Autopsie d’une source de stratégie de changement de mentalité

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Lors de nos débats sur le défi majeur que doivent relever les Etats africains afin d’asseoir la bonne gouvernance, Jo Bongo est revenu sur le constat amer des « présidents-dieux ». Le 8 novembre 2017, quand l’actuel président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa, annonça avoir quitté son pays en raison des « menaces incessantes », tout en prenant soin de défier le dictateur Robert Mugabe et son épouse, il avait justifié son coup d’Etat alors en préparation avec l’aide de l’armée au nom de cette même triste réalité: « Le temps est venu de dire non aux demi-dieux et personnes qui sont autocentrées et ne pensent qu’à elles-mêmes et leur famille ». Dans son mémorable discours du 11 juillet 2009 au Ghana, le président américain Barack Obama avait martelé le même message: « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions ». On est tous d’accord à ce sujet. Même ceux qui participent au festin du pouvoir aussitôt qu’ils le perdent. Comme le démontrent le G7 et bien d’autres anges déchus au Congo-Kinshasa, hier piliers de la dictature et aujourd’hui ses pourfendeurs. Le problème est que nos voix divergent sur les voies à suivre pour que les « présidents-dieux » deviennent une espèce en voie de disparition. Pour certains, il faut impérativement revoir les constitutions africaines ou le système politique. Pour d’autres, il faut changer la mentalité des Africains.

Jo Bongos a toujours défendu la thèse du changement de mentalité. Il vient d’indiquer clairement à partir d’où il faudrait concevoir des stratégies susceptibles d’ajuster la mentalité de l’homme africain: « On peut changer les gens. Il faut interroger la nature actuelle de l’éducation, de l’information. Comment ces données-clés peuvent-elles évoluer pour accompagner ce changement des mentalités? Cela commence par revisiter les programmes scolaires en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté. Des politiques d’aide aux familles y contribueront également. Les parents, l’éducation nationale, les associations culturelles et les clubs sportifs, les dirigeants des infrastructures ont tous à se remettre en question à ces différents niveaux. Chacun à son échelle peut agir de manière différente, mais dans un même but. La stratégie consiste à jouer sur la diversité des situations pour offrir une diversité de réponses, le tout pour arriver à façonner l’intégrité de chaque individu, de chaque citoyen à l’échelle nationale ».

Jo Bongos voit juste quand il nous invite à interroger des manuels scolaires. Plusieurs études ont démontré que ceux-ci façonnent la mentalité des écoliers et étudiants appelés à diriger un jour leurs pays respectifs. Dans notre ouvrage « L’Ajustement politique africain. Pour une démocratie endogène au Congo-Kinshasa » (Paris, L’Harmattan, Montréal, L’Harmattan Inc., 1999, 284 pages), nous consacrons la première partie à la colonisation des cerveaux et aux confusions qu’elle entraine, au chapitre de la gouvernance, dans l’esprit des élèves et étudiants africains, leur éducation étant presqu’exclusivement tournée vers la culture occidentale au détriment de leurs propres cultures. Nous expliquons le mimétisme politique et remontons à ses origines, en dressant le constat général qu’est la démocratie mimétique, en parcourant l’éternel complexe du colonisé, à l’époque coloniale et à l’époque postcoloniale, et en montrant comment un système éducatif étranger à l’Afrique perpétue ce complexe.

On peut pointer les manuels scolaires du doigt. Mais il faut d’abord avoir des soupçons légitimes et ensuite les vérifier afin de les confirmer. Sur quoi se base Jo Bongos? Dégageons de son affirmation ci-dessus ce qui est clairement concret, vérifiable, mesurable et améliorable si nécessaire: les programmes scolaires en matière de civisme et de l’éducation à la citoyenneté, l’information, les parents, les associations culturelles et les clubs sportifs. Notons que nous ne sommes pas encore au niveau des stratégies, mais à celui des lieux possibles à partir desquels celles-ci peuvent être construites. Comment? Puisqu’il a clairement écrit qu’il faut « commencer par revisiter les programmes scolaires en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté », Jo Bongos doit d’abord éplucher les manuels scolaires et voir s’ils contiennent des défauts ou des lacunes conduisant les Congolais à ne pas se conduire comme des êtres responsables. Ensuite, il doit poursuivre cet exercice au niveau de l’information, des parents, des associations culturelles et des clubs sportifs. C’est seulement quand il aura identifié les défauts et les lacunes, encore que cela pourrait bien être discutable, qu’il pourra enfin suggérer des stratégies. Celles-ci consisteraient à éliminer les défauts et à combler les lacunes. Car avant un tel travail, il ne s’agit que des soupçons et non des faits établis.

Prenons le cas des programmes des manuels scolaires de civisme et de l’éducation à la citoyenneté auxquels il faudrait s’attaquer en premier lieu selon Jo Bongos. Nous avons tous suivi des cours de civisme dans notre pays, certains jusqu’au niveau universitaire. A notre époque dans les années 70-80 à l’Université de Lubumbashi (UNILU), les étudiants des premiers graduats de la Faculté des Lettres suivaient ce cours ensemble. Il était dispensé par le Père jésuite Léon de Saint Moulin qu’on ne présente plus. De l’école primaire à l’université, nous n’avions pas décelé un seul défaut et aucune lacune qui nous pousseraient à ne pas nous conduire comme des citoyens responsables.

On nous rétorquera sans doute que nous parlons d’une époque révolue. Jo Bongos lui-même ne s’en prive pas quand il nous pose cette série de questions, recourant ainsi au même argument que l’administration Kabila quand elle réfute l’évaluation de la situation humanitaire du pays par des Occidentaux: « C’est quand la dernière fois vous avez assisté à un cours de civisme dans une classe au Congo? C’est quand la dernière fois avez-vous fait partie d’un club ou association sportif au Congo? ». Certes, nous avons émigré depuis plus de deux décennies et tous nos enfants biologiques évoluent en Europe. Mais nous avons au pays des frères et sœurs, des cousins et cousines, des oncles et des tantes, des neveux et nièces, des amis et des amies et surtout trois fillettes pygmées que nous avons adoptées à Libenge, dans la province du Sud-Ubangi, et envoyées suivre leur scolarisation dans une école privée à Kinshasa en attendant qu’elles ne rejoignent leurs frères et leur sœur aînés. En notre qualité de père, nous suivons attentivement leur scolarisation. Hier, quand elles étaient à Libenge. Aujourd’hui, quand elles se retrouvent à Kinshasa. Dans la capitale, nous achetons leurs manuels scolaires chez Médiaspaul parmi lesquels figure le livre « L’Education civique et morale » dont l’enseignement s’étend de la quatrième à la sixième année primaire. En dépit de la déliquescence de l’enseignement, nous pouvons affirmer sans ambages que les programmes scolaires de civisme et de l’éducation à la citoyenneté sont toujours conçus de manière à former des citoyens et citoyennes responsables. Si au cours de sa scolarisation, Jo Bongos ou un autre défenseur de la thèse du changement de mentalité a vécu une situation contraire, qu’il mette en lumière les défauts et lacunes qu’il aurait constatés. Ou alors, qu’il commence par étudier tous les manuels scolaires de civisme et de l’éducation à la citoyenneté pour nous édifier à ce sujet. Car, il faut le répéter, au stade actuel de cette prise de position, son auteur n’a que des soupçons qu’il aurait bien du mal à étayer.

