Ces abrutis qui nous gouvernent

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

Un « abruti » est « une personne sans intelligence; un idiot ». Définition du dictionnaire français Larousse. Dans ce texte, ce mot, s’agissant des dirigeants congolais, s’inscrit dans un cadre précis, celui de leurs postures ou discours face à la diaspora. De Mobutu Sese Seko à Joseph Kabila Kabange, en passant par Laurent-Désiré Kabila, l’attitude des magistrats suprêmes congolais était la même. Ils s’imaginaient qu’ils ne pouvaient tenir qu’un et un seul type de discours à leurs compatriotes de l’extérieur: les encourager à rentrer au pays. Cinquième président de la république du Congo-Kinshasa, Félix Tshisekedi Tshilombo n’a pas dérogé à cette règle générale quand il s’est adressé aux Congolais vivant au Nigeria, en marge du Forum de l’entrepreunariat organisé par la Fondation Tony Elumelu (TEF), qui passe pour le plus grand défenseur de l’entrepreunariat en Afrique, du 26 au 27 juillet 2019 à Abuja. Il les a exhortés à regagner le pays, en soulignant la raison suivante: « Il y a de la place pour tous ».

L’incurie des pouvoirs successifs aidant depuis l’indépendance, les Congolais de l’intérieur souffrent déjà d’un manque de perspective criant en termes d’emploi. Pour reprendre les mots du tristement célèbre discours du Premier ministre Lumumba, le 30 juin 1960, ceux qui en ont un connaissent généralement « le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne [leur] permettent ni de manger à [leur] faim, ni de [se] vêtir ou de [se] loger décemment, ni d’élever [leurs] enfants comme des êtres chers ». Face à cette situation, la diaspora joue un rôle crucial dans l’allègement de la souffrance de la population. Dans son étude intitulée « Transferts financiers des migrants congolais, de la Belgique vers la République Démocratique du Congo » (Octobre 2005), Nadine Muteba note que « c’est principalement par altruisme que le migrant congolais effectue des transferts financiers en RDC. L’objectif recherché par le migrant est d’accroître le bien-être de sa famille en lui octroyant un revenu complémentaire, particulièrement dans le contexte de précarité généralisée qui prévaut en RDC ». Elle poursuit plus loin: « Le migrant congolais, en situation régulière en Belgique et qui a un revenu stable, quoique généralement modeste, s’est engagé à titre individuel à contribuer au bien-être de ses proches restés en RDC. Il leur envoie mensuellement 10 à 15% de son revenu, qui oscille entre 1.500 et 2.000 €, en priorité pour subvenir à leurs besoins de base. Les transferts du migrant ont un impact positif indéniable sur le revenu des bénéficiaires en RDC, et non sur le développement économique national de la RDC ». Ce qui est dit du « Belgicain » ou « Djucain » (migrant congolais en Belgique) est aussi vrai pour les autres migrants du pays éparpillés aux quatre coins du village planétaire, surtout en Occident. On peut donc affirmer que la paix sociale au Congo-Kinshasa, qui permet malheureusement aux médiocres et corrompus dirigeants congolais de se la couler douce, est largement assurée non pas par l’aide au développement, qu’elle soit bi ou multilatérale, mais par les transferts des migrants. Dans ce contexte, encourager celle-ci à regagner le pays relève tout simplement de l’insouciance, de l’irresponsabilité ou d’une capacité d’analyse déficiente surtout quand l’appel vient d’un individu assumant la fonction de Président de la république.

Le 1er août dernier, la fermeture pendant quelques heures de deux des postes frontaliers entre le Rwanda et la ville de Goma par crainte de propagation du virus Ebola au pays des mille collines a révélé au grand jour une autre dimension déchirante des migrants congolais. Victimes des agressions répétées du Rwanda, nombreux sont aujourd’hui les habitants de Goma de la classe moyenne à travailler dans leur ville tout en habitant au Rwanda. La politique d’habitat du Rwanda leur permet de louer voire d’acheter des résidences plus décentes et à moindre coût que dans leur propre pays. A Gisenyi au Rwanda, ces Congolais ne connaissent pas la réalité des délestages alors que les deux villes sont alimentées en électricité par le même barrage congolais de la Ruzizi. Par ailleurs, les conditions de sécurité sont bien meilleures au Rwanda qu’au Congo-Kinshasa. Demander à ces Congolais de rentrer chez eux équivaudrait à faire preuve d’idiotie. Car, le devoir des dirigeants congolais est de s’attaquer aux causes ci-dessous plutôt que de lancer des appels irresponsables au retour et qui ne seront pas suivis d’effet.

« Il y a de la place pour tous » les Congolais au Congo-Kinshasa, dixit Félix Tshisekedi Tshilombo. Existe-t-il un seul Congolais qui aurait pris le chemin de l’exil parce qu’il s’imaginait qu’il n’y avait pas assez de place pour toutes les Congolaises et tous les Congolais dans leur pays? Au cours de son existence qui date du 30 juin 1960, le Congo-Kinshasa s’est-il retrouvé un seul instant dans la situation du Rwanda du président Juvénal Habyarimana qui déniait aux exilés Tutsi le droit de rentrer dans leur pays sous prétexte qu’il n’y avait pas assez de place pour toutes les Rwandaises et tous les Rwandais?

Etudiant de troisième cycle en Coopération et développement à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) au début des années 90, je me suis penché sur la problématique de l’immigration congolaise en Belgique dans mon mémoire de maîtrise. Le travail réalisé s’était distingué à telle enseigne que trois professeurs (le directeur et les deux lecteurs du mémoire) le recommandèrent pour publication à l’Institut Africain-CEDAF qui en copublia une version remaniée avec les Editions L’Harmattan sous le titre « Migration Sud/Nord: levier ou obstacle? Les Zaïrois en Belgique » (1995, 167 pages). Considéré comme un ouvrage de référence par les centres d’études traitant du phénomène migratoire en Europe, le livre classe les causes de l’émigration congolaise en deux catégories. Il y a d’abord celles qui rentrent dans le cadre de l’échec de l’indépendance à travers les régimes politiques successifs, l’échec de la division internationale du travail et le masque de la coopération au développement, l’échec de la solidarité traditionnelle, et la démocratisation. Viennent ensuite celles suscitées par l’appel de l’Occident à travers l’héritage colonial, l’action des médias et de la musique zaïroise et l’action des migrants, les fameux « Mikilistes ». Non seulement le problème de l’espace ne se pose pas mais il ne peut pas se poser pour le Congo-Kinshasa qui, avec environ 27 hab./km², figure au 150ème rang sur la liste des 195 pays par densité de population.

De Mobutu Sese Seko à Félix Tshisekedi Tshilombo, en passant par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange, les membres de la diaspora congolaise n’ont jamais été demandeurs d’appels ou d’encouragements à rentrer au pays de la part de qui que ce soit et encore moins de la part de leurs chefs d’Etat successifs. Dans le contexte politique, économique et social congolais, un Président de la république intelligent et responsable doit plutôt les encourager à mieux s’intégrer dans leurs pays d’accueil respectifs afin de mieux gagner leur vie. Il doit s’investir pour que les droits de ses compatriotes soient respectés dans tous les pays d’accueil au lieu d’être ouvertement et scandaleusement bafoués comme ce fut le cas en Angola ou au Congo-Brazzaville, dans un silence assourdissant de leurs propres dirigeants. Il doit créer sur place au pays un environnement d’affaires qui permettrait à la manne financière de la diaspora d’aller au-delà de la solidarité familiale, en soutenant le développement économique national.

Il n’arriverait jamais au président turc, par exemple, d’encourager ses compatriotes de la diaspora en Occident et surtout en Allemagne à regagner la Turquie. Car, il sait que les Trucs de l’étranger constituent une force financière pour leur pays d’origine. Pour la même raison, le Roi du Maroc ne peut pas un seul instant envisager de lancer un appel analogue à celui de Félix Tshisekedi en direction de la diaspora marocaine en Occident et surtout en Belgique. Même parmi les nations les plus prospères au monde, aucun chef d’Etat ayant la tête sur les épaules n’oserait lancer un tel appel en rencontrant ses compatriotes de l’étranger. Quand un Président de la république se trompe à ce point sur une question aussi simple et vitale pour son pays, il y a lieu de se demander ce qu’on peut bien attendre de lui sur des questions plus difficiles telles que les reformes à amorcer pour asseoir la bonne gouvernance et l’Etat de droit tant claironnés. Pour paraphraser Baudouin Amba Wetshi, il faut à coup sûr s’attendre à ce qu’il parle pour faire du bruit ou pour fanfaronner, sans jamais peser le poids des mots. Une posture digne des abrutis.

