Bruxelles: Des leaders de l’opposition décidés à « libérer » le processus électoral

Va-t-on vers un report sine die des élections fixées au 23 décembre prochain? C’est en tous cas l’avis de certains observateurs. Pour ces derniers, le « communiqué commun » publié mercredi 12 septembre, dans la capitale belge, par des leaders l’Opposition en l’occurrence Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Moïse Katumbi, Antipas Mbusa, Adolphe Muzito et Félix-Antoine Tshisekedi pourrait servir de « prétexte commode » à un pouvoir kabiliste en plein désarroi pour reporter les consultations politiques à venir. Réunis dans un grand hôtel bruxellois, les leaders de MLC, UNC, Ensemble, RCD/K-ML, UREP et UDPS ont, néanmoins, affiché une parfaite unité de vue en attendant la désignation d’un « candidat commun » à l’élection présidentielle. Dans leur communiqué commun lu par l’UNC Lydie Omanga, les cinq leaders ont articulé neuf exigences qui traduisent leur refus de cautionner une « parodie d’élections ». Des analystes estiment que « Joseph Kabila » ne pourrait « coopérer » que par… la « contrainte ».

A quelques 101 jours de la date fixée pour les élections (présidentielle, législatives et provinciales), la majorité sortante dite FCC (Front commun pour le Congo) continue à afficher une « sérénité arrogante ». Une attitude qui tranche avec le bilan calamiteux – au plan tant politique, sécuritaire que socio-économique – des dix-sept années de « Joseph Kabila » à la tête de l’Etat. Une élection étant l’occasion pour les citoyens d’exiger des comptes aux gouvernants sortants.

Comme si de rien n’était, le parti présidentiel, le PPRD, affiche l’insouciance. Cette formation politique a clôturé, mardi 11 septembre, la « session de formation » de ses témoins électoraux et des candidats députés nationaux et provinciaux dans le district kinois de la Tshangu. Et ce, après les districts de Lukunga, Funa et Mont Amba. « L’objectif de cette formation, indique une dépêche de l’ACP, est d’outiller les candidats et les témoins du parti aux bureaux de votes et de dépouillement aux stratégies et techniques électorales en vue de remporter haut la main, les prochaines élections à tous les niveaux ». On croit rêver!

A force de scander qu’ « on va gagner à tous les niveaux! », les zélateurs du « clan kabiliste » ont fini par semer le doute dans les esprits. A tort ou à raison, les « forces du progrès » ont acquis la conviction que « Kabila » et le président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) Corneille Nangaa se prépareraient à mettre en place des mécanismes destinés à faciliter une « fraude massive ». Objectif: permettre à la majorité sortante de conserver le pouvoir. Pour le pouvoir.

« HOLD-UP ELECTORAL ANNONCE »

Kamere et Tshisekedi

Réunis mercredi 12 septembre dans un grand hôtel bruxellois, les présidents d’Ensemble (Moïse Katumbi Chapwe), du MLC (Jean-Pierre Bemba Gombo), du RCD-K/ML (Antipas Mbusa Nyamwisi), de l’UNC (Vital Kamerhe), de l’UREP (Adolphe Muzito) et de l’UDPS (Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo) ont signé un « communiqué commun » qui traduit non seulement leur volonté commune de contrecarrer un hold-up électoral annoncé mais aussi leur « refus de cautionner une parodie d’élections ».

Neuf. C’est le nombre d’exigences formulées par les signataires. Ces derniers rejettent en liminaire la « machine à voter » et demandent sur un ton ferme et résolu le nettoyage du fichier électoral. Il s’agit d’y extirper une dizaine de millions de personnes enregistrées sans empreintes digitales. La mise en œuvre des mesures de décrispation impliquant la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés est également demandée. Sans omettre la participation effective des candidats exclus ou invalidés en vue de garantir le caractère « inclusif » des consultations politiques. Notons que les candidatures de Kamerhe et de Tshisekedi ont été validées. Il en est de même pour Martin Fayulu Madidi et Freddy Matungulu Mbuyamu qui étaient absents.

Au risque de faire hérisser les cheveux des « indépendantistes-souverainistes » autoproclamés qui gravitent autour de « Kabila », alias « autorité morale » du FCC, les signataires dudit communiqué exigent ni plus ni moins que l’implication de la « communauté internationale » (Nations Unies, union européenne, SADC, OIF etc.) dans le déroulement de l’ensemble des opérations électorales. Le transport du matériel et la logistique devrait revenir à la Mission onusienne au Congo. La sécurisation tant de la campagne électorale que du vote devrait être confiée à des forces issues des Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). La restructuration et l’audit de la CENI font partie du « package ».

