte, il y a sept autres postulants au poste de président de la BAD : Akinwumi Adesina (Nigéria), Ato Sufian Ahmed (Ethiopie), Samura Kamara (Sierra Leone) Jalloul Ayed (Tunisie), Birama Boubacar Sidibé (Mali), Zondo Thomas Sakala (Zimbabwe), Bedoumra Kordjé (Tchad). L’élection est fixée au 28 mai prochain.

Le président de la BAD est élu par le conseil des gouverneurs. Les Africains détiennent 60% des votes. Les 40% restants sont détenus notamment par des actionnaires non africains. A savoir notamment : les Etats-Unis, le Japon, l’Arabie saoudite, la France, le Brésil.

B.A.W
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1 Réaction

Alidor Sema [alisema@yahoo.fr] 15/03/2015 21:14:21
Voila une Dame qui peut enseigner a Matata Ponyo et sa bande inclu le farfelu Olivier Kamitatu ce que siginfie bonne gouvernance financiere et plannification

Nous n’entendons de sa bouche la recitation de theories-de-salon et statistiques macro-economiques sans relation a la vie quotidienne de ses concitoyens.

Plutot - comme actions prioritaires - consultations systematique de toutes les forces vives afin de mieux s’impreigner des realites de base de son Pays.


 

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