Changement des mentalités: la grande embrouille!

Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo

L’homme africain adore les expressions toutes faites. Le changement des mentalités en est une. Hommes politiques et intellectuels la reprennent à leur compte aussitôt qu’ils sont confrontés au désenchantement démocratique. Pourtant, il existe un moyen très simple de vérifier si cette expression est vide ou pleine de substance. Il suffit d’expliquer comment amorcer concrètement le changement des mentalités dont on parle tant. En écrivant noir sur blanc que pour changer la mentalité de l’homme congolais, on devrait commencer par « revisiter les programmes scolaires en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté », Jo Bongos s’est conduit, nous l’avons démontré, comme un mécanicien devant une voiture qu’il dit être en panne. Mais quand on lui demande de designer la panne, il en est bien incapable. Car la voiture ne présente aucune panne.

Alors que Jo Bongos voit dans le système éducatif congolais déjà au niveau primaire, la source des stratégies possibles de changement des mentalités, Elili lui, trouve cette source dans l’homme congolais qui a déjà achevé son cursus scolaire et académique: « Nous cherchons le changement des mentalités en commençant par nous qui avons fait l’université ». Plus loin, il se montre plus explicite: « Le changement des mentalités doit commencer avec nous. Si nous sommes intolérants en ce qui concerne les idées sur un bout de papier blanc, comment pouvons-nous nous imaginer tolérer certaines réalités pratiques, points de vue pratique, une fois que nous avons les fonctions. Le travail de changement des mentalités commence par Elili. Et il le fait pour lui-même ».

Quand dans un espace bien nommé « Opinion & débat » quelqu’un incrimine les programmes scolaires congolais en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté pour expliquer la désillusion quasi généralisée en termes de gouvernance dans notre pays, il n’y a pas mille et une manières d’en être sûr. Il faut d’abord identifier les défauts et lacunes de ces programmes qui justifieraient l’irresponsabilité de l’homme politique congolais. Ensuite, il faut écarter les défauts et combler les lacunes. A moins de démontrer qu’une autre procédure existe, mettre en lumière l’approche ci-dessus ne signifie nullement être intolérant. De même qu’Elili n’est pas intolérant en prenant le contre-pied de l’affirmation de Jo Bongos. Nous avions au contraire aidé tout partisan du changement des mentalités qui épouserait la vision de Jo Bongos à comprendre la tâche titanesque qui lui incombe pour étayer sa thèse. Car sans avoir abattu un tel travail, incriminer les programmes scolaires n’est rien d’autre qu’un soupçon voire même une accusation gratuite.

Il en est de même du travail de changement des mentalités qu’Elili dit faire sur lui et pour lui-même. Le changement des mentalités dont il est question dans ce forum concerne les pratiques politiques de nos gouvernants. Quel travail Elili fait-il concrètement sur lui pour qu’une fois arrivé au poste de Mende, Boshab, Minaku ou Kin Kiey, il se conduise de manière responsable? Poser la question, est-ce aussi se montrer intolérant? Par ailleurs, comment Elili serait-il certain d’avoir changé de mentalité aussi longtemps qu’il ne fait pas encore partie de notre classe politique? Lui poser cette question, est-ce toujours être intolérant à son égard ou chercher à mieux comprendre son raisonnement?

Elili se lance dans des affirmations très osées. Nous retiendrons la première: « Le jour où l’intérêt suprême de la nation sera un idéal à atteindre pour la plus grande majorité des Congolais, la disposition des choses, même celle qui est en place maintenant pourra fonctionner au profit du pays ». Si la solution à notre mauvaise gouvernance consiste en ce que la plus grande majorité des Congolais ait comme idéal l’intérêt suprême de la nation, pourquoi Elili n’explique-t-il pas concrètement comment en arriver là? Notons qu’Elili est un fervent lecteur de Congo Indépendant. La somme de toutes ses interventions rien que sur la nécessité du changement des mentalités, pourrait faire l’objet de tout un livre. Curieusement, il n’a jamais trouvé le temps de peaufiner la moindre stratégie concrète. Quand quelqu’un soutient que le changement des mentalités est la solution à notre problème, ne devrait-il pas se précipiter à nous édifier là-dessus avec au moins une stratégie concrète? Prenons le travail qu’Elili dit faire sur lui et pour lui-même afin d’être un nouveau type d’homme congolais, ce qui laisse entendre qu’avant qu’il n’entreprenne ce travail, il était un « médiocre » comme les « médiocres » qui nous gouvernent. Pourquoi n’explique-t-il pas clairement la nature de ce travail pour que d’autres puissent s’en inspirer si nécessaire? Est-ce tellement sorcier que les Congolais ne pourraient le comprendre?

En se lançant dans une entreprise dite de changement des mentalités pour qu’un jour l’intérêt suprême de la nation devienne un idéal à atteindre pour la plus grande majorité des Congolais afin de faire émerger la bonne gouvernance, Elili et bien d’autres compatriotes sont en fait en quête de l’impossible, c’est-à-dire une société contemporaine dans laquelle les citoyens seraient majoritairement consciencieux sur le plan de la morale publique et surtout politique. On connait l’émission « Afrique presse » sur TV5 Monde/Afrique au cours de laquelle Assane Diop reçoit chaque samedi, peu avant le JT, des journalistes spécialisés qui analysent, commentent et développent deux sujets d’actualité, choisis parmi les thèmes les plus forts de la semaine. Le samedi 14 avril dernier, les constitutions africaines et le sort de Moïse Katumbi étaient au menu. Sur le premier sujet, les invités d’Assane Diop ont unanimement reconnu que les constitutionnalistes africains sont des minables intellectuels qui s’évertuent à faire du copier-coller, au lieu d’appréhender les réalités du pouvoir africain afin d’asseoir des institutions fortes. Pour ces intervenants, l’Afrique attend toujours des constitutionnalistes responsables. Mais l’un d’eux a opportunément souligné qu’on ne devrait pas attendre les bonnes constitutions rien que de la part des constitutionalistes, mais de toutes les élites africaines. Notons que parmi les invités d’Assane Diop, figurait l’intellectuel béninois Gilles Olakounlé Yabi, fondateur du think tank Wathi, dont Nono nous avait recommandé un article. Notons également qu’au Congo-Kinshasa, un homme n’a pas attendu que la désillusion démocratique s’installe et se généralise à l’échelle continentale pour tenir ces deux discours. Il les a anticipés. D’abord en annonçant clairement, in tempore non suspecto, que compte tenu de la mauvaise voie suivie, la démocratie ne serait pas au rendez-vous. Ensuite, en comprenant que mettre en place une alternative à la démocratie des singes n’est pas un domaine réservé aux constitutionnalistes, mais une entreprise intellectuelle à la portée de tout citoyen doué de bon sens.

Quand on défend une thèse, on doit être en mesure de l’expliquer et de l’étayer. Nous aimerions bien que les partisans de la thèse du changement des mentalités se retrouvent un jour comme membres d’un jury face à un doctorant défendant une thèse sans être capable de l’expliquer ou de répondre à la moindre question. Des expressions vides de sens, cela existe et les Africains les adorent malheureusement. Le changement des mentalités comme solution à la mauvaise gouvernance en est une. Il est piquant de savoir comment on en est arrivé là. On met en place un système politique en croyant qu’il est bon et qu’il va fonctionner comme souhaité. On va aux élections dans la gaité et plein d’optimisme. On ne se dit pas un seul instant que la mentalité de l’homme congolais est mauvaise alors qu’elle est bien connue de tous puisque chaque Congolais la porte en lui-même. Après les élections, on se rend vite compte que le système démocratique mis en place a accouché d’une dictature. Puisqu’on a entendu quelque part l’expression « changement des mentalités », on la reprend à son compte pour expliquer la désillusion. Sans avoir étudié les programmes des manuels scolaires de civisme et d’éducation à la citoyenneté, quelqu’un se lève et les accuse d’être responsables des comportements inciviques des dirigeants congolais. Quand on porte des accusations contre quelqu’un ou quelque chose, on doit apporter des preuves. Soutenir cela ne signifie nullement qu’on est intolérant. Il en est de même quand quelqu’un d’autre se lève à son tour pour affirmer haut et fort qu’il y a un travail exigeant que chaque Congolais ayant terminé des études universitaires doit avant tout faire sur lui-même. Mais nulle part il n’explique la nature de ce travail. Est-ce responsable d’agir ainsi?

