Bakata Katanga: le double jeu permanent de « Joseph Kabila »

Les miliciens « Bakata Katanga » ayant fait incursion à Lubumbashi dans la nuit de vendredi 25 à samedi 26 septembre se réclament du parti « Mira » (Mouvement des indépendantistes révolutionnaires africains) de « Gédéon » Kyungu Mutanga. Créée en mars 2017, cette organisation politique avait rallié l’ex-majorité présidentielle de « Joseph Kabila », rebaptisée « Front commun pour le Congo » (Fcc). En décembre 2010, le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) de Laurent Nkunda avait inauguré ce genre d’ « affiliation incestueuse » en rejoignant l’ex-Amp (Alliance de la majorité présidentielle). Inspecteur général de la police nationale d’alors, John Numbi Banza, en personne, avait convoyé la délégation de ce mouvement rebelle pro-rwandais au ministère de l’Intérieur pour sa conversion en tant que parti politique. On ne peut qu’admirer la duplicité du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Plus de soixante-douze heures après le « raid » mené par des miliciens « Bakata Katanga Mira » à Lubumbashi, c’est le silence plat du côté du « Fcc ». Et pourtant, « Gédéon » clamait en mars 2017 l’appartenance de son parti dans la « mouvance kabiliste ». « La majorité présidentielle est notre famille politique, je suis aux côtés de Joseph Kabila », déclarait-il. Il n’y a jamais eu de démenti. Encore moins de recadrage.

Le ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde Malamba

En clair, les hommes en haillon – armés de fusils automatiques, machettes et gourdins – aperçus à Lubumbashi sont bel et bien des membres de la mouvance kabiliste. On ne pourrait que comprendre le gêne autant que le mutisme de ceux qui ont la charge d’exercer le ministère de la parole pour le compte du Fcc.

Pendant que les « hommes » de « Gédéon » tentaient d’occuper la RTNC (Radio-Télévision nationale) et le siège du gouvernement provincial, le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, lui, tenait une « réunion sécuritaire » à Kinshasa. Un seul objet à l’ordre du jour: la situation à Lubumbashi.

Dans un compte-rendu lu par le ministre de l’Intérieur, Gilbert Kankonde Malamba, on apprendra notamment que le chef du gouvernement « a insisté pour que toutes les responsabilités soient déterminées et que la justice soit appliquée sans faille à l’égard des auteurs, co-auteurs et complices de ces actes ». Interdiction de rire.

LA CHASSE AU « CAS SUSPECT »

Le « Premier » Ilunga serait-il un sacré farceur? Qui oserait lui faire une telle injure? N’empêche. A-t-il déjà oublié la « marche pacifique » effectuée, fin mars dernier, par les mêmes miliciens de « Gédéon » à Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa? A-t-il perdu de vue que tous les services chargés de la sécurité et du maintien de l’ordre furent pris au dépourvu? Six mois après, le constat est là: les responsabilités n’ont jamais été établies. A-t-il oublié que, début avril, le président Felix Tshisekedi avait instruit le conseil des ministres de « traquer » le fugitif « Gédéon » qui s’était « évaporé » de la villa qu’il occupait au Quartier Golf? Quel est le résultat de cette « poursuite »?

A Lubumbashi, le gouverneur Jacques Kyabula Katwe semblait, tout aussi apathique que les responsables provinciaux de l’armée, la police et les services de renseignements civils et militaires. Réagissant après coup, le chef de l’exécutif provincial a littéralement légalisé la « délation » en invitant les Lushois à « dénoncer tout cas suspect ». Il a été bien incapable d’expliquer comment trois cent « ploucs » armés, accompagnés de femmes et enfants, ont pu parcourir plusieurs kilomètres dans les rues de la deuxième ville du pays. Sans être repérés.

Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba

Les Congolais ont encore frais en mémoire les récentes vociférations du « député national » Felix Kabange Numbi en présence d’un gouverneur du Haut-Katanga impassible. « Chacun a un chez soi, ici dans l’espace Katanga c’est Joseph Kabila Kabange. (…)« . Dans cette logique, s’interrogeaient des observateurs, ne faudrait-il pas rebaptisée le Fcc en « Front commun pour le Katanga »? Les mêmes observateurs se disent atterrés par le silence complice de Kyabula devant ces « cris » qui heurtent le troisième alinéa de l’article 63 de la Constitution: « Toute autorité  nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l’unité de la République et l’intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison ».

