Congo-Kin: La dignité perdue des professeurs d’universités

Depuis sa désignation en qualité de « dauphin » du Président hors mandat, Emmanuel Ramazani Shadary croule sous le poids d’ « actes d’allégeance ». Le dernier du genre remonte à samedi 8 septembre. Il est l’œuvre d’un groupe de professeurs d’universités étiquetés « kabilistes ». Les intéressés auraient été « encouragés » tant par le cabinet du « raïs » que le ministre de l’Enseignement supérieur. Cette démarche que d’aucuns qualifient d’infamante pour le « corps enseignant » a suscité un tollé d’indignation dans les milieux universitaires. Contre toute attente, le destinataire du message s’est empressé de « moraliser », poliment mais fermement, les flagorneurs. Jeudi 6, le ministre de l’Enseignement supérieur, l’ex-opposant Steve Mbikayi rappelait à des représentants d’étudiants « l’apolitisme du monde universitaire ». Incohérence?

Le journaliste américain Chris Hedges

Dans son ouvrage « L’empire de l’illusion », le journaliste américain Chris Hedges écrit notamment que « les universitaires sont responsables de nos maux historiques ». Selon lui, la cause de cette situation est à rechercher dans leur refus de l’autocritique. Procès d’intention?

Au Congo-Kinshasa, les professeurs d’universités ont mauvaise presse. Toute généralisation serait naturellement hasardeuse. Il est reproché à ceux des « universitaires » qui combinent le métier d’enseignant à l’exercice des fonctions politiques – ou « murmurent » à l’oreille du « Prince » – de ne pas « faire » ce qu’ils « disent » aux étudiants dans les amphithéâtres.

Depuis la Deuxième République de Mobutu Sese Seko aux régimes successifs de Mzee Kabila et de « Joseph Kabila », les épithètes « opportuniste » et « obséquieux » sont accolées au titulaire du titre de « professeur d’université ». A tort ou à raison, celui-ci est « accusé » d’être plus au service d’une carrière personnelle que de la justice et la vérité.

Samedi 8 septembre, un groupe de professeurs d’obédience « kabiliste » a créé un pitoyable événement en écornant l’ « apolitisme » censé caractériser le monde universitaire. La faute commise se présente sous la forme d’un message de « soutien » adressé à Emmanuel Ramazani Shadary, candidat à l’élection présidentielle de la coalition politique « FCC » (Front commun pour le Congo). L’homme le plus « adulé » du moment.

A la surprise générale, le destinataire de cette « expression de fidélité » a « salué » la démarche. Il ne s’est pas arrêté là. Bien au contraire. Il a « moralisé » ses interlocuteurs en leur rappelant les fondamentaux qui doivent leur servir de balises: « Les universitaires doivent éclairer les concitoyens et les ramener vers la raison et non vers les sentiments. Je suis convaincu qu’une université porteuse d’espoir doit demeurer une université sans couleur politique, une université totalement dépolitisée au profit de la science ». Détonnant!

DES « GUIGNOLS SCIENTIFIQUES »

Cette initiative des « profs' » a charrié un torrent d’indignation dans le monde universitaire. Le constitutionnaliste André Mbata Mangu n’a pas trouvé des mots assez durs pour clamer tout le mal qu’il y pense. « (…), notre objectif à nous, écrit-t-il dans un communiqué, a toujours été de magnifier les valeurs qui seules élèvent une nation. Il n’a jamais été et ne sera jamais celui d’aduler ou d’exprimer un ‘désir’ ou une ‘passion éternelle pour un homme’ comme on l’a vu samedi 8 septembre 2018 à Kinshasa ». Pour lui, les auteurs de cette action sont ni plus ni moins que des « guignols scientifiques » déguisés en « universitaires ».

Prof André Mbata

Depuis qu’il a accédé au « dauphinat », le secrétaire permanent du PPRD croule sous le poids « d’actes d’allégeances ». Les uns aussi hypocrites que les autres. Après les ressortissants du « Grand Kasaï », du « Grand Equateur » et ceux des quatre provinces issues du « Grand Katanga », il ne se passe pas un jour sans qu’on assiste à une « marche de soutien » en faveur du « nominé ». Des soutiens pour le moins « timides » comme pour dire que le choix du « raïs » est loin de faire l’unanimité au sein de l’oligarchie.

Selon une source proche du monde universitaire, il y aurait un « vent de panique » au sein de la « Kabilie ». Depuis la désignation surprise de Shadary en qualité de « dauphin », la cohésion interne ne tiendrait plus qu’au niveau de la façade. « Face aux intellectuels catholiques tels que Isidore Ndaywel, ‘Kabila’ avait cru trouver un répondant en la personne de l’historien Elikia Mbokolo. Le problème: la mayonnaise peine à prendre », commente notre interlocutrice. Et d’ajouter: « Tous ceux qui ont participé à l’élaboration de ce message sont certes des professeurs mais surtout des membres du comité de gestion qui agissaient sur injonction tant du ministre de l’Enseignement supérieur Steve Mbikayi que du cabinet présidentiel. Les professeurs ont perdu toute dignité du fait de la vénalité de quelques-uns ».

Pour cette source, cet « incident » vient à point nommer pour instaurer l’élection comme mode d’accession aux fonctions de recteur, de secrétaire général et de doyen. Pour lui, la suppression de la cooptation mettrait les comités de gestion des universités à l’abri de l’influence du ministre de la tutelle.

Jeudi 6 septembre, le ministre Mbikayi recevait des représentants des étudiants des différents établissements d’enseignements supérieurs de la ville de Kinshasa. Le discours du chef du département de l’Enseignement supérieur dissimulait mal une certaine duplicité: « La politique n’est pas interdite à un étudiant ou au personnel de l’université mais elle se fait en dehors du site universitaire qui a un caractère purement scientifique ».

 

B.A.W.

