Assemblée nationale: Le « Premier » Sama Lukonde réussit son « oral »

Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, 43 ans, a obtenu, lundi 26 avril, son investiture à l’Assemblée nationale. Sur 412 députés présents, on a compté 410 « Pour », 0 « Contre » et 2 « Abstentions ». Le nouveau chef du gouvernement a « innové » en ne se limitant pas à égrener un « chapelet de bonnes intentions ». Il a chiffré le coût du programme (36 milliards de dollars pour trois ans) avant d’indiquer les « pistes » d’où pourraient provenir les moyens d’action. A savoir notamment, l’accroissement des recettes et l’élaboration d’une loi de finances rectificative.

« Le plus long voyage commence toujours par un premier pas », dit un adage chinois. Lundi 26 avril, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Sama Lukonde, a accompli le premier pas d’un « long voyage » censé conduire le pays jusqu’à 2023, l’année de toutes les élections.

Les alinéas 4 et 5 de l’article 90 de la Constitution ont été observés: « Avant d’entrer en fonction, le Premier ministre présente à l’Assemblée nationale le programme du gouvernement. Lorsque ce programme est approuvé à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée nationale, celle-ci investit le gouvernement ».

« PROGRAMME ENRICHI »

Dans son allocution, le nouveau chef du gouvernement a parlé d’un « programme enrichi ». Autrement dit, le Président de la République et lui n’ont pas fait « table rase » du programme de gouvernement présenté en août 2019 dans le cadre de la coalition Fcc-Cach. Le document présenté à l’époque par le « Premier » sortant a subi quelques retouches dans le sens d’un « dégraissage ». Le programme  déposé par Sylvestre Ilunga Ilunkamba comportait une centaine de propositions ou actions. Celui de Jean-Michel Sama Lukonde contient 62 propositions. C’est toujours trop!

On ne pourrait s’empêcher de saluer « l’innovation » apportée par le nouveau « Premier » en fixant les élus du peuple sur le « coût des réformes » ainsi que les voies et moyens pour trouver les ressources nécessaires soit 36 milliards de dollars pour la période qui va de 2021 à 2023. Sama Lukonde devrait revenir devant la chambre basse pour déposer une loi de finances rectificative. Le but est de porter le budget de l’Etat à 12 milliards $/an.

INAGOSI: « LE NOUVEAU GOUVERNEMENT N’A PLUS DE PRETEXTE »

Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso remet au Premier ministre Sama Lukonde, l’acte d’investiture de son gouvernement contenant les signatures des députés présents.

Après la présentation du programme gouvernemental, un débat s’en est suivi. Le PPRD François Nzekuye a proposé la décentralisation de la mise en œuvre du programme DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion). Selon lui, cette tâche devrait revenir aux autorités des provinces concernées.

Pour la députée PPRD, Geneviève Inagosi, le programme présenté par Jean-Michel Sama Lukonde « ne contient aucune originalité tant au niveau de la forme que du fond ». « Il n’y a rien de nouveau. C’est du déjà entendu! », a-t-elle ajouté. Pour cette ancienne consœur, le nouveau gouvernement n’aura plus de prétexte du genre « le FCC Bloque » ou « Kabila bloque ». Native de l’ex-Province Orientale, Inagosi a conclu son intervention par ces mots: « On attend de vous la restauration de la paix ».

Fille d’ancien diplomate, la députée Henriette Wamu Ataminia s’est interrogée sur le « retard » constaté dans le transfert des frais de fonctionnement dans les missions diplomatiques congolaises. Elle a, par ailleurs, fait remarquer au Premier ministre la nécessité de préciser les « priorités à court terme » de son gouvernement.

« KISALU ME BANDA »

Constitutionnaliste réputé, le député MLC Jacques Djoli Eseng’Ekeli, a commencé par souffler le chaud en saluant chaleureusement la présence de plusieurs « collègues » dans l’équipe Sama Lukonde I. « Ceux qui composent ce gouvernement sont l’émanation de cette chambre. Nous vous faisons confiance », s’est-il exclamé en liminaire en laissant entendre qu’il ne sera nullement d’un chèque en blanc. « Notre confiance sera dans la vigilance ». Le juriste de souffler aussitôt le froid en faisant remarquer à Sama Lukonde que le programme qu’il venait de présenter « ne traduit pas la rupture » par rapport à celui de son prédécesseur Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Djoli aurait souhaité que le nouveau « Premier » fasse ressortir les priorités à court, moyen et long terme en lieu et place de s’éparpiller à travers 65 actions. De même, d’après lui, le Premier ministre aurait dû mettre l’accent sur trois thèmes majeurs: la sécurité, l’économie et les réformes. « Il faut des réformes », a-t-il conclu.

