CNDP-M23: les deux faces de la même médaille

Quatre jours après le « raid » sur Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, mené par un groupe armé, inconnu jusque-là, dénommé « Action pour un Congo Nouveau« , on apprenait, lundi 8 novembre, l’attaque des collines de Tchanzu et de Runyonyi au Nord Kivu. Dans un communiqué « larmoyant« , sans date, ni signature, le chef d’état-major général des FARDC, le général Célestin Mbala Munsense, étale une certaine irrésolution. Un manque de fermeté. Dans un communiqué aux allures de « démenti-aveu« , le M23, lui, reconnait,  implicitement, que ses combattants aient pu être mêlés aux attaques des endroits précités. En 2005, le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni avaient fait mine de retirer leurs troupes de l’Est du Congo (l’ex-Province Orientale et les deux Kivu), après sept années d’occupation et de pillages. Le Rassemblement Congolais pour la démocratie, une « rébellion congolaise » montée de toutes pièces en 1998… à Kigali a fini par donner naissance, en 2009, à un avatar. Il s’agit du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) qui va se muer, en juillet 2012, en M23 (Mouvement du 23 mars). L’attaque de ces deux collines est une alerte destinée aux gouvernants congolais. Une alerte sur la duplicité du maître de Kigali. Telle une pieuvre, Paul Kagame continue à déployer ses tentacules sur l’Est du Congo-Kinshasa. L’état de siège proclamé en mai dernier par le chef de l’Etat congolais semble déranger. Qui donc?

ANALYSE

D’après le chef du groupement de Jomba, lieu de naissance, semble-t-il, de Laurent Nkunda, les combattants du M23 avaient non seulement attaqué mais aussi réussi à repousser les Fardc positionnées dans le Territoire de Rutshuru. Les deux camps auraient utilisés des armes lourdes et automatiques. On comprend que le ministère de la Communication et des médias – qui fait office de porte-parole du gouvernement central –  ait attendu la soirée de lundi 8 novembre pour publier un communiqué sibyllin: »Tchanzu et Runyonyi attaquées quelques heures plutôt par le M23, sont sous contrôle des Fardc« . Une « victoire » sans panache.

En moins d’une semaine, c’est la deuxième fois que la force publique congolaise (armée, police, services de renseignements, DGM) donne l’impression de ne réagir qu’après coup. Le 3 novembre, quelques « ploucs » ont semé la terreur dans une partie de la ville de Bukavu. La direction provinciale de l’Agence nationale de renseignements n’avait manifestement pas identifié cette « menace ». Il en est de même de l’attaque attribuée aux ex-combattants du M23. Manque de moyens?

Selon diverses sources, plus ou moins cinq mille citoyens congolais, en provenance notamment de Bunangana, se sont réfugiés en Ouganda.

Dans son communiqué, sans date, ni signature, le numéro un des Fardc, le général Célestin Mbala Musense, « porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que dans la nuit de dimanche 7 novembre 2021, aux environs de 22 heures, le Mouvement insurrectionnel M23 a attaqué les positions de Tchanzu et de Runyonyi avec l’intention de mener d’autres actions de déstabilisation dans le territoire de Rutshuru et ailleurs dans la province« .

LA MOLESSE DU CEMG MBALA MUNSENSE

Le général Célestin Mbala Munsense, CEMG FARDC

Après avoir rappelé d’autres attaques, imputées au M23, intervenues du 12 au 21 juillet dans les localités de Bigega, Ndiza et Mikenge, le chef d’état-major général (CEMG) des Fardc a excellé dans un étalage d’une mollesse indigne d’un chef militaire. Selon lui, les dernières attaques sont intervenues « au moment où la RDC s’est engagée dans la phase de mutualisation des forces » avec les pays voisins. D’après lui, le but serait « la normalisation des relations en vue d’améliorer la situation sécuritaire dans la Sous-Région pour une paix durable et un développement harmonieux de nos pays« . Vous avez bien entendu: c’est le « commandant en chef » de l’armée congolaise qui parle.