Ainsi va la thèse de changement des mentalités. Elle est passe partout. Alors que personne ne semble être capable d’expliquer comment y parvenir concrètement, on la considère tout de même comme la solution à notre problème. Et malheur à quiconque oserait en douter, car on émet contre lui une fatwa l’accusant d’intolérance. L’embrouille totale!

 

Par Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo
© Congoindépendant 2003-2018

46 réflexions au sujet de « Changement des mentalités: la grande embrouille! »

  1. Chers Compatriotes,
    Nous assistons ici à une tour de babel. Nous avons un discours des sourds et ce que notre bien aimé MBTT nous livre ici est le genre de débats que nous avons entre nous universitaires congolais à juger les points de vue des autres sans affirmer que l’on est aussi incapable de comprendre le point de vue d’autrui quitte à ce que l’on avance dans le travail pratique qui est le point culminant de toute théorie qui vise un changement dans la société. Notre MBTT affirme : « Le changement des mentalités dont il est question dans ce forum concerne les pratiques politiques de nos gouvernants ». Etonnante affirmation d’un grand producteur de théorie sur ce forum ! Si notre MBTT reprend attentivement ce qu’il venait de citer de ma part, il se rendra compte que le changement des mentalités dont je parle ne concerne pas uniquement les « gouvernants ». Elili qui n’est pas gouvernant se voit lui-même comme point de départ de cette entreprise. Mais une question que j’ai envie de poser à notre grand penseur sur ce sujet « quelles sont les garanties » qu’il nous présente que sa proposition de la bonne disposition des choses conduirait au changement dans le pays ? Je ne crois pas que le changement de mentalité soit vraiment une embrouille. Mais de mon point de vue, est que l’auteur de cet article s’improvise juge de la pensée des autres sans nécessairement la comprendre. En fait, il me semble qu’il s’embrouille en voulant comprendre la pensée des autres du point de vue pratique, quand la sienne ne convainc pas de ce même point de vue. Je suis étonné que notre MBTT affirme de façon forte certains points de vue pour soutenir ce qu’il avance. Il écrit : « quelqu’un incrimine les programmes scolaires congolais en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté pour expliquer la désillusion quasi généralisée en termes de gouvernance dans notre pays, il n’y a pas mille et une manières d’en être sûr ». Je ne sais pas pourquoi il écrit le terme : incriminer. Quand on parle de l’éducation, c’est pour en souligner les limites. Si MBTT est en Europe, il devrait se rendre compte que le pays où il vit n’a pas de programme scolaire non revu chaque deux ou trois ans. Cela dépend du pays. Si l’on revoit des programmes, c’est parce que toute oeuvre humaine est perfectible. Même les idées de MBTT sont perfectibles. S’il lit lui-même ses articles quelques jours après et qu’il n’y trouve rien à modifier, cela est un indicateur pour lui et pour ceux qui savent ce que cela veut dire. Quand MBTT affirme, je cite : « Quand quelqu’un soutient que le changement des mentalités est la solution à notre problème, ne devrait-il pas se précipiter à nous édifier là-dessus avec au moins une stratégie concrète? « . Le mot précipiter me met mal à l’aise venant d’un homme qui produit des volumes par année. Je souris quand il considère mes réactions à la volée sur des sujets intéressants comme des productions qui peuvent constituer un livre. Je ne sais pas quel livre peut être rédigé avec des notes qui sont des réactions sur un sujet. Ici, j’avoue que nous n’avons pas la même compréhension de certaines réalités, et c’est pourquoi je reste dans la conviction que MBTT ne peut pas comprendre ce qui est affirmé dans la proposition au sujet de changement des mentalités. Si MBTT croit que une stratégie pour un tel travail ne peut être une oeuvre d’une personne. C’est toujours un travail d’une équipe vu la complexité du domaine.
    Le fait que l’on n’ait pas donné une stratégie à notre MBTT, selon sa compréhension du mot stratégie, n’est pas une preuve que ce qui est dit ne vaut pas. Et ici, nous trouvons le réflexe de nos grands frères premiers professeurs d’université qui étaient toujours fermés vis-à-vis d’autres points de vue, surtout ceux venant des étudiants.
    MBTT nous fournit comme preuve de la pertinence de sa pensée, pertinence que nous n’avons pas mise en question, des citations et des affirmations d’autres penseurs. Ici, ce sont les journalistes de TV 5 qui deviennent des maîtres à pensée, et qui ne peuvent pas se tromper. J’ai comme l’impression que nous sommes devant les Saints Pères de la pensée et qui affirment des réalités incontestables. Il écrit : « Sur le premier sujet, les invités d’Assane Diop ont unanimement reconnu que les constitutionnalistes africains sont des minables intellectuels qui s’évertuent à faire du copier-coller, au lieu d’appréhender les réalités du pouvoir africain afin d’asseoir des institutions fortes. Pour ces intervenants, l’Afrique attend toujours des constitutionnalistes responsables ». Ce constat est bien une affirmation non prouvée. Je ne défends pas les constitutionnalistes africains. Mais affirmer que « appréhender les réalités du pouvoir africain » conduira à « asseoir des institutions fortes » est bien une affirmation théorique. Et cette affirmation n’est pas non plus une preuve. Cher MBTT, avez-vous demandé à ces journalistes quelle est la stratégie pratique qui pourrait conduire à cela ? MBTT ne comprend pas que la démarche pour le changement de mentalité n’est pas une contradiction à ce qu’il affirme, « la bonne disposition des choses ». C’est là qu’il est dans l’embrouille. Elili et ceux qui soutiennent la thèse du changement de mentalité ne l’oppose pas à celle de MBTT. Mais ce dernier s’institue en juge pour démontrer l’impertinence de ce propos par le simple fait qu’on ne lui a pas dit comment on devrait procéder pratiquement. Cela veut dire que « la mentalité congolaise, selon MBTT ne pose pas de problème ? ». Si MBTT affirme ceci, je respecterai son point de vue. Mais je ne le partagerai pas. Tout comme maintenant, je ne lui demande pas d’accepter mon point de vue. Il a raison de formuler ses critiques. Mais là où je trouve ses écrits surprenants, c’est quand il considère le point de vue des autres comme une contradiction à son point de vue. La contradiction aurait pu être, « la bonne disposition des choses » n’est pas une solution au problème du Congo. Or, ceci n’est pas affirmé par ceux qu’il appelle, à tord ou à raison, ses contradicteurs. Cher MBTT, il serait mieux que vous gagnez du temps en approfondissant davantage votre point de vue concernant la bonne disposition des choses pour le Congo. Laissez aussi à ceux qui n’ont pas le temps de rentrer dans votre voie, de faire ce qu’ils pensent être une autre voie pour apporter aussi leur pierre au problème du Congo. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Elili,
      Je comprends bien ce que vous avez écrit. Le changement de mentalité commence au niveau de chaque universitaire à l’instar d’Elili qui fait déjà ce travail. Vous venez de rédiger plus d’une page. Nulle part vous n’expliquez ce que vous faites concrètement pour changer votre mentalité. C’est cela l’embrouille. Vous affirmez une chose que vous ne parvenez pas à expliquer. Pourquoi l’explication de quelque chose que vous faites vous-même serait-elle si difficile à donner ?