En réponse, le « Premier » a promis de prendre en compte toutes les observations. Au total, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a réussi son « oral ». Le débat a pris fin à 17h10. Vingt minutes après, l’Assemblée nationale a investi le nouvel exécutif. Comme le fit le président Felix Tshisekedi, on peut, maintenant, clamer: « Kisalu me banda ». Au boulot!

 

Baudouin Amba Wetshi

27 Commentaires on “Assemblée nationale: Le « Premier » Sama Lukonde réussit son « oral »

  1. Encore une panoplie de promesses qu’ils ne tiendront pas. D’abord parce que rien ne prouve que la RDC, dans l’état actuel des choses, sera en mesure de mobiliser 12 milliards de $ us par an. Ensuite, ces genres de discours incantatoires c’est du déjà entendu. On se retrouvera en 2023 avec des centres hospitaliers délabrés, des routes coupées et boueuses, des tueries à l’Est, des enseignants et fonctionnaires mal rémunérés, seuls les militaires de la garde prétoriennes très bien payés. Les promesses ne concernent qui ceux qui y croient.Moi,je ne crois pas parce qu’il n’y a rien d’innovant qui puisse me permettre d’y croire…….

    1. Cher @Mwana-Luc,
      Le programme déjà entendu bien-sûr.
      C’est noramal car ledit programme déjà a connu des multiple blocages par le Fcc, et ces mêmes besoins démeurent il faut les continuers afin de soulager nôtre cher peuple tant abandonné et voir ses priorités engloutis.

    2. Avant de donner perdant, de manière péremptoire, le gouvernement Sama Lukonde, jetons un coup d’oeil sur notre passé récent. Le gouvernement post-conflit, 1+4, était parvenu à mobiliser combien de mio de USD ? Nous venons de loin. À vous lire, on a l’impression que vous vous délectez dans la perspective d’un échec de ce gouvernement. Le gouvernement de votre pays, où vivent bon an mal an nos compatriotes ! Kanga bue pour que Sama réussisse ! Cela fera le bonheur des nôtres. Même une réussite à 30 % du Programme d’actions serait déjà un signal que notre pays n’est pas condamné, ad vitam aeternam, au marasme.

      1. @Jean-Marie Mabiti
        Peut-être seulement ceux qui doutent du succès de ce gouvernement ne se délectent pas dans la perspective de son échec mais sont lucides, ils ne sont pas assez bêtes pour croire à si peu de frais aux miracles. Ce n’est ni son ambition et ni même sa détermination qui sont en cause mais son manque de réalisme. Le Mr de l’ODEP qui n’est pas le premier venu et qui n’est l’ennemi de personne étant là seulement pour surveiller la dépense publique et dénoncer au besoin ceux qui ne la respectent pas qu »ils soient du coté de ‘JK’, de Tshisekedi, de Fayulu ou d’ailleurs a dit « qu’il ne voyait pas par quelle magie on va mobiliser 12 milliards USD l’an, que le budget de Sama n’était pas du tout réaliste. » Sinon, cher ami, vous savez bien que les élus dont beaucoup étaient honnis hier ont voté soviétiquement l’investiture du gouvernement, ne voyez donc pas le mal partout, ils ne veulent pas l’échec du gouvernement, au contraire…

  2. Encore et toujours de beaux textes assortis de belles intentions, mais jamais de belles actions.

  3. Le discours d’investiture est un exercice politique important qui donne les orientations temporelles et chiffrés du gouvernement.
    Comme d’habitude, les septiques vont gloser sur l’échec, tandis que les optimistes vont chanter les louanges des actions à venir. La sécurité et l’économie sont les principales préoccupations de l’exécutif , car, les deux vont ensemble. S’agissant des questions économiques, le Congo a beaucoup d’atouts sur lesquels l’Etat peut s’appuyer pour relancer l’économie. Il faut des reformes structurelles et conjoncturelles, mener un combat sans merci contre la corruption, reformer cette fiscalité confiscatoire qui décourage les investisseurs. Il y a aussi les questions liées au système bancaire inadapté, sans oublier le secteur des assurances qui peut être déterminant dans un pays où l’épargne et les revenus de transfert sont quasi inexistants. Bref, avec de la bonne volonté et de la détermination, tout est possible. Allez, au boulot maintenant et que ça saute.

