Chemin à choisir: la RDC devant la direction d’échec ou de réussite

Tongele N. Tongele
Tongele N. Tongele

Au volant de la République Démocratique du Congo (RDC) se trouve le nouveau président de la RDC. Le chemin devant la RDC se départage en deux directions: une direction conduit à l’échec, et l’autre direction conduit à la réussite. Point n’est besoin de dire que le véhicule, la RDC, est en marche; celui qui est au volant peut ralentir le véhicule, mais ne peut pas s’arrêter éternellement sans prendre l’une des deux directions au risque de causer d’embouteillage terrible avec toutes les conséquences de colère qui peut se tourner en révolte, ou alors au risque de tomber victime de collision accidentelle mortelle par derrière. Celui qui est au volant est dans l’obligation de prendre l’une ou l’autre direction.

Voici certains choix, décisions et actions par celui qui est au volant qui vont conduire la RDC dans la direction de l’échec:

  • Tarder à former un nouveau gouvernement, le temps passe et l’impatience populaire s’accentue;
  • Laisser les anciens dignitaires du régime prédateur continuer à contrôler les institutions nationales et les affaires de l’Etat, en se servant le plus rapidement et le plus abondamment que possible avant qu’un éventuel changement leur arrive;
  • S’entourer des nouveaux conseillers constitués de ces anciens dignitaires prédateurs et pilleurs dont les actes ignominieux sont notoires et répugnants;
  • Rencontrer l’ancien président comme pour confirmer au peuple de la RDC que ce dernier est incontournable alors que c’est un ruineur que le peuple a versé du sang et perdu des vies pour écarter et ne plus sentir l’influence dans les affaires de l’Etat;
  • Demeurer à la capitale Kinshasa et multiplier des petites réunions dont les résultats sont invisibles en termes des grands changements qualitatifs pour lesquels le peuple Congolais s’est battu en versant du sang et perdant des milliers ou même millions des vies;
  • Effectuer des visites dans des pays voisins pendant que les populations des provinces en RDC qui ont urgemment besoin de la visite et de l’encouragement du nouveau président sont ignorées et abandonnées dans leur misère;
  • Tarder à faire des nominations urgentes, même celles constitutionnellement validées par les prérogatives de la présidence, ainsi les anciens dignitaires pilleurs et voleurs continuent calmement leur travail de prédation à la tête des grandes institutions de l’Etat, comme si le nouveau président attendait l’ordre de quelqu’un d’autre pour procéder à ces nominations qui sont dans ses propres prérogatives;
  • Manquer de donner des détails des programmes et plans d’actions concrètes à présenter au peuple pour leur assurer que le changement tant désiré arrive.

Voici certains choix, décisions et actions par le nouveau président de la RDC qui conduiraient la RDC dans la direction de la réussite:

  • Nommer et s’entourer rapidement des nouvelles compétences selon les prérogatives constitutionnelles pour commencer des actions concrètes de relance socio-économique du pays. Ces nouvelles compétences peuvent réviser rapidement des injustes emprisonnements pour la libération immédiate des prisonniers d’opinion politique. Ces nouvelles compétences peuvent rapidement préparer des programmes détaillés d’actions concrètes centrées autour de deux ou trois priorités que le nouveau président peut par décret (permis par la constitution) commencer à faire exécuter;
  • Prendre immédiatement le chemin de la tournée des villes, villages et cités dans des provinces pour expliquer les détails de ses priorités et expliquer aux populations pourquoi le nouveau gouvernement tarde à sortir. A l’occasion de ses tournées, le nouveau président peut inviter les populations à faire pression sur les politiciens qui font tarder la formation du nouveau gouvernement; expliquer aux populations les grandes lignes des reformes qu’il entend faire pour relancer le pays sur le chemin de la renaissance techno-socio-économique et industrielle.
  • Écarter toute rencontre avec l’ancien président de la RDC en ce moment précieux où le nouveau président doit travailler intensément avec ses nouvelles compétences pour asseoir ses reformes. Quel gain le nouveau président de la RDC reçoit en rencontrant l’ancien président de la RDC connu pour son incompétence et corruption qui ont ruiné la RDC? Le nouveau président Obama n’avait pas à rencontrer l’ancien président Bush pendant son premier mois de travail intense; le nouveau président Trump n’a pas rencontré l’ancien président Obama pendant son premier mois au pouvoir; le nouveau président Macron n’a pas senti le besoin de rencontrer l’ancien président Hollande pendant son premier mois au pouvoir.
  • Utiliser les prérogatives constitutionnelles de la présidence pour écarter tous les anciens dignitaires qui occupent des postes clés dans toutes les institutions nationales et les remplacer par des nouvelles compétences déterminées à faire advenir les grands changements qualitatifs pour lesquels les populations de la RDC se sont battues avec leurs sangs et leurs vies.

Ouvrons une parenthèse: lorsque Barack Obama devint président des USA en 2008, la différence avec les élections du 30 Décembre 2018 en RDC était que les résultats des élections aux USA sont publiés immédiatement bureau de vote par bureau de vote. La RDC pouvait aussi avoir fait la même chose, en permettant à chaque bureau de vote de publier aux radios, journaux et télévisions locales les résultats certifiés sur son procès-verbal avant d’envoyer à la CENI, de cette façon, le gagnant de la présidence en RDC aurait été connu le même jour par tout le monde et dans la transparence. Mais le corrompu Corneille Nangaa (aujourd’hui sanctionné par les USA) et sa CENI avaient malheureusement choisi la voie de confusion et tricherie. Leçon: l’intégrité des personnes qui animent les institutions dans un pays fait la force et le facteur important de la réussite du pays.