  2. Cher compatriote MAYOYO,

    Vous dénoncez, et ce à juste titre, la manie des intellectuels africains de ne faire que du copier-coller, mais ironiquement, la thèse que vous ne cessez, avec brio, de défendre sur ce site est un copier-coller du constitutionnalisme européen issu des Lumières (la Constitution comme rempart à l’abus de pouvoir/à l’arbitraire).

    Votre copier-coller est-il meilleur que celui des autres ?

    Si la thèse du « changement de mentalité », dans la version balancée par les « intellos » congolais manque souvent -pour ne pas dire toujours- de substance et sert de vaisseau pour dire tout et n’importe quoi, et en cela vous avez raison de la critiquer, elle a néanmoins le mérite de refuser l’idée selon laquelle le problème du Congo serait d’abord d’ordre constitutionnel ou institutionnel.

    1. Cher Paysan Congolais,

      Contrairement à ce que vous affirmez, la constitution n’est pas « un rempart à l’abus du pouvoir ». Partout au monde, les hommes politiques abusent du pouvoir. Mais il y a de bonnes et de mauvaises constitutions. Une bonne constitution n’empêche pas l’abus du pouvoir. Elle minimise le fait que l’abus du pouvoir soit commis en toute impunité. Le contraire est vrai dans le cas d’une mauvaise constitution comme celle de notre pays. Pour le reste, je suis pleinement d’accord avec vous et c’est vraiment bien dit : « La thèse du changement de mentalité dans la version balancée par les intellos congolais manque souvent – pour ne pas dire toujours – de substance et sert de vaisseau pour dire tout et n’importe quoi ». Mais vous pouvez aider nos cousins à donner de la substance à leur thèse.

      1. Monsieur Mayoyo,

        Je vous rappelle cette partie de la réflexion du Paysan Congolais:
         » Vous dénoncez, et ce à juste titre, la manie des intellectuels africains de ne faire que du copier-coller, mais ironiquement, la thèse que vous ne cessez, avec brio, de défendre sur ce site est un copier-coller du constitutionnalisme européen issu des Lumières (la Constitution comme rempart à l’abus de pouvoir/à l’arbitraire).

         »Votre copier-coller est-il meilleur que celui des autres ? »

        Alors, qu’en dites-vous, Monsieur Mayoyo ?

      2. Pour paraphraser Jo Bongos, l’embrouille se trouve être MBTT.
        Selon lui, il existe des bonnes et des mauvaises constitutions. Intéressant! Quels sont les critères à utiliser pour donner telle ou telle qualification à une constitution ? Qui a établi ces critères ? Quel(le) est la personne/l’organe ayant le role de décerner une telle qualification ?
        Je suppose donc qu’une et une seule personne dans tout l’univers et à travers tous les temps en aurait la capacité … Ne cherchez pas loin car il s’agirait de MBTT en personne! Quel embrouilleur !

      3. Cher MAYOYO,

        Vous semblez vouloir jouer sur les mots. La théorie constitutionnaliste à laquelle je me réfère pour analyser vos écrits n’a pas une dimension descriptive; elle a plutôt une dimension normative : elle dit qu’une Constitution a pour fonction de limiter l’arbitraire. Ce que vous appelez une « bonne » Constitution, c’est ce que les partisans de ce que courant appelaient une Constitution tout court.

        Mais revenons au copier-coller : la thèse que vous défendez ici n’est que la simple reprise des thèses des partisans du constitutionnalisme européen. C’est également du copier-coller. Quand vous insistez sur la séparation des pouvoirs, c’est aussi du copier-coller.

  3. Félicitation cher « ami » Mayoyo Bitumba pour cette énième démonstration d’arguments contre la thèse de changement de mentalité.En lisant le titre de l’article je pensais en fin lire l’article de notre « ami » Nawej malheureusement j’ai vu apparaître la photo de Mayoyo.J’attend toujours la publication de mr Nawej pour en fin lire un article proposant comment atteindre le changement de mentalité. Merci à tous les amis que j’ai cités ici.

    1. Cher Roger Murhuza,

      « Comment atteindre le changement de mentalité ? ». Nous n’attendons que cela. Mais au lieu de satisfaire notre curiosité, les partisans de cette thèse préfèrent discourir dans tous les sens sauf sur cette question. Une embrouille totale !

  4. La révolution française a instauré la république après avoir tué les tenants de l’ancien régime. Mao a tué les tenants de l’ancien régime pour installer la Chine contemporaine. Pour installer le nouveau Vietnam après la déroute du Sud-Vietnam, les tenants du régime de Saigon sont tués. Tout récemment, le printemps arabe a éliminé les dictateurs libyen et égyptien sans hésitation. Le dictateur tunisien chassé avec sa clique, cela a permis d’installer une nouvelle Tunisie. Voilà le changement de mentalité.
    Arrêtons de rêver. Kabila ne quittera le pouvoir que par la violence car tout ce que nous vivons autour des élections c’est de la distraction pour pérenniser le glissement. Question simple pour Kabila. A-t-il apporté aux Congolais le bien-être promis par ses cinq chantiers ? NON, il n’a apporté que la misère alors que lui et sa clique se sont enrichis ! Il n’y a donc plus rien à attendre de Kabila.
    Il faut instaurer le Congo nouveau sans la moindre trace de Kabila et sa clique. Il faut tuer Kabila et toute sa clique, sinon ILS VONT BLOQUER l’installation du Congo nouveau. Il faut tuer Lamerde Mende le menteur sans honte, Atundu Liongo le manipulateur sans vergogne, Nehemie le chef de gouvernement, Kinkey et son Kabila désir, Boshab et sa révision de la constitution, Kengo, Minaku, Mova, Shadary, Okitundu, Nangaa, Kalev Mutond et tous les arrogants lèche-culs kabilistes qui ont amené la misère au Congo. Il faut tous les éliminer pour entrer dans un Congo nouveau

    1. Cher lwilu,
      Il faut tuer les Kabila et compagnie pour un Congo nouveau ? Peut-être que vous avez raison. Mais n’oubliez pas ceci car vous l’avez écrit vous-même : « Tout récemment, le printemps arabe a éliminé les dictateurs libyen et égyptien sans hésitation ». Mais où en sont ces deux pays aujourd’hui ?

      1. Mr Mayoyo, votre réponse est incomplète.
        La république française est une grande puissance, nous le savons tous. La Chine est une grande puissance, et n’oublions pas que ce pays est le premier détenteur de la dette américaine. Le Vietnam est un pays émergeant et les USA (qui soutenaient le Sud-Vietnam) ont énormément investi dans ce pays considéré dans les années 1970-90 comme pays communiste. L’Egypte du maréchal Al Sissi a investi dans l’élargissement du canal de Suez et cela a bousté l’économie égyptienne. La Tunisie nouvelle est devenue un pays émergeant où la société civile a reçu le prix Nobel en 2015. La Lybie est entrain de se chercher les bons dirigeants et parions que dans quatre son économie sera relancée !
        Avec tout cela, quelle comparaison avec le Congo « démocratique » dirigé par des médiocres que vous souhaitez maintenir en place ?