  4. Aux nouveaux jouisseurs, bon appétit !
    Dubai attend vos familles pour les emplettes.
    La danse est connue, archi-connue. Tristement.

  5. A tous les chantres de la negation et prophetes du malheur du Congo a tout prix, nous attendons impatiemment de vous une alternative innovante et des actions concretes au pays. La critique est aisee mais l’art difficile.

  6. Cher BAW,
    @ Là ne nous décrétez-vous pas trop vite un « oral réussi » de notre PM ? Je trouve votre affirmation trop abrupte, trop confiante. Je n’ai suivi que quelques extraits de son discours mais ma première impression est qu’il a encore trop promis, ce n’est pas mal d’avoir d’avoir les ambitions qu’il affiche, encore faut-il s’en assurer les moyens notamment financiers : 36 milliards pour 3 ans càd 12 milliards annuels en partant des pénibles 4 milliards , on se bute à une tâche herculéenne difficilement accessible. Sama « a réussi son oral » si on se réfère au vote unanime des députés, 410 sur les 412 présents mais on ne peut que formuler des réserves lorsque vous lui accordez d’avoir évité un simple chapelet de bonnes intentions en priorisant ses actions et en indiquant leurs financements. Personnellement je vois moins ressortir cela dans ses nombreuses promesses et la démonstration de leurs financements et autres moyens.
    @ Bref, je suis peu convaincu par les différentes pistes nous livrées d’où doivent provenir ses moyens d’action : l’accroissement des recettes et l’élaboration d’une loi de finances rectificative ne sont pas des oracles nouveaux dans notre pays et nous connaissons leurs échecs quasi programmés.
    Tenez, que nous rapporte réellement de convoquer un « programme enrichi » qui contient des propositions et des actions égrenées par le précédent gouvernement, une prétendue innovation apportée par une vague évaluation du coût de ses réformes ainsi que les voies et moyens pour trouver les ressources nécessaires de 36 milliards de et une loi de finances rectificative qui nous porterait un budget à 12 milliards $/an ? Ca ne mange pas de pain de le chanter à ce stade, encore faut-il accomplir effectivement le challenge.
    @ Le court débat qui a suivi la présentation du programme nous a heureusement livré à coté des reproches automatiques des remarques et rappels utiles ainsi que quelques propositions bienvenues comme par exemple d’y aller par des priorités étagées à court, moyen et long terme en lieu et place de s’éparpiller à travers 65 actions ou encore le conseil de mettre l’accent sur trois thèmes majeurs tels la sécurité, l’économie et les réformes.
    @ C’est vrai le PM nous a montré une réelle volonté de changer les choses mais rien qu’au niveau formel j’ai personnellement regretté que d’ores et déjà il n’ait pas imaginé une vigilance domestique des objectifs avec des indicateurs de performance, des évaluations programmées qui ont le potentiel d’orienter, de mesurer et d’améliorer l’efficacité de la mise en œuvre du programme défini. On a besoin d’identifier les résultats réellement obtenus en cours de route pour au besoin recadrer les écarts par rapport aux prévisions .
    Enfin il n’est pas rien de souligner qu’il y’a des observateurs qui n’ont pas été aussi optimistes que BAW : des radicaux regrettent des « promesses à foison non chiffrées », les modérés prennent acte des mesures contre l’insécurité dans l’Est notamment des moyens à donner à l’armée et à la justice, du collectif budgétaire… mais n’en attendent pas moins les résultats avec circonspection.
    @ Bon, le nouveau gouvernement est prêt à travailler, c’est l’essentiel aujourd’hui, souhaitons-lui bonne chance !!!

  7. PS
    On apprend qu’après l’investiture du gouvernement, les pays internationaux majeurs et l’UE l’appellent à travailler sur les réformes électorales pour des « élections libres, inclusives dans le délai constitutionnel ». Ils n’ont pas tort d’être ainsi ‘obsédés’ par la tenue des élections selon le calendrier légal, elles signent la formalité d’une démocratie. N’empêche que le plus important est qu’elles s’accompagnent d’une gouvernance qui bénéficie réellement à la Cité. D’où la crainte qu’elles ne suffisent pas toujours pour cette bonne gouvernance oubliant les réalités de chaque pays et les circonstances précises du moment. Ainsi s’l est bon que les élections se succèdent selon leur calendrier au Congo, il est encore mieux qu’elles servent à unir le pays et à le mener vers le bonheur attendu, ce qui n’est pas toujours le cas avec leur seule occurrence. Tenez, on trouve à l’extrême dans l’histoire des cas de despotisme éclairé qui ont donné lieu à une satisfaction suffisante des besoins d’un pays selon ses particularité propres. Voilà pourquoi il m’arrive parfois de me méfier de l’obsession d’une démocratie formelle avec ses élections que l’Occident brandit parfois en Afrique encore balbutiante dans sa démocratie;