Par ailleurs, la série de questions de Jo Bongos ne se justifie pas d’autant plus qu’il nous invite à « interroger la nature actuelle de l’éducation ». Les thuriféraires de la nouvelle dictature congolaise, les Atundu, Boshab, Kin Kiey, Mende, Minaku, etc., n’ont pas été à l’école aujourd’hui. C’était hier. Certains en même temps que nous. D’autres, bien avant nous ou peu après. Quant au raisonnement consistant à affirmer que puisqu’un Congolais ne vit plus au Congo, donc il ne connait plus les réalités du pays, elle relève d’une méconnaissance du monde dans lequel nous évoluons. A-t-on seulement idée du fardeau que nous portons, nous diaspora, pour venir en aide aux membres de nos familles et amis restés au pays? A-t-on oublié que la politique congolaise se dessine surtout à l’étranger? Tenez ! Quand les Ougandais se méfiaient du rebelle Jean-Pierre Bemba au point de ne pas vouloir l’accompagner jusqu’aux portes de Kinshasa, ils auraient poussé Olivier Kamitatu à créer une autre rébellion dans le Bandundu. Devant le refus de ce dernier, ils avaient cherché d’autres natifs de cette province à Bruxelles. Nous étions choisis pour être le Secrétaire général d’une nouvelle rébellion dont la force de frappe devait être constituée par des anciens militaires des FAZ exilés au Congo-Brazzaville. Non seulement nous avions dit non mais nous avions mobilisé quelques « ngwashi » pour faire pression sur un ancien condisciple des années collège qui avait accepté de jouer ce rôle. Et nous avions réussi surtout avec l’aide de son épouse, une fille Mukongo très pieuse. Les Ougandais s’étaient tournés vers un autre ressortissant de Bandundu qu’ils avaient voulu coller à Jean-Pierre Bemba avec l’aide de leurs amis belges. La manœuvre avait échoué, Bemba se méfiant de ce « Band-Band » qui avait tout fait pour que nous fassions partie de son équipée traitresse. Mais ses nombreux voyages entre Bruxelles et Kampala avaient fini par le propulser sur la scène politique nationale au point de devenir ministre. Soutenir qu’on ne peut connaitre le Congo que quand on y vit, surtout à l’ère de la révolution Internet, c’est mal connaitre ce pays et le monde. D’ailleurs, le Roi Léopold II qui l’avait créé et bâti comme nation et ferme personnelle n’y avait jamais mis les pieds.

Pour revenir à nos moutons, même si Jo Bongos parvenait à démontrer que les différents domaines qu’il a pointés du doigt présentent des défauts et lacunes, ce qu’il ne pourrait réussir qu’après un travail de titan abattu pendant des années, cela ne soutiendrait pas sa thèse parce que l’incivisme caractérisé que nous déplorons ne se vit pas dans tous les domaines de la vie nationale mais avant tout dans le domaine politique. Par ailleurs, même dans ce cas, le mal à combattre n’est pas tant l’incivisme et ses conséquences sur le bonheur collectif, mais plutôt l’impunité qui l’entoure. A son tour, l’impunité ne concerne pas tous les citoyens mais seulement le président de la république, les membres de sa famille et sa clientèle politique du moment. Pour preuve, alors que plusieurs dirigeants congolais contreviennent à la loi sur la nationalité soit pour s’être autoproclamé Congolais sans le moindre acte juridique, cas de Joseph Kabila qui a fait le service militaire en Tanzanie en tant que citoyen de ce pays, soit en jouissant d’autres nationalités, ce qui est interdit par la loi, le procureur général de la République (PGR) a ouvert une information judiciaire seulement à l’encontre de l’ancien gouverneur du Katanga, Moise Katumbi, accusé « de nationalité italienne » et d’avoir usé de « faux documents » pour se faire élire député avant de décrocher le poste de gouverneur. En réalité, cette apparence juridique ne sert qu’à écarter un rival politique dont la grande visibilité pourrait faire de l’ombre au candidat de la Majorité présidentielle aux prochaines élections, si toutefois celles-ci ont enfin lieu. Le même scénario est observé dans ce que certains Congolais présentent comme une démocratie bien en marche. Au Sénégal, alors que plusieurs personnalités sont soupçonnées d’avoir détourné les deniers publics y compris des membres de la famille du président Macky Sall, seul le Maire de Dakar, Khalifa Sall, a été arrêté, jugé et condamné, le 30 mars dernier, à cinq ans de prison « pour escroquerie portant sur des fonds publics et faux en écriture ». Cette justice à deux vitesses l’élimine ainsi de la course à la présidentielle de février 2019.

Pour justifier la thèse du changement de mentalité qui serait indispensable à l’émergence de la bonne gouvernance en Afrique et qui consisterait avant tout à « revisiter les programmes scolaires en matière de civisme et de l’éducation à la citoyenneté », pour espérer convaincre tout lecteur attentif et doué de bon sens ou tout jury si jamais Jo Bongos ou un autre défenseur de ladite thèse devrait concourir pour un titre académique, il y a du pain sur la planche. Car, on doit d’abord interroger les manuels scolaires. Quand ceux-ci s’expriment en indiquant clairement qu’ils souffrent de défauts et lacunes, on pourrait alors et alors seulement concevoir des stratégies visant à les améliorer.

Mais même si on parvenait à gaver les Congolais et les autres Africains de meilleures tartines de morale qui puissent exister sur terre, il faudrait expliquer pourquoi les autres sphères de la vie nationale ne sont pas affectées autant que la sphère politique par le niveau actuel de la morale publique. Cette interrogation à elle seule démontre que quand le président de la république, les membres de sa famille et ses clients du moment commettent des crimes politiques, sociaux et économiques, la raison de l’impunité dont ils jouissent est à chercher ailleurs que dans les insuffisances éventuelles des manuels scolaires en matière de morale publique. Et cet ailleurs s’appelle système politique boiteux.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
© Congoindépendant 2003-2018

27 réflexions au sujet de « Autopsie d’une source de stratégie de changement de mentalité »

  1. Etude Politique, Stratégique, Géopolitique, et Géostratégique pour la RDC.

    Thème : La RDC en face de l’extermination.

    Nalobeli likambo oyo na ba Etudes ebele.
    Lelo, nazali kozongela yango, po nazali komona « Passivité » to « Attentisme » monene epayi ya ba Congolais baye bakoki kosalisa po tobikisa mboka.

    Liboso, nasengaki « organisation » stratégique esalema na RDC po Armée, Police, na Service de Renseignement ya ba Congolais esalema na mboka mobimba po tokoka kobikisa mboka. Nasengaki ba « Agents de Liaison » bazala po tokoka ko « Communiquer » en toute sécurité makambo ya libération nationale. Nasengaki lisusu « Un Général d’Armée » azala mokambi ya ebongiseli wana po na kotambuisa mosala ya libération nationale.
    Nasengaki na ba soldats banso ya FAZ na ya FARDC baye bazali libanda ya mboka bazonga na mboka po tomolengele po na libération nationale. Nasengaki na ba Stratèges militaires bazonga na mboka po na kolengela « Plan » ya libération nationale.