Les six leaders de l’opposition seront-ils entendus par un « Kabila » qui ne manifeste de la considération que vis-à-vis des adversaires qui lui tiennent tête les armes à la main? Rien n’est moins sûr.

« UN POUVOIR CONQUIS PAR LA FORCE DES ARMES… »

De gauche à droite, Muzito, Katumbi et Bemba

Lors de son discours sur l’état de la nation prononcé le 19 juillet dernier devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, « Joseph Kabila » – qui est un pur produit des interférences de la communauté internationales – avait clamé haut et fort sa volonté d’ « affranchir notre processus électoral des contingences du financement extérieur et, par conséquent, des chantages de tous genres ».

Pour lui, les élections à venir « seront réellement une affaire de souveraineté » et « seront entièrement financées » par l’Etat congolais.

Mercredi 12 septembre, certains observateurs estimaient que le communiqué publié par les leaders de l’opposition ne fera nullement « trembler » le « raïs ». Encore moins, les jusqu’au-boutistes du régime. « Le rapport de force est et reste déséquilibré du fait de la présence des ‘taupes’ du pouvoir au sein de l’opposition », commente un observateur. Des noms? Un sourire embarrassé tient lieu de réponse.

D’après un analyste qui a lu attentivement le communiqué commun du 12 septembre, les forces de l’opposition viennent d’offrir au successeur de Mzee le prétexte qui lui faisait défaut pour faire reporter les élections. « Il n’y aura pas d’élections le 23 décembre prochain, assure-t-il. Kabila va saisir la perche qui lui est tendue par le rejet de la machine à voter pour imputer la nécessité de reporter le vote aux opposants ». Va-t-on vers un nouveau « dialogue »?

Radical, un autre analyste d’enchaîner: « Joseph Kabila n’entend nullement céder, sur tapis vert, un pouvoir qu’il prétend avoir conquis par la force des armes en prenant des risques personnels. Une chose paraît certaine: Joseph partira par la force ou ne partira pas… »

 

Baudouin Amba Wetshi

15 réflexions au sujet de « Bruxelles: Des leaders de l’opposition décidés à « libérer » le processus électoral »

  1. S’ils sont sinceres et non opportunistes avec ou sans la machine a Voter dite imprimante selon Nangaa cette opposition gagnera les elections . Continuez avec cette strategie et bo bosana grandeur ya ya mokolo oyo bino moko bo lobaka na congres ya Udps ndenge to yokaka bino. Shadary est trop faible comme son autorite morale ako lela na monoko ya mboka et ne veulent pas des elections juste pour se cacher derriere l interpretation de la cours constuttutinelle jusqu’a election du president elu. la victoire est certaine et nous y sommes a la disposition pour le peuple d’abord. Allez de l’avant le changement est une obligation en RDC en Decembre 2018.

  2. Ces guignols qui se font appeler « opposants » sont vraiment à plaindre, Les Congolais ne peuvent compter sur une telle « crasse-pourri-tique » pour s’attendre un jour enregistrer un méga-excédent budgétaire à l’instar des Allemands!
    Ces « opposants » de nom ne comprendront jamais que leur association à « Kamerhéon-Rwa-Kanyiginyi-Nkingi » consacre leur échec de fait.

  3. On prend les mêmes on recommence. Les années passent au Kongo se ressemblent, l’histoire se répète. L’opposition Kongolaise corrompue est la malchance de la RDC, un pire cauchemar, elle se réfugie en Belgique alors que son futur électorat semble t-il est à Kinshasa et ses provinces médiévales entrain de broyer du noir… Sic

    « Les forces de l’opposition viennent d’offrir au successeur de Mzee le prétexte qui lui faisait défaut pour faire reporter les élections. « Il n’y aura pas d’élections le 23 décembre prochain », ***They make their dirty work. The Congoleses are going also to kill them when it is possible***… Ces zigotos traitres faux politiciens Kongolais corrompus sont incorrigibles. En 1960 tout le Peuple Kongolais savait que faisait les politiciens à la Table Ronde de Bruxelles mais ici à huis clos ces bras cassés pieds nickelés vendent la RDC encore une fois sans état d’âme comptant sur la meute fanatique aveugle envoûtée par des pantacles charismatiques satano-occultistes… Triste