Vous avez dit Mutualisation? Le verbe « mutualiser » signifie, dans le cas sous examen, « mettre quelque chose en commun« . Le Congo-Kinshasa va-t-il s’hasarder à laisser opérer sur son territoire les armées du Rwanda et de l’Ouganda, deux pays voisins – réputés hypocrites – qui n’ont jamais fait mystère de leurs velléités expansionnistes?

Dans son communiqué publié lundi 8 novembre, le M23 – qui est qualifié de « mouvement insurrectionnel » par le chef d’état-major général des Fardc – ose écrire sous la plume de son président Bertrand Bisimwa que ses troupes « qui sont dans le territoire de Rutshuru depuis 2017 (…) subissent des actes de provocation de la part de quelques éléments incontrôlés des Fardc depuis l’année 2020. Cependant, ils se sont toujours abstenus de répondre de peur de provoquer une nouvelle guerre inutile« . Et d’ajouter: « Nous n’accepterons pas non plus qu’un quelconque groupe armé vienne semer terreur et confusion dans les environs de l’espace où sont déployés nos combattants dans l’intention de nous mettre sur le dos ses forfaits« . On est où là! Le Congo-Kinshasa serait-il devenu un bien sans maître?

Bisimwa ne s’arrête pas là. « (…), nous exigeons que les éléments incontrôlés déployés dans différentes positions de l’armée gouvernementale dans le territoire de Rutshuru soient relevés aux fins de mettre un terme aux actes de provocation auxquels ils se livrent malignement et éviter ainsi une confrontation dans cette zone au moment où tout notre peuple aspire à la paix et voudrait voir tous les citoyens (…) épris de paix se ranger derrière les efforts  du chef de l’Etat pour neutraliser les bandes armées étrangères dont les ADF, FDLR etc (…) ».

Devrait-on conclure qu’une portion du Nord Kivu est livrée à une bande d’insurgés à la solde du Rwanda et de l’Ouganda? Le Congo-Kinshasa a-t-il abandonné une partie de sa souveraineté dans la portion du territoire de Rutshuru occupée par les ex-combattants du M23? Au nom de quel principe une bande de hors-la-loi peut poser des « exigences » dont relèvement des troupes régulières congolaises déployées sur une partie du territoire national?

ET SI L’ETAT DE SIEGE ETAIT DEVENU DERANGEANT?

Des députés nationaux originaires du Nord Kivu manifestent leur opposition à la prorogation de l’état de siège

Il faut refuser de regarder pour ne pas voir que le communiqué du M23 n’est pas innocent. Ce texte a été inspiré par certaines officines à Kigali. C’est la technique habituelle. Le CNDP et le M23 sont les deux côtés d’une médaille. Les deux mouvements ont toujours agi par « procuration » pour le compte du Rwanda de Kagame et dans une certaine mesure pour l’Ouganda de Yoweri Kaguta Museveni.

On peut gager que l’état de siège proclamé depuis le 6 mai dernier par le chef de l’Etat congolais commence à déranger certains intérêts mafieux. La nervosité du M23 semble trouver un début d’explication. Des sources assurent que des sujets étrangers exploitent illégalement et clandestinement des minerais dans les provinces du Kivu.   

Les attaques menées à Bukavu et dans les collines de Tchanzu et Runyonyi constituent une « alerte » pour les autorités diplomatiques congolaises. Des autorités qui croient, à tort, que tout le monde il est beau, tout le monde est gentil. L’heure a sonné de procéder à une réévaluation des relations tant avec le Rwanda que l’Ouganda. Il s’agit de savoir : qui gagne quoi au plan non seulement économique mais aussi de la sécurité nationale? Un adage anglais dit: « People give nothing for nothing« . On ne donne rien pour rien. C’est l’occasion de faire crever le phénomène M23 qui prend l’allure d’un « abcès ».           