    Na nyonso oyo, eloko ata moko esalemi té !
    Lelo, ba partis politiques elakisi « Inutilité » na yango na « Gestion politique » de la libération nationale. – Emonani polele tè bango banso bazali kowela ebonga po na mosolo.

    Sima, Jurisprudence ya Vatican epesi nguya na ba Evêques po bazua mukumba ya libération nationale na maboko. Messe ya mokolo ya « Dimanche de pâque » elakisi tè ba Evêques bazui mukumba oyo na motema moko po libération nationale esalema. Kaka na yenga ya pâque wana, maloba ya Pape elakisaki tè tozali na droit na devoir ya ko libérer RDC.

    Eloko ezali kotia mboka na likama ya kobunga ezali « Passivité » na « Attentisme » ya biso.
    Tango tozali kozela pe kowumela, Kanambe azali komilengele na ba troupes na manduki ya sika po na kopanza RDC. – Na ba mbula eleki, Kanambe asalaki denge wana tango akotisaki M23 na RDC, pe asombelaki bango manduki ya minene na ba minutions ebele po na kobuma ba Congolais. – Monusco alakisaki manduki wana tango Officier ya biso Mamadu Ndala akimisaki ba M23.

    Mikolo oyo eleki, Kanambe azongisaki ba M23 na RDC, pe akotisaki ba soldats ya Rwanda na ba Ngombe zinga-zinga ya Kinshasa. Nayebisaki bino na Etude mosusu tè bisika Kanambe ati ba soldats wana na ba ngombe ezali « Position stratégique » po na « Corridor Sud-Ouest ». Lokola Kanambe asalaki po na M23, akosala denge moko po na ba soldats rwandais, elingi koloba tè akopesa bango manduki ya minene po na kobuma ba Congolais.

    Emonani polele mikolo oyo tè Kanambe azali kolengela bitumba na mikolo ekoya. Yango wana asombi ba « chars de combat ».
    Communication Olive Lembe asali mokolo ya le 07.04.2018 ezali kolakisa tè Kanambe azali kolengela bitumba ya makasi na RDC pe na Kinshasa. – vidéo oyo ezali koloba yango na maloba ya kobomba : « Olive Lembe remercie Kabila pour son amour vis à vis du Congo ». Maloba ya Olive Lembe ezali « Ironie » po baye bazali na mayele bayeba.

    Sima, boyoka vidéo mosusu oyo ya 05.04.2018 na titre ya : « Urgent urgent Pendant qu’on parle élections BOYOKA BOSHAB COMPLICE MAKAMBU EZA SOMO ».
    « Passivité » na Attentisme » ya ba Congolais ezali kopesa Kanambe tango ya komilengele po apanza mboka.

    Esengeli tosala noki po na kobikisa mboka.

    Bernard B.
    09.04.2018

  2. Chers compatriotes,
    Je viens de lire l’article de notre ami MBTT qui fait « Autopsie d’une source de stratégie de changement de mentalité ». Je me pose cependant une question : « est-il possible que quelqu’un qui n’a pas opté pour une vision afin que le pays change devienne un conseiller en cette matière ? « . Une deuxième question : « Le travail de recherche des voies pour changement de mentalité peut-il être effectué par une personne ou par un centre formé à cette fin ? « . Les citations que notre MBTT invoque à l’introduction de son intervention, sont-elles des vérités inattaquables ? des affirmations qui ne peuvent pas souffrir d’une quelconque observation ? Qui ne peuvent pas être complétées, ou recadrées ? Cher MBTT, je sais que vous êtes une personne proche de certains milieux catholiques. Avez-vous remarqué la différence dans des paroisses catholiques romaines qui ont été gérées par les prêtres blancs une fois que ces paroisses ont été confiées à nos compatriotes ? Certaines affirmations qu’avance notre compatriote me surprenne. Il écrit : « On est tous d’accord à ce sujet. Même ceux qui participent au festin du pouvoir aussitôt qu’ils le perdent. Comme le démontrent le G7 et bien d’autres anges déchus au Congo-Kinshasa, hier piliers de la dictature et aujourd’hui ses pourfendeurs ». Quelle affirmation hasardeuse. Le G7 démontre bien ce que que vous affirmez ? Vous êtes un penseur de très haut niveau, comment vous ne pouvez pas formulez de réserve vis-à-vis des politiciens opportunistes. Katumbi pourfendeur de pouvoir qui l’a fabriqué ? J’aurais souhaité que l’affirmation de notre compatriote, qui est un chercheur soit nuancée à ce niveau. Lorsque notre compatriote indique à Jo Bongos de se tourner vers les manuels scolaires uniquement, il lui indique une partie de cette voie pour le changement des mentalités. Les manuels ne concernent que les élèves et que dire de l’enseignant lui-même. En fait, le travail pour le changement des mentalités est une oeuvre d’une grande envergure que ce que notre compatriote fait comme autopsie. Un diagnostique sur une partie de la question ne peut donner qu’une réponse partielle. Je loue le travail abattu par notre compatriote dans cette autopsie, mais elle reste, l’autopsie, partielle. S’il faut que les mentalités changent, il faudra aussi s’occuper de ceux qui n’ont jamais vécu dans un état de droit qui sont maintenant actifs dans l’enseignement. Je n’ai pas le temps de me lancer dans une entreprise de réflexion plus large maintenant. Je pense que j’en aurai l’occasion lorsque je cesserai avec le travail que je fais maintenant qui me prend aussi beaucoup de temps. Cher MBTT, je n’ai pas la même vision de la démarche pour le changement de mentalité au Congo. Je pense aussi que mon point de vue est nuancée par rapport à ce que vous rapportez de notre compatriote Jo Bongos. Je reste toutefois dans la conviction qu’il faudra des institutions, et les hommes déterminés à faire fonction ces institutions et qui pourront aussi être des références. Lorsqu’une université délivre un diplôme à un incompétent vous pensez que seule la bonne disposition ferait changer des comportements ? Le jour où l’on commence à appeler les choses négatives par leurs noms et à les considérer comme anti-valeurs, alors les institutions fonctionneront. C’est mon point de vue, et je respecte le vôtre. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Vous n’avez pas le temps de vous lancer dans une entreprise de réflexion maintenant ? D’accord. Mais si vous n’avez pas encore réfléchi sur le sujet, qu’est-ce qui vous permet de soutenir la thèse de changement de mentalité par laquelle notre nation doit passer afin d’asseoir la bonne gouvernance ? Commencez par réfléchir là-dessus et nous aurons tout le temps de débattre. Pour l’instant, retenez que Jo Bongos n’oppose aucun argument contre les arguments que nous avons avancés contre cette thèse que nous estimons éminemment farfelue. C’est dire qu’il ne sait pas de quoi il parle quand il nous demande d’interroger les programmes scolaires en matière d’enseignement de civisme.

  3. Cher Mayoyo,

    Vous qui aimez tant citer Montesquieu, apprenez une chose: La République s’est inventée dans et par l’école et c’est à l’école aujourd’hui et demain que doit se tisser l’étoffe de notre bien commun.

    Je parle d’ ECOLE, une école réformée, pas cette merde que l’imposture rwandaise offre aux jeunes congolais depuis deux décennies.

    Vous êtes libre de ne pas me croire.