  5. Chers Compatriotes,
    J’apprécie bien ce que notre ami et compatriote Iwilu écrit sur la révolution chinoise de Mao. Je vois bien qu’il est bien ivre du sang versé sans voir dans quelles conditions et pourquoi. J’avais pour ma part appris que la révolution de Mao a commencé par une révolution culturelle. Lorsque Mao a lancé cette révolution, celle-ci devrait s’occuper de ceux qui ne pouvaient pas rentrer dans cette voie pour avoir trahi déjà le peuple et parce qu’il était aussi difficile de leur laver le cerveau. Tuer Kabila n’introduira pas dans la mentalité du Congolais l’amour de la Patrie, et le refus du tribalisme. Car, ceci est une des raisons fondamentales de ce qui se passe au Congo. Notre MBTT peut nous dire comment la bonne disposition pourrait faire que les Congolais aiment leur pays et qu’ils ne soient pas prêts à trahir le « Bien Suprême de la nation ». Réduire la crise du pays au mauvais fonctionnement des institutions sans se poser la question des acteurs concerné n’est qu’une partie de la démarche. La bonne disposition des « choses » ne peut être que conséquence de la détermination d’un peuple à vouloir se dresser contre les traîtres pour le redressement du pays. Comme les réformes ne sont pas possible avec le pouvoir en place, une révolution est nécessaire elle ne peut commencer que par les mentalités. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @elili.
      Quand Kat Nawez nous dit que les missionnaires catholiques et protestants, donc les occidentaux ,ont détruit l’âme congolaise(africaine),je ne le crois pas. Les Asiatiques qui se sont convertis au christianisme sont à la fois indous, bouddhistes et chrétiens. Ils sont de religion chrétienne; mais indous et bouddhistes de culture, de mentalité. En Afrique c’est pareil. Après 500 ans de contact avec les occidentaux, nous sommes restés africains de culture.
      La mentalité change selon les époques et les lieux. L’évolution de la nôtre est très peu perceptible. Depuis 6 siècles,nous restons attachés à des croyances aussi idiotes que paralysantes comme la sorcellerie, le tshibau, la présence des esprits dans certains endroits comme le cimetière…Malgré l’émancipation de la femme, les Africaines pratiquent encore la polygamie. Une africaine peut être diplomée, elle ne gêne pas d’être dans mariage de polygamie. Au pays de l’intellectuel de haut niveau Gilles-Olakounlé Yabi,le Benin, et dans toute la sous-région, le travail et l’esclavage des enfants, le mariage précoces et la mutilation des gamines sont monnaie courante. Ces pratiques qui sont considérées dans le monde moderne comme des crimes, ne choque personne en Afrique. Les Maures de la Mauritanie font de leurs compatriotes négro-africains des esclaves. Les Africains ne s’en sont nullement indignés. Mentalité africaine!
      La solution radicale des révolutions française et chinoise, est un exemple qu’on peut appliquer au Congo pour changer la mentalité. Mais elle n’est pas la seule. Si nous avons des bons dirigeants ,patriotes totalement dévoués à la cause nationale, on peut changer la mentalité. L’école est un moyen parmi tant d’autres. On peut utiliser les médias, les réseaux sociaux, les églises, les artistes musiciens et comédiens, les partis politiques…Le message sera celui-ci: « si le Congo notre pays est plus bas que le bas, c’est à cause de la mauvaise gouvernance ». Tous ceux qui ont des responsabilités dans la gestion de res publica ,à des degrés divers, qui se rendent coupables des antivaleurs ont leur place en prison. La corruption, petite ou grande, les détournements, l’incivisme fiscal, l’abus des biens sociaux, l’enrichissement sans cause,le népotisme, le tribalisme, le régionalisme doivent être considérés comme des délits.
      Au Brésil, la Présidente Dilma Rousseff a été destituée pour raison de corruption. Son prédécesseur et mentor, Lula, icône mondiale, est en prison pour la même raison. En Corée du Sud, la Présidente de la République est condamnée à 24 ans de prison pour la corruption. A l’Ile Maurice, la Présidente était contrainte de démissionner pour corruption. Ces trois pays font partie des pays émergeants.
      Qu’est- ce qui distingue les Brésiliens, les Sud-coréens et les Mauriciens et Congolais? C’est la mentalité. Au Congo, le Président fait du trésor public, les richesses du sol et du sous-sol ses bien privés et de sa famille. C’est normal. Un pont s’effondre, une route, un port, un tronçon de chemin de fait disparaissent, une école et hôpital se dégradent. Les agglomérations croupissent sous les immondices. Personne ne s’en offusque outre mesure. Ni les populations, ni la classe dirigeante. Nos cases sont construites toujours de la même manière. Cela est dû à quoi? A notre mentalité.*
      « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas suffisamment entré dans l’Histoire ». Nicolas Sarkozy.

    2. Cher Elili,
      En vous demandant ce qui suit, vous prouvez que vous ne comprenez pas du tout mes écrits : « Notre MBTT peut nous dire comment la bonne disposition pourrait faire que les Congolais aiment leur pays et qu’ils ne soient pas prêts à trahir le Bien Suprême de la nation ». Le but de la bonne disposition des choses n’est nullement d’emmener les Congolais à aimer leur pays et à ne pas trahir l’intérêt général. D’ailleurs, une telle nation n’existe nulle part au monde. Le but de la bonne disposition des choses est de mettre hors d’état de nuire les responsables politiques qui enfreignent les lois. Dans notre pays, le président de la république et ses clients du moment enfreignent les lois en toute impunité. Le problème que veut résoudre la bonne disposition des choses ne réside pas dans les abus du pouvoir mais dans le fait que ces abus aient lieu en toute impunité.

      1. Cher MBTT,
        J’avoue que votre réponse est claire mais peu satisfaisante. Souffrez que je vous dise que celui qui devrait être l’acteur de l’application de la bonne disposition pour mettre les autorités sur la bonne voie est aussi profiteur de cette situation de fait. C’est là que je soutiens que le problème est plus général que le seul problème des dirigeants. Le problème concerne tous les Congolais. L’impunité des dirigeants qui ne suivent pas la loi n’est pas la seule cause du chaos que connaît le pays. Le non respect de la loi est générale, seulement quand c’est un petit qui se fait prendre subira le châtiment de l’agent de l’autorité de l’Etat en face de lui, et ce dernier peut aussi avoir le loisir de le laisser et de régler le non respect à son niveau. Une vidéo a circulé en ligne montrant un jeune homme attrapé d’un minibus pour avoir volé de l’argent. Il a été amené aux agents de police qui ont fait semblant de l’arrêter et lorsque la foule s’est retirée, ils ont distribué le butin que le jeune homme avait sur lui est ce dernier a eu une petite prime de risque et il a été relaxé. La loi n’est pas respectée uniquement par les dirigeants, elle est aussi moins respectée et même inconnue d’une grande frange de la population. Les abus sont bien remarquables à tous les niveaux. C’est ainsi que le changement de mentalité reste pour moi le plus important. Encore une fois, je ne nie pas la pertinence de la bonne disposition. Lorsque les mentalités changent, les citoyens, par le biais de leurs mandataires auront le réflexe de remettre en question ce qui ne marche pas, et de chercher des solutions appropriées. Que Dieu nous vienne en aide.

  6. Cher Mayoyo,

    Vous avez sorti une phrase de mes commentaires sur le changement de mentalité et vous en avez fait un diagnostic suivi d’une orientation thérapeutique, de mon point de vue totalement incomplète.

    Veuillez retrouver ici-bas quelques idées directrices qui ont fondé mes commentaires suite à vos différents papiers sur le sujet :

    La République s’est inventée dans et par l’école et c’est à l’école aujourd’hui et demain que doit se tisser l’étoffe de notre bien commun.

    Un changement de paradigme peut être compris comme un changement de mentalité. Même en ingénierie politique.

    Par changer les mentalités, on peut entendre finalement changer les actes, changer la façon dont on conçoit les choses et qu’on fait des choix – aussi bien leur nature que les motifs qui les guident -. Ceci peut passer par deux principaux effets. On peut conditionner les gens à agir de manière responsable, citoyenne, dans un sens qui permette effectivement de consolider le »vivre-ensemble » dans le respect des lois. On peut leur donner les clés pour effectuer une réelle prise de conscience sur le comportement « précaire » et parfois irrationnel de l’homme. Cette tendance humaine à satisfaire, d’abord, les besoins personnels avant de considérer la collectivité.

    Pourquoi l’argent gouverne-t-il ainsi nos actes ? Est-il impossible qu’aucune valeur comme la conscience du »bien commun », la volonté d’assurer un patrimoine décent à nos enfants, le respect des lois et de la séparation de pouvoirs, ne triomphe un jour de l’éternelle loi du profit direct et personnel et de la totale soumission au président-dieu ? Peut-être est-il temps de se rendre compte que ce n’est pas toujours l’offre qui doit changer, mais surtout la demande. C’est là qu’il faut agir.