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

50 thoughts on “Ces abrutis qui nous gouvernent

  1. RETOUR AU PAYS…
    Même l´État d´Israel menacé en permanence ne demande pas aux juifs de toute la planète de retourner..parce que ces juifs font la force d´Israel partout où ils se trouvent dans la diaspora.
    ABSENCE D ESPOIR TOUT SIMPLEMENT
    Lamuka avait apporté un « rêve », un peu d´espoir quand ses leaders étaient entrain d´expliquer comment ils pouvaient augmenter le budget de l´État. Certains des leaders ont parlés de « l´urgence agricole », d´autres ont fait une proposition constructive en matière de défense et de sécurité quand ils souhaitaient s´installer á l´Est du pays. Une fois pendant notre sejour au Nord de la Norvège, le gouvernement dans ce pays avait decreté que le Nord de ce pays était une zone d´intérêt économique stratégique. La Norvège a tout simplement deplacé le centre du commandement de son armée dans une ville du Nord (Bodö).
    Si Felix ne peut pas se deplacer á l´Est, il peut quand même donner l´ordre aux généraux d´y aller.. lol
    Oui, Lamukaa apporté un « rêve », un peu d´espoir.. dommage.
    ABRUTIS
    Nous avons toujours eu des « abrutis » depuis la Table Ronde où nos pères de l´indépendance ne savaient pas negocier les questions économiques ou la question de la Force Publique. Depuis, rien que des « abrutis » se retrouvent au pouvoir et ne proposent rien de mieux.
    Nous avons eu le FCC avec son candidat Shadary qui parlait de la « continuité » comme si les 12 de deux mandats de Kabila auraient apportés quelque chose de bien qui devait continuer dans le futur.
    Et qu´attendez-vous de ces « abrutis » du FCC qui possedent une majorité écrasante?
    La posture des abrutis va continuer comme Shadary l´avait annoncé.
    Sans illusion, ceux de la disapora devraient se dire qu´ils vont continuer á porter la croix pour longtemps.

    1. Que dire de plus, cher Ghost. Se tromper à ce point de discours quand on est président de la république ! Dans notre pays, les dirigeants évoluent comme s’ils étaient coupés du reste du monde. Comme s’ils ne voyaient pas ce qui se passe ailleurs. Comme s’ils sont incapables d’imiter ce qu’il y a de positif ailleurs. Et dire que nous sommes des millions à nous ranger derrière ces abrutis même quand ils se trompent de manière aussi évidente. Notre peuple n’a assurément pas de chance.

  2. A mon avis, tout congolais qui en toute conscience s’allie avec les tueurs rwandais qui orchestrent un vrai génocide au Congo depuis plus de deux décennies est plus qu’un abruti.

    1. Jo Bongos@
      Pour une fois, pouvez-vous nous aider á comprendre en quoi une alliance avec les rwandais serait á l´orgine de la présence des « abrutis » au pouvoir depuis 1960 ? Selon vous cette mauvaise gestion du Congo comme État depuis notre enfance dans les années ´60 resulte d´une alliance avec les rwandais?
      Cette étrange perception qui ramene tout et tous aux rwandais est très discutable. Tous ces congolais au pouvoir depuis l´indépendance, tous abrutis car incapables d´apporter des idées, une bonne gouvernance et un sens de responsabilité ne peuvent pas se cacher sous une alliance rwandaise.. Lol Abrutissement par APARECO.. un autre obstacle mentale !

      1. @Ghost,
        Je n’ai pas compris la même chose que vous.
        Jo Bongos semble seulement dire que depuis 20 ans, Ceux qui nous dirigent sont pire qu’abrutis car ils ont accepté de prêter main forte aux génocidaires rwandais.
        Votre réaction paraît excessive voire épidermique (abrutissement par l’apareco). Vous ne faites pas la démonstration que Jo Bongos et l’apareco disent des mensonges.

      2. @Ghost
        Paradoxal et encore plus abruti que votre avis sur Ngbanda !
        D’emblée il faut rappeler que si MBTT qualifie Tshisekedi d' »abruti » à propos de la seule exhortation qu’il a trouvée pour la diaspora de rentrer au pays, nos dirigeants ont été qualifiés de nullards par maints autres observateurs Congolais. Il y’a peu, le Cardinal Monsengwo voyait en eux des « médiocres » ; passons…
        Passons pour dire qu’à mon pauvre avis votre obsession anti-Ngbanda vous abrutit plus qu’il ne vous éclaire : les propos et les actes de Ngbanda, si anti-rwandais soient-ils, n’ont jamais ôté aux Congolais leur capacité d’observation et de réflexion sur les Rwandais et autres. Vos Concitoyens, méfiez-vous, sont capables d’expertise sur leur pays sans se laisser encartés par l’Apareco ; j’en suis. Plus paradoxal, en décrétant Ngbanda « maitre à penser des Congolais », vous reconnaissez ainsi à rebours sa puissance, alors que votre projet régulier prétend justement le contraire, réduire celui-ci à un agitateur stérile.

      3. Cher GHOST,
        Vous venez de clouer au mur ce gaillard Jo Bongos, a bout d’arguments logiques, et « l’echantillon des vrais abrutis » intello-politiques Congolais.
        Bref, well done…!

  3. @GHOST,
    Jo Bongos a raison.
    Des expressions telles que « politicailleurs » ou encore « congolisation » datant des années 60 sont justement nées du fait qu’à la tête des institutions congolaises on n’y trouvait que des individus « abrutis » pour la plupart. Voilà pourquoi le Tutsi-power profitant (à juste titre) de cette sénilité de nos dirigeants, se sont résolus à concevoir un plan macabre d’extermination de nos populations.

  4. GHOST,
    Etonnante question de la part de quelqu’un que je considère -à lire les interventions sur ce site, lucide sur la tragédie congolaise.
    ESPACE TEMPS :
    Pourquoi voulez-vous me ramener en 1960 ? Montrez-moi où j’ai écrit qu’une alliance avec les rwandais serait à l’origine de la présence des  » abrutis  » au pouvoir depuis 1960. Je situe le contexte actuel. Je dis que quiconque, congolais, s’allierait avec les tueurs rwandais qui orchestrent un génocide au Congo depuis plus de deux décennies, serait plus qu’un abruti. C’est écrit en français. Et vous GHOST, niez-vous le fait qu’il y ait un génocide au Congo depuis plus de deux décennies ? Niez-vous l’existence des tueurs rwandais au Congo ? Beni, Ituri, Minembwe…. sont des constructions de mon esprit ?
    DES FAITS :
    Avez-vous entendu parler du rapport Mapping ? Ce n’est pas APARECO qui l’a produit. Corroborez-vous le discours de votre patin de président à kigali qui clamait que le rwanda n’avait rien à voir dans la tragédie congolaise ? Peut-être mwasi na yo aza rwandaise. Etali yo !
    APARECO :
    Je pisse sur votre allusion sur APARECO et son corollaire d’  » obstacle mentale  »’. Retenez ceci : je loue le travail de cette organisation dans son combat dans l’éveil de conscience du congolais. Mais, je ne suis ni de près ni de loin membre de cette entité. Mon parti, c’est ma conscience politique. Je n’ai point besoin d’un maitre ou d’ un gourou ou d’une autorité morale.
    Prosternez-vous devant vos bourreaux rwandais, si cela vous enchante et peut vous procurer du travail au Congo. Cela s’appelle le syndrome de Stockholm. Ngai te !!!!
    Tokoloba tiiiii bokoyoka. Oyoki ?

    1. JoBongo@
      LECTURE ET PERCEPTION
      Ghost n´étant pas « chrétien » et surtout pas « born again » ne partage pas cette perception des faits et actes politiques du Congo comme resultant d´un « diable », d´un « satan » exterieur et étranger qui ne serait pas congolais mais porte la responsabilité de la regression mentale du Congo.
      Ghost a tojours eu une lecture « historique » des « conséquences » des actes que nous vivons au present en ce moment.
      Felix « président » n´est pas le fait d´un hasard mais resulte d´une chaîne des reactions causées par des faits, des actions et des mauvaises decisions depuis l´indépendance.
      Le Rwanda et ses actions predratrices au Congo est aussi la consequence d´une très mauvaise gestion de la politique de la défense du Congo depuis la Table Ronde et les très mauvaises decisions du premier ministre Lumumba.
      Cette habitude de toujours rechercher un « bouc emissaire », un « satan », un « diable »… Nous ne sommes pas « conditioné mentalement » par cette perception très populaire dans la diaspora.
      Si vous continuez á ne jamais lire l´histoire du Congo depuis son indépendance, vous aurez du mal á comprendre le malheur qui nous frappe et pire, vous aurez du mal á trouver des solutions efficaces pour le présent et le futur.
      MEDECINE?
      N´importe quel medecin peut vous expliquer que la guerrison d´un être Humain malade commence par le renforcement de ses propres capacités de défense. Si nous ne possedons pas la force de lire attentivement les pages de notre histoire et d´assumer les bourdes des abrutis qui sont nos « héros »..Alors nous allons continuer á renforcer le Rwanda et tous les autres predateurs !
      Votre « subconscience » est polluée par les explications d´Apareco.. on peut le constater dans chaque intervention que vous faites ici.
      Commencez par comprendre l´histoire des abrutis qui nous dirigent et concentrez votre puissance mentale á trouver des solutions « interieures » et « satan » va fuir.. Tant que vous gardez cette posture « chrétienne » où satan serait toujours responsable de l´instabilité du Congo, les abrutis vont avoir encore plus d´avenir et le futur du Congo sera une repetition de ce nous vivons depuis 1960 !
      « ACTION-REACTION » Une loi simple et visible au Congo depuis 1960.