LE DOUBLE JEU PERMANENT DE « KABILA »

Depuis son accession à la tête de l’Etat congolais, le 26 janvier 2001, jusqu’à son « vrai-faux » départ le 24 janvier 2019, Joseph Kabila n’a cessé de mener un double jeu permanent dans ses relations avec les « rébellions » pro-rwandaises qui déstabilisent l’Est du pays. C’est le cas du RCD (Rassemble congolais pour la démocratie) dirigé par Azarias Ruberwa. Sans oublier le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) fondé en 2008 par Laurent Nkunda et le M23 né en avril 2012.

Qui aurait pu imaginer que le CNDP – après avoir fait couler du sang congolais notamment à Mushake, au Nord-Kivu, allait recevoir un « certificat de respectabilité » sous la forme d’adhésion dans l’ex-Amp (Alliance de la majorité présidentielle)? C’était le 13 décembre 2010. John Numbi Banza, alors inspecteur général de la police nationale, fut chargé de convoyer la délégation de ce mouvement au ministère de l’Intérieur pour accomplir les formalités d’agrément. Un certain Jean-Marie Runiga, en tête. Les « pistoleros », sans foi ni loi, qui sévissaient à l’Est sont devenus par la volonté de « Kabila » des respectables militants politiques. Bonjour l’impunité! Un défi lancé au peuple congolais.

Coup de théâtre. En avril 2012, une nouvelle « rébellion » pro-rwandaise voit le jour. Son nom: « M23 ». Au mois de juin, le CNDP fait défection de la « majorité présidentielle ». Il rejoint le « M23 » qui est dirigé par… Jean-Marie Runiga. Preuve s’il en était besoin que le CNDP et le M23, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Investiture de « Joseph Kabila » le 26 janvier 2001

Dans une interview accordée au quotidien bruxellois « Le Soir », en juin 2013, le colonel rwandais Patrick Karegeya, ancien patron des « services » de Paul Kagame est passé aux aveux en affirmant que le CNDP et le M23 ont été créés par le maître de Kigali. A en croire l’ex-chef espion, qui sera assassiné en janvier 2014 à Jo’bourg, « Kagame était à la manette ». « Joseph Kabila » pouvait-il l’ignorer?

Il est clair que le RCD-Goma, le CNDP et le M23 ont mené une « guerre par procuration » pour le compte du Rwanda. Leurs cibles avaient un nom: les « forces négatives ». Entendez: les Hutus rwandais refugiés au Congo-Kinshasa. Peu importe qu’il s’agisse des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) ou pas. La présence du RCD-Goma dans les institutions de transition (vice-présidence de la République en charge de la Défense et sécurité) a permis la mise à l’écart des officiers sortis des grandes écoles au profit des « officiers », sortis de nulle part, aux grades obtenus par génération spontanée.

Le 30 novembre 2018, les Congolais sont allés aux urnes. A la surprise générale, l’ancienne majorité est restée dominante dans les deux chambres du Parlement. Les « partisans » de l’ex-président Kabila contrôlent toujours les organes délibérants tant au niveau national que provincial. Ils sont majoritaires au gouvernement national.

Au moment de boucler ces lignes, un coup de fil retenti. Après un échange sur le sujet traité, notre correspondant de lancer ces mots: « Du 26 janvier 2001 au 24 janvier 2019, les affaires de notre pays ont été régentées depuis Kigali. Joseph Kabila n’a été qu’un homme de paille du président Paul Kagame. Durant dix-huit ans, l’ex-raïs menait un double jeu. Il faisait mine de défendre les intérêts du Congo alors que sa véritable mission consistait à maintenir ce beau pays à genoux ».

Et de conclure: « Notre peuple a tort de faire preuve d’économie de son soutien à Felix Tshisekedi. Fatshi ne réussira pas à imprimer sans le concours de toutes les forces politiques pour neutraliser cette espèce de pieuvre. Nous devons l’aider à déboulonner le système mafieux qui a pris le pays en otage. Je suis prêt à parier avec vous: aussi longtemps que Kabila ne sera pas neutraliser, il sera difficile de changer la situation de notre pays… ».