Le phénomène « groupe armé » est né au Congo-Kinshasa avec l’avènement de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo) en octobre 1996. Cette trouvaille de l’Ougandais Yoweri Museveni et du Rwandais Paul Kagame a permis à Laurent-Désiré Kabila de prendre le pouvoir à Kinshasa. On a vu à l’époque émerger des bandes armées dites « Maï Maï » décidés à combattre la présence des troupes rwandaises (RDF) déployées à l’Est.

Après la rupture de la « coopération militaire » entre le Mzee et ses ex-parrains en juillet 1998, chaque camp s’est mis à fourbir ses armes. Côté rwandais, on assiste à la naissance de la « rébellion congolaise » pro-rwandaise du RCD. Dans la province du Katanga, le président LD Kabila met sur pied les Forces d’autodéfense populaires. Gédéon Kyungu Mutanga fait partie des premières recrues. John Numbi Banza, Daniel Mulunda Ngoy et « Joseph Kabila » avaient pris une part active au lancement de cette milice.

Le 16 janvier 2001, « Papa Kabila » meurt dans des circonstances jamais élucidées à ce jour. Lors de son investiture le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » avait surpris l’assistance en rendant un hommage appuyé aux « forces d’autodéfense populaires« . Vingt années après, le sort réservé à ces combattants reste un mystère. Devrait-on parler de « réseaux dormants« ? Quelques semaines avant son assassinat à Johannesburg, l’ex-maître espion rwandais Patrick Karegeya était formel: Paul Kagame était aux manettes tant en ce qui concerne le CNDP que le M23. C’est lui qui avait créée ces deux mouvements.

Les dirigeants congolais doivent se rendre à l’évidence que le régime militaire au pouvoir à Kigali considère que le Congo-Kinshasa doit rester à genoux pour que le Pays des Mille Collines reste debout. Un avis partagé par l’Ouganda. Telle une pieuvre, le potentat rwandais continue à déployer ses tentacules dans les provinces du Kivu et de l’Ituri. Jusqu’à quand va-t-on laisser survivre les ambigüités diplomatiques du « système Kabila« ?

Baudouin Amba Wetshi

19 Commentaires on “CNDP-M23: les deux faces de la même médaille

  1. N’a-t-on pas assisté l’an dernier à la formation des associations pro-Tshilombo organisant des marches de soutien aux « FARDC » et annonçant d’avance des victoires utopistes au front?
    Il faut qu’on arrête de nous leurrer par une coalition de slogans creux et vides.
    FARDC = Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo.

  2. Mister BAW
    Merci pour ces informations mais… la politique étrangère du président Felix depuis 3 ans consiste á accorder des « faveurs » au Rwanda et á l´Ouganda..pour garantir la « paix » et ainsi serait une sorte de « pacte de non-agression » du Congo par ses voisins prédateurs.
    Vous qui résidez en Belgique avait eu le temps d´aller voir le film qui raconte ce « SILENCE » incroyable á l´ère d´Internet sur les massacres de notre peuple.
    Ce film que le gouvernement du Congo ne souhaite pas voir sur notre territoire est tout un symbole de la politique du président Felix qui a fait le choix de faire la paix avec des agresseurs, auteurs des crimes contre l´Humanité.
    M23 DE RETOUR?
    C´est sans surprise qu´on retrouve le M23 en action. On ne sait par quel miracle le gouvernement congolais n´a jamais exigé du Rwanda et de l´Ouganda d´EXTRADER ces miliciens qui sont pourtant auteurs des crimes de guerre pour avoir bombardés la ville de Goma et fait la guerre contre l´Etat congolais.
    Si le M23 retourne de l´exile en attaquant les congolais, cela n´est que la suite logique des options diplomatiques du président Felix, « faiseur de paix » qui n´exige rien de la part des agresseurs du Congo. Curieusement, la RDC assume la présidence de l´UA en ce moment et vous ne trouverez pas un seul pays membre de l´UA qui condamne ce retour du M23 qui pourtant avait été vaincue et contraint á l´exil par la fameuse Brigade « africaine » de la SADC.
    ETAT DE SIEGE DEPASSE ?
    Le rapport du Parlement où le ministre de la défense affirme que les FARDC manquent des « troupes de reserve », pire les FARDC ne possedent pas un entrainement special pour combattre une guerre asymetrique. Et maintenant que le M23 retourne, comment l état de siège va s´en sortir face á une milice « congolaise » pro-rawndais mieux armée et qui a démontrée qu´elle peut faire une guerre intensive contre l État congolais?
    Les mauvaises options militaires du président Felix qui « protege » les généraux sous sanctions internationales sont de plus en plus visibles.
    Cette guerre ne peut prendre fin que si l´objectif est de prendre contrôle des mines á l´Est.. mais quand le président du Congo accorde des « faveurs » aux pays agresseurs, comprenez le message profond du groupe « MPR » qui chante la réalité dans NINI TO SALI TE?