      1. Cher Ghost,
        # Décidément vous m’étonnez, vous devez en avoir des fixations dont vous seul connaissez les mobiles mais heureusement que nulle lecture sérieuse de l’histoire ne justifie. En effet quand ce n’est pas votre obsession d’une Amérique de principe bienfaisante pour le Congo, c’est Ngbanda que vous voyez maitre à penser des Congolais et ici de très mauvaises décisions de Lumumba qui poursuivraient le pays 58 ans après son bref passage à la tête du pays et son assassinat (lesquelles donc ?) ou encore un Rwanda miraculeusement bienveillant pour le Congo qui n’aurait jamais rien fait contre notre pays. On est surpris autant qu’on s’abandonne en conjectures : d’où puisez-vous cette espèce de contre-histoire osée de notre pays à votre seul goût ?
        # Que le vouliez ou non, cher ami, personne de sérieux n’aurait de bonnes raisons de justifier que notre errance serait due à un Satan ou aux seuls étrangers et encore moins à un quelconque hasard : nous Congolais y avons la part essentielle. N’empêche que le Congo est l’un de ces pays dont l’histoire est peuplée d’interférences nocives venant du dehors. Le Rwanda en est sans conteste une des sources. Ailleurs il est excessif sinon inexact de trouver dans tout ce qui se passe aujourd’hui des enchaînements directs datant tous de l’indépendance, Lumumba nous a vite quitté, disais-je, voici 58 ans et Mobutu depuis 21 ans, pour ne parler que d’eux. Entre-temps les Zairo-Congolais n’ont pas été rendus manchots, interdits d’agir comme des Hommes pour leur pays.
        # Vous n’êtes pas un born-again, nous dites-vous, mais vous n’en dénoncez pas moins une « subconscience » polluée par l´Apareco, soit une explication psychologisante sinon surnaturelle qui s’en rapproche et laisse paradoxalement de coté les faits, leurs enchevêtrements et leurs effets.
        Vous nous chantez régulièrement un refrain compulsif d’un homme qui semble incapable de chasser de sa conscience et de son entendement des suffisances qui ne convainquent pas. Où est cette « action-réaction » que vous appelez de vos vœux ? Moi je vois des ratés qui se succèdent, des Congolais incapables de changer pour avancer et chez vous des fixations peu fondées inexplicables dans la lecture de notre histoire. Curieux de vous voir empiler autant d’avis qui se contredisent et nous laissent dans l’obscurité de ce que vous voulez nous dire. Dans tous les cas, désolé, moi je n’arrive pas à suivre votre contre-argumentaire dans lequel je n’entends qu’un refrain têtu de vos fixations…

  5. Ndeko Mayoyo,
    Oniati bien!
    Le budget prévisionnel de la RDC est de 4,5 Md $. Le réalisé est, selon Muzito d’à peine 3 Md$. Tous les ans, la diaspora envoie en RDC plus que le budget annuel du pays.
    Avec un peu d’organisation, le pays peut concurrencer WU et récupérer les frais d’envoi. Avec un peu de réflexion, on peut intégrer cette source de revenu dans le PIB. Quel est le taux de chômage en RDC ? Tous les ans, le médiocre système éducatif crache des dizaines de milliers de diplômés semi-illettrés et futurs chômeurs. Pendant que notre Tshilombo national est en vadrouille, les massacres se poursuivent dans l’Est, dans l’indifférence générale.
    Mais On attend toujours les mêmes inepties venant des mêmes abrutis: venez sur le terrain, venez construire le pays… comme si le pays manquait des bras et des cerveaux sur place.

    1. Ndeko Muana ya mokolo lopango,
      Quand vous soutenez qu’« avec un peu d’organisation, le pays peut concurrencer WU et récupérer les frais d’envoi », retenez que je voulais intégrer cette dimension dans mon texte mais quand celui-ci me semblait déjà assez long. Raison pour laquelle j’avais négligé cet aspect de la problématique migratoire. Il convient de noter à ce sujet que contrairement à la diaspora congolaise qui recourt aux multinationales spécialisées dans les transferts des fonds, il en est d’autres (Marocains et Trucs par exemple) qui recourent aux systèmes bancaires de leurs pays respectifs installés en Occident ; ce qui réduit sensiblement les frais d’envoi et enrichi davantage les pays d’origine des migrants. Mais quand un président de la république s’imagine à tort que son devoir est d’encourager les membres de la diaspora à regagner le pays, on ne peut pas l’imaginer tirer profit des transferts des migrants. C’est en cela que réside la médiocrité ou l’abrutissement d’un tel président. Dans le cas de Tshilombo, son appel au retour est d’autant plus grave que lui-même peine déjà à donner du travail aux nombreux militants de son parti dans la diaspora qui descendent en masse à Kinshasa dans ce but. Trois d’entre eux ont partagé chacun avec moi les échanges d’emails qu’ils ont eus avec lui dans le but d’être conseillés sur l’entretien qu’ils espéraient avoir avec lui une fois à Kin. Deux ont mordu à l’hameçon et sont descendus à Kin… pour rentrer en Occident quelques mois après faute d’avoir obtenu un rendez-vous avec lui, le cabinet du nouveau roi du Zaïre filtrant à sa guise les entrées vers la mangeoire.

  6. @ GHOST,
    Encore une fois, BRAVO !
    Vos commentaires sont les plus rationnels en definissant mieux la racine du marasme en RDC..
    Quant a nous, la meilleure riposte aux nullards et abrutis de l’acabit d’un Jo Bongos et ses semblables sur ce site n’est que pur mepris…!

    1. @Alidor Semayote, tueur et légionnaire rwandais au Congo,
      Du mépris pour quelqu’un de votre espèce ou ceux des congolais qui vous servent des béquilles serait encore de la considération.
      C’est mon chien, Rocky, qui me le dit.

  7. Chers compatriotes,
    Je ne sais pas si MBTT peut mettre dans le même sac, le régime du Maréchal aux régimes qui ont suivi : Kabila Père et Fils, et Tshisekedi fils. Une chose me semble différente. Pendant la deuxième république, il y a eu deux moments. Je les distingue à partir des universités où ont évolué les Zaïrois. Au début du régime, après avoir accordé beaucoup de bourses à l’étranger aux Zaïrois pour combler un manque de cadres universitaires au niveau du pays, car, à l’indépendance les Congolais universitaires n’étaient pas au nombre de dix à ma connaissance. Lorsque la deuxième république a envoyé ces étudiants, elle leur a demandé de revenir. Mais une chose est certaines les étudiants Zaïrois menaient une vie universitaire enviée par plusieurs étudiants africains. Et lorsqu’ils terminaient les études, pour les docteurs, trois ou quatre semaines des démarches suffisaient pour qu’ils reviennent au pays de biens pour s’installer. Lorsque ces aînés sont rentrés au Zaïre et qu’ils ont occupé des places de choix à tous les niveaux (armée, administrations universitaires, administration de l’Etat, …), ils ont créé une autre mentalité de classe et ont orienté la politique du maréchal dans la direction non productive pour l’avenir du pays. C’est ainsi qu’après une période où les jeunes diplômés universitaires éprouvaient de l’enthousiasme pour rentrer aller servir le pays, il s’est créé une tradition d’introduire une demande d’asile comme troisième cycle après le doctorat, sans oublier ceux qui restaient en multipliant les diplômes complémentaires. Cette situation n’est en rien comparable avec celle de Kabila père qui demandait aux Congolais que lui n’a jamais envoyés à l’étranger, mais qu’il aurait rencontrés pendant son séjour en tant que réfugié et marxiste-léniniste (à sa manière), et aux autres en quête de positionnement de rentrer. La période du Raïs est une autre période. Ne soyons pas trop réductionniste de peur de laisser nous échapper des aspects qui font la différence et que nous pouvons exploiter pour l’avenir du pays. La deuxième république nous a déçu sur plusieurs points, mais n’attribuons pas ces déceptions à une seule personne, mais à une classe politique de ce moment là. N’oublions pas la prima curia, le comité centrale etc… Certes ces présidents ont appelé les Congolais de l’extérieur de revenir, parce qu’ils constituent une expertise dont le pays a besoin, même maintenant, mais seulement le Congo a un problème de fond que les Congolais eux-mêmes doivent résoudre pour pouvoir placer leur pays sur la rampe menant au développement. Regardons-nous en face et que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Ce texte ne met pas dans le même sac le régime du Maréchal Mobutu aux régimes qui ont suivi. Il met dans le même sac la posture de nos présidents successifs face à la diaspora. Quand Mobutu demandait aux Congolais de la diaspora de rentrer au pays, il ne faisait pas de différence entre les intellectuels et les autres. Par ailleurs, même s’il était prouvé qu’il s’adressait uniquement aux intellectuels, cela ne changerait rien à mon texte parce que si ces intellectuels préféraient rester dans les pays d’accueil, c’est justement parce que leur insertion sociale une fois de retour au pays ne pouvait leur garantir la paix sociale dont ils bénéficiaient dans les pays d’accueil. En d’autres termes, au lieu de lancer des appels au retour des intellectuels, Mobutu et son régime devaient créer des conditions les invitant au retour. Légion sont les intellectuels congolais de la diaspora rentrés au pays sous Mobutu et qui végétaient déjà dans les années 70.