 

B.A.W.

17 thoughts on “Bakata Katanga: le double jeu permanent de « Joseph Kabila »

  1. Cher BAW, l’interlocuteur que vous citez dans le dernier paragraphe semble maitre a l’abri « Felix », le pretendu-commandant supreme, qui pour le moment se la coule douce a Bruxelles. Nous parions qu’a son retour a Kin, il « relativisera » cette ennieme rebelion des voyous a la solde de « Jo Kabila » en declarant a l’issue du prochain conseil de ministres que « la situation sur l’ensemble du pays est relatvement calme », donc, en attendant son prochain voyage luxueux a l’etranger.

    1. « … qui pour le moment se la coule douce a Bruxelles. »
      Vous ne nous permettez pas de vous prendre au sérieux.

  2. Le mot de la fin repris dans l’analyse de BAW résume bien la situation qui prévaut en RDC depuis l’accession de Tshisekedi à la tête du pays. Son interlocuteur formule une demande destinée à tous les compatriotes épris de paix pour se rassembler en vue de faire face à la pieuvre dont le chef se fait appeler Kabila. Il s’agit ici de soutenir l’essentiel, c’est à dire l’avenir du pays, pas l’adhésion à la volonté d’un homme. Tshisekedi passera le Congo restera. Ceux qui rasent les murs aujourd’hui à Kinshasa et au Katanga après l’équipée de Bakata Katanga dans la ville dans la ville Lubumbashi portent la lourde responsabilité de la déliquescence de la situation sécuritaire du pays. Avant l’arrivée du AFDL et son cortège des Rwandais, les congolais prouvaient se parler sans s’égorger, aujourd’hui, la mort s’est banalisée, elle devenue la norme comme en Afganistan ou en Irak. L’homme venu d’ailleurs est parvenu à inoculer un virus mortel avec le concours de certains compatriotes. Nous avons raison de nous apprendre à Kagame, mais les tireurs de fils sont aussi à Kinshasa, Lubumbashi, Goma et Ituri etc… Lorsque Kabange Numbi affirme que le Katanga appartient à Kabila, tout est claire, il faut diviser les congolais pour que son petit chef puisse continuer à opérer. Toutes ses majorités mécaniques dans les assemblées délibérantes n’ont qu’un but: tenir le pays sous la coupe et continuer sa déstabilisation. Gedeon Kiungu, Kunda Batware et leur créateur même combat. Il ne m’appartient pas d’appeler à soutenir qui que ce soit. Ce qui compte, c’est l’avenir de notre pays. Cet avenir ne dépend pas d’un individu Président soit il, il est l’affaire de nous tous et surtout de l’avenir du Congo comme nation. Nous pouvons nous invectiver, nous chamailler, mais ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise. Prenons en conscience.

  3. Félix Tshilombo est venu pour se servir d’abord (« ma poche d’abord » ). Il faut être plus naïf qu’un gamin pour croire que le chef de Bena Mpuka se soucierait le moins du monde du sort de notre pays et de son peuple. Pour preuve, Félix s’assume ouvertement comme homme de paille de Paul Kagame, à l’instar de son allié et partenaire du moment, celui qui se fait appeler « Joseph Kabila ». Il est donc clair que ces deux semi-lettrés et faussaires sont au service de l’empire Hima-Tutsi, n’en déplaise aux adeptes de la médiocrité et de la nullité.

  4. Comment voulez-vous aider quelqu’un qui passe son temps ailleurs alors que le pays qu’il est supposé être le président est à sang ?
    Celui qui jouerait un double jeu permanent n’est-il pas son partenaire privilégié ?
    Le peuple d’abord ou les frites d’abord ?
    Toloba, toloba te ?