    1. @GHOST : rien à ajouter, tout est dit. En effet, les 2 chefs-d’œuvre intitulés « NINI TOSALI TÉ » et « LETTRE YA TSHITSHI » censurés, alertent sur le désespoir lié à l’abandon de la nation.

    2. @ Kiekiekieee, mon cher Ghost ! Ainsi donc notre Président ferait sien le titre « NANI TOSALI TE » et pris à sa propre naïveté ayant tendu la main et même le bras à son frère rwandais il n’en obtient pas la paix, qu’il en attendait. Celui-ci continue à tuer au Congo par tous les artifices possibles et à piller sans ménagement nos minerais. Pauvre Président Tshilombo, nini asali te ! Vous parlez juste lorsque vous dites que l’objectif principal de nos diaboliques voisins c’est le contrôle de nos mines mais Mulopwe Tshisekedi leur en a accordé le pillage gratis, pourquoi alors Kagame continue-til à nous envoyer ses groupes armés ; sans doute parce que la haute trahison à sa Nation ne paie jamais.
      @ Si on disait un mot de nos deux chansons fétiches, « Nani tosali te » du groupe MPR et « La Lettre à Ya Tshitshi » de Bob Elvis qui ont été interdites de diffusion publique tant elles sont allés touiller dans la gestion chaotique du pouvoir qui nous fourgue la misère sociale ambiante touchant même ces jeunes qui quoi qu’ils fassent désespèrent de trouver des moyens de survie. Le pouvoir ainsi démasqué a commencé par appuyer la censure mais vu la déferlante provoquée par la deuxième chanson il a fini par s’en désolidariser comme si la Commission de censure aurait pu ester sans son aval. Morale de l’histoire : la misère galopante peut non seulement générer une rude expression populaire et pourquoi pas une vraie révolte dans ce pays endormi. A bon entendeur………….