  8. Tout congolais qui se sent et se dit aujourd’hui gouverné, est bien certes la personne qui s’auto-abrutit. Indépendamment du corps du présent article, l’intitulé du texte mérite bien d’être soulevé, considérant l’implication sécuritaire mondiale subjacente. En effet, nul au monde ne peut douter que l’espace territorial planétaire appelé République Démocratique du Congo (RDC), est plutôt un « Etat manqué », ce, par une conjugaison des responsabilités internes et plus significativement par celles externes. En effet, nul n’ignore que par la bénédiction irresponsable et l’hypocrisie coupable de la Communauté Internationale, notamment des cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Rwanda et l’Ouganda sont les deux pays matériellement désignés pour semer l’expérimentation de l’auto-destrution de la paix et de la sécurité mondiale laborieusement acquise depuis Westphalie en culminant par la Société des Nations, aujourd’hui ONU. La grande question qui se pose est de savoir à quoi bon en définitive cette hypocrisie irresponsable, germe de l’insécurité planétaire. Si pour ne prendre que l’exemple de la sécurité nucléaire mondiale parmi tant d’autres exemples « numerus apertus », l’on ferme les yeux au trafic illégal de l’uranium congolais et à son exploitation artisanale, à quelle sécurité biologique mondiale parions-nous? Est-il responsable de laisser exposer de pans de populations katangaises à la radiation nucléaire au risque à long terme d’imprévisibles mutations épigéniques sur l’espèce humaine? A quoi bon saper tous les efforts sécuritaires de médecine nucléaire et de radiothérapie qui impliquent de laborieux algoritmes informatiques? A quoi nécessaire fontionnellement une agence mondiale sécuritare de l’énergie atomique? Juste pour assouvir des intérêts stratégiques politiques?
    Le cas du Congo se trouve aujourd’hui « sui generis », et selon toute décence et sens commun, le principe fondamental de la Charte des Nations Unies de « par inter parem non habet imperium » se référant à l’égalité entre Etats, n’a pas sa raison temporelle d’application. Le Congo en tant qu’Etat manqué ouvre le droit à des associations et corporations de congolais de saisir directement la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour dénoncer les deux Etats agresseurs du Congo, nous avons cité le Rwanda et l’Ouganda. De manière complémentaire aussi, justice oblige, la Cour Pénale Internationale doit être aussi saisie pour dénoncer messieurs Museveni et Kagame pour leurs responsabilités individuelles au drame et génocide congolais. En tout cas, l’exception de Droit et une interprétation analogique de la loi sont de rigueur.

    1. DEVENIR UN ETAT
      Observez une chose curieuse..
      SUISSE
      Un État qui se trouve isolé dans les Alpes et qui n´a jamais été agressé depuis plus de 100 ans.. Mais la Suisse possede une capacité de défense respectable. Mis á part une industrie de défense très perfectionée, ce pays est entrain de vouloir acquerir des avions de combat en ce moment: Rafale, Boieng, Airbus sont en competition.
      L´enseignement de la fédération Suisse est que pour devenir un État respecté au sein de l´ONU, il faut posseder une capacité de défense. Une capacité de pouvoir défendre son territoire.
      Les congolais doivent cesser de s´adresser á l´ONU et de compter sur la « compassion » des autres peuples de la planète.
      Tant que nous allons fermer les yeux sur les abrutis qui nous dirigent et allons continuer á implorer la compassion de l´ONU et ses États membres au lieu de défendre nos ressources, de défendre notre droit comme êtres Humains.. Ces théories juridiques ne serviront pas á grand chose.
      Soyons forts et nous serons respectés. Cette force ne peut provenir que des dirigeants intelligents et des citoyens congolais qui exigent que ceux qui dirigent le pays rendent compte.
      Le « droit » sur cette planète ne s´obtient que par la FORCE et jamais par des discours, des speech, une absence de responsabilité et des lamentations.

      1. @GHOST
        C’est exactement ce que Monsieur Ngbanda pense. Votre esprit serait-il pollué par la pensée APARECO ?
        Kie kie kie…

      2. Tout à fait, cher ami : « Le « droit » sur cette planète ne s´obtient que par la FORCE et jamais par des discours, des speech, une absence de responsabilité et des lamentations » et non plus par des pardons gratuits, génuflexions et autres amabilités comme le fait Tshilombo envers Kagame. Prendre de but en blanc le Rwanda de Kagame pour un voisin ami jusqu’à proclamer bêtement qu’il ne serait pour rien dans nos malheurs à l’Est et à la tête du pays, en méconnaissance coupable voire traîtresse de tous les rapports comme le Mapping 2010 qui documentent leurs méfaits, relève de la bêtise et de la haute trahison.
        Le bon voisinage ne sera possible avec le Rwanda que lorsque nous aurons installé à nos frontières orientales un front militaire solide qui dissuade les vautours rwandais, ougandais et autres…
        Le nouveau PR avait promis, on dirait même qu’il ne fait que ça, de relever les troupes qui y sont depuis des années, il ne fait toujours rien, il fait même pire, il permet à Kagame d’envoyer ses troupes à Minembwe pour protéger ses frères Banyamulenge et tuer nos braves résistants Mai Mai Yakutumba et nos concitoyens Bembe et autres autochtones du coin. J’ai même entendu Fayulu lors de son meeting au camp Luka appeler à la résistance à Minembwe pour que notre territoire ne soit balkanisé par les Rwandais.
        Tshisekedi regrettera et j’espère payera un jour cette horrible trahison et en attendant il faut que forces politiques, sociales et la population fassent tout pour empêcher ce énième génocide de notre peuple…

  9. Chers compatriotes,
    Dans ce posting une fois de bonne facture, MBTT relève un fait connu de nous tous. « De Mobutu Sese Seko à Félix Tshisekedi Tshilombo, en passant par Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila Kabange, (…) l’attitude des magistrats suprêmes congolais » a toujours été la même face à la diaspora. Nos chefs d’Etat successifs pensent qu’ils doivent encourager les migrants à rentrer au pays. A chaque fois qu’ils tiennent ce discours, nous, peuple, nous ne trouvons rien à dire. Fidèle à sa bonne habitude, MBTT décortique ce discours et démontre, arguments à l’appui, qu’il est digne des abrutis parce que c’est justement le contraire que nos chefs d’Etat devraient faire. Franchement, je ne vois pas ce que le Rwanda vient faire là-dedans. Quand on n’a rien à dire, il vaut mieux se taire. Le jugement de MBTT concerne l’idiotie opposée à l’intelligence dans un cas précis comme il l’a souligné lui-même. Celui sur la collaboration d’un citoyen avec un Etat qui agresse le sien concerne la morale politique. On peut être un homme intelligent et être collaborateur à l’agression de son pays par un autre. Il ne faut pas confondre les problèmes soulevés en venant polluer nos échanges sur un article enrichissant sur les erreurs de nos chefs d’Etat successifs dans un domaine précis. A bon entendeur, salut !

    1. INDULGENCE
      Nous avons toujours éte malades de l´indulgence que nous accordons á ceux qui dirigent la RDC.
      Nous sommes très agressifs aux « agresseurs » exterieurs, aux predateurs internationaux mais manifestons toujours de l´indulgence envers nous même.
      Imaginez dans la salle où Felix demandait aux congolais de la diaspora de retourner au pays, AUCUN n´a eu le temps de lui poser une question très simple: Dans ton plan des « 100 jours » combien des emplois les kinois ont beneficiés depuis? C´est quoi au juste ton programme politique et comment compte-tu resoudre la grande question du chomage, la question sécuritaire quand Felix recopie les bourdes de ceux qui l´ont precedés en envoyant les miliciens de Kamwena Nsapu á Kitona ou Kamina? Faut-il toujours « intégrer » ceux qui font la guerre contre l´État congolais dans l´armée?
      Felix a pris parole et aucun congolais n´a eu l´intention d´avoir une conversation intelligente où le « prezo » pouvait tirer quelques idées de la part de cette diaspora qu´il souhaite voir revenir á Kin..et ainsi gonfler le nombre des chomeurs.
      INDULGENCE..toujours indulgence envers nous mêmes, envers les abrutis qui nous dirigent !