22 réflexions au sujet de « Congo-Kin: La dignité perdue des professeurs d’universités »

  1. LA SITUATION EST PIRE QU’ELLE NE L’APPARAIT A TRAVERS LES ELCUBRATIONS HONTEUSES DE CES FLAGGONEURS CIREURS DE BOTTES DE KABILA ET LEUR CHEF DE FILE STEVE MBIKAY.

    EN EFFET, ON ASSISTE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE ASSYMETRIQUE AU PROFIT DE L’IMPOSTEUR SE CACHANT DERRIERE SON COUSIN RAMAZANI SHADARY POUR CONTINUER SON IMPOSTURE.

    TOUS LES MEDIAS, CORPS RT MOYENS DE L’ETAT SONT DEJA ILLEGALEMENT MIS A CONTRIBUTION DANS CE CULTE DE PERSONALITE AFIN DE NOUS PRESENTER UN FAIT ACCOMPLI LE 23 DECEMBRE.

    LE « COCO » MP-FCC KOKONYANGAI VA MEME PLUS LOIN POUR PLAIRE A SON NOURISSER KABILA, CE CLOWN VA JUSQU’A PRESENTER SHADARY COMME « JESUS », DONC « L’OEUVRE DIVINE » DE KABILA.

    VOILA LE NIVEAU DE MEDIOCRITE AUQUEL LA CRASSE POLITIQUE ET ACADEMIQUE EST DESCENDUE

  2. Chers Compatriotes,
    Voilà une attitude qui a conduit le pays au chaos. Lorsque la science se met au service d’un pouvoir, elle l’absolutise en lui donnant toutes les armes nécessaires pour qu’elle perdure. La question qui se pose actuellement et qui se posait déjà pendant la deuxième république est celle de savoir si nous avons encore des professeurs d’université au pays. Que valent ces institutions d’enseignement post-secondaire qui poussent partout au Congo ? Le pays connaît une situation très préoccupante à tous les niveaux. Le redressement du pays est une entreprise très complexe. Que Dieu nous vienne en aide.

  3. Le professeur André Mbata Mangu a utilisé des mots justes pour qualifier ses collègues flagorneurs. Ce sont des « guignols scientifiques » déguisés en « universitaires ». Cela dit, le plus important dans ce texte est la leçon que la nation doit tirer de cet incident. Comment éviter que des professeurs d’université perdent à ce point leur dignité ? La réponse est dans le texte : « Cet incident vient à point nommé pour instaurer l’élection comme mode d’accession aux fonctions de recteur, de secrétaire général et de doyen. La suppression de la cooptation mettrait les comités de gestion des universités à l’abri de l’influence du ministre de la tutelle ». Ce qui est vrai pour les membres des comités de gestion des universités l’est aussi pour les ministres et bien d’autres hauts commis de l’Etat. Comment éviter qu’ils soient de simples clients du détenteur de l’imperium, offrant à la nation le spectacle désolant d’obséquiosité et se sentant obligés de faire sa volonté du prince du moment pour ne pas perdre leurs emplois juteux ? La réponse à cette question se trouve dans notre article « L’Evangile démocratique selon Saint Mayoyo ». Voilà pourquoi nous avons toujours martelé que notre Constitution est mauvaise puisqu’elle accorde au président de la république des pouvoirs exorbitants qui finissent par le place automatiquement au-dessus des lois. Nous terminerons notre intervention en saluant la réponse de Shadari à ces professeurs délinquants primaires. Puisse cette carpe devenue dauphin nous surprendre en prenant ses distances de la Kabilie. Une chose est certaine, face à notre incapacité intellectuelle collective à nous gouverner nous-mêmes, les puissances tutélaires du Congo veilleront à ce qu’il en soit ainsi une fois Shadari « élu » à la magistrature suprême.

    1. Cher Mayoyo,
      Il faudrait également limiter les pouvoirs des chefs coutumiers pour éviter que certains viennent à donner des terres congolaises aux militaires rwandais transformés en fermiers contre une banyangombe.

      1. Cher Jo Bongos,

        Aucun pouvoir des chefs coutumiers n’est au-dessus des lois de la république. Si les chefs coutumiers se permettent ce type de liberté, c’est parce que l’Etat est aux abonnés absents.

  4. On attend les actes allégeance de Carine Mokonzi, de Sankara de nkuta et de Mosaka. Les  » shegue  » et les  » wewa  » se prononceront après leurs congrès respectifs.

    1. « L’État est aux abonnés absents » !? Comment EN PRATIQUE le remettre au centre de notre vie nationale ???
      « En pratique », n’est-ce pas là aussi que peut-être même l’élite intellectuelle volontiers ‘protestataire » semble manquer quelques « recettes » directement exploitables ? Dans tous les cas moi je ne les vois pas, que celles-ci soient difficilement audibles des apprentis dictateurs, ne fait pas de doute, mais au moins qu’elles existent, finiraient-elles peut-être un jour de faire basculer les mœurs politiques, de passer un cap vers plus de réflexion et de responsabilité, vers un nouvel impératif d’excellence et d’efficacité de notre ‘gouvernance’…

  5. L’heure est grave ! Ce n’est plus étonnant que le Kongo soit tombé aussi bas si toute la classe politico-religieuse-intellectuelle ressemble se comporte comme des bipolaires lunatiques daltoniens… L’intellectualisme de la science sans conscience n’est que ruine de l’âme de ces professeurs d’université confirme que le Kongo est occupé par des étrangers Tutsi Nilotiques Rwando-Ougando-Burundais qui les traumatisent…. Le dauphin Emmanuel Shadary Ramazani ex-professeur et tous ses pairs professeurs d’université sont à mettre dans la même escarcelle des inconscients sinon le Kongo ne serait pas dans cet état de décomposition avancée…

    Le Kongo RDC (Rép à démocratiser) est dans un gouffre géant à crabes. Quelques Kongolais conscients, tentent, veulent sortir de ce trou profond sont tirés vers le bas par d’autres qui utilisent le savoir livresque, le populisme, le mensonge pour les y maintenir aidés par les fanatiques aveugles de la classe politique Kongolaise corrompue toutes tendances confondues complice de l’occupation étrangère…

    Sous-occupation étrangère tous les partis politiques doivent être dissouts, transformés en mouvement d’activisme, de pression, de Résistance. Aller aux élections pièges à con pour légitimer l’occupant Tutsi Nilotique qui detient l’impérium pour la 3e fois est bête, sonnera le glas de la RDC jusqu’à l’inanition de la Nation.. Balobela bino yango na monoko nini ?