    Les élections pièges à con s’exportent en Occident ! Des petits esprits comme Moses Soriano alias Moïse Katumbi possesseur de plusieurs nationalites et passeports sont persona grata soi-disant à Kinshasa la poubelle même à Kasumbalesa des Bitoyo, certains collabos (Bemba, Tshilombo, Muzito…) y atterrissent facilement, d’autres par contre arrivent même a en sortir sans embrouilles alors qu’il paraît la DGM et l’ANR les en veulent car hostiles à alias Joseph Kabila… Ils (faux opposants non républicains) sont en vérité des salopards piètres acteurs de Théâtre de Vaudeville…

    En effet c’est devenu une habitude d’aller depuis l’arrivée des occupants Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais que les vrais Kongolais aillent en Occident pour se pavaner comme à Genval 1 sans associer le Peuple Souverain Primaire pour qui on signe des accords bidons. Le Kongo est mal barré…

    Cette classe politique Kongolaise corrompue, pourrie toxique, médiocre et Kongoraise (la taupe Vital Kamerhe) qui occupe le Kongo ont le toupet de se rencontrer en Belgique en improvisant un Genval 2 de triste mémoire. Ces faux culs politiciens par hasard prennent les vrais Kongolais pour des éternels petits cons…

    Vive le soulèvement populaire éboulement final pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par le Tutsi Power. La Luta continua la Victoria e certa. Ingeta

  4. Si l’on reporte le élections à une date ultérieure, qui serait le 1er bénéficiaire ? C’est Kabila et sa clique de tous les partis institutionnels quels que soient leurs bords. On a l’impression qu’ils font tout pour le laisser président à vie. Jusqu’à présent nous n’avons pas encore eu des éléments convaincants sur la nocivité de la machine à voter, techniquement et écologiquement cette machine est une avancée, au lieu d’avoir à gérer des tonnes et des tonnes de papier. Il est possible de couper la poire en deux, faisons les élections présidentielles sous format papier puisque ce sont elles qui suscitent la tension et les législatives nationales et provinciales puisqu’il y a énormément de postulants par la machine à voter. Je ne pense pas que les politiques soient assez irresponsables pour jeter par la fenêtre les maigres moyens de notre pays. On me dira que je suis naïf. Je m’assume.

  5. Maintes observateurs de la politique congolaise savent que beaucoup de préalables qu’ils(les opposants entre guillemets) ont demandé ne seront pas rencontrés par Kabila. Il ne prendra pas le risque de remettre sur les listes de la compétition les invalidés. C’est un rêve, cette exigence. S’il le fait, c’est qu’il y gagnera quelque chose. Nous nous dirigeons donc petit à petit vers un clash qui ne dit pas son nom. Pourquoi exiger l’aide de la communauté internationale ? Qu’est ce que cela nous apportera-t-il ? Donc dans tout ce qui touche à notre souveraineté, il faut toujours un regard extérieur. Ce n’est vraiment pas responsable.

  6. Muzitu et Kamerhe seraient donc des leaders de l’opposition ? Kie kie kie kie kie kie kie,
    Naïveté paroxysmique ou simplement un scénario mal écrit et surtout mal emballé ?
    Pendant ce temps, le gang rwandais aux commandes du Congo continue à se frotter les mains.
    Kiadi kibeni kua ba nègres !

  7. Nous, peuple, nous espérons que cette réunion a soudé l’unité de l’opposition. Une unité de cœur, de conviction et non de façade. Ils sont les opposants de grand format au regard de leurs bases électorales. S’ils vont à la prochaine présidentielle en ordre dispersé, ils sont perdants.
    A Kinshasa, Bemba, FATSHI, Kamerhe, Fayulu, Matungulu, vont se partager l’essentiel des voix.Ainsi que Shadari qui dispose de mopatasi. Katumbi et Mbusa Nyamwisi récolteront les voix de la puissante communauté katangaise et des Nande vivant à Kinshasa. Dans l’ancien Kivu, Mbusa Nyamwisi aura le Nord-Kivu dans sa poche, à Kamerhe le Sud-Kivu et Shadari aura un score de dictateur au Maniema. Les autres candidats auront moins 5%.Si Bemba pourra s’assurer du vote de l’espace lingalophone du Grand Equateur, de Maindombe, des Uélés et de la Tshopo,en Ituri,au Grand Kivu et au Grand Katanga Katanga,son score sera minable. Moïse Katumbi va se disputer l’électorat du Shaba avec Shadari avec une victoire nette de l’ancien governatoré. Les autres candidats réaliseront un score ridicule. C’est une évidence comme le nez au milieu du visage. Le vote congolais est tribalo-ethnico-régionaliste.Il faut faire avec.
    Il faut une vraie unité de l’opposition. Chaque leader doit laisser un peu de côté son égo.Il n’ y a personne parmi eux qui, par une baguette magique, peut prétendre résoudre, seul, les immenses problèmes du Congo qui sont à la dimension de ce pays-continent; un pays qui s’étend de l’Océan Atlantique presque à l’Océan indien.