  8. Ces mechants inconscients, illetres et enemis de notre pays qui mettent leur espoir dans un tel programme tout simplement parcequ’ils sont des myopes et semi intelectuels, ne sachant rien sur ce qui se passe, meme sur la derniere sortie mediatique du patron de la gecamine Yuma, l’un de ceux qui savent la destination de l’argent congolais, devraient tout simplement etre genereux envers eux memes en se taisant. La RDC n’appartient pas a tous les congolais.

  9. ENCORE TOUJOURS ET ENCORE DES SCEPTIQUES .
    INAPATA INAGOSI ON VA FINR UNE GUERRE QU ILS ONT INITIES ET NON FINIE AVEC LEUR GOURU A LA BARBE URSITE VAMPIRISTE.
    ILS FAUT ESPOIR AUX CONGOMANI QUI SOUFFRENT PAR LA FAUTE DE LEURS PROPRES ENFANTS QUI VENDENT ET ONT VENDU LE PAYS.

  10. « PILLIERS »?
    Mais pourquoi se perdre dans une litanie des « pilliers »? Il lui suffit d´annoncer 4 pilliers et de ne se concentrer que sur ces 4 pilliers au lieu de se perdre dans un « wish thinking » ». Il n´y aura pas assez d´argent ni assez de temps pour accomplir plus de 4 pilliers.
    « Tout ce qui est excessif est insignifiant » Talleyrand

    1. Kiekiekieee, ndeko Ghost, « wish(full) thinking », qu’on peut traduire en français par « vœu pieux » càd une illusion assumée, on proclame une chose que l’on sait ou l’on croit impossible, irréalisable.
      Je serai moins méchant envers ce pauvre Sama et choisirai pour lui « prophétie auto-réalisatrice », ce concept qui signifie qu’on croit tellement l’évènement qui vient irréalisable qu’en revanche on en modifie ses comportements jusqu » à le rendre possible. Une psychologie que porterait notre PM ?
      Kiekiekie, trêve de plaisanteries, souhaitons-lui quand même réalisme, courage et chance…

  11. Un fait à première vue plutôt paradoxal autour de l’investiture du nouveau gouvernement a été noté par certains observateurs mériterait d’être souligné !
    En effet malgré les reserves souterraines et plus visibles des Congolais face au fonctionnement hétéroclite du camp présidentiel et à son Union sacrée ils saluent quasi unanimement l’arrivée du nouveau gouvernement et votent à une majorité soviétique (410 sur 412 députés présents) son investiture. C’est plutôt réconfortant et prometteur de voir ainsi les Congolais assez pratiques et responsables à choisir la sauvegarde de l’État. Sûrement ils attendent du nouveau de la part du gouvernement de Sama Lukonde ; osons espérer que celui-ci ne décevra pas. Ça, c’est le challenge essentiel du moment !

    1. @ Ndeko Nono,
      Sûrement que les congolais attendent du nouveau de la part du gouvernement de Sama Lukonde. Osons espérer que celui-ci ne décevra pas. Ça, c’est le challenge essentiel du moment !
      FLASH BACK :
      Nous sommes dans la salle. Le vieux Mboso, comme à son habitude, semble euphorique. Certains de nos représentants semblent dans un état second. Des enveloppes auraient-elles circulé avant ? Ils sont totalement désinhibés. Sourires aux lèvres, Borsalino ou Monyere sur quelques têtes… Il y en a même un en salopette de plombier. Je rappelle qu’on est dans la salle des plénières de l’Assemblée Nationale du pays.
      Le nouveau ministre en chef savoure son moment. Ses petits camarades sont alignés derrière lui. Chacun s’est fait accompagné par un fan club qui vocifère sur les gradins. On chante. On danse. Au nom de la tribu, on remercie le Chef de l’Etat pour avoir choisi un des siens. C’est jour de rentrée. On découvre les nouveaux camarades et le maitre principal de la classe. Aucun de ces messieurs ne semble appréhender la difficulté de la tâche qui se pointe à l’horizon. Aucun ne semble habité par la fonction. Sauf peut-être Tony Mwaba…
      C’était un jour de fête. C’était incroyable !
      En Ituri, à Beni, Butembo…on égorge. On déplace les populations pour les remplacer par d’autres.
      Quelque soit leur niveau d’organisation sociale, les bonobos n’ont jamais réussi à se sortir de leur destin des primates.
      Espérons que les warriors ne nous décevront pas. C’est le challenge essentiel du moment.

