Basile Diatezua: « L’organisation des élections doit revenir au ministère de l’Intérieur! »

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Economiste de formation, ancien président de la Fédération de l’UDPS-Benelux dans les années 80, Basile Diatezua est une « vieille figure » de la diaspora congolaise de Belgique. Il vient de passer plusieurs mois au Congo-Kinshasa après quarante années passées en exil. Il dit avoir été impressionné par « l’ambiance de liberté » qui règne à Kinshasa depuis que Felix Tshisekedi est au sommet de l’Etat. Il a été impressionné également par le « potentiel artisanal » (ferrailleur, menuisier, ébéniste, soudeur, cordonnier, tailleur, couturière etc.) dont dispose notre pays. Selon lui, ce « potentiel » n’attend qu’un « coup de pouce » financier pour faire émerger des petites entreprises. Au lendemain du discours du président Mobutu, du 24 avril 1990, annonçant la restauration du pluralisme politique, on a vu « Basile » aux côtés de l’ancien Premier commissaire d’Etat (Premier ministre) Jules Sambwa Pida Nbangui. Ils animaient un groupe de réflexion dénommé « Club Zaïre-2000 ». Au cours du second moitié de l’année 2000, il a présidé, à partir de Bruxelles, « l’Institut Al Kadhafi ». Après quarante années passées en exil, le Bruxellois est rentré au pays en décembre 2020. A Kinshasa, il a été reçu par le chef de l’Etat. Pour lui, il faut rétablir le ministère de l’Intérieur dans son rôle d’autorité chargée d’organiser les élections. INTERVIEW.

Depuis plusieurs mois, on ne vous voit plus en Belgique. Qu’êtes-vous devenu?

Depuis le mois de décembre 2020, j’ai séjourné au pays précisément dans la province du Kongo Central. Je suis en train de monter une activité agro-pastorale. De là, j’observe l’évolution la situation générale du pays.

Vous avez dirigé, dans les années 80, la fédération de l’UDPS-Benelux. Regrettez-vous d’avoir quitté cette formation politique qui est aujourd’hui au pouvoir?

Je ne regrette pas que l’UDPS soit au pouvoir. Je tiens à préciser que je n’ai pas quitté l’UDPS. En fait, j’avais remis mon mandat à ma Fédération. C’était au lendemain de la signature de l’accord de Gbadolite entre le président Mobutu et le collège des fondateurs du parti. Vous vous souviendrez qu’aux termes dudit accord, des hauts cadres de l’UDPS devaient réintégrer le parti-Etat moyennant un « droit de tendance ». Des membres du collège des fondateurs furent nommés dans les structures du Mouvement Populaire de la Révolution à l’exception de feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Cette situation a généré une certaine confusion au niveau de la dialectique politique du parti. Voilà pourquoi, j’avais préféré remettre mon mandat de président élu aux membres de ma Fédération. Je n’étais plus capable de transmettre à ces derniers un message fidèle et cohérent.

Vous êtes donc « en réserve de la République », selon la formule consacrée?

Bien-sûr!

Dans les années 1990, on vous retrouve aux côtés de l’ancien Premier commissaire d’Etat Jules Sambwa dans le think tank « Club Zaïre-2000″…

C’était un institut pour la promotion de la démocratie au Zaïre. Après l’expérience acquise au sein de l’UDPS, j’avais estimé qu’il fallait vulgariser le débat sur des thématiques politiques. L’objectif était d’éclairer l’opinion sur la situation de notre pays. J’en ai fait la proposition à Jules Sambwa qui l’a accepté. Ensemble, nous avons organisé des conférences et des colloques. Sans oublier des séminaires.

Le « Club Zaïre 2000 » n’a pas survécu à la disparition de Jules Sambwa. L’association ne tenait-t-elle qu’à sa personne et non aux idées?

Vous n’êtes pas sans savoir la mentalité politique au Congo-Kinshasa: celui qui est à la tête d’une association politique en est également le bailleur de fonds. Forcément, la disparition d’une telle personne engendre des conséquences fâcheuses pour la structure…

Dans la seconde moitié de l’année 2000, une certaine opinion congolaise ne cachait pas son étonnement de vous voir côtoyer des cadres du CNDP de Laurent Nkunda qui défendait la cause dite des « Banyamulenge ». Quelle est votre version des faits?