    Ne dit-on « Chasser le naturel, il revient au galop ». La plupart de ces diplômés sont allés à l’école ou à l’université juste pour apprendre des formules surfaites afin d’avoir des notes momentanées de la connaissance livresque. Au moment de reproduire cet acquis scolaire ou universitaire dans la vie pratique ou professionnelle c’est la nature bestiale déchue qui s’affirme…

    Pour paraphraser Albert Einsten ‘La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent » ainsi le Peuple Kongo Souverain Primaire doit anéantir tous ses intellectuels farfelus qui veulent par des élections truquées d’avance que les Kongolais restent éternellement dans le gouffre, trou béant à crabes…

    Vive le soulèvement populaire éboulement final pour stopper net la Tutsisation du Kongo occupé par le Tutsi Power. La luta continua, la victoria e certa. Ingeta

  6. Ces marionnettes, manœuvrées par Paul Kagame et son proconsul en RDC ne cesseront d’étonner les Congolais, avec leurs pitreries. Mais l’un de ces quatre matins ils finiront par ingurgiter le « novitchok » rwandais.
    Quant à Steve Mbikay, encore et toujours lui, celui que j’ai connu à l’ONATRA, ce petit diable et prestidigitateur, prêt à user de combines et des tours de passe-passe pour envoûter ses auditeurs.

  7. Sans le savoir si ces profs universitaires vivent bien et mangent bien sur la table chez-eux. S’ ils ont des enfants et frères qui sont congolais et qui étudient encore en RDC. S’ ils ont de parents vivants dans ce monde et s’ ils voyagent encore dans d’ autres pays africains, asiatiques et européens. C’ est sûr, ils ont vendu à Kanambe tous leurs diplômes, intelligences, têtes et savoirs faire. Vaut mieux mourir vivant que être prof universitaire en RDC. Ce Mbikay surtout parle français comme canards de Yolo Sud à Kinshasa, venus du Rwanda-Burundi-Ouganda.

  8. Et si celui qui avait dit que « la démocratie était un luxe pour les africains » avait raison? La même chose pour cet autre qui avait déclaré:  » le drame de l’Afrique, c’est que l’Homme africain n’est pas suffisamment entré dans l’Histoire ». Même si l’Afrique avec ses pays de la merde, devait être recolonisée, comme le souhaitait encore cet autre, je pense que ça ne changera rien.
    La démocratie, ce système politique, qui est à la base de la réussite de ces pays occidentaux qui nous dominent et que nos jeunes envient à mort, est incompatible avec notre culture. Au Congo, tout le monde crie, à tue-tête, démocratie, démocratie, démocratie; mais notre comportement en est très éloigné. Que l’on soit un intellectuel de haut niveau ou un va-nu-pieds, que l’on ait vécu des décennies dans des pays de vieilles démocraties, on raisonne toujours comme la vieille tante qui n’est jamais sortie de son village de la forêt, de la savane ou des montagnes.
    Emmanuel Shadari n’a pas été élu par le FCC, Kabila n’a consulté personne. Son choix arbitraire par Kabila est vu par certains Congolais comme un choix divin. Le savants eux-mêmes lui font déjà les salamalecs. Avant même son accession au tabouret présidentiel.
    Décidément, nos professeurs-docteurs es djalelo sont nés avant la honte.

  9. Au-delà du vaudeville que nous offrent ces « universitaires alimentaires » qui bradent à peu de frais leur science ou leur statut pour jouir des prébendes d’un pouvoir combien clientéliste à bout de stratagèmes ou encore pour des vagues idéologies bien partisanes, se profile la problématique séculaire des « relations entre le savoir et le savoir » mais aussi celle de la « fonction de l’intellectuel » dans la société. Non pas que j’assimile purement et simplement l’universitaire à l’intellectuel mais il reste vrai que le premier est le mieux indiqué à devenir le second.
    Disons de suite que ceux-ci nous aident à « reformuler un système politique davantage adapté à notre société » comme le répète notre ami Mayoyo renvoie à leur utilité sociale : être des technocrates utiles dans les cercles de commandement, former et éclairer (les choix et comportements collectifs de) leurs concitoyens moins instruits.
    Aujourd’hui en pleine crise politique le long d’un échec endémique de gouvernance on attendait ainsi que nos ‘intellectuels’ « accusent » les dirigeants défaillants de ne pas respecter les normes scientifiques, la loi, la justice, les droits et libertés et de ne pas être efficaces dans la conduite de la Cité plutôt qu’ils ne se précipitent à « tresser des louanges gratuits » au prétendant d’une majorité qui justement en tant que majorité est le premier responsable de la gestion du pays, le principal comptable de nos malheurs.
    Le paradoxe de la situation est que sentant sans doute le ridicule d’un plébiscite aussi incongru, c’est le dauphin flatté pourtant nourri à ce genre de plébiscite fanatique qui a recadré nos flagorneurs d’universitaires (« Les universitaires, a-t-il dit, doivent éclairer les concitoyens et les ramener vers la raison et non vers les sentiments, convaincu qu’une université porteuse d’espoir doit demeurer une université totalement dépolitisée au profit de la science »). On se demandera longtemps d’où lui est venu ce sursaut de bon sens ; une habile tactique pour s’attirer des adhésions là où il était le malvenu ? J’ai du mal à y lire une augure d’’indépendance’ tant il doit son inattendue promotion à son « autorité morale ».