  5. BAW a bien étalé le double jeu de l’homme venu d’ailleurs avec comme seule richesse les bottes des jardiniers, aujourd’hui il est compté parmi les milliardaires ,au vu et au su de tous les congolais inactifs et djaleloistes, sa mzeité Laurent Kabila nous a laissé ce conglomérat d’aventuriers Rwandais, Djems Kabarebe , était chef d’État major au Rwanda et à Kinshasa, Bizimana Karamweto , Alias Bizima Kara ministre des affaires étrangères ,Bosco Taganda avait dirigé la 22e région militaire en Kinyarwanda ,à Lubumbashi aucun Mulubakat ne parlait de droit des originaires, au moment où nous couchons rapidement ces lignes il y a un audio qui circule sur les réseaux sociaux , on y cite les noms de 7 fauteurs de troubles qui ont décidés d’insecuriser le haut Katanga et L’Est pour que la population de ces coins soient dégoûtés de Félix Tshilombo, enfin que ce dernier soit incapable de présenter un bilan digne d’ici 2023, il s’agit de : Kazembe Musoda , John Numbi , Kyabula Katwe, Baba Giv, Colonel Donat, Félix Kabange Numbi sponsorisés par Zoé Kabila , raison pour laquelle Shandary disait déjà de rendre ce pays ingouvernable , tant que ces marionnettes pro-rwandais ne seront pas mis hors état de nuire nous allons indéfiniment nous plaindre , quant à nous, nous allons prier ,on a vu les fétiches Bakata kata type négriers primaires, inopérants lors de leur incursion à Lubumbashi samedi passé ,sur ce nous implorons DIEU créateur de la RDC,d’intensifier son feu dévorant sur toute l’étendue du territoire national afin de brûler d’une manière ou d’une autre , tous les médiocres et usurpateurs-imposteurs, de nos richesses du Pays ,Ainsi-soit-il.

  6. « Mwana mokonzi,ata ayebi kobina te,babeteleke yee bobele maboko »,dit un proverbe ngala. Traduction: »Un prince ,même s’il danse mal, on l’applaudit toujours frénétiquement ».
    Félix, est ce prince, qui danse mal, et qu’on continue à applaudire. On lui trouve des excuse en tout.
    Comme son Père feu Etienne Tshisekedi (il faut dire d’heureuse mémoire, sinon c’est un blasphème) et à sa suite, il se croit investit d’une mission divine de diriger le Congo-Zaîre. Roublard, à Génève il abandonne ses paires de l’opposition pour faire cavalier seul, avec Kamerhe. On demande au peuple de l’applaudire. Fayulu, choisi comme candidat unique de l’opposition n’est qu’un imposteur aux yeux de Felix et ses partisans. Felix signe un deal avec Kabila na kundulupè. Les élections n’étant qu’une formalité. En disant, avec ou sans la machine à voter, nous irons aux élections, ce roublard savait que l’affaire était dans le sac. Il négocie avec Kabila, au détriment de Fayulu, le gagnant de la présidentielle et il va s’asseoir sur le tabouret présidentiel. On demande au peuple :totsha balle à terre. Eza mwana mboka. Et de mentir qu’il a gagné. La majorité parlementaire FCC est mécanique, mais Félix, lui il a gagné. Au CACH, ils sont seuls à y croire.
    Après 21 mois d’exercice de pouvoir, le bilan désastreux. Combien d’emplois de créés? Le chômage à reculé de combien de %? Combien d’écoles, d’hôpitaux, des ponts, des ports, d’aéroports, réhabilités ou construits? Combien des kilomètres routes ou de chemin de fer réparés ou créés? Combien des logements sociaux construits? L’eau coule dans les robinets des maisons? Et l’électricité? Y a-t-il une vie digne d’un être humain au 21è siècle sans électricité? A ces question, on nous répond, il a la bonne volonté. C’est Kabila qui bloque.
    Sous d’autres cieux, la justice interpelle les anciens dirigeants. C’est le cas avec Lula au Brésil, Sarkozy et François Fillon en France. Mais au Congo, Kabila et ses hommes sont des intouchables.
    Félix est apathique. Il a été coopté par Kabila pour cela. Tout le monde dit qu’il faut le soutenir pour s’affranchir de Kabila. Mais il n’a jamais dit à personne qu’il perd pied. Comment peut-on offrir de l’aide à une personne qui n’en a pas besoin.
    Pendant que le pays brûle, le PR s’en va en villégiature à l’étranger. Quel chef d’Etat au monde quitterait son pays pour aller à l’étranger, suite aux événements de l’ex Shaba? Les 19 victimes, qu’ils soient maï maï, ou non, ne sont-ils pas congolais?
    Dans les secteurs vitaux de sécurité et du social, Fatshi est en train d’échouer. Lamentablement. Pour se maintenir dans son pouvoir illégitime, il doit compter seulement sur les Congolais qui le soutiennent pour des raisons pécuniaires et tribalo-éthnico-régionalistes. Pour combien de temps? Les participants au culte quotidien à Limete commencent à se poser des questions sur leur avenir, à en croire une video qui circule dans les réseaux sociaux.