    Que chaque leader mettre entre parenthèse le projet de société de son parti. L’état actuel de notre pays ressemble à celui de l’EIC ou du Congo-Belge. Tout est à refaire. Quand un pont s’est effondré depuis 25 ans, qu’une école ou hôpital s’écroule, qu’une route est devenue sentier, cela préoccupe tout le monde: un socialiste, un libéral, un socio-démocrate…
    On a refusé à Kabila de s’éterniser au pouvoir. On ne l’acceptera pas pour son successeur, même si celui-ci offrait à chaque Congolais une villa avec piscine. Que nos leaders éduquent leurs militants ou combattants. Si un leader n’est pas choisi comme candidat unique, ses partisans ne doivent pas considérer cela comme la fin du monde. Félicitations à ceux qui acceptent de s’effacer pour soutenir celui qui sera désigné comme candidat unique. Merci à FATSHI qui remonte le brettelles de ses talibans prêts à en découdre aux autres petits soldats si leur Ayatollah n’est pas choisi comme le fameux candidat unique.

    Et i Kabila n’accepte pas ces conditions, on fait quoi?. On ne nous le dit pas. J’espère que la réponse à cette question relève des stratégies top sécrètes.

  8. Je suis particulièrement satisfait du fait que Monsieur Sindika Dokolo ne s’impliquât pas dans cette rencontre hétérocomposée d’ignares aventuriers qui, pourtant conscients de leurs limites multidimentionnelles, s’entétent à distraire le peuple congolais en faveur de leurs alliés tutsis du Rwanda.

    A noter qu’à cette macabre ridicule rencontre, le vaillant peuple du Kongo Central n’y a pas participé et peut ainsi clamer sa dignité. Il est par conséquent grand temps que le Kongo Central organise ses propres élections indépendantes. La blague ne peut s’éterniser longtemps.

  9. Deja-vu all over again! Une declaration sans menace et ridicule. On ne cesse de vous repeter de sortir de ces institutions de d’occupation.

  10. Allons aux elections et que les meilleurs gagnent, avec ou sans machine à voter, les opposants devaient s’en tenir la date butoir du 23 decembre, 2018. nous avons besoins d’une assemblee nationale, es assemblées provincials et d’un senat légitimes. Il n’y a pas que la présidence de la république … bon sang !!!

  11. CA Y EST CHERS COMPATRIOTES,
    ALLO! ALLO! ALLO MISTER 1er MINISTRE ADOLPH MUZITO LE BIEN AIME, LE TRES HONNETE , LE NGWA NKASI DE GECOCO, L’HOMME HABILLE EN DEMI-DAKAR BLEU MARIN, ASSIS A NOTRE GAUCHE.
    SURTOUT NE PAS OUBLIER VOTRE MOBILE / PORTABLE ESPION TOMBE EXPRESSEMENT PAR TERRE POUR EPIER VISANT D’EPIER POUR LE COMPTE DE LA KABILIE AND TUSHI- POWER LES DEUX COMRADE ASSIS SUR SES COTES.
    COMME DISENT LES NE-KONGO:
    MBADI MAMA, NZIMBU ZA OFELE DE LA KABILIE D’APRES LES SLOGANS:
    NZIMBU NKATU SANS SURVEILLANCE EN CACHETTE.
    KISALU NKATU, NZIMBU NKATU.
    NZIMBU NKATU SANS SURVEILLANCE EN CACHETTE SUR SKYPE, WHATSAPP, BBM, HANGOUT, CATCHER, KEYLOGGERS etc..
    NZIMBU NKATU SANS ECOUTES TELEPHONIQUES.
    AUCUN COMPATRIOTE KONGOLAIS, D’OPPOSITION OU NON, N’ECHAPPE A CES TECHNIQUES DE LA KABILIE.
    BARBOUZE, SEUL METIER PAYANT AU KONGO.
    VIVE LA KABILIE DE JAMES BOND AU GRAND KONGRO!
    LUKEBA, LUKEBA, LUZIBULA MAKUTU, LUZIBULA MESO!
    MISO GA BA NDEKO! FUNGOLA MISO, KOKENDE YUMA YUMA TE.