    On peut changer les gens. Il faut interroger la nature actuelle de l’éducation, de l’information. Comment ces données-clés peuvent-elles évoluer pour accompagner ce changement des mentalités ? Cela commence par revisiter les programmes scolaires en matière du civisme et de l’éducation à la citoyenneté. Des politiques d’aide aux familles y contribueront également. Les parents, l’éducation nationale, les associations culturelles et les clubs sportifs, les dirigeants des infrastructures ont tous à se remettre en question à ces différents niveaux. Chacun à son échelle peut agir de manière différente, mais dans un même but.

    La stratégie consiste à jouer sur la diversité des situations pour offrir une diversité de réponses, le tout pour arriver à façonner l’intégrité de chaque individu, de chaque citoyen à l’échelle nationale.

    Oui, on peut changer de mentalité. Cela passe nécessairement par des programmes d’éducation familiale, nationale, d’enseignement de la citoyenneté; des projets de développement communautaires, participatifs, etc…Cela prend du temps mais on ne peut pas affirmer que cela est impossible.

    Dans »Révolution. C’est notre combat pour la France », Emmanuel Macron, invite -sur 270 pages- les français à »changer de mentalité » pour s’intégrer dans »un monde nouveau qui vit une « grande transformation » comme il n’en a pas connu depuis l’invention de l’imprimerie et la Renaissance ». Il suggère que ce changement de mentalité doit s’opérer sinon que par une prise de conscience individuelle, collective sur les grands enjeux qui concernent la France.

    Voilà et très sincèrement, je crois que la  »grande embrouille » se situe dans votre esprit, dans votre obstination étonnante à penser que vous êtes le seul à posséder la clé qui ouvre la porte de la bonne gouvernance au Congo.

    Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, l’embrouille, c’est vous.

    1. Mpangi Jo Bongos,
      Arrêtez de vous mentir à vous-même. Vous avez bien écrit que pour changer la mentalité des Congolais, on doit commencer par interroger les programmes scolaires de civisme et d’éducation à la citoyenneté. Ne m’accusez donc pas d’avoir sorti une phrase de son contexte. C’est même une honte de dire cela quand vos écrits sont toujours présents sur la place publique. Maintenant, vous quittez les programmes scolaires de civisme pour vous étendre sur tout le système éducatif. Encore et toujours des affirmations gratuites. Pouvez-vous démontrez la mauvaise éducation dont auraient bénéficié un Mende, Boshab, Minaku ou encore Kin Kiey ? Je vous ai toujours répété que vous vous rendrez compte de la fausseté de votre thèse aussitôt que vous tenterez d’expliquer concrètement comment changer la mentalité de l’homme congolais. Vous avez essayé. Ayez le courage d’assumer la fausseté de vos affirmations gratuites sur les programmes scolaires de civisme et d’éducation a la citoyenneté.

  7. Est- ce de la dissonance cognitive entretenue sciemment par notre frère Mayoyo? La gouvernance est conçue par les hommes pour être appliquée, adaptée ou reformée par les hommes quand elle cesse d’être optimale dans des contextes institutionnels précis. Par ailleurs la gouvernance a un contenu épistémologique. Ce contenu peut-être anglo-saxon , franco-allemand ,russe, africain, asiatique ……. Ce contenu essentiellement culturel constitue la dimension informelle de toute gouvernance formelle(système politique). Nous ne comprenons pas comme Monsieur Mayoyo n’arrive pas à associer la bonne ou mauvaise disposition des hommes à la bonne ou mauvaise disposition des choses du siècle de la lumière en France.

  8. Chers Compatriotes,
    Je soutiens parfaitement ce que notre compatriote Armand écrit. Certaines considérations formulées par MBTT ne peuvent que surprendre. Ce dernier sait tellement des choses qu’il ne serait pas décent de lui dire des réalités qu’il est sensé savoir. Ne pas donner immédiatement une démarche à suivre pour atteindre un but fixé n’est pas une preuve que le but visé ne vaut pas la peine. Il écrit quelque part, parlant de Nawej. Je cite de mémoire : « au lieu de donner la stratégie, il donne les sources… et tout est faux ». Rien que cette affirmation n’est pas une preuve. Je ne sais pas qui a compris la fausseté des sources dont parle MBTT, mais sa conclusion « tout est faux » n’est pas une preuve non plus. D’où la question d’Armand que je partage : « Est- ce de la dissonance cognitive entretenue sciemment par notre frère Mayoyo? » Et pourtant, MBTT a une formation intellectuelle, académique, universitaire de très haut niveau pour bien comprendre que la position de ceux qui soutiennent la thèse du changement de mentalité n’est pas une contradiction à ce qu’il affirme. C’est pourquoi je lui ai suggéré, avec crainte que ceci soit considéré comme une injure, d’approfondir sa voie qui consisterait à mettre au Congo une bonne disposition des choses en montrant sa stratégie et sa garantie que cela devra marcher comme il le pense. Que Dieu nous vienne en aide.

    1. Cher Armand,
      La bonne disposition des choses est ce qui minimise l’impunité dont jouissent ceux qui enfreignent les lois. C’est pour cette raison que l’homme congolais, avec la mentalité qu’on lui connait, ne s’illustre nullement dans les violations si courantes des règles du jeu politique quand il lui arrive de faire de la politique ailleurs que chez lui. Si vous soutenez qu’il faut absolument changer la mentalité de l’homme congolais, expliquez comment vous allez procéder concrètement. Le reste de votre discours est inutile dans le cadre de ce débat. Et je suis certain que vous allez vite vous rendre compte de la fausseté de votre explication. Comme Jo Bongos qui s’imagine que les programmes scolaires de civisme et de l’éducation à la citoyenneté sont responsables de la mauvaise mentalité de l’homme congolais. Comme Elili qui dit faire un travail de changement de mentalité sur lui-même sans être en mesure d’expliquer concrètement ce travail.

    2. Cher Elili,
      Encore une preuve de votre part que vous ne comprenez pas mes écrits. Vous écrivez : « MBTT a une formation intellectuelle, académique, universitaire de très haut niveau pour bien comprendre que la position de ceux qui soutiennent la thèse du changement de mentalité n’est pas une contradiction à ce qu’il affirme ». De quoi parlons-nous ? De la mentalité de l’homme congolais qui ferait que la bonne gouvernance ne soit pas au rendez-vous dans notre pays. Il faut que cela change. Nous sommes tous d’accord à ce sujet. Mais comment procéder pour que cela change. C’est à ce niveau que réside le désaccord. Vous, vous croyez qu’il nous faut des hommes qui aiment leur pays et qui mettent en avant l’intérêt général. Pour ce faire, vous prônez le changement des mentalités comme voie à suivre sans être capables d’expliquer concrètement cette voie. Je ne partage pas cet avis. Pour moi, il faut revoir la disposition des choses pour que le président de la république ne se retrouve automatiquement au-dessus de la loi et viole celle-ci en toute impunité tout en distribuant des parcelles de son impunité ou intouchabilité à qui il veut. Et pour ce faire, il faut éliminer autant que faire se peut le phénomène clientélisme qui permet au président de la république d’avoir des clients au sein des corps constitués de l’Etat. Il n’y a rien de complémentaire entre ces deux pistes de solution. Vous êtes en quête d’une nation des saints alors que moi je travaille à partir d’une nation d’êtres humains comme il en existe partout au monde, mais des êtres qu’il faut mettre hors d’état de nuire.