    1. Kolomabele
      – « On demande au peuple de l’applaudire » : Qui le demande, MENTEUR !
      – « il abandonne ses paires de l’opposition… » : Changez de disque. Muzito, Mukebayi, Bazaiba ont déjà détruit ce refrain obsolète. La vérité de Genève et l´arnaque de Fayulu sont déjà connues.
      – « Pendant que le pays brûle, le PR s’en va en villégiature à l’étranger » : Doit-il vous consulter avant de voyager ?
      – « Les 19 victimes, qu’ils soient maï maï, ou non, ne sont-ils pas congolais? » : Ils sont aussi africains comme les Rwandais, Burundais, Angolais. Et après ?
      – « Fatshi est en train d’échouer.´ » : Euh, vous parliez de l´échec déjà en janvier 2019. Vous ne croyez pas vous-même à vos sottises ?

  7. HÉLAS, HÉLAS… LE DOUBLE JEU PERMANENT DE ‘JK’ N’EST PAS QU’AVEC LES BAKATA KATANGA AU KATANGA, C’EST SUR TOUT LE PAYS DEPUIS QU’IL EST LÀ. C’EST SA MISSION DE CHEVAL DE TROIE. UNE IMPOSTURE CRIMINELLE QUI DURE UN QUART DE SIÈCLE. BEAUCOUP TROP POUR QUE NOUS CONGOLAIS N’EN PORTIONS PAS UNE LOURDE RESPONSABILITÉ. JUSQU’OU JUSQUE QUAND ? IL FAUT EN FINIR AU PLUS VITE.
    QU’EN DIRE DE PLUS ?
    1. Avec un peu de mémoire nous n’aurons pas oublié d’où nous venons fut-ce depuis un quart de siècle. Un projet géostratégique capitaliste de quelques puissances occidentales (Usa, Canada, RU, Israël…) de faire main basse sur le pré-carré francais en Afrique centrale avec l’ancien Zaïre et sur les Grands Lacs Africains confirmé avec le génocide rwandais en 1994 d’où partit l’invasion/occupation de notre pays, fut à l’origine de ce que nous vivons maintenant. S’en suivirent dans les contrecoups du génocide rwandais en 1994 la fuite de Mobutu, le Zaïre devenu la RDCongo occupé par les Rwandais, apparentés et derrière leurs parrains anglo-saxons, deux guerres meurtrières entre le Congo avec ses alliés et le Rwanda avec les leurs concluant un immense génocide oublié des Hutus et des Congolais qui continue via des groupes armés rebelles. Un projet d’occupation et de domination bien ficelé jusqu’à ce jour.
    2. Lorsqu’est venu le temps de la paix, ce fut bien sur aux conditions des occupants ! Dialogue intercongolais, transition (le fameux 1+4) mais surtout le remodelage du pays avec notamment une armée nationale mixee et brassée avec les belligérants (les anciens combattants des rébellions des RCDs, MLC et autres Mai-Mai, plus tard avec le CNDP, le M23…) en faisant un fourre-tout hétéroclite avec un commandement aux ordres plutôt qu’une armée nationale et républicaine. Et
    des infiltrés à tous les niveaux de commandement qui ont accompagné et continuent d’accompagner ‘JK tout le long de ses 18 ans de règne. Un règne truffé de déni de la democratie avec des élections truquées, d’arbitraire, de prédation intense;
    d’atrocités diverses et de souffrances pour les populations !
    VOILÀ D’OÙ VIENT LE JK QUI PREFERE TRAVAILLER AVEC LES BAKATA KATANGA A DIVISER ET AINSI AFFAIBLIR LE PAYS POUR SON PROPRE COMPTE. LE REFLET DE LA DESATABILISATION DU PAYS ET LE PRODUIT DES ENNEMIS INTERNES ET ETRANGERS DU CONGO DES PATRIOTES !
    3. En conclusion retenons que :
    – la mise à mort d’un Congo valide et fort vient de loin, laborieusement planifiée et exécutée par les fossoyeurs internes et étrangers dont en tête de pont ‘JK’ et ce projet a atteint aujourd’hui un tournant explosif avec les couacs de plus en plus tendus de l’improbable coalition à la tête du pays dont l’épisode des Bakata Katanga et d’autres sont des étincelles d’une guerre nécessaire : ça passe ou ça casse…
    – JK et tous les ennemis du pays ont appris à embaucher les nôtres par des achats de consciences tantôt sonnants et trébuchants tantôt par des appâts de postes juteux mais surtout grâce à sa puissance financière et l’autorité que nous lui accordons, il est temps que nous nous donnons tous les moyens de stopper ce marchandage…
    – il est impératif que Tshisekedi Chef d’État et garant des intérêts du pays sache qu’un challenge inédit lui incombe : au-delà de l’unité nationale et les conseils à lui faire, il se doit d’écouter les critiques qui les réveillent quand il dort trop sur ses quelques lauriers, le temps est venu pour lui d’agir sans mollesse avec expertise, deterlination, courage et même témérité pour chasser ‘JK’ des hautes sphères du pays, quelqu’en soit le prix immédiat dût-il se servir de l’aide des puissants comme les Usa !!!