  3. Cher BAW,
    @ « ‘CNDP-M23: les deux faces de la même médaille », est-ce vraiment l’essentiel ici ? Vous en parlez comme d’un scoop alors que c’est là une lapalissade connue de l’élémentaire observateur.
    Plus sérieusement en lisant votre papier j’ai eu la pénible et regrettable impression que vous abondiez inutilement sur les faiblesses de nos forces de défense sans vous attaquer à leurs origines. Pourquoi notre CEMG Mbala se laisse-t’-il humilié à ce point en nous pondant un lâche communiqué sans fermeté devant des bandits du M23 ? Il est à jurer pourtant que la lourde charge incombe à nos autorités centrales et d’abord à notre Chef de l’Etat, Commandant Suprême et garant institutionnel de la bonne marche du pays. Vous dites : l’état de siège commence à déranger au-delà de nos frontières. A bon, quel diagnostic réducteur : l’état de siège a été instauré vaille que vaille par le PR et en vérité tel qu’il fonctionne aujourd’hui il ne peut inquiéter véritablement ni Rwandais ni Ougandais parce que ces derniers ne sont pas touchés, Mal défini et mal préparé, rien n’y a été fait pour, ni déclaration de guerre ni délimitations précises de nos frontières, de son champ d’action et comme on le voit, nos frontières sont poreuses. A travers, les voisins n’ont aucun obstacle à nous fourguer leurs groupes armés quand ils ne sont pas déjà parqués sur notre territoire au Nord Kivu, au Sud Kivu et sur une partie de l’ancienne Province Orientale.
    @ Vous dites justement que Kagame et Museveni sont depuis 1996 de dangereux voisins qui se sont arrogés le droit d’entrer impunément sur le sol Congolais, tuer, piller, déstabiliser comme en territoire conquis ; jusqu’à ce jour ils continuent à déployer leurs tentacules diaboliques, provoquant hier encore les déplacements de quelques milliers des Citoyens Congolais, dont certains se sont réfugiés en Ouganda. Curieusement vous ne nous ne décryptez assez ces impasses et nulle part vous n’interpellez la naïveté et la complicité de notre Chef d’Etat qui a conclu des relations d’amitié avec son « frère » Kagame auquel il a même donné la permission de sous-traiter nos minerais, une autorisation légale du pillage de notre pays.C’est pourtant cette trahison qui explique et justifie la mollesse de nos forces armées illustrée par les propos minimalistes de notre CEMG indignes d’un chef militaire.
    @ L’insécurité dans l’Est est certes vieille, multifactorielle et bien complexe pour être éradiquée complètement en un an, raison de plus de trouver une stratégie et des tactiques intelligentes qui prennent le taureau par les cornes dès le départ. A voir tueries et incursions qui continuent malgré l’état de siège et surtout la légèreté impardonnable au sommet de l’Etat qui continue à gaspiller le peu d’argent par d’incessants voyages inutiles et combien budgétivores, une inqualifiable dispersion d’investissement au lieu de les accorder aux moyens dont ont besoin nos FARDC pour mieux combattre les groupes armés. Nous n’avons même pas fait le début du chemin qui peut nous conduire à la victoire !
    @ Notre problème n’est donc pas tant de nous attarder sur le constat éculé d’un CNDP égale au M23 mais d’en débouter les causes et les origines, et là-dessus nos autorités politiques et militaires à commencer par notre Chef d’Etat et notre CEMG des FARDC ne peuvent nous convaincre qu’ils ont choisi la bonne pioche. Vous avez conclu vous même sur tous ces ratés à l’Est que « les dirigeants Congolais doivent se rendre à l’évidence que les régimes du Rwanda et de l’Ouganda veulent que notre pays soit à genoux pour qu’eux restent debout ». J’attends que dans un prochain papier votre analyse s’emploie à le démontrer et à dénoncer l’attitude naïve et traîtresse de Kinshasa, les ambigüités diplomatiques non du « système Kabila » mais celles qui persistent avec la gestion en cours de Tshisekedi. Qu’on se le dise…

    « 

  4. Aux joyeux bouffons jouisseurs qui nous gouvernent, à ces obèses qui grossissent chaque jour alors que le peuple meurt de faim, à ce RAMeurs, nous disons :
    NINI TO SALI TE ?

  5. Depuis 1960, le même ennemi est à l’oeuvre sous divers masques! C’est curieux que les Congolais n’arrivent pas à l »identifier et à le désigner!
    Evitons de signer des accords scélérats avec le diable, juste pour des besoins de positionnement et d’enrichissement personnel!
    Quand on accepte de diner avec le diable, quelle que soit la longueur de votre fourchette, il finit par vous avoir!
    Eteya bango! Supu ebandi kokoma ngai!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    A méditer:
    -« Ce n’est pas facile d’être le Zaïre »
    – « Après moi, le déluge »
    – « J’ai été poignardé dans le dos »
    -« Qui oublie de tirer les leçons de son histoire est condamné à la revivre »