      1. @GHOST
        Papa Honoré Ngbanda pense exactement comme vous.
        Seriez-vous de l’APARECO ? A mon avis, votre esprit est pollué.
        Kie kie kie…

  10. Chers tous,
    L’ avantage d’être intelligent est que l’on sache parfois faire l’idiot, le stupide mieux l’abruti pour rebondir opportunément sur des strapontins élevés. Mais l’idiot, l’abruti ou le stupide n’a pas la capacité de faire l’inverse. Alors la question est de savoir qu’est- ce qui est mieux? Qu’est-ce qui a fait que Mobutu dès 1960 ait eu déjà l’avantage sur les premiers universitaires alors qu’il n’avait pas un diplôme du secondaire ? Il y a eu mimétisme avec Joseph Kabila et maintenant Felix Tshisekedi? Ces gens seraient-ils plus intelligents que nos diplômés universitaires? Je crains qu’à la différence des anglo-saxons , nous nous soyons trompés en pensant que les gens sans diplômes seraient des abrutis stupides.C’est trop vindicatif que de traiter comme cela des humains empêtrés parfois dans des situations follement et institutionnellement complexes.
    S’agissant de l’appel du président Felix Tshisekedi aux compétences extérieures (Hardskils , softskills et madskills) congolaises évoluant à l’étranger, il devrait y avoir dans une première étape l’amendement de la disposition constitutionnelle sur la nationalité congolaise définie comme étant « une et exclusive ».C’est la tâche du Parlement ou du Sénat. Dans une seconde étape, il faudrait un état de lieu des projets pertinents à même d’aider le Congo quitte à les accompagner en externe et au local. C’est une prérogative dévolue au ministère du Plan ( Reconstruction Nationale) à soumettre au parlement .L’idée peut bien sûr émaner de la Présidence. En Belgique, nous sommes en train de mettre en oeuvre un projet répertoriant les enseignants belges d’origine congolaise pouvant chercher des horaires d’enseignements compatibles entre la Belgique et le Congo.Le problème ne consiste pas en ceci qu’on ait peur de végéter pendant quelques mois au Congo. L’enjeu est dans le patriotisme; l’amour que nous devons à notre « Mère-patrie », le Congo. L’ association en herbe n’est jusque là composée que des juristes et des économistes. Nous aimerions l’étendre aux patriotes détenteurs de nationalités des pays avancés. Nous pensons aussi qu’à l’instar de beaucoup d’autres pays, le parlement congolais trouvera une solution pertinente sur la problématique de la double nationalité pour les européens , les américains voire les asiatiques d’origine congolaise. Mondialisation oblige!

    1. Cher Armand,
      L’avantage d’être intelligent sur une question bien déterminée, comme c’est le cas dans ce texte, c’est de donner la bonne réponse et non de faire l’idiot pour soi-disant « rebondir opportunément sur des strapontins élevés ». Vous posez la question suivante : « Qu’est-ce qui a fait que Mobutu dès 1960 ait eu déjà l’avantage sur les premiers universitaires alors qu’il n’avait pas un diplôme du secondaire ? ». D’abord, ne pas être détenteur d’un diplôme universitaire ne signifie nullement être idiot sur une question bien déterminée. Ensuite, si Mobutu a eu l’avantage sur les premiers universitaires du pays, c’est parce que telle fut la volonté des Américains et leurs alliés belges. Pour votre information, ce n’est pas Mobutu qui a fait le coup d’Etat de 1965. Ce sont les Américains et leurs alliés belges qui étaient aux commandes. Il en est de même de l’ascension de Joseph Kabila, arrivé au pouvoir par la même volonté américaine avec leurs alliés rwandais. Quant à Felix Tshisekedi, il doit son ascension à la volonté et aux calculs politiques du despote Joseph Kabila. Vous vous trompez quand vous écrivez que « s’agissant de l’appel du président Felix Tshisekedi aux compétences extérieures (Hardskils, softskills et madskills) congolaises évoluant à l’étranger, il devrait y avoir dans une première étape l’amendement de la disposition constitutionnelle sur la nationalité congolaise définie comme étant une et exclusive ». D’abord, Tshisekedi n’a pas fait appel aux compétences extérieures mais aux Congolais de l’extérieurs, que ceux-ci aient ou non des compétences avérées. Ensuite, pour qu’un migrant congolais s’investisse dans le développement de son pays d’origine, il n’a nullement besoin que le parlement ou le Senat légifère sur la double nationalité. Il n’a même pas besoin que son projet d’investissement s’inscrive dans le cadre gouvernemental à travers les orientations du ministère du Plan. Les exemples sont légions à ce sujet. Quant à votre association en herbe en Belgique, je doute qu’il puisse répondre à un besoin réel. Contrairement à certains Etats africains, le Congo ne coinnait pas de crise d’enseignants. Et même s’il y avait crise d’enseignants, la régler ne passe pas par « trouver une solution pertinente sur la problématique de la double nationalité pour les Européens, les Américains voire les Asiatiques d’origine congolaise ». Il suffirait de créer des conditions attractives à cet égard. Pour terminer sur cette question de la double nationalité, serait-il recommandable de la mettre en œuvre quand l’Etat congolais n’a déjà pas la maitrise du fichier d’Etat civil ?

  11. @Cher Armand,
    Juste par curiosité intellectuelle, pourriez-vous m’ indiquer quelques unes de vos publications dans des revues scientifiques ou autres ?
    J’ai cru comprendre que vous étiez professeur à l’université de….
    D’avance, je vous remercie.

    1. Jo Bongo@
      Nbganda ne peut jamais penser comme GHOST.. Il est l´un des abrutis dont on parle ici.. GHOST avait croisé son chemin comme « membre de la première promotion de la Garde Civile ».. Nous en savons assez sur sa contribution dans le tribalisme qui avait fait le lit des invasions rwandaises.. Même s´il semble avoir compris combien ils avaient enfoncés le Zaire dans l´abrutissement… il ne peut jamais penser comme nous qui avons subis le tribalisme dans l´armée depuis l´histoire des envellopes où nos parents avaient été chassés des FAZ á cause de nos orgines régionales, en passant par des faux coups d´État pour assassiner les meilleurs officiers non orginaire de l´Équateur.
      Jo Bongo@ nous ne voulons pas ramener les échanges au niveau de Ngbanda qui ne sera jamais pour la démocratie seule voie capable de fedérer les congolais.
      Abrutis? Il est l´un de ceux qui ont dirigés le Zaire.. comme « abruti », les faits historiques sont contre lui.. et ceux qui sont influencés par sa mauvaise comprehension des choses continuent á ramener tout à Kagame en oubliant la source de l´abrutissement depuis la Table Ronde. kie kie kie

      1. @GHOST
        Connaissez-vous quelqu’un de l’industrie politique, du Congo de Mobutu à celui de kagame, qui ne soit pas un  » abruti  » ?
        Et vous-même, cher GHOST, ne seriez-vous pas un  » abruti  » pour avoir laissé Ngbanda chasser vos parents de l’armée à cause de vos origines régionales et, surtout, l’avoir laissé contribuer dans  » le tribalisme qui avait fait le lit des invasions rwandaises…  » ?
        Pourquoi l’avez-vous laissé faire, hein ?
        Je pense que cette polémique est stérile. Nous voulons tous la même chose : sortir le Congo des griffes des envahisseurs rwandais et le réparer pour le bonheur du peuple… congolais.
        Je crois que toyokani.