    1. NONO
      « … le temps est venu pour lui d’AGIR sans mollesse … »
      Quand Félix a fait des nominations dans l´armée et dans la Justice, vous n´avez pas applaudi l´ACTE, mais vous avez joint votre voix à celle du FCC pour vous plaindre. Malhonnêteté et incohérence de prétendus intellectuels congolais.

  8. «  La définition de la folie, c’est de refaire toujours la même chose et d’espérer des résultats différents » Albert Einstein

  9. Dans l’entretemps, le prétendu Président de la république Felix Tshilolbo se la coule douce à Bruxelles, après avoir annulé son voyage à Goma dans son pays, comme pour narguer le peuple congolais « SOUFFREZ VOUS-MEMES. ».
    Quel sorte de Président qui n’est nullement sensible à toutes ces tueries à Lubumbashi, à Mbuji-Mayi, à Beni Lubero, à Minembwe, sur les plateaux de Fizi, à Mwenga, en Ituri, dans le Haut et Sud Katanga, au Kongo Central, bref, dans tout le pays.
    Et le President ne trouve que l’occasion de voyager, confiant en son parrain alias Joseph Kabila, le véritable commandant de l’armée .
    Il faut mettre un terme à ce fameux deal FCC-CACH.

    1. eBois,
      « Quel sorte de Président qui n’est nullement sensible… » : Les Congolais vous attendent, vous, les sensibles depuis bien longtemps.