  6. La seule chose qu’il faut retenir dans l’analyse d’Amba Wetshi, c’est la question qu’il pose qui consiste à savoir : l’Etar de siège derange qui et pourquoi , Une fois qu’on a donné un début de réponse à cette question, on aura compris les raisons qui sont à la base de l’incursion du fameux M 23. L’Etat de siège est un empêcheur de tourner en rond. Les voisins étaient habitués à venir se servir sans qu’on leur demande des comptes, de même que certains congolais se sont enrichis dans des activités de contre bande et de fraude. Aujourd’hui, l’état de siège est parvenu à contrecarrer peu ou prou toutes ces activités criminelles. Il est illusoire de croire que tous ces fossoyeurs vont désarmer sans combattre. Donc, la division de congolais est une aubaine pour tous ces vautours. Est ce que le M 23 est un instrument au service d’une main invisible ? La question me taraude mais, pour être honnête, je n’ai pas de réponse.

    1. L´ETAT DE SIEGE?
      Avec un peu de bon sens, n´importe quel congolais peut comprendre que l´état de siège ne « derange » ni Kagame et surtout pas Museveni car les membres du M23 résident en Ouganda et au Rwanda.. et ils ont obtenue une sorte d´amnestie de la part de l´État congolais.
      Les voisins ont été « autorisés » á venir se servir:
      1. Museveni est entrain de construire une route où l´Ouganda va percevoir les taxes du péage sur le territoire congolais.
      2. Museveni a pu obtenir le « gel » de l´execution de la condamnation qui exige que l´Ouganda paye 10 milliards de dollars pour les crimes de guerre et pillages dans des guerres sur le territoire congolais.
      3. Kagame a obtenue que la compagnie aérienne du Rwanda puisse voler sur le territoire congolais jusqu´á Lubumbashi.
      4. Kagame a obtenue le raffinage de l´or du Congo chez lui au Rwanda.
      5. Le Rwanda ne sera pas accusé devant la justice internationale pour ses crimes de guerre et crimes contre l´Humanité dans ses guerres au Congo.
      Elombe@ se trompe certainement.. ce que le M23 milice pro-rwandais ne peut pas quitter l´exil et refaire une guerre sur le territoire congolais sans le feu vert de Kagame et Museveni.
      Pire que tout, les généraux congolais sous sanctions internationales continuent d´assumer des fonctions dans l´armée.
      ETAT DE SIEGE? LE RAPPORT DU PARLEMENT
      Ce que Elombe@ devrait nous expliquer est la suite que le président congolais donne au rapport du Parlement où le ministre de la défense affirme que « 60 % du budget de l´état de siège » est resté á Kin ! Le président qui avait affirmé avoir vu 20 000 militaires fantômes au Kivu n´a toujours pas trouvé quelle sanction reserver á ceux qui empochent les millions de la guerre au Kivu.
      LE SILENCE
      Mr Elombe@ vous qui êtes si proche de Felix devrait nous aider á comprendre la raison du silence de sa part.. et pourtant il assume la présidence de l´UA.. et peut facilement avoir le back up de tous les pays membres pour obtenir des sanctions contre le Rwanda et l´Ouganda.. pays qui accordent asile aux membres du M23

    2. On peut se consoler jusqu’à s’en délecter à répéter comme des perroquets que l’état de siège dérange; ce n’en demeurera pas moins une affirmation gratuite. A qui profite un état de siège qui fait du surplace ? Dans tous les cas d’abord à la mafia interne et externe qui continue à tuer et à piller au Nord Kivu, en Ituri et même au Sud Kivu. S’il s’avère que c’est bien le M23 qui s’est manifesté dans le Rutsuru c’est pour faire signe de ne pas l’oublier dans un prochain partage officiel du butin et pas parce qu’il serait autrement inquiété par l’état de siège. La vérité est que ni lui ni ses commanditaires rwandais et ougandais ne peuvent être dérangés par un état de siège si mal fagoté, ils continuent tous à en tirer de bonnes ficelles d’autant que notre Tshisekedi a eu cette scandaleuse naïveté d’accorder sans honte ni scrupules à son faux frère Kagame la pleine autorisation de tuer nos frères et sœurs et de piller nos minerais. Alors svp arrêtez de nous chanter des antiennes d’un état de siège dissuasif. Il ne l’est pas ou si vous voulez il ne l’est pas encore même s’il y’a à craindre on n’y arrive jamais avec le mode de fonctionnement désuet du pouvoir en place. Le fanatisme devrait avoir des limites…