  12. Encore une fois, désolé, je penche vers une position quelque peu différente d’une majorité des Congolais (pas seulement les « anti-collabos » notoires) qui, à raison plus qu’à tort, reproche sévèrement à ces « leaders opposants réunis à Bruxelles » de ne point avancer, ressassant quasiment les mêmes déclarations de la St Sylvestre 2016 qui jusqu’ici n’ont rien obtenu du pouvoir. A vite en oublier le retrait nominal de ‘JK’ qui même s’il cache d’autres ruses n’en est pas moins une première victoire d’étape… En outre, ils n’ont pu vraiment trancher sur les défis tactiques qu’ils ont eux-mêmes choisis, candidature et programme communs, éventuel boycottage de ces scrutins si l’essentiel de leurs revendications n’obtenait satisfaction. Nous ne pouvons donc en attendre que très vite ils sortent de leurs ‘indécisions’…

    Qu’à cela ne tienne je suis de cette minorité qui pense que tant qu’on a décidé d’agir de l’intérieur du système – un choix contestable certes mais non moins pragmatique dans ce contexte tumultueux, à mon avis -, la fermeté et l’unité contenues dans leur communiqué si elles se confirment sont non seulement le langage auquel le régime peut être réceptif mais aussi le genre de contrainte politique, juridique et stratégique à partir de laquelle toute résolution peut s’engager ou alors l’impasse attestée une fois pour toutes.
    En refusant clairement de cautionner une « parodie d’élections » avec leurs conditions préalables (9) de bonnes élections même laborieuses à obtenir, ils auront bien raison d’aller jusqu’au retrait des élections ; je ne vois pas quoi leur reprocher là-dessus en leur objectant qu’ils auraient dû le décider plus tôt ou qu’ils ne seraient que des « collabos » qui ne comprendraient pas qu’en optant pour les élections dans un pays « occupé », ils ne font qu’« accompagner » le pouvoir occupant. Il y’a en effet une voie différente défendable de ne pas lui laisser seul entièrement « faire la politique du pays ». Et cette voie exige des choix tactiques rusés et fermes à combler au gré des réponses de leurs adversaires, à faire pression sur eux pour leur retirer politiquement et juridiquement donc pacifiquement et démocratiquement la faveur des rapports de force telle qu’elle est aujourd’hui.
    Ainsi leur position me parait être en même temps un test renouvelé sur le respect des engagements pris par tous. Les opposants s’y tiennent et les exécutent en usant des voies légales, au tour de leurs adversaires de les accomplir de leur côté. On pourrait objecter que ce régime n’a jamais rien respecté sauf si ça lui apportait un gain immédiat mais c’est à la fin de la partie mise en œuvre cette fois suite aux derniers écueils – machine à voler, fichier pollué, exclusion politique arbitraire des opposants, musèlement et répression continus de ceux-ci, FCC prédateur sous des dehors légaux, refus de la participation des partenaires étrangers… – qu’ils disposeront de toutes les cartes pour des décisions et actions finales.

    Ainsi donc, je me trompe peut-être mais tout n’est pas exactement comme dans le passé, me semble-t-il, l’évolution capricieuse des faits exige une adaptation continue et ce front commun est bien plus qu’une simple critique comme le lui reprochent certains, elle contient à ce stade davantage des pistes promptes à la résolution de la crise. Sinon, accusation de collabos accompagnateurs des occupants ou pas, il existera toujours un magistère utile de la politique quels que soient les tumultes de l’histoire et le triomphe de la chaise vide, via des chemins para-démocratiques, fussent-ils révolutionnaires, n’est pas garanti !
    Bien sûr ce choix de la politique exige d’être plus rusé que ses adversaires et réactif au gré des peaux de bananes pour planter ses propres banderilles… Et au-delà de la querelle inévitable de leurs égos et intérêts les leaders présents sont à mon avis tout à fait représentatifs des forces du pays, légitimes pour représenter l’opposition à ‘JK’ à moins de faire appel à quelques « martiens » aujourd’hui introuvables sur notre Terre, même dans notre Congo si original…
    Il exige aussi que la fermeté et l’unité qui sont les leurs aujourd’hui tiennent face à cet adversaire puissant et arbitraire qu’ils ont tous reconnu. Et ce n’est pas impossible et nous voilà avec des atouts plutôt que des faiblesses, quitte à les enrichir d’une participation décisive de la population. Aux opposants alors de la conquérir.