  10. UNE QUESTION ET UN COMMENTAIRE À L’HEURE D’UNE RÉBELLION CONTRE L »ÉTAT AU KATANGA, SI VOUS PERMETTEZ ! ELLE PEUT AU PREMIER ABORD PARAÎTRE PROVOCATRICE ET MÊME PARTISANE MAIS RASSUREZ-VOUS ELLE EST OPPORTUNE ET PATRIOTIQUE : LE PAYS VA-T-IL MIEUX APRÈS LE 29 JANVIER 2019 (DATE DE LA PASSATION DU POUVOR ENTRE L’ANCIEN ET LE NOUVEAU PR) QU’AVANT ???
    # 0n entend et on lit les satisfecits de certains d’un État de droit en voie mais quelle est la vraie réalité ? Qu’en est-il vraiment? Bien sûr, j’aurais tendance  à évoquer d’abord ce qui ne va pas, ce qui est plutôt logique à ce  stade. Qu’en est-il :
    – au niveau politique avec les tensions permanentes dans la coalition au pouvoir, la Ceni staique dont l »enjeu vital pour le pays exige des réformes, la diplomatie régionale (notamment relations avec le Rwanda, l’Ouganda, l’Angola, destin du Mapping de l’Onu, menaces rwandaises de mort contre Mukwege, affaire Minembwe…) et internationale…
    – sur le plan socio-économique : pouvoir d’achat, pauvreté, conditions de vie, taux de change, bases macroéconomiques, effort industriel, infrastructures – programme de 100 jours -…)
    – sur le plan sécuritaire : l »Est du pays toujours ensanglanté,  frontières poreuses et partout dans le pays, résultats de la fameuse opération militaire d’envergure, mini-sommet reporté aux calendes grecques…
    – au niveau de l’exercice de la Justice, pour tous et pour les hauts du haut, du mal endémique de la corruption et l’impunité : les coupables sont-ils assez sanctionnés qui qu’ils soient ? -…
     –  sur le plan de la santé publique notamment la gestion des épidémies (Coronavirus, Ebola, rougeole…), sur les structures hospitalières et dépendantes (affaire Mama Yemo), accès aux soins primaires et leur qualité, la rémunérations de soignants..
    – au niveau de l’éducation : resultats de la gratuité de l’enseignement de base, qualité et cadre de nos universités, conditions des enseignants…
    –  sur le plande la cohésion nationale (résurgence du tribalisme)…de lexercice des droits et de libertés pour tous…
    – etc, etc…
    # Vous l’aurez compris, cette question s’adresse en premier à la nouvelle administration mais pas tant pour la mettre au pilori mais pour nous fixer tous les idées, savoir où nous en est et où nous allons. Chacun a sûrement une réponse à cette question, désillusion ou espoirs, le  bilan est indiqué ou pas à 20 mois d’exercice, qu’est-ce que Tshisekedi doit faire de plus pour que le changement attendu et qu’il a annoncé advienne un jour, on en est moins à se cristalliser sur les conditions contestées de l’élection même si le deal explique beaucoup de ce qui se qu’il se passe aujourd'hui…
    # Sinon ce n’est pas un scoop que le pays ne va pas si bien, qu’il fait face à des tensions politiques régulières à la tête du pays, des facteurs susceptibles de déclencher retards et violences tant dans ce cas les priorités en cours des luttes de pouvoir semblent éloignées des besoins immediats des populations et pris dans l’ambuscade de l’impunité pour les crimes  présents et passés… La priorité aujourd’hui pour les dirigeants dans un pays en panne de tout c’est de se concentrer et de résoudre les questions qui oberent les chances de sa marche vers un meilleur développement. On ne peut donc poser la question de des échecs éventuels – le pays va-t-il mieux après le 29 janvier 2019 qu’avant – qu’à sa direction politique, la garante attirée dans une société moderne du pilotage. Sans autres partis pris, voilà donc le sens de ma question en liminaire. Sinon je ne doute point de la nécessité d’unité, de synergie et de concertation de nous tous autour de notre actuel PR mais en même temps c’est à lui de mobiliser les moyens et les hommes pour sauver notre pays englué dans la panade des échecs endémiques !!!
    VOILÀ LE SENS DE MA QUESTION À CE STADE OÙ IL NOUS DES BALISES POUR ÉVALUER : EST-CE MIEUX APRÈS TSHISEKEDI QU’AVANT ?

  11. Non NONO,
    la question n´est pas partisane, elle est plus tôt IMPERTINENTE et INUTILE.
    Déjà ceux qui parlent d´État de droit ne le considèrent pas comme un acquis, mais plutôt comme un processus. Votre choix du mot « satisfecit » participe à votre manie de manipulation, de falsification des propos des autres.
    Les tensions ? C´est à l´absence de tensions qu´on reconnaît la bonne santé d´un pays ? Citez-nous un pays sans tensions ! Disons alors que Lamuka n´est pas une alternative, car, sans en être en coalition, il est pourtant en tensions permanentes.
    Quand Félix fait des nominations dans l´armée et dans la Justice, vous êtes mécontent autant que le FCC, après vous venez avec vos médiocres questions de bilan « Insécurité à l´Est, les coupables sont-ils assez sanctionnés qui qu’ils soient ? BLABLABLA ».
    – « savoir où nous en est et où nous allons » : Définissez d´abord le « nous ». C´est qui ? Vous êtes en train de parler d´un deal dont vous ne prouvez pas toujours l´existence et le contenu, d´autres croient à la détermination de Félix et le soutiennent pour un Congo meilleur pour tous, d´autres encore sont des spectateurs. Alors, que veut dire « nous » ?
    C´est toujours Félix qui doit vous rendre compte de la visite de MUZITO auprès des éleveurs tutsi avec leurs vaches à Kwilu ?

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