      1. Jo Bonobo,
        vous êtes hors-sujet.
        (Même dans votre hors-sujet, vous manquez de courage et de lucidité avec votre vague « ON » [on tue, on égorge…]).

  12. *** le challenge essentiel du moment OU PLUS EXACTEMENT DE L’AVENIR IMMÉDIAT ET À MOYEN TERME. IL SERA PARTICULIÈREMENT INTERRESSANT D’OBSERVER SES 100 PREMIERS JOURS !

  13. Sans blague!! ces faineants disent toujours qu’ils font des choses au nom des congolais qui souffrent. Ils voyagent au nom des congolais qui souffrent, ils aboient au nom des congolais qui souffrent, ils sont dans des boites de nuits pendant le covid au nom des congolais qui souffrent, ils font des depessement budgetaire a la presidence au nom des congolais qui souffrent, ils s’achetent des morceau de viandes a Dubai au nom des congolais qui souffrent alors qu’ils vont deposer des millions des dollasrs americains dans leurs comptes bancaires et leur enfants ouvrent des fondations. D’ou leur vient de l’argent? Ceux qui defendent ces bandits ont ils un sous en poche? s’ils en ont un, comment font ils pour l’avoir? Les congolais ont su que Mobutu etait ngbandi apresqu’a la fin de sa vie. Maintenant on ne voit pas ce felix comme ressortissant du kassai mais comme un muluba. C’est cela qui fait la difference et nous attendont qu’il arrete de jouir des fruits de la sueur des autres, lui qui ne sais pas conjuguer le verbe travailler et qui n’a jamais appris la democratie dans la maison udps ou regnait le roi Etienne du debut a la fin.

    1. Ndeko Raz,
      Vous avez oublié un fait divers, dirons-nous, de la Tshisekedie : ils festoient avec force champagnes et autres libations accompagnés des pas de danse célèbres à l’Assemblée nationale sous l’autorité de leur Président. Mboso a en effet organisé sans le moindre scrupule un raout à l’Assemblée où il a reçu en fanfare les députés USN pendant que les populations de Béni, d’Ituri… en train d’être canardees et que partout les conditions de vie des Citoyens Congolais se dégradent à vue d’œil. Ça se passe encore comme cela au Congo de Mulopwe Tshilombo ; si ce n’est pas criminel que cela…

    2. eRAZ le premier fainéant.
      Vous avez oublié vos marches, fêtes et lovestory entre combattants de la diaspora au nom des Congolais. Oza na MÉMOIRE COURTE.

  14. « Sama Lukonde réussit son oral », un des éléments du titre de l’article. Honnêtement, y a-t-il eu au moins discussion sur le programme du gouvernement. Nous avons plutôt assisté à une précipitation à investir ce gouvernement. Soit ! Un gouvernement est jugé par ces réalisations. Accordons leur le bénéfice du doute. Nous jugerons sur pièce. Au vu du déficit profond dans tous les secteurs d’activité, je reste perplexe.

    1. @Lidjo,
      « Accordons leur le bénéfice du doute. Nous jugerons sur pièce. »
      Les Congolais avertis savent ça a toujours la chanson des ennemis de la nation. On l’a entendu avec Sylvestre Ilunga Ilunkamba, avec Tshibala, … avec tous ces idiots utiles des Rwandais. L’heure est venue où le peuple congolais doit dire « BASTA! »

  15. Il faut avoir une case dans la tête pour croire en ce gouvernement de Sa Majesté Lukonde Kienge.
    Il devait d’abord changer l’utilisation du budget: 35% pour les institutions et 65% pour les investissements des services publics; au lieu de 65% pour le trait de vie de l’Etat et 35% pour le peuple.
    Le couple Félix Tshilombo et Sama Lukonde devait aussi se battre contre le népotisme, le clanisme, le tribalisme, le régionalisme et le clientélisme qui caractérisent ce régime. A la Présidence de la République, aux cabinets des ministres et des gouverneurs, on embauche les membres de l’entourage familial, amical, professionnel…Les services publics sont ainsi devenus des entreprises familiales pour résoudre le problème d’emploi des proches. Ceux-ci espèrent y rester jusqu’à l’âge de la retraite, si pas ad aeternam. Le tribalisme étant une tare chez nous, ça choque personne au Congo.

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