Ce qui nous intéresse dans cette parenthèse c’est surtout la situation économique des USA au moment de l’inauguration du président Obama le 21 Janvier 2009: le pays était dans la situation économique de crise semblable à celle de la RDC aujourd’hui. Les USA perdaient 800.000 (huit cent milles) emplois par mois, c’est-à-dire huit cent mille personnes employées devenaient des chômeurs chaque mois. C’était catastrophique pour les USA. Immédiatement après son inauguration, le président Obama avait soumis au Congres et au public Américains son plan de relance économique connus sous le nom de « economic stimulus package ». Il avait aussi rendu public son plan pour réviser le système de taxation, le système bancaire, le système de santé et assurance médicale, le système d’éthique dans la conduite des affaires de l’Etat, et tant d’autres projets pour la réforme de politique monétaire, politique étrangère, politique militaire, etc. Le nouveau président Obama avait immédiatement pris le chemin de pèlerinage à travers villes et cités des USA pour expliquer ce qu’il entendait faire et comment il entendait faire cela pour sortir les USA de sa crise économique. Le nouveau président Obama avait délibérément écarté toute visite extérieure pour se concentrer à poser la fondation de sa politique de relance économique. Ce fut un mois après son inauguration, le 19 Février 2019, que le nouveau président Obama effectua sa première visite en dehors des frontières nationales des USA, au Canada, et ce fut pour asseoir son plan de coopération économique avec son grand voisin, le Canada. Le nouveau président Obama avait reçu des critiques positives et négatives, des oppositions farouches, mais aussi des appréciations et supports de toutes parts. Et son travail intense pendant les premiers mois de son inauguration ont porté un fruit important qui fut la relance économique des USA, dont le sondage montrait que 63 pour cents des Américains avaient approuvé de son travail assidu pendant ces premiers mois qui ont suivi son inauguration.

Conclusion: à toutes et à tous ceux qui ont l’oreille du nouveau président de la RDC, veuillez confier au nouveau président de la RDC que la cogestion du pays avec les habitués aux détournements et pillages ne marchera pas. Il fera mieux de faire des choix, prendre des décisions et poser des actions, dès maintenant même, qui vont conduire la RDC sur le chemin de la réussite; autrement il sera coincé par ces loups sataniques transformés en agneaux pieux qui cherchent d’abord à se coller à lui comme des sangsues pour bien sucer son sang, et quand le sang se vide dans le corps, on meurt.

 

Par Tongele N. Tongele, Ph.D. (Docteur en génie mécanique et professeur d’université aux USA) – tongele@cua.edu

3 thoughts on “Chemin à choisir: la RDC devant la direction d’échec ou de réussite

  1. Monsieur Tongele,
    Vous habitez sur quelle planète ?
    On se tue à dire que Tshilombo a été nommé président après signature d’un pacte avec le diable. Ledit pacte l’empêche d’agir. Il ne peut pas contester les nominations des députés, on lui impose des collaborateurs et des gardes pour sa sécurité qu’il ne maîtrise pas.
    Il ne peut pas servir deux maîtres à la fois: aka Kabila et le peuple congolais.Pour l’instant il est dans la merde.
    Il ne voulait pas de Kikaya Bin Karubi lors de ses déplacements. Son chef lui a imposé Kikaya. Tshilombo a les mains et pieds liés. Il n’y a rien dans votre papier qu’il ne sait pas. Pour le moment, s’il ne peut pas, ce n’est pas parce qu’il ne veut pas.
    Tshilombo a appris à l’ICC qu’on pouvait résoudre les problèmes du Congo avec ceux qui les ont créés !!!!

  2. TRES JOYEUX DE VOUS RENCONTRE SUR FACEBOOK, JE SUIS L’UN DU GROUPEMENT GEMBERE VILLAGE MAMBA , MA MERE EST DU COTE DE BIRA VILLAGE MBASE +24382888840

  3. Notre aîné Honoré Ngbanda Zambo ,avait dit qu’on peut pas libérer un pays sous occupation avec des simulacres d’élections et des dialogues, Nous en avons vu de toutes les couleurs, d’autres soutenus par la toute puissance église catholique romaine qui s’est retrouvée également roulée dans la farine ,la constitution est claire sur les articles verouillés , et sur la durée du mandat, pourquoi l’église avec toute sa crème grise , s’est fait avaler par la kabilie , à l’instar du Palu et très récemment l’ UDPS,, jusqu’à nous flouer dans le glissement banal de deux ans , et inventer CLC, qui a disparu à près ses prouesses dont le parcours est jonché de nombreux cadavres incognito, en RDCongo on ne sait plus à qui donner confiance , à qui se confier,d’autres peuples qui ont connus les problèmes similaires aux nôtres ont triomphé, comme les indiens sous le leardership de Mahatma Gandhi, pourquoi pas nous ? ça bloque où ? Seule une prise de conscience collective de nous tous brisera ces chaînes d’esclavages.

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