  9. Changement des mentalités : la grande embrouille ! C’est un non-sens, comment le fait de vouloir un changement d’un être humain peut-être une embrouille ? Pour les puristes de l’Évangile du Salut éternel la vulgarisation de la Bonne Nouvelle du Christ Noir qui sanctifie tout l’être (âme, esprit et corps) serait-elle aussi une embrouille ? Toute la rhétorique biblique ne tend que vers le changement de cap d’un être humain sur cette Terre des hommes… Faudrait-il affirmer aussi que la venue de Celui qui est le Saint du (Véritable Dieu Tout-Puissant 3 fois Saint) Son Fils engendré en la personne du Vrai Christ Noir qui est la lai Vie, le Chemin et la Vérité est une embrouille ?

    C’est une vision contradictoire car même les catholiques Kongolais aspirent à un changement de mentalité manifeste du Kongolais lambda afin qu’il y ait une transition politique au Kongo dans sa configuration actuelle…

    Ressaissez-vous Mpangi MBTT, tout part en vrille à force de vouloir une chose et son contraire. Les Kongolais cherchent les voies et moyens pour sortir le pays de l’embrouille qui est clairement l’Occupation étrangère Tutsi Power qui continue de se pérenniser, de se cramponner, de se consolider année après année à cause de nos frères et sœurs vrais Kongolais qui ont une sale mentalité de ghetto issue d’une période noire de la IIe République de vouloir être des riches parvenus dans un milieu politique pourri en se tournant simplement les pouces sans rien faire, en profitant des positions familiales aisées afin d’être des nantis… Nous (Peuple Kongo Souverain Primaire) issus des cités et familles modestes savons de quoi nous parlons…

    Pensez-vous suncerement Mpangi MBTT que les Nzanga Mobutu, She Okitundu, André Kimbuta, Alain Atundu, Bruno Tshibala, Joseph Olenghankoy, Félix Antoine Tshilombo, Martin Fayulu, Antoine Gizenga, Sammy Badibanga, Ève Bazaiba, Evariste Boshab, Aubin Minaku, Adolphe Muzito, Didier Etumba et consorts de la classe politique Kongolaise médiocre corrompue sans un changement radical de mentalité appliqueront automatiquement la bonne disposition des choses chère à Montesquieu sous un régime d’imposture, d’occupation étrangère ?

    Ne serait-il pas opportun qu’ils soient changés en un clin d’œil c’est-à-dire que nous (Peuple Kongo Souverain Primaire) mis à part qui luttons honnêtement pour l’avènement d’un réel nouvel État de Droit devons les discipliner à tout prix en prêchant par un exemple frappant par notre état d’esprit inébranlable face aux anti-valeurs, par notre intransigeance vis à vis de leurs nombreuses trahisons, par notre attitude de cœur irréprochable contre leurs mauvais agissements et mauvaises habitudes d’opportunisme nauséabond qui ont la peau dure en RDC afin que cesse cette humiliante occupation des Bantous et Pygmées Kongolais par les Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais; ensuite nous pourrons appliquer toutes sortes d’idéologie démocratique et modèles de gestion de cité qui peuvent aider le pays pour le sortir du gouffre géant dans lequel il se trouve indéfiniment..

    Affirmer que tout s’arrangera par magie si votre concept démocratique de la bonne disposition des choses se mette en place au Kongo actuel est un peu culotté… Ceci est notre modeste contribution à cet éternel débat entre le changement de mentalité et la bonne ou mauvaise disposition des choses…

    La luta continua la Victoria e Certa. Vive le printemps Kongolais. Vive le Soulèvement Populaire imprévisible éboulement final qui ne peut arriver que quand plusieurs Kongolais changeront de mentalité, abandonneront le fanatisme aveugle qui est une forme d’esclavagisme mental, spirituel, intellectuel, moral, banniront l’hypocrisie tolérante indulgente et la religiosité imbecilisante; pour permettre enfin la mise en place de la bonne disposition des choses qui conduira à la bonne gouvernance du pays Kongo de nos aïeux. Ingeta

    1. Cher Combattant Résistant de l’ombre,
      Avez-vous remarqué que vous n’apportez rien de neuf à ce débat ? Si vous êtes convaincu qu’il faut à notre pays « un changement radical de mentalité », expliquez-nous comment vous comptez procéder concrètement pour y arriver. La solution vient de vous et l’explication doit venir également de vous. Au fait, pourquoi citez-vous seulement les Congolais qui sont au pouvoir ou qui font de la politique ? Devons-vous croire que votre mentalité à vous a changé ? Si oui, comment vous êtes-vous pris concrètement ? Si non, puisque vous connaissez la solution, qu’attendez-vous pour commencer à l’appliquer à vous-mêmes ?

      1. Cher Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,

        Pourquoi devrions-nous citer nous bourreaux Tutsi Nilotiques Rwando-Burundo-Ougandais qui ont infiltré nos institutions étatiques ? Le fait de ne pas le faire est le signe que notre mentalité est totalement différente de plusieurs de nos compatriotes qui vivotent, tournent comme des mouches autour de la mangeoire dressée par l’Occupant Tutsi Power puisque nous nous efforçons de ne viser juste nos Frères et Sœurs qui cautionnent l’Occupation Tutsi Power au Kongo…

        Pour savoir si notre mentalité a réellement changé, il suffit de nous mettre en épreuve dans l’une des bonnes et mauvaises dispositions des choses politico-administrative de la gestion de la chose publique que vous pronez pour tâter notre honnêteté, notre loyauté, notre conscience professionnelle, notre détermination, notre efficacité, notre nouvelle étoffe Kongolaise, notre état d’esprit différent, notre rapport face au pouvoir…

        Notre humble apport est spirituel insaisissable, inaccessible pour les païens et athées car le Véritable Dieu Tout-Puissant prend les choses folles pour confondre les hommes faillibles mortels qui se prétendent sages et intelligents par leur formation scolaire universitaire livresque…

        Fort malheureusement que ce changement de mentalité n’est conditionnée que par la Sanctification Divine sans laquelle aucun homme est qualifié pour hériter le Salut éternel qui découle du changement de cap d’une vie austère du péché volontaire à celle d’une conscience spirituelle accrue de la crainte permanente du Véritable Dieu Tout-Puissant dans la pratique toutes choses terrestres gestion politique y comprise…

        Les Mende, Tshilombo alias Kabila Kabange ne sont que des menteurs qui adulent Satan le Chérubin jadis oint le Maître du Mensonge…

        En notre humble connaissance outre l’éducation familiale, diffuse, scolaire universitaire, pour qu’un homme change radicalement de mentalité, apres élimination il ne reste plus que la naissance nouvelle en Christ Noir qui est la Vérité c’est-à-dire la vraie conversion non celle des églisettes de sommeil Binzambi Nzambi ou Maman Catho Vatican qui établit une relation sincère intime entre un homme et Son DIVIN Créateur Souverain Redoutable Nzambe Tata qui lui insuffle Son Véritable Saint-Esprit afin qu’il agisse avec droiture, équité et vérité… Peace

  10. A ce jour, je retiens 2 choses intéressantes des différents commentaires:

    1. Jo Bongos conclut son commentaire par : « Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, l’embrouille, c’est vous. » C’est effectivement le cas.
    2. Armand commence son intervention par : « Est- ce de la dissonance cognitive entretenue sciemment par notre frère Mayoyo? » Je dirai que ça en a tout l’air.

    Conclusion: Il serait judicieux de tout simplement l’ignorer car ses propos sont tout sauf édifiants.

  11. Correction(sorry) : Nous ne comprenons pas comment Monsieur Mayoyo n’arrive pas à associer la bonne ou mauvaise disposition des hommes à la bonne ou mauvaise disposition des choses du siècle de la lumière en France à ce jour.

      1. Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo,

        On avait bien compris vos projets, Mpangi Mayoyo, n’écouter que vous, la contradiction ne suscitant que votre agacement.

    1. Cher Nawej,

      Pour Jo Bongos, il faut commencer par revoir les programmes scolaires de civisme et d’éducation à la citoyenneté pour changer la mentalité de l’homme congolais. Donc, il faut partir de la mentalité que ces programmes inculquent aux écoliers congolais. Quels sont les défauts et les lacunes de ces programmes ? Mystère ! Pour Elili, il faut commencer par faire un travail au niveau de chaque congolais ayant fait des études universitaires. Quel est ce travail ? Mystère ! Vous êtes un partisan de la même thèse. Nous attendons votre explication concrète. Car on ne peut par redresser la gouvernance d’un pays avec mystères.