    Quant à l’accusation de soumission aux puissants étrangers (dont les Belges !), personne n’est dupe, elle est une « revendication souverainiste opportuniste » : affamer, réprimer, tuer le peuple et transformer davantage le Congo en une République bananière, un État de non-droit, à l’abri des regards extérieurs… Après, la logique est, disais-je, de s’en tenir à cette fermeté et cette unité mais aussi de les traduire par des décisions plus réfléchies mais surtout audacieuses jusque pourquoi pas au boycottage et laisser ainsi toute la responsabilité de la suite, dépit populaire explosif et même chaos incontrôlable, au pouvoir.
    Pourquoi en effet iraient-ils en victimes consentantes à leur abattoir lorsque face à eux la dictature malgré toutes leurs pressions démocratiques ne peut s’empêcher une « fraude massive ». Si dans ce cas contrecarrer le « hold-up électoral annoncé » doit entraîner davantage de violence, ‘JK’ et sa clique en seraient les premiers comptables, opposés arbitrairement aux résolutions démocratiques lui offertes ; d’où attester douloureusement que nulle part « on ne peut goûter à l’omelette sans casser les œufs »…
    Il nous reste encore une fois qu’à prier que la fermeté et l’unité des opposants tiennent, qu’ils dépasseront cette fois leurs égos et leurs intérêts individuels et corporatistes !!!

  13. Mfumu Mamale je suis à 1000 % d’ accord avec vous et j’ en profite pour lancer un message clair sans équivoque au peuple kongo ; ne vous mêlez pas de ce qui ne nous concerne pas. Notre objectif c’ est l’indépendance du Kongo central ! Tant que nous resterons rattaché à cette jungle ou l’ anarchie et la barbarie sont érigé en mode de gouvernance nous ne connaîtrons jamais le progrès ni le bonheur . On ne peut mélanger les oranges pourries et les saines car les premières finissent toujours par contaminer les autres.Tant que nous resterons ensembles nous finirons par perdre nos vertus et nous serons les égaux des autres . Besi kongo allons nous en celui qui ne comprendra pas ce message est maudit .