    1. Jo Bongos,
      Je prends bonne note que vous n’avez aucun argument à opposer aux arguments développés dans ce texte contre votre thèse. Le contraire m’aurait d’ailleurs surpris. Je constate par ailleurs que vous devez relire mon article. Car vous revenez sur l’école que vous présentez comme une « merde que l’imposture rwandaise offre aux jeunes congolais depuis deux décennies ». Or, ceux qui sont au pouvoir avec Kabila n’ont pas été à cette merde d’école.

  4. Depuis la libéralisation de la vie politique par le Maréchal le 24 Avril 1990,le système politique hideux qui nous régit sous Mobutu et sous les Kabila est la démocrature. Celle-ci est définie par l’économiste et sociologue suisse Max Liniger-Gourmaz, comme une dictature camouflée, une démocratie truquée. Un autre nom de ce système, c’est la dictocratie.
    Le pays dispose d’une constitution, on y organise les élections pluralistes. Mais le président de la République et ses hommes manipulent toutes les institions. C’est le cas de la Russie de Poutine, la Turquie de Erdogan ,la Hongrie de Viktor Korba…Et le Congo de Joseph Kabila.
    Si nous étions colonisés jusqu’à la moelle épinière, nous combattrions la démocrature comme si c’était une dictature. Cela fait près de trois décennies que nous nous accommodons avec ce système politique. A cause de notre mentalité. Pour changer le système et la mentalité qui le rend fertile, il faut des hommes. Ceux-ci ne doivent pas être nécessairement des hommes providentiels, héros, saints; qui nous écraseraient de leur charisme. Ils peuvent être des hommes et des femmes ordinaires, mais patriotes et déterminés pour le changement. Ces hommes et femmes du pouvoir peuvent proposer au parlement des lois qui sanctionnent sévèrement les antivaleurs qui nous paralysent. Notamment le népotisme, le tribalisme, le régionalisme, le détournement de deniers publics, l’abus des biens sociaux,la corruption, l’enrichissement illicite, la tricherie(aux élections),conflit d’intérêt…Une fois votées, ces lois ne doivent pas restées prisonnières dans les tiroirs des magistrats. Mais c’est pour être appliquées.
    Au Congo, les proches du Président de la Républiqe s’enrichissent immensément. Ils prennent de liberté avec les fisc. Les ressortissants de sa province investissent les services publics(armée, police, service de sécurité, entreprises publiques, diplomatie…).Un gouverneur de province peut mener sa carrière politique tout en assumant la gestion de son entreprise privée. Cela est impossible sous d’autres cieux. Mais au Congo, c’est normal.

    L’impunité dont jouissent le président de la République, les membres de sa famille biologiques et ses clients vient du fait que dans notre mentalité, le pouvoir vient de Dieu. Pour changer cette mentalité, il faut des hommes au pouvoir qui édictent des lois impersonnelles et les font appliquer. « La crainte du gendarme est le commencement de la sagesse ». Si les occidentaux prenaient trop de liberté avec leurs lois, ils seraient comme nous. Si nous appliquions nos lois, nous serions comme eux.

    1. Cher kolomabele,

      Vous estimez que « l’impunité dont jouissent le président de la République, les membres de sa famille biologique et ses clients vient du fait que dans notre mentalité, le pouvoir vient de Dieu ». Voici quelques remarques qui vous permettraient de prendre conscience du cheminement tordu de votre pensée. Le simple fait que tous les partis d’opposition luttent contre la dictature de Joseph Kabila dément votre affirmation. On ne se permettrait pas d’engager une telle lutte si on était convaincu que le pouvoir de Joseph Kabila venait de Dieu. Même si on accordait quelque crédit à votre affirmation, vous mélangez les pinceaux dans le cheminement de votre pensée quand vous soutenez que « pour changer cette mentalité, il faut des hommes au pouvoir qui édictent des lois impersonnelles et les font appliquer. La crainte du gendarme est le commencement de la sagesse ». D’abord, les lois congolaises ne sont pas personnelles mais bien impersonnelles. Donc on n’a pas besoin des « hommes au pouvoir qui édictent des lois impersonnelles » comme vous le dites inutilement. Ensuite, la notion des hommes du pouvoir qui appliquent les lois s’oppose à celle de la crainte du gendarme qui est le commencement de la sagesse. La première notion renvoie à l’intégrité des hommes du pouvoir, ce que recherchent les défenseurs de la thèse du changement de mentalité, tandis que le deuxième renvoie à l’effectivité des contre-pouvoirs, ce que recherchent des hommes comme moi qui estiment qu’il nous faut un appareil politique dont les contre-pouvoirs seraient enfin opérationnels au point d’inciter les hommes politiques au respect des textes s’ils veulent être maintenus au pouvoir. Ceci pour vous dire que votre diagnostic est faux. Quant à la solution, elle est contradictoire.

  5. Bjr cher Elili, en lisant votre réaction ici je me rend compte que vous n’avez pas lu ou compris l’article de notre compatriote Mayoyo car ce dernier continue à soutenir sa these de renforcement des institutions contre la thèse de changement de mentalité laquelle mr Elili semble soutenir sans jamais nous dire réellement comment y arriver.Je suis de ceux qui appuient la thèse de Mayoyo mais j’aime la confrotation des idées et c’est pourquoi j’avais félicité le compatriote Nawej qui avait tenté ici de defendre la these de changement de mentalité sans jamais convaincre ne fut ce qu’avec une seule strategie.Merci à tous ceux qui aiment la contradiction sans verser ds les atermoiements

  6. @ Roger Murhuza,
    Ce n’est pas la carence d’arguments. Il appartient au propriétaire du site de publier ou non ce que nous rédigeons. C’est le cas par exemple de ma réponse à une question que vous m’aviez posée dans un article antérieur. C’est aussi le cas de réponse au changement de mentalité.
    Procédons par l’absurde, demandons-nous qu’est ce qui a produit MBTT parce c’est de lui qu’il s’agit. A notre avis, il est sorti d’un moule constitué par un bon enseignement et expérience- formel et informel. Rien d’autre ne peut justifier son refus à une proposition estimée alléchante par certains compatriotes-rejoindre un mouvement de rébellion. Science sans conscience…
    Cher compatriote, glorifions la pointe de l’iceberg ou le baobab par son tronc, ses branches et ses feuilles tout en sachant que dans le sol se trouvent des racines qui soutiennent (les nourrissent) ce géant. Toute institution/organisation est soutenue par une culture organisationnelle que l’on promeut par la formation. MBTT demandait une fois, quel est le travail d’un parti politique sinon de former ses membres ? Tout parti politique se base sur une idéologie ayant à sa base un quelconque philosophe.
    Bien avant de s’attaquer à l’économie et à la politique, quand les portugais arrivèrent, leur première cible fut la destruction de l’âme Kongo c’est-à-dire sa culture par laquelle l’on perpetue le savoir d’un peuple. Le reste n’est que continuation. Allez y savoir pourquoi les missionnaires, catholiques et protestants, étaient ethnologues, anthropologues, etc. Pour nous dominer, les européens s’attaquèrent d’abord à la famille royaume : Alfonso 1er premier et les siens. Le feu Kalegamire avait dit de Mobutu qu’il était ce poisson qui pourrit par la tête. Les premières têtes à pourrir furent celles de rois Kongo. En 1652, le Père Capucin George de Geel fut battu à mort par les villageois pour avoir ordonné l’incendie de divers objets du pouvoir traditionnel. Pour cause, cette pratique païenne, estimait-il, devait céder sa place au Christianisme. En revanche, le roi de Kongo Garcia II arrêta ces villageois qui participèrent dans la frappe du père Geel et les vendit aux esclavagistes portugais. Arrêtez donc de nous parler de collabos, car ce n’est pas d’aujourd’hui. Mobutu était un collabo. Lumumba avait son conseiller européen, Kasavubu avait les siens, Coomb mêmement. En réalité les européens se battaient par procuration.
    A moins que vous me prouviez que MBTT est un providentiel extraterrestre, je continuerai à croire qu’en amont se trouve un enseignement- formel et informel qui façonne une Elite consciencieuse qui se met au service de son peuple. MBTT a été façonné dans ce moule avant de concevoir un système de reforme institutionnelle. Autrement, le changement de mentalité fais l’elite et ce dernier se dote des instruments, le souci de MBTT pour son peuple précède le design de sa reforme institutionnelle. Ainsi s’opposa-t-il à l’ancienne manière de concevoir l’aide au développement qui nous enferme dans cercle vicieux et proposa un nouveau paradigme. Nous avons du mal à contraire à la demarche contraire. BAW voulant, nous publierons nos articles sur la mentalité, patience!