  7. Cher BAW, restons objectifs. L’ Etat de Siege a l’Est perdure en partie puisque certains officiers superieurs des FARDC en profitent. Ce n’est pas seulement nous qui l’affirmont, mais Felix Tshilombo lui-meme qui en avait fait constat amer, en parlant de mafia au sein des FARDC lors de sa (et seule) visite d’inspection au front il y a quelques mois.
    Alors, posons-nous la simple question de savoir a qui profiterait ce poto-poto sanglant inbu de mises en scenes (tres probables) de ces attaques? Nous suggerons a vos lecteurs de lire un recent article de Jeune-Afrique detaillant les « magouilles » dans la gestion financiere et operationnelle de cet Etat de Siege par une Commission de l’A-N.
    Les Kagame et Museveni que l’on se hate toujurs de blamer eux ne font qu’enfoncer une porte deja ouverte. On ne va pas toujours mettre sur leur dos le desordre, la corruption, les detournements et manque de discipline notoires que nous entretenons meme apres l’avenement de Fatshi et son regime (« neo-Mobutiste »…) UDPS-USN.

    1. @Jacquenry
      Dans le mille cher ami : « Les Kagame et Museveni que l’on se hate toujours de blamer eux ne font qu’enfoncer une porte déjà ouverte ». En effet nous ferrions mieux de ne « pas toujours mettre sur leur dos le désordre, la corruption, les détournements et le manque de discipline notoires que nous entretenons de nous-mêmes’. Et hélas ça continue…

  8. GOUVERNEMENT
    Le plus étrange dans cette histoire est le silence du gouvernement qui devait en principe avoir un conseil des ministres de toute urgence quand une milice armée pro-rwandais qui avait fait la guerre contre l´État congolais est de retour d´exil.
    Même quand le président Felix est de retour au pays depuis quelques jours, silence totale sur cette nouvelle agression rwandaise.
    Quand la justice congolaise sanctione deux chansons avec la censure, le Parlement n´a pas non plus fait signe suite á cette agression militaire. Cette justice qui devait en principe exiger l´extradition des terroristes du M23 ne bouge pas..
    Que dire de notre ministre des AE qui ne convôque pas les ambassadeurs du Rwanda et de l´Ouganda, pays où résident les leaders du M23?

    1. @GHOST,
      Savez-vous qu’en moins de trois ans votre président Tshilombo a donné au Rwanda ce que le pourtant rwandais Kanambe n’a pu leur donner en dix-huit ans de règne total ?
      Votre béton a été coulé à Kigali. Son job c’est de toucher sa prime, lui, sa famille, ses adeptes de Bundu-dia-Kasaï.
      Ceci explique cela.
      Nini to sala ?

    2. @GHOST,
      Vous posez de bonnes questions mais NINI TOLOBA TE ?
      Tous ces épouvantails que vous voyez fanfaronner à Kinshasa ne sont que de vils pantins au service du Rwanda.
      Mboka elengi !