      1. Afin de commencer tôt dans son enfance à se réveiller de bonheur, courir quelques kilomètres pour se rendre à l’école avec des amis, on acquiert une seconde nature : un esprit sain dans un corps saint. ” la sainteté devient accessible aux hommes dans la mesure où ils « suivent » le Christ en croyant en lui et en agissant comme il a agi », Les Sites Bayard, Lexique Sainteté. C’est l’esprit du partage, de l’esprit de corps, du sacrifice de soi, de servir l’autre, bref d’aimer son semblable comme on s’aime soi-même. « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance ; la loi n’est pas contre ces choses », Galates 5 : 22. Si un collègue n’a pas apporté sa bouffe ce jour-là, pour une raison ou une autre, MBTT lui offre de partager avec lui une part de la sienne. Rappelez-vous ce beignet, ses cacahouètes que vous partagiez entre amis dans la cour de l’école ou sur la route vers celle-ci. Quand quelqu’un tombait tout le monde accourrait pour l’aider. Lorsqu’on ne parvenait pas à le faire on lançait un SOS. On s’oubliait soi-même, on privilégiait l’autre. C’est le moule initiatique par lequel est passé MBTT dans son Kwilu natal, MBTT 11 aout 2014, Réponse au Professeur Mbata, CIC. C’est ainsi que se construit une mentalité d’être au service des autres.

      2. De la figure joviale imberbe, à la peau luisante, sembe-sembe, que lui procurait la lotion citrodermine (voir Mpongo Love) à celle à la barbe sel poivre, on détecte incontestablement un changement. L’homme a muri : études faites et expérience professionnelle acquises. Au changement physiologique, nous associons l’évolution mentale de cet ancien élève de Jésuites formé au prestigieux collège de Kiniati. L’homme est devenu par le concours du temps et des circonstances un respectueux expert mbula matari international. Chez les prêtres, les fonctions sont tenues à tour de rôle. On n’est pas sensé s’attacher aux choses matérielles, mais à l’esprit. Tout ce qui réduit l’homme, il faut s’en méfier : le pouvoir, l’argent, les femmes, etc. On aspire à l’excellence dans tout ce que l’on entreprend. Chacun a sa place au soleil. La vie est un théâtre, chacun joue son rôle dans une scène donnée. Il cède sa place au suivant acteur. C’est l’ordre que nous impose la nature. On adhère à la rigueur dans sa conduite, au travail, au respect des autres et de soi-même, bref on s’engage au service de son semblable et par extension à l’être suprême que l’on ne voit, ne touche, n’entend ni n’approche.

    2. Vous avez raison Compatriote Nawej, des mots ‘savants’ pour parler de notre génie premier inventeur d’une « démocratie endogène africaine » ! :
      La « maïeutique », kiekiekie ; rien que ça, cette méthode ‘socratique’ de ‘dialogue’ pour arriver à faire ‘accoucher’ MBTT jusqu’à nous indigents de la ‘comprenette’ de ses hautes pensées…
      Je vous fais confiance, cher ami, pour trouver les bonnes questions à lui poser car le ‘bougre’ dispose d’un paquet de réponses déjà prêtes à l’emploi et vous rassure au-delà que l’humour (mieux l »ironie socratique’) est peut-être la bonne voie pour nous tous pour y arriver même si je crains que tous nous n’en ayons pas suffisamment !
      Kiekiekie, mine de rien vous m’avez fait bien rire avec votre « maïeutique » : Socrate n’est pas ma lecture de tous les jours (j’aurais dû) mais dont curieusement j’ai parcouru il y’a peu des extraits dans une vieille ‘Pléiade’ des Œuvres Complètes de Platon de ma bibliothèque, Kiekiekieeeeeeeee…

  12. Chers Kat Nawej et Bongos , je crains qu’en plus de la maïeutique socratique et de la réminiscence, ce soit la casuistique des psychoses.

  13. « Changement des mentalités ; Mayoyo Bitumba Tipo-Tipo, l’embrouille, c’est vous » !!!
    Kiekiekie, Jo Bongos, très drôle mais surtout combien exact et bon courage dans vos discussions car moi j’ai tendance à abandonner : à quoi bon s’éterniser à parler à un génie qui préfère s’écouter que d’entendre ce que ses interlocuteurs auraient à lui dire mais pas faute d’arguments de leur part, simplement notre grand inventeur MBTT se voit le seul apte à la haute cogitation au point qu’il a fait du « changement de mentalités » rien qu’un ‘slogan pour débiles’ (que nous sommes !) en attendant qu’on lui en fournisse le ‘catalogue de recettes’…
    Kiekiekie ; interdit de rire en attendant que notre prodige nous dévoile où et comment il a déjà commué d’heureuse façon la honnie « démocratie partisane et conflictuelle » des ‘Blancs’ en une paradisiaque « démocratie consensuelle » des ‘Noirs’, sans eux svp seulement en claquant magiquement les doigts son « texte » de démiurge à la main…
    Et vous, vous voilà réduits à votre pauvre rôle de ‘suiveurs’ c’est dire des crétins bons à obéir au doigt et à l’œil à notre nouveau texte et à son génial fondateur !
    A plus……………

    1. PS
      @MBTT
      « Changement de mentalités, l’embrouille c’est vous ! » comme pour vous signifier que vous vous battez en fait pour une question d’ego alimentée par une paternité d’imprimatur càd une vile querelle sémantique, la « démocratie consensuelle » en place de la « démocratie partisane et conflictuelle » vs « changement des mentalités » ou « ‘l’homme au centre de tout changement plutôt que la priorité des ‘textes’ » ; pour me permettre ainsi deux dernières questions qui éclairent mon affirmation, les mêmes que beaucoup nous vous posons ici encore et toujours !
      1° Si quelqu’un comme vous condamne les hommes politiques qui briguent des mandats électifs mais ne peuvent dans leurs programmes interpeller notre système politique qui en un demi-siècle s’est largement confondu en échec, serait-il inexact de dire de lui qu’il use d’une autre « mentalité » que celui du Congolais qui jusque-là n’a jamais exigé autant de nos leaders ?
      2° Lorsqu’on vous affirme que « c’est la ‘bonne disposition des hommes’ qui est à même de produire la ‘bonne disposition des choses’ », qu’avez-vous contre à part rétorquer que cela ne veut rien dire car c’est le fond du problème qui nous sépare, les hommes auteurs et acteurs de tout changement plutôt que les textes, que les modèles institutionnels que seuls ces hommes peuvent ou pas produire ?

  14. ERRATUM, merci de lire en début de mon PS (2ème ligne) : « …vous vous battez en fait NON PAS TANT POUR UNE RÉALITÉ DIFFÉRENTE DE VOS CONTRADICTEURS MAIS pour une question d’ego… »

    1. @ Nono,
      La question débattue dans ce forum est très simple. Comment changer la mentalité de l’homme congolais ? Comme nous le suggère Jo Bongos, c’est-à-dire en révisant les programmes scolaires de civisme et d’éducation à la citoyenneté alors qu’il n’a identifié aucun défaut et aucune lacune dans ces programmes ? Ou est-ce comme le préconise Elili, en demandant à chaque Congolais titulaire d’un diplôme d’université de faire un travail sur lui-même, lequel travail reste inexpliqué ? Si vous soutenez cette thèse, vous devriez nous aider à la comprendre. Quant à votre remarque sur la querelle sémantique qui m’opposerait à mes contradicteurs, je vais vous répondre dans un prochain article.