  14. BRAVO INFINIMENT MFUMU NKOMI MBUTA POUR VOS ECRITS NOBLES.
    LE PROBLEME KONGOLAIS REGADE SURTOUT NOUS LES NE KONGO, CAR CETTE DERNIERE ENTITEE REGIONALE ET PROVINCIALE EST TOUJOURS TRIBALISEE, CHOSIFIEE, DEFAVORISEE AUX DETRIMENTS DES AUTRES TRIBUS NON SERIEUSES QUI PENSENT QUE LE GRAND KONGO ET SES RESSORTISSANTS SONT CONDAMNES A LA MISERE DANS UN PAYS SI RICHE.
    SI, JE DISAIS QUE LES PROBLEMES DU GRAND KONGO NE ME REGARDENT PAS DU FAIT QUE JE NE SUIS PAS NE AU KONGO, QUE J’HABITE QUELQUE PART EN EUROPE OU OUTRE-ATLANTIQUE, QUE J’AI UNE VIE AISEE etc. et etceteri, C’EST DE L’EGOISME PUR ET MANQUE D’AMOUR AU PAYS DE SES ANCETRES.
    LE SOUCIS Nr. 1 DE CHAQUE KONGOLAIS DE L’INTERIEUR ET DE LA DIASPORA EST NE FUT-CE QUE LE BIEN ETRE DE LA POPULATION DANS CE PAYS TRES RICHE A CAUSE DE SES RESSOURCES EN MATIERES PREMIERES ET HUMAINES. APRES LE DEPART DE MFUMU KASA-VUBU 1er PRESIDENT KONGOLAIS, HONNETE, SINCERE, CONSCIENT, BOSSEUR DE SURCROIT DEMOCRATIQUEMENT ELU PAR LE PEUPLE, PAR LA SUITE CHASSE DU POUVOIR PAR UN COUP DE FORCE MONTE DE TOUTES PIECES PAR LES FAISEURS DES ROIS, LESQUELS NOUS KONGOLAIS SAVIONS TOUS, RIEN NE MARCHE DANS BEAU ET RICHE PAYS: DE KIMPA VITA, DE SIMON KIMBANGU, D’EMERY LUMUMBA, DE BOLIKANGO, DE JASON SENDWE, MUNONGO, DE NZEZA LANDU, DE MBUTA DANIEL KANZA, D’ILEO, DE NGUVULU, D’ANANY, DE BAMBA EMMANUEL, DE DIOMI GASTON, DE KASHAMURA, WEGEMERE, BUSUKIRO, ILUNGA, LOPES, FINANT, MUYUMBA, NDJOKU, ENGULU, EKETEBI, YUMBU, CLEO KAMITATU, DELVAUX ALBERT MAFUTA,, KAMA, LUYEYE, KINGOTOLO, EMMANUEL KINI, PETITPETIT, DE Mgr. DAVID EKOFO, DE CARDINAL MOSENGO, DE L’HONRABLE DIANGENDA, DE CHEF CHARIMASTIQUE NE MUANDA NSEMI, DE CHEBEYA, DE BAZANA, D’ARMAND TUNGULU ET TANT D’AUTRES CITOYENS, LEADERS KONGOLAIS ET RELIGIEUX QUI ONT CONTRIBUE A L’UNION KONGOLAISE, POUR FAIRE DE CE GEANT PAYS CONTINENT AFRICAIN, UN PAYS PROSPERE DANS TOUS LES DOMAINES DE LA VIE, MAIS PEINE PERDUE DEVANT LES TRAITRES ET COLLABOS DE LA MANGEOIRE, DES JUDAS..
    CEUX LEADERS POLITIQUES CITES CI-HAUT DONT LA PLUPART NE SONT PLUS EN VIE ET N’ONT JAMAIS ETE HONNORES DE LEURS BRAVOURS, LEURS COURAGES. CE QUI EST GRAVE ENCORE, ON ELEVE AU RANG DE MARTYR, HEROS, DES AVENTURIERS DE TOUTES SORTES PARCE QU’IL EST DE LA REGION DE X ET Y..
    AUJOURD’HUI, C’EST UN CONGLOMERAT D’AVENTURIERS, DE PETITES GENS QUI N’ONT JAMAIS EXISTE DANS LE PAYSAGE DE LA POLITIQUE KONGOLAISE QUI GOUVERNENT CE GRAND KONGO PAR MEPRIS ET DETRUISENT CONSCIEMENT CE GEANT PAYS DE NOS ANCETRES EN CONNIVENCE AVEC LA MAUVAISE INTELLIGENCE DES PAYS TIERS.
    D’OU JE ME DEMANDE CETTE SIMPLE QUESTION COMME BONJOUR: OU VA CE GRAND KONGO? VERS LA PROSPERITE OU VERS L’ABIME? AVEC CES INCONCIENTS ET LES ANGWALINA ET LA BANDE A MESRINE, SANS DISCUSSION CE PAYS KONGO EST DEJA MORT, SON REQUIEM A ETE DEJA CHANTE DANS LA CATHEDRALE SAINT KINGAKATI, LA MESSE A L’HONNEUR DE MORTS A ETE DEJA DITE, CE KONGO-LA EST DEJA ENTERRE EN CATIMINI A NECROPOLE DANS UNE FOSSE COMMUNE, CE GRAND KONGO-LA AUX RICHESSES INCALUCABLES, APPELE SCANDALE GEOLOGIQUE NE REVIENDRA PLUS, MEME DANS 3 JOURS APRES SON ENTERREMENT, IL NE RESSUSCITERA PLUS.
    AVEC CES DIRIGEANTS MALHONNETES DE DERNIERES HEURES, LE GRAND KONGO EST MORT POUR TOUJOURS, IL NE REVIENDRA PLUS.
    VOUS LEADERS POLITIQUES ET INTELLECTUELS KONGOLAIS , QU’AVIEZ -VOUS DE MON KONGO, DE NOTRE KONGO, DE VOTRE KONGO SI BEAU ET TRES TRES RICHE? VOUS L’AVIEZ MALTRAITE, VENDU EN MIETTES AUX ETRANGERS POUR VOS PROPRES INTERETS PERSONNELS EN LAISSANT CE PEUPLE DANS LA MISERE TOTALE.
    D’APRES LES TRAITRES ET COLLABOS KONGOLAIS, LE GRAND KONGO N’APPARTIENT PLUS AUX VRAIS FILS ET FILLES DU PAYS, MAIS A EUX SEULS ET UN PETIT GROUPE D’ETRANGERS MALHONNETES, FRAUDEURS, TRICHEURS DONT LEURS SOUCIS MAJEURES, FAIRE DE GRAND PAYS TRES RICHE AU NIVEAU PLUS BAS, AU NIVEAU D’ESCLAVAGISME.
    C’EST PAS BON DU TOUT. CES ANGWALIMA ET MESRINES DOIVENT SAVOIR QUE NUL N’EST ETERNEL SUR CETTE PLANETE TERRE. LE DIEU TOUT PUISSANT QUI A DONNE AUX KONGOLAIS TOUTES LES RICHESSES DE CE MONDE POUR RENDRE LES KONGOLAIS HEUREUX, VOUS ATTEND AU JUGEMENT DERNIER AVEC CETTE QUESTION NOBLE: QU’AVIEZ-VOUS FAIT DE MON GRAND KONGO? QU’AVIEZ-VOUS FAIT DE SON PEUPLE? C’EST DUR LA VIE, MAIS PAS DE CETTE FACON DIABOLIQUE DE TRAITER LES AUTRES VRAIS FILS ET FILLES DE CE PAYS KONGO.
    GROSSO-MODO, LE GRAND KONGO APPARIENT AUX KONGOLAIS, MAIS EN REPECTANT TOUS ETRANGERS HONNETES, RESPECTUEUX, ETRNAGERS QUI TRAITENT LES KONGOLAIS D’EGAL A EGAL ET NON COMME LES CHIFFONS, CAR NOS ANCETRES NE DORMENT PAS ET NE POURRIONS ACCEPTER SON PEUPLE SOUFFRIR D’UNE FACON BESTIALE.
    QUI PARMIS NOUS, ACCEPTERAIT VIVRE DANS LA MISERE, L’INJUSTICE ET SOUS LA SOUMISSION?
    QU’IL LEVE ENFIN SON DOIGT! TOMBOLA MOSAPI NAYO NA LIKOLO TOMONA YO SOKI YO OZALI NANI, KO!
    FIN DE CITATION ET A BON ENTENDEUR, SALUT!