Il importe de noter que j’ai été le Président de « l’Institut Al Kadhafi ». Cette association avait pour but l’animation de la « pensée panafricaniste » en vue de l’unité politique du continent à travers l’Union africaine, selon le modèle européen. Il était intéressant de diriger ce think tank à partir de Bruxelles. Nous animions une idée: la constitution de l’unité africaine. Les affaires libyennes ne nous intéressaient pas. En tant qu’homme politique congolais, je me suis intéressé à plusieurs problématiques de notre pays. C’est le cas notamment de la crise à l’Est.

C’est ici qu’a commencé votre intérêt pour le CNDP…

Je m’explique. Il y a eu l’accord de Sun City en 2002 ayant donné naissance au régime de « Transition 1+4 » ou un Président et quatre vice-Présidents dont un était issu du RCD-Goma. Il s’agit d’Azarias Ruberwa. Quelques années après, on apprenait que le CNDP de Laurent Nkunda a repris les hostilités dans les provinces du Kivu. En tant qu’intellectuel et président de l’Institut « Al Kadhafi », j’ai cherché à comprendre ce qui s’est passé. Le colonel Kadhafi m’a interpellé sur la question. « Je vais aller sur place à l’Est pour m’enquérir de la situation », lui ai-je répondu. Mon objectif était de comprendre le sens de cette nouvelle lutte armée – menée par Nkunda qui fut le chef d’état-major du RCD – alors que le gouvernement mis en place à Kinshasa comptait en son sein un vice-Président issu du RCD-Goma. J’ai été reçu par Laurent Nkunda dans le Masisi. Il m’a tout expliqué.

Les lecteurs de « Congo Indépendant » apprécieraient particulièrement de savoir le facteur ayant poussé le citoyen congolais Basile Diatezua à « embrasser » ce que d’aucuns appellent la « cause Banyamulenge »!

Selon Nkunda, la question « Banyamulenge » n’a pas été résolue à Sun City. Louis Michel, alors ministre belge des Affaires étrangères, avait conseillé à Ruberwa de reporter l’examen de ce dossier à Kinshasa. Après avoir entendu les griefs du CNDP, j’ai estimé que la cause défendue était juste tant sur le plan humain que politique. La communauté internationale a abondé dans le même sens. Je n’ai jamais été fondateur du CNDP. Encore moins un haut cadre.

Vous revenez de Kinshasa. Comment se porte le pays, trois années après l’accession de Felix Tshisekedi à la tête de l’Etat?

« Felix » a trouvé un pays ruiné et totalement détruit. Il n’est pas un magicien, comme disait Mobutu, pour faire des miracles. La coalition Fcc-Cach ne lui a pas rendu la tâche facile. La crise est profonde. Cette crise n’est pas seulement matérielle mais aussi morale. Il y a une crise au niveau des valeurs.

Trois années après, qu’est ce qui a changé, selon vous?

Je me suis promené en toute sécurité dans la ville de Kinshasa.

Voulez-vous dire qu’avant c’était inimaginable?

Absolument! J’ai passé presque quarante ans en exil. Quand je me promène aujourd’hui dans la capitale, je me sens libre et en sécurité. Je n’ai pas été tracassé par l’Agence nationale de renseignements ou la police pour mes idées politiques. J’ai vu des gens qui manifestent. Je n’ai pas vu le président Fatshi menacer ses opposants. Il y a déjà cette décrispation au niveau de la violence politique. Je parle bien de la violence politique à Kinshasa. Je ne parle pas de ce qui se passe à l’Est entre les ethnies. Je constate qu’un nouvel état d’esprit émerge dans notre pays. Le pouvoir commence à être tolérant vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas ses idées. Et ce en dépit de l’existence d’une certaine « pagaille ». Une chose paraît sûre: il n’y a plus de « violence aveugle ». C’est un bon début!

Qu’en est-il de l’économie?

Il faut, bien entendu, améliorer le climat des affaires pour inciter les investisseurs à retrouver le chemin du Congo. Je suis stupéfaits d’entendre des leaders de l’opposition déclarer publiquement qu’ils vont agir pour décourager les investisseurs étrangers à venir au Congo. Il y a de quoi à se poser des questions sur le mental de l’homme politique congolais.

Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que, trois années après (dont deux années de cohabitation Fcc-Cach), Felix Tshisekedi n’a pas honoré ses promesses. Les griefs tournent notamment autour de l’eau courante, l’électricité, les soins de santé, l’emploi…

Il y a une chose qui a gangrené le pays: la corruption. La cupidité. Pour avoir de l’électricité pendant trois ou quatre jours, des habitants d’un quartier kinois vont cotiser pour corrompre le directeur de réseau de la SNEL. Pour mettre fin à cette situation, il faut démanteler toute la « chaine de corruption » jusqu’à la tête de la SNEL ou de la REGIDESO. Le travail que fait l’Inspection générale des finances [de démanteler les détourneurs] constitue un grand pas dans la bonne direction. C’est une opération sans précédent! Les conditions sont réunies pour amorcer une gouvernance qui va dans le sens des attentes de la population.

La population, elle, ne se satisfait que des résultats ayant un impact sur le vécu quotidien…

A Kinshasa, il n’y a pas de pénurie alimentaire. Bien au contraire.

Devrait-on parler de la modicité du pouvoir d’achat?

Même pas! Le problème se situe au niveau des revenus. Il n’y a pas assez d’entreprises pour créer des richesses. Il faut un minimum institutionnel. Il faut également un minimum de bonne gouvernance pour que les détenteurs des capitaux trouvent une ambiance propice pour les affaires. Le Congolais est un peuple travailleur. Il n’y a pas encore un environnement socio-économique pour améliorer leurs revenus. Les denrées alimentaires sont là! Mais il n’y a pas de revenu. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas d’emplois. On devrait encourager l’entreprenariat. Dans la capitale, j’ai noté l’existence d’un « potentiel artisanal » phénoménal: ferrailleur, menuisier, ébéniste, soudeur, cordonnier, tailleur, couturière etc. Ces métiers n’attendent que l’accès à un financement pour promouvoir une petite entreprise. On devrait créer un « quartier artisanal », à l’image des zones industrielles. Une bonne gouvernance pourrait faire de notre pays un futur « dragon »

Avez-vous été reçu par le président Felix Tshisekedi?

Oui! Nous avons évoqué le climat général du pays. J’ai constaté qu’il est resté tel que je l’ai connu ici en Belgique à l’époque où il était un jeune militant dans la Fédération de l’UDPS que j’animais. J’ai vu une personnalité affable qui a l’écoute. Une personnalité motivée, qui a de bonnes intentions pour faire avancer notre pays.

Que répondez-vous à ceux qui clament que « Fatshi a de bonnes intentions pour le pays mais il est mal entouré »?

Je ne peux pas me permettre d’émettre un avis. Je ne suis pas là pour juger les uns et les autres. Ce n’est pas mon rôle. Il appartient au chef de l’Etat de voir s’il y a des failles dans son entourage pour apporter des correctifs.

La désignation de Denis Kadima à la tête du Bureau de la Ceni a provoqué une « crise » entre l’Etat et les églises catholique et protestante. Quel est votre avis? Y a-t-il eu violation de procédure comme ces deux confessions religieuses l’ont clamé?

C’est une situation qui démontre que nous avons encore beaucoup à faire sur le plan politique dans notre pays.

Faudrait-il laisser aux confessions religieuses l’apanage de « sélectionner » les postulants à la Présidence du bureau de la Ceni?

Je vais répondre à votre question en faisant un détour historique. A l’époque du président Joseph Kasa Vubu, le ministère de l’Intérieur du Congo a organisé les dernières élections générales de la Première République. C’était en 1965. Le vote s’est déroulé dans une transparence totale. J’estime que le ministère de l’Intérieur peut reprendre son rôle d’antan. Nous savons les conditions ayant prévalu à la création de la Commission électorale nationale indépendante.

Quelles étaient ces « conditions »?

Nous savons ce qu’il y a eu comme tripatouillage de la part de ceux qui avaient piloté la Transition dirigée par Joseph Kabila. On nous a dotés d’un « monstre » soi-disant pour « appuyer » la démocratie. On voit bien que cette institution n’a pas peu contribué à la déstabilisation du climat politique. La Ceni est devenue, à la longue, un instrument entre les mains des « puissants du moment ». On a encore frais en mémoire les tripatouillages opérés lors des élections de 2006.