  7. Chers compatriotes,
    Nous réfléchissons tous pour notre pays. Si je me suis inscrit en faux contre une manière de procéder de notre ami MBTT dont je comprends la vision, vision que je respecte sans la partager, c’est parce qu’il se met à analyser une démarche que lui ne partage pas. Il ne pourra pas voir ce qu’il n’a pas vu. S’il peut bien faire une autopsie crédible, qu’il fasse une autopsie de la mise en place de la bonne disposition des choses (institutions). En ce qui me concerne, le fait que ceux qui affirment que le problème de mentalité est un aspect important du problème congolais, ne lui présentent pas une démarche à suivre qui puisse le convaincre ne démontre pas que ce qu’ils affirment n’est pas logique, et ne peut pas être exact. Pour la bonne et simple raison que, ce n’est pas lui qui pourrait comprendre ce que avanceraient ceux qui soutiennent cette vision qui n’est pas la sienne. Cela ne veut pas dire que MBTT n’est pas intelligent. Loin de là. Mais seulement il est dans une perspective qui ne peut pas lui permettre de rentrer dans une autre vision. Ne confondons pas les choses, MBTT est dans la dimension technique de la réalité congolaise, tandis que les autres voient l’aspect acteur. Il est déjà sémantiquement inexacte que de dire que ceux qui soutiennent cette vision sont les contradicteurs de MBTT. Car, de mon point de vue les deux visions ne sont pas contradictoires, mais concurrentielles et peuvent être poursuivies ensemble. MBTT pense qu’il faut commencer par l’aspect technique, on s’occupera de l’acteur ou des acteurs après. Pour moi, il faut s’occuper de deux visions conjointement. MBTT peut approfondir sa vision et mettre en place une cellule, une commission, un centre de réflexion pour aller au fond de sa vision et sa mise en pratique au pays. Les autres peuvent aussi faire exactement la même chose. Car, la mentalité est quelque chose qui nous joue de vilains tours au Congo. Nous crions tous la médiocrité, mais qui d’entre nous ne prendrait pas dans son cabinet un cousin incompétent à la place d’un candidat compétent et ayant réussi au test de recrutement ? Pour avoir connu le cas dans des institutions actuellement au dessus de tout soupçon, j’affirme que MBTT peut mettre au point les dispositions des choses, mais si nous restons dans la même mentalité, la bonne disposition ne fonctionnera pas en dehors des personnes. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Je crains que nous n’ayons pas la même compréhension du débat. Les pratiques politiques de nos dirigeants sont contraires aux attentes de notre peuple. Il faut que cela change. Mais comment ? Je ne dis pas qu’il faut commencer par l’aspect technique, c’est-à-dire le changement de système politique, et on s’occupera de l’acteur ou des acteurs après. Non. Je dis que le changement de système politique entrainera le changement des pratiques. Il faut changer le système de manière à ce que dans les faits, le président de la République ne se retrouve automatiquement au-dessus des lois. Pour ce faire, il faut revoir ses pouvoirs exorbitants notamment en matière de sélection et de déposition des hauts commis de l’Etat.

  8. Cher Nawej,
    Vous écrivez : « BAW voulant, nous publierons nos articles sur la mentalité, patience! ». Mais j’ai comme l’impression que ce que MBTT vous reproche c’est de ne pas avoir dit comment vous procéderiez au changement des mentalités. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Nous avons répondu à la question de MBTT sur la stratégie concrète. C’est « la carotte et le bâton, le reste n’est que détail ». Il a pris acte. Il nous a dit que nous avions la même approche que mpangi Jo Bongos. Relisez les commentaires dans les articles antérieurs.
      Nous sommes tous malades de l’enseignement occidental que nous avons reçu. Nous percevons les concepts sous deux angles, bon ou mauvais : mutuellement exclusif. Jadis dans nos cultures africaines, il n’y avait pas cette approche. C’est l’usage que nous en faisons qui détermine. Par exemple un couteau peut servir à poignarder des gens ou produire plusieurs objets utiles. Il en est de même de l’intelligence ou de la formation académique que nous avons acquise.
      L’égarement des gouvernements de leur mission principale est un choix délibéré de leur part. Ils doivent donc se convertir pour revenir à la raison. L’intelligence peut être mise au service de la société ou pour servir son propre ego. Nous n’avons qu’à relire prince de Machiavel. Appelez cela comme vous voulez : repentance, conversion, naitre de nouveau, revenir à la raison. Les outils nous sont fournis par Moise (10 commandements, proscrits et prescrits dans Lévitiques et Deutéronome, tous les juges, les prophètes, le Nazaréen et ses disciples, des apôtres au pontificat actuel, tous font le changement de mentalité. Ghandi, Conficius, Martin Luther King, Mandela, etc. ont fait cela. Quelles stratégies demandez-vous encore ? Celles que vous ne connaissez pas.

  9. Compatriote Nawej,

    Il arrive souvent à notre ami Mayoyo, hélas, qu’ayant fait une banale analyse de texte à la portée du premier venu qui n’ajoute rien de plus à sa compréhension ou à son rejet, il en fasse un exploit conceptuel, un argument de plus qui à ses yeux conforte sa thèse. Tout cela parce qu’il a écrit tout un article là-dessus, paru sur CIC ! C’est le cas de celui présent !
    En revanche ce même Mayoyo est incapable d’extraire l’essentiel d’une critique à ses écrits parue dans les commentaires ici sur CIC ! Ainsi en va-t-il de la « culture » qui rend une société caractéristique face à une autre, celle que les esclavagistes et surtout les ‘colonialistes européens’ s’empressèrent d’éradiquer à leur arrivée dont vous témoignez ici ! Ce récit démontre pourtant et combien, la force des « mentalités » à la base de tous nos systèmes, politiques, religieux, intellectuels, sociaux…et pas l’inverse…
    De même Mayoyo se montre toujours sourd lorsque je lui répète encore et encore que « mentalités, cultures » n’ont rien de biologique, de génétique, d’immuable inscrits dans l’ADN du Congolais (de l’Africain), de son sol et de ses vents mais font partie de l’environnement intellectuel et social qui de principe est ‘mouvant’, il change au gré du temps et des espaces (à une Afrique traditionnelle et très diversifiée du XIVème siècle s’oppose une Afrique contemporaine plus uniforme du XX-XXIème siècle et pareil en Europe qui a son Moyen-Age et son époque contemporaine)…
    Mayoyo a du mal à saisir cette donnée ‘scientifique’ (« l’inné et l’acquis » font pourtant partie des enseignements élémentaires de biologie et de sociologie) et continue à nier la ‘plasticité’ de la culture, des mentalités, l’influence qu’elles subissent volontiers des ‘époques et lieux’ arguant contre toute intelligence scientifique que les performances de nos Compatriotes en Occident prouveraient que leur culture, leurs mentalités n’y étaient pour rien alors qu’elles démontrent excellemment le contraire : celles-ci mouvantes ont exactement été influencées par le nouvel environnement de notre Africain transplanté ailleurs que dans son continent où les « mentalités» sont restées davantage préjudiciables à une ‘gouvernance générale d’excellence’…