    En Occident, la figure d’« intellectuel engagé » est née des pires démissions de l’élite politique et intellectuelle, inapte à répondre aux tumultes de leurs sociétés, chez-nous en plein marasme le Professeur Mbata plaide dans le désert et notre intelligentsia toujours aussi servile…
    Le reflet d’une société malade de ‘médiocrité’ dans tous les secteurs !
    Il est urgent que surgissent des « intellectuels engagés » en place de ces « intellectuels organiques caricaturaux », il est temps que tous ces scientifiques plus abondants que jamais partout influencent de meilleure façon par leur science et leur conscience les décisions des pouvoirs à tous les niveaux, il est plus que temps qu’ils accomplissent leur fonction de guides de notre communauté nationale et que nos mentalités en évoluent vers l’excellence et l’intérêt collectif !

    Jusque quand ce clientélisme assassin et cet arbitraire jusque dans l’université alors que ceux-ci ont conduit des régimes successifs vers un retard inacceptable du pays : un Congo matériellement et humainement riche avec des citoyens parmi les plus miséreux de la planète ?
    Quand allons-nous nous réveiller pour comprendre que la cause de cette honteuse catastrophe est d’abord notre incapacité politique, intellectuelle et éthique propre à nous prendre en charge ? S’agissant d’intellectuels universitaires, la pilule est encore plus amère, la comparaison avec les autres Nations encore plus humiliante !
    Posons-nous que diable les bonnes questions sur nos culpabilités propres, c’est déjà ça et nos ‘professeurs’ se doivent d’en être capables…

    1. PS
      Merci de lire : « …se profile la problématique séculaire des « relations entre le savoir et le POUVOIR » …
      Merci !

  10. COMPATRIOTE BAUDOUIN AMBA WETSHI,
    ARTICLE  » LA DIGNITE PERDUE DES PROFESSEURS D’UNIVERSITES KONGOLAISES « , TOMBE BIEN ET A UN BON MOMENT DONNE. JE VOUS DEMONTRERAI PLUS LOIN L’HUMILIATION DU GRAND KONGO PAR CES
    FAMEUX EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES FATIGUES DONT LA PHOTO AFFICHEE DEVANT NOUS.
    CA VA OU CA VA PAS MES CHERS PROFESSEURS? CA VA PAS MON CHER JOURNALISTE.
    POURQUO CA NE VA PAS MES CHERS EMINENTS PROFESSEURS?
    CE SONT LES DIRES DE LA PRESSE INTERNATIONALE VISANT A SALIR LE NOM DE CE GRAND SAVANT HIPPOLYTE KANAMBE QUE LE GRAND KONGO N’A JAMAIS EU JUSQU’ICI.
    LAISSONS NOS MENSONGES ET JALOUSIES ENVERS CET HOMME TRES CHARITABLE, SAPEUR ( PAS SAPEUR POMPIER, MAIS SAPEUR DE MODE ET 1er GRAND AMBIANCEUR KONGORAIS, GRACE A SA VAILLANTE POLITIQUE DES CIENQ SIANTIERS, IL A REUSSI PAR SON BATON MAGIQUE A METTRE LE GRAND KONGO SUR LE RAIL, LA BONNE VOIE. IL Y A TOUT AU GRAND KONGO, PLEIN EMPLOI, SURPLUS ALIMENTAIRES, DONC ABONDANCE ALIMENTAIRE INCROYABLE, D’AILLEURS CA SE VOIT A L’OEIL NU A MOINS QUE L’ON SOIT AVEUGLE OU DALTONNISTE.
    LES SOINS MEDICAUX, EDUCATION, LA BOUFFE DANS TOUTES LES CRECHES, DANS LES ECOLES PRIMAIRES, SECONDAIRES JUSQU’AUX INSTITUTS UNIVERSITAIRES, OFELE, GRATUITES….
    EN PLUS, MTOTO WA KATANGA A INSTAURE LA DEMOCRATIE AU KONGO…
    COMMENT? VOUS DITES CE GRAND SAVANT QUE VOUS PROFESSEURS KABILISTES LOUER DU MATIN AU SOIR COMME VOTRE DIEU TOUT-PUISSANT A MIS LE GRAND KONGO SUR LE RAIL, A INSTAURE LA DEMOCRATIE, PATATI PATATA? D’APRES-VOUS, LE MTOTO WA KATANGA FAIT BIEN SON JOB, LES BONS RESULTATS POUR SON JOB SONT LA, N’EST-CE PAS? OUAI, OUAI, Mr. LE JOURNALISTE, ABSOLUMENT, CE GAMIN EST UN GENIE, IL FAIT TRES TRES BIEN SON JOB.
    AH BON! BON JOB D’APRES VOUS EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES?
    1. AVEC VOS BIROBERA ROBA, QUI VOUS A DIT QUE LE PETIT MALIN KADOGO N’A MEME PAS TERMINE L’ECOLE PRIMAIRE? NOUS PROFESSEURS KABILISTES, JURONS EN TOUTE HONNETETE, EN POSANT ENSEMBLE NOS MAINS DROITS SUR NOS COEURS ET NOS MAINS GAUCHES SUR LA BIBLE QUE HIPPOLYTE KANAMBE A BEL ET BIEN TERMINE SES ETUDES DE PhD A LA CELEBRE UNIVERSITE BOUISSONIERE DE WASHINGTON D.C. DONT SA THESE A ETE ” POURQUOI VITALOV KAMERHEV M’AVAIT CHOISI COMME PELEZIDA DU GRAND KONGRO ” COMME PROMOTEUR DE SA FAMEUSE THESE LE TRES CELEBRE PROF VITALOV KAMERHEV, ASSISTE DE SAVANT PROF TCHAKOU MENTEUR RAMBERT OMARANGA MENDEV.
    NOUS EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES REUNIS EN CONGRES AUTOUR DE NOTRE VAILLANT IMPOSTEUR DE L’OCCUPATION, DEMANDIONS OUVERTEMENT AUX KONGOLAIS, POURQUOI EN VOULOIR A CET EMINENT PhDOCTA RAIS SORTI FRAICHEMENT DE CETTE CELEBRE UNIVERSITY OF WASHINGTON D.C. LA BOUISSONNIERE?
    EH VOUS LA Mr. LE JOURNALISTE DE FACK PRESSE, UN PEU DE LUZITU ( RESPECT ) A CET EMINENT DES EMINENTS PhD KADOGO KANAMBE!
    AH MES EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES, JE NE SUIS NI IMPOLI, JALOU A L’EGARD DE VOTRE EMINENT ETUDIANT KADOGO DESTRUCTEUR DE MON GRAND KONGO, DE NOTRE GRAND KONGO, DE VOTRE GRAND KONGO. Mr. CHERS EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES, CE QUI EST IMPORTANT DANS CETTE AFFAIRE D’OCCUPATION EST DIRE TOUTE LA VERITE A VOS ETUDIANTS POUR NOTRE GRAND KONGO EST ARRIVE JUSQUE CE NIVEAU TRES BAS DANS L’ENSEIGNEMENT, BREF DANS TOUS LES DOMAINES DE LA VIE ET NON LOUER CET IMPOSTEUR LEQUEL INCARNE LE MAL KONGOLAIS.
    MES CHERS EMINENTS PROFESSEURS KABILISTES ET DIGNITAIRES, POUR COUPER TOUT COURT A NOS DISCUSSIONS STERILES, CI-APRES LES PREUVES A L’APPUI DE CET IMPOSTEUR, VOTRE MTOTO WA TANZANIA, WA KATANGA, WA RWANDA, WA BURUNDI, WA UGANDA, WA SIBERIE, WA TUNDRA ET J’EN PASSE.
    ET SURTOUT, NE DITES PAS CES PREUVES SONT DES INVENTIONS FABRIQUEES DE TOUTES PIECES BY FUCKING PRESS.
    METTEZ BIEN VOS JUMELLES, LOUPES ET LUNETTES INFRA-ROUGES POUR BIEN VISIONNER LA FAMEUSE VIDEO LAQUELLE LE PETIT MALIN KADOGO HUMILIE LE GRAND KONGO. JE SOULIGNE EN PASSANT QUE LADITE VIDEO VIENT DES RECHERCHES INTENSIVES DE VAILLANT PATRIOTE AFRIQUE SUR LES ARCHIVES D’UNE GRANDE BIBLIOTHEQUE.
    SERREZ VOS JUMELLES, LOUPES, LUNETTES INFRA-ROUGES POUR QU’ELLES NE SE CASSENT PAS. D’AILLEURS, JE PORTE AUCUNE RESPONSABILITE A VOS HISTOIRES DE MOKOMBOSO AZANGA MOKIRA QUOI. SVP, PARTAGEZ CETTE VIDEO A VOS ETUDIANTS ET A TOUS LES KONGOLAIS. LUMUANGISA NSANGU, KA LUKANGA NUA KO.
    HEP! HEP! ON Y VA!