« Voyage à Canossa », disent des commentateurs au sujet de la visite que trois animateurs des institutions nationales ont effectuée, mardi 23 novembre, chez le cardinal Ambongo (Cenco) et le Pasteur André Bokundoa (ECC). Est-ce votre avis?

J’ai beaucoup apprécié ces rencontres. Je suis d’avis que les linges sales se lavent en famille. Il n’ y a eu ni vainqueur ni vaincu. C’est entre nous les Congolais. Les Congolais peuvent s’entendre à aplanir leurs différends.

 

Propos recueillis par Baudouin Amba Wetshi

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17 thoughts on “Basile Diatezua: « L’organisation des élections doit revenir au ministère de l’Intérieur! »

  1. Si la CENI a tendance à être entre les mains des puissants du moment, le ministère aussi régalien que celui de l’ intérieur l’est certainement.
    Redonner l’organisation des élections européennes ministère de l’intérieur est une fausse bonne idée parce que la classe politique ( dans son ensemble ) des années 60s n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui.
    Aujourd’hui, il s’agit de lutter contre les hommes politiques ( politique avec un petit p ) qui ont tendance à confisquer le pouvoir.
    Merci

  2. C’est bien tout cela mais pour ramener au ministère de l’intérieur les élections , il faut d’abord se battre pour une révision de la constitution parce que l’acte fondamental donne cette tâche d’organisation des élections à la Ceni. Pensez vous sincèrement avec la perte des valeurs que connait notre pays que vous reconnaissez d’emblée que le ministère de l’intérieur ferait mieux ? Le contexte de 1965 n’est plus le même qu’aujourd’hui. Je note que Basile Diatezwa est demeuré égal à lui-même dans le bavardage.

  3. « qui a de bonnes intentions pour faire avancer notre pays ». Les bonnes intentions ne suffisent malheureusement pas! Encore faut-il avoir été capable de procéder à un diagnostic pertinent, élaborer une stratégie cohérente et se donner une feuille de route réaliste et s’y tenir!
    Tout-à-fait d’accord avec vous quand vous épinglez la mentalité de corruption. C’est certainement le plus grand fléau à combattre dans notre pays! L’actualité « Congo hold up » ne fait que le souligner!
    Pour finir êtes-vous Basile qui habitait à Yolo-Sud en face du terrain du centre commercial? Si oui, un grand salut de la part d’une vieille connaissance!

  4. Tout dépendra des circonstances dans lesquelles ce ministre de l’intérieur aura été choisi.
    Si c’est à la suite d’une magouille politique du style Cash-FCC ou d’une majorité mafieuse comme c’est le cas de l’actuelle  »majorité », ce sera toujours pareil. Dans nos républiquettes, sauf exception, le ministre de l’intérieur ou le boulanger de la CENI fera toujours gagner son patron/ son gourou clanique ou le candidat pantin que ce dernier aura acheté.

  5. Assez étonnant: dans un contexte d’actualité politique très riche ces derniers jours, notre site nous propose contre toute attente l’interview d’un vacancier fatshiste de retour en Belgique, encore trop impressionné par les prétendus progrès réalisés sous Tshilombo.
    Décidément, Congoindépendant vire en mode campagne électorale pro Fatshi! La concurrence prend acte!!!

    1. @FUTURISTE,
      Plus sidérant encore, notre vacancier « fasthigant » (le vocable est de Fabien Kusuanika) n’a même pas remarqué que la partie est de notre pays est en train de nous filer entre les doigts.
      OYO BA INTELLECTUELS YA NDENGE NINI, YA LAURENT SOKOKO!