  12. L´ABRUTI ASSERMENTÉ MAYOYO (AA-MBTT).
    Un amateur de gros titres pour un contenu minuscule. Fufu munene, musuni mukelekete. Notre autoproclamé évangéliste (le grand absent de la prière au stade des Martyrs), un ‚analyste‘ faible en LOGIQUE et en HERMÉNEUTIQUE. Voilà pourquoi en bon amateur de contradictions, il pouvait pondre un article (au sujet de Lumumba) avec comme idée de base de réfuter l´usage fait par Elombe de la généralisation „PERSONNE NE…“, mais curieusement conclure lui-même son ‚raisonnement‘ par l´usage d´„AUCUN (Congolais) NE…“ Quand il se met à interpréter, on voit comment il ignore les relations et la complexité… Et pourtant lui-même n´hésite pas à renvoyer ses contradicteurs – pour bien le comprendre – à ce qu´il aurait dit ailleurs. Quand un texte (une affirmation) est isolé, sorti de son contexte, il devient un prétexte. On sectionne à dessein, après on se met à surinterpréter, à gonfler… gonfler pour n´avoir finalement que ce que l´on veut avoir. Un cas patent de MYOPIE-DÉSIR (Merci Kin-Kiey) ! Avec moins de subjectivisme, on ne manquerait pas avant tout de voir/de relever que l´initiative de rencontre entre un Chef de l´État et la communauté (congolaise) du pays visité est très bonne. On ne peut pas se limiter à se plaindre de la difficulté de rencontrer Félix Tshisekedi au Congo, sans voir, voire apprécier d´autres formes de rapprochement mises en oeuvre.
    C´est une supercherie, un vaste mensonge à soi-même de figer l´appel de Félix au strict sens de la superficie. Quand on dit à une mère qu´“oza maman ya bana“, on lui dit une évidence, tout en lui disant plus. Félix est d´avis qu´il y a beaucoup à faire au Congo (il l´a déjà dit et répété); et il veut le faire avec (tous) les Congolais, voire avec des étrangers (qui vont respecter le lois du pays). C´est pourquoi Il se propose d´améliorer les conditions sociales de la population, il se met à faciliter les conditions d´entrée au pays aux ressortissants congolais, à écouter les souhaits/propositions des Congolais de l´étranger qu´il rencontre… … RÉUSSIRA-T-IL ? Nous aurons à évaluer objectivement, à féliciter ou à sanctionner. Mais on ne peut pas faire croire que Félix lance un appel sans savoir qu´il y a en même temps des défis à relever. Déjà en accompagnant 52 jeunes entrepeneurs congolais à la 5e édition du Forum des entrepreneurs au Nigeria, il affirme faire de la promotion de l’entrepreneuriat des Jeunes et de l´amélioration des conditions sociales une de ses priorités.
    Son appel s´adresse à tous les Congolais. Et ceux-ci forment un groupe HÉTÉROGÈNE (Certains sont en mesure d´aller régulièrement à Western union, d´autres non; certains préfèrent rester à l´étranger, d´autres non; certains veulent rentrer dès maintenant, d´autres non; certains veulent simplement rentrer, d´autres aller investir, initier des projets, aller former le ‚petit peuple‘, partager leurs connaissances, leur savoir-faire, expertise… Les gens sont à l´étranger pour diverses raisons… Supprimer les cachots de l´ANR, interdire des arrestations arbitraires, rassurer ceux qui sont en exil forcé à cause de leurs opinions que LEUR pays est disposé à les accueillir (Kalev n´est plus là…), est déjà un début de réponse.
    Je pense que l´appel de Félix est même une aubaine pour les ABRUTIS – comme BOIS – qui clament à tue-tête que „le sang doit couler“ – mais pas le sien ! – pour changer les choses au Congo. C´est l´occasion d´aller vers ce peuple pour non seulement mieux le connaître (et comprendre pourquoi il ne se soulève pas), mais aussi le former à mieux s´organiser pour le soulèvement tant clamé. Che Guevara n´a pas exigé d´excellentes conditions de vie pour rejoindre le Congo, a fortiori bakolo mboka.

    1. Cher Procongo,
      Une rapide remarque sans aller plus loin dans votre analyse/opinion, si vous permettez !
      Vous écrivez : « C´est pourquoi Il se propose d´améliorer les conditions sociales de la population, il se met à faciliter les conditions d´entrée au pays aux ressortissants congolais, à écouter les souhaits/propositions des Congolais de l´étranger qu´il rencontre… … RÉUSSIRA-T-IL ? Nous aurons à évaluer objectivement, à féliciter ou à sanctionner. Mais on ne peut pas faire croire que Félix lance un appel sans savoir qu´il y a en même temps des défis à relever… » je me dis que pour tout nouveau PR « se proposer d’améliorer les conditions sociales de la population » participe de son programme normal, ce n’est pas spécifique à Tshisekedi sauf à prendre particulièrement parti pour sa volonté politique et ses aptitudes propres.
      Où l’on voit que c’est votre interrogation suivante, « RÉUSSIRA-T-IL » , qui est peut-être le terme le plus important de votre avis et c’est là aussi l’essentiel des questions que se posent les Congolais, qu’ils soient plus critiques ou plus indulgents envers Tshisekedi : que peut-on espérer de son mandat à partir de ce qu’on le voit faire jusque-là ?

      1. Cher Nono,
        merci pour votre réaction. Juste une petite observation non sans pertinence à mes yeux. Vous écrivez:
        « c’est là aussi l’essentiel des questions que se posent LES Congolais, qu’ils soient plus critiques ou plus indulgents envers Tshisekedi : que peut-on espérer de son mandat à partir de ce qu’ON le voit faire jusque-là ? » :
        LES CONGOLAIS et ON dans votre phrase ne sont pas équivalents (Je dissocie l´existentiel du grammatical). Le ON ici, c´est Nono qui parle ou veut parler au nom des Congolais (Les politiciens le font fréquemment quand ils parlent du peuple). Bref, les Congolais – une entité HÉTÉROGÈNE – voient et interprètent les choses, les questions politiques ou autres, bien différemment (Ce que je trouve normal et positif. On ne va pas quand même remplacer une pensée unique par une autre – celle de Félix Tshisekedi ou celle des ‘résistants’ terrés en Belgique…). Attention please à l´homogénéisation et à la prétention de parler au nom de…

      2. Bravo, cher ami Procongo : vous semblez satisfait d’avoir fait valoir votre science de de la sémantique – une obsession égotiste dont vous êtes friand -, mais dites-moi que voulez-vous que cela me fasse et surtout où apporte-t-elle un démenti à mon propos ? Nulle part en effet elle n’invalide son fond. Je parlerais indument au nom de tous les Congolais mais je suis un Congolais et compte parmi ces « tous », ce que je pense plus d’un peut le penser, vous imaginez bien. En passant vous n’avez pas fait un sondage ou quelque autre état des lieux pour y voir une « homogénéisation » indue vs une « hétérogénéité » effective. Je crains ainsi que votre laborieux ou savant exercice des ‘formes’ entre « les Congolais » et le « on » ne soit de quelque exploitation utile ici ; à mon profane avis, il ne change rien au ‘fond’ de mon observation…

    2. Cher Procongo,
      De même qu’on ne peut pas démocratiser un pays tout simplement en le baptisant « République Démocratique », comme c’est le cas avec la République Démocratique du Congo, on ne peut pas œuvrer en faveur de l’émergence du Congo en tant qu’Etat nation et nation prospère en s’affichant comme un « pro-Congo ». Des « pro-Congo » n’ayant aucune idée sur les reformes susceptibles de faire avancer notre pays, celui-ci en compte par légions entières. Cela dit, ce n’est pas en dirigeant votre intervention dans tous les sens que vous réussirez à bousculer mon texte. Par ailleurs, pour votre information, apprenez qu’on est assermenté quand on a prêté serment en vue de l’exercice d’une mission, d’une fonction, d’une profession… Votre fanatisme vous aveugle à un point tel que vous utilisez les mots sans savoir ce qu’ils signifient.

      1. L´ABRUTI ASSERMENTÉ MAYOYO (AA-MBTT),
        [Oui, assermenté. Ce n´est pas ma faute si vous ne vous êtes pas bien familiarisé avec le style d´Ahmadou Kourouma et autres romanciers africains. Kasi yo o preta serment y´abrutissement. Vous qui êtes allé jusqu´à interroger vos collègues sur la signification du mot « ELILI » en tshiluba juste pour venir – TOUTE HONTE BUE – ‘incriminer’ ELILI, le qualifier de muluba, lui qui vous contredisait dans ce forum et n´attendait de vous que des arguments rationnels (Vous avez montré le même manque de respect à l´égard d´un autre analyste ici Mwamba). Un argument AD PERSONAM honteux pour un prétendu ‘analyste’, ‘intellectuel’. Une illustration éloquente de l´IDIOTIE. Pour paraphraser Baudouin Amba Wetshi, il suffit de patienter jusqu’à ce que Mayoyo parle pour constater les dégâts. Un amas de mots irréfléchis. La marque des abrutis. Et c´est un tel ABRUTI ASSERMENTÉ qui essaie de se faire important ici. Aveuglément-désir, arrogance-désir, dirait Kin-Kiey].
        Quand plus loin, je lis que ce sont les Américains qui ont placé Mobutu et J. Kabila à la tête du Congo, mais Félix « doit son ascension à la volonté et aux calculs politiques du despote Joseph Kabila », je ne peux que hocher la tête. Ma nièce de 10 ans a commenté: « Sans aborder même d´autres aspects, on peut donc dire que Kabila n´était pas une marionnette et que ce n´est même pas le Rwanda qui dirige/ait le Congo comme c´est dit souvent ? En plus, les Américains auraient eu non pas un petit, mais un « grand/long vide », jusqu´à oublier le Congo, laissant au maître Kabila ? ». Kieeee !
        AA-MBTT,
        « De même qu’on ne peut pas démocratiser un pays tout simplement en le baptisant « République Démocratique », comme c’est le cas avec la République Démocratique du Congo, on ne peut pas œuvrer en faveur de l’émergence du Congo en tant qu’Etat nation et nation prospère en s’autoproclamant ÉVANGÉLISTE (avec un ego surdimensionné, triste expression d´un fanatique inconscient et borné). La prochaine fois que vous tenterez de faire l´hermeneutique d´un texte (une affirmation), évitez d´en faire un prétexte pour vos élucubrations. Quoique cela puisse impressionner certains, du point de vue scientifique, c´est léger. Surinterpréter, sectionner, ‘torturer’ un texte (une affirmation) eza aventure, mais ki scientifique te.