    AFRIQUE;
    https://www.youtube.com/watch?v=YoNsA07fvsU

  11. Je publiais le blog ci-dessous a propos des « intellectuels » congolais il y a plus de 5 ans.
    Wednesday, January 9, 2013
    Les intellectuels congolais sont des vrais ennemis du peuple!
    Par Chryso Tambu, publié le 9 janvier 2013

    « Congo, mboka ya bato ya mayele, mboka ba boti ngai ». « Le Congo est un pays des intellectuels, mon pays natal ». Telle est la traduction en français de ces paroles qui font partie d’une composition de la grande star de la musique congolaise moderne, Tabu Ley alias Seigneur Rochereau, et qui reflétaient durant la deuxième moitié des années 60 sa fierté ressentie pour les intellectuels du Congo-Kinshasa lesquels constituaient l’espoir de ce grand pays au coeur de l’Afrique. Malheureusement, cet artiste de renommée internationale avec une voix de suprano est aujourd’hui affaibli par l’âge et la maladie. Mais s’il avait encore la force de tenir un micro, il n’exécuterait certainement pas cette chanson car il a été très déçu. Les intellectuels congolais ont plus qu’échoué. Ils ont trahi le peuple.

    Parmi ces intellectuels, on retrouve aujourd’hui d’une part les acteurs politiques ou les politiciens et de l’autre les lobbyistes de facto dont la plupart des hommes de lettres qui mènent une propagande assenée pour leurs « clients politiciens » par les différents médias sociaux sur internet. Tous tentent de tromper la vigilance du peuple congolais. Gonflés d’orgeuil pharisaïque, ils trouvent toujours des prétextes pour leurs initiatives et s’estiment être plus intelligents que le reste de la population.

    L’écrivain et journaliste français Georges Suffert avait une fois écrit au sujet de l’intelligence considérée comme « le plus grand péché des intellectuels » que « …C’est en son nom que beaucoup succombent et plongent dans l’intellectualisme, se faisant une raison de la négation de celle-ci, refusant de regarder les évidences en face et faisant semblant de se méprendre sur la force de l’intuition comme fondement de la science ». Et les intellectuels congolais ne sont pas épargnés. Mais, apparemment, ils ont lu tous les livres, journaux, magazines et documents, sauf le livre « Qui a tué Mzee Kabila » de Jean Marteau Moni-Mambu paru en 2010, le journal « Le Soir » du 2 juin 2006, le magazine « Jeune Afrique » numéro 323 du 15 janvier 2001, les cables diplomatiques confidentiels et « top secrets » du gouvernement américain (cfr. les articles « Joseph Kabila nous a été imposé » et « Joseph Kabila, un rwando-Tanzanien à la tête de la République démocratique du Congo » publiés dans ce même blog) ou la Constitution de la Tanzanie en matière de service militaire obligatoire – tous des éléments qui permettent d’établir avec certitude la nationalité étrangère de Hypolite Kanambe alias « Joseph Kabila » – dont ils n’ignorent pourtant pas leur existence.