  6. Le Ministère de l’intérieur du Gouverne et ment d’Occupation Rwandaise vouliez-vous dire😁! Aussi longtemps que le paradigme ‘Occupation Rwando-Ougando-Onusienne » sera ignoré par n’importe quel analyste politique ou autre, tout argumentaire sur la situation chaotique que vit le KONGO-ZAÏRE est faux et archifaux… Le Gouverne et ment d’Occupation Rwandaise des MBWARIORS formé à partir du Rwanda ne peut jamais organiser les Élections libres et transparentes comme en 1960, ça revient au même en RDC occupée où tout Politichiene st soit Collabo Kongolais ou Occupant Munyarwanda, sans Carte d’identité national ni fichier électoral vidé des doublons et fausses identités, ça sera exactement pareil à la CENI pro Rwanda infeodée à Kingakati qui a organisé des comiques scrutins truqués d’avance en 2006, 2011, 2018 comptant sur le manque de sérieux de la Classe Politique KONGOLAISE qui conduisait à chaque fois leur PEUPLE au point culminant de non retour qui légalise, légitime l’Occupation Rwando-Ougando-Onusienne… Tshilombo-Pétain étant un Traître Collabo, toute élection supervisée sous sa présidence protocolaire Vichyte Petainiste est nulle, illégale, illégitime car la RDC occupée par les Banyarwanda est le Seul pays « démocratique » au monde où les 3 POUVOIRS (Législatif, Judiciaire, Exécutif) sont SENS DESSUS DESSOUS comme l’est le Circuit Économique où les 4 Agents économiques (Ménages, Entreprises, Banques, État) sont à l’ENVERS… Face à l’arrivée inopportune à Kinshasa la Poubelle et à la récente Invasion du Kivu par l’Armée Ougandaise ; le silence complice des Politichiens Collabos prétendus Opposants révèle que toute la Classe Politique KONGOLAISE est corrompue, médiocre, inconsciente congénitale. TOUS sans exception aucune sont sous le contrôle de Kagame. Ceux qui suivent ces Politichiens attirent une malédiction generationnelle sur eux-mêmes😭… « Quittez les Institutions d’Occupation Rwandaise  » dixit Honoré NGBANDA…Ainsi soit-il… INGETA

    1. [Nono
      19 novembre 2021 à 14 h 43 min
      Ndeko Combattant Résistant de l’Ombre,
      Svp, tant que nous y sommes permettez que je vous pose une question que j’ai toujours voulu vous poser très innocemment sans un quelconque parti pris de ma part ! Pourriez-vous nous rappeler les tenants et aboutissants de « l’Occupation chez nous », les termes de sa définition juridique, militaire, sociologique et géopolitique donc de son acceptation internationale actuelle et et bien sûr de nos ressources pour nous en libérer. Prenez votre temps pour nous livrer en un, deux ou trois temps un mémoire exhaustif comme vous en avez le secret ; je suis convaincu qu’il comblera les attentes de beaucoup de nos compatriotes. A l’avance merci !]

      1. @Ndeko Nono,
        Nous vous avions déjà répondu plusieurs fois mais nos reply n’ont jamais été publiés pour des raisons indépendantes à notre volonté… Peut-être les mots employés n’ont pas été acceptés par les responsables du CIC qui gèrent ce Forum, nous ne leur tenons pas rigueur… Nous sommes désolés si depuis le 19 Novembre 2021, votre question est restée sans réponse, nos positions politico-religieuses en tant que Lumumbistes Mulelistes Patriotes Nationalistes Anti JC de Nicée sont souvent radicales mais vérifiées et vérifiables… À propos de l’Occupation Rwando-Ougando-Onusienne en cours en RDC occupée où Tshilombo-Pétain est nommé président protocolaire par Kagame, Alias Kabila et Museveni, nous vous dirons sincèrement ceci « Il ne faut pas confondre la VÉRITÉ avec l’OPINION DE LA MAJORITÉ »… Ainsi soit-il… Bonne continuation… INGETA