    Ainsi en va donc le sempiternel refrain connu de Mayoyo : personne ne serait capable de démontrer ‘comment les mentalités peuvent être modifiées notamment par l’école’ et surtout comment elles sont ‘la base de tout système même politique durable partout et en tout temps, comment ‘l’acharnement mis par les portugais à éradiquer les expressions de la culture kongo lors de leur invasion’ montre que pour eux celle-ci est à la base de nos différents systèmes : et on veut je ne sais quel ‘catalogue prêt à l’emploi’ pour démontrer comment cela est encore possible…
    Ne vous sous-estimez surtout pas, cher Nawej, je lis en vous des capacités pour démontrer à MBTT ‘la place primordiale’ de la culture », des mentalités » dans tout système, toute société ! Vous écoutera-t-il ? C’est une autre affaire mais je ne désespère pas qu’à force de contradicteurs sérieux, il y soit obligé ! A plus..

    1. Cher Nono,
      Savez-vous comment évolue un débat ? On part toujours des arguments avancés par les uns et les autres. J’ai toujours demandé à mes contradicteurs d’expliquer comment procéder concrètement pour changer la mentalité de l’homme congolais. Jo Bongos a tenté de relever le défi en affirmant ce qui suit : « On peut changer les gens. Il faut interroger la nature actuelle de l’éducation, de l’information. Comment ces données-clés peuvent-elles évoluer pour accompagner ce changement des mentalités ? Cela commence par revisiter les programmes scolaires en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté ». Mon article démontre, arguments à l’appui, que cette affirmation ne tient pas la route. Pour avancer dans le débat, vous devez à votre tour démontrer que mes arguments ne tiennent pas la route. Mais je constate que ni vous ni Jo Bongos lui-même ne le fait. Vous préférez vous étendre sur des considérations éloignées des arguments avancés dans le texte. En termes clairs, cela signifie que vous n’avez pas des contre-arguments. Et vous voulez que j’adhère à une thèse que personne n’arrive à défendre. Des deux choses l’une. Ou bien vous épousez les idées de Jo Bongos en démontrant comment les manuels scolaires de civisme empêchent les Congolais à se conduire en citoyens responsables. Ou bien vous articulez votre propre stratégie de changement de mentalité. Tout propos en dehors de cela n’est qu’une fuite du débat en cours.

      1. Cher Mayoyo,

        D’abord deux mises au point importantes au sujet des solutions proposées par les uns et les autres quant à la sortie de nos échecs chroniques de gouvernance et si l’on veut caricaturer outre mesure entre le camp Mayoyo et ses principaux contradicteurs :
        1° Ne dénaturons pas les positions de chacun : à ma connaissance les contradicteurs de Mayoyo n’ont jamais rejeté la nécessité des changements de notre architecture institutionnelle, ils en font simplement un élément de leur dispositif, privilégiant de mettre plutôt l’homme au centre de tout possible changement, d’où on convoque les « mentalités » tandis que seul Mayoyo méprise et récuse cette approche…
        2° Mutatis mutandis le camp opposé à Mayoyo admet largement la complémentarité de ces deux principales approches, chacun entre dans notre Maison (le Congo, l’Afrique) par une porte et ne voit mieux souvent que là où son angle de vue le projette ; en revanche Mayoyo encore une fois reste convaincu que seule de sa porte on peut accéder à toute la Maison…
        Ensuite, deux remarques pas inintéressantes non plus, Mayoyo a tendance à se donner d’autorité le monopole du débat, l’orientant à sa guise et le sectionnant à l’occasion : depuis qu’on en parle ici chacun connait relativement les lignes de force de l’autre, la primauté du système ou l’accent sur les capacités effectives du Congolais (ou de l’Africain) à épouser celui-ci… Alors à moins qu’on décrète qu’il n’existe pas une culture (politique, intellectuelle, morale…) spécifique à chaque société et à chaque époque qui génère une « mentalité » non moins spécifique à la base des actes, des comportements face aux réalités quotidiennes ou exceptionnelles de la vie, il faudra que Mayoyo nous dise pourquoi il se rebiffe en rappelant je ne sais quelles bonnes règles du débat à chaque fois qu’il se trouve coincé parce que ses contradicteurs l’ont renvoyé au fond commun de ces ‘mentalités’ dans leurs commentaires à la suite de son opinion ou de son analyse parue sur CIC alors que ceux-ci ne sollicitent que l’essentiel de ses thèses ? Ainsi a-t-il empoigné la même méthode s’agissant de son immense erreur qui confond l’inné et l’acquis, la signature biologique et l’expression culturelle, les mentalités…

        Enfin de même qu’il s’entiche d’orienter le débat à son avantage, il décrète à l’avance les bonnes réponses : qui ignore par exemple que la mentalité politique et sociale du Français est différente de celle de son voisin Allemand et que l’école (et l’histoire) différente dans ces deux Nations pourtant voisines (non seulement dans le contenu des programmes mais aussi dans l’organisation même) justifie largement cette différence… Contredisant Jo Bongos qui note à raison l’influence de l’école dans l’enfant et l’adulte citoyen qui va en sortir, Mayoyo lui demande des preuves effectives d’une école qui formerait d’autres enfants et d’autres citoyens adultes chez nous si elle avait d’autres contenus, une autre organisation… Les mentalité contemporaines du Français, de l’Allemand, de l’Américain ne diffèrent- elles pas et ne le doivent-elles pas largement à l’école, à l’environnement socio-culturel différents qui sont les leurs, bien moins aux systèmes politiques en tant que tels et on voudrait je ne sais quel catalogue prêt à l’emploi pour l’attester… Tout à la défense obsessionnelle de sa thèse Mayoyo lui, ne voit aucun défaut dans les programmes scolaires en matière de civisme chez nous qui expliquerait notre déficit citoyen et en conclue aussi expéditivement que l’école ne sert pas à façonner les (bonnes) mentalités. Où sommes-nous là : l’histoire nous montre à suffisance à travers le monde des écoles ‘idéologiques’ qui elles ont formé par exemple des citoyens dressés à tuer ou à haïr, notre ami serait plus conséquent de rechercher ce qui manquerait dans notre école pour produire les citoyens que nous voulons plutôt que de nier son pouvoir de forger les mentalités…
        Autant des détails que je voulais rappeler pour que nous ne dénaturions pas trop les positions des uns et des autres et ressasser ainsi un sempiternel débat reposant sur des bases biaisées et ne nous mènera nulle part…