    Incidemment et juste au cas où ces intellectuels congolais iraient jusqu’à nier d’avoir une intelligence qui est en fait la faculté de connaitre ou de comprendre, pourraient-ils aussi oser prétendre ne pas avoir non plus l’intuition? Car, apparemment, ils étaient tous dans le coma lorsque le libérateur-marionnette Mzee Laurent Désiré Kabila avait pris le courage d’initier la chasse aux « sorciers rwandais », causant ainsi le départ en catimini du territoire congolais des ressortissants rwandais qui occupaient des postes officiels et stratégiques à tous échelons du gouvernement et de l’administration publique, dont James Kabarebe, l’actuel ministre rwandais de la Défense, identifié alors comme « Congolais » et chef d’Etat major de l’armée nationale congolaise. Mais il est aussi possible que ces intellectuels soient tous sourds et n’aient jamais entendu le peuple congolais entonner durant les rassemblements populaires et la « campagne électorale » de 2011, à chaque fois que le « sphinx de Limete » ou « Ya Tshi-Tshi » apparaissait en public, la cantique « Zongisa ye na Rwanda » laquelle faisait clairement allusion au renvoi de l’imposteur-colon « Joseph Kabila » vers ses origines.

    Cependant, à entendre José Makila – un autre politicien cabotin d’une opposition fantôme et un député sélectionné et nommé comme tous ses collègues par la Commission électorale nationale « indépendante » (CENI) – au cours d’une interview avec Willy Makolo dans l’émission Vérité-Vérité diffusée sur internet le 30 juillet 2012, affirmer l’infiltration de l’armée nationale congolaise par des éléments rwandais et la présence au sein des institutions de la « République » d’autres ressortissants rwandais qui sont revenus à la charge après l’assassinat de Laurent Désiré Kabila, la « double nationalité » de certains de ses collègues (sans avoir l’audace de citer leurs noms) ainsi que la complicité de « Joseph Kabila » et un autre criminel rwandais, le général de l’armée nationale congolaise, Bosco Ntaganda qui est d’ailleurs recherché par la cour pénale internationale, ou lorsqu’on lit les écrits des hommes de lettres sur internet, il n’y a aucun doute que ces intellectuels congolais ont toutes leurs facultés qui leur permettent de conclure que celui qui dirige le Congo-Kinshasa par défi doit être du même plumage que ses complices rwandais. Mais craignant l’imposteur-colon et motivés par une gratification personnelle, ou alors étant donné que plusieurs d’entre eux sont détenteurs de passeports étrangers (ils se sont donc disqualifiés), tous refusent d’appeler le chien par son nom. Et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, étant pris dans ce piège, ils parlent plutôt de « trahison » au lieu de « complicité » en ce qui concerne « Joseph Kabila », reconnaissant ainsi implicitement à ce kadogo rwandais la « nationalité congolaise ».

    Il sied de mentionner que l’essentiel ou le souhait pour tous ces cabotins de l’opposition fantôme est que cette stratégie aboutisse au même résultat, c’est à dire au départ de « Joseph Kabila ». Peut-être que « the end always justifies the means ». Mais l’ironie est que même cette fameuse « procédure d’une mise en accusation » contre l’imposteur-colon tarde à venir jusqu’à ce jour.

    Une parenthèse. Si tous ces politiciens étaient sérieux et patriotiques, ils auraient initié une désobéissance civile. Ne peuvent-ils pas s’inspirer de l’expérience des juristes pakistanais qui ont réussi à chasser du pouvoir le général-dictateur Pervez Musharaf? N’est-il vraiment pas possible de s’organiser et de paralyser toute l’administration publique en refusant simplement de se rendre au travail? Malheureusement, ces cabotins et les hommes de lettres qui les soutiennent réclament plutôt un dialogue inter-congolais (une sorte de Sun City bis) qui ne va absolument rien résoudre sauf légitimer de nouveau un étranger au pouvoir.

    Les intellectuels congolais n’ont aucun sens du nationalism ou patriotisme. L’amour du prochain et la compassion n’étant, pour eux, qu’une réalité et une vocation propre aux « hommes de Dieu » ou l’église, la notion d’unité, d’Etat de droit ou même de postérité ne sont que des mythes. Et ils souscrivent à l’individualisme, l’égoïsme et l’opportunisme.

    Une autre parenthèse. Dans son article « M23 Quitte Goma. Et après? du 5 décembre 2012, l’homme de Vital Kamhere, le professeur Bamba-di-Lelo prétend que « …Kabila [Joseph] rend ridicule à la face du monde les intellectuels du Congo ainsi que toutes les institutions de l’Etat… ». Une telle déclaration de la part d’un intellectuel, aussi sérieuse soit-elle, est naïve et irresponsable. Car les intellectuels congolais ont eux même choisi en toute liberté de cautionner la fraude avec l’usage de faux commis par « Joseph Kabila ». Ce dernier a été plus malin que tous ces individus qui ont été aliénés par une éducation occidentale. Mais un homme éduqué (qui connait mieux donc), « moto ya mayele » – un intellectuel – ne se plaint pas de sa situation. Un intellectuel change sa situation afin qu’elle s’adapte à son désir. Et, encore une fois, les juristes pakistanais servent de meilleur exemple.