  7. Une précision, svp !
    @ Loin de moi l’idée de douter de la tutelle qui nous a conduit à l’occupation et l’infiltration dont nous sommes victimes depuis un quart de siècle dans nos différentes institutions avec mixages et brassages divers commandités de haut par des puissants qui ont toujours eu un agenda d’ennemis à notre cher Congo ! Encore moins de douter de la part que Rwandais et Ougandais y ont pris à côté de leurs parrains. Ma démarche se préoccupe des arguments juridiques, militaires, économiques et géopolitiques dont nous devons nous armer pour nous défendre nous-mêmes et surtout des initiatives pour faire comprendre à la face du monde notre Occupation !
    @ Nous avons par exemple aujourd’hui dans la diaspora et au pays des sites d’informations domestiques qui s’adressent à nos Compatriotes en langues nationales mais que faisons-nous pour sensibiliser et interpeller les instances internationales qui sont les défenseurs acharnés des pouvoirs rwandais et ougandais ? Nous passons notre temps à interdire nos musiciens de se produire en Occident sous le prétexte légitime que « collabo »‘ ils chantent les louanges d’un pouvoir de Kinshasa soumis aux Rwandais et aux Ougandais, ne pouvons-nous pas au contraire leur imposer un combat culturel pour sensibiliser et mettre en garde les puissances internationales contre leur alignement derrière un Kagame et un Kaguta vrais criminels en Afrique et fossoyeurs de notre pays ?
    @ Autant de questions que je me pose au sujet de la définition de notre « Occupation » et des ressources disponibles et à engager pour nous en libérer. Voilà un peu les précisions, cher Combattant Résistant de l’Ombre, dont je voulais accompagner ma première sollicitude ; tout fait nombre !

    1. Cher Nono,
      Votre démarche est légitime et louable… Nous comprenons parfaitement ce que vous voulez dire, les preuves et arguments juridiques, militaires, économiques, géopolitiques sont à la portée de tous les Kongolais épris de paix et d’amour pour notre beau et grand pays, une rapide recherche sur internet peut vous permettre d’en avoir assez facilement… Personnellement j’en ai quelques unes que nous ne pouvons pas étaler ici, le Forum a ses règlements que nous pouvons passer outre… Il y a un moteur de recherche « Darknet » qui peut vous en fournir aussi plusieurs pistes pour étoffer votre base des données sur l’Occupation ou l’infiltration du KONGO-ZAÏRE… Un tout petit exemple, notre PRIX NOBEL DE LA PAIX milite pour la création «d’un Tribunal pénal International pour la RDC et le soutien à la mise en place de chambres spécialisées mixtes pour rendre justice aux victimes des crimes les plus graves», nous venons juste de nous procurer le dernier livre de Dr Denis Mukwege intitulé « La Force des Femmes », sans en avoir lu, nous savons déjà que là-dedans, il y aura plusieurs arguments inattaquables sur l’Occupation Rwando-Ougando-Onusienne, même si commencer à le lire nous attriste déjà et nous met en colère… Sinon nous vous recommandons humblement des livres tels que « Ainsi sonne le glas », « Les derniers jours du Maréchal Mobutu », « Les Crimes organisés en Afrique Centrale » de Honoré Ngbanda, « Stratégie du Chaos et du Mensonge » de Patrick Mbeko et Honoré Ngbanda, ou alors dans le même registre « Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique » de Pierre Péan, « Ces Tueurs Tutsi : au cœur de la tragédie congolaise » et « Europe, crimes et censure au Congo » de Charles Onana… À notre humble avis, tout y est dans ces quelques bouquins bien fouillés et documentés sur le sujet « Occupation ou Infiltration » de la RDC occupée par les Banyarwanda qui ont nommé Tshilombo-Pétain président protocolaire, nous savons très bien que vous aimez lire, voici notre humble petite contribution pour répondre à vos questions… « Je rêve d’une société où les mères sont reconnues comme les héroïnes qu’elles sont » Citation de Dr Denis Mukwege… Bonne continuation… Ainsi soit-il… INGETA

  8. Même s’ils ne le disent pas clairement, Mavinga, Lidjo et Jo Bongos que je salue l’ont bien compris. Pour réfléchir, les hommes politiques congolais recourent certainement à d’autres parties de leurs corps qu’à leurs cerveaux. Comment un être doué d’intelligence peut-il tout bonnement recommander que le ministère de l’Intérieur reprenne aujourd’hui son rôle d’antan (d’organiser les élections) tout simplement parce que les élections de 1965, organisées par ledit ministère, s’étaient déroulées dans une transparence totale ? On croirait que quelques heures ou quelques jours séparent 1965 à nos jours. Que fait Basile Diatezwa de la longue dictature de Mobutu Sese Seko et de l’abatardissement de la classe politique qu’elle a entrainée ? Que fait-il de la non moins longue dictature de Joseph Kabila qui a exacerbé cet abatardissement ? Mais surtout, que fait-il de son propre constat suivant : « Il y a une chose qui a gangrené le pays : la corruption » ? Pire, Diatezwa ne sait même pas que les Commissions électorales ont fait leur apparition en Afrique à la suite de l’incapacité des ministères de l’Intérieur à organiser des élections crédibles puisqu’instrumentalise par les rois du moment. Dire que Basile Diatezwa se considère comme un homme politique ! Alobi pe asilisi. Pauvre Congo aux élites sans boussole en matière de gouvernance.