  10. Cher Nono,
    Je viens de lire attentivement vos encouragements à l’endroit de notre compatriote Nawej. Ne cherchons pas dans notre frère MBTT un juge d’autres manières de pensée dans la recherche des solutions pour le Congo. C’est pourquoi j’ai écrit pour affirmer clairement que les visions de Nawej et de MBTT ne sont pas contradictoires, mais complémentaires. N’attendons pas de lui une reconnaissance alors qu’il se trouve sur un autre aspect du problème. Il est même normal qu’il ne comprenne pas ce que les autres disent, car, il n’est pas dans cette manière de voir. Galilée qui avait affirmé que la terre tourne autour du soleil s’était retrouvé contre une vision bien vulgaire des lecteurs bibliques qui disaient que le soleil se lève et se couche donc, c’est le soleil qui tourne autour de la terre. Actuellement, avec l’évolution des connaissances, on voit bien qu’on aurait pu sauver la vie de cet illustre scientifique s’il y avait eu des visionnaires pour concilier les deux points de vue. Il serait pourtant erroné d’attribuer à notre MBTT les intentions de mauvaise foi, ou pire une incapacité intellectuelle à comprendre ce qu’écrit Nawej. Loin de là, MBTT est situé dans une autre perspective qui ne lui permet pas d’épouser le point de vue de Nawej. Mais là où MBTT commet une maladresse intellectuelle, c’est quand il se livre à faire une autopsie d’une démarche qui n’est pas dans sa ligne de pensée. C’est ainsi que Galilée avait été jugé par les théologiens qui, déformés par leur exégèse, ne pouvaient pas épouser le point de vue d’un scientifique. J’ai l’impression que notre MBTT accorde moins d’importance à l’homme, ses structures mentales, spirituelles, psychologiques, pour croire qu’il suffit de mettre la bonne disposition des choses pour que celle-ci soit appliquée directement et pour qu’elle produise les fruits recherchés. Erreur de jugement ! L’homme est le seul être qui peut continuer à manger sans avoir faim. Il peut choisir de faire le mal tout en sachant que cela irait même contre ses propres intérêts. J’ai assisté à des situations à Kinshasa où un bailleur préférait garder son locataire de sa région, même si ce dernier ne lui versait pas régulièrement ses frais de loyer. La raison principale était: « il est de ma région ». Il en est de même pour les juges et autres acteurs ayant pour charge de faire marcher les institutions d’un pays. Il n’est pas nécessaires que notre compatriote écoute les autres ou comprennent leur point de vue. Cela n’est pas nécessaire. Ce qui est important, c’est de continuer nos réflexions pratiquement, et de produire ce qui peut, un jour, aider ceux qui viendront après nous pour bien travailler au redressement du pays. Car, le chemin est long et bien complexe. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Nous adhérons à la thèse de complémentarité binaire : réformes institutionnelles et changement de mentalités de gens qui animent les reformes (conçoivent et implémentent). Il faut un homme et une femme pour avoir un enfant, de l’eau et de la farine pour avoir le bukari/fufu, le jour et la nuit, la carotte et le bâton, etc.
      « En psychologie, la complémentarité est une forme d’interaction entre deux personnes occupant des positions différentes (ex : parent-enfant, médecin-patient, etc.) où le comportement de l’une complète celui de l’autre. En physique, le principe de complémentarité est le principe qui permet d’accepter la coexistence de deux interprétations possibles de la matière, corpusculaire et ondulatoire». La Toupie

    2. Cher Elili,
      Je comprends parfaitement ce que les autres disent. La démocratie ne fonctionne pas dans notre pays. Que faire pour qu’elle fonctionne ? Pour moi, il faut changer de système politique. Pour mes contradicteurs, il faut changer la mentalité de l’homme congolais. Moi, j’ai une stratégie pour changer le système politique. Elle vise à dépouiller le président de la République de sa trop grande capacité de patronage dans les corps constitues de l’Etat. Je demande à mes contradicteurs des stratégies qui permettraient à changer la mentalité de l’homme congolais. Jo Bongos a avancé non pas une stratégie mais une source à partir de laquelle on pourrait développer une stratégie. Rien qu’au niveau de la source, tout est faux. Jo Bongos lui-même ne trouve rien à redire quand je lui démontre la fausseté de son affirmation. Il n’y a aucune maladresse intellectuelle à démontrer la fausseté ou la pertinence de la thèse de quelqu’un d’autre.

  11. Bonjour cher compatriote Nawej, vous avez écrit je vous cite: »le changement de mentalité fait l’élité… » je me pose la question de savoir si en Rdc il n’y a pas d’élites? J’y repond en disant oui et si vous,vous pensez le contraire càd nous avons une compréhension différente du mot élite. En réalité ns avons une élite en Rdc mais qui n’a jamais pensé aux vrais problemes de notre pays et comment les résoudre. Notre compatriote Mayoyo dit « MBTT » est l’une des élites congolaises qui se sacrifie pour refléchir aux vrais problemes du pays en proposant de pistes de solutions mais que certains,ici dans ce forum CIC,refusent d’écouter ou de comprendre sa réflexion pourtant très logique à saisir. je suis un grand lecteur de CIC et comme je l’ai dit ds ma réaction à laquelle vous avez réagi,j’aime la contradiction car c’est du choc des idées que jaillisse la lumière .Tous les intervenants dans CIC sont préoccupés des problemes de notre pays en général,en lisant leurs interventions,mais seulement la manière …

    1. Cher Roger Murhuza
      Oui pour la définition d’Elite qui est la vôtre. Malheureusement, vous avez laissé en pointillé un mot important « consciencieuse » c’est-à-dire soucieux du peuple et qui recherche le bien de ce dernier. Ceci rejoint votre assertion «ns avons une élite en Rdc mais qui n’a jamais pensé aux vrais problèmes de notre pays et comment les résoudre. » Raisons pour laquelle nous avons recouru à l’histoire pour élucider sa genèse. Permettez que nous entrions dans votre cour royale. Selon l’histoire, les chefs Shi ont vaincu le petit Rwanda combien de fois ? Pourquoi nous humilient-ils de nos jours ? Parce que les nôtres le permettent- changement de mentalité dans le négatif. Cela sera corrigé quand ils reviendront à la raison. Comment par l’initiation, la prise de conscience, le changement de mentalité. Il faudra aussi mettre des garde-fous-reformes institutionnelles-thèse de MBTT que vous soutenez.
      Soyez donc rassuré cher compatriote Murhuza que nous soutenons la thèse de MBTT qui est d’ailleurs devenue notre patrimoine à nous tous et notre tâche est de le renforcer.