  9. La résurgence des M23 prouve que les FARDC (Forces Armées Rwandaises Déployées-Disséminées au Congo-Kinshasa) sont infiltrées et commandées par les Officiers Banyarwanda, être nouvelle agression des M23 Rwando-Ouganfais poussera-t-elle encore les RDCIENS d’aller encore aux urnes en 2023 ? Ça sera la fin de l’existence du KONGO-ZAÏRE comme Nation Indépendante… En plein « État de Siège » de Tshilombo-Pétain, Fils maudit de Étienne Tshisekedi et Marthe Kisalu qui a vendu le pays, l’Armée Rwandaise est en villégiature sans être inquiétée… Pendant que les Politichiens (Collabos Kongolais et Occupants Banyarwanda) s’affichent à Kinshasa la Poubelle l’extermination systematique (Holocauste), l’épuration ethnique (Génocide) des Kongolais se poursuit lentement, sûrement par les ADF Ngominos Rwandais… Certaines Villes (Mahagi, Bunangana, Beni-Lubero, Ituri, Djugu, Komanda, Minembwe etc) à l’Est de la RDC occupée par les Banyarwanda sont vidées de leurs habitants autochtones qui partent en file indienne le long des routes vers une destination inconnue, plusieurs survivent dans des forêts et savanes sans aide alimentaire ni toit, toutes ses Villes martyres deviennent des Villes fantômes qui se remplissent des Allochtones Envahisseurs venus du Rwanda, pendant que Tshilombo-Pétain nommé président protocolaire par les Occupants Banyarwanda qui n’est toujours pas au courant touche 2 millions $ par mois sans le mériter… Toute la Côte Ouest Africaine, de l’Érythrée, du Djibouti, de l’Éthiopie (Tigré) en passant par la Somalie, le Soudan du Sud, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda, le Burundi jusqu’au Rwanda, les Tutsi venus du Yémen par le Tigré ont réussi une Cohabitation fratricide avec les habitants autochtones de ces contrées qui subirent les mêmes déboires que les RDCIENS de 2021 avant de céder… Actuellement le KONGO-ZAÏRE est leur proie, les Politichiens Collabos Kongolais servent de leurs valets des courses, réussiront-ils aussi à assujettir les Descendants de KIMPA VITA, KIMBANGU, LUMUMBA, MULELE etc pour enfin cohabiter de force avec eux ?… « Quittez les Institutions d’Occupation Rwandaise » dixit Honoré NGBANDA… Ainsi soit-il… INGETA

    1. INFILTRATION?
      Pourquoi parler des « militaires infiltrés » rwandais/ougandais ».. quand Felix nous disait avoir découvert 20 000 militaires fantômes et Kabund est entrain d´affirmer qu´il manque 400 000 hommes sur la liste des FARDC?
      Et pourtant les généraux qui recuperent les millions des dollars des salaires de ces militaires fantômes ne sont ni sanctionés ni même menacés par l´IGF.. kie kie kie

  10. Depuis que le Zaïre est redevenu la RDC,le pays est un paillasson sur lequel les éléments des armées régulières étrangères et des hordes de tout genre viennent s’essuyer les pieds. Ils pillent, violent, massacrent, détruisent.
    A Kinshasa, les régimes se succèdent et se ressemblent. Un inimaginable drame se déroule dans l’Est, les pouvoirs publics restent silencieux comme un cimetière. Ou ils regardent ailleurs: accueil triomphal du Président de la République à son retour au pays. Pendant que ça brûle à l’Est, on voit le PR, serein et heureux parrain de mariage d’une nièce. Quant au peuple congolais, il se livre à son activité de prédilection: la consommation sans modération de la prière, de la bière et de la musique.
    Où est passé François Beya, le premier barbouze congolais? Lui qui avait déclaré au Rwanda que les méchants occidentaux ne voulaient pas voir les Rwanda et le Congo travailler ensemble? Les incidents malheureux ,comme on dit au Congo, se sont produits dans les Kivu, les régions frontalières du Rwanda. Ô tempora, ô mores! Ô temps,ô moeurs. Il semble que le silence et la discrétion étaient de mise dans les services secrets. Les déclarations politiques n’y avaient pas leurs places. A mi-mandat, héritant un pays qui est dans un état ambigu de ni paix, ni guerre, Félix ne pense même pas à la formation d’une armée républicaine. Comment un pays grand comme l’UE et habité par près de 100M de personnes peut manquer des jeunes formés aux métiers des armes pour sa défense?

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