  9. @ Je connais à peine Citoyen Diatezwa sans doute en partie parce que je ne suis pas ‘belgicain ». Quant à sa proposition de confier les élections au ministère de l’Intérieur qui est la voie normale dans les démocraties je ne crois pas que cela puisse résoudre le problème qui se situe en fait en amont, le déficit des conditions et de l’esprit démocratiques dans notre pays. A voir la manipulation présente dans une structure voulue indépendante, on doute fort que le ministre de l’Intérieur offre aujourd’hui plus de garanties que la Ceni, nos hommes politiques à tous les niveaux n’ont pas encore appris à être corrects quand ils ont le pouvoir…
    @ Quant aux louanges qu’il s’empresse de dresser à son leader-maison, je crains qu’il prenne trop vite ses vœux pour de la réalité. Nous l’avons tous assez dit : Tshisekedi est plein de bonne volonté mais pas assez doté de ressources intellectuelles et même psychologiques pour s’empêcher de ne pas chercher à jouir et même à s’enrichir avec son entourage et de pouvoir imposer une gouvernance exemplaire sur tous les fronts. De bonnes intentions qui capotent vite à l’épreuve du pouvoir parce qu’incapable de s’en donner les moyens.Et le voilà hélas à naviguer presque à vue au gré de facilités qu’il croise sur sa route sans avoir un objectif bien réfléchi et bien organisé…

  10. Omar Basile Diatezwa! N’est-ce pas un de ces rares congolais de souche qui soutenaient avec ardeur le CNDP du criminel Nkunda?
    Après 40 ans d’exil en Belgique, l’homme donne l’impression de ne rien avoir appris de son séjour au pays de vieille démocratie. Il n’est nullement choqué de la manière rocambolesque par laquelle Félix est arrivé au pouvoir, ni de l’instauration par le même Félix d’un régime ultra-tribalo-ethnico-régionaliste. Ni par la corruption généralisée.
    Je suis d’accord avec lui sur un point: le pouvoir d’achat des congolais. J’ai toujours eu l’impression que les économistes congolais ne connaissent pas le pouvoir d’achat. Dans tous les marchés de Kinshasa et même sur les rues et les ruelles, il y a des vendeurs et des vendeuses. Nos marchés sont inondés des produits vivriers. Les vendeurs ont du mal à écouler les marchandises qui pourrissent. Tout simplement parce que les consommateurs n’ont pas des sous pour se les payer. A Kinshasa les gens souffrent de faim d’un côté, et de l’autre les produits agricoles pourrissent.
    Les hommes au pouvoir sont plus préoccupés de leur enrichissement personnel que du bien-être du peuple.

  11. @ NDEKO KUM, obuki nga panzi nakoseka…(Oyo ba intellectuels a ndenge nini, ya Laurent Sokoko!!!) Nga na bakisi: « Bokoto bokoto,l’heure est grave, l’heure est grave… »
    Dans le même contexte, et pour revenir au sujet, je m’inquiète du peu d’intérêt que notre site accorde ces derniers temps à l’actualité.
    Tshilombo multiplie des faits clairs de haute trahison qui, sous d’autres cieux, devraient justifier une action immédiate en destitution. Mais aucun article n’y est consacré. Les égarements de Tshilombo sont-ils des faits divers? C’est à la rédaction de me répondre.

  12. @FUTURISTE,
    Oui Ndeko, c’est là notre cri du coeur du moment: « OYO PEUPLE YA NDENGE NINI… YA LAURENT SOKOKO ».
    ATA BAYINAKA MBOKA, pour des intérêts mesquins. Écoeurant!

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