  15. Chers Compatriotes,
    Je ne sais pas si nous avons une réelle opposition ou une opposition de façade. Il n’est pas prudent d’aller aux élections dans les conditions actuelles. Nous avons besoin d’une transition. L’opposition n’a jamais réussi à récupérer le pouvoir pour les élections qu’elle a toujours gagnée et sans occuper le pouvoir ou sans imperium. En 2006, l’inacceptable a été accepté. Pourquoi ? comment ? Quand ? On ne veut même pas poser cette question à la personne concernée qui semble avoir récupéré une virginité morale et politique du fait d’avoir passé tout ce temps en prison. Et curieusement, le grand acteur qui a fait du Kadogo un chef d’Etat nous revient comme opposant, sans jamais nous écrire pourquoi il aurait quitté celui pour qui il avait écrit les raisons de son choix. Déjà avec les deux quand on ajoute Katumbi, qui a dit tout haut en 2011 qu’il n’avait pas d’ambition politique et qu’il n’avait pas un autre candidat que « Joseph » Kabila, que reste-t-il de l’opposition ? Muzito (?), ancien premier ministre de Kabila ? Antoine Félix Tshisekedi Tshilombo ?, Fayulu ?(seul ?). Ce club qui dit qu’il va aux élections veut nous conduire à une reédition de ce que nous avons vécu en 2006 et 2011. Nous n’avons pas d’armée nationale pour pouvoir défendre les intérêts du peuple congolais. D’où une transition pour pouvoir mettre au point les institutions qui puissent nous conduire vers les élections dignes. Nous avons un pouvoir soutenu par les nôtres qui savent bien ce qu’ils font et nous avons en face une apparence d’opposition. Ne nous leurrons pas. Les élections du 23 décembre sont à l’avantage du pouvoir, avec ou sans machine à voter. Que Dieu nous vienne en aide.

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