      2. Cher Procongo,
        Je ne sais ce qu’en pensent les autres lecteurs de CIC mais moi je suis particulièrement offusqué par le ton insultant que vous utilisez en répondant à MBTT et MML. Je ne trouve rien qui justifie vos termes à la limite de l’injure gratuite s’agissant des interlocuteurs d’un forum ouvert à tous, qui ne sont d’abord que des Congolais tout venant qui donnent leurs avis sur leur pays.
        Personnellement j’aurais attendu que votre hargne s’adresse aux hommes publics qui nous gouvernent qui eux sont « payés » de conduire à bon port le pays mais qui jusque-là ont lamentablement échoué.
        Bon, ce n’est que moi…

    3. @Procongo ou pro rwandais,
      Votre long texte ne contient finalement pas grand chose qui puisse faire avancer le débat.
      Vous dites « On ne peut pas se limiter à se plaindre de la difficulté de rencontrer Félix Tshisekedi au Congo, sans voir, voire apprécier d´autres formes de rapprochement mises en oeuvre. »,
      ** les gens qui veulent le rencontrer se plaignent du raquette organisé par des voyous de son cabinet. On ne résout pas ce problème par des prétendus d’autres formes de rapprochement.
      Vous rajoutez « Félix est d´avis qu´il y a beaucoup à faire au Congo (il l´a déjà dit et répété); et il veut le faire avec (tous) les Congolais, voire avec des étrangers (qui vont respecter les lois du pays). C´est pourquoi Il se propose d´améliorer les conditions sociales de la population, il se met à faciliter les conditions d´entrée au pays aux ressortissants congolais, à écouter les souhaits/propositions des Congolais de l´étranger qu´il rencontre… »
      ** Qu’il y ait beaucoup à faire au Congo, ce n’est pas son avis mais un FAIT. Qu’il veuille que tous les congolais participent cela va de soi !!!
      Vous dites encore « Déjà en accompagnant 52 jeunes entrepeneurs congolais à la 5e édition du Forum des entrepreneurs au Nigeria, il affirme faire de la promotion de l’entrepreneuriat des Jeunes et de l´amélioration des conditions sociales une de ses priorités. »
      ** Cette affirmation gratuite est une opinion, la vôtre ! Les faits disent le contraire. 200 millions $ pour rénover la présidence, 24 millions $ pour des stations essence au kasaï, 57 millions $ pour des vulgaires préfabriqués… tous ces contrats de magouille signés de gré à gré ont été donnés aux étrangers. Pourquoi n’a-t-il pas fait la promotion des entreprises et entrepreneurs congolais sur ces contrats ?
      Dans votre délire vous poursuivez « Son appel s´adresse à tous les Congolais. Et ceux-ci forment un groupe HÉTÉROGÈNE (précision inutile)».
      ** C’est justement ce que lui reproche Mayoyo. Il faut être un abruti de 1e classe pour lancer un tel appel.
      En effet, la diaspora constitue une force à l’étranger et une manne financière importante. La première aide financière à la RDC vient de la diaspora. Avec un taux de chômage de 92 à 94 % (entre 6 et 8 % seulement des congolais travaillent dans le secteur formel), cet appel n’a aucun sens. C’est tout simplement IDIOT !!!
      Si les conditions s’améliorent, on n’habite pas sur mars, on le saura et ceux qui veulent rentrer rentreront d’eux-mêmes.
      Vous dites encore « Supprimer les cachots de l´ANR, interdire des arrestations arbitraires, rassurer ceux qui sont en exil forcé à cause de leurs opinions que LEUR pays est disposé à les accueillir (Kalev n´est plus là…), est déjà un début de réponse. »
      ** Redescendez sur terre cher monsieur. Analysez en profondeur la situation. Actuellement le pays qui accueille le plus grand nombre de réfugiés congolais s’appelle la RDC.
      Le président nommé, faussaire et fraudeur (notre Tshilombo national) est incapable de réinstaller les déplacés se trouvant au Congo. Ces congolais (Les déplacés, les massacrés, les violés, les refoulés…) qui sont en détresse ne sont-ils pas aussi importants pour reconstruire le pays ?
      Si je veux aller investir à Djugu, à Minembwe, à Béni, Butembo, Masisi… comment je fais ? OUI, il faut être un abruti pour lancer un tel appel à la diaspora.
      Mayoyo a raison, c’est un abruti comme les autres. Qu’il nous règle en priorité le problème qui prévaut dans l’est. La diaspora n’a pas besoin de son appel bidon.

      1. Cher Muana ya mokolo lopango,
        Une militante de l’UDPS en Occident m’a même fait savoir que quelqu’un de bien placé au cabinet de Tshilombo lui a exigé un droit de cuissage pour qu’elle rencontre ce dernier qui lui avait pourtant demandé d’aller le voir à Kin. Elle est restée à Kinshasa pendant quelques mois avant de rentrer en Occident. NB : J’ai eu droit à l’échange d’emails entre cette dame et le président de la république, car elle voulait mes conseils sur les postes possibles auxquels elle pouvait prétendre compte tenu de son background.

      2. MUANA YA RWANDA
        Votre long commentaire est un nouveau paragraphe sur le sujet „Du mal entendu au malentendu“. Il repose sur un refus originaire de bien entendre, donc de bien comprendre. Le résultat, ce sont vos balivernes.
        – „les gens qui veulent le rencontrer … On ne résout pas ce problème par des prétendus d’autres formes de rapprochement“ : Personne ne vous parler de solution. Personne ne vous a dit que ces formes [‚prétendus‘, selon votre subjectivisme épais] de rapprochement sont conçues comme une réponse à la situation évoquée. Vous vous êtes inventé un truc (un truc de ouf !). Soit dit en passant que les rencontres que Félix organise avec les Congolais à l´étranger prend davantage sens quand on sait combien Kabila était distant, méfiant et méprisant. Un tel aspect ne peut pas être évoqué par Mayoyo aveuglé par … Quand l´excitation pour ‚dire sa conclusion‘ est trop grande, on ne voit plus certains éléments au moment de définir le champ de son discours. Le texte devient prétexte.
        – „Qu’il y ait beaucoup à faire au Congo, ce n’est pas son avis mais un FAIT“ : Les faits ne parlent pas, ne se commentent pas. Il y a toujours des avis. Et des avis sur… Il peut même arriver – et cela n´est pas rare – qu´il y ait un avis divergent sur un fait considéré pourtant comme ‚évident‘, ‚allant de soit‘.
        – „Cette affirmation gratuite est une opinion, la vôtre“ : Le conseil donné à Mayoyo vaut aussi pour vous. Éviter de faire d´un texte que vous voulez analyser un prétexte pour vos élucubrations. Si vous vous étiez sérieusement penché sur le texte (l´affirmation) que vous avez choisi de commenter, vous auriez remarqué que l´affirmation que vous m´attribuez ici n´était pas mon opinion. Dommage. Je ne peux pas faire davantage pour vous. Votre délire vous passionne.
        – „C’est justement ce que lui reproche Mayoyo. Il faut être un abruti de 1e classe pour lancer un tel appel“: NON, il faut plutôt être abruti assermenté de 1re classe comme Mayoyo (AA-MBTT) pour prétendre faire du vaste groupe de Congolais à l´etranger une entité homogène et prétendre parler pour eux. L´appel de Félix – et ce n´est qu´un appel ! – est à prendre ou à laisser. Bien des Congolais s´y montrent attentifs. La diaspora congolaise au Nigeria a même proposé une ligne aérienne Congo-Nigeria. C´est IDIOT de s´opposer à ce que des Congolais aillent participer à la construction de LEUR propre pays DÈS maintenant au lieu d´attendre l´heureuse annonce : „Yaya, biloko ebeli, la table est prête, yaka kolia“.
        Vous avez même le culot d´ajouter : „Si les conditions s’améliorent, on n’habite pas sur mars, on le saura et ceux qui veulent rentrer rentreront d’eux-mêmes.“ Oyo nde RÉSISTANCE balakisi bino ? Que d´autres CHE GUEVARA aillent se battre pour vous et bino bozelaka qu´il y ait d´excellentes conditions de vie ? N´imposez pas à tout le monde votre curieuse façon de définir votre rapport à votre patrie. Qui êtes-vous pour prétendre déterminer quand est-ce qu´on peut rentrer dans son pays ? Qui êtes-vous ? Le roi, le despote incontesté des Congolais ? Visiblement le KALEV qui vit en vous joue de mauvais tours. Il faut le dompter. Alors, de toute urgence.
        – „Redescendez sur terre cher monsieur…“: MUANA YA RWANDA, je suis sur terre, très lucide et tolérant (donc pas dictateur comme vous). C´est pourquoi je parle de „début de réponse“. Est-ce le mot „début“ qui vous dépasse ? Sacré fanatique inconscient et borné, vous êtes convaincu que ce sont les FAITS qui s´expriment en vous et de mon côté rien que des OPINIONS. Au fait, vous tentez de m´imposer votre lecture pessimiste des faits, vos opinions, du reste, funestes, cachant mal votre abrutissement, voire mauvaise foi. J´ai dit et redis: Nous évaluerons le travail de Félix. Votre évaluation, à vous, a commencé curieusement depuis le mois de janvier. Je n´en ai cure. Votre litanie de problèmes, qui ont commencé même avant Félix, ne m´impressionne pas.
        – „La diaspora n’a pas besoin de son appel bidon“ : QUELLE PHRASE ! Pour conclure vos élucubrations d´un obsédé de PENSÉE UNIQUE, de Kalev inconscient, vous n´avez pas justement trouvé meilleure formule que ces mots pathétiques. „La diaspora n´a pas besoin blablabla“. C´est vous LA diaspora ? Quand vous parlez, émettez des avis discutables, c´est LA diaspora qui le fait ? Euh, ya bino abrutissement eza option ? En tout cas, je vois, eza ya serment.