    Hélas! Les intellectuels congolais sont plutôt des idiots!

    chryso45@hotmail.com

    1. Bravo, cher Compatriote Chryso ; vous avez toujours fait preuve d’un regard lucide et patriotique sur notre meute politique et notre société en général ! Que déduisez-vous aujourd’hui sur le plan pratique de ce long exercice ?
      La dénonciation ouverte d’un ‘JK’ étranger à la tête du pays attend encore, nos intellectuels n’ont pu faire mieux.
      Pour tout vous dire, je ne suis pas aussi sévère que vous à condamner les uns et les autres ; sans doute je me dis que je ne me reconnais pas tous les droits d’exiger aux uns et aux autres d’être suicidaires de s’engager dans une entreprise dangereuse pour leurs vies alors que moi je ne fais pas mieux que dénoncer derrière mon clavier dans mon confort dans la diaspora. Plus encore, pour moi, l’attitude passive sinon complice de notre élite politique et intellectuelle est le reflet d’une démission générale de notre société aboulique et lente à se prendre en charge quand bien même cette élite est quelque part comptable de cet état.
      Qu’aurons-nous à demander tant à une communauté nationale préoccupée à tous les niveaux à « survivre » , à rechercher davantage un minimum pour leurs ventres chez les plus défavorisés, et à se précipiter à amasser un surplus pour leurs présents et leurs avenirs via des postes devenus ‘alimentaires’ plutôt qu’à la hauteur et la responsabilité censées être leurs fonctions pour les plus hauts placés ? J’exagère le trait non pour les dédouaner mais pour mieux épouser une réalité malheureuse de notre société ! Me trompé-je ? Peut-être;;;

      Soit, comment nous en sortir alors, comment arriver un jour à nommer les réalités d’un pouvoir occupant, d’un imposteur nous imposé de l’extérieur largement coupable de nos maux et malheurs et ainsi les démembrer ? En effet leur dénonciation, des occupants ou de leurs accompagnateurs collabos, n’a jusqu’ici permis de les déloger, il nous faut sans doute l’accentuer et la poursuivre mais encore ?
      Mais encore que nous voici aujourd’hui devant un processus électoral en fait nous imposé comme le raïs usurpateur qui risque fort par son verrouillage arbitraire et pervers de prolonger la dictature et l’occupation pour de longues autres années. Comment alors l’affronter au mieux ? Le récuser simplement et purement, encore que nous en soyons capables, comme pensent sans doute les « anti-collabos » pour qui il n’y a pas d’élections qui vaillent en pleine occupation ou emprunter d’autres voies parallèles pour tenter donc de bousculer le despote de l’intérieur ?

      Derrière mon clavier, j’opte naïvement pour une pluralité d’options dont les plus inédites. Dans tous les cas contrairement à l’entendement ambiant chez nos concitoyens, je crois qu’il est encore possible d’entrer intelligemment et audacieusement dans ce processus piégé en revendiquant et agissant davantage pour le rendre plus crédible et ainsi permettre une alternative sinon une alternance qui nous ouvre d’autres espoirs. Et devant l’insatisfaction à nos sollicitations démocratiques, aller jusqu’au désistement du processus.
      Je disais que ce scrutin nous était imposé, par les règles démocratiques et la CI qui sans s’embarrasser de voir sa perversité dans l’état ne veut y voir qu’une voie légale où passer pour réinstaller la démocratie ou ses apparences. Imposé oui mais tant que ça parce que la population bien quelque peu aveuglement l’attend aussi après une longue période de vide participatif croyant qu’au bout en sortira une légitimation d’un nouveau pouvoir. Ceci justifie davantage un appel au peuple pour qu’il puisse participer en amont ou en aval dans le cas d’un passage en force aujourd’hui plus prévisible du pouvoir. Mais là encore comment conquérir ce « soulèvement populaire décisif » ?

      Alors que déduisez-vous, en pratique, s’agissant de ce processus électoral, de votre longue observation de ce pays chéri qui jusqu’ici n’a eu l’heur de ‘dégager’ un usurpateur étranger à sa tête depuis 17 ans, 21 ans en comptant l’invasion rwandaise qui l’accompagnait ? Sinon n’oubliez pas non plus : « les intellectuels ennemis du peuple… ils ont trahi le peuple » , certes sauf qu’ils sont issus de ce peuple, est-il suffisant de les opposer tant à ce peuple ? Tenez, celui-ci est-il par exemple aussi habile que les Tutsi qui ont produit le diabolique Kagame ? Vaste dilemme : au peuple sa fonction à l’élite la sienne mais quand même ! Ainsi je serais ravi, cher ami, d’entendre votre réponse non sans répéter que je suis quelque peu lassé de nos condamnations mutuelles somme toute aussi stériles que notre inaction en tant que société.
      Voilà !

    2. Bravo, cher Compatriote Chryso ; vous avez toujours fait preuve d’un regard lucide et patriotique sur notre meute politique et notre société en général ! Que déduisez-vous aujourd’hui sur le plan pratique de ce long exercice ?
      La « dénonciation ouverte d’un ‘JK’ étranger à la tête du pays » attend encore, nos intellectuels n’ont pu faire mieux, coupablement démissionnaires.
      Pour tout vous dire, je ne suis pas aussi sévère que vous à condamner les uns et les autres ; sans doute je me dis que je ne me reconnais pas tous les droits de leur exiger d’être suicidaires à s’engager dans une entreprise dangereuse pour leurs vies alors que moi je ne fais rien d’autre que dénoncer derrière mon clavier dans mon confort dans la diaspora. Plus encore, pour moi, l’attitude passive sinon complice de notre élite politique et intellectuelle est le reflet d’une démission générale de notre société ‘aboulique( ?)’ et lente à se prendre en charge quand bien même cette élite est quelque part comptable de cet état.
      Qu’aurons-nous à demander tant à une communauté nationale préoccupée à tous les niveaux à « survivre », à rechercher davantage un minimum pour leurs ventres chez les plus défavorisés, et à se précipiter à amasser un surplus pour leurs présents et leurs avenirs via des postes devenus ‘alimentaires’ plutôt qu’à la hauteur et la responsabilité censées être leurs fonctions pour les plus hauts placés ? J’exagère le trait non pour les dédouaner mais pour mieux épouser une réalité malheureuse de notre société ! Me trompé-je ? Peut-être…

      Soit, comment nous en sortir alors, comment arriver un jour à nommer les réalités d’un pouvoir occupant, d’un imposteur nous imposé de l’extérieur largement coupable de nos maux et malheurs et ainsi achever de les démembrer ? En effet leur dénonciation, des occupants ou de leurs accompagnateurs collabos, n’a jusqu’ici permis de les déloger, il nous faut sans doute l’accentuer et la poursuivre mais encore ?
      Mais encore que nous voici aujourd’hui devant un processus électoral en fait nous imposé comme le raïs usurpateur, qui risque fort par son verrouillage arbitraire et pervers de prolonger la dictature et l’occupation pour de longues autres années. Comment alors l’affronter au mieux ? Le récuser simplement et purement, encore que nous en soyons capables, comme pensent sans doute les « anti-collabos » pour qui il n’y a pas d’élections qui vaillent en pleine occupation ou emprunter d’autres voies parallèles pour tenter donc de bousculer le despote de l’intérieur ?