  15. Chers Compatriotes,
    J’ai comme l’impression que certains concepts utilisés par notre compatriote souffre d’une confusion sémantique. Une chose est certaine, cette embrouille dans laquelle notre MBTT nous plonge pourrait peut-être nous avancer si nous pouvions être sûr que nous avons tous la même compréhension des concepts qu’il utilise.
    Une chose est pourtant positive. Nous sommes d’abord sur l’objectif à atteindre. Mais il dit que nous avons un désaccord au sujet de la voie à suivre concrètement.
    Etonnant. Où est le désaccord ? Nous n’arrivons pas à lui dire comment nous allons procéder, c’est ce qu’il affirme. Cela veut dire que nous n’avons rien dit au sujet de la façon de procéder concrètement. Mais d’où viendrait le désaccord quand nous n’avons rien donné ? Il écrit : « Pour moi, il faut revoir la disposition des choses pour que le président de la république ne se retrouve automatiquement au-dessus de la loi et viole celle-ci en toute impunité tout en distribuant des parcelles de son impunité ou intouchabilité à qui il veut. Et pour ce faire, il faut éliminer autant que faire se peut le phénomène clientélisme qui permet au président de la république d’avoir des clients au sein des corps constitués de l’Etat. Il n’y a rien de complémentaire entre ces deux pistes de solution ». Où est la voie pratique qu’il suggère ? l’élimination du phénomène du clientélisme ? Et comment éliminer le Clientélisme ? MBTT ne se rend pas compte qu’il n’a pas quitté la théorie. Il est en plein théorie et ce qu’il dit n’a rien de pratique. C’est encore de la spéculation. Comment pourra-t-il éliminer le clientélisme ? Il écrit pour conclure sa merveilleuse réaction : « Vous êtes en quête d’une nation des saints alors que moi je travaille à partir d’une nation d’êtres humains comme il en existe partout au monde, mais des êtres qu’il faut mettre hors d’état de nuire ». Un tel préjugé dans la tête d’un universitaire qui, je pensais, discutait sur base des arguments avancés par ceux qu’il appelle, à tort, de mon point de vue, « contradicteurs », est ahurissant. Voilà un des problèmes que je perçois souvent chez nos compatriotes quand nous discutons ou essayons de discuter. Des préjugés. Aucun être humain ne pourra être parfait. Mais tout être humain est perfectible, c’est-à-dire, toujours en quête d’un mieux être par rapport à l’idéal. Nous n’avons écrit nulle part que le changement de mentalité produira une société des saints. Le sujet est intéressant. Je crois que constituer des commissions pour approfondir les voies et moyens pour aider notre pays serait plus profitable que le seul plaisir que nous éprouvons à écrire pour nous justifier les uns vis-à-vis d’autres et dans une tour de Babel. Que Dieu nous vienne en aide.

  16. Quand on monte de plus en plus vers le haut, on se détache de la pesanteur. Gravir au sommet de la pyramide de besoins établies par Maslow, vous amène à aspirer aux besoins supérieurs outre que les besoins physiologiques. Dans le spirituel, on se détache de l’acharnement aux choses charnelles. On dit de Mahamat Ghandi : « Il pèse quarante-cinq kilogrammes ne prenant que des citrons et du lait de chèvre, racontait Aldanov. – Qui plus est, il ne mange rien une fois par semaine et il n’y a pas longtemps il n’a pas mangé du tout pendant vingt-et-un jours pour réconcilier les hindous et les musulmans. Telle est sa règle : un jeûne sérieux avant une mission sérieuse. Ayant entendu de 14 clauses du président Wilson, Mahatma demande aux journalistes américains combien de jours le président américain observe le jeûne avant d’élaborer chacune d’entre elles … » sputniknews.com, 2010. Le fils du menuisier, Jésus Christ, n’était pas propriétaire d’une case à lui, « Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête ». Quiconque s’attache à ses choses a du chemin à faire dans la croissance, le changement de mentalité.
    On vit à la recherche de l’excellence, le perfectionnement de soi. L’apprenti a pour une mission intellectuelle fondamentale, faire mieux que son mentor. Antisthène, Eschine de Sphettos, Platon, Xénophon, Euclide de Mégare, Aristippe de Cyrène et Phédon d’Élis ont chercher à faire comme Socrate sinon mieux que lui. […] Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Elisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit ! Elie dit : Tu demandes une chose difficile. Mais si tu me vois pendant que je serai enlevé d’avec toi, cela t’arrivera ainsi ; […] II Rois 2: 9-10. Le changement de mentalité ou l’amélioration de soi est la voie vers la plénitude. Le service rendu à son semble nous procure l’opportunité de témoigner le niveau d’Excellence, la pureté intérieure.

  17. Chers compatriotes,
    Les réactions de notre compatriote « père de la théorie de la bonne disposition des choses » me laissent encore dans l’étonnement le plus complet. Permettez-moi de me dire si je me trompe. Car, je suis un homme et l’erreur est humaine. J’ai l’impression que tout ce que notre compatriote ne comprend pas est faux ou n’existe pas, cela de son point de vue. Or s’il pense qu’il peut tout comprendre alors, c’est lui qui est à la base de toutes les connaissances qui ont transformé le monde, et il faut aussi avouer qu’il les comprend parfaitement. On peut aussi penser que tout ce qu’il ne comprend pas est faux, comme il a qualifié les affirmations d’un autre compatriote. Alors le monde serait plein de fausses réalités parce que je ne crois pas qu’il comprend tout. Enfin, notre compatriote n’a pas encore apporté des preuves de ce qu’il avance, il passe son temps à juger ce que les autres avancent qui n’est même pas le contraire de ce qu’il dit. On affirme que l’enseignement pose problème, il ne comprend pas ou il demande comment. Eh bien, il me semble que notre compatriote est sous d’autres cieux. L’enseignement qui n’arrive plus à transmettre les connaissances et les compétences à la plus grande majorité de ses diplômés, n’est pas un problème. Et il dit demande ce qui est faux dans le programme. Mais sa question est orientée vers le technique, alors que les acteurs : enseignants et gestionnaires des institutions d’éducation sont aussi responsable de ce résultat médiocre qui fait que nos institutions scolaires et académiques n’arrivent plus à former les étudiants de façon à ce que l’on ait des diplômés ayant des connaissances et des compétences sensées être transmises. Comment vous allez procéder pratiquement demande notre MBTT ? Puisque tout ce qui a été dit ne le satisfait pas, il conclut qu’il sagit d’un faux problème. Cher ami, j’ai l’impression que nous tous qui réagissons nous ne sommes pas capables de dire quelque chose que notre ami puisse comprendre. Nous devons conclure qu’il est tellement intelligent et haut que nos pauvres écrits n’arrivent pas à le convaincre. Mais qui peut juger et comprendre quelque chose qui n’est pas dans sa ligne de réflexion ? Prétendre ceci serait une erreur de jugement. MBTT n’affirmera jamais comprendre ce que les autres « contradicteurs ». Une telle affirmation le remettrait en cause par rapport à son intuition dont il n’a pas encore lui-même prouvé la faisabilité pratique, ni la garantie que cela marchera malgré tout. Quel savant le Congo a ! Que Dieu nous vienne en aide.

    1. @elili.
      L’homme est tellement enfermé dans ses certitudes, dans ses dogmes. Comme tout homme charismatique dans son domaine, (l’écriture est le sien), il écrase les autres; qui n’ont même pas une bribe de lumière selon lui. Lumumba, Kasa-Vubu, Mobutu, LD Kabila, Etienne Tshisekedi n’ont été que des cons, des idiots. Les constitutionalistes africains(congolais)? Des minables copieurs des occidentaux.

  18. erratum
    – Et il dit demande, lisez, Et il demande…
    – …enseignants et gestionnaires des institutions d’éducation sont aussi responsable de ce résultat médiocre: … sont aussi responsables
    – MBTT n’affirmera jamais comprendre ce que les autres « contradicteurs »: MBTT n’affirmera jamais comprendre les autres « contradicteurs ».

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