      1. Merci cher Nawej pour votre intervention bien conclue,vous avez bien chuté. J’ai envie de vous lire encore une fois à travers un autre article sur le changement de mentalité et je prie très sincerement le modérateur du site mr BAW de bien vouloir publier votre article.A travers les articles publiés ici je suis en train d’enrichir mes capacités et compréhension sur les questions de la bonne gouvernance et du developpement. Merci et à bientôt

  12. @ tous,
    Nous aimerons apprendre vos réactions eu égard à l’assertion de notre frère Pascal Lagneble, Doctorant en droit international, UPMF Grenoble 2, Institut de Recherche et d’Enseignement sur la Paix ; dans un dossier, qui, nous l’estimons, vous est familier. « Aucun programme d’aide politique ne sera efficace, aucune réforme ne peut être opérée et aucun changement n’est possible si les acteurs en présence ne sont pas décidés à faire avancer les choses y compris par les compromis parfois. Le cas togolais est frappant à cet égard car si depuis les années du père les togolais souffrent d’une dictature politique, l’autre souffrance qui s’est doublée à la première est relative au manque d’alternative crédible des acteurs de l’opposition togolaise qui n’ont de réputation que dans leur lutte interne teintée d’égoïsme, de narcissisme et de mépris mutuel. Ce sont les hommes qui font avancer les choses. Ce sont eux qui prennent des décisions. Car au demeurant, si l’Afrique a besoin d’institutions fortes, elle a aussi besoin d’hommes forts qui savent marquer leur génération par le sacrifice de soi. Fadel Barro aura raison à cet égard lorsqu’il affirme que le leadership est un don de soi ». Pascal Lagneble (2015).

    1. Cher Nawej,

      La citation de Pascal Lagneble n’apporte rien de neuf à notre débat parce que ce qu’il dit est exactement ce que mes contradicteurs, y compris vous-même, ont toujours dit dans ce forum. Ce que nous attendons dans le cadre de notre débat, c’est comment procéder concrètement pour avoir l’homme congolais nouveau que vous recherchez. Si vous estimez, comme moi, que la direction indiquée par Jo Bongos n’est pas la bonne, indiquez en une autre et on va débattre là-dessus. Quand on affirme qu’il faut changer la mentalité de l’homme congolais et que pour ce faire il faut revoir les manuels scolaires de civisme alors qu’il n’y a rien à reprocher à ces manuels, c’est qu’on ne sait pas de quoi on parle. En passant de la dictature de Mobutu au multipartisme actuel, les acteurs politiques congolais étaient décidés à faire avancer les choses. Mais ils ne se sont pas rendus compte que le nouvel appareil politique qu’ils mettaient en place donnait au président de la République les mêmes pouvoirs énormes que lors de la dictature. Mais puisque pour vous le problème n’est pas à ce niveau-là, nous attendons votre stratégie de changement de mentalité.

  13. Chers Compatriotes,
    Je suis tout à fait d’accord avec la crainte que formule notre BMTT. En effet, nous n’avons ni la même vision, ni la du problème. Le seul point de rencontre de nos démarches respectives quant à la recherche de solution au problème du Congo, c’est le constat qui est évident pour tous : « Le Congo va mal ». Que faire pour que les choses changent ? MBTT affirme : « Les pratiques politiques de nos dirigeants sont contraires aux attentes de notre peuple. Il faut que cela change. Mais comment ? Je ne dis pas qu’il faut commencer par l’aspect technique, c’est-à-dire le changement de système politique, et on s’occupera de l’acteur ou des acteurs après. Non. Je dis que le changement de système politique entrainera le changement des pratiques ».
    Ok, le changement de système politique entraînera le changement des pratiques. C’est cela la stratégie de changement ? C’est cela la démarche à suivre ? Et comment pratiquement changer le système politique ? MBTT affirme qu’ « Il faut changer le système de manière à ce que dans les faits, le président de la République ne se retrouve automatiquement au-dessus des lois. Pour ce faire, il faut revoir ses pouvoirs exorbitants notamment en matière de sélection et de déposition des hauts commis de l’Etat ». Et comment ce but peut-il être atteint ? Comment procéder pratiquement à la sélection et à la déposition des hauts commis de l’Etat ? Il est étonnant de constater que vous sembler affirmer ici que c’est le seul président qui est au dessus des lois au Congo. Si c’est ce que vous affirmez, alors nous n’avons alors vraiment pas la même vision de la réalité. Lorsque l’on publie la liste de ceux qui ont pris l’initiative de ne pas respecter l’exclusivité de la nationalité congolaise, la feuille n’est pas remplie par la seule personne du « Raïs ». Si ce n’est pas ce que vous avez dit alors, je suis d’accord avec vous pour affirmer en plus que le problème du Congo ne concerne pas uniquement « la seule personne: le président de la République ». Nous sommes tous concernés en commençant par moi qui vous écrit. La médiocrité dont a parlé le cardinal concerne tout le monde : « l’Eglise Catholique Romaine » également. Les Evêques pédophiles en Belgique ne sont pas moins médiocres que les curés qui engrossent les mineures et les abandonnent ou les poussent à avorter… D’où le travail de changement de mentalité qui concerne tout le monde, et qui pourrait amener à ce que le peuple choisisse les haut commis de l’Etat sans obéir à des principes qui conduisent à la médiocrité. Un de ces principes, c’est le tribalisme. Un mauvais comportement ne l’est que lorsqu’il est quand il est affiché par quelqu’un qui n’est pas de chez moi. Mais lorsque c’est le mien qui l’affiche, je dois trouver des subterfuges pour ne pas le mettre en évidence. Ici, j’ai l’impression que vous affirmez ce que vous reprochez aux autres. Dire: « il faut revoir ses pouvoirs exorbitants notamment en matière de sélection et de déposition des hauts commis de l’Etat », est une affirmation théorique, à mon sens. Ce n’est pas une voie pratique. Dites-nous comment vous mettre en pratique la sélection et la déposition des hauts Commis. C’est ce que j’attends voir de vos publications. Vous savez on ne peut jamais se mettre sur ses épaules, ni évaluer sa propre taille. Cela ne peut être fait que par les autres. Brandir les publications que vous faites comme si cela vous mettez en dehors de toute erreur humaine est aussi une maladresse, mais que nous commettons tous, en commençant par moi qui vous parle. Peut-être moins fréquent chez moi. Mais soyons humble et reconnaissons qu’une littérature si large soit-elle sur une mauvaise vision, ne pourra jamais accoucher d’une réalité efficace pour résoudre un défi dont le diagnostique a été mal formulé. Votre point de vue ne me semble en rien en contradiction avec ceux que vous appelez contradicteurs. Je n’ai pas envie de faire un cours de logique ni formelle, ni mathématique. Un avantage que vous avez est que vous avez la facilité de produire une littérature abondante, mais cette abondance qui est une richesse est aussi un risque quant à la portée sémantique parfois réductionniste ou simpliste des concepts utilisés. Je vous encourage de temps en temps à voir si dans toutes les productions farfelues de ceux qui disent les choses autrement que vous il n’y a pas quelques pépites qui puissent nous aider tous pour le Congo. C’est en tamisant la boue que l’on ramasse de l’or ou du diamant. MBTT, vous êtes un homme de coeur, et j’implore votre pardon si dans mes écrits, il existe des mots qui vous ont blessé. C’est en secouant le cocotier que les fruits mûrs peuvent tomber. Que Dieu nous vienne en aide.

  14. Les conditions dans lesquelles j’écris ont entraîné ces erreurs que j’ai hâte de soulever. Aidez-moi à en découvrir celles que je n’ai pas vues. Grand Merci.
    ni la… du problème, ni la même vision de la solution
    vous sembler affirmer : vous semblez affirmer
    moi qui vous écrit: écris
    vous mettrez en pratique
    comme si cela vous mettez , lisez: comme si cela vous mettait

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