  13. Cher Mayoyo,
    Je vous trouve superficiel quand vous affirmez que Mobutu n’a pas fait le coup d’Etat; ce sont les américains qui étaient à la commande. Dans une chaîne de commandement, il y a la conception , l’organisation , la coordination et le contrôle de l’exécution. Dans votre négationnisme légendaire , l’abruti Mobutu (pour reprendre votre terme) n’y était qu’un « bouffon figurant » sans aucune initiative ni expertise dans la coordination. Vos réponses auraient eu une bonne assise empirique si vous aviez l’habitude de fouiller dans les archives royales Belges à 1000 Bruxelles.
    Par ailleurs la solution au problème de double nationalité est déterminante parce que la plupart des fonctions à impact direct ne peuvent pas être détenues par les congolais détenteurs de nationalité européenne ou américaine par exemple. Je ne veux pas relever les acharnements administratifs auxquels font face les congolais détenteurs de nationalité des pays avancés chaque
    fois qu’ils retournent au pays de leurs ancêtres. Sur la crise des enseignants au Congo, je vous prie de vous renseigner sur le nombre d’universités et hautes écoles créées depuis la multiplication des provinces congolaises quitte à estimer les ratios nombre de professeurs par titres académiques requis pour comprendre le marasme actuel de l’enseignement congolais.

    1. UNIVERSITES DES NOUVELLES PROVINCES ?
      Ne faut-il pas parler de l´alphatisation dont les congolais ont besoin avant de se lancer dans la défense des nouvelles « universités » ? Il ya des images de l´UNIKIN.. cette université située non loin de la République de Gombe où les vitres n´existent pas, les étudiants n´ont même pas une petite infrastructure hygiènique…avant de parler de l´université de la province du Kwango qui ne possede même pas un batiment digne de ce nom.. et dont les étudiants á plus de 60 % ne possedent ni un Ipad, ni de l´eau courante. Université et haute école? Sans rire.. Allons donc, cessons cette indulgence suicidaire, le niveau de l´enseignement est si mediocre qu´aucun diplomé d´État de la RDC ne peut devenir étudiant dans une université aux USA ou au Japon.. Ils ne savent même pas écrire.
      Nous avons eu la chance de converser avec le dr Mukwege une fois..Il nous avait raconté l´histoire des jeunes « medecins » qui terminent les études á l´UNIKIN..et qui étaient incapables de s´exprimer en francais pour défendre leur memoires.. Comment un medicin qui ne sait pas á peine lire peut soigner des malades ?

      1. @Ghost,
        Je souscris entièrement à ce que vous dites.
        Il faut revoir le système éducatif à la base (alphabétisation) et s’occuper déjà de l’existant.
        Quand l’UNIKIN est par terre, il faut avoir perdu la tête pour vouloir en créer d’autres dans les provincettes.

    2. Cher Armand,
      Quand vous écrivez que « dans une chaîne de commandement, il y a la conception, l’organisation, la coordination et le contrôle de l’exécution », pourquoi ne précisez-vous pas le niveau où se situait le rôle de Mobutu dans le coup d’Etat ? Quand vous me traitez de « négationniste » en plus « légendaire », je me demande si vous connaissez la définition du mot « négationniste ». Pour votre information, un « négationniste » est une personne qui pour des raisons idéologiques nie l’existence des camps d’extermination nazis ». Aucun dictionnaire au monde ne vous dira qu’est « négationniste » toute personne qui souligne l’une ou l’autre erreur politique du Premier Ministre Lumumba. Être quand vous comptabilisez toutes les Universités « Mashakado » qui poussent comme des champignons au Congo au point de vouloir leur trouver des enseignants, c’est qu’il y a de quoi désespérer du redressement du Congo.

    3. @Armand,
      Le problème de la double nationalité est un faux problème. Cela n’a pas empêché Badibanga, Katumbi et autres ministres et députés de faire valoir leur nationalité congolaise.
      J’ai la double nationalité (fr et us). Vous pensez que quelqu’un peut m’empêcher d’avoir un passeport congolais ?
      En l’etat Actuel des choses (pays sans document d’etat Civil), il ne faut rien toucher. Les vrais congolais ne sont nullement touchés.

  14. Sur Mobutu et les conditions qui ont prévalu à son avènement, je me permets de conseiller à tous ceux que la question intéresse comme on voit les commentaires sur ce sujet, de lire le livre de Ludo de Witte, « L’Ascension de Mobutu. Comment la Belgique et les USA ont installé une dictature – Ed Investig’Action – 2017.
    Ludo de Witte est un sociologue et historien flamand marxisant, spécialiste de la décolonisation du Congo. Tous ces livres (écrits en flamand) dont le célèbre « L’Assassinat de Lumumba » partent d’un point de vue anti-impérialiste assumé mais dans ce livre il brosse exhaustivement le tableau de l’histoire du Congo depuis son indépendance pour expliquer les conditions qui ont permis l’arrivée de Mobutu au pouvoir. (Dans le livre, l’arrivée spécifique au pouvoir de Mobutu ne constitue que le dernier chapitre après avoir analysé ce qui s’est passé au Congo du 30 juin 1960 au 24 novembre 1965.)
    On y trouvera, à mon avis, des réponses sur la controverse soulevée ici sur sa part propre vs celle des Américains et Belges mais c’est vrai vu le parti-pris anti-capitaliste de l’auteur, on y verra peut-être un accent mis sur la création d’une dictature néo-colonialiste dans l’ascension de Mobutu ; le sous-titre est bel et bien « Comment les Belges et Américains ont installé une dictature » . Néanmoins on peut se dire raisonnablement que ce n’est pas en vain que ce soit Mobutu et pas un autre, il y’a donc la part et le poids du personnage Mobutu lui-même.

  15. PS
    « Les archives royales Belges à 1000 Bruxelles » !?
    Le livre de De Witte fourmille de multiples sources puisées dans les archives belges, américaines, britanniques et congolaises parfois jusque-là inédites, de même que des entretiens personnels avec les acteurs d’alors dans l’histoire du Congo, Congolais et et étrangers. Une enquête exhaustive dans ce sens…

    1. Cher Nono,
      Quand les maitres du monde décident d’installer un homme de paille au pouvoir dans les bidonvilles planétaires tel que le Congo-Kinshasa, il y a bien entendu une sorte de casting qui s’opère. Celui-ci dépend de plusieurs facteurs qui varient du tempérament de l’individu aux services déjà rendus en passant par les relations personnelles de cet individu avec le(s) décideur(s) le(s) plus influent(s) parmi ces maitres du monde. Cela signifie que la décision de changement de régime ainsi que les moyens mis en œuvre pour qu’il ait lieu dépendent avant tout des maitres du monde.

      1. Cher Mayoyo,
        En gros, d’accord avec vous, je ne nie donc pas la grosse patte d’Américains ( et Belges) dans la prise de pouvoir de Mobutu, ils ont mis en œuvre les moyens nécessaires et suffisants pour son avènement. Je veux juste dire comme vous attestez vous-même de l’existence d’un casting, que lorsqu’ils en ont la possibilité les décideurs ne choisissent pas n’importe mais un homme sur non seulement « son tempérament, ses services rendus et leurs relations personnelles avec lui » mais aussi qui fait montre de quelques autres qualités. D’où au bout il y’a « homme de paille » et « homme de paille ». S’agissant de Mobutu il a eu l’occasion de leur démontrer qu’il n’était pas le premier homme de paille jusqu’à flirter la ligne rouge. (A l’époque (la Guerre froide) ça devait être le basculement dans l’autre camp, mais rappelez-vous son voyage chez Mao en 73 d’où naquirent des longues relations commerciales et son célèbre discours en leader du Tiers Monde à la Tribune des Nations Unies la même année). Il a donc eu au moins le mérite de s’engager pleinement pour sa propre cause et a même tenté de défendre celle d’un Congo indépendant. Sans venir redorer son blason je veux ainsi attester de sa propre responsabilité d’autant que ne pas le reconnaître signifierait a-contrario que les Congolais d’hier, d’aujourd’hui et de demain n’auraient pas grand chose à reprocher à un Mobutu devenu dictateur par la seule grâce des Yankees et aurait tout fait à leur seule ombre. Croyez-moi lorsqu’on lit en détail notre histoire et sans conclure qu’il aurait pris le pouvoir sans les Américains, on voit un Mobutu qui très tôt dès notre indépendance et pendant presque tout son règne Mobutu a bien joué du sien, cela justifie au moins de son casting concluant.

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