      Derrière mon clavier, j’opte naïvement pour une pluralité d’options dont les plus inédites. Dans tous les cas contrairement à l’entendement ambiant chez nos concitoyens, je crois qu’il est encore possible d’entrer intelligemment et audacieusement dans ce processus piégé en revendiquant et agissant davantage pour le rendre plus crédible et ainsi permettre une alternative sinon une alternance qui nous ouvre d’autres espoirs. Et devant une insatisfaction à nos sollicitations démocratiques, aller jusqu’au désistement du processus.
      Je disais que ce scrutin nous était imposé, par les convenances démocratiques et la CI qui sans s’embarrasser de ne pas sentir sa perversité dans l’état à mille lieues n’y veut voir qu’une voie légale où passer pour réinstaller la démocratie ou ses apparences. Imposé oui mais pas tant que ça parce que la population bien que quelque peu aveuglement l’attend après une longue période de vide participatif avec l’espoir qu’au bout en sortira une légitimation d’un nouveau pouvoir. Ceci justifie davantage un appel au peuple pour qu’il puisse participer en amont ou en aval dans le cas d’un passage en force aujourd’hui plus prévisible du pouvoir. Mais là encore comment conquérir ce « soulèvement populaire décisif » ?

      Voilà donc, quelle leçon pratique tirez-vous, s’agissant de ce processus électoral, à partir de votre longue observation de ce pays chéri qui jusqu’ici n’a eu l’heur de ‘dégager’ un usurpateur étranger à sa tête depuis 17 ans, 21 ans en comptant l’invasion rwandaise qui l’accompagnait ? Sinon n’oubliez pas non plus : « les intellectuels ennemis du peuple… ils ont trahi le peuple », certes sauf qu’ils sont issus de ce peuple, est-il suffisant de les opposer tant à ce peuple ? Tenez, celui-ci est-il par exemple aussi habile que les Tutsi qui ont produit le diabolique Kagame ? Vaste dilemme : au peuple sa fonction à l’élite la sienne mais quand même ! Ainsi je serais ravi, cher ami, d’entendre votre réponse non sans répéter que je suis quelque peu lassé de nos condamnations mutuelles somme toute aussi stériles que notre inaction en tant que société.

      1. PS
        En me relisant je remarque qu’insatisfait du résultat tant attendu, « pousser dehors le pouvoir despotique et occupant », je noircis un peu trop le tableau d’une « société inactive ». Rien n’est moins authentique tant notre peuple rivalise de débrouillardise et d’activisme. N’empêche que nous sommes loin de voir le bout du tunnel après 32 ans de mobutisme à terme inefficace et 21 ans d’une libération qui s’est vite révélée une occupation génocidaire !
        De même ce faisant, je ne me suis pas assez étendu à abonder dans le sens d’une « légitime condamnation de notre élite intellectuelle » ; ça me semblait sans doute déjà entendu !
        Désolé donc de m’être ainsi résigné, s’agissant de notre société, à voir la bouteille à moitié vide que pleine. Sans doute l’image non usurpée d’un Congo et d’une Afrique noire davantage en retard sur les autres continents après un demi-siècle de souveraineté politique que ne pouvait laisser espérer son état lors de nos indépendances dans les années soixante…

  12. CHER COMPATRIOTE CHRYSO,
    MERCI DE TOUT COEUR DE CETTE NOBLE INFORMATATIO,
    CEUX MEDIOCRES INTELLECTUELS KONGOLAIS SONT TRES CONSCIENTS DE LEURS MEDIOCRICITES ET INCONPETANCES. ILS NE DISENT MOT, CECI DIT, QU’ILS ACCEPTENT DE COLLER SUR LEURS FRONTS CETTE FAMEUSE ETIQUETTE  » HERE I AM, I AM DUMMKOPF PROFESSOR, ICH BIN EIN GROSSER DUMMKOPF KONGO’S PROFESSOR « .
    ENCORE UNE FOIS , MERCI INFINIMENT.

  13. Mes chers compatriotes
    De la part de Valentin Kambale au Canada,
    Pourquoi tournons-nous toujours à rond?
    Une marche sur place voir même à reculons.
    Si nous tous reconnaissons que nous avons une mauvaise constitution, pourquoi nest pas faire un comité de rédaction d’une nouvelle version complète et adaptée.
    Une constitution où il ya un contrôle des pouvoirs une séparation des pouvoirs un équilibre des pouvoirs avec un contrat social et une charte de l’économie sociale et des droits de l’homme et des droits de la nature.
    Une constitution qui défendent nos valeurs ancestrales authentiquement africaine.
    La nature a horreur du vide.
    Je demande que un projet constitution soit l’initiative des lecteurs de Congo indépendant avec l’initiative de mayoyo bitumba tipi tipo.
    Arrêtons de pleurnicher comme des enfants abandonnés et passons à l’action.
    Mayoyo bitumba et son équipe vont nous présenter un budget modeste et Beaudoin amba wetshi va s’occuper de gérer les finances.
    Trop des dicours et peu d’actions.
    Un autre banditisme politique du genre Afdl risque de nous imposer une constitution comme celle fait à liège sous le patronage de Louis Michel
    Arrêtons les jérémiades et commençons aujourd’hui
    Courage à notre aîné mayoyo bitumba tipo tipo
    Valentin Kambale
    President de la fondation un pour tous
    Telephone
    506 871 0298
    www.foundationunpourtous.wixsite.com/monde

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